Cerise et Melon: Lâchez-leur la grappe.

Plusieurs mois après la parution de l’article « Toutes des salopes, ou le mythe du mec trop gentil« , je reçois toujours des avalanches de commentaires, que vous ne lirez pas parce que j’en ai un peu marre qu’on confonde cet article avec le bureau des pleurs, et de plus ces commentaires n’ont aucun intérêt, ils sont tous du même acabit, ne font pas avancer le débat d’un poil et ne concernent que ceux qui les écrivent.

Résumons. « Toutes des salopes » dresse le profil caricatural, d’un homme malheureux en amour. Cet homme, nommé Poire, est décrit comme une personne peu expérimentée des relations amoureuses, ayant tendance à croire que les femmes se méritent (et non pas qu’elles séduisent et se laissent séduire), et ayant également une sévère tendance à mettre la responsabilité de ses échecs sur le dos des autres. En d’autres termes, Poire est l’artisan de son propre malheur, puisque son attitude est inappropriée au regard de ses désirs et aspirations, ce qui explique ses échecs sentimentaux. Mais, ne comprenant pas pourquoi les choses devraient marcher autrement que ce qu’il a toujours appris théoriquement (et souvent à son insu), au lieu de se remettre en question, et souffrant d’un excès de solitude, il entre dans une spirale de haine des autres et décide que tout est la faute des filles qui ne veulent pas de lui (Représentées dans l’article par le personnage de Cerise) et/ou des hommes qui semblent avoir plus de succès que lui (représentés par le personnage appelé Melon).

Voilà. Et en réactions à l’article, nous avons des dizaines (centaines ?) de personnes qui viennent m’expliquer que Poire est une pauvre petite victime, un incompris, et que les véritables responsables de sa situation, c’est Cerise, cette grosse salope, et Melon, cet enfoiré.

Les gens, si vous avez envie de continuer à être malheureux, c’est votre problème, pas le mien. Si vous souhaitez continuer à penser que si vous êtes malheureux, c’est à cause des salopes de femmes qui n’aiment pas les gars gentils comme vous (hum…) et à cause des connards d’hommes qui ont l’air d’avoir plus de succès que vous, c’est votre problème, et venir m’expliquer, à moi, que tout est la faute de Melon et Cerise, ça ne vous aidera certainement pas.

Quand j’ai vu cette avalanche de messages incriminant Cerise et Melon, je me suis d’abord dit que c’était normal, que Poire venait, comme à son habitude, pleurnicher et se victimiser en se disant que tout est la faute des autres (j’ai discuté avec pas mal de personnes correspondant au personnage, et beaucoup d’entre eux se plaignent énormément et gaspillent beaucoup de leur énergie à incriminer les autres de leur propre malheur). Puis l’avalanche continuant, j’ai eu un doute, ça faisait beaucoup de Poire quand même; et j’ai relu soigneusement mon article pour savoir si c’était si clair que ça que le personnage dont je parle est Poire et que les autres ne sont là que pour illustrer son histoire. Il m’a semblé que c’était assez clair, mais je l’ai tout de même répété dans les commentaires : c’est Poire qui est en cause ici, les autres, on ne sait quasiment rien d’eux, ils ne sont là que pour peupler son monde à lui, illustrer son histoire à lui. Il faut bien qu’il y ait Cerise et Melon, sinon Poire est tout seul, ça n’a pas de sens !

Que sait-on de Cerise et Melon ? On sait que Cerise vient se confier à Poire mais n’est pas amoureuse de lui. On sait que Melon est le petit ami de Cerise, que cette dernière trouve qu’il ne lui accorde pas assez d’attention (mais on ne sait pas quelle dose d’attention elle attend de lui, ni comment, ni pourquoi). On sait qu’il l’a trompée une fois, comme cela arrive dans de très nombreux couples. On sait qu’ils se sont disputés puis qu’ils se sont remis ensemble. L’histoire de la tromperie n’était même pas nécessaire, c’était juste pour illustrer ce qui peut aller mal dans un couple. Ca n’a que peu d’intérêt.

Et à partir de là, pourtant, tous les petits soldats Poire qui viennent défendre Poire, décident arbitrairement plein de choses: que cerise est effectivement une salope, qu’elle ne sait pas ce qu’elle veut, qu’elle est inconstante et superficielle (?), que Melon est sexiste et misogyne (pourquoi ???) que c’est un enfoiré, mais que par contre il est beau, qu’il a confiance en lui, que c’est un séducteur…

Il faut arrêter, les gars. C’est votre imaginaire qui parle. Vous vous projetez. Comme quand vous imaginez que Poire est moche, qu’il n’est pas assez viril, ou quand vous dites que c’est un loser. Dans l’article suivant, j’ai essayé d’expliquer que selon moi, Poire n’est pas « un loser », que ça ne sert à rien de le dévaloriser ou de lui taper dessus. C’est juste un mec qui fait quelque chose de travers. C’est juste un mec qui souffre d’une maladie qui touche 99% des gens: le sexisme.

Vous savez, le monde est plein d’enfoirés. Melon et Cerise en font peut-être partie. Ou alors peut-être que ce sont des gens très bons, très gentils. On n’en sait rien. Melon est peut-être sexiste, ou peut-être qu’il ne l’est pas. On n’en sait strictement rien, l’article ne dit rien sur le supposé sexisme de Melon. On sait qu’il a trompé sa copine, admettons, mais tromper une femme, depuis quand c’est nécessairement du sexisme ? Là où Poire a tort, c’est qu’il pense qu’un mec sexiste, c’est un mec qui rend une fille malheureuse, bouhou, la pauvre. Je le répète, c’est Poire qui est sexiste, à penser que les femmes sont de pauvres petits êtres fragiles que l’on doit « bien traiter » pour qu’elles soient heureuses, et qu’elles ont besoin d’un mec gentil pour les soutenir. Des pauvres petites choses qui finissent par tomber dans les bras du mec le plus gentil avec elles. Ou alors de viles salopes qui ne savent pas ce qui est bon pour elles, sinon elles sortiraient avec lui. C’est très sexiste de considérer qu’une femme ne sait pas ce qui est bon pour elle parce qu’elle ne couche pas avec le mec le plus gentil. C’est sexiste de reprocher à une femme de ne pas coucher avec vous, comme si cela vous était dû. Poire ignore que les femmes ont leurs propres désirs, fantasmes, attirances. Poire n’est pas un séducteur (dans le sens où la séduction consiste à se rendre attirant aux yeux de quelqu’un), c’est un chouineur, et il chouine parce qu’une femme qu’il n’a pas su séduire est allé dans les bras d’un autre. Il s’imagine que séduire, c’est accumuler un certain nombre de points, qu’il y a une sorte de score à partir duquel une femme couche avec vous. Et il croit que si Cerise ne marche pas comme ça, c’est parce que: c’est une salope, elle ne comprend rien à la vie, elle ne sait pas ce qui est bon pour elle… Bref, parce que quelque chose cloche chez elle.

On s’en fout de Cerise. Elle est là pour personnifier « la fille par qui Poire est attirée, qui ne veut pas coucher avec Poire alors qu’il est gentil avec elle », et C’EST TOUT. Et Melon n’est rien non plus. Rien d’autre que « le mec qui couche avec la fille qui ne veut pas coucher avec Poire ». Je suis désolée si ce n’était pas clair dans l’article original. Considérez que ces personnages ne sont rien d’autres. On ne peut pas les critiquer, parce qu’on ne les connait pas; vous ne pouvez rien dire contre Cerise, à moins que vous partiez du principe qu’on peut reprocher à une femme de ne pas coucher avec un certain mec qui se montre gentil avec elle dans le but de la serrer. Et si c’est le cas, vous avez un sérieux problème.

Poire confronte sa théorie du monde à la réalité, et ça ne fonctionne pas. Pourtant, il ne modifie pas sa théorie, il essaie de modifier le monde, il se plaint, il fustige tout ce qui n’est pas comme dans sa belle théorie, tout ce qui selon lui va de travers. Tous les Poire qui ont lu l’article,  souffrent à cause de leur propre comportement, mais la plupart d’entre eux, au lieu de se remettre en question, s’en prennent au choix: à moi (j’y peux quoi, moi ?), ou aux deux protagonistes sans intérêt qui composent le monde de Poire, le personnage auquel ils s’identifient fortement. Comme si, en répétant que Melon est un connard et Cerise une salope, ça allait modifier la réalité, leur réalité. Comme si, en répétant que tout va de travers, que les autres ont tort d’agir comme ils le font, ça allait modifier le monde et faire que tout rentre dans l’ordre et fonctionne selon leur schéma théorique: j’accumule des points auprès d’une femme en étant gentil avec elle, elle finit par coucher avec moi.

Arrêtez. Vous vous faites du mal. Ca ne marchera pas. Ce n’est pas en répétant que les femmes sont des garces et des putes qu’elles vont davantage se comporter comme vous désireriez qu’elles le fassent. En plus, si je peux me permettre, votre image de « gentil garçon » en prend un coup, pour ceux qui y croiraient encore.

Parce que Poire n’est ni plus, ni moins gentil que n’importe qui. Sa gentillesse feinte, sa servilité pour essayer de chopper Cerise, n’est qu’une tentative de manipulation grossière, et n’a rien de la vraie gentillesse. Ca ne veut pas dire que les Poire sont tous incapables de vraie gentillesse. La vraie gentillesse est rare, mais je ne crois pas qu’elle le soit davantage chez les Poire que chez les autres. Là ou Poire à tort, c’est d’appeler « gentillesse » cette servilité qu’il met au service d’une femme qui ne le désire pas, d’autant plus qu’il finit généralement par la traiter de salope. Si je puis me permettre, c’est pas très gentil.

Poire. Le monde est très cruel, les choses ne sont pas telles que tu as appris qu’elles étaient. D’ailleurs, si je peux me permettre (bah, au point où j’en suis, je peux tout me permettre, hein) ton désir brûlant de fonder un couple avec la première fille pas trop moche qui passe, c’est aussi quelque chose que tu as appris de notre culture, c’est une illusion solide mais qui, en réalité, t’empêche d’être heureux. Tu t’imagines qu’on ne peut pas être heureux sans avoir une copine. Et tu t’imagines qu’on obtient une copine en remplissant un certain nombre de critères, en accumulant un score. Tu te trompes. Au nom de la société, je m’excuse. Je m’excuse que tout ait été fait pour te faire croire que ces choses étaient vraies. Elles sont fausses.

Poire, je te le dis solennellement: Non, Cerise ne sortira pas avec toi, même si tu es le mec le plus gentil du monde, car être servile ne te rend pas attirant auprès d’elle. La traiter de salope n’y changera rien, n’y t’en prendre aux mecs avec qui elle choisit de coucher. Et non, ni Cerise, ni aucune autre petite copine potentielle, ne sont indispensable à ton bonheur. Poire, tu veux être heureux ? Alors oublie les Melons, les Cerises, oublie tout ce que tu as appris, oublie les petites copines, les conquêtes, oublie la quête de la virilité, la quête de la Femme. Arrête de te prendre la tête avec ces conneries, ces foutaises. Tu veux être heureux? Alors, sois-le.

71 réflexions au sujet de « Cerise et Melon: Lâchez-leur la grappe. »

  1. C’est assez difficile de changer la représentation que l’on a de soit. Surtout de se prendre pour une victime, insatisfaite et incomprise. Et tu pointes un détail intéressant dans ton article : cette imagerie ne concerne pas les autres (Cerise&Melon). Elle concerne seulement le Poire, comment il se perçoit. Comment il va vivre et prendre des décisions en fonction de cela, c’est-à-dire continuer, voire s’obstiner dans sa voie sans chercher à aller voir ailleurs, à faire autres choses de sa vie, le regard obtu. Il se vit dans une relation qui n’existe pas. Et c’est peut-être pas général, mais il désire souvent ce qu’il ne peut avoir. Ce qui crée un système récursif parfait.

    Je ne suis pas d’accord avec la fin de ton article, car il semble que tu prônes la non-prise de tête, comme si c’était facile. ça l’est dans l’absolu mais je pense que pour Poire, le plus simple est ce circuit dans lequel il se terre. Qu’il faut des coupures ou des décisions importantes qui ne vont pas de soi pour lui. Ou sinon que le système sature, qu’il soit en bout de course, à bout de logique et que le changement permanent se fasse parce qu’il n’en peut plus.

    Le plus triste dans tout cela est qu’on nous inculque d’être persévérant. Comme si une fille était un objectif. Un but peut être personnel, mais dès qu’il demande que d’autres personnes y participe, ou soit le « trophée », c’est une erreur commune.

  2. Ça m’a fait penser à la citation de Nothomb…
    « C’est drôle ce besoin qu’ont les gens d’accuser les autres d’avoir gâché leur existence. Alors qu’ils y parviennent si bien eux-mêmes, sans l’aide de quiconque »

    • « Cela a toujours été un mystère, et je me suis étonné mille fois de cette capacité qu’a l’être humain à chérir dans son ame le plus haut des idéal en le faisant coexister avec la pire des crapuleries, et ce, d’une manière parfaitement sincère » – Dostoïevski dans « L’adolescent » ^^

  3. Je crois que nous avons tous superposé notre expérience personnelle à ton article, d’où un immense n’importe quoi.
    Je suis Poire, je l’assume, j’essaie de me remettre en question, mais comment effacer si rapidement des années d’errements et d’erreurs avec les femmes. Je pense que le souci de Poire est sa vision des femmes. Le problème de Cerise est de ne pas voir en Poire un homme sexué, mais juste quelqu’un chez qui pleurer. Le problème de Melon est de ne pas faire assez attention à Cerise.
    Dans tout ça, il est facile de cataloguer Cerise en salope, Melon en enfoiré et Poire en pauvre victime.
    Rien n’est absolu, rien n’est aussi manichéen.

    • Pour la millième fois, Cerise n’a pas de problème. C’est Poire qui a un problème. Cerise s’en fout. Cerise est heureuse. Melon n’a pas de problème non plus. C’est quand même clair à ce stade, pourquoi faire semblant de ne pas comprendre ?

    • Dire « je suis Poire et je l’assume » puis dire « mais quand même, c’est la faute de Cerise si je suis Poire » c’est quand même un beau paradoxe. On s’assume pas Poire. On admet qu’on l’est puis on essaye de changer. Sinon, c’est assumer de rester con.

      • Je crois que vous n’avez pas compris ce que je voulais dire. Je suis Poire dans MA définition, parce que tout le monde en lisant cet article a superposé à son expérience personnelle et donc a donné aux trois protagonistes une définition particulière.
        Rien n’est absolu, rien n’est tout blanc ou tout noir, Cerise et Melon sont prisonniers d’un monde où l’on est désirable que selon une certaine grille de lecture, ainsi, Poire, qui n’entre pas dans ce moule, ne le sera jamais pour Cerise, alors qu’il se peut que ça soit un garçon très bien. Ce n’est pas un problème en soi, c’est juste une vision différente de voir les choses.
        Et puis, ma définition de Poire ne me rend pas con pour autant, non, je suis Poire, et mon Poire croit qu’on peut être aimé pour ce qu’on est, pas en devenant quelqu’un d’autre ou en changeant sa manière d’être.

        • Non mais c’est incroyable, tu ne VEUX PAS comprendre. Melon et Cerise ne sont prisonniers de rien du tout, c’est TA projection de TON histoire, ça n’a rien à voir avec ce que j’ai écrit, et ça ne regarde personne ici. Et ce n’est pas une vision différente, juste la preuve que tu n’as rien compris à l’article.
          Si tu décides que Poire c’est un mec qui aime chanter la marseillaise en se tenant sur une jambe, grand bien t’en fasse, mais ça ne sert à rien de commenter, ici on essaie de formuler des pensées qui ont du sens et de les partager pour que chacun puisse réfléchir. Si tu as envie de jouer tout seul, tu n’es pas obligé d’avoir internet pour ça. Tu peux continuer à te raconter tes histoires dans ta tête, mais ça ne te fait pas progresser d’un pouce et ça n’intéresse personne. Ton petit monde n’appartient qu’à toi, tout ce que tu dis n’a aucun sens au regard de ce que j’ai écrit, pourquoi venir nous abreuver de tes fantasmes imaginaires que tu te racontes pour ne pas avoir à affronter la réalité ? On s’en fout, franchement. Même toi, tu t’en fous, au fond. Ca ne t’aide pas, ça t’enfonce dans ton merdier. Grandis un peu.

          • Euh, je voulais juste dire que si tu avais eu tant et tant de commentaires disant tout et son contraire, c’est justement, parce que tout le monde a transposé tes trois personnages à son histoire personnelle.
            Bon, après, il se peut que je me sois trompé.

          • Oui, beaucoup de gens l’ont fait, ceux qui s’identifiaient au personnage en tous cas. Mais ça ne fait pas avancer la réflexion, au contraire ça la fait reculer. Et ça ne fait pas avancer ceux qui le font, parce qu’au fond ce que j’écris c’est un fait social très observé et ça pourrait aider certains (ça a aidé certains, d’après des retours que j’ai eu) à y voir plus clair sur certaines choses. A condition de ne pas s’aveugler en chemin.

    • Si tu considères que Cerise ne voit pas en Poire un homme sexué, et qu’à cause de ça, c’est une salope, bravo ! Tu viens de gagner ta médaille de misogynie, niveau 1. Une femme a, comme un homme, besoin d’une attirance physique. Que tu sois Jude Law ou difforme, là n’est pas la question : pour qu’il y ait relation, il faut attirance. Si la femme n’est pas attirée, eh bah, devine quoi ? Elle ne va pas se forcer « parce que tu es gentil ». C’est considérer les femmes comme inaptes à faire leur propre choix que de penser ça.

  4. Article qui met les choses au clair, mais alors, qu’est-ce que t’auras du t’expliquer au sujet de ce Poire ! Moi je trouvais pourtant ça clair.

    De mon côté, j’attends toujours avec impatience tes nouveaux articles. En attendant, je me permets de te poser quelques questions : le collectif « food not bombs », est-ce qu’on peut y participer en n’étant « que » végétarien ? Si oui, qui faut-il contacter, que faut-il faire, etc ?
    Et concernant tes voyages, je me permets de te demander comment tu fais, financièrement parlant, pour gérer de partir un voire deux mois entiers ? As-tu un travail qui te permet de prendre de longues vacances ? Parce que des voyages, j’en rêve depuis pas mal de temps sans pouvoir me les financer, et si jamais j’ai l’argent pour, je n’ai pas le temps. Du coup je me demande comment tu fais.

    Merci d’avance ! ^^

    • Tout le monde peut participer au Food Not Bombs. L’important c’est que la nourriture servie soit végane.
      On a vraiment besoin d’un max de gens. Le mieux est de me contacter via la page facebook « food not bombs montpellier » ou alors si tu n’as pas facebook, via le formulaire de contact du blog.
      Sinon pour le voyage j’ai déjà écrit plusieurs articles pour répondre aux questions, dont un article sur le budget. Catégories voyages. Mais bon pour le moment je ne peux plus repartir faute d’argent.

  5. Dommage que tu veuilles mettre un terme à tout ça, parce qu’avec l’ajout d’une grappe, ça commençait à faire une salade de fruits vraiment sympa… :-)

  6. Ping : Poire aime les femmes | Les Questions Composent

  7. J’ai connu un Poire. LE Poire, en fait. Ami d’ami, puis ami tout court, le Poire en question avait 9 ans de plus que moi (j’ai la vingtaine). Malheureux en amour depuis qu’une ex (décrite comme aussi « maléfique » que Cerise dans certains commentaires) a brisé son petit coeur, le garçon m’a dit au bout d’un certain temps qu’il aimerait essayer avec moi. Du haut de mes vingt ans, en couple à l’époque, j’ai dit non une première fois, en expliquant que, coucou, pas envie d’avoir une relation sérieuse, et en explicitant clairement qu’il n’était pas mon genre d’un point de vue physique (allez-y, lâchez vous, je suis une terrible, démoniaque créature qui ne pense qu’aux apparences, oulàlà. Toujours est-il que vous ne toucheriez certainement à une personne du sexe opposé faisant le double de votre poids, si gentille soit-elle). Sur une période de trois mois, j’ai eu droit à une bonne quinzaine de demandes (encore plus lorsque je suis redevenue célibataire), auxquelles j’ai toujours répondu non. J’ai eu ensuite droit à une tentative physique, ayant eu pour résultat un coup de pieds dans les couilles. Ca ne l’a pas non plus calmé. Lorsque, trois semaines plus tard, j’ai annoncé à Poire que j’étais amoureuse d’un garçon, ça a été l’explosion. « Sale p*te, t’as joué avec mes sentiments, j’ai tout fait pour toi et je me fais virer comme ça d’un coup après que t’aies eu ce que tu voulais ». Jn’ai pu qu’exploser de rire à la vue de ce sms. Amatrice de memes, j’ai instantanément compris l’envers du mythe de la friendzone : des mecs frustrés, incapables de comprendre qu’une fille ne se met pas à genoux dès lors qu’on lui accorde un peu d’attention.
    Donc non, Poire n’est pas une victime. Poire est un gros con. Poire considère que sa gentillesse doit lui ouvrir toutes les fermetures éclair. Qu’il soit gentil ou non, c’est un gros con à cause de ça.

    • Je ne sais pas si c’est juste un Poire, ça. Plutôt un érotomane (doublé d’un gros con).

  8. Merci pour tes articles sur les poire, je me rends compte que j’ai vécu avec un poire pendant une dizaine d’années !

    Et le fait d’être avec moi ne l’a pas empêché de se plaindre très fréquemment que les autres femmes ne voulaient pas de lui….comme quoi, même lorsqu’ils ont ce qu’ils veulent (une copine aimante), certains continuent de se plaindre.

    Il y a des gens qui aiment se plaindre, en fait. Quoi qu’ils aient, ce n’est jamais assez, et c’est forcément la faute des autres.

    Et puis merci pour l’ensemble de tes articles en général, ça fait réfléchir. Je me demande si je ne vais pas diminuer ma consommation de viande, moi (arrêter complètement me serait difficile pour l’instant, mais ayant vécu avec une amie quasi végétarienne, je me dis que c’est sans doute pas bien compliqué…).

    Bonne continuation en tout cas.

  9. Salut les gens.

    Bon je me lance.
    (1H10 minutes plus tard)
    Je veux pas faire l’onu, juste écrire mes idées et lire les réactions. Et un peut 3615 Mavie mais bon ça c’est un peut obligé quand on veux faire comprendre sont point de regard.

    Bon d’avance je préviens que j’ai pas une super expression écrite, mais surtout une orthographe de merde, donc je m’en excuse au paravent (bon cella je la laisse on vas dire que c’est une figure de style). Donc je vais les éviter au plus mais je ne promet rien et que celle qui resterons ne seront pas juste des « j’en ai rien a battre des gens ».

    Donc en faite je ne sais toujours pas comment je doit comprendre ce que tu a exprimé.
    Et surtout le but.
    Mais je pense que ce n’est pas le plus important.
    Bon après j’ai lu les commentaires, enfin pas tousse car trop de réponse.
    Et que la discutions tourné en rond.

    Donc là on arrive au passage 3615 mavie.
    Donc je suis un homme( quel révélation), je n’ai pas encore mon 1/4 de siècle mais j’ai pu glisser mon bulletin de vote sur les deux présidentielle passé.
    Je suis toujours étudiant mais j’arrive enfin sur la fin.
    Je ne vie plus chez mes parents, pour l’un avant que mon age dépasse les doigt d’une main l’autre depuis moins long temps.
    3615 mavie logout.

    Tout ça pour dire que oui la dernière fois que j’ai eux «  »une copine » » c’était en CP.
    Que non je ne suis pas capable de dire à une personne que je l’aime.
    Que je ne suis pas foutu d’aborder une personne qui m’attire alors que je suis parfaitement capable de tapé la discute avec de parfait inconnu(e)s.
    Que je n’aime pas stalker les gens qu’importe l’affections que je leur porte.
    Que de même si on me dit non, je ne retourne pas à la charge, car j’ai pas envie de la faire chier.
    Que mon égo pourrait faire facilement passer celui de Hitler pour une éponge, mais je lui dire merde.Et que pour moi les gens ne sont pas les pavés de la vie(non je n’aime pas marché sur les gens).
    Que non je n’ai pas conscience de faire 1m90 pour ~100kg, et qu’à parement ça
    « impressionne/peur/plus_c’est_grand_plus_c’est_con ».
    Que oui je trouve qu’être sympas avec les gens c’est plus constructif que de les envoyé chier.

    Bon je vais pas vous faire toute ma liste c’est déjà assez chiant je pense.

    Après avoir planté mon décor, alors certes tu nous a décrit une caricature, mais au vue des commentaire j’ai comme un doute.
    Alors oui je suis « gentil », mais ce n’est pas pour monter une barre de combot pour mettre ma bite dans un vagin. Non c’est juste ma ligne de conduite, alors certes elle n’est pas à la mode mais ça mon égo il en a rien à battre.

    Bon ça doit faire cinq heures que je suis dessus.
    Pour finir je citerait gustave parking
    <>

    Cordialement.

    • Si tu es gentil par gentillesse, je suppose que tu ne te plains pas sans arrêt de ne rien avoir en échange.
      C’est ce qui différencie la vraie gentillesse de la fausse. Un peu caricatural (encore que, à peine) mais quand quelqu’un est gentil, il est content d’être gentil, et il se plaint pas « bouhou je suis gentil » sans arrêt. Bon c’est vrai ça peut arriver de se dire « pfff les gens sont pas gentils alors que je suis sympa avec eux » mais pas en mode « je suis hyper gentil avec elle et elle sort pas avec moi cette grosse pute ».
      Pis ok c’est moche de subir un célibat non choisi mais c’est surtout un cercle vicieux: tu as une mauvaise estime de toi, tu as pas de copine, donc tu as une mauvaise estime de toi…
      Or il n’y a aucune raison valable d’avoir une faible estime de soi parce qu’on n’a pas de copine. Je sais que tout dit le contraire, mais c’est faux.

      • Je me permets de rallumer cette discussion sans fin :)

        Préambule : Je prends beaucoup de plaisir depuis quelques jours à me balader sur ton blog l’Elfe. Je partage globalement tes convictions. La phrase suivante me laisse par-contre dubitatif :
        « Or il n’y a aucune raison valable d’avoir une faible estime de soi parce qu’on n’a pas de copine. Je sais que tout dit le contraire, mais c’est faux »

        N’y a-t-il pas là un coté «  »paternaliste » » à dire à une personne que sa souffrance n’est pas légitime, n’a pas de raison d’être ? Oui, leur socialisation a fourré dans le crâne de ses pauvres mecs l’idée qu’il fallait être en couple pour être une vraie personne, un winner, etc. Mais en quoi cette attitude est-elle déplorable en soi ?

        3615 Mylife, après plusieurs années de couple épanouissant, j’ai vécu difficilement une période de célibat. Je n’ai pas gémi sur tous les toits du monde ni accusé toutes les femmes et les hommes du monde d’être des salauds et salopes. Si je l’avais fait, un ami aurait bien eu raison de me remettre à ma place. Par-contre quelqu’un qui vient voir une personne en souffrance en lui disant « c’est pas si grave d’être célibataire, tu peux te lancer dans d’autres activités loisirs/politique/école/travail/famille/whatever pour t’épanouir » je juge ça déplacé.

        Poire a une souffrance bien réelle. Le hic ce n’est pas qu’elle est sans raison valable, c’est qu’il ne comprend pas qu’il en est seul le responsable par son attitude de fausse gentillesse.

        • Je ne nie aucunement la souffrance de Poire. Elle est évidemment bien réelle. Mais sur ce blog je remet plusieurs fois en question le modèle de bonheur qui nous est imposé et c’est ce modèle qui rend Poire malheureux. (Voir notamment les articles sous le tag « couple »). Le malheur de Poire est bien compréhensible puisqu’on lui a toujours fait comprendre que sans copine, pas de bonheur possible. Je pense que simplement le fait de dire que c’est faux, ça peut être le début d’une remise en question de ce modèle (ça enlèvera pas cette idée de la tête bien sur, on enlève pas des années de conditionnement comme ça). Pour moi le problème de Poire n’est pas qu’il n’arrive pas à avoir une copine mais les raisons pour lesquelles il en cherche une, autant dire que le chemin qu’il a a parcourir est beaucoup plus long, difficile et semé d’embûches. j’aurais peut-être du prendre le temps de développer.

          • J’ai lu ton article « Contre le couple ». Je comprends mieux ta position maintenant :)

            C’est beaucoup demander à Poire que de questionner sa conception du bonheur.

            Je suis bien d’accord avec toi la recherche obsessionnel de l’amour est néfaste pour soi. Et par-dessus le marché contreproductive. L’amour vient le plus souvent quand on ne l’attend. Il faut savoir lâcher-prise.

            Je garde quand même mon bémol sur l’emploi du mot « faux ». J’ai vécu parmi les plus beaux moments de ma vie auprès d’un être aimé, et comparativement le célibat m’a offert moins souvent de tels instants de joie. Nous ne devrions pas faire de notre expérience personnelle une généralité.
            Certains vivent parfaitement heureux célibataires ou dans toutes autres combinaisons de leur invention… parfois pas si éloignées que ça de ce fameux « couple » que tout le monde veut nous imposer ;)

          • J’ai jamais dit qu’on pouvait pas être heureux avec quelqu’un ;) juste que ça ne devrait pas être un modèle.

  10. tsé ce que c’est qu’est pire encore comme configuration?
    c’est quand Cerise, elle a pas NON PLUS de Melon.
    déjà quand elle en a un, c’est une connasse et elle sait pas ce qu’est bon pour elle gnin gnin….mais alors quand elle en a pas et qu’en plus, la conne, elle veut TOUJOURS PAS de Poire-qu’il-es-si-gentil-et-la-tendresse-bordayl, là, ça devient un comble.
    Tu ponds un article sur cette configuration là…
    (pis alors avec tout le bordel qui va bien, hein, tu me fais pas une Cerise wonder woman cliché cadrette qui se démerde bien toute seule, pitié, c’est une sur un millions, ça…nan, tu me fais une Cerise réelle, bien dans sa vie de merde, exactement comme Poire, modulo mioches pitêtre, modulo précarité chômage etc…bref, la meuf-qu’elle-aurait-intérêt-à-se-foutre-en-couple-mais-elle-le-fait-exprès-ou-elle-est-juste-conne-à-la-fin, un truc magique béton comme tu sais faire. ^^)
    et je t’assure qu’en moins de deux t’auras clairement démontré, Melon n’existant plus et n’étant donc de facto plus attaquable, à quel point l’agressivité et le mépris de Poire (voire sa violence, sans déconner) ne visent que et exclusivement la Cerise qu’il prétend tant aimer et respecter.
    (vécu, ouais)
    (un nombre incalculable de fois)
    (à en fuir tous les mecs tellement c’est pas chiant)
    (bref^^)

      • @l’elfe : pupuce disait juste que si Melon disparaît du tableau, et que Cerise a des ennuis [de vie, d’$], Poire peut être d’autant plus agressif, ne comprenant pas pourquoi pas Cerise lui dit non alors que 1) il est « gentil » avec elle 2) il peut la tirer de ses ennuis [de vie, d’$]. Là on tombe dans le plus pur chantage patriarcal : sort avec moi, je te protégerai/sortirai de la merde avec mon $.

        —-

        [là je prends un point de vue poiro-femmo-normé : une poire, une femme, désolé]

        Mais je pense que derrière les Poires, il y a souvent à la base des idéalistes qui croient en une sorte de justice désincarnée, indépendante des êtes humains (divine ?) : si je fais X alors Y : Si je suis gentil, alors elle sortira avec moi. Comme les poires idéalisent l’autre, elles n’écoutent pas l’autre, et attendent que le Monde se conforme à cette justice qui fait partie de leur représentation du Monde. Or, cette justice n’existe pas, tout simplement. Elle sortira avec moi s’il elle le veut, point barre, avec tout le rationnel et l’irrationnel dont un être humain (H = F) est capable. C’est dur, c’est cruel, mais le libre arbitre c’est ça aussi.

        Peut importe ce que la poire fais alors ? Non, on peut essayer de susciter cette volonté chez l’autre, de séduire donc. Faire preuve de gentillesse, voir de servilité (= *imaginaire* de l’amour courtois du Moyen-âge) a été / est une stratégie qui a ses avantages et désavantages, ses pratiquants, son public et ceux qui l’abhorrent. Elle est généralement couplée à l’idéalisation de l’autre et sa mise sur un piédestal. Elle peut être celle des timides, des romantiques, des naïfs, de ceux qui ne s’avouent pas ce qu’il pense/désire, car elle permet d’avancer son désir pour l’autre sous une forme douce et masquée.

        Et là est le problème bien sûr, le reproche justifiée que cette gentillesse est intéressée et sexiste, car elle impose un rôle à la femme de « princesse » et à l’homme de « chevalier servant/servile » mais surtout que c’est une gentillesse *piégée* (elle peut exploser à tout moment, et derrière le chevalier servant, peut lentement et sûrement se construire un chevalier noir nourrie de rancune, de carence et de désespoir). Si cela reste dans les limites d’un jeu, sur une durée limitée, pourquoi pas…

        Et puis, il y a un truc qui complique à l’infini le problème : c’est que personne n’obéit à un profil / stéréotype et que les sentiments humains sont plus entrelacés que les lianes de l’Amazonie (enfin, ça dépend on dirait : il y en a certains, F ou H, pour qui c’est aussi bien rangé qu’un jardin à la française). Une poire peut être sincèrement gentil à la base, tomber amoureux, en souffrir, ne plus savoir quoi faire, et finalement poser un « ultimatum amoureux » qui sera vécu comme une trahison de l’amitié quelque part mais qui n’est finalement que l’expression vraie de sentiments construits sur le long terme.

        Tout dépendra alors de l’attitude poiresque face au refus : couper les ponts est compréhensible, pour fuir la douleur – généralement un amour non réciproque, ça fait mal – mais la haine ne l’est pas. Il peut y avoir aussi continuation de l’amitié lorsque Poire fait un deuil sain de son amour. Ce qui me fait dire que toute relation poire/femme, pour peu qu’il y ait correspondance des orientations sexuelles, est « piégée » (sauf si l’un des deux est au clair de ses sentiments – mais le restera-t-il toujours ?). C’est l’intelligence et l’honnêteté des deux qui permettra de gérer la relation.

        Et sans citer son nom, j’avoue (mais c’est un classique) que j’ai un peu parlé de Cerise là. Dire qu’elle n’est rien, qu’elle ne sert qu’à illustrer le propos, oui certes, mais ce n’est pas tout à fait vrai. Elle *interagit* avec Poire, elle est dans une relation avec lui. Et les nuances à apporter aux poires sont les mêmes que pour les Cerises… Sans parler, enfin, du sombre cas où la Cerise entretient la bonne poire en lui faisant miroiter de croquer la pomme en se payant sa fraise, parfois même en toute inconscience/innocence/flou sentimental.

        Pour finir, je crois que toute relation est un rapport de force entre deux volontés, mélange de rationnel et d’irrationnel, et qui sont, en plus, parfois aveugles sur elles-mêmes. Et pour ça, je trouve une égalité totale entre H et F. Face à un tel chaos, un bon garde-fou est de ne pas chercher à écraser l’autre ou s’écraser trop, car les deux ne sont pas très viables.

        • Ce que tu dis est censé mais je pense quand même qu’à la base cette soi-disant « gentillesse » (qui n’en est pas, puisqu’elle attend une récompense) c’est quelque chose de sexiste. Mais ça ne veut pas dire qu’elle ne peut pas se superposer à de la vraie gentillesse, parfois, où à encore d’autres choses qui se rapprochent plus ou moins de la gentillesse. Et je pense que la haine, c’est l’aboutissement logique de cette fausse gentillesse. D’ailleurs je ne parlerai pas d’amour non réciproque, mais de désir de possession non réciproque. Poire n’aime pas forcément Cerise. Il peut l’aimer, ou pas, mais ce qui caractérise leur relation, c’est qu’il a une attitude de convoitise par rapport à elle.

  11. « Mettre un miroir en face des gens, ça ça les dérange » IAM

    Par ces articles sur Poire, c’est tout un pan de ma vie passée et de ma personnalité que j’ai remis en question. Je déplore juste qu’il soit arrivé si tardivement. :)
    Par contre ma copine te déteste pour avoir de telles idées ! Cela me confuse mais tellement ! ^^’

    Bref, mon message ne sert à rien sinon pour dire que les meilleurs avocats de ta thèse sont encore ceux qui alimentent les forums de virginité tardive. Les mecs là-bas, des fois ils me font peur.

    • Oui c’est vrai, certains sont très très haineux. Cela dit il y en a un ou deux qui ont trouvé l’article intéressant et n’ont pas eu de réactions agressives vis-à-vis de moi.

  12. Je crois qu’on est tomber un peu trop dans la caricature…poire n’est pas forcement un looser fini qui ne « serre » jamais…
    le principal problème a mon sens, est que sa tactique de « drague » des filles qui l’interesse, est basée sur une approche précautionneuse (pour etre sur que c’est la bonne) et progressive (pour ne pas avoir l’air de n’en vouloir qu’a son cul)
    donc au final il se retrouve avec une drague basée sur le long terme , ce qui explique assez facilement pourquoi elle n’aboutie pas, il se fait coiffer au poteau par des personnes plus directe, il se fait « friendzoner » car son comportement n’était pas assez « viril » ou qu’il a trop tarder
    Enfin il faut aussi noter que d’un point de vue assez paradoxal il aura sans doute tendance a se comporter plus en melon qu’en poire avec les filles qui ne l’interesse pas ( on notera ici que le comportement reste pondéré par son comportement basique, si la personne est gentille elle restera gentille avec les filles qui ne l’interesse pas, mais sans faire d’effort )

    • J’ai raté un épisode, là, comment est censé se comporter melon ? De ce que j’en ai compris, Melon n’est même pas un stéréotype, c’est juste un figurant qui sert de toile de fond à Cerise, qui elle-même n’est qu’une figurante permettant d’étayer le stéréotype qu’est Poire.

  13. Ping : Toutes des salopes, ou le mythe du mec trop gentil | Les Questions Composent

  14. Et justement il fallait absolument donner un nom à ce stéréotype, et autant choisir un nom masculin(bien qu’il soit aussi adjectif employé par beaucoup de gens dans la population francaise pour décrire en vrac mais à juste titre : les imbéciles, simples d’esprit, idiots du village, demeurés, mongoliens, tarés, pauvres-types, lâches, « sans-couilles », cancres, gros-moches, carpettes, paillassons, impuissants, puceaux, cons, débiles, idiots, looser, cas-sociaux, imbéciles-lambdas, bons à rien, avortons, faignasses, handicapés mentaux, « affligés »(sur le plan physique comme mental), branleurs, névrosés, névrosés-obsessionnels, autistes, dépressifs, dépressifs-suicidaires etc etc liste non exhaustive, bref, tout les nazes mâle mais aussi femelle qu’il faut se taper lorsqu’on est un adulte-fini)car ca permet en plus de régler des comptes voir de mettre des choses bien au clair, d’autant plus qu’un stéréotype, c’est un personnage, on peut penser à sa place et lui faire dire tout ce qui nous passe par la tête. Pratique. Et faut surtout pas gêner vu qu’ils ne pensent qu’a nous violer. Moi j’irais même plus loin je pense qu’au delà de la potentielle incapacité a aimer cerise, et donc a vouloir la posséder comme on possède un objet(ce qui est aussi le propre des psychopathes, d’ailleurs poire est bien parti pour en devenir un), poire a en plus clairement des attitudes de pédophiles paternalistes. Comme si son sexisme ne suffisait pas. Poire adore les enfants, un peu trop si vous voyez ce que je veux dire.

    Dans tous les cas il fallait donner un nom à ce cliché ambulant de la sous-merde-finie qu’on doit se taper dans nos amis(83 % des poires sont des hommes je suis désolé pour les pauvres chochottes suicidaires de cas-sôces-puceaux mais c’est vrai)(les cotorep ca va bien 5 minutes)et donc un grand MERCI à l’elfe pour cette série de billets, il faut absolument que je le fasse lire aux copines histoire qu’on puisse traquer le poire qui se terre en chaque homme afin de le circonscrire et d’exploiter ce qu’il y a a exploiter, c’est a dire pas grand chose 83 % du temps.

    • on appelle ça un canard, « putain ce mec il fait trop le canard », par exemple. ou encore : « merde je fais trop le canard avec elle » …

      • du moins un breton m’a appris cette expression, dans le sud de la france, trois ans plus tôt

  15. Ping : Cerise et Melon: Lâchez-leur la grappe | ...

  16. J’aimerais bien savoir si un jour tu comptes écrire un article sur « Tous des connards, ou le mythe de la fille trop gentille ». Si c’est en préparation, tant mieux, car ce serait un vrai plaisir de te relire. Si c’est pas le cas, je pense que ça pourrait être intéressant comme article où beaucoup de sujets pourraient être abordés comme le matérialisme, la nympho qui pleurniche parce qu’elle ne trouve pas de situation stable ou encore celle qui croit aux contes de fée, car, je pense, que chez l’un comme chez l’autre, c’est assez récurrent cette forme de victimisation de l’homme et la femme « trop gentils ».
    Ceci dit, je trouve très intéressante la façon dont t’abordes la profondeur de la chose. La manière d’écrire est notamment remarquable. Encore félicitation pour l’article.

    Signé, un ancien poire devenu melon qui a fini dans une salade de fruit ^^.

    • Tu as qu’à l’écrire toi-même… Je ne suis pas là pour étaler TA misogynie crasse, c’est ton problème (genre les filles qui baisent sont des nymphomanes, tu es médecin? psy?). Je ne pense pas que tu sois un ANCIEN poire, tu vois… 

  17. poire est quelqu’un qui ne sait pas jouir de la vie. j’ai 25 ans, je souffre de dépression chronique et je suis une poire. je voudrais m’en sortir, avoir des passions qui m’épanouissent et ainsi attirer les filles car je serais heureux sans elles. j’ai compris ma situation vers 20 ans, la clef de l’équilibre est dans le développement de sa personnalité, la communication avec le monde et l’amitié. Très procrastrinateur, je me couche en pensant demain tu te bouges, tu cours, tu travailles le piano et le soir tu vois tes potes puis finalement, le lendemain matin la première chose que je fais est d’allumer un joint ^^ j’évite les filles depuis toujours, je suis lucide et je connais mes limites, cela ne peut pas fonctionner, pour l’instant. Quand je ne peux plus me contenir, je rencarde une moche obèse et je la serre puis bye bye, tout en essayant d’y mettre un maximum de respect (ce qui n’est pas évident car poire ne voit la femme que pour sa beauté). j’évite tout contact avec une séduisante demoiselle célibataire. cependant il m’arrive d’en croiser et de les séduire à mon insu, en les fuyant. elles finissent dans mon lit, alors je lutte pour ne pas révéler mon identité, celle du mec prêt à se livrer corps et âme à une fille qui lui a à peine témoigner un peu d’interêt. ma vraie nature se fait alors rapidement sentir et la généralement une longue période sombre pour mon coeur s’en suit. poire, ou mon poire est victime de circonstances, mais combien de gens dans le monde sont frappés de malédictions et supportent de lourds fardeaux qu’ils ne dépassent jamais. quand le désespoir se fait trop fort, je me gave de films et séries fictives ou de reportages sur les prisons. voir tous ces destins gâchés, tous ces êtres qui encaissent des terribles souffrances en silence, cela m’aide beaucoup à relativiser, cela me détend et me fait oublier ma situation et les traumatismes de mon enfance. merci pour ton article qui m’éclaire un peu plus dans ma quête du bonheur. le point de vue féminin est très intéressant.

    • poire est victime de lui même, il est faible. En France, l’évolution rend les hommes faibles : le confort, le travail intellectuel qui prédomine sur le travail manuel, la sécurité sociale, le chômage. En parallèle le progrès rend la femme forte, l’égalité des sexes, l’évolution des moeurs … on peut peut être même donner comme point de départ à cette théorie, la deuxième guerre mondiale où en France, les hommes sont partis au front courageux et valeureux pour revenir massacrés, amoindris et traumatisés. Ils ont quittés leurs épouses dépendantes qui ont assuré le maintien économique du pays, ont accédé au travail et se sont ainsi émancipées. Merde alors …. je deviendrai fort pour toi l’elfe, tu me plais. Mais je garderai un peu de faiblesse au fond de moi car la seul fierté que j’ai à être un looser est de ressentir fort empathie et compassion, qualités nécessaires à l’humanité.

      • Mec, ça fait 3000 ans que les gars se plaignent et chouinent que les femmes sont trop émancipées, ouin ouin. Si être sur un pied d’égalité avec une femme te fait te sentir faible et merdique, c’est que tu as un problème, et ce problème s’appelle le patriarcat. Ce n’est pas l’égalité ton problème, mais le fait que tu n’arrives pas à accepter un semblant d’égalité, donc ton problème c’est la domination des hommes sur les femmes comme modèle social. Rien ne sert de chouiner que les femmes se laissent pas assez dominer, car de toutes façons les dominants ne trouvent jamais leurs subalternes suffisamment soumis. Donc plutôt que de chouiner sur l’émancipation des femmes, demande-toi pourquoi ça te dérange d’avoir en face de toi une personne émancipée et capable de prendre ses propres décisions, plutôt qu’une esclave servile. Demande-toi pourquoi tu peux pas te satisfaire d’une relation égalitaire avec une femme alors que ça te pose pas de problèmes avec tes potes et que tu considères sans doute même ça comme plus sain et préférable. (à moins que tu cherches systématiquement à dominer tes amis ou à être dominés par eux, mais j’espère pas, quand même).

        D’ailleurs, tu es né après la 2ème guerre, non? Donc si les femmes sont émancipées et libres depuis avant ta naissance, pourquoi ça te pose problème? Tu n’es pas né dans un monde égalitaire. Ouvre les yeux, le patriarcat est toujours bien d’actualité.

        • coucou l’elfe. je ne plains pas de l’émancipation des femmes. je trouve cela juste et je suis d’accord pour dire que le patriarcat est toujours d’actualité. le milieu professionnel le confirme. j’apporte le témoignage de mon cas particulier. selon moi, les poires sont des mecs introvertis, manquant de force de caractère, trop sensibles à la beauté des femmes et ayant une difficulté pour s’adapter et s’intégrer dans le jeu de la vie. J’ai une soeur cadette très séduisante qui a fait pleurer un grand nombre de poires et c tapé pas mal de cons, mais aussi des mecs biens, ni trop amoureux ni pas assez. c’est une fille bien, très épanouîe qui croque la vie à pleine dents. dans mes potes je compte bon nombre de meufs aussi, nous sommes très liés et je ne les ai jamais désirées. selon moi, poire souffre d’un manque affectif tout simplement. il n’arrive pas à dépacer ça, soit qu’il manque de caractère, soit qu’il manque d’intelligence, soit que sa souffrance soit trop grande pour être dépacée. bref, pas de sous entendu ou de sens caché dans ce commentaire. c’est bien ce que tu as écrit. pour ma part, cela m’aide à mieux comprendre

          • la castration chimique serait la solution de facilité qui apporterait à poire la paix intérieure qu’il mérite. mais tout le monde le sait, aller à la facilité n’est pas la meilleure chose à faire ^^

          • Je pense pas que ce soit nécessaire ni même efficace. Ce n’est pas une question d’hormones.

          • par le passé, à une amourette de vacances dont j’étais éperduement amoureux, j’ai dit : girls are bitches. Elle m’a répondu : men are ass holes. Je l’aimais mille fois plus

          • Il faut quand même pas occulter l’aspect patriarcal de l’attitude de poire, du moins tel que décrit dans mon article (je ne parle pas de toute personne vivant des échecs amoureux).

      • Encore une confusion navrante et un amalgame affligeant : pourquoi diable ressentir de l’empathie et de la compassion impliquerait-il de la faiblesse ou d’être un looser ? Cela n’a rien à voir ! On peut être totalement dans sa puissance et empli de compassion et d’amour, comme on peut être faible et un sale con à la fois.

        Encore des préjugés patriarcaux à dépasser…

        Je suppose aussi qu’imaginer les forts comme étant sans compassion permet à certains faibles de se donner l’illusion de mieux vivre leur faiblesse…

  18. on appelle ça un canard, tu sais, ce genre de mecs lèche cul qui disent aux filles tout ce qu’elles veulent entendre et qui les suivent tel pikachu qui suit sacha. canard, poire, même combat. peace

  19. Ping : [DTFIS] Critique de la vision du féminisme de Minute Papillon partie 2 | La Colonie Du Web

  20. Tu veux être heureux? Alors, sois-le.

    haha comme si c’était facile.

    non : si vous être une poire , il vous reste à réaliser que vos désirs sont vains, qu’il ne se réaliseront jamais.
    Il conviendra alors de les piétiner, de les réduire en miettes, puis de devenir une noix , s’entourer d’une armure impénétrable que rien ni personne ne pourra entamer.
    Tu seras toujours rongé de l’intérieur mais au moins tu ne perdras plus de temps et d’énergie à suivre une quête futile.

    • Tu crois sérieusement que ta vie va être foutue si t’as pas une meuf qui veut toujours baiser avec toi? Tu VEUX que ce soit le cas? Y a aucune autre solution? Pense.

  21. Je m’en suis rendu compte via tous ces trucs de PUA, que la fille n’est pas une récompense. Et j’ai eu froid dans le dos.

    C’est monstrueux de se dire que l’on a cru sans y mettre des mots que l’autre est un but à atteindre, quand en réalité c’est une personne à découvrir et avec qui construire une relation.

    Je pense qu’une des sources du problème, c’est de mal faire la distinction entre désir et amour.

    L’amour ça se construit, petit à petit, ce n’est pas instantané. Le désir, c’est plus instantané, un peu moins conscient; ainsi, voir la fille comme une récompense, pour un comportement de faux gentil ou n’importe quel autre schéma, c’est occulter toute la dimension relationnelle et ne voir que la fille comme un moyen d’assouvir un désir, et se mettre en couple ne serait que faire une croix à côté des désirs sexuels. Ca empêche l’amour, la construction d’un univers à deux, c’est très égoïste et égocentrique, et ça n’aide pas à comprendre non plus pourquoi les gens peuvent changer et donc les relations changer, se faire et se défaire.

    J’ai été longtemps un Poire, dans sa dimension la plus effrayante. J’ai en effet assez vite compris le côté abscon et manipulateur du faux-gentil, mais j’ai mis bien plus longtemps à comprendre qu’avoir une amoureuse n’était pas un objectif, un but, un MUST DO, une nécessite ou un besoin MAIS la cerise sur le gâteau, quelqu’un qui apporte un plus dans votre vie, un catalyseur qui change votre vie et qui vous donne l’occase de changer en mieux la sienne, si possible. Et que ça demande de l’engagement, des sacrifices parfois.

    Je croyais que c’était lié à moi d’une certaine façon, comme un truc qui arrive quand on a « réglé » l’estime de soi, son handicap, sa confiance en soi, le lien aux autres…Comme si pour séduire quelqu’un il fallait tout réussir(tuer le dragon intérieur en quelque sorte). En fait cela n’a rien à voir. C’est une histoire de prise de risque en réalité: voir s’il on plait, accepter si c’est non, et si oui, construire une relation qui mènera là où cela mènera si on à envie de construire une relation bien sûr. Avec les risques inhérents. C’est accepter de changer avec et en même temps que l’autre.

    C’est lié au patriarcat tu le souligne bien, mais aussi à la société de consommation et du tout vite et mieux: on veut tout, tout de suite, sans se mouiller, sans risque, sans casse si on se trompe, sans apprendre de ses échecs. C’est triste de se dire que cette conception touche aux relations humaines.

    Enfin voilà, bravo pour ton site et ses articles pertinents et nuancés, engagés sans dogmatisme ni caricature ni fanatisme, et je voulais dire tout cela parce que cela fait écho à mon parcours personnel et résume bien quelques moments que j’ai traversé.

  22. Moi ce qui me gêne, c’est pas la caractérisation de Poire, que je trouve assez vrai, pour avoir été une Poire modérée pendant mon adolescence.

    Ce qui me gêne, c’est de dire que Cerise et Melon, leur comportement est tout à fait normal parce qu’ils l’assument plus ou moins. Cerise alterne les périodes heureuse/pas heureuse et pour ma part, je trouve que les filles qui vont vers les mecs style Melon ont aussi quelques problèmes. Ce n’est pas le propos de l’article mais quand même.

    Qui sait ? Poire est peut être heureux comme ça, à se plaindre. S’il assume qu’il est le seul good guy, c’est bon alors ! Et Cerise sait peut-être que Poire, il a des vues sur elle, et elle court quand même se faire consoler ?

    Ok Melon et Cerise sont juste des faire valoir pour illustrer la leçon à Poire mais comme ils ont été décrits, bon ben on peut tout à fait considérer, au contraire de l’auteur visiblement, qu’ils n’ont pas, NON PLUS, un comportement super.

  23. Existe-t-il des  »poire » au féminin : c étrange, je n’en ai jamais rencontré.En tant que cerise, on ne m’a pas beaucoup dit d’être bien gentille pour qu’un garçon malheureux veuille bien s’offrir à moi. Et c vrai que l’amour est plus croustillant quand le melon n’est pas tout à fait le gendre idéal ;) Non, sinon, c peut-être une confirmation de ce qui me semble être l’idée la plus intéressante de l’article : c le sexisme qui est à l’origine de l’attitude gentille de poire.
    C une idée intéressante, parce qu’elle va à l’encontre de l’idée que l’on se fait de la relation amoureuse : trouver quelqu’un de  »bien » pour fonder une famille ou pour faire plaisir à son milieu social d’origine.

  24. bonjour ,

    Bon aprés une lecture intégrale de l’article et de certains des commentaires, une question se pose : Comment passer de Poire à Melon ?
    Je précise : ma gentillesse n’est pas feinte, je ne reproche rien ni a Melon ni a Cerise… J’aime à donner de ma personne, un point c’est tout!
    Aprés maint et maint râteau une évidence s’est imposer a moi, je n’ai plus le courage ni l’envie d’entreprendre une série de séduction que je sais d’avance infructueuse. Du coup, je me laisse porter par la vie, vois mes ami(e)s et me débrouille d’êtres heureux comme je peux! A savoir que je séduit naturellement la gente féminine et me fais aborder fréquemment… seulement mon incompétence et mon manque de confiance en moi fais tout foirer et me rends d’autant plus malheureux!
    je serais curieux de vos réactions et conseille
    Au plaisir de vous lire ….

    Joel

    • Malheureusement le manque de confiance en soi n’est pas un problème qui se règle en 5 minutes :/ c’est un long cheminement. Mais une étape importante est de réaliser que là se situe le problème, à mon avis. Je suis désolée de ne pas pouvoir t’aider plus.

  25. Je n’ai qu’une chose à dire : Merci pour cet article criant de vérité.
    Merci parce que tu mets a jour une vérité que trop de personnes ont tenter de masquer pour tout un tas de raison.
    A force de vouloir être heureux AVEC quelqu’un. On en oublie d’être heureux tout court. Le désir trop puissant d’être en couple au point de croire qu’on ne peut être heureux seul, nous pousse à faire d’énorme erreur. D’accepter ce qui ne l’est pas… du moins pour nous. Bref, de nier ses besoins et ses limites pour rester acceptable aux yeux de l’autre…. et pire de son entourage.
    L’amour ce n’est pas ca, ce n’est pas une dépendance ni une négligence de soi qui à terme nous rend amer.
    J’ai été beaucoup mélange de poire et de cerise (enfin si on la concidere comme se laissant berner par un con) , le mélange peut parraitre appétissant, mais cette dose de mievrerie devient vite ecoeurant pour soi même… et pour les autres qui supporte nos chouineries parce que on est encore tomber sur un con…
    Quant aux melons, ils ne sont bon que quand ils ne sont pas pourris. C’est aussi une question de choix….
    Alors au lieu de victimiser, parce qu on est tout aussi responsable qu’un connard/une salope si on se laisse traiter de la sorte, c’est surtout à nous de réagir pour éviter que la salade soit trop acide….
    Et au pire, parfois une poire ou une cerise toute seule… ce n’est pas forcement un mauvais choix…. tant que le fruit est bon.

  26. Salut ! Je me suis reconnu dans poire j’ai été comme ça aussi mais en moins extrême quand même. Sauf que comme j’aime comprendre le pourquoi du comment je me suis rendu compte de mon erreur, je ne suis pas encore melon parce qu’être avec quelqu’un m’apporte une tendresse que j’apprecie beaucoup et qui peut encore parfois me manquer quand je suis seul.
    Ce qui m’a permis commencer à changer et reprendre confiance en moi c’est d’avoir une vie autonome accomplissante, de perdre du poids (je me suis quand même bien rendu compte qu’un pote mince et musclé plaisait un peu plus que les autres et qu’il en tirait une assurance au du moins une aisance). Aussi un critère physique m’a permis de me différencier de la masse, quand j’ai laissé pousser une trés grosse barbe, je ne l’ai pas fait pour ça, se fût une surprise agréable qui m’a donné un peu plus confiance en moi. Et aussi une trés bonne amie m’a mis le pied à l’étrier pour les rencontres. A partir de là les rencontres se sont multipliées me faisant prendre de l’assurance. Il y a eu des rencontres biens d’autres moins bien, je me suis fait larguer, j’ai largué. Je suis sorti avec des femmes dont j’aurai cru qu’elles me conviendraient puis je me suis rendu compte que non, me permettant parfois de faire la différence entre mes fantasmes et la réalité de ce que je recherche vraiment chez une femme. Je l’ai eu mauvaise des fois où je me suis fais larguer, ayant à chaud du mal à comprendre, c’est naturel on va pas se faire larguer en souriant non plus hein. J’ai toujours pas trouvé une personne qui me convienne et à qui je convienne. Je vois les relations comme deux personnes qui marchent sur le chemin de leur vie (marchent donc des gens actifs) et qui à moment partagent un bout de chemin ensembles mais sans arreter leur vie pour l’autre échange de son amour. Aprés trouver la bonne personne n’est pas facile il y a beaucoup de gens indécis mais à chaque relation on apprend sur soi-même et puis une personne indécise ne l’est plus quand elle a la bonne personne devant elle.

  27. Je pense que beaucoup d’hommes connaissent l’étape Poire, mais je ne serai pas aussi dur que la rédactrice de l’article.

    L’attitude de Poire, ses attentes ne sont pas les bonnes, notamment son système de valeurs, qui le poussent à croire qu’une femme se méritent, qu’elles ont besoin d’être protégés, et que son célibat n’est pas du tout de sa faute.

    Cependant, je tiens a émettre deux bémols. Un « mec bien » et non pas un « Nice Guy= Poire » est également gentil. D’ailleurs, Cerise a Friendzoné Poire, a besoin de lui quand ça va mal, c’est donc un « ami sur qui on peut compter, quelqu’un qu’elle apprécie ». Le problème de Poire, c’est qu’il ne comprend pas que Gentillesse et Désir/Attirance ne sont pas liés, que le premier n’amène pas le désir chez l’autre, mais une appréciation positive, une bonne opinion de cette personne ( Sauf le Nice-Guy forcé, qui est presque une caricature). On peut être gentil et emballer, parce qu’on a d’autres qualités (physique, sex-appeal, charisme, intelligence, talents ect…) qui font que les femmes vont être séduites.

    Le deuxième bémol, c’est de penser que la gentillesse des Poires est intéressée. Lorsqu’elle est liée à un désir inavoué, c’est sans doute le cas, mais n’est pas moins réelle ( Sauf encore une fois lorsque cela est calculé). Le vrai problème des poires c’est la timidité et le manque de confiance en soi. Ils ne montrent pas leur désir, mettent la femme sur un pied d’estale, refusent de se comporter comme les Melons( un homme qui n’a pas leur problème de célibat, si on s’en tient à l’histoire) et tentent de montrer leur intérêt par le seul acte qui ne les met pas en face de leur détresse, la gentillesse, la serviabilité. C’est un problème qui a souvent un retentissement sur d’autres aspects de leur vie, professionnel entre autre.

    Pour conclure, je dirai que ce n’est pas la gentillesse qui leur fait défaut, surtout s’ils le sont vraiment et qu’il s’agit d’une seconde nature chez eux. Une femme préfèrera ( je l’espère, sinon où va le monde) un mec bien plutôt qu’un gros con. Mais la gentillesse n’est qu’un élément de la séduction, et celle-ci ne doit pas être feinte. Si votre gentillesse (homme ou femme) ne suffit pas à séduire l’élu de votre coeur, et qu’un « connard » y arrive, c’est qu’il possède des qualités que vous ne possédaient pas, en dépit de ses défauts apparents (égoïsme, adultère ect…). Et au delà de tout cela, le coeur a ses raisons que la raison ignore, et même si sur le papier vous « valez mieux », il se peut que qui que vous deveniez, quoi que vous fassiez, cette femme qui vous plait tant, ne vous aime jamais.

    C’est aussi vrai pour les femmes. Pour parler crument, vous avez peut-être ignoré les marques d’attention, la gentillesse d’une femme qui ne vous plaisait pas (laide ou autre peu importe), et fini dans les bras d’une  » connasse » qui vous attirait. Si cette « Nice Girl » a échoué, ce n’est pas sa gentillesse qui est en cause. Par contre si elle pense que « par la gentillesse » elle peut avoir n’importe quelle mec, alors c’est une Poire.

    Être « Poire » c’est avoir une vision obtue du monde, un refus d’assumer l’idée qu’on puisse ne pas plaire, une obsession du contrôle, et plus synthétiquement l’absence de remise en question.

    C’était l’opinion d’un mec « timide/maladroit », qui pense être un mec bien, mais qui a su plaire à des femmes quand même. Et lorsque j’étais vraiment trop  » peureux », celles auxquelles je plaisais ont su « me forcer la main ». Je gagnerai à prendre confiance en moi, mais au moins je suis seul responsable de mes malheurs.

  28. Je reviens faire mon mea-culpa après avoir lu tes autres articles. Ce qui n’avait pas été dit dans cet article a été dit et bien dit dans les suivants, donc je n’ai finalement pas de critiques à faire et suis d’accord avec cette définition de Poire.

  29. Vous devriez publier un livre que tous les collégiens devraient lire.
    Vous feriez beaucoup de bien à l’ensemble de la société actuelle.

    J’aurai aimé lire vos 2 derniers paragrahe 15 ans plus tôt.

Les commentaires sont fermés.