Misère sexuelle mon cul

Quand on parle d’abolir la prostitution, on finit toujours par se heurter à la célèbre Misère Sexuelle. La Misère Sexuelle, c’est quoi? Ce sont les hommes qui sont trooooop en manque de sexe, les pauvres, et il faut bien les satisfaire sexuellement, sinon hé bien ils sont trop malheureux.

Même si la misère sexuelle existait en ces termes, la prostitution consisterait à coller un mignon petit pansement sur une tumeur de la taille d’une pastèque. Donc elle ne règle pas le problème, évidemment, et en plus, elle fait des victimes. Déjà, ça me pose un problème qu’on sacrifie des femmes pour « sauver » des hommes, ce qui apparait, en fait, de différentes manières à chaque fois qu’on essaie de justifier la prostitution: quand le psy dont j’ai parlé hier explique les hommes auraient des besoins sexuels alors que les femmes auraient besoin d’amûûûr et seraient incapable de distinguer l’amour du sexe, ça ne le dérange pas outre mesure que certaines femmes (les prostituées) servent d’outil sexuel. Mais quoi d’étonnant là-dedans lorsqu’on s’aperçoit que c’est, en fait, le fondement même de la division de la gent féminine en Putes et Saintes. Les Putes, traditionnellement, ce sont une petite partie des femmes, que l’on sacrifie aux hommes pour pouvoir « sauver » les autres. C’est d’ailleurs pour cela que l’église a émis de nombreuses position pro-prostitution:

Par la suite, la tradition chrétienne considère la prostitution comme un moindre mal. Les Pères de l’Église en témoignent, d’Augustin d’Hippone au IVe siècle qui estime qu’elle est naturelle et permet de protéger les femmes honorables et les jeunes filles du désir des hommes, jusqu’à Thomas d’Aquin au XIIIe siècle, qui juge qu’elle est nécessaire à la société comme les toilettes à une maison : cela sent mauvais, mais sans elle(s), c’est partout dans la maison que cela sentirait mauvais.

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