Le don du lait

Parmi les végétariens les plus convaincus de vivre en paix avec eux-même et les animaux, certains consomment toujours des produits laitiers, parfois sans se douter de rien.

Moi-même, quand j’ai arrêté de manger de la viande et du poisson, je me sentais plutôt bien. J’avais aussi arrêté le lait en bouteille. Mais je mangeais toujours un peu de fromage. Jusqu’au jour où, dans un supermarché, après avoir hésité tout de même un petit peu, j’ai mis un petit fromage dans mon panier. Arrivée à la caisse, j’ai regardé ce petit fromage à nouveau. Je n’étais pas à l’aise avec ça, j’avais l’impression de commettre un vol. Je l’ai posé à côté de la caisse. Et à partir de ce jour, je n’ai plus jamais acheté un fromage.Depuis quelques temps déjà, j’avais connaissance de la façon dont le lait est produit. J’avais vu de mes yeux comment les veaux étaient arrachés à leurs mères et placés dans des box d’isolement. J’avais constaté à quel point leur comportement était perturbé. Je savais aussi qu’ils n’attendraient la mort que quelques mois, tandis que les vaches laitières seraient tués vers l’âge de quatre ans.

Pourtant jusque là, j’avais continué à consommer quelques produits laitiers. De moins en moins, cependant. Et de plus en plus, j’avais l’impression que c’était du vol, que ces choses ne m’appartenaient pas, car elles n’appartenaient pas à ceux qui me les avaient vendues. C’était comme si, dans ma tête, les vaches reprenaient leur bien, cessant elles-même d’être des propriétés.

Aujourd’hui, je suis si profondément convaincue que les animaux ne sont pas des propriétés, qu’il est immoral de les traiter ainsi, que je suis incapable d’avaler une goutte de lait. Les gens qui me vendent du lait l’ont acheté à d’autres gens qui eux-même l’ont volé à un être sans défense. 

Le lait pourtant, dans la société, est resté le même aliment. Et je dois dire, ça a été parfois un peu difficile de m’éloigner de toute cette culture de la nourriture. Car le lait est blanc, immaculé, il symbolise le don, la générosité, la maternité. Il est donc difficile de le voir autrement, de s’apercevoir que c’est un aliment issu de la souffrance, de la persécution d’êtres sensibles. D’ailleurs, on a pas toujours envie de voir les choses comme elles sont.

En discutant avec des passants lors d’actions militantes pour le véganisme, je me suis rendue compte à quel point l’idée se passer de lait est absurde pour certains; non pas parce qu’ils aiment trop cela, mais parce que pour eux, le lait est un don. Un don désintéressé que leur fait la vache, et qu’ils doivent honorer en buvant le lait. Car la vache, elle aussi, jouit dans une certaine mesure d’une symbolique flatteuse: elle représente la mère, celle qui élève… Celle qui aime.

Mais la vache ne donne pas son lait. On le lui prend. Et on lui prend tout ce à quoi elle tient: ses veaux, et pour finir, sa propre vie. C’est ainsi qu’on fait du lait.

En Inde, les vaches sont sacrées, justement en raison de cette symbolique. Et il est interdit, pour les Hindous, de faire du mal à une vache. Dans notre culture, les vaches ne sont pas sacrées; et pourtant, elles jouissent (dans une moindre mesure, tout de même) de cette symbolique de la maternité.

Que penser de la façon dont nous traitons les vaches? Comment est-ce possible?

On dit que quand quelqu’un va chez le psy, c’est parce qu’il a des problèmes avec sa mère. Est-ce que notre société n’aurait pas, elle aussi, quelques problèmes dans les représentations sociales de la maternité? Ne sommes-nous pas, au fond, complètement malades?

30 réflexions au sujet de « Le don du lait »

  1. Intéressant cette image de don du lait, à honorer, que tu as rencontré chez certaines personnes lors de tes actions.

    Je n’avais jamais vu le lait comme ça.

    • En fait c’est généralement un peu confus dans leur discours, mais c’est parfois ce que j’ai cru comprendre. Je me souviens en particulier d’un ado qui avait une bouteille de lait, il me dit le lait c’est bon pour moi… Alors je lui dis non, le lait, c’est bon pour le veau, toi tu n’es pas un veau. Et il me dit la vache me donne son lait, elle me nourrit etc… Mais ça tu peux le voir aussi à la télévision, ça fait des années que je n’ai pas regardé la télé mais je me souviens notamment quand j’étais gamine, des pubs pour ces barres chocolatées qui rendent les gamins obèses. La pub disait « chaque barre chocolatée contient un grand verre de lait! » et tu voyais le lait couler, bien blanc, la mère qui donne un verre de lait à son enfant, le don de nourriture, quoi. C’est ce que ça évoque pour les gens je pense (même s’ils ne l’analysent pas toujous comme ça). Je me souviens aussi que, bon je savais pas à l’époque que le lait était plutôt mauvais pour la santé, mais je pensais « ben si ça contient un grand verre de lait qui est bon pour toi, pourquoi tu bois pas un grand verre de lait plutôt que de manger du chocolat? » (j’étais déjà très critique vis à vis de la pub quand j’étais petite).

  2. Je suis devenue végétarienne progressivement depuis presque un an, et en effet le lait me pose de plus en plus un cas de conscience.

    Je suis contre le spécisme, je l’ai toujours été (sans le savoir forcément ^^), j’évitais pourtant soigneusement de me renseigner et même de me poser la question de comment ce que je mangeais était produit. J’ai eu le déclic en lisant « le livre noir de l’agriculture », et j’ai naturellement procédé par paliers en mangeant de la viande et du poisson bio, puis en supprimant la viande, et enfin le poisson. J’ai essayé d’éviter l’écueil de compenser la suppression des ces aliments par une consommation accrue de produits laitiers.

    J’ai le sentiment d’être beaucoup plus en accord avec moi-même. Je suis heureuse d’être végétarienne, et je constate des effets positifs sur ma santé tous les jours.

    Cependant, ça a été une perte de repères culinaires et alimentaires importante pour moi. Je n’ai pas arrêté de manger de la chair parce que je n’aime pas ça, c’était un choix moral. Pour moi qui cuisinait beaucoup avant, les débuts ont été un peu tristes, puis j’ai découvert plusieurs recettes qui me plaisaient et petit à petit je me suis reconstruit des repères. Malheureusement, certaines de ces recettes incluent du fromage.

    Paradoxalement, mon comportement maintenant me paraît presque pire qu’avant : je sais, et j’en mange quand même. Ok, je l’évite/remplace autant que je m’en sens capable, mais je ne suis pas non plus dans une recherche très active de recettes véganes.

    Je suis pourtant sensible à l’argument « tant de souffrances pour 5 minutes de plaisir/d’habitudes ». Pourtant, à ce stade, ils s’agit plus pour moi de repères, de tout ce que j’ai connu jusqu’ici ; ça reste pourtant une question de ce qui est « confortable ». Je souhaite devenir végane un jour, mais j’ai besoin de temps, et de retrouver un peu de confort dans mon mode de vie végétarien avant de passer à l’étape suivante. Alors, je réduis le fromage et les yaourts au maximum, et j’achète bio, tout en sachant bien que c’est un peu un plâtre sur une jambe de bois.

    Je n’écris pas tout ça ici pour défendre ma position, dont je ne suis pas forcément fière, mais pour être honnête vis-à-vis de tout ça, et parce que comme à chaque fois ton article m’a interpellé. J’écris aussi parce que sans être fière de ma démarche vis-à-vis des produits laitiers, je pense que c’est mieux de le faire petit à petit mais de le faire quand même, tout en gardant à l’esprit le but final. Je ne sais pas si j’aurai pu adopter le mode alimentaire que j’ai maintenant d’un bloc.

    Au-delà de ce sujet-là, je suis très curieuse de savoir comment le lait est produit et obtenu en Inde. D’après les courtes recherches que j’ai pu faire ce matin, il semble qu’ils soient en train de devenir de gros producteurs, et je me demande comment c’est compatible avec ce que j’ai pu comprendre du statut des vaches là-bas.

    • Tu sais je suis devenue végétarienne (ovo lacto) alors que je travaillais dans une ferme… laitière. Je savais parfaitement ou allaient les veaux. L’épisode du fromage, c’est presque un an après. Et encore, après ça j’ai accepté souvent des aliments non vegans chez des gens. Je suis restée ovo-lacto pendant  un peu plus d’un an. Je pense en effet qu’il faut prendre son temps, réapprendre la cuisine, réapprendre les goûts.

      Je ne suis pas encore allé en Inde (très bientôt) mais je pense que malheureusement le lait doit être de plus en plus souvent obtenu de la même façon qu’en Europe et les vaches sont de moins en moins bien traitées.

    • Salut,

      (oui j’arrive 3 ans après)
      « je pense que c’est mieux de le faire petit à petit mais de le faire quand même, tout en gardant à l’esprit le but final. Je ne sais pas si j’aurai pu adopter le mode alimentaire que j’ai maintenant d’un bloc. » -> j’ai eu exactement la même démarche que toi, et en une quinzaine de mois c’était réglé. :)

      (Enfin, à moins que je ne « rechute », on ne sait jamais ? L’avenir nous le dira.)

  3. Comme Kwaice, j’ai jamais vu que le lait était perçu comme un don.
    Et puis, le don de nourriture, on peut le retrouver dans n’importe quelle pub où une femme sert à manger à son mari et/ou ses enfants, que ça soit de la confiture ou un morceau de viande…

    • C’est vrai mais il y a des thématiques plus ou moins présentes selon les aliments,  par exemple la viande c’est pour que les enfants deviennent grands et forts, les fruits pour qu’ils soient en bonne santé…  Les publicitaires sont des malins ils savent ce que les gens veulent entendre, ils se servent des symboliques des aliments et les accentuent

  4. non, je suis d’accord avec l’elfe : le lait c’est l’élément nourricier et maternel par excellence, celui qui symbolise justement le plus le don de la vie… Celui qui fait que tu grandis, « plein de bon calcium pour les os » -_-

  5. « En Inde, les vaches sont sacrées, justement en raison de cette symbolique. Et il est interdit, pour les Hindous, de faire du mal à une vache. » Oui bah pas vraiment hein! Et je parle de ce que j’ai vu… dans des petits villages en Inde, des veaux seuls attachés et tout maigres, voir squelettiques… Plus j’en croisais et plus je me sentais mal à l’aise, un jour j’ai demandé pourquoi les villageois faisaient çà. Et la réponse m’a foudroyée : les villageois ont besoin du lait de la vache, et ils sont végétariens et non pas le droit de tuer. Alors pour contourner leur religion, ils attachent le veau et le laissent, pendant des jours, doucement mourir…

    • Tout fout le camp. Mais je pensais pas que les gens pouvaient être si cruels en affichant de respecter une religion qui interdit la cruauté. J’ai pris connaissance du fait que les vaches sont de plus en plus maltraitées en Inde, reste que c’est contraire aux traditions hindoues. Si c’est interdit de tuer, laisser mourir l’est à plus forte raison, je crois que la misère fait perdre aux gens le sens des valeurs. Et puis l’Inde s’occidentalise, les vaches n’ont plus vraiment le statut sacré qu’elles avaient avant, puisqu’en cas d’embouteillages les flic ont le droit de les dégager à coups de batons. Je pense qu’il y a quelques temps encore les Hindous n’auraient jamais laissé faire ça…

  6. Est ce qu’on (notre société) est malade??! Evidemment que oui… Deja sinon on se torturerait pas l’esprit à réfléchir à ce qui est éthiquement correct (pour les moins « atteints » je pense, même si à force de penser on a peut-être l’impression d’être les + cinglés) ou carrément manger n’importe quoi en dépit du bon sens et au détriment de la vie même (pour les autres). On vivrait comme tous les autres animaux: selon nos besoins, et donc la question de consommer du lait autre que maternel ne se poserait même pas…

  7. Pour ma part je n’ai jamais vu le lait comme ça non plus.
    Au contraire, tout ce blanc crémeux me dégoûte au plus haut point (j’ai beaucoup de mal avec les aliments blancs, et les aliments gluants), je trouve le goût tout simplement immonde, l’arrière goût encore pire. Sans parler du fait que l’aliment en lui même me rend malade ^^

    Je ne bois plus de lait depuis très longtemps, mais (et j’en ai honte) je consomme toujours du fromage. c’est depuis toute petite, mon aliment « drogue ».
    Je n’ai pas le courage d’arrêter, parce que si je veux manger au ru c’est soit des trucs à la viande soit des trucs bourrés de fromage, parce qu’à l’extérieur en général les seuls plats sans viandes sont des plats au fromage. Et je n’ai encore pas le courage de tout faire toute seule.
    Et je suis tellement habituée à ce goût que j’ai du mal, même chez moi, à apprécier des pâtes sans fromage par exemple (mais je me soigne ^^). je me force à trouver autre chose à mettre dans mes plats (souvent plus de sel) pour me faire passer cette envie.

    Mais j’ai bon espoir, petit à petit tout ce fromage me dégoûte, j’espère qu’un jour ce dégoût sera plus fort que l’habitude. Comme pour la viande, je finis par voir l’animal plutôt que le produit.

    C’est vrai que dans la pub le lait est présenté comme particulièrement pur, comme si tout ce qu’il y avait dedans était bon et qu’il n’y a rien de mauvais, c’est la même image que l’on donne à l’eau : sur fond blanc, on remplit un grand verre.

    La question du don à mon avis, est plutôt faite pour déculpabiliser, c’est plus facile de dire « la vache me donne son lait » plutôt que « je prend le lait à la vache et son veau ».

    • J’ai toujours aodré le lait mais pour moi c’était surtout un aliment bon pour la santé (j’étais loin de me douter qu’il provoque problèmes osseux, cancer et autres joyeusetés). Comme je le disais dans l’autre commentaire, j’ai mis beaucoup de temps à assimiler les produits laitiers à cette image de cruauté, de vol, de souffrance, alors que je savais, théoriquement. Je pense vraiment que les gens s’imaginent, quelque part, que les vaches donnent leur lait, même si c’est probablement la culpabilité qui les empêche de voir les choses comme elles sont. Ils croient ce qu’ils veulent croire, c’est comme le fait que les animaux, par un miracle non résolu par la science, ne souffriraient pas dans les abattoirs…

  8. Je pense aussi que le lait a un poids symbolique plus important que le reste des aliments !
    Il y avait une histoire d’ailleurs, je ne m’en rappelle plus exactement, mais en gros la morale est d’avoir toujours du lait à servir aux autres parce que c’est un remède à la fois à la soif, à la faim, et au manque d’amour.
    (pour l’instant je ne suis que végétarienne mais j’aimerais être vegan, c’est un peu dur tant que j’habite encore chez mes parents).

    • Ha oui, le lait, l’amour… Un sujet très important dans mon mémoire de fin d’études (à propos des relations d’attachement des petits mammifères à leur mère).  Je pense que quand la mère allaite son petit, elle lui donne de l’amour. Et bien sur la pub réutilise ce concept. C’est assez énorme de constater le constrate entre d’un côté le message « lait » (paix, amour, don, sollicitude…) et de l’autre côté la façon atroce dont il est produit.

  9. J’ai été végétarienne pendant un an environs, à chaque fois que je mangeais des produits laitiers je savais au fond de moi même que c’étais pas bien. Un jour j’ai écoutée la conférence de Gary Yourofsky et ca été une grande révélation pour moi. http://www.youtube.com/v/9ivPJUypbVs à partir de ce jour, bientôt 3 mois je consomme plus aucun produits laitiers nie oeufs. J’en suis très fière. Ca été très facile de faire la coupure direct. Quand on réalise le mal que ca engendre ca deviens facile. En bonus ca diminué mes maux de tête de 70%.

    • Il manque un chiffre ! C’est vrai que ce speech est vraiment bien. Moi j’ai lu « un Eternel Treblinka » je crois que c’est ce qui a achevé de me convaincre. Mais j’avais déjà vu earthlings auparavant. Mais dans le bouquin y a un type, je sais plus qui, qui dit quelque chose comme « il faut dire aux végétariens que ça ne suffit pas de boycotter la viande », ça m’avait marqué. Et puis pareil que toi pour les migraines, elles ont presque disparu. J’étais loin de me douter de ça.

  10. Sur mon lien qu’il manque un chiffre? pense pas quand j’essais ça fonctionne, sauf que le lien te dirige vers Youtube. Boycotter la viande c’est le minimum et c’est insuffisant. Aucune logique à continuer de consommer des produits laitiers et oeufs, au début, le temps d’adaptation mais pars la suite non. Gary Yourofsky fait comprendre aux végétariens que j’étais qu’ils doivent faire le grand saut, pour moi ca a fonctionné direct.

  11. Je vouslais moi aussi apporter ma petite exprérience et y allr de mon petit commentaire; mais la lecture des commentaires m’a couper l’herbe sous le pied ^^ surtout celui de Pawpaw :) (perte de repère culinaire, sentiment de vivre en accord avec moi meme, mais un besoin de retrouvé des repère avant de franchir une étape de plus) c’est quasiment mon parcours : une certaine révolte vis a vis de la souffrance des êtres vivants mais ne surtout pas se poser la question pour la bouffe ! mon déclic est venu en cotoyant des vegans, avec qui j’étais d’accord sur de nombreux points mais j’hésitais a sauter le pas ! je ne suis pour le moment que végétarien (et je trouve que dire « c’est pas suffisant » c’est pas cool, je dirais plutot « c’est déja pas mal »), enfin ovo-lacto pour être précis! je pense que je finirais par tendre vers Vegan (ça fait que 2 mois de VGR)! je me dis qu’avec le temps le seniment de culpabilité vis a vis des produits laitiers sera le même que vis a vis de la viande !
    Enfin pour l’anecdote, je discutais hier avec un pote qui part a la Réunion, il sait que je suis Végétarien, et on discutait justement du lait, de l’exploitation animale, des mauvaise conditions ect… et là il nous dit « j’aurais bien une chèvre pour faire des petits fromages » sa copine lui demande ou il trouvera pour la féconder et comment il compte gérer le petit après… il nous regarde avec un regard incrédule « parce qu’elle a besoin d’avoir eu un petit pour faire du lait? »
    un grand moment !

    • Ha oui plein de gens sont complètement déconnectés en ce qui concerne la nourriture. Les vaches (et les chèvres) sont bizarrement vues comme des machines à lait, alors qu’en réalité elles ne font pas plus facilement du lait que n’importe quel mammifère comme la femme… J’ai aussi l’impression que les gens ont tendance à croire que les cochons ou les poulets ne craignent pas la mort, ou beaucoup moins que les chats ou les chiens. Assez étrange.

  12. Ce sont les humains qui ont inventé l’agriculture . Ce que je dis là est banal ? Oui sans doute mais en le disant je veux mettre une chose en évidence : L’agriculture naturelle ça n’existe pas . Toutes les éspéces doméstiquées par les humains , éspéces végétales et animales , ils les ont créées , fabriquées au cours des milliers d’année d’agriculture . Toutes ces races de vaches doméstiques n’existent pas dans la nature sauvage et sans les humains elles disparaitraient . C’est pareil pour les plantes : le blé , le maïs tels que nous les connaissons n’existent pas à l’état sauvage et sans les humains ils disparaitraient .
    C’est pareil pour les races de chiens , de poules ,de chévres ….. C’est pareil pour les pommiers , les poiriers , tous les arbres cultivés pour la production .
    Alors chacun est seul avec sa conscience et ses choix .
    Chacun est seul avec sa philosophie , sa religion , ses croyances …. Mais à l’évidence il est beaucoup plus difficile de coisir contre ce que font la majorité des gens sans se poser de quéstions …..
    Voilà ce que j’en pense .

  13. Le rapport c’est que les humains élévent des vaches pour la viande , le lait . En supposant que tous les humains se passent de lait et de viande alors ces vaches là , celles de ces races à lait et viande , disparaitront . Bon , mais les humains vont continuer à manger du lait et de la viande . Donc c’est une quéstion de choix individuel . Chacun est seul avec sa conscience . Mais aprés tout si toute l’humanité devient végétalienne les animaux d’élevage disparaitront c’est sûr mais pourquoi pas ? …. Mais en aucun cas de toutes façons personne ne leur demande leur avis . L’agriculture a commencée au néolitique et avec elle les humains ont petit à petit complétement changé la nature . Revenir au paléolitique ? Pourquoi pas . Moi ça ne me géne pas . Mais personne ne me suivra dans cette diréction donc je suis seule avec mes choix et ma conscience . Ceci dit au paléolitique les humains chassaient les animaux … Alors ….

    • Ho, c’est le fameux « mais si on continue pas l’exploitation horrible d’êtres sensibles, les races qu’on a créées pour être utilisées à nos fins ne le seront plus, et y aura plus de vache, holala, ho mon dieu, quelle horreur, être obligés de vivre sur une planète ou tous les animaux sont sauvages ».

      Je suppose que cette soudaine et étonnante préoccupation pour l’existence des vaches n’a rien à voir avec le fait que tu tiennes à tes habitudes alimentaires…

      Je te renvoie à cet article:

      http://lesquestionscomposent.fr/contradictions/

      « personne ne leur demande leur avis », j’adore. On leur demande leur avis avant de les tuer? Des les maltreaiter? On a demandé l’avis des poulets de chair avant de créer une race tellement difforme qu’après l’âge de 3 semaines leurs pattes ne peuvent plus soulever leur propre poids et qu’ils sont incapables de marcher? Tu savais que pour les poulets de chair, ils engraissent si vite qu’on est obligé d’affamer les reproducteurs pour qu’ils aient la force de s’accoupler, car avec une quantité de nourriture normale ils sont trop obèses pour le faire? On a demandé l’avis de la Hosltein avant de créer une vache qui fait 40 litres de lait par jour et qui en choppe des infections des mammelles et des douleurs atroces si on la trait pas 2 fois par jour? On demande l’avis à chaque porcelet avant de lui couper la queue pour éviter un des inconvénients de faire vivre dans une minuscule cage un animal qui a besoin d’espace? J’arrête là, sinon on pourrait en écrire des pages et des pages… Mais non, je ne demande pas l’avis de la race « vache holstein » quand je suis contre l’industrie du lait. Car une race n’a aucune volonté, contrairement à un individu.

      Tu devrais essayer d’élargir tes horizons. Le néolothique, le paléolithique, « revenir à »… Le passé, toujours le passé. Le passé et les sacro-saintes traditions. On ne revient pas à une époque antérieure, on évolue. Essaie plutôt de penser à l’avenir, d’imaginer l’avenir, non? Je trouve cela plus constructif.

  14. Bonjour l’elfe,
    J’ai encore une fois une idée sur laquelle j’aimerais bien solliciter ton avis. Je suis tout à fait d’accord avec cet article. Au final il me semble que la seule production et commercialisation de lait qui serait non spéciste serait celle du lait humain, puisque les femmes qui le pratiquent sont consentantes et on peut recueillir ce consentement, comme pour ces glaces au Royaume-Uni : http://www.lexpress.fr/styles/minute-saveurs/une-glace-au-lait-maternel-fait-fureur-a-londres_967021.html
    Je ne parle pas du cas où on se mettrait à exploiter des femmes pauvres comme on exploite plein de gens dans plein d’industries. Je ne dis pas non plus que c’est bon pour la santé ni qu’il faut absolument trouver un moyen de boire du lait même si on arrête d’exploiter les vaches/chèvres etc.
    Je dis seulement qu’en théorie, s’il n’y a pas de dérives/d’abus, la commercialisation du lait des femmes est la seule qui ne soit pas un « vol », puisque la femme peut décider si elle veut le commercialiser ou pas.
    Et les commentaires du type « quel irrespect pour l’être humain » ou « les femmes ne sont pas des vaches ! » me font bien rigoler, car je trouve leurs auteurs marchent complètement sur la tête : il est éthique de prendre le lait d’un animal sans défense qui ne peut donner son consentement, alors qu’il n’est pas éthique de faire un échange librement consenti de son lait avec une femme adulte et responsable de ses actes ! Bref. Comme toujours, bonne continuation !

    • Je ne pense pas qu’il soit éthique de faire commerce du lait humain en l’état actuel des choses, mais bien sur pas par irrespect pour les femmes donneuses, mais parce que certains prématurés ont besoin de lait maternel issu de dons et que les lactariums en manquent cruellement. Donc je pense que si dons il y a il devrait plutôt aller aux lactariums. De plus qui dit commercialisation dit qu’on pourrait payer les donneuses et cela entraine des dérives possibles.

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