Le casoar

Le casoar est un immense oiseau, d’environ 1m70. Il surprend par son aspect étrange: sa tête bleu et indigo, surmontée d’une crête volumineuse. Ses pattes puissantes aux griffes acérées, son plumage noir évoquant une fourrure…

 

Je ne sais pas pourquoi, mais j’étais persuadée que le Caosar était éteint depuis longtemps. Lors de ce voyage en van, avec Alderanan et Amy rencontrée dans un Backpacker’s, nous traversions des routes au milieu de la forêt pluviale, et nous croisions souvent cette pancarte.

 

panneau

 

Quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que le symbole représentait un casoar. Il en reste environ 1000, et d’après des gens du coin, il est extrêmement rare qu’ils se fassent renverser… Mais l’espèce est en voie d’exctinction, ce qui explique le nombre de ces pancartes.

 

Pendant une semaine, nous avons scruté les bois, nous avons traqué le casoar. Quelques voyageurs rencontrés sur la route avaient eu la chance d’en apercevoir. Nous avions cru en apercevoir un dans les bois, mais il s’était enfui. Nous avions fini par abandonner la recherche du casoar.

 

Et puis, le dernier jour, l’oiseau tant espéré apparut.

Excusez les photos qui ne sont peut-être pas excellentes, mais à vrai dire j’ai été un peu prise au dépourvu. Ce jour-là nous devions rentrer à Cairns et rendre le van. Nous avions trouvé un endroit où il y avait des douches, ce dont nous avions le plus grand besoin après une baignade dans la rivière. C’est presque à poil et enveloppée d’une serviette de bain que j’aperçus le casoar. Je manquai de faire tomber ma serviette.

 

 

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Alderanan, qui était un peu plus habillé, courut chercher l’appareil photo en vitesse. Le casoar se tenait là, sous un arbre,

tout proche d’une caravane dont les occupants le regardaient, dans un silence presque solennel. Sans accorder d’attention à tous les humains qui l’observaient, il mangea quelques fruits tombés au sol. J’eu à peine le temps de prendre quelques photos, à une distance respectueuse (dois-je préciser que cet animal est extrêmement dangereux s’il se sent menacé?)

 

C’est dans ces moments-là que je ne regrette pas d’avoir emporté un télé-objectif, bien que celui-ci soit très lourd et très dispendieux.

 

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Il ne m’a laissé le temps que de prendre quelques clichés rapides. Puis, de sa démarche souveraine, il s’est enfoncé dans la forêt toute proche, laissant les vacanciers émerveillés de cette apparition.

 

Il ne reste que 1000 casoars. Ils sont menacés par la prolifération des chiens autres animaux exotiques qui dévorent leurs poussins, mais surtout par la raréfaction de leur habitat. Ils ne vivent que dans les forêts pluviales du nord-est de l’Australie, ainsi que dans celles de quelques îles indonésiennes et de Nouvelle-Guinée.