Ecce Homo

Le son feutré de ses pas lourds emplit l’atmosphere 
Son attache-case est noir comme la nuit
Et luisant comme les dents du Chtulu.
La cravate indique le cœur
Enserre le cou
Et l’etrangle tendrement
Le long des jours, le long des nuits
Torture raffinée qui rend son souffle glacial
Et tari comme celui des goules.
Il domine la planisphère 
Et trace à la craie des cercles plus circulaires que le concept de cercle
Et sa craie sur les tableaux couleur de brume 
Tombe en miettes au souffle du vent
Se mue en poussière futile
Et grave des frontières immuables 
Sur la Terre et dans nos cœurs.