Contre le couple

Ca fait un moment que je pense à écrire mon avis sur le couple. On me demande souvent pourquoi je suis contre le couple. Ce n’est pas si simple. A la limite, il faudrait plutôt que ce soit les gens qui m’expliquent pourquoi ils sont pour, et pourquoi ils se mettent en couple. Justifier mon opposition au modèle du couple est compliqué dans la mesure où j’ai plutôt l’impression que ce serait aux autres de justifier l’existence de ce modèle, mais je suis en minorité, il me faudra donc énoncer des évidences oubliées et enfoncer quelques portes ouvertes. 

Par ou commencer? Deux questions me viennent à l’esprit. La première, on me la pose souvent: c’est « est-ce que tu es en couple »? Ce à quoi je réponds habituellement: « bllbblggmfff ». La deuxième, c’est moi qui la pose: « pourquoi tu es en couple? ». Je n’ai jamais eu de réponse satisfaisante. Habituellement, on me répond « bllbblggmfff », « shlugnbvdlf » ou bien encore « PARCE QUE JE SUIS TROP AMOUREUUUUXSE », ce qui revient à peu près au même.

Le couple est une institution sociale

Première chose importante, le couple est une institution sociale. Je ne me permettrais d’ailleurs pas de critiquer le désir, les sentiments de deux personnes l’une pour l’autre, ou quoi que ce soit de personnel. Les transferts de promesses, de bisous et de peluches ne regardent que ceux qui se les échangent.

Le couple, ce n’est pas entièrement personnel. Le couple, ça regarde tout le monde, sinon on n’aurait pas inventé le mariage. D’ailleurs, il faut arrêter de confondre le couple avec le sentiment amoureux. Quand je demande aux gens pourquoi ils sont mariés ou en couple, et qu’ils me répondent « parce qu’on est amoureux », j’estime que ce n’est pas une réponse, mais comme on entre alors dans le domaine privé, j’estime aussi qu’insister serait intrusif et irrespectueux. Pourtant, il n’y a pas besoin d’être amoureux pour être en couple, pas plus qu’il n’y a besoin d’être en couple quand on est amoureux.

Le couple est en fait l’institution sociale de base. C’est l’unité procréatrice au sein de l’organisation de la sociéré; si vous voulez on pourrait également dire que la société est divisée en familles, l’unité de base de la famille étant le couple.

Au sein du couple, il existe des règles, des droits et des devoirs qui n’ont pas été inventées ni décidées par ses protagonistes. Ils les défendront pourtant bec et ongles, comme des preuves de respect et d’amour, et s’y soumettront de la même façon. Ces règles correspondent plus ou moins à des idéaux judéo-chrétien: exclusivité, fidélité, assistance mutuelle, et idéalement les membres du couple devront être toujours l’un sur l’autre, histoire de pouvoir s’entraider plus efficacement… Et se surveiller mutuellement.

Le couple est obligatoire

Aussitôt que deux personnes sont amoureuses, elles se mettent automatiquement en couple. Généralement, les gens ont également tendance à se mettre en couple simplement parce qu’ils se fréquentent, ou parce qu’ils ont couché ensemble. La plupart des personnes de mon entourage vont se mettre en couple aussitôt qu’ils ont couché avec quelqu’un et qu’ils ressentent une certaine tendresse pour cette personne. Mais bien souvent, l’un ou l’autre critère suffit. Arrivent alors les règles, droits et devoirs propres au couple: se voir souvent, penser aux anniversaires, faire des choses ensemble, coucher ensemble (du désir… au devoir conjugal), ne pas trop fréquenter des gens de sexe opposé(1), ne pas coucher avec d’autres personnes évidemment mais aussi, plus largement, il peut être très mal perçu de boire un verre ou de sortir au restaurant avec quelqu’un d’autre, et il devient normal de rendre des comptes en règle général, de dire où l’on était, avec qui on était, ce qu’on a fait, à quel heure on rentrera, etc. Il devient souvent obligatoire également d’accompagner l’autre à des soirées, repas de familles, ou autres endroits où l’on a pas forcément envie d’être.

Le couple est obligatoire de deux points de vue: d’abord parce qu’il va automatiquement débouler dans la vie de deux personnes qui se fréquentent, avec ses règles et ses devoirs. Mais également parce qu’il va s’imposer dans la vie de tout un chacun. Le monde est divisé en deux camps: les célibataires et les casés. Les célibataires auront pour objectif de se trouver un mec ou une meuf afin de passer dans le camp des casés. Etre enfin en couple: le modèle de bonheur imposé à tous.

couple jeune

Ne le lache surtout pas ! Il pourrait s'enfuir.

Le couple est une institution patriarcale

En plus d’obéir à des règles extérieures à leur relation (mais qui en font partie intégrante aussitôt que le couple est officiel), le couple hétérosexuel va se heurter au problème de la culture des genres. Le couple idéal enseigné aux filles n’est pas le même que celui enseigné aux garçons. D’ailleurs, les femmes s’intéressent davantage au couple que les hommes. On leur apprend à chercher la stabilité, la sécurité, et à ne chercher l’épanouissement qu’au travers d’un homme, et/ou dans le dévouement aux enfants. Cherchons la sécurité, les filles: de toutes façons, la liberté, c’est un truc de mec. Et puis nous les femmes, on peut pas vivre heureuses sans un Homme…

La femme cherche donc celui avec qui elle pourra construire une relation sérieuse, l’homme à travers qui elle trouvera le bonheur. L’homme, lui, cherche une femme pour satisfaire ses besoins sexuels, affectifs, et même encore de nos jours, pour assurer divers services domestiques(2).

Les différences culturelles entre les hommes et les femmes sont à l’origine d’une grande partie des problèmes du couple (une autre grande partie est due au simple fait de faire intervenir des règles extérieures dans une relation humaine). Du style: il a oublié notre anniversaire de mariage…

Un mot sur le devoir conjugal. L’existence même du couple implique que chaque membre du couple « doive » des relations sexuelles à l’autre. Quand c’est la femme qui a envie, elle est « juste » frustrée et en veut à son partenaire. Quand c’est l’homme… Elle a juste à faire l’étoile de mer. C’est ce qu’on appelle le devoir conjugal et c’est normal. On peut aussi appeler ça le viol conjugal ordinaire. C’est une question de point de vue.

Un dernier mot sur la possessivité, j’en reparlerai peut-être plus longuement. Pour faire vite, je considère que c’est simplement détestable et que personne ne devrait avoir à accepter ça. On l’accepte parce que c’est normal, tout comme le devoir conjugal, mais il faut bien dire qu’au petit jeu de l’exclusivité, ce sont encore les femmes les perdantes. Dans un couple hétérosexuel, c’est surtout l’une qui appartient à l’autre. Les hommes auront beaucoup moins de mal à se faire pardonner leurs infidélités. Après tout, ce ne sont que des hommes.

Le couple est aliénant et à l’origine de comportements égoïstes et destructeurs

« Je cherche un copain » ou « je cherche une copine » sont des phrases qui m’ont toujours fait froid dans le dos. Parce que la personne qui cherche un copain ou une copine, c’est quelqu’un qui cherche à combler un vide dans son existence, une lacune (la société lui a bien fait comprendre qu’on n’est heureux qu’en couple). Mais ce désir n’a rien à voir avec les personnes qu’elle rencontrera. Je trouve cela affreusement égoïste, c’est comme dire « j’ai besoin d’un cheval » quand on veut aller quelque part en cheval. Ca n’a rien à voir avec l’animal, ce qu’il est, ce qu’il souhaite. Le cheval que vous rencontrerez n’aura sans doute pas envie que quelqu’un monte sur son dos et d’aller d’un point A à un point B parce que c’est là que ce quelqu’un veut aller. Mais on s’en fout, c’est un moyen de transport.

Hé bien « je cherche un copain / une copine » c’est pareil. Etre en couple, c’est s’utiliser mutuellement. Chercher à l’être, c’est comme chercher un cheval pour aller à où on veut aller. Un gars qui cherche une copine, il va me considérer comme une candidate, une petite copine potentielle, pour combler SES vides, pour atteindre SON bonheur. Bien souvent, les gens qui cherchent un copain ou une copine n’ont que faire des désirs, des attentes, des rêves et des espoirs de la personne qui se trouve en face d’eux: tout ce qui les intéresse, c’est de savoir si cette personne correspond à LEURS souhaits, désirs, rêves et espoirs. Si c’est le cas, ils feront tout pour correspondre à ce qu’ils pensent que cette personne cherche, déploieront au besoin les stratégies les plus abjectes pour ferrer le poisson.

Quand aux gens déjà en couple, ils se permettent le summum de l’égoïsme: la possessivité, restreindre la liberté de l’autre, la jalousie. Tout le monde peut être jaloux: d’un ami, d’un parent… Mais on demande rarement aux gens de prendre en compte cette jalousie et de restreindre sa liberté pour nous convenir. On demande pas à un ami de ne pas fréquenter d’autres amis. On exige pas d’un ami, d’un cousin ou d’une tante de renoncer à sa carrière trop chronophage ou à un voyage sous les tropiques, juste pour rester près de nous. On peut être triste quand les gens qu’on aime s’en vont, mais on se permet rarement d’exiger d’eux qu’ils restent contre leur propre bonheur, et si on le fait, ça parait très égoïste et puéril. Dans un couple, c’est normal. De même que c’est normal d’empêcher sa chère et tendre moitié de voir certaines personnes. De même que c’est normal de venir « marquer son territoire » ou d’empêcher ou de gêner les activités sociales extérieures au couple: tu discutes avec quelqu’un, et son copain ou sa copine vient vous interrompre pour lui rouler une grosse pelle. Ne dis rien, c’est normal. « Pas touche, c’est le mien ». Si le copain ou la copine refuse le baiser, c’est un motif légitime de scène de ménage. Pourtant, je ne vois pas pourquoi on devrait accepter que quelqu’un nous embrasse aussitôt qu’il le souhaite sous prétexte qu’on est en couple: jusqu’à preuve du contraire, s’embrasser, ça se fait à deux.

Peut-on encore vivre sans couple?

Revenons sur la fameuse question « Tu as un copain »? ou: « Tu es en couple »? à laquelle je ne sais pas répondre. C’est que celui qui la pose ne veut pas vraiment s’intéresser à ma vie privée ou publique, il veut simplement savoir si je suis disponible pour coucher avec lui ou pour être sa petite copine. Si je réponds « non », ça veut dire que je suis disponible pour ce genre de conneries, ce qui est hors de question. Si je réponds « oui », ça veut dire que non merci, j’ai déjà un propriétaire. Et il va se fâcher tout rouge si tu empiètes sur ses plates-bandes.

Je n’aime pas dire que j’ai un copain. Ca m’enferme dans le rôle infâme de « petite copine ». J’aime quelqu’un et quelqu’un m’aime, ça n’a rien de social, rien de public, je ne devrais même pas en parler ici. Pourtant j’en parle, parce que les gens pensent que nous sommes en couple. Ca donne des quiproquos sympathiques. Mieux vaut en rire…

Dernière chose, j’entends au grand galop venir le cliché « elle a été malheureuse en couple alors elle est contre le couple ». (ben oui, et si elle est féministe, c’est qu’elle est mal baisée). J’ai été heureuse en couple normal, j’ai été heureuse en couple libre (oxymore!) , j’ai été heureuse seule, aussi. Je crois que pour être heureux, il faut surtout ne pas compter sur des choses futiles. Etre en couple en est une. Si vous êtes en couple, c’est votre choix, mais si vous prenez mal cet article, posez-vous des questions.

 

 

 

(1)Je parle ici du couple hétérosexuel, mais je connais trop peu de couples homosexuels pour en tirer des conclusions.

(2) Je grossis un peu le trait, volontairement. Mais je ne veux pas dire que les hommes n’ont jamais besoin de stabilité ou que les femmes n’ont jamais besoin de sexe. Heureusement, l’aliénation a ses limites.

241 réflexions au sujet de « Contre le couple »

  1. D’un côté, je suis d’accord avec 99% de l’article, moi qui ne me conçois qu’en couple et qui n’ai quasiment pas été célibataire au cours des dix dernières années. Effectivement, l’auteur énonce beaucoup d’évidences et enfonce pas mal de portes ouvertes (je ne m’en plains pas : elle a prévenu) et c’est difficile de ne pas être d’accord avec des faits. Je trouve que globalement le point de vue énoncé est respectable, mais je dois avouer qu’entre les lignes, on sent un ÉNORME besoin de liberté et d’indépendance, que je n’hésiterai pas à qualifier d’excessif, et ça ne me paraît pas vraiment sain. Si c’est effectivement un besoin, ça me paraît limite pathologique, et si ce n’est qu’une envie, cela me paraît drôlement puéril.
    Bref : refuser d’être en couple, pourquoi pas, mais j’ai bien l’impression que l’auteur ne le fait pas pour de bonnes raisons…

    • Un énorme besoin d’integrité, de remise en question et de déconstruction des schémas imposés, c’est plutôt sain.

      Un « besoin de liberté pathologique » ? Comment ça marche un truc pareil, sérieux ? Et cela peut-il vraiment aller de pair avec des rêgles de vies contraignantes et choisies, comme dans le cas de l’elfe ?
      « besoin de liberté », on peut dire aussi « insoumission à l’ordre établi », non ? Et ça c’est malsain ..?

      • Non mais tout dépend. On me signale régulièrement que je suis malade, surtout quand je vais bien. Si, comme fouinecurieuse (alias nicart) dans le topic sur la vraie fille féminine, on entend par « pathologique » non pas « qui génère des souffrances » mais « pas normal / trop éloigné de la norme sociale » alors oui, je suis malade. C’est fou le nombre de gens qui veulent soigner mes diverses maladies ! Heureusement, je les emmerde, ce qui en constitue une de plus…

        Ceux qui sont normaux, c’est ceux qui ne supportent pas d’entendre parler des ex de leur partenaire, ceux qui fouillent les téléphones pour savoir s’ils sont « trompés », ceux qui font des scènes de ménage pour un verre bu en compagnie d’un-e autre, celles qui au bout d’une semaine de célibat se voient déjà mourir vieilles filles avec des chats, et j’en passe. Eux, ils ne sont pas malades.

        • « Ceux qui sont normaux, c’est ceux qui ne supportent pas d’entendre parler des ex de leur partenaire, ceux qui fouillent les téléphones pour savoir s’ils sont « trompés », ceux qui font des scènes de ménage pour un verre bu en compagnie d’un-e autre, celles qui au bout d’une semaine de célibat se voient déjà mourir vieilles filles avec des chats, et j’en passe. Eux, ils ne sont pas malades. » ce n’est pas parce que des gens vont dire que c’est toi la malade qu’il faut mettre tous ceux qui sont comme tu le cites là , des malades . personnellement je ne me trouve pas malade d’aimer un seul partenaire et de désirer le garder pour moi ( si il veut bien , dans le cas contraire je ne le retiens pas il peut dégager ^^ ) une relation c’est difficile à construire et à maintenir , mais si on est pas comme toi on fait quoi au juste ? on doit se sentir mal ? se suicider ? laissons un peu les gens s’aimer comme ils veulent , à deux ou à plusieurs ( et à plusieurs ça devient la mode , il y a les échangistes de base et les nouveaux échangistes qui font plus style amateurs pornos qu’autre chose ), il y a déjà bien assez de foutoir comme ça dehors .

          • Mag, je disais ça parce que ça remet un peu en question les normes. C’est normal d’être jaloux (alors que de ne pas l’être du tout, ça n’est pas normal). Je ne souhaite pas stigmatiser les gens qui sont jaloux. Seulement, je pense que ça les rend malheureux. Je n’ai pas de jugements à porter sur la vie des autres. J’essaie seulement de faire réfléchir :) Je ne pense pas que tu doives te sentir mal, je pense que la possessivité est un problème, que si quelqu’un t’aime il sera là pour toi, et que s’il ou elle ne t’aime pas, tant pis.

        • Chère Elfe, ne t’en fais pas. A la TV, un journaliste après m’avoir entendu parler s’est tourné vers le psy de service: « Docteur, cette femme est-elle normale? » Heureusement, le psy a souri et répondu: « Je pense qu’elle est certainement hors-normes, mais me paraît tout à fait normale. » « Je suis comme ça, et alors? » est une bonne devise pour vivre heureux et libre :)

        • Magnifique article! :D et de belles réponses pour des commentaires intéressants! C’est marrant de voir comment les gens réagissent a te voir « refuser d’être en couple » alors que… à la base …c’est purement social non? On nous impose pas d’être en couple à la naissance!Paradoxalement , je me retrouve également souvent en couple, mais souvent aussi dans un tas de problèmes relationnels, je pense que l’importance qu’on accorde au couple brouille souvent notre perception de la possession et de la passion,plus clairement, je me vois constamment en couple,mais finalement j’ai du mal à voir ça comme un modèle de base, je pense que le couple devrait couler de source ou ne pas avoir de raison d’être.Bref, un article et une réflexion nécessaires!Bravo :P

        • Salut ma grande,

          J adore tes coms et tes réflexions qui dérangent plus d’un!!! Je vois ou tu veux en venir….

          Comme le dis un diction:
          « Nous venons sur terre seul et nous mourrons seul »

          De ce dicton, je dirais plutot quel est le but de notre vie?…aider son prochain, fonder une famille; leguer un bien ou un savoir!

          Cette vie est déjà éphémère et la notion de couple et de mariage est totalement dérisoire et vomitif…

          Alors que l espèce humaine, égoïste dans ses bassesses d-hypocrisie, d’appartenance, de guerre, de violence…se focalise sur l amour et le mariage pour donner un sens a leur vie!

          Abjecte!

          Mon état d esprit, célibat et dans l action perpétuel pour changer ce monde, ouvrir les conscience sur une notion bien plus importante…

          La cohésion de l’homme et de la nature

          Je me catégorise ni en poire, ni en melon…je suis un habitant de cette planète qui assouvie sa vie par des rencontres multiples a la quête d esprit éveille comme toi!

          Et tu n es pas folle, juste dote de sourdouance et je te garantie des ennemies tu vas en faire…

          Ciao

          • Je comprend pas du tout ton commentaire. Je vois pas en quoi être couple le couple implique d’être contre la famille, le relationnel, la procréation, l’amour ou quoi que ce soit… Je me demande si tu as lu l’article…

    • Et quelles bonnes raisons y a-t-il de vouloir rester célibataire ? D’ailleurs, j’ai aussi envie de demander qui êtes-vous pour vous permettre de juger quelles raisons sont « bonnes » ou pas ?

      Et puis décréter ainsi qu’un besoin d’indépendance et de liberté peuvent être « excessif » et « limite pathologique », ça me semble être « excessif », pour ne pas dire arrogant.

    • Bonjour! Personnellement je ne crois pas que le besoin de liberté ou d’indépendance est un problème. J’ai une vision un peu semblable de celle-ci, mais je vis bien avec. Ce n’est pas un BESOIN de liberté, mais plutôt un choix que l’on a pris et qui nous tient à cœur. Pour moi, ma liberté est importante, cela fait partie de mes valeurs. Un peu comme quelqu’un qui aura envie d’avoir un enfant. On a toujours le choix: Il poura toujours changer d’avis, par exemple s’il veut vivre avec une personne qui n’en veut pas, il sera peut-être prêt à sacrifier cette valeur, ou pas. Il faut alors penser à ceci: Est-ce que j’aime assez cette personne, plus que mon envie d’avoir des enfants? Est-ce que je préfère elle plutôt que mon futur enfant?

      C’est le même principe avec l’amour sans contrainte, sans ce genre de  »contrat » que l’on se donne lorsque l’on se retrouve en couple. Suis-je prêt à laisser ma liberté de côté? À vivre avec cette personne, me donner à celle-ci? (et pleins d’autres questions….)

      J’aimes présentement une personne de tout mon coeur mais nous ne sommes pas en couple. Pourtant, on s’aime depuis un an.. L’amour est un sentiment personnel, et ne regarde que chacun de nous. Il est différent pour chacun et ainsi, le couple traditionnel ne fonctionne pas pour chacun !

      Il n’y a pas toujours un mot à tout.
      Au fond, ces mots:  »couple libre »  »couple polygame »  »couple traditionnel » quand on y pense, désigne surtout les règles de la relation. On ne parle pas dutout du sentiment !! Puisque polygame signifit pouvoir sortir avec deux personnes, couple libre signifit pouvoir aller voir ailleurs sexuellement… quand on se dit en couple, on se  »donne » à l’autre personne.

      C’est peut-être un peu pour ça que certains ne se sentent pas bien avec ces mots. La société (c-a-d nous) a tenté de donner un nom à quelque chose qui a tellement de nuance ! C’est certain que lorsque l’on vit avec une personne, il y a des règles que l’on se donne ensemble pour le respect, simplement. Mais cela s’applique aussi pour les amis, la famille, etc… et c’est différent pour chacun.

  2. Ce que tu dis sonne juste, mais il ne prend en compte que les personnes superficielles, non?^^ J’ai toujours eu comme toi du mal avec les termes « c’est mon copain » ou autre, et je n’ai jamais pu qualifier ainsi la vie que je partage avec JP. C’était mon meilleur ami d’enfance, ça l’est toujours, sauf qu’aujourd’hui on a en plus un rapprochement sexuel, deux enfants, et une fidélité non pas par obligation mais parce qu’on a une amitié qu’on a jms rencontré ailleurs, du respect/de la loyauté l’un pour l’autre et qu’on n’aime pas faire ou dire des choses dans le dos de l’autre. Le sexe est un détail entre nous. (un détail croustillant^^, mais non aliénant) Pour moi avoir un couple libre c’est accepter l’autre tel qu’il est (avec ses crises, son bordel, etc etc) et arrêter de vouloir qu’il soit comme ON voudrait qu’il soit.
    Merci pour ton partage :-) vivement le prochain!

    • Si tu appelles « couple » le fait de vivre ensemble avec un sentiment amour partagé, je pense que ça ne rentre pas dans le cadre de ce que définis cet article. Mais je ne sais pas si c’est une question de superficialité. Je pense que beaucoup de gens ne savent pas être heureux seuls ou même avec quelqu’un parce que rien ni personne ne colle à ce qu’on leur a vendu comme vision du couple. J’irais même jusqu’à dire que pour vivre une belle histoire avec quelqu’un, il faut se détacher de cette idée de couple.

      • Oui tout à fait! Pour aller plus loin, j’ai beaucoup travaillé sur le développement du cerveau pendant l’enfance, et ce qu’il ressort c’est que notre société ultra-patriarcale et méprisante vis à vis des femmes et (pire) des enfants a créé une sorte d’abîme affectif qu’en grandissant on ne parvient pas à combler et qui crée toute sortes de dépressions, possessivités, agressivité, mauvaise gestion des émotions… D’où le fait que je milite bcp contre notre société séparatrice parents/enfants, et pour le parentage proximal, qui correspond aux besoins physiologiques du corps humain: si besoins biologiques = satisfaits, alors équilibre psychologique = préservé jusqu’à l’âge adulte. C’est ce que l’on constate dans toute les sociétés respectant les besoins des bébés et enfants. (de passionnant sujet d’étude pour remettre en question la société: pourquoi l’enfant devrait-il faire chambre/lit à part de ses parents? Pourquoi appelle-t-on cruauté le fait de tapper un animal ou une femme, et éducation le fait de tapper un enfant? Etc etc)

        • Je suis entièrement d’accord. Je trouve très bizarre cette obsession qu’ont les gens de faire dormir les nourrissons dans une chambre à part, comme s’il fallait « éduquer » un bébé de deux jours, comme si le fait de dormir avec ton enfant allait faire en sorte qu’il soit encore dans ton pieu à l’âge de 35 ans… Encore de nos jours, pour beaucoup de gens, taper une femme est normal (si c’est la tienne), taper ton chien ou ton enfant c’est normal, mais taper un homme, c’est une agression.

          • « Encore de nos jours, pour beaucoup de gens, taper une femme est normal (si c’est la tienne) »

            Heu je sais pas dans quel pays tu vis, mais en France c’est interdit par la loi. Maintenant si c’est pour débattre de ce que pensent les gens, à vrai dire on s’en fout un peu. Y en a bien qui croient que les extraterrestres sont parmi nous, on va pas changer notre vie ou penser différemment pour autant.

      • Qu’est-ce que tu entends par « couple » dans le sens de l’article ? Parce-que perso le fait de « vivre ensemble avec un sentiment d’amour partagé » définie tout à fait mon « couple ».
        En tout cas l’article est intéressant et fait réfléchir. Du coup je me demande ce qu’est censé être un couple « traditionnel », j’en ai aucune idée. On m’a toujours dit qu’il était « normal » de se disputer, s’engueuler et j’ai toujours trouvé ça ahurissant (mais ça tient peut-être du fait que je me suis jamais engueulé avec qui que ce soit dans ma vie, alors LA personne que j’aime, encore moins évidemment ^^)
        Ah oui encore une chose, qu’est-ce que t’entends par futile, à la fin de ton article ? Parce-que là ça sonne un peu comme « vous êtes en couple ? lol sooo superficiel » :)

      • Je trouve ton article intéressant, mais ta manière de le définir ici encore mieux… Pas évident d’argumenter contre tout ceci sans tomber dans la facilité…je ne suis pas d’accord avec tout, certains traits m’ont parut trop clichés, mais ton explication dans le commentaire ici relativise un peu ton article. En fait j’ai l’impression ici qu’il est possible de mélanger deux choses: le refus de se soumettre aux règles sociales qui veulent que tu sois en couple, que si tu n’es pas en couple tu n’es pas heureux … et le fait d’avoir du mal à s’engager…pour moi refuser de répondre à quelqu’un (même à un lourdeau en soirée) si l’on est ou non en couple, cela relève du manque d’honnêteté. pas envers la personne qui pose la question, ça on s’en fiche j’ai presque envie de dire, non envers soi-même ou envers la personne avec qui on partage des moments, on échange. Dire que tu as un copain t’enferme dans le rôle infâme de petite copine … en fait on peut voir l’inverse et son contraire dans chaque chose (dire que tu as un copain fait de toi une personne qui a la propriété d’une autre « j’AI un copain »)… je crois que le couple est avant tout une question de respect mutuel, hors conception sociale, hors tout. Ce n’est pas parce qu’on va suivre des schéma pré-établis en société que seuls chez soi on va continuer à se comporter de la même manière.
        Bref, ne peut-on pas vivre en couple ou non si l’on a envie tout simplement ? Sans le réfléchir, sans forcément toujours tout « cérébraliser » à l’extrême ?

        • Je ne crois pas que suivre des schémas pré-établis soit tout à fait compatible avec la liberté individuelle, même si on se comporte différemment quand on est « hors » de la société. D’ailleurs, est-on bien hors de la société quand on est avec son conjoint? Pas si on laisse à la société le soin de définir le couple, de dire ce qu’est pour nous cette relation avec cette personne-là.
          Mais je suis d’accord que refuser les normes sociales peut être très difficile, qu’au bout d’un moment il est plus confortable de se conformer, et même qu’il y a généralement une limite au-delà de laquelle il peut être nécessaire de se conformer (comme par exemple, s’insérer dans le « monde du travail » pour avoir le droit de manger, et toute la prostitution qui peut en découler). Mais il y a aussi une limite dans l’autre sens: jusqu’où est-ce que je dois permettre à la société de dicter ce que je dois être et comment je dois me comporter? Et si on ne se pose pas cette question, ça va très loin, beaucoup trop loin. La société te dit quand te marier, comment séduire, quand faire des enfants et comment les aimer. Elle s’incruste dans les détails les plus intimes de ton existence. Beaucoup de gens (combien?) font l’amour d’une façon qu’ils ont appris de la société (l’homme doit faire ceci, la femme doit faire cela…).
          Refuser le couple (tel que défini socialement) peut être une façon de dire: ok, j’accepte de vivre dans cette société, mais il y a des choses qu’elle ne me dira pas comment faire, des choses qui n’appartiennent qu’à moi. Des choses que JE décide. Et tout ce qui relève de l’intimité doit impérativement faire l’objet d’une telle réflexion, dans la mesure où cela permet de s’approprier son intimité, donc d’être, de devenir ou de rester soi. Il ne s’agit pas de cérébraliser ou d’intellectualiser, il s’agit de décider pour soi-même.

          • Bonjour, (oui, je viens de faire un déterrage de topic qui frise avec la nécromancie)

            Je trouve l’ensemble de l’article très intéressant, même si je ne suis globalement pas d’accord (enfin, les points de désaccord ont été très relativisés dans les commentaires). Personnellement, dans le fait d’être en couple, ce qui me pose le plus soucis c’est effectivement la dénomination nécessairement possessive… difficile de trouver et de maintenir des alternatives au « j’ai une copine/un copain » « ma petite amie/mon petit ami » etc.

            Enfin bref, ce sur quoi je voulais revenir, qui m’a titillé dans l’article et dans ce dernier commentaire concerne plutôt la sociologie.

            J’ai l’impression que pour vous, une norme sociale est nécessairement coercitive et un empêchement à la liberté individuelle. Or, comme socio-anthropologue, je ne peux qu’être en désaccord. Une norme sociale peut être tout cela, mais elle ne l’est pas nécessairement. Et surtout, quoi qu’on en dise, il nous est impossible de vivre sans norme sociale, parce que c’est propre à notre espèce (enfin, pas qu’à la notre, à beaucoup plus qu’on ne le pense je dirais même, mais passons).

            J’ajouterais aussi qu’une norme sociale n’est pas une institution deus ex machina. Non, une norme sociale est une construction permanente dans la façon dont les acteurs la mobilisent dans l’interaction (enfin, tout du moins, c’est ainsi que le voient beaucoup de courant sociologique) sous entendu, c’est un espace d’enjeu de définition et de redéfinition. Et c’est un peu le soucis que j’ai avec cet article, c’est qu’il mêle pêle-mêle une vision du couple d’aujourd’hui, et une vision un peu datée et que beaucoup aujourd’hui ne suivraient plus, voir renieraient (par exemple le devoir conjugal est pour beaucoup de couple que je connais hors de propos, tout comme l’idée du sexe dû car on est en couple). Pour le reste, je dirais que c’est en cours de changement pour pas mal d’autre point (du moins, je l’espère) concernant par exemple le fait que l’homme est plus facilement pardonné s’il trompe l’autre dans le couple… c’est moins le cas qu’avant (même si hélas, ça reste une conception majoritaire que « les hommes sont comme ça »), de même petit à petit, plus d’homme sont près à pardonner une « escapade » de la femme avec qui ils vivent.

            Par contre, je suis tout à fait d’accord sur un point, il y a une vrai démarche coercitive dans l’obligation à être en couple pour trouver son bonheur, mais je mettrais plus ça dans le lien à la symbolique sociale qu’à la norme. Et une fois encore, ça se construit dans les interactions sociales, parce que la question de ce statut (tout comme celle du travail) revient très souvent. Mais étendre ça à tout le couple, qui relève plus d’un mélange très varié de discours, d’échange concret, d’interaction et de symboliques, parfois antagonistes, et de caser tout ça comme UNE norme sociale coercitive et destructrice de liberté me semble un brin excessif.

          • Le devoir conjugal n’est en aucun cas hors de propos. C’est un problème récurrent de voir des évolutions là où il n’y en a pas. Pour TOUTES les femmes avec qui j’ai discuté (et ça fait beaucoup), AUCUNE n’estime que c’est possible de ne pas coucher du tout dans le couple. Le discours le plus courant c’est: oui, bon ok, faut pas se forcer, mais quand même, au bout d’un moment, il faut faire un effort…
            Quant à nier que les normes sociales exercent une pression sur les individus, je trouve ça totalement bizarre en fait. Comment peut-on juste affirmer que les normes sociales n’exercent pas de pression sur les gens?
            « quand est-ce que tu fais des enfants? » question couramment posée aux gens qui ne veulent pas d’enfants.
            « alors, quand est-ce que tu nous présentes une copine? » question fréquemment posée aux jeunes garçons homosexuels et aussi aux asexuels.
            « tu cherches du travail dans quoi? » question fréquemment posée aux gens qui ne cherchent pas de travail.
            Etc, etc… On pourrait trouver des centaines d’autres exemples… Et encore là je parle des questions, pas des jugements et préjugés qui accompagnent ces façons d’être ou ces choix de vie. Et ils sont nombreux.

    • Le couple de base tel qu’il est socialement décrit et admis dans votre article, sert tout simplement à établir un socle pour accueillir des enfants. C’est si compliqué que ça à comprendre ? Après, ceux qui maltraitent ou acceptent d’être maltraités en oubliant que le fondement de tout amour c’est le respect, ça les regarde, non ? Vivre au quotidien avec quelqu’un qu’on aime et qui nous aime en retour, ça demande des efforts et des compromis, comme dans les relations familiales, professionnelles et autres. Le couple n’est pas forcément une aliénation, c’est juste un mot qui veut dire qu’on a envie de partager des choses ensemble et qu’on a des sentiments. Est-ce si grave ?

      • C’est vrai que les couples sans enfants ça n’existe pas, merci pour eux.
        Et puis « avoir envie de partager des choses ensemble » est l’exact synonyme de « être un socle pour accueillir des enfants » c’est bien connu
        Pour la cohérence, on repassera…

  3. On a un vrais problème nous les humains.
    Il nous faut a peut-près 15 pour être indépendant, physiquement.
    Et 25 ans pour être indépendant culturellement.
    Dans l’intervalle, nôtre simple survit coûte chère à nos parents.

    Quand un « couple » d’un soir engendre un gamin, la future mère l’aurais mauvaise si le futur père la largué dans cette état.
    Du coup onn forme un couple, pour assurer l’éducation et le financement.
    25 ans après a force de vivre ensemble on a eu le temps de pondre 2 autres gamin, pour s’occuper.
    40 ans après quand le dernier et en train de faire la même connerie avec une partenaire.
    On approche les 60 ans et on a pris l’habitude de vivre ensemble.
    Cette habitude on là également transmise à nos enfants, par la force des choses.

    Alors y’a surement moyen de faire autrement mais nôtre culture ne nous permet encore que ce schéma.

      • toujours très à propos et spirituels tes comm’s Armand… (avec énormément de retard en fait ! j’espère qu’Armand s’est décidé à quitter cette « terre de larmes » pour un au-delà radieux)

    • Le processus que tu décris est un processus culturel.
      Nous pouvons être indépendant plus tôt, et en même temps, un être humain seul ne sera jamais indépendant. D’ou le fait que l’être humain vit toujours au minimum dans des groupes composés d’une vingtaine de personne.

      • Je ne pense pas que ce soit culturel, il y a une nécessité biologique à la base. La culture ne fait qu’entériner ce fait. Quand à l’humain qui ne serait jamais indépendant, tout dépend du sens que tu donnes à ce mot. Si pour toi être dépendant signifie auto-suffisant, alors personne ne l’est. Mais si ça veut dire pouvoir participer à une forme de production qu’on pourra échanger contre d’autres dans le but de satisfaire nos besoins, alors on peut considérer qu’on l’est à partir du moment où on a terminé ses études.

  4. Sacraliser la liberté, c’est sacralisé le nomadisme, nous sommes dans une société sédentaire avec de nombreux codes du vivre-ensemble (le couple est aussi une construction égalitaire, pour éviter la polarisation des partenaires sur un individu dominateur). Que ce soit possible individuellement dans une société décomposée ou plus « socialement » dans des sociétés auto-gérées fermées construire sur un socle moral d’entraide je veux bien le croire. Dans une société plus ouverte par contre, on ne me fera pas dire que ce soit le paradis et qu’il n y ait pas un pendant sombre (misère sexuelle, violence symbolique dans le choix du partenaire, maladies, inégalité, etc.)

    Je pense que mademoiselle devrait vraiment arrêter de faire la maligne à déconstruire pour déconstruire. Le sujet manque cruellement du « pourquoi déconstruire » et surtout du « comment reconstruire ». Qu’est ce que la destruction du couple apporterait à l’individu et à la société ? Comment refonder le pacte sociale sur cette structure nouvelle ? Oui ça peut être pensé, on peut sortir de la doxa mais c’est à faire proprement, par pour flatter son petit ego de différence.

    Mademoiselle, n’essayez pas de faire le monde à votre image, vous n’êtes pas fait pour cette société (vous êtes « socialement malade »). La solution la plus raisonnable serait je pense de la quitter ou d’accepter ses pilliers et combattre ses dérives (le combat végan est socialement compatible avec la société heleno-judeo-latino-berbero-européenne par exemple).

      • Mademoiselle trouve ton avis tout sauf intéressant. Mademoiselle est débectée par les pauvres bitards mâles blancs et hétérosexuels qui usent et abusent du terme « mademoiselle » pour reprendre de l’aplomb et de l’assurance dans un débat quand ils ne se sentent pas en position de dominance. En gros, mademoiselle te pisse à la raie, et si t’es pas content, c’est la même chose.

    • Quel ton méprisant dans ce commentaire ? Et Monseigneur s’étonne de recevoir une réponse « agressive » de la part de sa condescendante personne ! C’est incroyable !

      Bref !

      « le couple est aussi une construction égalitaire, pour éviter la polarisation des partenaires sur un individu dominateur ».
      Et dans quel monde ça se passe comme ça ? N’est-ce pas justement le couple qui constitue un socle inégalitaire dans les relations homme-femme ? Faut quand même regarder comment ça se passe justement dans cette pseudo « construction égalitaire » qu’est le couple : irrespects en tout genre, brutalités voire violence caractérisée, mensonges et tromperies, possessivité (faudra m’expliquer l’aspect égalitaire de la jalousie et de la possession du corps de l’autre) et j’en passe et des meilleurs.

      Alors que l’on se sente ma à l’aise face à une remise en question de l’institution « couple », c’est compréhensible, mais que l’on en vienne à recourir à la méprisante attaque ad hominem et aux petites airs supérieurs de celui qui a tout vu, tout entendu et qui peut se permettre de donner des leçons au monde entier à coup de « Mademoiselle ferait mieux de… ».

      Politesse mon cul…

      • Je suis désolée, mais Pit (alias Aaron alias Neoxys alias Laurent Cardon) ne pourra pas te répondre, il est atteint d’une cacatophagophonie aigüe avec majusculite aggravée. Ca s’attrape quand on se croit au bistrot sur mon blog, qu’on se comporte de façon méprisante et insupportable et qu’on raconte un certain nombre de conneries monumentales. C’est vrai que c’est moche comme maladie, mais franchement, il est beaucoup plus intéressant et constructif comme ça.

          • Ca pourrait guérir s’il changeait de comportement, mais je crains que cela ne soit pas possible. Ca fait plus de 10 ans qu’ils me court après de blogs en forums pour me troller. Pour le reste, pas d’inquiétude, la maladie ne se déclare que quand ton discours devient moins intéressant que de raconter en majuscule à quel point tu aimes manger des selles. Y en a bien un ou deux ici qui montrent les premiers symptômes, mais ils n’en sont pas encore arrivés à ce point.

          • Je demande de pouvoir répondre à Emy et de ne pas me faire effacer mes JE MANGE DU CACA MIAM LE CACA C’EST BON

          • on s’en fou que t’étais à la plage, ce loisir socialement acceptable pour toi qui consiste à ne rien faire et s’en vanter. Tu ferais mieux de faire fonctionner ton cerveau ou de le réparer.

    • « Sacraliser la liberté, c’est sacraliser le nomadisme, nous sommes dans une société sédentaire avec de nombreux codes du vivre-ensemble ».
      C’est bien vrai, que les nomades, y en a pas dans not’ pays.
      Ah ben si, en fait, y en a, mais ils n’ont pas de codes du vivre-ensemble, c’est rien que des voleurs de poules, z’ont pas de culture ni d’éducation à la politesse.
      Ah tiens, mince alors, beh si ils ont une culture et des codes du vivre-ensemble, in-crôa-yable !!! Mais bon, dans leur culture de gitans sauvages, le couple, le mariage, tout ça, ça existe pas, parce que le couple, c’est un truc de sédentaires. Eux ils sont libres, sauvages et sans règles, parce que ce sont des nomades.
      CQFD

  5. Pit nous dit donc que refuser le couple est quelque chose qui consisterait à refuser la société, mais en fait la société ne serait-elle pas elle-même trop intrusive? Car comme le dit si bien l’article ci-dessus, le refus du couple ne met en danger la société que dans un cadre nataliste et patriarcal. En dehors de cela, le fait d’être en « union libre » ou « célibataire » ou « polyamoureux » ne nuit à personne.

  6. Etant une assidue de ton blog, j’attendais cet article avec impatience. Je me suis longtemps définie comme ‘anti-couple’, j’avais une envie, sans doute un peu comme toi, de relation libre et indépendante. J’ai longtemps pensé que je ne me caserai jamais de ma vie car j’avais une vision anormale (au sens premier du terme) du couple – ce qui ne me dérangeait absolument pas d’ailleurs. Puis j’ai rencontré quelqu’un qui avait plus ou moins la même vision des choses que moi.
    Tout ça pour dire que ton article m’a bien plu, mais il m’a fait sourire car là où j’ai décidé de choisir ma propre définition du couple et de l’appliquer à ma sauce, tu as rejeté le terme
    Et je suis tout à fait d’accord (et je trouve ça effrayant) que pour beaucoup de personnes, l’autre sert à combler son propre vide intérieur.

    • Ca me fait bien plaisir de lire ça ^^ en effet, tout le monde devrait -quitte à se mettre en couple – chercher sa propre définition du couple, et pourquoi pas en commun avec quelqu’un qui partage les mêmes idéaux, la même recherche… On peut considérer que c’est un peu ce que j’ai fait aussi (ce qu’on a fait). Bien sur je pense qu’on a pas besoin d’être 2 pour être heureux, mais tant qu’à être heureux, qu’on le soit à à 2, ou à 1, ou à 3 ou plus… :)

        • Être en couple libre veux dire qu’on à le choix, donc qu’on as des critères…
          Il me paraît évident que tu ne réponds à aucun des critères de l’Elfe.

          • Je suis d’accord avec Pyrope, je me définis en couple mais pas selon les normes que tu as pu énoncer dans ton article. En fin de compte, on choisit de donner le sens qu’on veut à un concept qui ne devrait regarder que notre individualité.
            PS : vu le nombre de trolls que tu te payes, tu dois sacrément déranger le discours dominant ! ;) Merci pour ton blog !

  7. Ping : L’amour, c’est pas comme les frites | Les Questions Composent

  8. Je suis à la fois d’accord et pas d’accord avec cet article.
    Si le couple est pour beaucoup une contrainte institutionnelle (avec les obligations que tout le monde se fait subir mutuellement), il y a pour moi une raison toute simple de « se mettre en couple » : on aime une personne qui nous aime, et on a envie de passer du temps/notre vie/une partie de notre vie ensemble parce qu’on est bien ensemble tout simplement. Quand je parle de passer du temps je parle de plus de temps qu’avec des amis, partager vraiment notre quotidien/nos idéaux/plein de trucs. Ça marche aussi avec plus de deux personnes (mais à mes yeux ça semble compliqué ^^).

    Le couple devient néfaste lorsqu’il est une contrainte, rien de plus. Le problème du schéma de couple actuel est qu’il est basé sur des siècles de règles dictées par la sécurité (financière pour la femme par exemple), des raisons pratiques (absence de contraception ou de protection contre les maladies entre autres). Aujourd’hui un bon nombre de ces contraintes ont disparues, mais depuis très peu de temps, il faut simplement que les choses évoluent (et c’est long).

    En fait, être en couple est très simple quand on partage les mêmes envies sans se préoccuper de ce que la société attend de nous ^^

    • D’accord, mais si on veut passer du temps ensemble, pourquoi s’officialiser en tant que couple? Est-ce que ce n’est pas possible de passer du temps avec des gens qu’on aime, de passer beaucoup de temps avec quelqu’un qu’on aime beaucoup, sans pour autant « se mettre en couple » c’est à dire officialiser une sorte d’union aux yeux des autres?

      • Je comprends ton point de vue, aucun homme/femme ne doit te supporter ou n’ose te le dire. J’ai rarement (jamais) vu quelqu’un, de quelque sexe que ce soit qui se contredit autant, et qui est autant insupportable et méprisante.
        LE couple c’est une punition je comprends, la souffrance d’être bloqué avec une femme comme toi, insupportable!

      • Je rejoins assez Dame Fée, je dirais qu’officialiser peut être une envie (si on se sent telle une « union » au final), ou une prévention (???) pour le reste de son entourage (amis, famille…) que la personne va être associée à notre vie, de façon beaucoup plus importante que d’autres…C’est le côté « officiel » qui te semble dérangeant? Sinon, ça doit être possible de faire comme tu dis.

      • Vraie question (pas un troll donc) : en quoi se mettre en couple c’est officialiser une union aux yeux des autres ? Se mettre en couple concerne les 2 individus en question, et personne d’autres je trouve. Encore une fois, qu’entends-tu par « se mettre en couple » ? :D

        • En faire l’annonce.
          Sur facebook, à sa famille, ou sur une plage avec un avion-bannière, l’officialiser sur la place publique, quoi.

          Mélanger la sphère publique et la sphère privée.

          Sous-entendu : « on fait des cachoteries, et ça vous concerne tous »

      • « officialiser une sorte d’union aux yeux des autres? »

        Le mariage est un contrat ayant pour but de protéger le plus faible des 2 en cas de rupture. C’est pas tellement plus que ça.

  9. Merci pour ce billet(c’est comme ca qu’on dit ? lol)(ou alors c’est un article peut être, bref ^^). :-)

    Très intéressant. Moi je serais probablement jamais un « survivor »(c’est a dire parfaitement autonome de tout et de tous…)ni capable d’être heureux tout seul. (enfin si, la solitude a ses moments de bonheur, mais pour moi, ils sont trop courts).

    J’ai besoin-entre autres choses-d’aimer et d’être aimé par un autre être humain(et pas forcément par plusieurs, mais qui sait…). C’est sans doute pathologique je veux bien le reconnaître mais, de mon point de vue de toutes façons, qu’est-ce qui n’est pas pathologique… (lol)

    Bref, le « couple » a effectivement des allures de construction idéologique, judéo-chrétienne, aliénante, et patriarcale, c’est un fait. :-/

    Autrement je suis plus en phase avec ce commentaire :
    http://lesquestionscomposent.fr/contre-le-couple/#comment-2447

    « Le couple devient néfaste lorsqu’il est une contrainte, rien de plus. »

    J’ai envie de dire amen. Et quand a « officialiser » le fait qu’on soit « ensemble », ma foi c’est à la convenance des 2 parties. On m’a déjà rencarder sur l’ignominie(et l’aliénation mutuelle) du couple classique, sur l’intérêt de l’amour libre, et des « contrats » qu’il suppose voir pré-suppose. Au bout d’un moment ce « on » m’a aussi expliqué que le poly-amour n’est pas la panacée dans la mesure où il faut pouvoir-dans un sens dans l’autre, voir dans les autres-gérer psychologiquement le fait de « butiner » à droite à gauche(en haut en bas en diagonale, tout ce qu’on veut ^^ lol)…

    Ca ne semble pas si facile ni anodin. Et ca m’amène à réfléchir un peu sur « comment repenser l’intimité » en dehors des schémas dit classique tels qu’on nous les a enseigné/aliéné dés notre plus jeune âge. :-)

    Repenser l’intimité du vivre-ensemble, ou plutôt le vivre-ensemble de l’intimité… Entre autres choses…

    M’Fin’Bref, faut encore que je cogite sur ces sujets… Mais encore merci pour ce billet. :-)))

    ps :  » En fait, être en couple est très simple quand on partage les mêmes envies sans se préoccuper de ce que la société attend de nous ^^ » – ca m’a l’air censé. ^^

  10. Je trouve que tu grossis le trait pour beaucoup d’aspects du « couple ».

    J’ai été en couple, je vivais avec quelqu’un, mais il n’y avait pas entre nous de choses telles que le « devoir conjugal », l’exclusivité, la possessivité, l’interdit de sortie et de voir des gens en dehors. Si on vivait ensemble, c’était juste parce que ça nous permettait de se voir plus souvent, et parce qu’on aimait ça. Si on allait voir la famille de l’un ou de l’autre, même avec réticences c’était pour partager encore des choses et apprendre à encore mieux se connaître. Le seul interdit implicite n’a jamais été que l’infidélité (autant pour moi que pour elle). Et la seule chose que j’attendais de notre relation, c’était un respect, une attention, et un intérêt réciproques.

    En ce qui concerne l’interdit de l’infidélité, soit, c’est quelque chose de tout à fait irrationnel, difficilement justifiable, et qui entraîne des frustrations sexuelles pour chacune des parties. Mais le fait est que connaître l’infidélité de l’autre entraîne immédiatement une souffrance intense et durable qui justifie largement de supporter l’interdit et les frustrations pour éviter de la provoquer. Sauf pour certaines personnes exceptionnelles, qui acceptent ouvertement la relation libre, évidemment.

    Maintenant, il est clair aussi que le couple (et même « l’amour », parce qu’au fond, je crois que ce ne sont pas beaucoup plus que des synonymes), en soit, est vu comme un absolu à atteindre, et qu’il est préexistant à la personne rencontrée. Je pense même sincèrement qu’en instaurant les bonnes conditions, il doit être possible de faire « tomber amoureuses » n’importe quelle combinaison de deux personnes. L’amour dépend beaucoup moins de la nature des deux personnes que de la façon dont les choses se présentent (Exemple : Deux personnes coincées sur une île déserte pendant 10 ans… Autre exemple : Un groupe d’hétérosexuels convaincus du même sexe enfermés pendant très un long moment ensemble.). A mon avis. Sinon, sur Terre, il y aurait peut-être 1% (en étant très très très optimiste) de gens amoureux, ceux qui ont réussi à trouver la personne qui leur correspond parfaitement (et à laquelle ils correspondent également). « L’amour », c’est juste quelque chose de pratique pour l’évolution, de profondément ancré, et qu’on tente de rationaliser (parce que c’est nécessaire si on veut pouvoir croire à quelque chose).
    Donc effectivement, le besoin est préexistant, et on essaie de le combler du mieux qu’on peut, avec une personne qu’on ne rendra pas trop malheureuse et qui ne nous rendra pas malheureuse.

    Et en ce qui me concerne, pour le principe de la séduction, c’est simple : Je ne pratique pas. Jamais. J’estime que la séduction est un jeu malhonnête où l’on essaie de manipuler l’autre pour obtenir ce qu’on veut. Je m’efforce toujours de montrer le plus possible tous mes défauts et faire comprendre ce que je suis vraiment pour éviter tout malentendu. Si on me saute dessus malgré tout (et si je connais déjà suffisamment bien la personne), tant mieux, je fais confiance au jugement de l’autre. Sinon, tant pis pour ma gueule, j’encaisse.

    • J’ai l’impression qu’une partie du sens de l’article t’a échappé. Tu dis que l’infidélité est une cause de souffrance pour l’autre partenaire du couple, et selon toi il faudrait être une personne exceptionnelle pour ne pas ressentir de souffrance… Tu parles de ça comme si la culture n’avait rien à voir là-dedans, comme si ce qui était construit culturellement ne pouvait pas se déconstruire. Il n’est pas question d’être une personne exceptionnelle, il s’agit simplement de regarder les choses d’un point de vue différent: il n’y a aucune raison de souffrir parce qu’une personne que tu aimes couche avec quelqu’un. Il n’y a aucune raison que tu t’en mêles, même, et tu devrais être heureuse pour elle. Je sais que je dis une horriiiiible hérésiiiiiie pour 99,99% des gens. Je le sais (c’est pour ça par exemple que j’ai un gros lourd obsédé par moi et par mon blog qui vient de me coller une vingtaine de com inutiles). Mais pour moi, ce n’est pas parce que la jalousie et la possessivité sont dans notre culture qu’on doit forcément les accepter: 1) comme de bonnes choses, et/ou 2) comme des choses immuables. (ça te rappelle rien?)

      Tu commences par dire qu’il n’y avait pas de possessivité dans ton couple, puis ensuite tu précises que vous étiez fidèles. Je ne critique pas ton couple en particulier, ou les couples des gens en général. J’essaie juste de remettre en question l’idée selon laquelle dans un couple, on doit se rendre des comptes, que c’est normal que ton corps appartienne à quelqu’un d’autre. Parce que ce qu’on appelle « fidélité » on pourrait aussi l’appeler « mainmise sur le corps de l’autre ». Tout de suite, ça sonne pas pareil. Je ne pense pas qu’il y ait quoi que ce soit d’obligatoire ou d’incontournable dans ce qu’on appelle la fidélité, même si c’est vrai que c’est très fortement ancré culturellement.

      Pour ce qui est de la séduction, je ne sais pas comment tu la définis. Je pense qu’il y a toujours une forme de séduction dans un couple et même entre amis, mais on ne parle sans doute pas de la même chose.

      • Je ne peux pas voir la jalousie (physique) comme une construction purement culturelle. La jalousie (au niveau de la possession du corps de l’autre) existe chez beaucoup d’autres animaux. C’est plus que culturel, c’est profond. Ca n’a rien à voir avec un petit travail intellectuel à faire sur soi (comme le carnisme, donc). Bien sûr que ça serait merveilleux de pouvoir s’en passer. Et crois-moi, je serais heureux d’être capable de m’en passer. Plus d’une fois, alors que je pensais que ça me serait probablement indifférent et que j’aurais (ou ai) volontiers déclaré que ça m’était égal avant d’y être confronté, la jalousie est venue d’elle même, à ma grande surprise et en grandes pompes, m’exploser la tronche (Y a pas d’autre mot.). Jalousie n’est pas colère, je précise.

        Alors j’espère juste pour toi qu’en expliquant et croyant à ces beaux principes (sans cynisme, ce sont de beaux principes), tu ne seras pas un jour déçue par ceux-ci et par la vie venant te mettre une grande et douloureuse claque (que tu aurais peut-être pu éviter avec plus de prudence et moins de beaux principes). Sauf bien sûr si tu sais d’expérience que ça ne peut pas t’arriver, pour y avoir été confronté.

        • En relisant vite, on pourrait voir de l’énervement dans mon message précédent. Il n’y en a pas. Je veux juste dire qu’il y a la théorie (la non-jalousie que tu défends), et il y a la pratique (le cerveau qui fait rarement tout ce qu’on voudrait, malgré nos efforts et notre bonne volonté).

          • Ribz, j’ai déjà expliqué quelques avantages possibles de la notion de couple/exclusivité. Je reprends l’un d’eux :

            Pour moi, le concept d’amour n’a aucune définition absolue (sinon un rapport pas forcément direct avec l’instinct de reproduction ou le besoin de liens sociaux). Chacun lui donne sa propre définition et l’arrange à sa sauce, éventuellement en la faisant évoluer au cours de sa vie. L’important étant de croire qu’il est « là ». Alors qu’il n’est « là » que par auto-persuasion, plus ou moins consciente. Et son intérêt, c’est qu’il apporte du réconfort, des repères et un (ou plusieurs) point(s) sur le(s)quel(s) focaliser une partie de ses objectifs de vie. Du coup, croire en l’amour (de toutes formes) devient pratiquement indispensable pour garder sa santé mentale et ne pas se jeter par la fenêtre.
            Mais l’amour (et les différents types d’amour) n’ayant pas de définition(s) absolue(s), il faut bien lui trouver des éléments stables et crédibles pour se le(s) définir, plus ou moins consciemment. L’exclusivité (donc la jalousie) peut faire partie de ces éléments de définition (surtout pour l’amour-amoureux, donc). Si on abandonne l’exclusivité, il faut alors recomposer cette définition avec de nouveaux éléments, plus ou moins conscients eux aussi.

            L’essentiel, dans tout ça, pour être amoureux (ou aimant), c’est d’être capable de se convaincre (ou laisser convaincre) qu’on l’est.
            Sans l’exclusivité, pour le sentiment amoureux, je perçois ça, et c’est mon opinion personnelle, comme beaucoup moins convaincant.

            C’est ma conception de l’amour (son absence de définition absolue), et personne n’a l’air de la partager sur cette planète (sauf peut-être des psys, quelque part, mais je n’ai pas assez de connaissances dans ce domaine pour le confirmer).
            Mais bizarrement, personne n’est capable non plus de m’en donner une définition absolue qui satisfasse tout le monde. Ca se résume plutôt, en général, à « Je suis amoureux/se parce que je le sais. » ou « L’amour a ses raisons… », etc., ce qui ne me contredit pas vraiment.
            Moi-même, je préfère, sans doute la plupart du temps, ne pas l’admettre ou ne pas y penser.

        • Les animaux n’éprouvent pas de jalousie (sauf peut-être les grands primates) car c’est un problème d’égo.
          La jalousie, si j’en éprouve, ça me regarde. Je n’ai pas à la faire subir aux autres. C’est mon problème, si je suis jalouse, alors je prends sur moi, je travaille sur moi, et ça marche. La jalousie ne sert à rien, ce n’est que de la peur, je ne laisse pas la peur diriger ma vie, je laisse encore moins MA peur et MES insécurités diriger la vie des autres. Considérer sa jalousie comme un problème qui nous concerne, c’est le premier pas pour avoir des relations saines avec les autres. Et non, la jalousie n’a rien de sain, c’est pas parce qu’elle est répandue qu’elle est saine ni qu’elle sert à quiconque.

          • Je n’ai pas dit qu’elle servait à quelque chose, je n’ai pas dit qu’il fallait l’imposer. Je n’ai rien dit de tout ça. (Je n’ai jamais imposé ma jalousie.)
            Mais je maintiens que les autres animaux (pas tous, mais certains, et j’espère ne pas avoir besoin de donner des exemples…) se battent pour obtenir et garder leur(s) conquête(s). Et j’y vois une forme de jalousie, je suis désolé.

            Et je répète que la théorie, c’est bien beau, mais il faut voir la pratique ensuite. Je ne pense pas que tout le monde en soit capable. Certains couples se sentent bien dans une structure monogame, protégée par une dose mesurée (!) de jalousie. Et d’autres se sentent mieux en polyamour. Ca les regarde. Les deux types de « couple » (ou non couple, enfin de binôme, ou de relations entre deux personnes, ou je ne sais pas comment tu veux les appeler) sont probablement à l’aise comme ça.
            Mais on peut trouver aussi, et intuitivement (mais ça ne reste qu’une intuition, hein, je peux me gourer complètement) je dirais que c’est probablement et malheureusement le plus répandu dans le couple libre, des binôme composés d’une personne qui aime intensément l’autre et ne ressent pas le besoin d’aller chercher de nouvelles relations amoureuses, tandis que l’autre personne du binôme a réussi à imposer sa vision des choses et à déclarer que leur relation était ouverte et que tous les deux devaient se sentir bien comme ça parce que c’était le plus rationnel. Résultat : L’un des deux y perd et doit se contenter de souffrir en silence et de laisser son partenaire vadrouiller constamment parce que c’est le « Respect réciproque » que ce dernier a exigé unilatéralement. Et si le trop-amoureux-t trop-exclusif n’arrive pas, malgré tous ses efforts, à faire disparaître sa souffrance (sa « jalousie », donc), alors c’est « rien que de sa faute », il n’a qu’à prendre sur lui et se taire. (Exemple : Une personne hyper timide, introvertie, qui se fait peu d’amis, et donc fait peu de rencontres, qui aurait, « par chance », une relation amoureuse avec une personnalité totalement opposée.)
            Ce genre de schémas peut aussi donner des structures polygames. Un seul gagnant et plusieurs « perdants », qui se soumettent, esclaves de leur amour (ou d’autre chose) pas totalement réciproque.
            Bref, il y a la théorie, il y a la pratique.

            Je pense que l’essentiel, c’est surtout que les deux personnes impliquées tombent d’accord en toute sincérité, avec une vraie compréhension et un vrai respect de l’autre, sur la façon dont leur relation doit fonctionner. Que chacun y trouve son compte et une forme d’équité, que ça soit de la monogamie ou du polyamour. (N’oublions pas que revendiquer une liberté absolue, mais mal gérée, ça peut aussi conduire à une forme d’oppression. Exemple : Le libéralisme économique.) Les couples monogames fidèles et heureux, ça existe aussi.

          • Et je te prends de vitesse :
            Par rapport à ma vision du libertaire qui oppresse le jaloux, je m’aperçois qu’on peut aussi souligner l’existence du couple inverse (Ce que tu fais, finalement.) : Le jaloux qui impose la fidélité au libertaire. De sorte que c’est le libertaire qui est opprimé.

            Donc on revient à ma conclusion, qui reste valable : L’essentiel dans la relation, pour qu’elle soit satisfaisante, c’est que les participants aient tous la même conception, exprimée sincèrement, de ce à quoi elle doit ressembler (libre ou monogame fidèle).

          • Déjà j’interdis à personne d’être jaloux. Et ensuite là on rentre dans le même genre de raisonnements que « les végétariens sont anti-liberté car ils veulent interdire aux gens de manger de la viande ».

          • « Rares sont les animaux monogames: à peine 3 % de toutes les espèces. Ces espèces développeraient même un «lien amoureux»? Nous en retrouvons des exemples chez les fous de Bassan, les manchots, certains perroquets, les gibbons et les castors qui n’ont qu’un seul partenaire à vie. Si celui-ci décède, l’autre se retrouve seul et ne reforme pas de nouveau couple. »

            Parce que les castors le font, on devrait le faire aussi ? C’est sensé …

            Certains animaux se battent entre eux pour avoir les meilleurs partenaires pour se reproduire. La sexualité humaine, et l’institution du couple, c’est un peu plus qu’une question de reproduction.

            « Et je répète que la théorie, c’est bien beau, mais il faut voir la pratique ensuite. Je ne pense pas que tout le monde en soit capable. »
            C’est justement ça, t’as mis le doigt dessus. Tout le monde n’en est pas capable. Pourquoi ? C’est la question. Mimétisme, conditionnement, culture vs nature, c’est des ébauches de réponses. Et la deuxième question qui découle de la première : cette institution, le couple, est-elle efficace, nécessaire, souhaitable, profitable ? On dirait bien que non. Elle l’a été.

            Peu importe combien d’exemples pratiques tu pourras trouver, c’est de théorie qu’on parle, d’idées et de concept, parce qu’il faut d’abord faire évoluer les mentalités Avant toute application pratique. On sait qu’on peut s’imposer cette condition, « le couple », et être heureux quand même. Mais n’y aurait-il pas plus de bonheur dans un monde Sans cette condition ?

            Le couple, aujourd’hui, dans notre contexte, EST une institution inévitable.
            Et Questionable. That’s the point.

            « Je pense que l’essentiel, c’est surtout que les deux personnes impliquées … » Ou les trois, ou les 12, ou tout le monde en même temps. Le but du questionnement, c’est de Ne Pas penser en « couple ». Juste pour voir.

            « (libre ou monogame fidèle). »
            Tu réalises que « monogame fidèle », c’est un concept extrèmement spécifique, absolument pas universel ? Le mettre en opposition avec « libre », c’est le mettre sur un piédestal. Ou plutôt le Laisser sur son piédestal, là où il est déja, puisque pour beaucoup, ça semble être un concept absolument essentiel. Ça ne l’est pas du tout.

            Si la norme c’était de se marier à deux hommes et deux femmes et un trans, et de s’échanger les enfants entre voisins, tu la défendrais avec la même ardeur. Ça n’est ni plus ni moins « logique ».

          • L’elfe, il faut arrêter de comparer l’institution du couple, et la jalousie réciproque (sur le corps en tout cas), avec l’oppression du carnisme…
            Le couple, c’est un contrat réciproque, avec une légère contrainte, que beaucoup de gens semblent accepter sans trop de difficulté. Ils semblent y trouver leur compte en tout cas, dans la société occidentale actuelle (avec des valeurs féministes pour rétablir l’équité). Ca n’est pas l’oppression (la torture, le meurtre) d’un groupe sur un autre . Au pire, c’est une mode trop facilement admise comme norme, dont l’utilité reste à prouver.

            Et personnellement, si je suis en couple, je ne ressens aucune souffrance ou oppression en revendiquant ma fidélité. Quelques frustrations sexuelles, soit, mais que j’accepte de moi-même. Le sentiment de fierté, de loyauté, et l’impression d’amplifier mon amour pour la personne me suffisent. Ca ne veut pas non plus dire que j’oppresse et harcèle l’autre pour qu’elle en fasse autant et justifie tous ses faits et gestes. (Ca peut être illusoire, mais ma définition de l’amour, au fond, c’est de toute façon que c’est illusoire.)
            Et ça ne veut pas dire que je nie la pertinence de ta conception de la relation sans jalousie, à laquelle je réfléchis.

            Donc comparons ce qui est comparable.

            —————————————–

            Ribz, Je n’ai dit nulle part « Il faut faire ci, il faut faire ça. », je mets juste des nuances. Je mets aussi des nuances sur le « C’est la société qui nous pousse à être en couple et à être jaloux. Point. Y a pas à débattre, c’est prouvé. ». Ben non, c’est pas prouvé.
            Et je mets encore des nuances sur le « Le monde serait infiniment meilleur, c’est obligatoire. ». Je n’en sais rien. Je réfléchis, je trouve quelques trucs qui pourraient montrer que pas forcément. Bon, on peut le dire, qu’on n’en sait rien, ou alors c’est scientifiquement prouvé ?

            Personnellement, je m’en fous qu’on vive dans un monde où la norme est le couple ou ne serait pas le couple. Je n’ai rien à défendre. Mes relations avec les gens se bornent à l’à peu près rien du tout, alors pour ce que ça changerait…

            J’essaie juste d’apporter mes propres réflexions, qui ne sont pas forcément des répliques exactes du contenu de l’article initial. Je sais pas, je pense que c’est utile aussi, non, de ne pas rester coincé dans une seule idée ?

            Et quand je réfléchis sur des rapports entre deux personnes, c’est justement parce que c’est le rapport entre ces deux personnes qui est questionné. Après, il peut y avoir un réseau partant de ces deux personnes, formé d’autres rapports entre deux personnes… Quand on étudie la forme d’un réseau, on étudie aussi le fonctionnement d’une connexion « unitaire » entre deux points, non ? C’est pas le sujet du débat ?…

            Bref, rohlala. Non mais des fois, vous alors.

          • « … utile aussi, non, de ne pas rester coincé dans une seule idée ? »
            Absolument !

            « Le monde serait infiniment meilleur, c’est obligatoire. »
            Personne n’a dit ça, Personne …
            Bah, si on admet que c’est une contrainte inutile … Et si on se fie à l’argumentation de l’elfe, à savoir, la liste des raisons pour lesquelles ça A été une contrainte utile, mais ça n’est plus le cas …
            Si tu veux contre-argumenter, essaye de nous convaincre que c’est aujourd’hui encore une institution Utile. Que ça soit acceptable, accomodable, pourquoipable, on le sait.
            La question c’est Pourquoi perpétuer une tradition inutile, et la défendre contre vents et marées ? Quand on sait qu’on pourrait s’épargner une contrainte inutile et génératrice de stress inutile ? Par romantisme/conservatisme ? Quoi d’autre ?

            L’hédonisme, ça me semble un vaguement meilleur concept. Mais ça c’est mon avis, certes. Pas besoin d’en débattre, sinon on en finira jamais, c’est juste à titre informatif : il y a d’autres conceptions du monde que celle de la bible qui sont légèrement plus sympas, et plus au gout du jour. Et, oui, le couple exclusif et un dérivé de mariage chrétien.

          • Enfin, sinon, ton message est parfaitement sensé.
            Juste voilà, si tu veux discuter l’avis de l’Elfe, à savoir l’Utilité, le Fondement de la jalousie/exclusivité/couple/etc, argumente sur l’utilité. Pas sur le « ça peut marcher dans tel ou tel cas, et puis c’est pas tellement génant ».

          • Et puis, moults parents pour élever des gosses, c’est plus cool, plus naturels et meilleur pour les gosses et les parents que deux robots rigides et malheureux.
            Pas envie d’argumenter trois heures tout de suite, mais c’est un argument pour défendre « autre chose que le couple » qui compte. Jcrois.

          • Ribz, j’ai déjà expliqué quelques avantages possibles de la notion de couple/exclusivité. Je reprends l’un d’eux :

            Pour moi, le concept d’amour n’a aucune définition absolue (sinon un rapport pas forcément direct avec l’instinct de reproduction ou le besoin de liens sociaux). Chacun lui donne sa propre définition et l’arrange à sa sauce, éventuellement en la faisant évoluer au cours de sa vie. L’important étant de croire qu’il est « là ». Alors qu’il n’est « là » que par auto-persuasion, plus ou moins consciente. Et son intérêt, c’est qu’il apporte du réconfort, des repères et un (ou plusieurs) point(s) sur le(s)quel(s) focaliser une partie de ses objectifs de vie. Du coup, croire en l’amour (de toutes formes) devient pratiquement indispensable pour garder sa santé mentale et ne pas se jeter par la fenêtre.
            Mais l’amour (et les différents types d’amour) n’ayant pas de définition(s) absolue(s), il faut bien lui trouver des éléments stables et crédibles pour se le(s) définir, plus ou moins consciemment. L’exclusivité (donc la jalousie) peut faire partie de ces éléments de définition (surtout pour l’amour-amoureux, donc). Si on abandonne l’exclusivité, il faut alors recomposer cette définition avec de nouveaux éléments, plus ou moins conscients eux aussi.

            L’essentiel, dans tout ça, pour être amoureux (ou aimant), c’est d’être capable de se convaincre (ou laisser convaincre) qu’on l’est.
            Sans l’exclusivité, pour le sentiment amoureux, je perçois ça, et c’est mon opinion personnelle, comme beaucoup moins convaincant.

            C’est ma conception de l’amour (son absence de définition absolue), et personne n’a l’air de la partager sur cette planète (sauf peut-être des psys, quelque part, mais je n’ai pas assez de connaissances dans ce domaine pour le confirmer).
            Mais bizarrement, personne n’est capable non plus de m’en donner une définition absolue qui satisfasse tout le monde. Ca se résume plutôt, en général, à « Je suis amoureux/se parce que je le sais. » ou « L’amour a ses raisons… », etc., ce qui ne me contredit pas vraiment.
            Moi-même, je préfère, sans doute la plupart du temps, ne pas l’admettre ou ne pas y penser.

          • « [l’amour] : un rapport pas forcément direct avec l’instinct de reproduction ou le besoin de liens sociaux, chacun lui donne sa définition. »
            Sa c’est ta définition, extrèmement subjective.
            Si tu me permets : ça n’est pas une définition, mais une réponse que tu as trouvé à ton propre mal-être.

            « L’important étant de croire qu’il est là. Alors qu’il n’est « là » que par auto-persuasion, plus ou moins consciente. »
            De quoi tu parles là ? Du concept d’àme-soeur, de cette conception de l’amour comme raison d’exister ?
            En fait on est d’accord depuis le début, mais tu ne t’en rends pas compte ?

            « Sans l’exclusivité, pour le sentiment amoureux, je perçois ça, et c’est mon opinion personnelle, comme beaucoup moins convaincant. »
            C’est cette idée d’exclusivité qui n’est absolument pas convaincante.
            Qui es-tu pour choisir un seul être et décider qu’il a plus de valeur que toutes les autres créatures de la terre ? Protip : tous les êtres ont la même valeur. Tu peux en choisir pour passer du temps avec eux, ils ne sont ni plus ni moins « bons » que tous les autres qui ne sont ni plus ni moins « mauvais ». Leurs actes te semblent peut-être meilleurs, leur essence n’est absolument pas meilleure. Jamais. On ne décide pas d’où, de quand et de comment on va être.

            La preuve par Godwin : les actes d’Hitler sont abominables. Si par miracles tu voyages dans le passé et que tu l’as en face de toi, tu peux le tuer sans hésiter. Tu peux absolument condamner les actes.
            Cela dit, tu ne peux pas haïr la personne. Si tu avais été à sa place … Well, tu aurais été à sa place. Tu aurais été exactement lui. Si tu considères que les humains sont essentiellements des machines organiques, tu ne peux pas aimer plus ou moins une personne ou une autre. La notion de mérite est stupide, le mérite, ça n’existe pas.
            Ça sonne comme du déterminisme ou du Jésus de bas étage, mais ça me semble une meilleure conception de l’amour que ton « attiré sexuellement, je décide de placer cet être sur un piédestal ».

          • « aimez vous les uns les autres par paires de deux » ?
            Ça sonne un peu naze.
            Ou comment supprimer l’ego pour en créer un deuxième; le bi-ego. L’ego du couple.

          • Message court mais très pertinent. C’est vrai que la petite phrase est très éloquente ^^

          • Sous-entendu, « arrête de prendre toute la place avec tes coms » ? x)

            Well thanks. Le raisonnement par l’absurde, ça marche sûrement mieux que des tartines de logique et de théories.
            La phrase est sous licence GNU, fait comme chez toi.

          • Ribz,
            Tu parles de l’amour universel de tous les êtres.
            L’Elfe parle de l’amour pour une personne, dont on peut se sentir plus proche que d’autres.
            L’Elfe définit aussi l’amour par « bienveillance et intérêt ».
            L’Elfe dit aussi qu’on peut aimer certaines personnes plus que d’autres.

            Selon la définition qu’on choisit de prendre, toi et moi; ou l’Elfe et moi; ou l’Elfe et toi; ou l’Elfe et toi et moi; ou L’Elfe et toi et moi et tous les êtres vivants, là, on est en train de :
            – s’aimer
            – ne pas s’aimer
            – être amoureux
            – ne pas être amoureux
            – et j’en passe

            Tout ce que j’attends, c’est que vous définissiez :
            – L’amour
            – L’amour universel
            – L’amour amical
            – L’amour amoureux
            – L’amour familial (fraternel, parental)
            Vous pouvez évidemment décider que l’un de ces amours n’est que synonyme d’un autre, ou n’existe pas, ou même rajouter un autre type d’amour. Vous êtes également autorisés à sauter la définition de « l’amour » et vous consacrer aux « amours » spécifiques étant donné qu' »amour », c’est un truc vraiment général qui a maintes définitions.
            Vous pouvez vous aider de wikipedia, si ça vous inspire : http://fr.wikipedia.org/wiki/Amour
            (Et je suis ravi que des gens puissent se passer de l’exclusivité, et ça m’intéresse, mais moi, sans l’exclusivité, je ne vois pas à quoi peut ressembler l’amour, à moins qu’on me fournisse une définition crédible commune à tous ceux qui le pratiquent, au moins pour que je comprenne de quoi vous parlez.)

            Pour le moment, tout ce que j’ai lu, vu et entendu (y compris ici) n’a jamais fait que confirmer tout ce que j’ai dit. (C’est à dire : Chacun choisit la définition qui lui permet de se convaincre… Ou se convainc sans définition, peut-être ? Moi, j’en suis pas capable.)
            Mais je sais bien que c’est mal de penser une telle chose, puisque ça n’apporte vraiment rien pour la recherche du bonheur (et parce que c’est largement plus subversif et impossible à avaler que de remettre en question le couple ou l’amour passionnel exclusif).

            ————————————-
            (Et je précise enfin, pour ne me fâcher avec personne, que, si j’ai foncé sur ce qui m’apparaissait comme des failles, ça ne veut pas dire que je n’étais pas d’accord dans l’ensemble avec les deux articles « contre le couple » et « l’amour c’est pas comme les frites ». Le bourrage de crâne pour l’amour passionnel exclusif, qui est constant, perpétuel, via tous les médias, tous les supports artistiques et tous les éléments de la société, et qu’on entend depuis la naissance jusqu’à la mort, est sacrément casse-organes génitaux. Et le statut social du couple, qu’on se doit d’officialiser, servir en société et faire correspondre aux attentes, l’est également.)

          • Ribz, tu parles d’amour universel, égal envers tous les êtres vivants. Dans l’absolu, évidemment que tous les êtres vivants se valent. Mais le type d’amour dont on parle ici est arbitraire. Je crois que tous les autres participants du débat, y compris l’elfe, sont d’accord sur ce point. Ils aiment certaines personnes plus que d’autres. Toi, tu parles d’un amour plus spirituel, philosophique envers toute vie, mais ça n’est pas le sujet. (Ou alors tout le monde se contredit sans s’en rendre compte.)

          • Je parle d’un amour qui repose sur des bases solides que j’essaye de définir.
            Après, c’est ma quète de sens, certes.
            On peut s’en passer. D’un sens quelconque.

            Ça n’empèche pas tout le batifolage et la legèreté du monde pour ce qui est de s’amuser, de se distraire. Mais ça évite de donner un sens creux et néfaste à sa vie type « le centre du monde c’est moi et une personne choisie aléatoirement. Et mes enfants. Et tant pis pour tous les autres, et après moi le déluge. »

            Ça me semble être dans le sujet, tu peux voir ça comme une extrapolation si vraiment ça te semble tout à fait à coté de la plaque.

          • ((je voulais dire : ça n’empèche pas tout le « romantisme amoureux » du monde, mais ça permet de se rappeler que le romantisme Est batifolage et légereté, et pas un truc lourd marqué du sceau de « ça commence comme ça et on finit unis dans les lois sacrées du mariage ». Et ça évite de perdre son temps à attendre « l’àme soeur » pour être heureux.))

    • Bon j’ai banni l’ip de ce gogo, mais je laisse trainer son e-mail. Je doute qu’un être humain veuille de lui, mais en revanche, y a plein de bots qui vont adorer le spammer.

  11. L’elfe, j’te kiffe, ton article est parfait, tu veux ne pas te mettre en couple avec moi ? 8D

    (j’ai honte, mais j’ai beaucoup ri à la scacatocensure de commentaires … d’ailleurs y a un certain armand qui semble mourir d’envie d’en faire les frais aussi)

  12. Je vais y réfléchir, étant donné que j’aime quelqu’un qui m’aime mais que nous ne sommes pas un couple (on peut pas il a pas le temps), ce qui me posait problème jusqu’à maintenant, Oui il faut que j’y réfléchisse, ça change beaucoup de choses. Merci l’Elfe!
    PS: la scacatologie, très drôle en effet!

  13. Merci pour cet article.
    Il m’a fait echo sur mon passe. Je rentre autant probablement dans la case cliche que dans la case radicale/remise en cause. J’ai vecu et je vis les 2 situations. Je me suis posee des questions et je m’en pose encore… Je ne me situe pas. Je ne rentrerai pas dans les details ici mais cela m’interesserait d’en discuter avec toi plus en prive…

    Bon evidemment j’ai bien compris que ton article depeignait un cliche et la notion fondamentale de couple. Mais pour moi le mot couple signifiait jusqu’a la lecture de ton article : « alliance de deux personnes pour créer et vivre des projets en commun ». Cela avait tout a voir avec la sphere privee et rien avec la sphere publique puisque les choix que ces 2 personnes feront ne regardent qu’eux. C’est ainsi par exemple que des personnes « se decident » de vivre une histoire a deux malgre la desaprobation de l’une ou des deux familles… Ou c’est ainsi que les valeurs partagees au sein du couple sont en total decalage avec celles des familles respectives ou la société en generale…

    Il y a souvent cette idee aussi que la vie a deux est plus facile (dans certains contextes et ca depend des gens bien sur) que seule. Mais ou est la limite pour eviter d’empieter sur la liberte individuelle de l’autre ?

    Dans notre modèle actuel de couple de toute facon, il est generalement mal compris et mal vecu qu’on puisse etre en couple avec quelqu’un tout en tombant amoureux/etant attire/ayant des sentiments pour une autre personne… (Je l’ai vecu, je ne me sens pas exclusive a quelqu’un, malheureusement dur a vivre pour l’autre…)

    • C’est vrai que j’ai voulu critiquer ici une certaine définition du couple, et que certains ont une autre définition. Encore une fois, le couple dans le sens « deux personnes qui s’aiment et qui font des projets », n’est pas visé ici. Mais je tiens quand même à faire remarquer que même quand le couple (tel que je le définis dans cet article) se construit en opposition avec la société, il reste un outil social, il reste « le couple » avec ses règlements. Il y a une rupture, mais ça reste quelque chose de social. C’est un peu comme le véganisme: tu romps avec une norme sociale, tu romps parfois avec certaines personnes, mais tu restes dans la société, avec ses règles.
      On est parfois dans la transgression de certaines règles et pas d’autres, par exemple il peut y avoir de la tyrannie possessive dans un couple homosexuel, par exemple. (certains me diront que l’homosexualité ça n’est pas ou plus transgressif. Ca l’est, sinon les homosexuels auraient les mêmes droits que tout le monde).

      Si j’ai voulu définir le couple comme je l’ai fait (une institution sociale et publique) c’est parce qu’une telle structure sociale s’insinue parfois de façon très subtile dans la vie de deux êtres qui s’aiment. Rien parce que tu aimes quelqu’un, tu vas être en couple. C’est une construction culturelle très très forte.

  14. Pour moi le polyamour est la meilleure option, la plus réaliste et la plus rationnelle; En tous cas c’est celle qui me convient le mieux. Même si en ce moment, ma compagne et moi sommes plutôt exclusifs dans les faits (période de « lune de miel » lol) Je lui dis assez régulièrement que nous ne nous appartenons pas et qu’elle est libre de faire ce qu’elle veut de son coeur ou de son corps.

    En ce qui concerne les autres gens, qu’ils fassent ce qu’ils veulent j’en ai rien à foutre… tant pis ou tant mieux pour eux :) Le principal étant d’être heureux, qu’importe comment on y arrive, tant qu’on y arrive. Si pour être heureux, des gens ont besoin de jalousie et d’espionnage, qu’ils s’amusent comme ça et puis c’est tout… Tout le monde n’est pas capable de vivre libre et détaché.

    Un jour, quand je serai dictateur, je ferai abattre tous les couples exclusifs et tous les omnivores. D’ici-là, en attendant, on est obligé de respecter leurs vies et leurs opinions.

    • Je me suis jamais vraiment intéressée au polyamour car je suis un peu rebutée par le côté « étiquette » mais c’est peut-être un tort.
      Je ne pense pas que les gens jaloux soient parfaitement heureux, ni ceux qui subissent cette tyrannie. Peut-être que je me trompe, mais bon. De toutes façons, ce n’est pas en disant « arretez sépabien » que les gens ne seront plus jaloux, mais peut-être s’interrogeront-ils sur la jalousie. En revanche, je ne pense pas que la jalousie soit une opinion, c’est une émotion qui est rationalisée a posteriori.

      • Bah tu sais, une étiquette ça aide à savoir ce qu’il y a dans l’emballage. Après, le goût, la manière dont ça a été cuisiné sera laissé à l’évaluation de chacun.
        « Polyamour » c’est un terme comme « couple »… On en fait un peu ce qu’on veut dans les faits. Pour moi, ça correspond à « deux êtres qui s’aiment et qui ont des projets »
        Au niveau de la jalousie je suis 100% d’accord avec toi. Ce n’est pas parce qu’on est polyamoureux qu’on n’éprouve pas cette émotion. Tout est dans la manière de la gérer au sein de la relation.

  15. Je dois être conne parce que je ne comprends pas pourquoi les gens s’enflamment autant sur ta gueule. C’est pas en quelques lignes qu’on peut définir complètement la notion de couple, si? et en plus proposer d’autres solutions?
    Il me paraît évident qu’en te lisant, la taille de l’article doit être pris en compte afin de ne pas sauter au plafond devant les généralisations que tu fais. Le nom de ton blog est bien « les questions composent »? Suis-je donc la seule à comprendre que le but de ce blog est simplement de susciter des interrogations sur notre société dans son ensemble?
    Les gens, si vous voulez des articles détaillés allez donc acheter des livres de sociologie et laissez l’elfe proposer son point de vue (certes incomplet, caricaturé et tout ce que vous voulez mais sans fioritures ni masque) d’être humain ordinaire mais qui nous fais tellement de bien à nous autres gens ordinaires.
    Pour ma part, je suis célibataire et heureuse, et je connais de nombreuses personnes qui souffrent de ce dictat du couple, parce qu’on leur a appris que couple = bonheur/normal et célibat = triste/anormal et qu’ils/elles ne savent pas chercher le bonheur autrement que dans l’idée du couple qu’on leur impose.

    • C’est vrai, je trouve que les articles sont déjà assez longs comme ça, pourtant certains me reprochent souvent de ne pas « tout dire »… De toutes façons, c’est comme tu dis. Je ne demandes pas aux gens d’adhérer ni quoi que ce soit, j’aurai peut-être changé d’avis la semaine prochaine! Juste qu’ils se posent des questions.

    • On peut aimer le blog et les articles, mais on a le droit de causer, quand même, non ? Les questions composent, alors les débats aussi. Si tous les commentaires se contentaient de « Ouah ! Encore un article trop bien ! Je n’ai rien à ajouter ! », ça serait lassant un peu, non ?

  16. J’approuve ton discours. Jusqu’il y a peu, je vivais et je concevais le couple comme tu le caricatures. Enfin pas tout à fait, je n’étais pas à l’aise avec toutes les règles mais je m’y pliais car elles étaient dans le contrat implicite de mon couple. J’ai rencontré des humains qui envisageaient les relations autrement. Et je me suis questionné sur ma vie. Maintenant je choisirais l’étiquette polyamoureux si on me forçait à en porter une. La transition est difficile pour « mon » copain qui adhère à l’idée du couple. Mais nous essayons quand même de ne pas rompre notre relation.
    Tu auras noté les accords aux masculins. Les couples gays fonctionnent de la même manière que les autres. Il y a juste peut-être plus de transgressions (couples libres, relation à 3, etc) parmi les LGBT car ce sont des humain-e-s déjà transgressif-ve-s comme tu le remarques.
    PS : il y en a qui puent du bec parmi les internautes de passage ;)

  17. C’est un article qui m’a beaucoup fait sourire. Et, oui, pour les « couples » homos, c’est pareil. Dès qu’il est question de besoins affectifs, tout le monde est à égalité. Mais qu’on s’entende bien : couple désigne dans cet article une structure statique : « être en couple » (réalité sociale) et pas une structure dynamique et ouverte qui échapperait à une définition trop précise.

    Je me suis fait souvent ces remarques. Les personnes sont ensemble, mais, au fond, elles ne savent pas pourquoi. Par amour ? Comme un chat aime une souris ? Lorsqu’on parle d’amour, on finit souvent bien vite par parler de désirs et de besoins plus que d’amour. Et les célibataires qui ne rêvent que d’être en couple indépendamment de la réalité d’autrui… Je suis bien d’accord qu’il s’agit d’un égoïsme prononcé. Un égoïsme romantique.

    De ce que j’ai pu observer, une grande partie des couples sont formés par des personnes qui se cachent mutuellement leurs vides affectifs. L’un pose ses mains sur les yeux de l’autre et inversement. Et le monde continue tranquillement de tourner sur lui-même. L’un et l’autre reflètent ce que l’autre veut voir et, ainsi, chacun s’assure une satisfaction pérenne à ses angoisses.

    Ces types de couples se fondent sur des malentendus voulus : l’un et l’autre croient qu’être en couple, c’est être exclusif : exclure les personnes « dangereuses » pour le couple. Chacun exclut pour l’autre, parfois sans même que ça ait besoin d’être exprimé clairement. Inutile de dire que je ne porte pas ce genre de relations humaines dans mon coeur. Elles créent des frustrations pour éviter des angoisses et accordent une place à la liberté quasi inexistante.

    Une personne humaine s’épanouit au travers de multiples expériences (physiques et psychologiques). C’est par l’expérience qu’on apprend, notamment dans le domaine des sentiments. Se « mettre » en couple, c’est dire : « j’ai assez appris, je sais ». Dans la bouche de jeunes gens de 20-30 ans, ça prête à sourire. Tout ce qu’on sait à ces âges, c’est ce que notre famille et nos amis nous ont appris. Je crois qu’il faut profiter de l’existence pour prendre des risques, pour apprendre, au travers d’une grande diversité d’expériences et de pensées, notamment dans le domaine amoureux. Je ne comprendrai sans doute jamais que, par amour, on empêche l’autre d’aimer librement.

    Vivez, rêvez ! Construisez vous-mêmes votre bonheur ! Ne cherchez pas ici ou là des réponses à vos questions : posez vous vos questions !

    • « Dans la bouche de jeunes gens de 20-30 ans, ça prête à sourire. Tout ce qu’on sait à ces âges, c’est ce que notre famille et nos amis nous ont appris. »
      J’éspère bien que non. D’aucuns croient que l’àge ne fait rien à l’affaire.

      Le reste est assez admirable =)

      « Elles créent des frustrations pour éviter des angoisses et accordent une place à la liberté quasi inexistante. »
      Tu parle des societés humaines en générale là, c’est ça ? =D

      • Une petite réponse à la réponse. Concernant les âges, je suis bien d’accord que tous les « jeunes » de 20-30 ans ne sont pas comme ça (imprégnés des idées de leurs proches et imitateurs des membres de leur famille). Néanmoins, j’en ai rencontré un certain nombre, souvent très sûrs de leurs « valeurs », même quand elles ne les rendent pas heureux. Ils sont d’ailleurs d’autant plus sûrs de leurs « valeurs » que ce ne sont pas vraiment les leurs, puisqu’elles dépendent essentiellement de ceux desquels ils les ont apprises (sans réflexion).
        En résumé, l’âge, en lui-même, ne change rien à l’histoire, en effet. Mais si on s’imagine qu’un âge plus grand implique plus d’expériences et de nécessités de penser, on peut « espérer » qu’il puisse aider à changer notre rapport aux passions.
        Il n’y a pas d’âge pour réfléchir à ce qu’on fait, mais statistiquement… c’est une autre histoire !

        • Tu dois avoir raison. Pour ce qui est des statistiques.

          Jsuis plutôt pessimiste moi-même, je crois qu’un jeune qui ne réfléchit pas à 25 ans réfléchira pas à 50 non plus. Il a certes d’autant plus de chance, chaque jour qui passe, de subir une experience qui le poussera à se remettre en question, statistiquement (sa fille fait une intoxication alimentaire à base de pesticide, son partenaire chope un cancer à base de viande, son boulot denué de sens ne mène à rien).
          J’ai croisé une fois un ancien militaire qui donne maintenant dans l’humanitaire, sur ce modèle.
          C’est pas exactement le citoyen eduqué et éveillé idéal, mais au final c’est plutôt positif.

          Bref, quand on est con-formiste on est con-formiste.
          L’experience peut certes pousser à reconnaitre la connerie des valeurs inculqués.

          À la relecture, j’ai écris la même chose que toi .. Bref oui, je crois que t’as raison.

  18. Concernant l’âge et les personnes qui se plaignent tout le temps de leur sort et du fait qu’elles sont malheureuses (alors même qu’elles ont admis les principes qui sont sources de leur malheur), je ne peux pas résister à une petite citation :

    « Quand aux plaintes de ces vieillards, il n’en existe qu’une seule cause, Socrate, et ce n’est pas la vieillesse des personnes, mais leur caractère. S’ils sont équilibrés et d »un tempérament serein, la vieillesse ne sera pas pour eux un tel fardeau ; sinon, Socrate, ce n’est pas seulement la vieillesse, mais aussi la jeunesse qui se révélera pénible pour eux. »

    « Il se frappa la poitrine et déplora son choix, oubliant les avertissements de l’hiérophante ; car au lieu de s’accuser de ses maux, il s’en prenait à la fortune, aux démons, à tout plutôt qu’à lui-même. »
    (La République)

    • Jette un oeil par ici, personne.

      « Du coup, croire en l’amour (de toutes formes) devient pratiquement indispensable pour garder sa santé mentale et ne pas se jeter par la fenêtre. »
      Quand tu écris ça, tu devrais relire le com’ de Nicolas, qui est tout à fait pertinent.

      Tu intègres une norme qui ne réussit pas à te rendre heureux. Tu fais dépendre ton bonheur d’une cause extérieur. Un grec antique explique que c’est peu judicieux, et il me semble qu’il était plutôt sensé.

      • (Je vais livrer mon point de vue perso, je sais bien que certaines personnes sont heureuses, d’elles-mêmes, presque sans effort. Et d’autres avec un effort…)

        Alors déjà, je ne suis pas sûr d’avoir envie d’être heureux. Je trouve que le bonheur manque de créativité et de réalisme. J’aurais presque honte de moi. Je parle juste de ne pas devenir fou. (Ce que je suis déjà, de toute façon.)

        Ensuite (pour un athée, en tout cas), la vie de n’importe qui est vaine. Ca commence, ça finit, ça ne sert à rien. Une fois mort, on est mort, peu importe ce qui s’est passé avant. Et même s’il fallait avoir un impact sur ce qui nous survit, tout ce qui nous survit doit disparaître un jour. Il n’y a pas de but ultime. Bref, dans l’absolu, le sens de la vie en soi, ça n’existe pas.
        Donc l’astuce, pour beaucoup de monde, c’est de détourner l’attention de soi-même, et de se rendre utile et de créer un but à côté, hors de soi, qui n’a pas besoin d’être justifié. Se trouver une passion est une possibilité. Défendre une cause difficile à atteindre, aussi. Chercher à faire le bonheur d’une ou plusieurs personnes, autres que soi, est encore une solution efficace.
        Et, encore, se consacrer à une seule personne permet de faciliter l’exécution (perpétuelle) de l’objectif (On rend la personne heureuse, on peut se concentrer entièrement sur elle, et on peut constater le résultat.).
        Avoir toutes les personnes sous la main et pas trop nombreuses, comme dans une famille, ça marche aussi.

        Voilà, donc pas besoin d’y voir une norme qu’on aurait acceptée sans réfléchir pour voir en quoi ça peut être perçu comme utile.

  19. Pour les homos (je parle des lesbiennes, je ne connais pas vraiment les gays) il y a plus de diversité. En témoigne cet article :
    http://www.tetu.com/actualites/france/sexo-lesbo-la-fidelite-cest-une-pure-convention-sociale–21630
    Ainsi que les divers commentaires l’accompagnant. Il y a des couples « traditionnels » mais aussi plus de « couples libres » et certaines préfèrent avoir des amantes. Pour plusieurs raisons je pense, dont:
    -Puisque l’homosexualité est « déviante » il n’y a pas de modèle construit depuis des centaines d’années et imposé à toutes.
    -Il est plus difficile de stigmatiser une femme comme « salope » quand on aime soi-même les femmes.
    -Le fait d’être considérée comme « déviante » entraine certaines à se poser des questions sur la société, le féminisme, et donc sur les façons de voir le couple.
    Je ne connais pas de filles préférant le modèle du couple traditionnel. Celles en couple libre connaissent parfois des jalousies, mais refusent « par principe » d’enfermer l’autre. Ceci dit, même libre cela reste « un couple ».
    Perso je n’ai jamais compris pourquoi on devrait s’enfermer, se restreindre pour le seul droit de faire des bisoux à quelqu’un.

  20. « J’ai été heureuse en couple normal, j’ai été heureuse en couple libre (oxymore!) , j’ai été heureuse seule, aussi. Je crois que pour être heureux, il faut surtout ne pas compter sur des choses futiles. Etre en couple en est une. Si vous êtes en couple, c’est votre choix, mais si vous prenez mal cet article, posez-vous des questions. »

    Là, je crois que tu résumes tout et ce que malheureusement très peu de gens arrivent à vraiment comprendre ! Perso, je suis mariée, donc le summum du couple ^^ pourtant je suis d’accord avec tout ce que tu dis et je ne reconnais pas mon couple dans la définition que tu en fais ( ouf ! sauvée ^^ ), en fait, je suis tellement pas lucide que je suis toujours surprise de voir qu’il y a des gens, au 21ème siècle, qui ont encore cette vision du couple… Pourtant j’ai été élevée par des parents plutôt conventionnels et ce n’est certainement pas eux qui m’ont appris à remettre en question les normes sociales, c’est donc l’école et les média, qui sont a priori les mêmes pour tout le monde.

    • L’école et les médias ? O__o
      Enseigner l’esprit critique ? Oh lol.

      Tes parents plutôt conventionnels t’ont peut-être appris à remettre certaines choses en question en ne le faisant pas eux-mêmes. Même chose pour l’école et les médias.
      D’où exactement te vient ta sensibilité particulière, personne ne le sait.

      Mais s’il faut compter sur l’école et les médias officiels .. d’ici un mois ou deux on installe les premiers télécrans, et dans deux ans on brule tous les livres. Jeez.

      • « d’ici un mois ou deux on installe les premiers télécrans, et dans deux ans on brule tous les livres. »

        Ah bon, c’est pas déjà fait ? ;)
        Oui, tu as raison, c’est encore une fois mon côté bisounours qui a pris le dessus ^^

        • J’éxagère (un peu), mais ta conclusion était vraiment trop rapide pour la laisser passer.

          L’école et les médias en soi, c’est des outils, ni bons ni mauvais à priori. On peut s’en servir pour faire des nazis. Ou pour faire bouffer aux gens ce qu’On veut.

          Un bisounoursme éclairé, en soi, c’est une philosophie qui se vaut. =)

  21. Ping : Rencontre avec l’Elfe « Digital Wanderer

  22. Hello !!

    Comme expliqué (confusément sous l’effet en plus de l’alcool, erf) hier à Alderanan, je trouve que tu généralise un peu trop. D’une part j’ai parfois l’impression que tu confonds la notion de couple et de mariage, qui est, lui, une institution, d’autre part, tu énonces UNE vérité (qui n’est pas celle de tout le monde, pas celle des couples libres, des polyamoureux, et de bien d’autres minorités) que tu désignes comme étant « la norme » et ensuite tu la critique.

    Je suis d’accord avec la plupart des choses que tu dis, mais dire que , je cite « Quand je demande aux gens pourquoi ils sont mariés ou en couple, et qu’ils me répondent « parce qu’on est amoureux », j’estime que ce n’est pas une réponse », c’est comme dire que « j’aime la viande » n’est pas une réponse à « pourquoi tu manges de la viande ? ». Pour moi c’en est une, c’est une raison et elle se vaut pour la personne qui la donne. Tu peux bien sûr juger que ce n’est pas une raison valable, mais là on entre dans un jugement de valeur.

    Tu dis aussi « il n’y a pas besoin d’être amoureux pour être en couple, pas plus qu’il n’y a besoin d’être en couple quand on est amoureux », et quand je lis ça, je comprends que c’est une vérité universelle. Moi, j’ai besoin d’être attachée à quelqu’un par des liens affectifs pour être en couple, et il m’apparait clair que ce n’est pas le même besoin pour tout le monde. Certains pourront te répondre « parce qu’il a de l’argent / du pouvoir / de beaux attributs / les mêmes valeurs que moi » etc. de même, je cherche à être avec la personne que j’aime, j’appelle ça être en couple, et c’est un besoin que je souhaite combler. Je conçois que tu n’aie pas ces besoins, cependant, tu dis « il n’y a pas besoin de » plutôt que « je n’ai pas besoin de ». Je pense que c’est cette prise de position généralisante qui déclenche le mécontentement de certains lecteurs.

    « Revenons sur la fameuse question « Tu as un copain »? ou: « Tu es en couple »? à laquelle je ne sais pas répondre (…) »
    Si un membre de ta famille te pose la question, est-ce que tu interprètera sa question de la même façon ? (cf. la suite entre (…)). Permets moi d’en douter ;)
    A savoir, certaines personnes peuvent te poser la question simplement par curiosité, ou pour être sûr que la personne qui a envie de faire « ce genre de conneries » (?) est totalement libre de le faire. Je ne partage évidemment pas ton opinion sur le fait qu’être célibataire implique que je sois disponible pour « ce genre de conneries » puisqu’avant la disponibilité (dans mon cas personnel) c’est l’envie de les faire qui prime. Hop, un rateau !

    En tout cas, j’ai appris, entre autres choses, avec ton article, qu’il vaut mieux ne pas répondre à la question « pourquoi tu es en couple », tout comme il vaut mieux ne pas répondre à « pourquoi tu n’es pas vegan » ou « pourquoi tu votes à gauche », etc.. parce que parfois on a en soi la réponse, et pourtant on est incapable de l’exprimer, on passe pour un con et en prime on se sent jugé / contredit. etc.

    A quand un article « contre l’amitié » ?

    • Etre amoureux n’implique pas d’être en couple, donc « je suis amoureux » n’est pas une réponse valable à « pourquoi es-tu en couple », c’est tout. Si quelqu’un me réponds ça, je ne le juge pas spécialement, j’estime simplement qu’il ne s’est jamais posé la question « pourquoi suis-je en couple » ou « pourquoi doit-on se mettre en couple quand on est amoureux ». De même qu’aimer la viande n’implique pas d’en manger. Je suis amoureuse et je ne suis pas en couple, j’aime la viande et je n’en mange pas. Donc ce ne sont pas des réponses. Si tu réponds « j’aime la viande » quand on te demande pourquoi tu en manges, tu éludes la question, car si tu en manges les causes ne sont pas uniquement gustatives, elles sont idéologiques, et c’est le sens de la question qui t’es posée, et tu le sais très bien.

      Tu joues un peu les idiotes, non?

      • « je suis amoureux » n’est pas une réponse valable à « pourquoi es-tu en couple »

        Ce n’est pas une réponse valable POUR TOI.

        Tu poses des questions (en insinuant, corrige moi si je me trompe, que soit je joue l’idiote, soit je le suis vraiment – merci) sans répondre à celles que je te pose.

        Je trouve cela dommage de partir de l’idée que tout le monde se pose nécessairement les mêmes questions existencielles que toi et que ceux qui se sentent – à juste titre – agressés par tes écrits sont des abrutis qui n’ont rien compris à la vie. Quand je lis certains passages et certaines réponses à commentaires, c’est bien l’impression que ça me donne.

        • Ce n’est pas une raison valable tout court. Si être amoureux est une raison valable pour être en couple, alors il faudrait savoir expliquer pourquoi. c’est le sens de la question: « pourquoi es-tu en couple? ». Je pourrais répondre aussi « je suis en couple parce que j’ai trouvé un mec avec des yeux bleus », ce n’est pas une réponse, sauf si j’explique aussi pourquoi si je vois un gars aux yeux bleus j’ai besoin d’être en couple avec lui, avec tout ce que ça implique (ne pas coucher avec d’autres personnes, ne pas avoir de sentiments amoureux hors couple, avoir des projets communs, etc).
          De même qu’aimer la viande n’est pas une raison valable pour en manger, il faut aussi expliquer pourquoi le goût dissipe toutes les autres raisons que tu pourrais avoir de ne pas en manger. Ou que tu ne vois aucune autre raison, ou qu’elles n’ont pas d’importance, et dans ce cas il y a encore une fois un « pourquoi ». Tu peux dire: j’aime le goût de la viande et je trouve plus important le plaisir que je prends à en manger plutôt que l’animal que je mange ait vécu ou non sa vie et qu’il ait souffert ou non. Ca c’est une réponse valable, quoi qu’on puisse en juger.

        • Je réponds à la remarque : « valable pour toi ». Je trouve cela un peu exagéré puisqu’elle coupe court au dialogue : il y a mes vérités, tes vérités, et voilà tout. Ce n’est pas une démarche de dialogue : elle ne permet pas de communiquer puisqu’elle enferme l’autre dans « sa » position.

          « Moi, j’ai besoin d’être attachée à quelqu’un par des liens affectifs pour être en couple »

          Oui, vous avez « besoin » d’être dépendante et vous n’êtes pas la seule dans ce cas, j’en suis sûr. Mais, tous les besoins qu’on a sont-ils bons à partir du moment où on le décrète ? Vous ne connaissez personne qui ait besoin de choses qui lui nuisent ?

          Attachement, liens, affects : vous utilisez décidément tout le lexique de la liberté ! Il y a VOUS d’un côté et l’AUTRE de l’autre ; entre les deux des liens, des passions, de la servitude, du jugement. Tout ce bondage et ce masochisme, c’est presque excitant !

          « parce que parfois on a en soi la réponse, et pourtant on est incapable de l’exprimer, on passe pour un con »
          Ce qui se conçoit clairement, s’énonce clairement. Vous n’êtes manifestement pas d’accord avec Descartes ? Pouvez-vous vous justifier ? (lui, il ne se justifie plus, il est mort) Ou, là encore, vos arguments s’effacent à mesure que vous essayez d’y réfléchir ?

          « et en prime on se sent jugé / contredit. etc. »
          Etant donnée la haute estime que vous avez du dialogue, je comprends que vous ne souffriez pas d’être contredite.

          Vous posez une bonne question ! À quand un article « Contre l’amitié » ? C’est une excellente suggestion. C’est une source d’inquiétude pour vous ?

          • Petite rectification (en retard de plusieurs années mais je ne doute pas que ce sujet est toujours d’actualité) : il ne s’agit pas d’une citation de Diderot mais de Nicolas Boileau.

            Pour le reste rien à dire, c’est très juste et bien énoncé.

    • Je suis amoureux donc je suis en couple.
      ou
      Je suis amoureux donc je n’exige rien de l’être aimé.

      Tu as tout à fait raison, c’est un jugement de valeur. Une question de valeurs.
      Ça tombe bien, l’Elfe questionne justement ces valeurs.

      « Tu as besoin d’être attachée à une personne par des liens affectifs », organisés d’une manière précise donc … Une manière que tu as apprise ? A partir de là, oui, tu es déja formée et finie en tant qu’être sociale, tu garderas toujours ce besoin en toi, soit, personne ne te juge. Ça te concerne, et ça n’altère pas Ton bonheur, et tant mieux pour toi. Chercher à améliorer le futur, ça ne dégrade pas le présent; ça ne rend pas ta situation moins parfaite si elle te convient. Tu peux aimer la situation dans laquelle tu vis et en vouloir une encore meilleure pour tes gosses, à supposer qu’une meilleure societé soit possible. Non ?

  23. Je n’ai pas lu tous les commentaires mais de ce que j’ai lu, je suis heureuse que le système existe ! Je réalise que l’article est trop court, (ou d’un style trop agressif à mes yeux) et que c’est à travers les commentaires que je suis amenée à me poser les bonnes questions. Merci de les avoir générés.

    Mais, tous les besoins qu’on a sont-ils bons à partir du moment où on le décrète ?
    >> Assurément non, cependant je pense qu’il est important de reconnaitre l’existence de ces besoins et de ne pas les nier. Nier ses besoins, c’est se nier soi-même. Je ne dis pas qu’on doit / peut forcément les satisfaire. Si je peux les satisfaire, pourquoi m’en priverais-je ?

    Vous ne connaissez personne qui ait besoin de choses qui lui nuisent ?
    >> Si, bien sûr, certain(e)s ont « besoin » d’une personne qui n’aura pas les même valeurs. La question est alors : doivent-ils/elles changer leurs valeurs ou chercher une personne qui les partagera avec eux/elles ?

    Attachement , liens, affects : vous utilisez décidément tout le lexique de la liberté !
    >> je ne voue pas un culte à la Liberté à tout prix

    « parce que parfois on a en soi la réponse, et pourtant on est incapable de l’exprimer, on passe pour un con »
    Ce qui se conçoit clairement, s’énonce clairement. Vous n’êtes manifestement pas d’accord avec Descartes ?
    >> je ne suis pas d’accord avec descartes
    Pouvez-vous vous justifier ? (…) Ou, là encore, vos arguments s’effacent à mesure que vous essayez d’y réfléchir ?
    >> Je ne peux pas vraiment me justifier, je l’avoue. En tout cas pas mieux qu’en justifiant pourquoi je suis en couple ou non.

    « et en prime on se sent jugé / contredit. etc. »
    Etant donnée la haute estime que vous avez du dialogue, je comprends que vous ne souffriez pas d’être contredite.
    >> J’ignore comment vous avez évalué mon niveau d’estime pour le dialogue. Ce n’est pas du dialoque qu’il est question, mais de la façon de communiquer dans le dialogue. Je vais me répéter : si je suis globalement en accord avec ce qui est dit, c’est le fait que l’absence de pondération du discours qui me fait réagir. Si j’avais lu tous les commentaires avant (puisque l’auteur nuance ensuite ses propos : « C’est vrai que j’ai voulu critiquer ici une certaine définition du couple, et que certains ont une autre définition. Encore une fois, le couple dans le sens « deux personnes qui s’aiment et qui font des projets », n’est pas visé ici. »), je n’aurais probablement pas réagi ! En l’occurrence je réagissais à l’article.

    Vous posez une bonne question ! À quand un article « Contre l’amitié » ? C’est une excellente suggestion. C’est une source d’inquiétude pour vous ?
    >> Je relevais le passage : « Etre en couple, c’est s’utiliser mutuellement ». Or qui n’a jamais entendu la phrase « les amis, c’est fait pour ça » quand on a besoin d’eux pour X ou Y motif ? Ou encore, « c’est dans les mauvais moments qu’on reconnait ses amis », etc. Donc l’amitié aussi, c’est s’utiliser mutuellement, attendre quelque chose d’eux (leur soutien, leur approbation, leur présence, etc.). Non que cela m’inquiète, mais son point de vue m’intéresse.

    A mes yeux, l’homme (ou la femme) ne peut-être heureux en étant seul (je ne parle pas de solitude amoureuse, mais d’isolement). C’est l’enseignement que tire le personnage d' »Into the wild » avant de mourir. Donc on peut considérer qu’à partir du moment où on recherche la compagnie de ses pairs, on se sert d’eux pour combler un vide affectif. Ce que semble dénoncer l’Elfe.

    ————

    Tu peux aimer la situation dans laquelle tu vis et en vouloir une encore meilleure pour tes gosses, à supposer qu’une meilleure societé soit possible. Non ?

    Je confirme l’idée précitée.
    Leur enseigner le polyamour et le détachement affectif serait donc la solution proposée ?

    • Se poser des questions pour éviter de reproduire des schémas qui s’avèrent inutiles/néfastes, c’est ça la solution proposée.

      Le détachement affectif et le polyamour ? J’ai dit ça quand, déja …? Ah c’est vrai, jamais.

      L’immobilisme, jsuppose que c’est la posture naturelle pour une koline.

  24. Se poser des questions pour éviter de reproduire des schémas qui s’avèrent inutiles/néfastes, c’est ça la solution proposée.
    >> Pour résumer : la solution, c’est de s’interroger.
    Ok… et proposer une réponse, c’est de l’immobilisme
    Ok…

    Le détachement affectif et le polyamour ? J’ai dit ça quand, déja …? Ah c’est vrai, jamais.
    >> J’ai dit que tu avais dit ça ? Quand ? Ah oui, jamais. Par contre, j’ai posé une question sur l’enseignement qu’on peut apporter aux enfants, à laquelle tu n’as pas répondu, sinon par une pirouette me préjugeant sur la base de mon pseudonyme, donc l’immobilisme n’est pas là où l’on croit. Je constate à regret qu’il est difficile d’évoquer une opinion ou une question ici sans être jugée (idiote, immobiliste, j’en passe). Bref, je vais m’abstenir de commenter à l’avenir, ce qui ne manquera à personne.

    • Ok, c’était peut-être un peu violent et gratuit, pardon.

      Quand on questionne les faiblesses d’un système, la réponse « ok, et alors toi tu proposes quoi ? T’as un système abouti en tête et qui mettrait tout le monde d’accord ? », ça c’est la voix de l’immobilisme.

      Proposer d’Arrêter d’agir d’une certaine manière, c’est déja un projet en soi. Pas besoin de remplacer un système par un autre. On peut (il faut ?) déja juste commencer par en oublier un, quand on ne peut plus le justifier.

      • En ce moment les enfants on leur fait bien comprendre que l’amour c’est à deux, qu’il faut que l’autre personne soit fidèle et qu’aimer plusieurs personne c’est contre-nature. Plutôt que de leur apprendre d’autres trucs tordus, on pourrait peut-être simplement arrêter de leur apprendre les trucs tordus actuels.

  25. [quote]
    On se marie exactement comme on passe son baccalauréat ou son permis de conduire : c’est toujours le même moule dans lequel on veut se couler pour être normal, normal, NORMAL, à tout prix. À défaut d’être au dessus de tout le monde, on veut être comme tout le monde, par peur d’être en dessous. Et c’est le meilleur moyen de ruiner un amour véritable.

    Le mariage n’est d’ailleurs pas seulement un modèle imposé par l’éducation bourgeoise : il fait aussi l’objet d’un colossal lavage de cerveau publicitaire, cinématographique, journalistique, et même littéraire, une immense intox qui finit par pousser de ravissantes demoiselles à désirer la bague au doigt et la robe blanche alors que, sans cela, elles n’y auraient jamais songé. Le Grand Amour, ça oui, avec ses hauts et ses bas, bien sûr qu’elles y penseraient, sinon pourquoi vivre ? Mais le Mariage, l’Institution-qui-rend-l’Amour-Chiant, « le boulet de l’amour à perpétuité et de l’accouplement à vie » (Maupassant) : jamais. Dans un monde parfait, les filles de vingt ans ne seraient jamais attirées par une invention aussi artificielle. Elles réveraient de sincérité, de passion, d’absolu – pas d’un type en jaquette de location. Elles attendraient l’Homme qui saurait les étonner chaque jour que Dieu fait, pas l’Homme qui va leur offrir des étagères Ikéa. Elles laisseraient la Nature – c’est-à-dire le désir – faire son office. Malheureusement leur maman frustrée leur souhaite un malheur identique, et elles-mêmes ont vu trop de soap-operas. Alors elles attendent le Prince Charmant, ce concept publicitaire débile qui fabrique des déçues, des futures vieilles filles, des aigries en quète d’absolu […]
    [/quote]

    Beigbeder, dans L’amour dure trois ans.
    C’est pas exactement le petit auteur confidentiel de l’année, mais la citation ajoute un peu d’eau au moulin de l’Elfe jcrois.
    + la relecture du bouquin se fait sous un jour nouveau après avoir lu ton article.

  26. La question n’est pas de savoir qui a raison ou tort…
    La liberté vaut toutes les philosophies.
    La seule chose que je retiens est notre incapacité à concevoir que notre recette du bonheur nous est propre et qu’il est inutile de l’imposer aux autres. Je suis heureuse en couple et c’est mon choix. Certains de mes amis ont des enfants et sont heureux. Je leur en veux parfois d’essayer de me convaincre de faire comme eux…
    Si certain(e)s sentent le poids obligatoire du couple sur leurs épaules, mon épée de Damoclès est celle des enfants.
    Bref, oui, la société nous impose des cases dites « du bonheur » (le mariage, l’argent, être propriétaire d’une maison, deux enfants, un chien et 5 semaines de vacances…).
    Mais où se trouve notre bonheur ? Là où on le décide ! Cessons de nous laisser angoisser et distraire par les recettes d’à côté…
    Où se trouve votre bonheur l’Elfe ? ^^

  27. Blog d’une grosse moche (voir la page « auteure ») raciste (haine du mâle blanc) lesbienne intolérante (haine de l’hétérosexuel) sectaire et arrogante (se la joue philosophe avec une licence en bio de Montpellier).
    Tu veux pas être en couple?
    ==> tant mieux.

    • C’est marrant, moi je ne la trouve pas moche du tout. Je n’ai vu nulle part (mais j’ai pas tout lu) une précision sur son orientation sexuelle (et à la rigueur, c’est pas nos oignons). Je n’ai vu nulle par de l’arrogance : après tout, elle dit ce qu’elle a à dire, c’est son blog. Tu n’es pas obligé de la lire, elle ne t’a pas mis un couteau sous la gorge. Et s’il y a bien un adjectif qui, à mon sens, ne lui va pas du tout, c’est bien « intolérante ».

      En fait, dans l’histoire, sans vouloir être blessante, c’est toi qui paraît intolérant. Tu l’insultes parce que tu es en désaccord avec elle. Syndrome typique des personnes qui n’aiment pas entendre des choses qui vont à l’encontre de leurs croyances personnelles.

      En fait, quand on est pas d’accord avec quelqu’un, et qu’on a envie de faire passer ses idées, le plus intelligent à faire est encore de proposer son opinion en argumentant. Mais ça demande un certain effort de connexion neuronal. Alors c’est sûr, quand on a appris à ne proférer que des insultes, ça peut être dur. Mais je t’assure qu’on s’y fait.

  28. Ping : Faites un blog | Les Questions Composent

  29. C’est marrant, cet article. Je suis tout à fait d’accord avec et pourtant, je me considère comme étant en couple. Curieux.

    Pourtant, à côté de ça, je ne tolère pas la possessivité dans le couple qu’elle vienne de moi ou de mon amoureux. Pourtant, je dis « mon » amoureux. Et il dit « mon » amoureuse. Donc c’est déjà un peu de possessivité. Et puis on vit ensemble. Donc on partage certaines choses…

    C’est étrange vraiment. Le mot « couple » prend une autre dimension… Après avoir lu cet article. Et ça m’a rappelé une phrase que j’avais lu dans un manga et que j’avais trouvée très juste : « de toute façon on finit par aimer la personne qui satisfait le mieux nos désirs ».

    Au final, j’en viens à me demander si le mot « couple » n’est pas simplement ce qu’on met dedans. Il existe autant de différents couples qu’il existe d’amoureux. Comme les couples libres, que tu as toi-même cité. Pour certains, peut-être que couple, c’est simplement la reconnaissance de l’amour partagé ? Alors est-ce le mot qui te dérange, ou tout ce que, la plus part du temps, on met derrière ? Exclusivité, possessivité, égoïsme, sexualité conjugale, rêve de la maison-jardin-chien-belle-voiture-mômes ?

    Mais peut-être que tous les couples ne sont pas comme ça. Ou à des degrés différents ?

    En tout cas, merci. Tu repousses toujours plus loin les acquis, les choses qui sont censées être « normales », et c’est ça, la réflexion, la vraie. Celle qui permet d’avancer et de ne pas être un mouton de Panurge. Te lire, ça fait réfléchir. Et dieu, que ça fait du bien.

    Alors merci pour ce que tu écris. Ne t’arrêtes pas, surtout. Tu fais partie des pépites de la blogosphère : yen a jamais assez des blogs comme les tiens.

  30. Je trouve ton article très intéressant, au début il m’a fait réfléchir, beaucoup. Et puis j’ai trouvé ce qu’il ne collait pas, dans ta conception.
    Le fait de se mettre en couple donne un nouveau statut à la personne. De la même manière qu’on n’attend pas la même chose d’un ami, d’un meilleur ami, d’un parent, on attend quelque chose de spécial de la part de celui ou celle qui partage notre intimité. Et même, les attentes ne sont pas les mêmes : un plan cul, un sex friend, l’amour de sa vie sont considérés différemment.
    Bref, ce que tu considères comme des gamineries, à juste titre parfois, n’est pas seulement le fruit de la convention sociale du couple. Elle y est pour beaucoup, certes, mais chacun attend quelque chose de différent de la personne aimée.

    • Le problème n’est pas que de nouvelles exigences interviennent dans une relation quand elle devient « couple ». Car c’est inévitable dans toute relation: on attend quelque chose de l’autre (ne serait-ce que simplement le fait qu’il ou elle te considère en tant qu’ami-e) et les relations évoluent généralement, les attentes avec.
      Le problème, c’est que des exigences EXTERIEURES à la relation qui se construit naturellement, vont intervenir. Ce ne sont pas des exigences telles qu’elles surviennent entre deux amis, ce sont des choses qu’on a apprises à attendre du « bon » ou de « la bonne », du copain ou de la copine, du mari ou de la femme. C’est que la société intervient, s’immisce dans tes affaires de cul et de coeur.

      Par rapport au terme de « sex friend », pour moi il ne veut rien dire. Je vois pas pourquoi un ami avec qui tu couches aurait un statut à part, de telle sorte que tu devrais préciser immédiatement de quel type d’ami il s’agit. Ou alors il faudrait préciser ce que tu fais avec tous tes amis: tu aurais les potes de baise, les potes de plage, les potes de ciné, les potes de bière, les potes de confidences… Pourquoi pas, mais je vois pas l’intérêt. Quant au terme « plan cul », je le trouve réducteur et insultant. Ce n’est pas parce qu’on partage rien d’autre qu’une relation sexuelle avec quelqu’un (c’est déjà pas mal…) qu’on devrait considérer cette personne comme un « plan », comme si l’intérêt du sexe passait avant les rapports humains.

  31. En ce qui me concerne. 6 enfants avec 4 femmes différentes et toujours célibataire à 49 ans.

    Le truc c’est de garder des ex en bonnes copines et quand tu as besoin d’un calin express, tu en trouve une assez facilement.En chassant un peu tu trouves de nouvelles copines de passage.

    Je pense que la peur de la mort et de la vieillesse pousse aussi les gens à se mettre en couple. Ils ont peur de vieillir seul et j’avoue d’ailleurs que ca me fait un peu flipper.

    • Perso j’arriverai jamais à comprendre les gens qui recouchent avec leur ex. Il y a tellement d’hommes et de femmes sur terre, pourquoi aller vers celui ou celle avec qui on a un passif? Par facilité peut-être, mais je trouve que c’est assez, comment dire… limitatif. Enfin après ça dépend ce que tu veux dire par « ex ». Pour moi une ex c’est quelqu’un avec qui tu as été en couple et déjà je ne comprends pas très bien pourquoi les gens se mettent en couple. Mais pour certains de mes amis mecs, ce qu’ils appellent « ex » est une fille avec qui ils ont déjà couché. J’avoue que ça me perturberait beaucoup qu’un mec me considère comme « son ex » parce qu’on a eu un rapport sexuel.

      • « j’arriverai jamais à comprendre les gens qui recouchent avec leur ex »

        Parce que c’est agréable ? :^)
        Pourquoi faudrait-il une autre raison que le désir pour coucher ?

        Très bon article, au demeurant.
        Il lui manque peut-être une partie historique, sur la notion de couple à travers les époques et les cultures. Un excellent bouquin là dessus : « la déliaison amoureuse », de Serge Chaumier.

        • Oui c’est vrai qu’il n’y a aucune autre personne qu’un ex avec qui coucher, enfin, du moins dans la mesure ou tu as ete en couple avec la totalite de l’humanite.

          • Moi je ne vois pas trop pourquoi on s’interdirait de coucher avec un(e) « ex » sous prétexte qu’il/elle est étiqueté(e) ainsi…

            Un(e) « ex » c’est une personne avec qui on a été considéré (par soi ou par les autres, on n’empêche pas les autres de mettre des étiquettes même quand soi-même on ne souhaite pas en mettre) « en couple » ou en tout cas, « en relation ».

            Je ne vois pas le problème à fréquenter quelqu’un, puis ne plus le fréquenter pendant une période (la majorité en déduira alors que c’est un(e) « ex », quoi que tu fasses et quoi que tu dises), puis le fréquenter à nouveau. Si les deux en ont envie, je ne vois pas pourquoi on se l’interdirait !

  32. « J’aime quelqu’un et quelqu’un m’aime »

    Oh… je crois bien que je suis en train de vivre la même chose. Je pense que le sentiment amoureux est réciproque, mais on n’est pas en couple.

    Pourtant, même si je ne suis pas en couple avec elle, je n’ai pas envie de fréquenter d’autres gens parce que pour moi il n’y a qu’elle… tout en me disant que je n’ai pas particulièrement envie d’être en couple avec elle…??? Je me what the fuckise moi-même.

    C’est comme si je lui étais fidèle même si… on n’est pas en couple? C’est assez étrange…

    (je suis une fille. petite précision pour ne pas que tu te trompes sur mon sexe si jamais tu réponds à ce message ^^)

    • Je sais pas trop quoi te dire, je pense que votre relation suit son cours. Pour moi l’important c’est surtout de ne pas laisser des trucs extérieurs parasiter la relation, du genre être possessif parce que l’exclusivité est une preuve d’amour… Mais bon si on sent un besoin d’exclusivité, passager ou non, si on n’a pas envie de nouer d’autres relations… Après on peut appeler ça couple ou pas, c’est qu’un mot… Je vais pas vous dire bonne chance car vous avez déjà de la chance (d’être amoureuses !) :)

  33. Une phrase, mille fois entendue ces vingts dernières années, répétées sans cesse à la mère célibataire que je suis -par choix-: « Tu n’as pas refait ta vie? » Tout est là, dans ce simple mot « refaire ». Comme si l’on ne pouvais concevoir une vie « faite », donc vécue, qu’à travers le couple.

  34. Bonjour.

    Je tiens d’abord à vous féliciter pour vos écrits. Je viens de découvrir ce blog; et j’y ai trouvé de très bons articles (surtout pour la femme – et féministe- que je suis). J’aime beaucoup cette façon que vous avez de mettre le doigt sur des choses dont on a pas forcément conscience, et qui peuvent diriger notre vie.

    Sur ce sujet, je crois que j’irais plus loin que vous.
    A mon sens, le couple (au sens traditionnel du terme que l’on pourrait définir comme suit : des personnes qui envisagent de se marier un jour) est plus que quelque chose qui vient de l’extérieur, imposé par le social: c’est un un contrat social. Au même titre que le travail, être en couple signifie bien bénéficier d’avantages (souvent celui d’avoir quelqu’un sur qui on peut compter), en échange d’autre chose (souvent une perte de liberté).
    Ce contrat peut différer d’un couple à l’autre (par exemple, sur le « devoir conjugal »); et (là où vous avez raison de le signaler), est souvent sous-entendu dans la relation. Comme vous l’expliquez très bien, c’est d’ailleurs souvent un malentendu au sein du couple lui-même, qui peut conduire à des conflits.
    On peut noter que le sous entendu change suivant les sociétés, les moeurs, les traditions, les religions etc. Donc j’imagine que pour fonder un couple solide (ie qui apportera beaucoup aux individus engagés), il s’agit de définir le contrat du mieux que l’on peut et d’y adhérer. (les autres possibilités étant de modifier le contrat, ce qui définit une sortie de « nouveau couple » avec des mêmes personnes, ou alors de se défaire du contrat – c’est à dire partir).

    Là où j’ai du mal à vous suivre, c’est à comprendre comment vous voulez vous soustraire du social. J’ai l’impression que même vous et votre ami avez un contrat social, différent de la plupart, mais existant tout de même; comme dans beaucoup de relations (comme l’amitié par exemple – comme un commentaire plus haut le souligne).

    Par contre, s’il s’agit de faire comprendre qu’il y a un contrat social caché, je suis d’accord. S’il s’agit de modifier les termes du contrat sous-entendu (tout en laissant à chacun la possibilité de construire le sien par exemple), pourquoi pas (là est probablement l’essentiel de la discussion). Par contre, le supprimer totalement, j’ai du mal à concevoir la chose (enfin, disons que ça mérite au moins une petite explication de comment le faire).

    Sinon dans les commentaires, vous dites qu’il faut chercher ce que l’on veut nous, et pas ce qui nous est imposé par la société; et c’est pour cela qu’il faut chercher à éviter les contrats sociaux (qui nous imposent des choses).
    Là je ne suis pas bien votre propos : d’abord, parce que je me vois mal savoir ce que je veux sans société autour; à moins d’imaginer avoir une âme (mais après tout pourquoi pas?), mais sinon ça me parait compliqué : je me définis, moi et ce qui peut me rendre heureux(se), par ce que j’ai vécu, et probablement d’autres choses (comme mon patrimoine génétique); et la société à un rôle énorme à jouer dedans donc j’ai du mal à imaginer ce que voudrait un « moi sans société ». D’autre part, parce que deux personnes (ou plusieurs) ça fait déjà une petite société, où chacun influe sur l’autre donc quelque part, s’impose.

    J’ai fini pour ce long commentaire (peut-être un peu désordonné, comme fonctionne souvent ma pensée). Je crois que ce sujet est très sensible car il touche à l’intime; merci en tout cas de faire partager votre pensée.

  35. Je suis tout à fait convaincu par l’article. Ça faisait un petit moment que je me sentais contre le couple (comme modèle imposé par la société) mais je pensais surtout à une redéfinition de celui-ci plutôt que son abolition. Et c’est vrai que maintenant, c’est une évidence.
    Demander à quelqu’un qui dit être contre le couple s’il es célibataire (et croire que ses convictions sont le résultat d’une frustration ou autre), c’est comme demander à quelqu’un qui est contre le fait d’avoir une maison s’il est SDF.

  36. Merci pour ces quelques pistes de réflexions, ça n’est jamais inutile :)

    Je vois déjà beaucoup de réactions, dont certaines très violentes, et personnellement je trouve ça dommage, chacun son point de vue.
    Ca vaut ce que ça vaut, mais ça m’a donné envie de donner quelques éléments du mien (peut-être avec un besoin de me justifier, je ne le nie pas).

    Je suis en couple. Ca c’est la bannière, ou mieux le bouclier contre la rancœur sociale. Pour éviter les questions intrusives et mesquines de la famille, les amis trop bien intentionnés qui n’ont de cesse de vouloir vous caser, ou d’avoir à se justifier quand plusieurs personnes passent dans mon lit en peu de temps. C’est pratique. Est-ce que c’est une bonne raison ? Non.
    Mais je ne suis pas sûre que l’on fasse tout pour de bonnes raisons (par exemple, je n’ai pas encore trouvé quelqu’un qui m’ait donné une bonne raison, c’est-à-dire quelque chose de purement raisonnable de faire un enfant… mais c’est une autre question). Il est souvent plus facile de savoir ce que l’on ne veut pas que ce que l’on veut.

    Ce que je sais, c’est que la bannière a ceci de pratique qu’une fois énoncée, on me fout la paix. Et qu’avec la personne que j’aime, on peut tenter de construire ce qu’on veut et le composer comme on veut, sans cette pression.
    Ca peut passer pour de la lâcheté, c’est vrai. Mais c’est ma « raison ».
    Avec les amis plus proches, les gens plus ouverts et qui entrent dans notre intimité, on parle parfois des « modalités ». Pour les autres, on est en couple.
    Pour tous, on s’aime, ça ça ne change pas et c’est le plus important.

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  40. Bonjour à tous,

    je viens rajouter mon grain de sel, en commençant par remercier l’elfe pour son article. C’est assez rare d’être capable de pointer du doigt, simplement et d’emblée, un problème qui m’a très longtemps gêné.

    Je tiens à faire part de ma conception du couple. Ma manière de voir mon couple (c’est-à-dire ma relation avec un autre être, le lien que nous avons, PAS la construction sociale établie autour que je ressens comme un poids et rien d’autre) ne justifie pas la « mise en couple », mais développe pourquoi ce qui gène si profondément l’elfe, et qui me dérangeait tant au début, a fini par être dépassé.
    Les deux personnes qui composent mon couple sont comme deux soldats en tant que guerre. Comme on dit en anglais: « I’ve got your back » (ou « I gawt yer bak! » pour parodier nos ami ricains). Tel deux soldats avançant dans une zone de danger, sous les tirs, on avance dos à dos, chacun l’oeil collé sur son propre champ de vision. Champ de vision dans lequel il a la plus parfaite indépendance ; il tire comme il veut, il se protège d’abord lui. Mais à deux, on a un champ de vision plus large.
    Nous ne sommes pas plus fort, entendons-nous bien. Personne n’est dépendant de la présence de l’autre soldat dans son dos. Bien des fois, nous sommes contraints de marcher plus lentement, on ne peut pas esquiver ou sauter comme on le voudrait, parce que ce serait lâcher l’autre. Mais ce n’est pas une contrainte, c’est un choix. Pour cette zone, c’est plus facile d’être deux.

    On apprécie la compagnie de l’un l’autre. Je lâche la métaphore militaire, pour simplement dire: on est bien ensemble. Je suis bien avec d’autres personnes, mais, sauvage de nature, je ne suis pas bien sur absolument tous les plans avec n’importe qui. Il se trouve que l’autre moitié de mon couple est quelqu’un avec qui presque tous les plans sont couverts. Et le fait d’être avec lui ne m’empêche en aucun cas d’être indépendante sur les autres plans qui ne conviennent pas; sur le plan sexuel, sur le plan sentimental, sur le plan de l’amitié. Mais sur mon travail à moi-même, ma perception du monde, ma recherche de l’absolu… l’autre n’est pas là pour ça.
    L’elfe, ta phrase « j’aime quelqu’un et il m’aime » est très forte. Voila, c’est ça un couple, ou plus exactement une relation. (Notez: dans le terme de « relation », on parle du lien entre deux touts. Dans le terme « couple », on parle d’un ensemble, formé par deux parties. Je préfère l’idée de « relation » car je suis « une », et il est un, mais nous avons un lien.)
    On fait un bout de chemin ensemble, tant qu’on est bien. Quand on est plus bien, on s’arrète là et chacun va de son côté.
    Le fait est que (et il a été incroyablement pénible pour moi de l’admettre), parfois, rarement, mais dans quelques occasions quand même, on ne s’en sort pas tout seul. Et lorsque j’ai besoin d’aide, la personne que j’aime est la personne en laquelle j’ai confiance. Même si je n’aime pas l’idée qu’il m’aide, je l’accepte, étant entendu que je l’aide en retour. J’aimerais être largement assez forte pour ne pas avoir besoin de ça, et qu’il le soit aussi, mais parfois, rarement, mais quelques fois quand même, on a besoin de l’autre.

    La personne avec qui on est « en couple », avec qui on a une relation, est quelqu’un en qui on a confiance. Quelqu’un qu’on respecte. En ce sens, si le sentiment de jalousie va apparaitre chez l’autre parce qu’on trouve quelque chose ailleurs que chez lui, il va dans le respect de l’autre de l’éviter, comme on l’attends en retour. Mais je n’ai jamais dit qu’il fallait se brider pour l’autre, non : j’accepte qu’il faille prendre en compte l’autre dans son entièreté. (Notez encore: je ne parle pas de « faire des concessions », « accepter des contraintes », « prendre sur soi »…) Je dis que lorsqu’on a un lien avec autrui (ami, famille, amant, etc), on doit accepter qu’il existe autre chose en lui que sa pure relation éthérée avec soi. L’autre dans tout son être est à prendre en compte

    Nous vivons, comme il a été souligné avant, dans une société. La pression est immense « d’être en couple », je ne vous en parle pas. De plus, énormément de gens vivent ça comme un manque, et recherchent désespérément « quelqu’un », n’importe qui, pour combler un vide qui sera toujours là. Je rejette dans son entièreté ce modèle que je ne reconnais pas pour moi. Ma

  41. Bonjour à tous,

    je viens rajouter mon grain de sel, en commençant par remercier l’elfe pour son article. C’est assez rare d’être capable de pointer du doigt, simplement et d’emblée, un problème qui m’a très longtemps gêné.

    Je tiens à faire part de ma conception du couple. Ma manière de voir mon couple (c’est-à-dire ma relation avec un autre être, le lien que nous avons, PAS la construction sociale établie autour que je ressens comme un poids et rien d’autre) ne justifie pas la « mise en couple », mais développe pourquoi ce qui gène si profondément l’elfe, et qui me dérangeait tant au début, a fini par être dépassé.
    Les deux personnes qui composent mon couple sont comme deux soldats en tant que guerre. Comme on dit en anglais: « I’ve got your back » (ou « I gawt yer bak! » pour parodier nos ami ricains). Tel deux soldats avançant dans une zone de danger, sous les tirs, on avance dos à dos, chacun l’oeil collé sur son propre champ de vision. Champ de vision dans lequel il a la plus parfaite indépendance ; il tire comme il veut, il se protège d’abord lui. Mais à deux, on a un champ de vision plus large.
    Nous ne sommes pas plus fort, entendons-nous bien. Personne n’est dépendant de la présence de l’autre soldat dans son dos. Bien des fois, nous sommes contraints de marcher plus lentement, on ne peut pas esquiver ou sauter comme on le voudrait, parce que ce serait lâcher l’autre. Mais ce n’est pas une contrainte, c’est un choix. Pour cette zone, c’est plus facile d’être deux.

    On apprécie la compagnie de l’un l’autre. Je lâche la métaphore militaire, pour simplement dire: on est bien ensemble. Je suis bien avec d’autres personnes, mais, sauvage de nature, je ne suis pas bien sur absolument tous les plans avec n’importe qui. Il se trouve que l’autre moitié de mon couple est quelqu’un avec qui presque tous les plans sont couverts. Et le fait d’être avec lui ne m’empêche en aucun cas d’être indépendante sur les autres plans qui ne conviennent pas; sur le plan sexuel, sur le plan sentimental, sur le plan de l’amitié. Mais sur mon travail à moi-même, ma perception du monde, ma recherche de l’absolu… l’autre n’est pas là pour ça.
    L’elfe, ta phrase « j’aime quelqu’un et il m’aime » est très forte. Voila, c’est ça un couple, ou plus exactement une relation. (Notez: dans le terme de « relation », on parle du lien entre deux touts. Dans le terme « couple », on parle d’un ensemble, formé par deux parties. Je préfère l’idée de « relation » car je suis « une », et il est un, mais nous avons un lien.)
    On fait un bout de chemin ensemble, tant qu’on est bien. Quand on est plus bien, on s’arrête là et chacun va de son côté.
    Le fait est que (et il a été incroyablement pénible pour moi de l’admettre), parfois, rarement, mais dans quelques occasions quand même, on ne s’en sort pas tout seul. Et lorsque j’ai besoin d’aide, la personne que j’aime est la personne en laquelle j’ai confiance. Même si je n’aime pas l’idée qu’il m’aide, je l’accepte, étant entendu que je l’aide en retour. J’aimerais être largement assez forte pour ne pas avoir besoin de ça, et qu’il le soit aussi, mais parfois, rarement, mais quelques fois quand même, on a besoin de l’autre.

    La personne avec qui on est « en couple », avec qui on a une relation, est quelqu’un en qui on a confiance. Quelqu’un qu’on respecte. En ce sens, si le sentiment de jalousie va apparaitre chez l’autre parce qu’on trouve quelque chose ailleurs que chez lui, il va dans le respect de l’autre de l’éviter, comme on l’attends en retour. Mais je n’ai jamais dit qu’il fallait se brider pour l’autre, non : j’accepte qu’il faille prendre en compte l’autre dans son entièreté. (Notez encore: je ne parle pas de « faire des concessions », « accepter des contraintes », « prendre sur soi »…) Je dis que lorsqu’on a un lien avec autrui (ami, famille, amant, etc), on doit accepter qu’il existe autre chose en lui que sa pure relation éthérée avec soi. L’autre dans tout son être est à prendre en compte. Le simple respect de l’autre m’engage à ne pas faire du mal là où ça peut blesser. Si je refuse de respecter l’autre, je refuse aussi que toute relation soit créé entre nous, que le moindre lien (ne serait-ce que parler) puisse exister.

    Nous vivons, comme il a été souligné avant, dans une société. La pression est immense « d’être en couple », je ne vous en parle pas. De plus, énormément de gens vivent ça comme un manque, et recherchent désespérément « quelqu’un », n’importe qui, pour combler un vide qui sera toujours là. Je rejette dans son entièreté ce modèle que je ne reconnais pas pour moi. Mais pour d’autres, il est toute leur vie, et c’est un flux, un « pouvoir » de la société, qui doit être pris en compte.

    Le sujet est à peine frôlé, même pas esquissé… Et il y a quand même un sacré problème de « grossissement des traits » – pour ne pas pas nommer l’exagération – dans les articles de ce blog… Je lâche mon commentaire, à peine formée ici :-)

  42.  » ta phrase « j’aime quelqu’un et il m’aime » est très forte. »

    C’est pas « très fort », c’est l’Essentiel. C’est ça, essentiellement, un « couple », deux personnes qui s’aiment.

    Tu prends la même phrase et tu rajoutes un truc : « j’aime quelqu’un et il m’aime Donc on ne va pas voir ailleurs », « j’aime quelqu’un et il m’aime Donc on s’est échangé des anneaux » … Là faut expliquer le rajout. Pourquoi ne pas aller voir ailleurs ? Quel sens ça a ? Quels sont les avantages et les désavantages, d’où vient ce réflexe, pourquoi prétendre que c’est naturel alors que tout semble indiquer que c’est culturel ? Et, le fuck, qu’est-ce que des anneaux à mille balle ont à voir avec les deux personnes qui s’aiment ?

    À l’origine, y avait peut-être de bonnes raisons (c’était y a un sacré bail). Quelques dizaines de générations de singes surdoués plus tard, les « anneaux » et « l’exclusivité » ont pris autant d’importance, dans l’inconscient collectif que « j’aime quelqu’un et il m’aime ». Et une bande de singes en costume et cravate se demande comment revaloriser les anneaux et l’exclusivité, au mépris de « j’aime quelqu’un et il m’aime »
    http://www.conseil-etat.fr/fr/discours-et-interventions/la-nature-de-l-institution-du-mariage.html

      • Ce n’est pas parce que je pense que le mariage n’a aucun intérêt que je vais l’interdire à ceux qui le veulent (ou laisser d’autres le leur interdire). Les hétéros peuvent se marier s’ils en ont envie, je ne vois pas pourquoi les homos n’auraient pas le droit. Cela dit je pense quand même que plutôt que de faire évoluer la famille étape par étape (comme c’est ce qui se passe avec l’acceptation progressive du mariage homosexuel), il vaudrait mieux la révolutionner une bonne fois pour toutes. Mais bon, on fait ce qu’on peut.

  43. Salut à tous, dans l’ensemble, je suis d’accord avec l’elfe.
    Je pense que le vrai problème n’est pas le couple (même si évidemment, je suis contre l’idée de possession) mais le fait que nous n’avons pas le choix, la société nous impose d’être en couple et c’est ça le problème.
    Evo, je trouve la métaphore de la guerre très intéressante car si dans certaines zones on est plus fort avec une personne dans notre dos, dans d’autres, on sera plus fort seul, à trois, à deux mais à dix mètres de distance l’un de l’autre.

  44. Ping : Féminismes | Pearltrees

    • Désolée de ne pas avoir répondu mais j’avais zappé ce commentaire.
      Oui je suis pour le mariage pour tous car tout le monde devrait avoir les mêmes droits.
      Même si je suis contre le mariage, je n’interdirais pas aux gens de vivre leur vie comme ils l’entendent…

  45. Ping : Confiture de culture | Les Questions Composent

  46. Merci !
    Je ne sais plus quelle pédagogie adopter pour tenter d’expliquer à mes amies (car le fait que ce ne sont quasi-exclusivement que des femmes) que LE COUPLE ne devrait à mon sens pas être un objectif.
    Et quand je dis « objectif », c’est au sens du dico (coucou Robert) : but, dessein, aspiration, finalité.

    Dans la pratique, ça donne des appels au secours sur les réseaux sociaux « chui-toute-seule-chui-pas-bien-y-m-faut-un-mec », mais surtout une propension extraordinaire à s’accrocher désespérément au premier venu, voire à se rendre malheureuse comme les pierres si le type qu’elles ont chopé samedi dernier après 3 vodkas ne les rappelle pas. Et ce, même si les messieurs en question ne leur plaisent pas.
    Trop souvent, c’est aussi se mettre en Couple avec un type choisi au hasard, sur le mode je-cherche-un-copain, lui mettre la pression pour s’installer ensemble, acheter un chat, construire une vie commune etc. Au final, je les regarde quelques mois/années plus tard insatisfaites et déprimées, leur vie entière tournée vers cette obsession de transformer leur mec-choix-par-défaut en quelqu’un qu’il n’est pas et ne sera vraisemblablement jamais. Tu me diras, c’est pratique, au moins elles peuvent donner un nom à leur frustration, celui du type.

    Leur idée, c’est justement qu’être en couple, pour mes copines, ma soeur et d’autres, c’est avancer, c’est être complète, enfin. Une étape vers la vraie vie d’adulte. Si tu grattes un peu, tu comprends qu’après le couple il y a la maison, la balançoire, le labrador et les vacances à la Baule chez les beaux parents. Et le bonheur. Rien que ça. Se mettre en couple, c’est l’élément central de la réussite sociale. Et par conséquent, ne pas l’être, c’est être une crotte. Sociale, la crotte. (Je choisis le mot crotte exprès pour plaire à tes trolls scatophiles).

    Bref, j’essaye d’expliquer qu’à mon avis, se lancer désespérément à la poursuite du Couple (dans la dimension que tu décris) à tout prix, c’est une idiotie. Qu’avant de chercher quelqu’un qui rende notre vie valable à nos propres yeux, on devrait essayer par nous mêmes de se rendre heureuses. Et si, dans la quête, on rencontre une personne avec qui on a envie de partager tous ces trucs qui nous satisfont, c’est encore mieux.

    Mais quand je dis ça, tu sais ce qu’elles me répondent ? BAH OUI MAIS C’EST FACILE POUR TOI T’ES EN COUPLE.

    #GiantFacepalm

  47. Bonjour :)
    Je suis d’accord avec toi.. Tes écrits m’aident beaucoup dans la vie de tous les jours, tu m’as vraiment ouvert les yeux concernant la jalousie.. merci..
    Je crois que « grâce à toi » je suis contre le couple, enfin, contre le concept d’enfermer deux personnes dans une « sphère » qui interdit d’aller voir ailleurs.. J’ai essayé d’appliquer ce principe dans ma vie et.. je contrôle pas =0 Par exemple, c’est pas pour raconter ma vie mais il y a quelques semaines, une fille à voulu se mettre « en couple » avec moi, et j’ai décliné l' »offre » alors que ça ne m’aurait pas dérangé de la « fréquenter »..
    J’ai pas lu tous les commentaires de cet article et je ne me rappelle plus parfaitement de tout ce que tu dis dans cet article, mais je me demande comment tu réagis quand on te demande « tu veux sortir avec moi? ».
    Bonne soirée :>

  48. Je viens de lire de manière construite et pertinente le fond de mes pensées.
    Merci pour ce merveilleux article. Je ne sais jamais quoi à dire à mes amis célibataires désespérés. Dorénavant, je leur offrirai un lien, ça m’épargnera une migraine.
    Et si après ça ils repartent dans leur mélancolie pseudo-romantique, c’est qu’ils le veulent bien.

  49. Bonjour Elfe,

    Je te découvre. Merci de titiller nos certitudes. C’est toujours salutaire d’être invité à réfléchir…

    Dans notre société actuelle, nous avons pour la première fois la chance – et la responsabilité – de définir nous-mêmes les termes de nos relations amoureuses. Mais si cette liberté existe, il faut savoir la saisir, ce qui implique d’oser remettre en question les traditions, pour n’en garder que ce qui continue à faire sens et délaisser ce qui n’a pas/plus de raison d’être. Je me permets de vous renvoyer à un excellent billet à ce sujet (écrit à l’occasion du débat sur « le mariage pour tous ») : http://francoisdesmet.wordpress.com/2013/01/15/la-nature-nest-du-cote-de-personne/

    Pour ma part, je suis marié depuis 12 ans et ai 3 enfants. Mon épouse et moi-même avons réfléchi à la façon dont nous souhaitions être en couple et, après moult réflexions et discussions, nous sommes ouverts au polyamour. Après partages avec d’autres personnes se posant le même type de questions, j’ai élaboré un texte (repris sur le site http://www.polyamour.be) qui synthétise les idées et valeurs polyamoureuses qui me semblaient susceptibles de contribuer à des relations amoureuses durables et épanouissantes. Pas besoin de dire amen à ce texte, s’il peut juste ajouter une petite pierre à vos réflexions, ce serait déjà nickel…

    Liens relationnels

    – Il n’y a pas qu’un seul modèle de relation amoureuse valable, chacun ayant la liberté de créer le modèle qui lui convient.

    – Il est possible d’aimer plusieurs personnes en même temps sans qu’il ne faille retirer à l’un(e) ce que l’on donne à l’autre, notre capacité à aimer augmentant au fur et à mesure du développement de nos relations.

    – L’envie de s’offrir à soi-même, ainsi qu’à son (ses) partenaire(s), la possibilité d’aimer plusieurs personnes simultanément ; ces relations amoureuses pouvant être de nature affective, sexuelle, intellectuelle ou spirituelle, ou n’importe quelle combinaison de ces quatre éléments.

    – Un état d’esprit d’ouverture aux rencontres et aux relations, à la découverte d’autres univers, avec le souhait de laisser la porte ouverte aux potentialités, en s’autorisant à aimer si l’envie survient.

    – Une nouvelle relation peut s’additionner aux relations plus anciennes sans nécessairement les chasser et les remplacer; les différentes relations pouvant s’additionner sans être concurrentes, se compléter et s’enrichir mutuellement de leurs différences.
    – Le respect du caractère changeant des rythmes et des cycles du désir, permettant d’admettre qu’un creux dans une relation puisse être temporaire et n’entraîne pas nécessairement sa fin.
    – Le souhait de maintenir des relations sur la durée, tout en acceptant leur impermanence, c’est-à-dire le fait que la nature et l’intensité de ces relations ne sont pas figées mais évolueront et se transformeront naturellement avec le temps.
    – Une vision pleine d’innocence, de gaîté, de légèreté et d’absence de culpabilité de ce que sont les échanges amoureux et les relations intimes.
    Relations au(x) partenaire(s)
    – L’égalité et la réciprocité entre femmes et hommes, entre partenaires indépendamment de leur orientation sexuelle, dans le respect de la sensibilité et des spécificités propres à chacun.
    – Le respect mutuel et la bienveillance entre partenaires, avec le souci d’éviter d’imposer ses vues, en recherchant le plus possible le consensus.

    – L’absence d’appropriation de l’autre et d’exclusivité imposée, avec le souhait d’offrir à l’autre un espace de liberté où il/elle peut s’épanouir et se révéler pleinement. Cela implique la capacité à se réjouir du bonheur de l’être aimé, que ce bonheur se réalise avec ou sans nous.

    – Le développement de l’autonomie affective afin d’éviter la dépendance amoureuse. Cela suppose de ne pas se sentir responsable et indispensable au bonheur de l’autre, ainsi que l’acceptation de ne pas être tout pour l’autre et qu’il ne soit pas tout pour moi.

    – La volonté d’entretenir des relations franches, honnêtes et assumées à l’égard de son (ses) partenaire(s), dans le refus du mensonge et de la dissimulation, mais tout en maintenant le droit à un jardin secret et à l’absence de transparence totale.

    – L’importance de la notion de fidélité, dans le sens du respect avec constance et bonne foi des engagements et des accords conclus entre partenaires, en vue de la création d’un lien de confiance durable.

    – Un amour libre mais responsable, veillant à préserver au mieux l’estime, la sécurité affective et la confiance intérieure de l’autre, avec le souci d’éviter de blesser ses proches.

    Relation à soi-même

    – L’authenticité et l’honnêteté vis-à-vis de soi-même, en veillant à se respecter et à n’accepter que ce qui procure le sentiment d’être juste par rapport à soi-même.

    – La conviction que la voie du polyamour n’est pas celle de la permissivité et de la facilité, qu’elle ne pourra être suivie avec bonheur que si elle est accompagnée d’un véritable travail sur soi, sachant que la pratique du polyamour constitue déjà une part de ce travail.

    – L’envie de se réaliser pleinement au travers de ses diverses rencontres et relations, afin d’aller vers une meilleure connaissance de soi et de ses désirs, le développement et l’affirmation de toutes les facettes de sa personnalité, l’apprentissage de la confiance et de l’amour de soi, l’apprivoisement de l’égo, de la jalousie, de la peur de l’abandon, du besoin de comparaison et de la rivalité…

    – La recherche d’une paix intérieure à travers la conciliation entre les pôles – en apparence souvent contradictoires – que sont la raison, les sentiments et les émotions.

    – L’humilité de savoir que le polyamour est un apprentissage progressif et dans la durée, n’excluant pas les tâtonnements, les erreurs ou les remises en question. L’exigence de cette voie ne signifie cependant pas pour autant qu’elle soit utopique ou irréaliste, ni qu’il faille être totalement accompli(e) pour l’essayer et y progresser.

    Relations avec la société

    – Un regard distancié et indépendant face aux règles morales et religieuses dominantes, tout en respectant ceux qui les suivent.

    – Le souhait que le mode de vie et de pensée polyamoureux soit considéré par la société comme un modèle acceptable parmi d’autres.

  50. Je suis tombée sur ton blog, tu ne peux qu’en rire, via le 18/25 de jeuxvidéo.com. Non que je fréquente assidument ce genre de site, mais bref, ce n’est pas le sujet. J’ai donc passé un peu de temps à parcourir tes articles, les trouvant plus intéressants les uns que les autres (sans vouloir te jeter des fleurs, mais il se trouve que j’adhère en grande partie à tes propos). Je me permet de commenter celui-ci en particulier pour la simple raison qu’il me parle, et que c’est bien la première fois que je trouve un article sensé sur le sujet. Tu ne dénigres pas l’amour, les sentiments, mais bien le couple et de quelle manière il est nocif sous prétexte de cette amour avec un grand A. Ton article m’a apporté des réponses et confirmé ce que je pensais depuis toujours: le couple nous prive essentiellement de nos libertés individuelles. Je n’ai jamais été jalouse, et je n’ai jamais pu me résoudre à être vraiment en couple. Suis-je anormale ? On me dit que j’ai peur de m’engager, j’ai surtout peur d’être utilisée. J’ai toujours préféré les relations d’amitiés, qui, vraies, apportent tellement et ont le mérite de mettre tout le monde sur un pied d’égalité. Je suis donc, comme toi, contre le couple. J’ai pourtant une relation avec un homme, issue d’une longue amitié. On s’aime, on est ensemble quand on est ensemble, on prend soin l’un de l’autre et pourtant personne de comprend que nous ne soyons pas en couple officiellement. Mais je refuse d’être « la copine de », je suis moi, un être à part entière, libre et je ne dois rien à personne, ce qui ne m’empêche pas d’avoir des sentiments ! Il est difficile de maintenir cette position, surtout que je suis jeune et l’incompréhension générale est totale. Mais je les emmerde tous, je suis d’accord avec toi, et ça ne m’empêche pas d’être heureuse (avec ou sans relations); et de partager de bons moments avec un autre être à part entière qui est aussi libre que moi. Ce que j’espère essentiellement c’est d’arriver à garder cette relation harmonieuse hors des influences sociétaires, afin de la préserver, et de me préserver.
    Commentaire un peu brouillon et trop autobiographique mais j’espère que tu as compris ma pensée, et qu’un jour nous ne serons plus une minorité.

  51. Salut !
    Je découvre ton blog depuis quelques jours et je suis très contente de ma découverte ! Je suis d’accord avec toi sur à peu près tout, mais je dois dire que cet article m’a fait « tilter ». Je voulais écrire un commentaire super élaboré pour expliquer pourquoi je ne suis pas d’accord, et j’ai fini par en faire un article sur mon blog (que j’alimente une fois tous les 18 mois, tu as le mérite de m’inspirer ^^). Donc si ça t’intéresse d’aller lire ça, tant mieux, et sinon bah euh, ça intéressera au moins ma maman :D
    Bonne continuation en tout cas :)

  52. ton article est intéressant.
    Pourtant dès le départ, tu en marques la subjectivité en disant:  » Quand je demande aux gens pourquoi ils sont mariés ou en couple, et qu’ils me répondent « parce qu’on est amoureux », j’estime que ce n’est pas une réponse, mais comme on entre alors dans le domaine privé, j’estime aussi qu’insister serait intrusif et irrespectueux. »

    quel dommage de ne pas oser poser des questions aux couples quand on souhaite en faire un article si catégorique. Peut être qu’en osant approfondir le sujet avec les gens , pourquoi le prendraient ils mal ???, tu éclaircirais ton point de vue, qui pour l’instant, à mon avis ne montre qu’une façon , la plus clichée et la moins belle, d’être en couple aujourd’hui.

    • Parce que je suis pas indélicate et impolie avec les gens je sais pas de quoi je parle? Franchement bonjour le raccourci idiot. Désolée non je vais pas aller me montrer intrusive auprès de personnes avec qui je ne suis pas intime juste pour avoir l’air intéressante sur mon blog. Et heureusement pour moi, la politesse n’est en rien un obstacle pour avoir une opinion construite sur un sujet.

      • C’est bien vrai. Les enfants sont tellement prenants et usants que c’est bien dommage(able) qu’actuellement, on soit dans la croyance que deux adultes (voire un, généralement celui avec des ovaires) suffisent amplement pour s’assurer de leur bien être.

        Mais c’était surtout pour dire qu’au final, la grande utilité que je trouve au couple est de type pratique : ça donne un accès facilité à un être humain qu’on aime, et ça partage énormément de frais et de tâches. Par contre, se présenter systématiquement et de prime abord comme étant en couple, je trouve toujours ça étonnant (c’est comme si les gens trouvaient que ça les définissait autant que leur prénom : « Je m’appelle Machin et je suis marié/en couple »). N’empêche qu’avec des gens qu’on côtoie plus régulièrement voire qui font partie de notre vie (amis, famille), ça a de la même façon une utilité sociale pratique : outre les conversations que ça alimente (ça change de la météo), c’est juste que ça plante un cadre. Une sorte de mème social, un raccourci dont découle plein de choses (qui ne correspondent pas forcément avec la réalité, mais ça, on le rectifie plus ou moins en fonction de l’intérêt qu’on porte à la personne en face). Dans un autre contexte, vu que la règle de base veut qu’on soit fidèle, si on est dans une optique drague, ça se vaut de poser la question. Même si somme toute, « Tu es libre ? » aurait le mérite de poser la vraie question.

        Ce qui m’amuse en lisant ton article, c’est que ça m’a fait pensé toutes les fois où on m’a demandé avec une totale incompréhension « Mais ça sert à quoi que tu sois en couple ? » Tout simplement parce que mon mari et moi ne partons pas forcément en weekend ensemble, nous faisons des sorties séparément, nous allons même jusqu’à avoir des amis différents même si nous en avons des communs, nous n’allons dans la famille de l’autre que depuis que nous avons des enfants, et encore, pas systématiquement (c’est dingue, mais deux êtres humains qui choisissent de se mettre en couple ne se mettent pas automatiquement à avoir les mêmes goûts ni a fortiori les mêmes amis). La variante de cette question étant : « Mais vous êtes en train de vous séparer ? » Je n’ai jamais compris ces questions ; ça donne une vision du couple sacrément étriqué allant bien au-delà de la fidélité sexuelle.

  53. Je suis en couple, j’ai 41 ans, et lire ton article m’a fait comprendre pourquoi je ne souhaiterai plus être en couple justement… Je suis tout à fait d’accord avec tout ce qui est écrit ici. D’ailleurs, mon épouse (je ne dirais pas ‘ma femme’…) m’a dit, après 9 ans de vie commune un enfant et 4 ans de mariage « au fond de moi, j’en avait pas envie ». On ne peut faire mieux comme aveu non? Une petite question: puisque il faut être 2 pour faire des enfants, et qu’il ne faut pas être en couple, qui les garde au moment du divorce, et qui les assume ensuite?… Parce que les femmes, en général, on un instinct qui les pousse à avoir des enfants non? Ou on m’aurait menti? Dans ce cas, le couple serait-il un piège? Beaucoup de questions sont soulevées par tout cela…

  54. « Je cherche un copain » ou « je cherche une copine » sont des phrases qui m’ont toujours fait froid dans le dos. Parce que la personne qui cherche un copain ou une copine, c’est quelqu’un qui cherche à combler un vide dans son existence, une lacune (la société lui a bien fait comprendre qu’on n’est heureux qu’en couple). Mais ce désir n’a rien à voir avec les personnes qu’elle rencontrera. Je trouve cela affreusement égoïste, c’est comme dire « j’ai besoin d’un cheval » quand on veut aller quelque part en cheval. Ca n’a rien à voir avec l’animal, ce qu’il est, ce qu’il souhaite. Le cheval que vous rencontrerez n’aura sans doute pas envie que quelqu’ un monte sur son dos et d’aller d’un point A à un point B parce que c’est là que ce quelqu’ un veut aller. Mais on s’en fout, c’est un moyen de transport.  »

    Alors je me permets de réagir sur l’égoisme que tu met en avant par rapport a la recherche d’un partenaire « je cherche un copain » ou « je cherche une copine » traduit cela rien le faite de chercher a être avec quelqu’un c’est forcément chercher a comblée je ne sais quoi mais non enfin !

    On est en société comme tu le dit on as besoin de socialiser pour accéder au bonheur que ça soit avoir des amis ou des amours on comble rien la! On est des être sociaux nous les humains et notre bonheur dépend aussi des relations que l’on as avec les autres !

    Quand quelqu’un dit je cherche une copine ou un copain peut importe il veulent vivre une relation unique avec quelqu’un , ressentir de l’attachement c’est de l’ordre du vital ! Es ce que tu dis toi quand tu veux boire de l’eau je suis en manque d’eau …..non tu dis tu as soif et tu bois cela te rend égoiste? bah non alors c’est sur le sujet devient complexe quand on parle de personne ,mais ce n’est pas égoiste d’ avoir envie d’être avec quelqu’un , je ne fait de mal a personne quand je recherche une copine ou copain, penser a moi aussi et a mon épanouissement n’est pas égoiste , la personne rentra en jeu quand elle sera la avec moi pas avant je ne vois pas pourquoi j’y penserais avant!

    Pour le cheval on le prend et on en dispose, pour les relations amoureuses c’est impossible de faire ça ! La nuance est la donc non je ne suis pas un égoiste, je pense aux autres des que mes agissements va leur faire du tort c’est tout sinon je ne vois pas l’intérêt moi éclaire moi sinon si j’ai tort.

    Pour la fidélité c’est simple pour moi c’est logique dans la mesure que les gens qui font les relations exclusive ça les convient comme ça donc la construction sociétale du couple les convient… pour moi le raisonnement s’arrete la si ça te convient pas on le fait pas c’est tout je ne vois pas pourquoi je serai contre la notion de couple en plus c’est une construction utile elle permet une cohésion sociale de base qui a bien fonctionner jusqu’à maintenant, pour moi la liberté ne suffit pas il faut un modèle spécifique vers qui se tourner pour qu’on soit unis ensemble et pas seulement des individus isolé qui font des choix , pour une société cohérente avec un « bon vivre ensemble » .

    Ce qui compte c’est que les gens ait la possibilité de s’en extirper librement …….si tu vis de ton polyamour c’est que c’est déjà le cas non je me trompe?

    Peut être que je m’exprime mal désolé d’avance si c’est le cas

    • Tu idéalises vachement les relations quand même. On peut parfaitement disposer d’une personne, et y a des gens qui le font. On appelle ça les pervers narcissiques et ce ne sont pas des fous isolés, ce sont des gens parfaitement « normaux ». Et vu le taux d’infidélité, je ne pense pas que la fidélité aille de soi, contrairement à ce que tu dis. En fait la grande majorité des gens ont déjà trompé ou été trompés.
      De plus il y a une grosse différence entre dire « je cherche des relations humaines, je cherche à échanger, je cherche à donner et recevoir de l’affection, des discussions, de l’attention, du sexe, etc » et « je cherche un copain/une copine ».

      • Le pervers narcissique……tu m’a fait penser immédiatement au livre de Marie France Hirigoyen sur le harcèlement moral .

        Le problème c’est que je ne l’ai plu, mais vaguement je me souviens que le pervers narcissique avait un manque de confiance en lui et cherchait a se fabriquer une image puissante de lui même pour compenser , il cherche aussi a prendre possession de l’autre car il a peur de la perte et donc il utilise la manipulation morale avec la parole pour garder une emprise sur sa victime évidemment c’est sur les vagues souvenirs que j’ai la.

        Alors dire que cela existe ne veut pas dire non plus tout le monde est comme ça….en tout cas ce n’est pas mon cas!

        Alors je veux bien qu’il y ait plus d’infidélité mais ça ne veut pas dire que la fidélité n’a plus de sens pour les personnes .

        Moi je différencie deux type de couples:

        Le couple qui « dure » il a la caractéristique d’aboutir a faire une famille (peut importe comment hétéro,homo……)

        Le couple secondaire ou a « épanouissement » c’est un couple qui est censé procurer un plaisir pur et simple, une expérience etc…. .

        C’est deux extrême on peut tout mélanger , mais dans l’absolu la fidélité n’a du sens que pour le couple qui aboutit a une famille car elle garanti une stabilité , une exclusivité pour que la famille soit fortement uni.

        La plupart des gens recherche justement ces relations qui aboutisse a une famille du moins inconsciemment et donc il recherche la fidélité c’est comme ça je l’interprète

        Encore une fois peut être j’ai tort de dire ça mais bon comme les questions composent faut bien que ton article qui m’a fait réfléchir , éclaire ma pensée sur le sujet!

        • Je suis polyamoureuse et j’ai un enfant. Je ne vois pas pourquoi il faudrait être exclusive pour former une famille. Après j’ai peut-être pas totalement compris ce que tu voulais dire.

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  57. Le couple, tel qu’il semble conçu par la majorité des gens, est peut être empreint d’un soupçon de tout cela. Pour ma part, j’ai vécu seule pendant longtemps, en luttant contre tout ce que l’on essayait de m’imposer, et puis, un jour, j’ai rencontré le type avec lequel « je suis » maintenant (^^). On peut être défini comme un couple sous certains angles, et puis, parce qu’on fait beaucoup de choses « atypiques » (qu’on ne devrait pas faire si je m’en tiens à cet article (et à d’autres de ce type que j’ai lus) !^^), on peut aussi être assimilé à une histoire assez peu idéale… Mais je me considère en « compagnonnage » et pour rien au monde je n’en changerai ! J’existe telle que je suis et pour moi, il importe que celui qui partage ma route soit le plus heureux possible. Il y a des circonstances où il est bon d’être épaulé, d’être aimé : certains le sont avec leur famille, d’autres avec leur(s) ami(s). Moi, c’est essentiellement avec lui. La vie, c’est surtout chercher quelque chose qui nous convient, en faisant fi des conventions. Alors, ne perdez pas trop de temps à chercher à opposer un modèle à un autre, et à justifier votre choix, qui, est certainement le meilleur à l’instant T, puisqu’il correspond à votre cheminement actuel.

  58. Coucou,

    Je vais probablement dire une  » horreur « … Mais si mon mari me  » trompait « , je préférerais ne pas le savoir… Je sais que ça ne voudrait pas dire qu’il ne m’aime pas, mais j’aurais trop peur d’être jalouse, ou triste … De même, il m’est arrivé d’en aimer un autre ( sans passer à l’acte, mais en rêvant ) , j’ai gardé ça pour moi, je ne voulais pas lui faire de mal.

    Je vois le couple comme une tentative ( illusoire, sans doute ), de retrouver le lien fusionnel avec la mère … Où il n’existait rien d’autre qu’eux d’eux !

    Parfois, le silence ou le mensonge protège.

    Je sais que nous ne sommes pas là pour répondre aux attentes des autres, mais parfois nous essayons quand-même de le faire, et c’est, à mon avis cela qui fait notre humanité.

  59. Bonjour

    J’aimerai apporter une nuance au sujet du concept « couple » qui est rarement abordée.

    Il y a deux concept : être « en couple » et être « un couple ».

    Nous sommes un couple depuis plus de 30 ans nous avons été « en couple » puis nous sommes devenus « un couple ».

    Pourtant notre couple n’est pas un modèle d’union moderne : je suis le seul salarié, mon partenaire gère notre maison et la majeure partie des taches domestiqes et familiales. Et oui honte à moi je suis un homme et elle est une femme.

    Si je suis le seul salarié, je considère que Nous travaillons. Sans le travaille de ma moitié, je n’aurai jamais réussi professionnellement aussi bien et je considère mes rétributions comme Notre salaire.

    Ce qui me gêne dans les discours actuels sur le couple c’est que justement le couple n’est plus la. On ne parle plus que de rapport de force, de droits de devoir.

    Je suis bien d’accord pour beaucoup de personnes « en couple » il y a un dominant et un dominé et que c’est majoritairement un dominant pour une dominée qui fait la majorités des taches domestiques en plus d’un travaille moins bien payé que pour un homme.

    Cela doit changer c’est vrai. Mais il faut laisser dans ce nouveau modèle que vous construisez une place pour cet être bizarre qu’est le couple.
    Partager a 50% toutes les décisions, toute les taches domestique, n’a pour moi pas de sens.
    Je suis nul en décoration et en musique, ma moitié n’est pas la meilleure pour l’électricité et la plomberie. Chacun fais selon ses compétences et dans le doute l’un demande sons avis à l’autre et c’est cela qui fait que nous avons des enfants heureux que nous pouvons aider ensemble.

    J’ai l’impression que bientot on arrivera a un modèle domestique ou deux célibataires auront chacun leur appartement avec leur cuisine relié par une chambre à couché et un salon avec deux télés et deux canapés.

    Évidement j’exagère :) mais on s’en rapproche de plus en plus.

    • C’est bien joli en théorie, mais je crois que vu ta situation personnelle, tu n’as pas conscience des progrès à faire en matière d’équité… 80% des tâches ménagères sont encore effectuées par les femmes. Et le temps consacré aux tâches ménagères et aux soins aux enfants par les hommes a augmenté de seulement quelques minutes par jour en 30 ans. Donc non, on ne se dirige pas vraiment vers une société plus égalitaire. Il y a eu des progrès, mais nous sommes en pleine stagnation.

  60. Article très intéressant, comme d’habitude.

    Il y a des alternatives au couple « acceptées » dans la société mais elles se définissent elles-même toujours par rapport au schéma du couple comme le « couple libre » par exemple. Le polyamour est très peu connu (et je vais en parler dans mon commentaire car les deux sujets me semblent étroitement liés non ?). Personnellement je ne connaissais pas du tout le polyamour avant d’en entendre parler sur les divers blogs féministes que je suis. En fait, dans mon petit esprit formaté, je ne pouvais même pas imaginer qu’il existe un schéma différent de tous les schémas de couples possibles. Mais plus je m’y suis intéressée, plus j’ai compris toute sa « logique » en quelque sorte et surtout toutes les contraintes et les peurs (j’insiste sur ce mot) que le couple (mais pas que, je pense) créait. Je suis quelqu’un qu’on peut définir comme étant jaloux et très possessif. Mais en y réfléchissant, tu as raison, ce sont des sentiments qui ne regardent que moi et surtout, que je développe toute seule. Il y a sûrement quelque chose dans mon éducation/expérience qui m’a rendue ainsi mais c’est MON problème. La solution la plus logique serait de vouloir le régler (car ça pourrit quand même bien la vie d’éprouver de tels sentiments) mais la société te dit « non, c’est normal d’être possessif, c’est ton droit ». Quelque part, n’est-ce pas comme te dire aussi : « c’est normal de souffrir ! ».
    Puis j’ai découvert aussi l’autre côté de la jalousie, le fait de vivre avec quelqu’un de jaloux et possessif, le fait de se sentir étouffée, prisonnière et surtout coupable, toujours coupable, même quand on a rien fait. Car l’autre voudrait que ce soit TOI la coupable de ses souffrances, de sa jalousie alors que tu ne peux pas la contrôler. Et tu se sens encore plus coupable lorsque tu sais ce que ça fait d’être jaloux et d’en souffrir. Mais tu restes toujours aussi impuissant. Mais la société te dit que tu dois accepter cette jalousie comme partie intégrante du couple.
    J’ai plus envie de l’accepter. Maintenant que j’ai ouvert les yeux, que j’ai vu que le couple rendait compliqué des choses qui sont en fait simples, j’ai juste envie de régler mon propre manque de confiance en moi et de plus être jalouse. Oui mais c’est pas suffisant. Parce que je me retrouve face à des murs. J’étais un peu perdue face à cette découverte qui déconstruisait tout ce qu’on m’avait toujours appris sur le couple donc j’en ai parlé à des amies (féministes car je me suis dit qu’elles seraient plus ouvertes au sujet) et j’ai eu la fameuse réponse « ah nan mais moi je pourrais pas ». Alors que c’était pas du tout ma question. Je voulais juste partager des réflexions et j’ai été face à une fille, surtout, limite méprisante. Bref. Je me demande, une fois qu’on a envie d’essayer ou de vivre comme quelqu’un de polyamoureux, qu’on se dit (comme moi en ce moment) peut-être que vivre mes relations comme ça me rendrait plus heureuse, comment on fait quand toutes les personnes qu’on côtoie/rencontre sont tellement formatées par l’idée du couple qu’elles ne comprennent ou ne peuvent pas concevoir cette idée ? Je sais qu’il n’y a pas forcément de réponse à ma question mais j’en suis là dans le cheminement de ma réflexion. Je suis en train de me dire que déjà que je galérais à rencontrer des gens assez ouverts sur le féminisme/veganisme, si en plus, j’ai aussi ce « critère » là, ben je risque pas de trouver des personnes avec qui partager de telles relations. Comme tu le dis aussi, on doit également se détacher du fait d’avoir besoin de quelqu’un, on doit pouvoir être heureux seul, mais j’ai l’impression que plus j’en apprends sur le féminisme en général, plus j’ouvre mon esprit, plus je me rends compte que les gens autour de moi sont fermés et forcément, je ne peux plus partager toutes ces choses avec eux.
    Bref désolée pour le racontage de vie, je me demande souvent si toutes les « féministes » (je sais pas trop comment désigner les personnes auxquelles je pense car féministe est bien trop réducteur mais disons toutes ces personnes qui cherche à déconstruire cette société patriarcale, sexiste, homophobe, spéciste etc etc dans laquelle on vit) sont passées par où j’en passe maintenant ou si je suis juste mal entourée.

  61. Ah, le fameux « vous êtes ensemble ou pas? » « alors, c’est officiel? »
    Comment dire, je suis pas en train de tenter de gagner une course là…..

    Ce que les gens ont du mal à comprendre c’est que quand on se met à réfléchir, il devient difficile d’expliquer ses émotions et ses désirs avec les mots-consommation qu’on a l’habitude d’utiliser. Difficile de faire comprendre qu’on peut aimer parfois une, parfois plusieurs personnes, et encore plus difficile d’expliquer qu’on aime quelqu’un sans rien attendre de cette personne, et pourtant avoir « l’air d’un couple normal ».
    J’aime, et MON choix est de prendre soin des sentiments de cette personne, et quand mes désirs ou émotions le blessent, je ne change pas pour autant d’avis, j’explique, je rassure, je ré-explique, et quand la personne finit par ressentir qu’il n’y a aucune volonté de blesser, et que je tiens vraiment à ne pas blesser, et que remettre en question mes émotions serait aussi nier ce que je suis, la personne en face dans un premier temps seulement comprend, puis accepte, puis voit aussi les choses… Si elle persiste à vouloir « interdire », c’est qu’elle ne veut pas réellement mon bien et c’est le moment désagréable de le lui faire réaliser aussi… Et de partir.
    C’est un travail de longue haleine mais quand la personne aimée a simplement besoin qu’on lui  » ouvre les yeux », ça vaut le coup.
    Je conçois tout à fait que des gens bien aient moins besoin de toujours réfléchir aux choses, ou moins de capacités pour le faire. Ou simplement se concentrent sur d’autres sujets de réflexion. Mais je les crois capable, pour une large part, de comprendre que le couple est une petite case bien rigide qui fait rapidement des ankyloses.
    Pouvoir parler de ses émotions et de ce qu’on aime chez l’autre, de ce qui nous rend heureux ou nous blesse, c’est primordial, et accessible à tout le monde.
    Mais la plupart des gens ne le font pas parcequ’on leur a mâché le travail : l’autre est « sensé » ressentir ceci, cela, et moi désirer une chose et pas une autre.
    Dommage, parce qu’une ou deux questions bien posées, de la patience, pas mal d’amour et de respect surtout, ça peut potentiellement créer des réflexions menant à un bonheur sans normes : )
    J’imagine qu’à contrario certains ne peuvent être heureux que s’ils se sentent parfaitement correspondre au moule qui leur est vendu. Peur de ne pas pouvoir appartenir à un groupe, de se sentir seul? Ça ne me gêne pas dans la mesure ou ils n’entravent pas ceux qui veulent être eux-mêmes de se le permettre.

  62. Ping : Contre le couple | Les Questions Composent - Vivi's Home

  63. Je trouve votre conception du couple bien triste. Implique-t-il forcément la jalousie, l’exclusivité forcée, le manque de liberté?? je ne crois pas… Un couple ça peut être simplement le résultat d’un amour réciproque, source d’affection, d’épanouissement, de projets. On est rarement amoureux de 2 personnes en même temps non?

    • Ah bon? Pourquoi? Je suis amoureuse de deux personnes en même temps, et étant en couple pas libre, ça me rend malheureuse. J’aime mon copain, j’ai pas envie de le quitter, j’ai pas envie de faire les choses dans son dos, ça m’empêche pas d’aimer aussi quelqu’un d’autre et j’aimerais bien pouvoir vivre cet amour avec cette personne et qu’on me lâche un peu la grappe. Je viens pas ici pour pleurnicher, comprenez moi bien. Ma situation serait moins compliquée si on pouvait pas être amoureuxse de deux personnes en même temps, mais on peut, et on peut rien y changer, alors ça me semble une excellente raison pour envoyer la construction sociale qu’est le couple se faire foutre.

  64. Je suis globalement à fond contre le couple. Je ne suis jamais tombée amoureuse de deux personnes en même temps, mais il y a ce concept d’exclusivité qui me choque aussi. Pour d’autres raisons. Je veux pouvoir être pleinement libre de refuser un rapport sexuel. Or, je m’y sentirais moins capable d’en refuser si parallèlement j’empêche mon amoureu.x.se d’aller voir ailleurs.

    On se retrouve en effet dans une situation totalement paradoxale. Je ne veux pas de rapports sexuels avec toi, mais je ne veux pas que tu en es avec d’autres, et je sais aussi que tu en as vraiment envie, mais que tu te retiens par fidélité. Je pense que le fait de dire à l’autre qu’il peut aller s’amuser ailleurs (donc supprimer la notion d’exclusivité) peut permettre à beaucoup de se dire qu’ils peuvent refuser un rapport sexuel en toute légitimité.
    On n’a beau dire que les besoins sexuels… ne sont en réalité pas des besoins vitaux. Je n’arrive pas à l’intégrer totalement, comme beaucoup je pense.

    Mais sinon ce qui me gêne dans le couple c’est qu’on me dicte la manière dont je suis censée aimer les gens. Mais de quel droit nous impose-t-on la forme que va prendre l’expression de notre amour ?
    De quel droit se mêle-t-on de sentiments aussi intimes et forts que l’amour ?
    De quel droit me dit-on comment aimer ?

  65. Ping : Une introduction au Polyamour | Mardi Misandrie

  66. Premièrement toutes mes félicitations pour cet excellent article. Je n’avais jamais lu un article qui exprimât toute ma pensée d’une façon aussi claire.
    Puis, je voudrais demander la permission de le traduire afin de le partager dans mon entourage.
    Bravo encore!

    • Le traduire en quelle langue?
      Tu peux traduire si tu peux, mais les propositions de traduction que j’ai eu les gens ont finalement abandonné alors bon…

  67. Merci pour cet article. Étant bloquée depuis un certain temps dans une situation pénible où il me faut nécessairement sortir d’un « couple » (créé comme tu le dis parce que c’est comme ça, on s’aime on couche ensemble, on est en couple), mais ne voulant pas expédier mon conjoint en temps qu' »ex », tu me fournis ici la réflexion qui trottait dans ma tête mais que je ne parvenais pas à clarifier. Je me rend compte que j’étais beaucoup trop extrémiste, ce que je rejetait n’était pas simplement le couple mais toute sorte de relation qui brise l’indépendance,donc aussi le fait d’être amoureux. La solution à mon problème qui me semblait énorme parait dorénavant simple : il y a un juste milieu entre le couple et le célibat autre que le « courrage de jupon » et le « couple libre ».
    Cet article va aussi me permettre de lui faire comprendre que ce n’est pas un manque d’amour qui m’empêche de continuer le couple, mais l’incapacité de supporter les contraintes imposées par ces normes.
    Tes articles, ta prise de position, ainsi que les commentaires sélectionnés sont d’une pertinence bien agréable. Merci encore et bonne continuation l’Elfe.

  68. Ping : Dems8 | Pearltrees

  69. Bonjour!
    J’aime bien déterrer des articles de 2012 aussi… :p
    Question annexe pour commencer: est-ce que ta vision sur la question a évolué ces dernières années (à priori oui, on évolue tout le temps) et donc si oui, comment? — Entendu que j’imagine évidemment mal que tu te sois dans l’intervalle transformée en une sorte de mascotte « elle aime péter » (abrégé LMPT pour les intimes) prônant le mariage à l’église et l’arrêt des contraceptifs en faveur du fameux toucher de la glaire du col de l’utérus prôné par Christine Boutin.

    Je n’avais pas lu cet article jusqu’alors et la première réflexion que j’ai eu en le lisant fut « oulah, quelle conception rétrograde et limitée du couple! ». Je ne pense pas être la seule là dessus, et, à ta décharge, il faut dire que cette conception rétrograde et limitée est exactement la conception que l’On nous vend du couple. Je veux dire par là: tu as raison, en bonne partie, dans ta description de ce qu’est un couple pour cette société. À quelques écueils caricaturaux près, que tu assumes et notifies par ailleurs, un couple, au sens de « On », c’est ça. De la merde en boite.
    Je n’interviendrais donc pas plus sur la définition que tu fais du couple. Je voudrais – au contraire – répondre à la question du tout début. Et par là, de fait, redéfinir le couple.
    Je suis en couple depuis environ dix ans. L’être avec qui je partage mon intimité reste, après toutes ces années, encore et toujours capable de me faire fondre alors que trois cent kilomètres nous sépare, simplement en m’envoyant un SMS de quelques mots. Cela n’est pas dû a un excès de cucuterie de ma part où a une sorte d’aveuglement amoureux arbitraire, je suis simplement du genre à faire très attention aux petits riens. Je dis souvent aux personnes qui me consultent (NB: je suis cartomancienne pro) que le plus important en amour est d’être capable d’accepter les défauts de l’autre, qu’il ne peut pas y avoir de vie en commun constructive sans cela. J’ai eu la chance de rencontrer un être dont les défauts sont compatibles avec mon caractère et dont le caractère est compatible avec mes propres défauts.
    Je vois notre couple comme une sorte d’alliance contre l’adversité. Nous formons un bastion étendu, un endroit calme au milieu de la tempête. Notre couple, c’est un peu le quartier général d’une ville assiégée, le poste de commande d’un navire de guerre. Je ne pense pas que j’aurais pu résister à tous les emmerdes contre lesquels j’ai dû me battre sans ce QG, et je sais que j’ai apporté tout autant à ce partenaire. Ensemble, nous rêvons pourtant à l’asile ultime, notre Cythère, ce lieu et ce temps où nous pourrons baisser les armes car nous aurons des perspectives d’avenir supérieurs aux trois mois qui viennent. Peut-être que cela n’arrivera jamais et que nous continuerons à faire front commun pour survivre dans cette société de malades, nous épaulant l’un l’autre pour ne pas sombrer. Je préfère ne pas trop y penser.
    La première partie de ma réponse est donc, en toute simplicité: nous sommes en couple parce que nous avons construit une relation qui nous renforcent mutuellement et qui nous permet de surmonter avec un certain panache des obstacles de la vie qui auraient causé la chute d’une personne seule face à cette adversité. Parce que nous luttons ensemble pour le même objectif de vie (globalement: être en sécurité, avec un toit, une connexion internet, des chats et de quoi manger correctement et payer nos factures) nous avons un espoir, un jour, de parvenir à l’atteindre.
    La seconde raison déterminante (qui n’est pas plus importante ou moins importante, nota) tient à nos caractères respectifs. Notre relation s’est construite à travers un respect très marqué de nos intimités et environnements respectifs. Les gens trouvent étrange que nous puissions passer des journées entières chacun dans une pièce, à vaquer à nos occupations, parfois sans échanger un seul mot. Pour nous, c’est juste le fonctionnement normal et saint du couple: nous nous parlons quand nous avons quelque chose à nous dire. Nous sortons ensemble quand nous avons quelque chose à faire ensemble. Nous nous entraidons quand nous sommes les mieux placés pour aider l’autre. Cela signifie que l’un peut très bien aller fêter son Noël en famille d’un côté tandis que l’autre est resté à la maison, par pure convenance personnelle. Nous nous accompagnons l’un l’autre quand nous le désirons, c’est un contrat tacite et il a toujours fonctionné ainsi. Cela n’a pas changé avec notre mariage et cela ne changera sans doute jamais. Nous voyons l’un comme l’autre des tas de personnes en dehors de nous, y compris des personnes du sexe opposé, et il faut être bien tordu -selon mon appréciation de la chose- pour aller suspecter des infidélités. (Ceci dit outre la certitude que tout béguin de l’un ou de l’autre donnerait lieu à des présentations en vue d’une éventuelle interaction à plus de deux, nous sommes de nature partageuse.) À vrai dire, je suis assez fière d’entendre ses histoires de drague: que de nombreuses personnes me l’envient me fait plaisir et me rassure, car cela me prouve que nous sommes ensemble non pas par habitude, ou manque d’opportunités, mais bien par choix. Je ne crains pas la rivalité car je sais pourquoi j’ai confiance dans notre relation.
    Je suis en couple aussi parce que notre relation est constructive, épanouissante et inspirante. Nous nous stimulons mutuellement et nous n’avons pas peur, ni l’un ni l’autre, de nous encourager à pratiquer nos passions et à vivre pleinement nos vies. La confiance que nous avons l’un dans l’autre n’est pas issue d’un coup de foudre ou d’une vision naïve de l’amour, mais d’une pratique de l’autre et d’une connaissance approfondie de ses limites et de ses atouts, de ses désirs et de ses aspirations.
    Enfin, il me semble que nous sommes en couple également parce qu’il nous est a tous les deux plus facile d’œuvrer pour le bonheur d’autrui que pour le notre propre.
    Par contre, si nous nous sommes mariés, à la base, c’est parce que plusieurs personnes de ma famille me gonflaient avec l’expression « petit copain, petite copine », sous-entendant que notre couple n’en était pas un. L’idée derrière cela étant de trouver un moyen de n’inviter que moi lors des réunions de famille. Au final, cela fit de nous un couple non-imposable (nous étions imposables avant le mariage, parce que l’état fait payer cher l’union libre), et cela fut donc plutôt une bonne affaire. Ce d’autant plus que la fête fut très chouette.
    En conclusion, je voudrais dire que, si tu définis très bien le couple au regard des exigences stupides de cette société dégrénée, tu définis au contraire très mal le couple en vérité. Mais très simplement parce que l’On se trompe complètement sur la définition du couple lorsque l’On se contente de le voir par la lunette étriquée de la société. Et j’ose dire, en guise de phrase finale, que je suis, dans mon acceptation du terme, infiniment plus proche de la vérité que les ersatz de vrai et de faux sur la question que tente de nous vendre la société.

    Des bisous!

  70. Hello,

    Juste WAOUW !
    C’est clairement bien qu’une personne dise les vérités de ce ‘ putain de concept de couple ‘. Et en même temps ça rappelle à quel point l’humanité aime se traîner dans la merde la plus sombre.

    C’est simple, dans l’univers il y a deux types d’êtres, les forts et les faibles. Les faibles ont la tendance malsaine de vouloir s’enterrer dans les illusions de leurs aînés dégénérés; et ouais, pour ceux que ça choque cherchez les informations vous même : Les mammifères ( dont l’humain ) ne sont pas construits pour être en couple, pour le coup c’est contre-nature. Ceux qui essayeront de se prouver le contraire sont dotés d’un égoïsme qui les bouffera tout cru un jour, car à la longue être en couple signe l’oublie total de soi même.

    Pour conclure, non je n’ai pas été déçus dans ma vie et je n’ai pas peur d’avoir mal ni d’affronter les obstacles. Je suis content que ce soit une femme qui ai transmit cet article, honnêtement. Le bonheur existe dans l’accomplissement personnel, et celui-ci ne peut être que physique et mental. Arrêtez de voir les autres humains comme des objets à posséder de la même façon que vos voitures à la con et battez vous ! Battez vous ou crevez.

    • Euh je ne suis pas du tout d’accord avec toi. Je ne pense pas qu’il y ait « les forts » et « les faibles » et surtout, quand bien même cette distinction existerait, je ne crois surtout pas qu’il faille présenter « les forts » comme un modèle ou détenant une quelconque supériorité. Les gens font ce qu’ils peuvent dans la vie avec leurs blessures.
      En plus, je ne considère pas le moins du monde que le couple soit « contre-nature ». Il convient à certaines personnes.

  71. Ping : Une introduction au Polyamour | Mardi Misandrie

  72. Superbe article d’une extrême lucidité malgré ton jeune âge! (Tu dois avoir un sacré vécu, une grande ouverte d’esprit ou tu as dû être témoin de beaucoup de choses durant tes 30 ans…) Il est impressionnant de réalisme et illustre parfaitement le monde dans lequel nous tentons de survivre, avec ses dictâtes sociaux que l’on veut nous imposer, basés sur le paraître, pour faire comme tout le monde et si nous ne sommes pas dans le moule (marié, 2 ou 3 gosses, divorcé au bout de 5 ans…) on nous prend pour des asociaux, limite marginaux!

  73. Salut,

    Bien aimé ton article de 2012. J’ai 44 ans, séparée depuis 2 ans, pas d’enfant. J’ai été en couple 18 ans. La grande question des gens autour de moi, c’est :
    -Et puis?
    -Et puis quoi?, je réponds.
    -T’as un copain?
    -Et je demande: Un copain? Pour faire quoi? Non, j’ai pas de copain…mais j’ai d’autres projets cependant, beaucoup plus intéressants!
    Et la discussion s’oriente vers des passions, des voyages, etc.

    Je ne vois pas pourquoi je devrais chercherun copain. J’ai vécu l’expérience du couple. Je sais ce que c’est: contraignant et aliénant. La possessivité et les comptes à rendre sont toujours au rendez-vous. Pourquoi voudrais-je répéter ça?

    À mon avis, la vie de couple est souhaitable pour offrir de la stabilité aux enfants mais si on souhaite ne pas en avoir, elle n’a plus sa raison d’être!

    • Je suis pas tout à fait d’accord, je crois pas qu’on doive vivre une relation qui ne nous convient pas pour le bien des enfants. Je pense que les enfants ont davantage besoin d’un modèle familial épanouissant, fut-il atypique, que traditionnel (le fameux « un papa une maman »). Quand bien même les enfants ne souffriraient pas indirectement de cette situation (vivre avec des parents qui ne souhaitent pas vivre ensemble et ne sont pas heureux ensemble), je pense que cela peut les handicaper plus tard si un jour ils fondent à leur tour une famille. Mine de rien, on construit pas grand chose sans repères, sans modèles, ou alors il faut réinventer, et ça peut être difficile.
      Bien sur, un couple peut apporter de la stabilité, mais il y a d’autres façons d’apporter de la stabilité. En fait, je trouve très préoccupant le fait qu’on charge les couples d’élever les enfants. On vit dans une société qui se base entièrement sur le couple pour élever les enfants, ça pose l’énorme problème de ce qui se passe quand un couple ne va pas bien ou se sépare. La charge des enfants est déjà difficile à assumer pour un couple, alors pour une personne seule… Du coup, c’est vrai, le couple remplit ce rôle, mais il n’y a rien de « naturel » ou d’immuable par rapport à ça, il le remplit parce que la société est construite comme ça, historiquement… On pourrait imaginer qu’il y ait davantage de relai autour des enfants et que du coup une personne puisse élever des enfants, avec de l’aide, sans forcément avoir besoin d’être en couple. D’ailleurs des gens élèvent des enfants seuls (surtout des femmes) et s’en sortent parfois très bien, seulement ça me parait difficile.

      En tous cas, je te souhaite plein de bonheur et de réaliser tes projets. On a en effet pas besoin d’être en couple pour être heureux, heureusement…

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