Sans amis

Je commence à ne plus pouvoir blairer tous ceux qui « aiment bien », « adorent » ou « n’ont rien contre ».

« J’ai un très bon ami juif (mais quand même, ils sont radins) ».

« J’adore les femmes (ces êtres irrationnels et portés par les émotions, c’est si touchant) ».

« J’ai rien contre les homosexuels ! (mais quand même, qu’ils puissent se marier comme les hétéros, faut pas déconner). »

« Je suis un ami des animaux (mais je veux qu’on en tue plein pour que je puisse en manger tous les jours) »

« J’aime bien les noirs (ils sont tous rigolos et ont le sens du rythme) ».

Ben si c’est ça l’amour, moi j’aime personne, j’ai pas d’amis, et je fous la paix à tout le monde !

Au milieu de nulle part

Au milieu de nulle part

Il y a un grand vautour perché sur un arbre mort.

Il regarde ceux qui passent

Et il dit parfois:

 

« Vous qui errez au milieu de nulle part

Vous cherchez votre chemin au milieu de nulle part

Et je sais où il vous mènera.

Vous n’irez nulle part.

Et vous errez sans espérance

Car vous êtes déjà au milieu de nulle part. »

 

Et il se rit de leurs errances

Et il dit encore:

 

« Je suis le grand vautour perché sur un arbre mort

Et vous, vous n’êtes rien

Vous qui cherchez votre chemin

Au milieu de nulle part. »

 

Alors parfois je le regarde

Et je lui réponds:

 

« Je suis celle qui cherche une raison

Je suis celle qui cherche une logique

Je suis celle qui cherche l’amour éternel

Je suis celle qui cherche des réponses

 

Et je sais ou je les trouverai

Elles ne sont nulle part

Alors j’erre ici au milieu de nulle part.

 

Moi je suis quelque chose

Moi je dis pourquoi je suis au milieu de nulle part

Moi je sais ce que je fais au milieu de nulle part

Mais toi tu n’es rien

Rien qu’un grand vautour perché sur un arbre mort

Au milieu de nulle part. »