Ses dernières volontés

Chers amis zombifiés,

Voici une réclame trouvée sur l’excellent « blogue » de l’hippopotable

(Sur lequel je vous conseille d’aller immédiatement perdre quelques précieuses minutes, heures ou semaines)

source: l’hippopotable

 

 

Cette publicité prouve que les animaux veulent bien être égorgés, découpés en morceaux, cuits et mangés, pour peu qu’on utilise du matériel de qualité pour cela.

J’ai envoyé cette image au blog Suicide Food, qui recense un maximum de publicités dans cet esprit, ce qui est plutôt dérangeant.

 

http://1.bp.blogspot.com/_uYTbZGDfHCY/TMr4ljJq6OI/AAAAAAAAHDE/AwTdvNDGcwQ/S1600-R/suicidefoodbannerGun.jpg

 

Suicide Food classe ces images (ou parfois vidéos) selon leur caractère plus ou mois malsain, avec des notes allant de une à cinq cordes (pour se pendre). Si vous avez vraiment envie de péter les plombs, vous pouvez tout de suite vous diriger vers le pire du pire, les publicités ayant obtenu 5 cordes. On y trouve des monstruosités alliant généreusement le gore à des formes macabres de perversion sexuelle, catastophiques fantasmes morbides issues de cerveaux dégénérés probablement dangereux pour la société et pour eux-même, et qu’il faudrait enfermer d’urgence. Les cadavres d’animaux sont parfois mis en scène de façons, semble-t-il, supposées susciter le désir sexuel. Pensées spéciales pour le canard à foie-gras en porte-jaretelle et la dinde prostituée pour thanksgiving, sans oublier l’oiseau mort et décapité attendant le carnivore dans une pose lascive, image dont l’horreur est accentuée par le rose de la peau que l’on sait froide et cadavérique. La signification symbolique de l’absence de la tête n’aura pas échappé aux plus perspicaces d’entre vous qui ne seraient pas encore tombés dans les pommes.

http://2.bp.blogspot.com/-hDQcdrgiSOE/TokU2scFLqI/AAAAAAAAICs/L54z2L2mf3I/s320/beguilingchickenskin.jpg

Ces publicités s’adressent probablement à des gens qui ont débloqué à la suite d’un mélange explosif de malbouffe et de frustration sexuelle. D’autres scènes orgiaques exposent le masochisme imaginaire des animaux de boucherie qui n’hésitent pas, pour le plaisir du consommateur, à se découper, se hacher, se jeter dans le feu, se rôtir vivants, s’attacher, se moudre, se trancher, se laminer, et toutes sortes de joyeusetés morbides, tout en exposant leurs corps dans des mises en scènes évoquant, subtilement ou clairement comme ici, les représentations sexualisées de la femme.

 

Suicide Food a également fait l’objet d’un billet sur l’excellent Sociological Images, article judicieusement nommé Easying Omnivore Guilt.