Vegan partout

Ca fait maintenant 4 mois et demi que nous voyageons, dont 3 mois et demi en amérique latine. L’occasion de faire un petit point sur le véganisme en voyage.

Avant de partir, j’étais assez inquiète au sujet de la nourriture. A part l’Inde, et peut-être l’Australie, tous les autres pays dans lesquels nous allons ne me semblaient pas très vg-friendly. En ce qui concerne l’Amérique du sud en particulier, le peu d’infos que j’avais trouvées dans des guides touristiques (dans le Lonely Planet en fait, car le guide du routard ne fait pas grand cas des végétariens, encore moins des vegans), étaient assez alarmistes.

En réalité, dans l’ensemble, tout va bien. Nos seules difficultés ont été dues à l’incompétence de quelques agences touristiques, mais rien d’insurmontable.

Faire la cuisine

Voilà qui simplifie les choses. Excepté peut-être pour l’Italie et la Bolivie, nous n’avons aucune difficulté à trouver des auberges équipées d’une cuisine. A part une exception, elles sont généralement propres, et assez équipées pour nous permettre de préparer une cuisine basique mais bonne et équilibrée.

 

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C’est sur, les préparations de cupcakes me manquent un peu. Mais il n’ya pas besoin de recettes compliquées ni d’accessoires sophistiqués pour préparer une cuisine savoureuse: tout est dans la bonne cuisson et le choix des ingrédients. (Sur la photo, des pâtes complètes aux courgettes, préparées et dégustées dans un petit hôtel de Rurrenabaque).

 

Et les ingrédients parlons-en, car qui dit cuisine dit provisions. C’est là que ça devient amusant, car il va falloir trouver dans toutes vos destinations l’endroit où faire vos courses. On trouve un peu partout des marchés où se procurer des produits frais à des prix raisonnables, mais j’en dirai un peu plus sur chaque destination. Cela permet aussi de découvrir des produits locaux et d’expérimenter.

 

Nous avons toujours sur nous quelques produits de base: Riz ou pâtes complètes (on en trouve pas partout, mais on peut s’en procurer dans les grandes villes), un petit flacon d’huile d’olive, quelques bananes et parfois d’autres choses: fruits secs, noix, pain complet. Mais attention à l’approvisionnement, il faut savoir gérer ses stocks; pour ne pas se retrouver avec trop de provisions au moment du départ. C’est important, parce que la nourriture peut vite se révéler lourde et encombrante.

Nous avons aussi une petite gamelle légère au cas où on ne trouverait pas de casserole, ainsi que quelques tupperwares dont nous nous servons régulièrement. Il vaut mieux préparer ses repas à l’avance, surtout dans les bus, où à défaut emmener des fruits. En Amérique du Sud, les trajets dont longs et les bus s’arrêtent généralement dans des endroits où la nourriture est mauvaise, chère et difficilement végane.

 

Restaurants

 

Pour ce qui est des restaurants, ce n’est globalement pas pire qu’en France. Dans les grandes villes, on trouve de très bons restaurants végétariens, et ce aussi bien en Europe qu’en Bolivie. Il nous arrive de devoir manger dans des restaurants non-végétariens, là le passeport végane peut être utile (nous avons perdu le notre!) mais comme Alderanan parle assez bien espagnol et que nous avons appris quelques bases de portuguais, jusqu’ici tout va bien. Mais encore une fois, ça dépend des endroits. (Photo: bouillon de quinoa et légumes servi dans un petit village au nord de l’Argentine)

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Depuis que nous sommes en Bolivie, nous prétendons souvent être gravement allergiques aux produits laitiers et aux oeufs; je n’aime pas cela parce que je pense qu’il est important d’informer les gens sur le véganisme, aussi je ne le faisais jamais en France. Mais c’est parfois bien trop compliqué et quand on doit manger souvent dans des restaurants classiques, cela devient vraiment fatiguant d’avoir à se méfier sans arrêt de ce qu’on mange. Les restaurateurs ne sont pas tous respectueux des choix de chacun, en revanche ils n’ont jamais envie d’appeler une ambulance pour leurs clients.

 

Agences touristiques

Et c’est là que ça se complique… Nous n’aimons pas spécialement les tours organisés. Mais pour visiter certains endroits, comme le superbe Salar d’Uyuni, ou les geyser d’El Tatio au Chili, difficile, voire impossible de partir seul (cela peut être non seulement très compliqué, mais dangereux). Il faudra souvent passer par un tour operator… A l’agence on vous assurera généralement qu’il n’y a AUCUN problème, qu’ils ont l’habitude, que vous pourrez manger ce que vous voudrez, etc… Ne prenez pas la chose pour acquise, et n’hésitez pas à poser des questions. Nous insistons généralement beaucoup, au risque de passer pour des emmerdeurs maniaques, mais ça ne suffit pas toujours, et il est arrivé plusieurs fois qu’après nous avoir assuré qu’ils avaient bien tout compris et que ça ne poserait pas le moindre souci, on nous serve une assiette de viande, rapidement remplacée par un bol de riz mal cuit… Quelques rares agences nous ont donné entière satisfaction, j’y reviendrai peut-être. En tous cas, n’hésitez pas à essayer plusieurs agences (il y en a généralement beaucoup) et à choisir surtout au feeling et pas seulement au porte-monnaie.

Veganisme et rapports humains

On le dit toujours, être vegan n’est pas difficile en soi, mais être vegan dans un monde d’omnivores peut parfois être un peu délicat. Nous rencontrons regulièrement de nouvelles personnes qui sont souvent suprises par notre choix de vie. De ce côté-là, on ne peut pas dire que tout est toujours évident, mais nous avons plutôt eu de bonnes surprises. Les gens de multiples nationalités, aussi bien les locaux que les touristes comme nous, sont souvent assez respectueux. En fait, a chaque fois que quelqu’un nous fait une remarque désagréable, c’est un Français ! Mais je reviendrai aussi sur ces aspects culturels.

 

A suivre, un petit tour d’horizon des lieux que nous avons traversés, avec quelques adresses utiles.