Planeta de Luz

Or doncques, nous quittons la froide Cochabamba (enfin, il ne faut rien exagérer, on a vu pire, surtout en Bolivie) pour aller passer une nuit ou deux dans un « éco-hôtel » très difficile à trouver.

 

Après avoir attendu cinq bonnes minutes devant le portail à sonner comme des barges (car le taxi était très pressé et en plus, on se demandait si l’endroit n’avait pas fermé), une jeune femme nous ouvre, énervée parce qu’elle est tombée en se dépêchant d’ouvrir (culpabilité on, surtout qu’elle est visiblement enceinte).

 

Malgré notre entrée ratée, nous sommes immédiatement conquis par le lieu. En fait, Planeta de Luz n’est pas qu’un hôtel écologique. C’est avant tout une communauté fondée par un chamane Bolivien, un endroit où règne une paix et une harmonie que j’ai rarement retrouvé ailleurs dans le monde (surtout en Bolivie…)

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Comment décrire cet endroit? Pour commencer, c’est grand, un peu sauvage, avec des petits chemins dans les broussailles où baigne un fort parfum de fleurs. Les habitations rappellent un peu, pour certaines, les trous de hobbit, s’intégrant parfaitement dans l’environnement. Les gens sont absolument adorables (quand on ne les fait pas courir en sonnant comme des dingues). Pour parfaire le tableau, la nourriture servie lors des repas est végane.

 

Nous devions rester une nuit ou deux, nous sommes resté une semaine. Le temps est passé trop vite, pourtant Planeta de Luz est un lieu hors du temps, hors du monde. En fait, si nous n’avions pas un avion à Lima le 10 août, nous serions probablement restés beaucoup plus longtemps.

Je ne vais pas forcément décrire tous les aspects de la vie à Planeta de Luz, mais voici en gros comment ça se passe: les gens qui vivent à temps plein dans la communauté travaillent toute la journée à l’entretien de l’hôtel. On travaille ou on paye l’hébergement. Il y a aussi des scéances de méditation collective et des cours de yoga.

 

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J’ai hésité à parler de Planeta de Luz parce que je trouve cela difficile. D’une part parce que c’est une communauté spirituelle, et il y a une méfiance particulière vis-à-vis de cela en France (seeecte!). D’autre part parce que ce n’est pas évident de mettre des mots sur l’impression que j’en ai eu.

 

  Ce n’est pas seulement un endroit agréable ou nous nous sommes ressourcés, si loin de Cochabamba et ses pots d’échappement, en passant la journée entière allongés dans l’herbe au soleil ou à faire du yoga. II y règne surtout une sorte d’harmonie difficile à décrire. Evidemment, comme tout endroit où des gens vivent en communauté, tout n’est pas parfait et sans le moindre conflit, mais il y a quelque chose au-dessus de tout ça.

 

Faire le tour du monde ce n’est pas seulement voir de beaux paysages. C’est aussi se donner une chance de trouver autre chose.

 

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Les 10 commandemants de Janajpacha

(traduction sommaire)

1) aime la vie par-dessus toute chose
2) ne prends pas la parole si ce n’est pour encourager, enseigner ou embellir
3) Souviens-toi que la vie est une fête
4) Respecte tes parents, en évitant de laisser l’attachement interférer dans ta vie
5) Ne te détruis pas avec des vices, ni ne détruis d’autres forme de vie
6) Apprends  à gérer l’énergie sexuelle
7) Ne te laisse pas voler l’opportunité d’évoluer, ni ne la vole aux autres
8) Ne pas accepter les fausses connaissances, ni en fabriquer
9) Ne permet pas que le couple détruise ta liberté ni ta capacité à aimer
10) Célébre les réussites d’autrui et ne désires pas plus que ce qui est nécessaire
DERNIER COMMANDEMENT: Progresse autant que tu le peux, jouis de la vie jusqu’à ses dernières conséquences. Celui qui ne suivra pas ces règles vivra dans l’enfer de l’insatisfaction éternelle du présent fugace.

Ecrit par Chamalu en trois minutes le 12 septembre 2009

 

 

Pour voir plus de photos: album Planeta de luz.