Earthlings

Plus trop le temps de bloguer, car j’écris surtout sur mon blog de voyages ces temps-ci. Mais je profite d’un moment de calme pour rappeler à tous ceux qui passeront par là que vous devez absolument voir EARTHLINGS. Comme je l’ai déjà dit, Earthlings est un documentaire qui ne peut pas laisser indifférent, et qui a l’immense mérite de faire réfléchir la plupart de ceux qui le regardent.

 

EARTHLINGS – TERRIENS (Sous-Titres Français)

Vegan à Venise

Même si Venise est une très belle ville, au niveau gastronomique, je regrette un peu Tel Aviv! Je ne sais pas s’il existe des végans dans cette ville, mais si c’est le cas, ça ne doit pas être facile tous les jours. Je ne sais pas si c’est vraiment pire qu’en France, ou si c’est un effet du dépaysement qui nous perturbe un peu nos repères, mais ça semble beaucoup plus difficile.

 

Les magasins biologiques, rares et hors de prix, ne vendent quasiment rien d’intéressant pour les végétaliens, seulement quelques briques de lait de soja nature, et encore, à des prix totalement prohibitifs. Certains supermarchés possèdent un maigre rayon diététique dans lesquels il est possible de trouver du lait de soja à un prix à peu près raisonnable, parfois supplémenté en B12, mais n’espérez pas en trouver à la vanille ou au chocolat. Le seul parfum que nous avons trouvé, c’est café, et c’était vraiment trop cher (près de 3 euros pour une petite boite de 50ml). On y a aussi vu des flans végétaux au chocolat, mais ça n’avait pas l’air très bon.

 

Pour ce qui est des restaurants, nous n’en avons pas encore fait l’expérience. Notre budget nourriture y est pour quelque chose, mais c’est également très difficile de trouver un restaurant dont la carte affiche un seul plat sans viande ni poisson, ne serait-ce qu’une salade. Sans parler du fromage omniprésent… Nous ne listerons pas ici les spécialités vénitiennes citées dans le guide du routard, car elles sont quasiment toutes à base de poisson, et parfois de viande. Venise est une ville de pêcheurs, et ça se ressent dans sa cuisine… Happycow donne l’adresse de quelques restaurants offrant des plats végétaliens (tous servent de la viande, bien sur) mais ça n’a pas l’air bien folichon.

 

Alors, serions-nous en train de mourir d’inanition? Non, pardi. Car l’aspect positif de ce constat, c’est qu’il est finalement relativement facile de manger végan à peu près où que l’on soit! Nous avons simplement dû changer quelques habitudes, mais c’est principalement du au fait que l’auberge de jeunesse ne propose rien pour cuisiner. Nous avons donc opté pour un régime fait de légumes crus, de noix, de fruits et de pain complet, agrémenté de quelques légumes en conserve (haricots, maïs). Mais je dois dire que c’est plutôt satisfaisant, et on apprend à se faire des trucs sympas avec peu de moyens. Par exemple, une sauce tomate en bocal versé sur une boîte de haricots, et hop, le tour est joué… bon, c’est pas de la haute gastronomie, mais je trouve ça très bon! Niveau équilibre alimentaire, ce régime me semble plutôt sain et nous sommes très en forme.

Nous avons toutefois eu la surprise de trouver des produits végétaux, dans une espèce de boucherie-fromagerie! Ce petit magasin est situé au 3762, Calle San Pantalone (heu… Au moins, c’est facile à retenir comme nom de rue). Nous avons acheté des saucisses végétales et du tofu « graffiti » de taifun, du jambon weathy, ainsi que des galettes de riz complet. Il y avait également des plats préparés à base de Seitan.

 

Pour ce qui est des légumes, nous les achetons au marché, et ils sont plutôt bons. Mais je dois dire que je suis un peu déçue par la quasi absence des légumes biologiques. De plus, les fruits comme les légumes sont généralement vendus sans aucun rapport avec la saison. Ainsi, on trouve abondance de framboises, des pêches, des fraises… Nous essayons d’acheter tout de même des produits de saison, par habitude. Cela dit, c’est un peu mieux sur le marché du Rialto, on y trouve des fruits et légumes qui ne détonnent pas trop en cette fin d’hiver: pommes, poires, endives, brocoli, chou… Et c’est relativement bon marché.

 

A suivre!

le Carnaval de Venise

Le mot « carnaval » vient de l’italien « carnelevare », qui signifie « sans viande ». Amusante ironie quand on constate la difficulté qu’il y a a manger végétarien dans cette ville, mais nous y reviendrons plus tard! Il commence traditionnellement 12 jours avant le Mardi Gras, qui précède une période de jeûne sans viande, d’ou son nom.

Le Carnaval de Venise existerait depuis la fin du Xème siècle ! il est mentionné dans une charte datant de 1094. Au XIIIème siècle , le Sénat prescrivait la veille du Carême comme un jour de fête (mardi gras). Mais c’est au XVIIIème siècle que le Carnaval atteint son heure de gloire: il s’étalait alors 6 mois par an (!), du 1er octobre au Carême.

 

Un masque prend la pose pour une dizaine de photographes.

 

Le carnaval était l’occasion de faire la fête, bien sur, mais également d’effacer les différences entre les classes sociales. Sous les masques et les capes, les anonymes devenaient tous des égaux, du noble petit marchand de rue. Chacun pouvait s’inventer un personnage, au gré de son imagination. Les Vénitiens étaient ainsi tous réunis dans la même grande fête!

 

Peut-on imaginer une tenue plus somptueuse?

 

Malheureusement, la chute de la république fit disparaître provisoirement le carnaval. S’il a été réinstauré depuis, on peut déplorer que l’esprit se soit un peu perdu. Si autrefois, tout le monde était de la fête, et peu importe la classe sociale à laquelle il appartenait, ce n’est plus vraiment le cas aujourd’hui ! En effet, un costume comme celui de la photo coûte dans les 500 Euros à la location, pour une seule journée! On n’ose imaginer le prix qu’il faudrait débourser pour l’acheter. Ce sont évidemment de superbes pièces d’artisanat qui demandent beaucoup de travail, même si on peut imaginer que le succès du carnaval fait encore gonfler les prix! En tous cas, pour une location de costume, il n’y a pas moyen de s’en sortir à moins de 200 euros. On peut toujours acheter un masque bon marché, fabriqué à la chaîne (rien à voir donc avec les suberbes objets faits main) et louer une petite cape, mais même là, ce n’est pas donné, et s’il peut être très amusant de se promener ainsi accoutré dans Venise, vous ne rivaliserez guère avec ceux qui auront pu s’offrir les plus belles tenues.

 

Un joli petit masque comme il y en a tant, vendu sur la place Saint-Marc

 

Quant aux soirées, on peut assister par exemple au Gran Ballo Della Cavalchina, au Théatre de La Fenice… Moyennant la somme de 650 euro par personne (auquel il faut ajouter, bien sur, le prix de la location d’un costume, donc 200 euro minimum). Pour ce prix, on a intérêt à passer un excellent moment! Bref, vous l’aurez compris, on s’est un peu éloignés de l’esprit du Carnaval tel qu’il existait à l’époque. En plus, parmi la foule des touristes, il est parfois difficile de ne pas se faire prendre pour un pigeon.

 

Néanmoins, il faut dire ce qui est, l’esprit du carnaval arrive encore à percer malgré la dérive mercantile. Les gens costumés sont vraiment sympathiques, et acceptent volontiers de poser pour les photos de n’importe qui, (cela semble faire partie du jeu du déguisement!) mais aussi de se faire prendre en photo avec les touristes, qui se bousculent sur la place Saint-Marc. ! Personnellement, je trouve que poser à côté des gens costumés, cela casse un peu la magie de la photo! Mais ça plait beaucoup aux autres touristes, surtout les japonais, qui ont tous l’air, par ici, de nager en plein rêve!

 

Le masque prend un air blasé, ou c’est mon imagination?

 

Bref, le carnaval n’est plus celui du XVIIIème siècle, mais il y a tout de même de fort belles choses qui méritent d’être admirées. Et si comme moi, on aime la photo, ça vaut carrément le détour !