Vegan au Brésil

Au Brésil ce n’est pas évident d’être végan. Après en avoir discuté avec les membres de Vegetarianos Em Movimento, et au vu de notre courte expérience dans le pays, il s’avère que les végans Brésiliens rencontrent les mêmes difficultés que les végans Français, sans doute encore plus prononcées (même si c’est difficile de faire des comparaisons). A savoir: Les gens mangent de la viande à tous les repas, ils pensent que c’est nécessaire pour être en bonne santé, ils croient souvent que les végétariens mangent du poisson…  Difficulté supplémentaire assez amusante, beaucoup de femmes pensent que manger de la viande fait grossir les seins.

Mais bref, ici comme partout il est possible de manger de savoureux plats vegans! Comme nous découvrons de nouvelles choses tout au long du voyage, j’écrirai plusieurs articles à propos de la nourriture. Pour commencer, voici quelques exemples de ce que vous pouvez acheter dans la rue.

 

#1 – Tapioca con Coco

Ce sont de petites galettes de tapioca fourrées. La pâte est faite à partir d’un lait extrait des racines de manioc, lait que l’on laisse sécher au soleil. Plusieurs versions existent, mais à notre connaissance une seul est végane, celle à la noix de coco. Attention à demander CO-co, en appuyant sur le premier O. En français nous avons l’habitude d’accentuer la dernière syllabe, mais lorsque j’ai demandé « tapioca con co-CO », on m’a regardée bizarrement. Et pour cause : j’appris plus tard que j’avais demandé une galette au caca…

Les galettes de tapioca au coco sont vraiment délicieuses, nous les avons tout de suite adorées.

Ces petites galettes peuvent être achetées un peu partout dans la rue, du moins dans le nordeste (Recife). Elles coûtent généralement 1$R, soit environ 0,40€.

 

Des galettes de tapioca peuvent aussi être roulées avec de la margarine et servies par exemple pour le petit déjeuner dans certains hôtels, mais demandez à vérifier les ingrédients de celle-ci, les margarines peuvent contenir du lait.

 

#2 Mandioca

Dans la rue, on peut également acheter des sortes de bâtons de pâte de manioc. Ceux-ci sont enroulés dans des feuilles de bananiers. Ils cuisent ainsi, ce qui leur donne un goût particulier. La consistance rappelle un peu la pâte d’amande, en légèrement plus dur, mais ce n’est pas gras.

J’aime beaucoup, mais Pascal apprécie moins. Dans la rue, on vous en demandera 1 ou 2 $R, et c’est assez nourrissant.

 

#3 Milho

Toujours dans la rue, des marchands ambulants vendent des épis de maïs. Ceux-ci sont soit grillés, soit cuits à la vapeur dans leurs feuilles. Nous préférons le deuxième mode de cuisson ! Les prix varient entre 1 et 1,50 R$.

Belem, Algodoal, encore des contrastes

Après 36 heures de bus (que je relaterai peut-être un de ces jours si j’estime que l’ennui n’est pas trop contagieux), nous sommes arrivés à Belem, dans le nord, ou nous avons passé quelques jours.

C’est la saison des pluies, donc beaucoup de pluie et peu de touristes. Parmi les faits notables, nous avons rencontrés tout à fait par hasard, en nous promenant dans un marché, un collectif de végétariens/vegans qui tenaient un stand d’information à propos du végétarisme et d’autres sujets liés à l’exploitation animale, en particulier les achats d’animaux domestiques et les abandons qui semblent être un gros problème au Brésil.

 

Le collectif s’appelle Vegetarianos Em Movimento et ce sont vraiment des gens incroyablement sympa ! On dirait qu’il y a vraiment des vegans partout dans le monde et des gens qui se soucient des animaux et luttent pour leurs droits, et ça fait plaisir.

Ensuite nous avons été passer quelques jours à Algodoal, une petite île paradisiaque sans voitures et quasiment sans internet.

Nous sommes maintenant de retour à Belem, et nous nous préparons à une voyage sur l’amazone en bateau, dans quelques jours.