Barbie cherche Ken désespérément

Le couple, la clé du bonheur? Je l’ai constaté dernièrement, quand j’ai enfin décidé d’expliquer mon point de vue pas facile sur le couple: le couple, c’est sacré, et beaucoup de gens y tiennent. Je ne répondrai pas ici à tous les arguments pro-couple, je voudrais juste adresser un message à toutes les filles qui attendent le prince charmant (ou le prince pas trop charmant, ou le quelconque personnage masculin censé les rendre enfin heureuses).

Récemment, je subissais une continuelle avanie télévisuelle, du fait de ne pas avoir d’appartement à moi. Il y a une émission dont je ne connais pas le nom, dans laquelle, si j’ai bien compris, des femmes organisent des mariages, avec buffets et décorations et tout le tintouin qui va avec, puis chacune semble critiquer et juger la cérémonie organisée par l’autre. Deux choses me choquent.

La première chose qui me choque, c’est à quel point c’est CHIANT. Rien que d’entendre, sans même regarder l’image, ça me donne envie de me pendre. Bon disons que ça c’est un jugement personnel… La deuxième chose qui me choque, c’est qu’on entend QUE des femmes. Les hommes ne semblent pas concernés. C’est comme si dans le mariage, le mari faisait partie des accessoires, tout comme la robe et la pièce montée.

mariage

Dans un monde dominé par le genre masculin(1), cela peut paraitre curieux que de voir une institution comme le mariage qui semble être totalement contrôlée par des femmes. Il serait trompeur d’y voir une forme domination féminine, ou du moins il serait trompeur d’y voir autre chose qu’une forme d’occupation féminine de certaines sphères sociales, comme l’espace domestique, les soins aux enfants, etc. En un mot, le mariage, c’est un truc de femmes. Les hommes semblent curieusement passifs là-dedans, ça n’a pas l’air de les intéresser beaucoup. Ils sont pourtant les grands bénéficiaires de l’ « union sacrée »: si la vie de famille handicape globalement les femmes dans leur vie professionnelle, elle semble au contraire booster celle des hommes(2).

Alors, si le mariage bénéficie surtout aux hommes, pourquoi semble-t-il tant intéresser les femmes? C’est une exemple des aberrations de la culture des genres. Les femmes ont moins d’intérêt à se marier que les hommes, mais elles recherchent davantage le mariage. Parce qu’une femme ne devient vraiment femme que quand elle est mariée. Parce qu’une femme ne peut chercher le bonheur et l’épanouissement qu’à travers un homme. Parce qu’une femme dont personne ne veut, c’est pas vraiment une femme. Personne n’a envie de faire partie du camp des moches, des grosses, de poilues, des déchets… Une femme dont pas un homme ne voudrait, à quoi pourrait-elle bien servir?

Ainsi, l’injonction du couple et du mariage pèse plus lourd sur les épaules des femmes. Les femmes ont vraiment besoin du mariage, ou équivalent, sinon elles ne valent rien.

source photo: http://cathycomedia.wordpress.com/

Les hommes, eux, ont des besoins différents. Si on apprend aux femmes à rechercher la stabilité, la sécurité, et à exister à travers les hommes, l’éducation donnée aux garçons les pousse peut-être davantage vers l’épanouissement personnel, et moins vers l’abnégation et le sacrifice de soi. Reste qu’eux aussi, il faut bien leur vendre quelque chose. Puisqu’ils ont le droit d’être heureux sans forcément rendre heureux quelqu’un d’autre, reste à leur dire comment faire. Et si ça peut rapporter quelque chose, c’est encore mieux !

On apprend donc aux hommes à être des consommateurs effrénés. En particulier, des consommateurs de sexe. Certes, les hommes ont tout autant besoin d’affection et d’amour, mais d’une, ça se dit pas, parce que le vrai mââââle est censé être tellement rempli de testostérone qu’il n’y a plus de place pour les sentiments ou autres trucs inutiles; de deux, c’est bien plus difficile à vendre. Faisons donc de nos mâles de parfaits reproducteurs sans cervelles, pressés de balancer leur précieuse semence sur tout ce qui bouge. Enfin, sauf entre eux, bien sur, car l’homosexualité, ça mélange tout, et après on comprend rien.

On vend donc aux hommes du porno, du porno et encore du porno. Quand ça ne suffit pas, on leur loue des femmes directement. Ils ont des besoins, voyez-vous. Les avantages du couple sont mis en avant, mais beaucoup moins que chez les femmes. Il faut dire aussi qu’avoir une femme est la preuve, pour un homme, de sa valeur en tant que séducteur, et donc de sa virilité. Chacun devient un trophée pour l’autre, mais pas de la même façon…

Caricaturons un brin (encore que, pas tant que ça): Alors qu’on apprend aux petits garçons à devenir épanouis et dominateurs (en mélangeant un peu les deux, car le bonheur normatif semble beaucoup dépendre de la domination, surtout dans le genre masculin), on prépare les petites filles à des rôles subalternes de mères et d’épouses dévouées.(3)

Cette différence dans l’éducation données aux garçons et aux filles est à l’origine de la culture des genres. Les hommes et les femmes, puisqu’éduqués différemments, ont des visions différentes du couple, mais aussi de l’homme idéal, de la femme idéale…

Le problème de Barbie? Elle ne trouve pas son Ken. Barbie est un personnage féminin. Mais Ken aussi est un personnage féminin, dans ce sens qu’il est un personnage « pour filles ». Ken, c’est l’homme idéal pour la femme. Sauf que les petits garçons n’étaient guère encouragés à jouer à Barbie et Ken. On leur a appris à correspondre à un modèle masculin, certes, mais pas Ken. Et leur idéal féminin n’est certainement pas Barbie.

Les femmes s’en sortent de différentes façons par rapport à cet obstacle entre les genres. Certaines vont comprendre et adopter les clichés de l’autre genre: par exemple, une fille mettra en avant qu’elle joue à des jeux en ligne, qu’elle aime la bière et qu’elle porte des strings. Ou bien encore, elle tentera de correspondre à l’image de la « salope »: j’aime le sexe et j’assume. Mais globalement, les hommes et les femmes ont tendance à rester très prisonniers de leurs clichés respectifs. Cela génère beaucoup d’incompréhensions dans les couples hétérosexuels, mais c’est aussi un problème pour les célibataires.

Résumons. La femme doit se mettre en couple, c’est nécessaire pour elle. L’homme lui, doit avoir une femme, sinon ça veut dire qu’il n’est pas capable d’en avoir une. Avoir plusieurs femmes peut faire l’affaire aussi, le gros lot étant bien sur la fille-qui-veut-bien-faire-un-plan-à-trois (avec une autre fille, hein, pas avec un mec, faut pas rêver). Mais bon, on va dire que globalement, on contraint tout de même les hommes à se contenter d’une seule femme, ne serait-ce que parce que les femmes ne sont pas censées être d’accord pour être collectionnés. Ici, on voit qu’il y a une sorte de contradiction nette entre la culture des hommes et celles des femmes, et c’est un exemple de la façon dont ces cultures s’influencent l’une l’autre.

Au final, ces divergences ne sont qu’un petit facteur supplémentaire de solitude et de désespoir pour bien des gens. Car même si Barbie et Ken avaient appris à se correspondre l’un l’autre (la fameuse complémentarité homme-femme dont le féminisme mou nous rebat les oreilles), ce ne seraient toujours que des figurines en plastique.

Loin des fantasmes, loin du plastique, loin des clés et des serrures et autres bidules en ferraille, loin des normes, de ce à quoi il faut ressembler et de ce qu’il faudrait posséder, loin de toutes ces foutaises, on pourrait s’aimer. Qu’on soit homme, femme, ou n’importe quoi.

Mais tu as appris à être une Barbie, et tu veux ton Ken. Ou tu ne seras jamais heureuse… Et si tu essayais de l’être toute seule, pour commencer? Si ça peut de consoler, on dit que son slip est greffé à son corps et qu’il n’a pas de pénis. Juste comme ça…

 

 

(1)Notez que je suis une gentille féministe, hein. Je dis pas « dominé par les hommes ». Je revendique cependant que les hommes jouissent d’un certain nombre de privilèges par rapport aux femmes, mais peut-être est-ce un peu injuste ou hasardeux d’accuser tous les hommes d’être des dominants. Je pense néanmoins que les hommes ont pour devoir de prendre conscience des privilèges qu’ils exercent dans la société. Sujet à suivre.

(2) Pas étonnant quand on sait que les femmes assurent 80% des tâches domestiques. Au sujet du mariage qui handicape les femmes et avantage les hommes, voir notamment les travaux de sociologues tels que François de Singly, ou Marlaine Cacouault-Bitaud.

(3) la « genrification » commence dès le berceau: les pleurs des bébés sont traités différemment selon leur sexe. Voir par exemple ce document: de la construction de l’identité sexuée aux différences psychologiques selon le genre, de Christelle Declercq.

19 réflexions au sujet de « Barbie cherche Ken désespérément »

  1. Très bon article, comme toujours :)

    Je me permets juste une remarque sur les homosexuels car je pense au contraire qu’on leur apprend à être « des consommateurs effrénés. En particulier des consommateurs de sexe ». Le mode de vie gay tel que relayé dans notre société de consommation impose aux homosexuels de soigner son apparence (être au top de la mode, avoir son abonnement dans une salle de gym, etc), d’être cultivé et au fait de la musique contemporaine (acheter des livres, avoir son abonnement UGC, aller voir Lady Gaga, Britney Spears et Mylène Farmer en concert, et avoir tous leurs albums, etc). La sentence à qui ne correspond pas aux codes est parfois l’ostracisme (les « moches », les « gros », les « vieux » ne sont pas à l’honneur dans ce milieu !). Les couples homosexuels cumulant deux salaires sans qu’une partie soit utilisée pour des enfants représentent un consommateur potentiel idéal (je parle bien sûr de l’image relayée et du profil-type, car quand on jette un œil sur des revues ou des sites gay, on a l’impression qu’il n’existe pas d’homosexuels pauvres !).

    Quant à la bête de sexe, la dernière campagne Ipergay fait froid dans le dos : il s’agit de tester un traitement préventif censé diminuer les possibilités de transmission du VIH lors de rapports non-protégés, testé sur des gays séronégatifs volontaires s’adonnant à des pratiques à risques. En somme, la promotion faite de ce qui s’annonce comme un traitement préventif à vie (qui est encore loin d’être efficace à 100% : du pain béni pour l’industrie pharmaceutique !) pour pouvoir « baiser » sans capote va de paire avec ce modèle que vendent les magazines gays depuis longtemps : l’homosexuel digne de ce nom doit avoir la vie sexuelle la plus riche possible (entendre au niveau de la quantité, c’est comme le McDo, on n’y va pas parce que c’est bon !)…
    Et malheureusement la domination masculine est également valable dans le domaine de l’homosexualité…

    J’avoue ne pas savoir ce qu’il en est du côté des lesbiennes. Mais heureusement, tous les homosexuels ne sont pas comme ça, c’est avant tout le modèle qui est présenté comme l’idéal vers lequel tendre… ;)

    • Merci. Je pense que l’homosexualité est un sujet légèrement différent, bien que la quasi totalité des problèmes hétérosexuels se posent aussi dans les couples homosexuels. Mais ici j’ai voulu parler en priorité des problèmes des femmes hétérosexuelles. Bien sur, « je n’arrive pas à trouver l’âme soeur » c’est pas un problème spécifique aux femmes, ni aux hétérosexuel-le-s. Mais c’est un problème qui est amplifié par la culture des genres. C’est « normal » pour une femme d’attendre son « prince charmant ».
      Mais ton avis sur les couples homosexuels apporte aussi beaucoup, je voulais juste pas en parler parce que ça me fait écrire des articles trop longs.

  2. Je pense que si, tous les hommes sont des dominants. Jouir de privilèges (pas nécessairement des comportements de salaud, ça va de parler un peu plus et dire plus de gros mots à êtres plus à l’aise en maths), consciemment ou pas, par le simple fait d’appartenir à une classe, c’est de la domination. Ça n’a pas à être volontaire.
    Et c’est bien le malheur. Non seulement les hommes ne désirent pas la domination, mais ils n’en sont même pas conscients. En tout cas, jamais totalement. C’est normal. Ça appartient à la façon même dont on bouge, dont on respire. Dont on se définit soi-même comme homme. Et ce n’est pas jugé comme de la domination. Ce n’est pas jugé. Ce n’est pas vu. C’est « normal ».

    Je ne sais pas si la femme mariée doit vraiment « exister à travers » son mari. Je dirais plutôt qu’elle soit se réaliser elle-même, à sa place. En tant que maîtresse de maison. Soutenir son mari et choper son statut social, ça tient plutôt de la fonction que de l’identité – et à mon avis, c’est un fait social qui tend à baisser. Mais je suis peut-être optimiste…

    (Une fille qui joue aux jeux en ligne et une fille qui porte un string, je rangerais pas ça dans la même catégorie…)

    • Ça doit être ça oui, tous les hommes sont des dominants. Et même si on leur explique, ils sont incapables de le voir.
      C’est pas du tout du « sexisme angélique », ce genre de discours.
      Enfin, pour une énorme majorité de mecs, c’est vrai, ok.

      Mais l’Elfe est bien aimable et pleine de considération pour les quelques autres, dans son annotation, va pas lui reprocher ça.

      Condamne le système, pas ceux qui le subissent. Les hommes sont ni plus ni moins responsables que les femmes de ce qu’ils sont, de ce qu’on leur apprend, etc. Des foutus robots organiques/sociaux. Un peu de pitié pour eux.

      (Catégoriser les gens selon leurs sous-vétements ? T’as la moustache d’Hitler sous ton slip en diamant ? =) )

      • « Les hommes sont ni plus ni moins responsables que les femmes de ce qu’ils sont, de ce qu’on leur apprend, etc. »
        Ne t’en fais pas, je ne pense pas le contraire ;) Je ne dis pas que tous les hommes sont des méchants dominants qui ont envie de soumettre le genre féminin à leur pouvoir. Et leur position de dominant est bien une affaire de genre (encore que j’en suis à présent à considérer que le sexe même est une affaire de genre…)

        « Et même si on leur explique, ils sont incapables de le voir. »
        J’ai dit : jamais totalement. Franchement, quand tu te rends compte que tu jouis de privilèges jusque dans ta façon de monter des escaliers (deux à deux, ça va plus vite, même si ça prend plus de place), tu te dis qu’il te reste bien des signes de domination à découvrir…et qu’une bonne partie ne dépend pas de toi (le regard des autres sur tes choix de vie, par exemple, dépend de ta place de dominant, c’est-à-dire de ton appartenance à la condition d’homme).

        « pour les quelques autres »
        Je ne me bat pas contre le fait qu’il y ait des hommes qui détestent et remettent en question la domination (c’est absurde, je le fais bien, moi) ; je dis juste qu’ils n’en sont pas moins dominants malgré eux.

        • Ouaip, mettons …

          Du coup, ne serait-ce que pour le bien de la com’, pour mieux faire passer le message … Ça n’altère pas l’essence du message, et ça ménage quelques sensibilités.

          « dominants malgré eux ». Voilà t’as tout dit. Un fils n’est pas responsable des fautes de son père.
          Le but c’est de faire évoluer, pas de culpabiliser, surtout quand comme l’Elfe tu t’adresses à des inconnus, qui de par leur présence sont déja plutôt ouverts d’esprit.

          • Je peux comprendre qu’en tant qu’homme français, ici je bénéficie d’un grand privilège qui est de vivre avec une certaine liberté de penser et d’agir, sans forcément qu’on veuille m’empêcher de faire des choses à tout bout de champ.

            Mais je dois poser une question pour plus de clarté : en quoi une attitude de dominant est négatif selon vous? Dans une certaine mesure, la dominance est un des pouvoirs sur-évalués à notre époque, et il se peut que vouloir dominé l’autre peut être pour certains le signe d’une impuissance personnelle. Mais se montrer dominant, sûrtout vis-à-vis de soi-même, demande de l’exigence personnel. Après la dominance sans subtilité, physique démontre une bassesse. Et si la lutte des genres passait par la prise de pouvoir de l’autre? C’est-à-dire (pour caricaturer) la femme essaye en plus d’être douce, maternel, mystique, sensible, d’être aussi viril, charismatique, fort, dominant. Et vice et versa avec l’homme.

  3. Ping : Retour vers le passé #1 « Digital Wanderer

  4. Bon je me permets d’intervenir car le sujet du couplifiage est un thème sur lequel on se sent tous plus ou moins concerné mais sur lequel il est plus rare d’entendre parler les mère de famille-en couple hétéro monogame-rangé des bagnoles. Donc je me lance.
    D’abord, la différence notable entre l’homme et la femme qui n’est pas cité ici, c’est la différence de timing homme/femme: passé 30, 35 ans, la femelle humaine commence à rider et à s’empâter, ce qui la reléguera automatiquement au rangs de la sous femme, à la limite la « cougar », autrement dit si elle a réussi professionnellement et qu’elle passe 10 heures par semaine en salle de fitness elle passera pour une MILF acceptable, les autres prendront soin de se faire oublier. L’homme au contraire, atteindra un statut d' »homme séduisant » jusqu’au fameux « vieux beau » vers 50, 60 ans, date limite bien plus tardive avant la décrépitude finale et la mise au rebu.
    Donc la fille vers 25 ans qui se « case » aura tendance très vite à faire plus de concession, surtout si elle se laisse aller à la reproduction, ce qui l’entraînera alors dans la spirale de la vie active-mère-fatigue-perte de séduction-culpabilisation-perte de liberté. Attention, je sens se hausser des sourcils: je ne parle pas de moi, je me contente de faire un mix de différents cas. Bref la Barbie garde son Ken parce que, limitée de plus en plus dans ses atouts de séduction, elle craint par ailleurs la précarisation (sous le seuil de pauvreté se trouve un sacré pourcentage de mère célibataires). L’argent, le nerf de la guerre… Et puis toutes les copines sont en couple-marié-installées (là je ne parle vraiment pas de moi), qu’est ce qu’on va faire toute seule? Lire des bouquins d’Alexandre Jardin dans un canapé lit?
    Pour ne parler que de mon cas, la seule chose à laquelle j’ai dû renoncer, c’est le polyamour, étant avec un monogame. Mais mon cas est encore plus désespéré, étant vegan, le marché du mec devient carrément un marché de niche, comme on dit chez les commerciaux…

    • Toutes les « causes » que tu trouves pour expliquer la situation, jme demande si en creusant un peu on pourrait pas les voir plutôt comme des conséquences …

      Que ce soit la « perte de séduction », la « peur de la precarité », le « qu’est-ce qu’on va faire toute seule » … C’est vraiment des fatalités, tout ça ?
      La precarité, ça peut être une fatalité, en pratique, ok. En théorie par contre, une societé peut s’arranger pour garantir tout le monde contre la precarité (si, si, même si ça parait incroyable !)
      Quant à la « perte de séduction », c’est culturel, c’est pas universel/naturel ..

        • Quelque part, dans ta dernière phrase, j’ai un peu l’impression que tu envisages pas de ne pas être casée, (à moins que tu parles au 2nd degré) puisque tu parles de « marché » (c’est un peu vilain comme expression, non? enfin moi je trouve que ça rejoint un peu ce que je disais sur le fait d’utiliser les gens) et de cas désespéré. Moi je pense pas qu’il y ait quoi que ce soit de désespéré, enfin je veux dire, tu as un copain, mais mettons que tu ne l’aies jamais rencontré: tu es une fille intelligente, tu as des convictions, je veux dire, tu as pas forcément besoin d’un mec dans ta vie pour être heureuse. Tu n’as pas à « chercher ».
          Bon cela dit vous vous êtes rencontrés, supposes que si tu vis avec un mec c’est que vous vous aimez et que vous partagez des choses et que vous avez envie de rester l’un avec l’autre et d’être heureux ensemble. Mais si je comprends aisément qu’on puisse vouloir être heureux à 2 avec quelqu’un qu’on aime, je n’arriverai jamais à comprendre pourquoi on voudrait être heureux à 2 avec quelqu’un qu’on ne connait pas encore ! Le fait de « chercher un-e copain/copine » pour moi c’est juste absurde.

          Sinon tout ce que tu dis est très juste et merci !

  5. Evidemment pour l’expression « marché », c’était ironique, mais il faut dire que je suis très ironique sur la question. En effet, j’ai eu de nombreuses discussions avec des filles de tout bord sur la question du « couplifiage », et ce qui me choque le plus, moi, ce n’est pas tant ces filles qui font tout pour trouver un mec (parce que je n’en connaît pas, même si je sais que ça existe, merci les couvertures de Biba et ELLE) mais les filles qui ont peur de se séparer, pour les raisons sus-cités (souvent détournés en « si on se sépare c’est la fin du mooooonnnnde ») de leur acolyte mâle, et qui en plus ne sont pas forcément toutes monogames, mais le cachent, voir en ont carrément honte.
    Enfin pour répondre à ta question, j’ai pas besoin d’avoir un copain pour être heureuse, mais j’ai besoin de relations humaines, comme tout un chacun (et de sexe, oui c’est dit). Le couplifiage ensuite c’est souvent une facilité, matérielle et relationnelle.

  6. Allons donc, les mâles se projettent très bien dans Ken.

    Ken, survivant de l’enfer,
    Ken, souvent croise le fer !

  7. Ping : Amour, quand tu nous tiens: le petit dictionnaire de la loose | Les Questions Composent

    • Pas vraiment, j’ai lu des statistiques qui montraient que les femmes en famille avaient beaucoup plus de travail domestique à faire alors que les hommes en ont moins. Mais j’ai un peu la flemme de les retrouver, là. Cela dit ça concorde avec le fait que ce sont très très souvent les femmes qui s’occupent des enfants, avec ‘image de la femme qui doit « concilier » travail et vie de famille (alors que les hommes eux ne semblent pas avoir de difficultés particulières à « concilier »…).
      Bien sur ce n’est pas vrai pour TOUS les couples, hein. C’est statistique.

  8. Ping : Relations, couple | Pearltrees

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