Le carnisme, ou l’état agentique face à l’ordre du monde – partie 2

2- Ce que montrent les expériences de Milgram

Partant des atrocités massives commises sur ordre par
des gens ordinaires appartenant à différentes nations du
monde, Stanley Milgram, psychosociologue américain, a
démontré que nos systèmes sociaux produisent à grande
échelle des populations capables de coopérer à de petits
massacres comme à des génocides, dès l’instant que des
ordres sont donnés par une autorité perçue comme légitime.
Pour mesurer cette soumission, il a mis en place une
expérience présentée aux volontaires comme devant
permettre d’examiner les effets de la punition sur le processus
d’apprentissage.

(Reitzman, L’expérience de Milgram)

 

Je ne vais pas expliquer ici en quoi consiste exactement cette expérience. pour en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur Wikipedia, sur ce site ce psychologie sociale (cité ci-après), ou encore faire une recherche sur le Jeu de la mort qui est une adaptation récente de l’expérience (voir notamment cet article). Je vous conseille également le documentaire tourné sur le Jeu de la mort, ainsi que le livre, La Zone Extrême, écrit à la suite de cette adaptation. Il est édifiant, bien qu’il n’aille pas assez loin dans le propos à mon goût.

Dans l’expérience de Milgram, le cobaye est poussé à une obéissance à des ordres qu’il réprouve intérieurement. La particularité de cette obéissance est qu’elle semble, du moins en apparence, être choisie librement par l’individu, puisqu’elle n’entraine aucune récompense concrète (argent ou autre) pas plus que la désobéissance n’entraîne de punition.

Ci après, un extrait du site de psychologie sociale:

Image
Milgram nous dit que l’individu passe de l’état autonome (on est déterminé de l’intérieur) à l’état agentique (l’individu se sent comme un rouage d’une volonté qui est extérieur à la sienne)

Comment se fait ce passage et quels sont les facteurs de maintenance ?

Conditions préalables générales :
  • La famille
  • Le cadre institutionnel
  • Les récompenses

Conditions générales spécifiques :

  • Il faut que les sujets perçoivent l’autorité comme légitime (…)

Façons de résoudre les tensions :

  • La dérobade comme si on n’entendait plus les cris de l’autre
  • Les manifestations psychosomatiques
  • La désapprobation ; « je ne suis pas d’accord » mais je le fais quand même
  • La  désobéissance qui ramène à l’état autonome

Facteurs de maintenance dans l’état agentique :

  • La continuité de l’action ; « la main dans l’engrenage »
  • Contrat moral, règles du jeu

Mais d’où l’expérimentateur détient-il son pouvoir ?

Il n’a aucun réel moyen de coercition.
Le pouvoir est une notion éminemment politique et il faut se tourner vers les appareils idéologique d’état : Ensemble d’institutions publiques et privées qui élaborent, inculquent le système de norme et qui a pour fonction la reproduction des rapports sociaux existants.

Pour conclure, l’individu est en fait habitué à obéir et à recevoir des récompenses pour cela que ce soit dans le domaine scolaire, familial ou professionnel. La société inculque à l’enfant et dès son plus jeune âge un profond respect de l’autorité.

L’obéissance est donc le résultat d’un ensemble complexe de facteurs éducationnels.

Comme je le disais en commentaire de l’article sur le Naturalisme et la B12, le choix de consommer de la viande est à la fois choix et non-choix. Il est choix parce qu’il découle d’une idéologie (comme le fait notamment remarquer Mélanie Joy). Et il est non-choix parce que cette idéologie n’est pas réellement celle de ceux et celles qui la défendent. Du moins, les gens ont intégré cette idéologie, chacun en a fait sienne; mais c’est une idéologie qu’on leur a enseignée, et non pas à laquelle ils ont réfléchi. Ils l’ont avalée passivement et peuvent la recracher telle quelle sans aucune modification sur le fond.

Aussitôt qu’on se met à les remettre en question le spécisme et les conséquences qui en découlent (exploitation des animaux, etc), les gens se découvrent comme obéissants à ce système depuis toujours, bien que ce ne soit généralement pas conscient. Ils portent du cuir, ils mangent de la viande, etc. Aussitôt le sujet abordé, ils vont faire principalement deux choses:

1) S’ôter toute responsabilité en se référant à cette autorité suprême qu’est l’Ordre du monde et qui les fait agir d’une certaine façon

2) Justifier de la légitimité de l’Ordre du monde (ou de la Nature) pour nous dicter nos actes

Ainsi, ils ne sont pas coupables de tuer des animaux, puisqu’ils ne font qu’obéir à un Ordre auquel on ne peut pas désobéir. Le 2) peut être subtil, il faut souvent tendre l’oreille pour entendre le discours caché. Certaines personnes se contentent du 1), se justifiant de leurs actes (manger de la viande, etc) par le fait qu’ils obéissent à « leur nature » ou à l’Ordre du monde, mais certains vont également défendre cet Ordre de plusieurs façons: défendre la « civilisation humaine » telle qu’elle se construit en dominant les animaux, idéaliser cette Nature qui est si parfaite et harmonieuse et dans laquelle les animaux se mangent entre eux et nous aussi, etc.

Et, même si le meurtre des animaux permet d’entretenir une domination à laquelle les gens ont du mal à renoncer, il est tout de même générateur d’une certaine tension. Chacun se débrouille comme il peut avec, la façon la plus radicale étant bien sur de devenir végétarien.

Il est d’ailleurs assez éloquent de constater la façon dont les végétariens adorent parler de végétarisme alors que les omnivores ont plutôt tendance à fuir ce genre de débats. J’ai toujours eu l’impression que quand le sujet du végétarisme arrive sur la table, les omnivores passent un moment vaguement pénible. On n’en parle jamais bien longtemps. Beaucoup se mettent en colère sans raison apparente, appelant à la tolérance même quand aucune remarque intolérante n’a été faite. Couper court au débat permet de ne pas y penser (je me souviens bien qu’à une époque j’évitais soigneusement de penser à la viande, et pourtant j’en mangeais!) mais comme dans l’expérience de Milgram, les gens ont plusieurs stratégies pour soulager la tension qu’ils ressentent vis-à-vis de la viande.

Nier l’injustice que représente cet Ordre du monde dans lequel les gros mangent les petits, cela revient finalement à ce qui est appelé « dérobade » ci-dessus (sur psychologie-sociale.com). En effet, ce type de réponses est décrit dans les expérience de Milgram, et on peut très bien le voir dans le documentaire « Le jeu de la mort », les gens se comportent parfois comme s’ils n’entendaient pas les hurlements de douleur de la personne censée subir les chocs électriques qu’ils lui administrent, allant même jusqu’à parler en même temps qu’elle, ce qui, si l’expérience était réelle, l’empêcherait d’entendre les questions et donc la ferait souffrir encore plus. Ce comportement peut être mis en parallèle avec celui qui consiste à nier la cruauté de la façon dont on traite les animaux. Cela peut aller de « les animaux n’ont pas de conscience », à « les vaches ne souffrent pas » en passant par « la mise à mort est toujours indolore » (ben voyons).

Cette négation va facilement jusqu’à l’absurdité, laissant aux antispécistes la tâche de démontrer que les animaux ont une conscience et qu’ils souffrent. Or, c’est une évidence. Comment ne pas mettre en parallèle la question « les animaux souffrent-ils » avec d’autres que l’on a posées de la même façon à certaines époques, du type « les Noirs/les juifs font-ils partie de l’humanité » ou encore « les femmes ont-elles une âme »? J’ai entendu des chercheurs en comportement travaillant sur les émotions des animaux se demander à haute voix si ces derniers pouvaient souffrir. Absurde.

Mais, comme dans l’expérience, les gens peuvent aussi utiliser la désapprobation pour résoudre leur tension: « je ne suis pas d’accord mais je le fais quand même ». Donc en ce qui concerne l’exploitation des animaux : « c’est vrai, c’est cruel, mais c’est la vie », « de toutes façons, on ne peut pas changer le monde », etc. C’est plus difficile à tenir comme position, car on a alors à admettre qu’on se plie à un système injuste. C’est pourquoi les gens qui choisissent cette stratégie coupent assez rapidement la discussion: « arrête, tu vas me couper l’appétit ». « Il vaut mieux ne pas savoir, de toutes façons ».

Certains cobayes de l’expérience essaient aussi de tricher en donnant des décharges éléctriques plus basses que ce qu’ordonne l’expérimentateur… La viande bio et le bien-être animal font-ils partie de ce type de triche? Quand on constate que ce sont souvent les partisans du bio et du bien-être qui sont le plus virulents pour défendre l’Ordre naturel et la consommation de viande qui en découle, et du système d’exploitation des animaux en général, ça fait réfléchir.

3- L’Ordre Naturel comme autorité ?

Evidemment, l’Ordre naturel n’explique rien en réalité, puisque ce sont les gens qui, individuellement mais surtout collectivement, décident de manger de la viande. La consommation de viande est une norme culturelle, sociale, et non pas une norme naturelle ou universelle.

C’est pourquoi, dans les arguments que j’ai cités la dernière fois, on peut lire entre les lignes un amalguame entre la société humaine et la Nature. Il est aussi beaucoup plus difficile de dire « j’obéis à la société » que « j’obéis à l’Ordre naturel des choses » (surtout pour un anarchiste !).

La Nature, idéalisée, fantasmée, personnalisée, est pour beaucoup de gens une autorité très légitime, plus légitime que la société humaine ou même que la norme sociale. Cette dernière n’est que le fait des autres humains; et donc, dire « j’obéis à la norme sociale », ça revient à dire qu’on fait comme tout le monde comme un mouton*, ce qui est très dévalorisant dans une société qui privilégie l’individualisme et la domination; alors que « j’obéis à l’Ordre naturel », « à la Nature qui m’a fait carnivore » ou encore « a Dieu qui a créé les animaux pour que l’Homme les mange » (et les femmes pour porter les bébés), font référence à des autorités auxquelles on ne peut que se soumettre.

Evidemment, l’Ordre naturel n’existe que dans l’éducation et dans le cerveau des gens qui le défendent. Car aucun Ordre, aucune Nature personnifiée, aucun dieu ne « veut » que je mange de la viande**. Seule la société nous y pousse, et encore, il n’est pas si difficile de résister. La Nature, l’autorité la plus à la mode pour nous dicter  notre comportement, n’est pas une entité possédant une volonté et à même de nous dicter nos actes et de nous punir si nous désobéissons. Pourtant, beaucoup de gens ne font que s’appuyer sur l’existence d’une telle entité pour justifier leur consommation de viande, les punitions allant d’une mort prématurée à une vie artificielle et dénuée de plaisir, en passant par la destruction de l’environnement (parfait non-sens d’ailleurs).

Tout ceci jette un éclairage sur un argument apparemment absurde et sans consistance mais très souvent utilisé, notamment dans des publications de l’INRA sur le bien-être animal ou dans les milieux professionels en général: on peut utiliser les animaux parce qu’on le fait. Dans la citation suivante, les auteurs vont jusqu’à reconnaître que l’antispécisme est cohérent, mais le rejettent parce qu’en l’acceptant, on devrait renoncer à l’exploitation des animaux.

« [p]our rigoureuse qu’elle soit, cette argumentation [de Peter Singer] ne saurait caractériser (ni régler) les rapports établis entre les hommes et leurs animaux domestiques. L’élevage, en effet, est une relation hiérarchique. S’il implique (comme nous allons le voir) que les animaux domestiques fassent l’objet d’une considération morale, il exclut que l’on pose l’égalité entre les intérêts des hommes et ceux des animaux dont ils prennent soin. »

(Cité par David olivier ici)

Autrement dit,le système existe, on doit donc lui obéir.

On voit ici encore une fois à quel point l’argumentation spéciste se réfère à des idéologies soit mystiques ou délirantes, soit dissimulées (dissimulées en particulier dans des publications scientifiques censées rester rationnelles, qui ne peuvent se permettre d’en appeler à Dieu / Nature / Ordre / Jehova / Allah / etc pour justifier les pratiques spécistes); tandis que l’antispécisme est basé sur des faits et utilise des arguments rationnels.

Des expressions tel que « animal non humain » sont d’ailleurs très mal digérées par les anti-antispécistes. Elle ne fait pourtant que remettre les choses à leur place, puisque c’est un fait scientifique que les humains sont des animaux.

Une dernière citation, juste pour rire. Leo du forum anar nous apprend que:

« Si les humains sont des animaux, ont ne voit pas pourquoi certains prennent la peine d’écrire, de donner des avis, d’animer un forum ou un collectif, et globalement, au niveau de l’espèce humaine, font des milliards de choses différentes… et pas les animaux !
Les animaux, ont-ils un avis sur eux-mêmes et sur le monde ? Parlent-ils, font-ils de la musique, de la peinture. Du feu ? Etc…
C’est une croyance, une « foi ». Dire : les hommes sont des animaux, c’est comme dire : Dieu existe.
Et face à la « foi », on est toujours désarmé car les arguments n’ont pas d’effets : celui qui veut absolument que Dieu existe, il lui suffit de la faire exister (en parole).
Et le plus drôle, c’est que la possibilité même de croire, d’avoir la foi (en Dieu ou en l’animalité de l’homme) fait partie des attributs humains, et non des animaux ! »

Bel exemple de négation de la réalité, dans lequel on apprend que le fait que les humains soient des animaux n’est pas un fait scientifique mais une croyance. M’aurait-on menti à la fac?

(J’aime bien cette citation: amusez vous à replacer « les hommes sont des animaux » par « les chats sont des mammifères » ou « 2+2=4 » ou encore « Tachkent est la capitale de l’Ouzbékistan ». Vous pourrez ainsi passer d’agréables moment à rire, seul, en famille ou entre amis. De rien.)

Bref, pour résumer l’idée en une phrase, la défense irrationnelle de la consommation de viande pourrait correspondre à l’expression d’un état agentique face à l’autorité incarnée par une entité mystique, appelée Dieu, la Nature, l’Ordre du monde, ou autre.

Pas étonnant donc qu’on entende autant de conneries et qu’on en lise encore dix fois plus sur la toile.

 

 

* Pardon aux moutons pour l’expression spéciste, mais c’est ce que tout le monde dit! … Parfois je me demande s’il ne faudrait pas dire « comme un humain ».

** Une conception spirituelle de l’univers proche de la mienne impliquerait au contraire de s’en abstenir, mais contrairement aux spécistes, je n’utilise pas cet argument qui ne regarde que moi, car j’ai des arguments rationnels pour défendre l’antispécisme et je m’en sers. D’ailleurs, une référence à quelque chose de mystique ne saurait en aucun cas constituer un argument pour quoi que ce soit.

Fusion !!!

Ce matin, vers 7h42, j’ai eu une très soudaine envie de fusionner mes deux blogs, c’est-à-dire celui-ci (Les Questions Composent), et La route vers la voie du chemin qui est mon blog de voyage.

 

Donc je l’ai fait.

 

La Route Vers La Voie Du Chemin n’existe plus, et les articles importants ont été copié sur le présent blog avec les dates correspondantes.

 

PARDON

à tous ceux qui avaient fait des commentaires.

 

Ils ont disparu dans le grand néant intersidéral. Je n’ai pas trouvé comment les conserver.

Je me flagellerai avec des peaux de banane pour me faire pardonner.

 

Pardon à Willhelm en particulier qui m’avait aidé à trouver le titre.

 

Pour vous, cher lecteurs, lectrices, commentateurs-tatrices, et aideurses divers(es), je me dois de vous fournir une explication pour cet assassinat de blog.

 

Voici donc pourquoi j’ai supprimé ce blog. Peu de gens liront, voire personne, mais bon, au cas où ça intéresserait quelques-uns de savoir pourquoi j’ai froidement abattu mon blog de tour du monde, comme ça, un dimanche matin.

 

Epitaphe de « la route vers la voie du chemin »

 

1) J’avais trois blog. Trois blogs, c’est trop. Deux, c’est déjà beaucoup. Je garde 1aBunny, qui a une thématique bien distincte des Questions Composent : c’est un blog plus spécifiquement dédié à la photo et au lapin borgne, avec une vocation vaguement artistique, et en plus, il est en anglais. Les Questions Composent est principalement un blog d’écriture et donc finalement, écrire sur le voyage ou sur le véganisme en voyage, ça ne nécessite pas l’existence d’un blog à part, mais plutôt d’une sous-catégorie « voyages » (qui vient donc d’être crée).

 

2) J’ai créé « La route vers la voie du chemin » parce que je voyage avec Alderanan, et donc c’était censé être notre blog, ce qui justifiait un peu qu’il soit distinct des Questions Composent. Mais de mon côté, je me suis trop appropriée le projet, et de son côté, hé bien il n’était pas spécialement passioné par le fait d’écrire et de tenir un blog. (D’ailleurs le fait que nous ayons choisi ensemble le titre avec Willhelm sans le consulter pose bien la situation…). Donc finalement c’est resté mon blog, et j’en reviens au point 1, trois blogs c’est trop. Et puis de toutes façons rien ne l’empêche d’écrire sur ce blog-ci à l’occasion.

 

3) Je me suis rendue compte en faisant « La route vers la voie du chemin » que les blogs de voyage, c’est chiant (et c’est pourquoi je n’en lis quasiment jamais). Les blogs de voyage, c’est: on est allé là, on a fait ça, je me suis prise en photo devant le bidule, et puis on a pris l’avion et on a fait cecicela. Les blogs de voyage, c’est presque purement utilitaire, les amis et la famille peuvent avoir des nouvelles, pour ça j’ai toute ma famille sur facebook finalement, et ceux qui n’ont pas facebook, ben ils auront qu’à venir ici, j’y parlerai aussi de mes voyages si j’en ai envie.

 

4) D’ailleurs, des fois j’en ai envie, des fois non, et avoir un blog de voyage, ça oblige à parler des voyages, et les obligations c’est chiant. Je risque même de parler davantage de voyages à partir de maintenant. « tiens et si je disais ou je suis et ce que je fais » est plus motivant que « argh j’ai pas écrit depuis que je suis en Argentine ».

De plus, la thématique du blog n’était pas assez forte. Le coup des terres de contraste et tout le toutim était rigolo cinq minutes. Le titre n’est plus aussi drôle quand on est pas sous substance, et puis il est trop long. Pour le reste c’était un blog de voyage classique, donc un peu joli et un peu chiant.

 

5) En réalité, personne ne lisait « la route vers la voie du chemin ». Enfin, si. il y avait bien quelques lecteurs et commentateurs, sinon je ne m’excuserais pas platement d’avoir précipité leurs contributions vers le Grand Néant Intersidéral. Mais voilà, ce blog était peu fourni pour les raisons 1 à 4, très mal référencé et en plus les blogs de voyage n’intéressent pas forcément les gens (moi par exemple), et du coup, il réunissait environ, tenez-vous bien: 5 visiteurs uniques par jour, des fois 6, et des fois seulement 1 ou 2 (on ne se moque pas !). Le blog rank se hissa péniblement de 1 à 2 pendant les dernières semaines ! A titre de comparaison, Les Questions Composent est consulté par 50 à 100 visiteurs par jour en général, avec des pics à 200 visiteurs certains jours, et le blok rank est de 42 pour le moment. Ce n’est pas énorme, mais c’est pas mal pour un blog à forte tendance philosophique ! La fusion des deux blogs permettra une plus grande visibilité des articles sur le voyage, et peut-être d’alléger un peu le contenu des Questions Composent.

 

6) Over-blog n’est pas le support idéal si l’on souhaite avoir plusieurs blogs: on ne peut en avoir qu’un par compte, ce qui fait que « la route vers la voie du chemin » nécessitait une adresse e-mail à part que je n’utilisais que pour ça, c’est très chiant, et en plus je devais déconnecter un compte pour connecter l’autre, ce qui m’obligeait à utiliser deux navigateurs pour les utiliser tous les deux en même temps. En plus, je ne consultais jamais cette boîte mail, donc les gens qui m’ont écrit via « la route » n’ont pas eu de réponse avant très longtemps !

 

 

Bref. tous les articles importantes ont maintenant été transférés avec les photos correspondantes. Par contre je n’ai pas copié tous les albums photos, mais je referai des albums voyage à l’occasion (de toutes façons, j’avais deux mois de retard sur notre parcours).