le mythe de la pureté et l’identité végane

Si le mythe de la pureté revient si souvent sur la table et sous de multiples formes, c’est parce qu’il résulte d’une déformation courante du veganisme qui résulte principalement de certains aspects de notre culture.

Celle-ci accorde une large part à des considérations liées aux représentations sociales, aux apparences, à l’égo. Le culte de l’identité est fondamental dans notre société. L’individu doit se définir, se représenter lui-même; que ce soit en fonction de ses origines, de son ethnie, de son milieu social, ou de ses choix de vie. En particulier ses attitudes de consommation, peut-être parce que la société de consommation nous définit comme consommateurs…

Les gens tirent de la fierté de tout un tas de caractéristiques hétéroclites qui leur permettent de s’identifier, de se « connaitre » (ou, plus précisement, d’avoir le sentiment de se connaitre, puisqu’un minimum de réflexion permet d’entrevoir que ces choses sont superficielles et sans véritable interêt).

Pour certains donc ce sera la marque de leur voiture, la race de leur chien, leur style vestimentaire, ou d’autres détails du même acabit qui leur permettront de se représenter socialement et a leurs propres yeux.

L’identité végétarienne

Je pense qu’être végétarien peut faire partie de ces moyens de représentation. Bien sur ça n’exclut pas les raisons moins futiles (épargner la vie des animaux, entre autres) mais le fait d’être végétarien peut être perçu de différentes manières, positives (ami des animaux, proche de la Nature, pacifiste, gentil, ouvert) ou négatives (chochotte, sectaire, maladif, allumé mystique, etc) ou une combinaison de plusieurs de ces epithètes (donc chacun mériterait a lui seul un développement entier). En tous cas, il est rarement neutre. On dit rarement de quelqu’un « il ne mange jamais de viande ni de poisson », encore moins « il se nourrit de façon végétarienne » mais plutot « il est végétarien ».

Certains refusent cette étiquette. D’autres l’acceptent plus ou moins complaisamment.

Il existe une très faible minorité de personnes qui deviennent végétariens pour endosser l’étiquette, qui leur plait. Généralement ils ne prennent pas la peine d’adopter un régime exclusivement végétarien, ou pas pendant très longtemps. J’ai parfois eu vent de ces quelques personnes qui sont vivement critiquées par les végétariens: « Elle prétend être végétarienne et mange du foie gras! Elle sème le trouble dans l’esprit des gens, on va nous prendre pour des cons » etc…

 

Comme je l’ai déjà évoqué, les végétariens et vegans ne font généralement pas d’exception à leur régime alimentaire car ils ont une vision du monde qui rend non-comestibles à leur yeux certains aliments. Il y a donc une incompréhension entre eux et les omnivores, qui, pour beaucoup d’entre eux, vivraient un tel régime alimentaire comme une suite de frustrations. C’est pourquoi la plupart des gens ont du mal à rester végétariens quand ils ne cherchent qu’à s’attribuer l’étiquette (encore plus s’ils ont envie de se dire vegans). Ca ne veut pas dire que certains végétariens ou vegans ne vont pas apprécier l’étiquette et jouer avec, en se prenant ou non au sérieux. Mais l’identité végétarienne / vegane n’est pas une cause, mais une conséquence d’une façon de voir le monde et de vivre.

La confusion crée et entretenue par le sentiment identitaire

Incompris, marginaux, prisonniers d’une société qui les a produits mais résiste aux changements auxquels ils aspirent, et parfois même les rejette, les vegans ont une forte tendance à se regrouper entre eux et à s’identifier par rapport a leur veganisme.

Il y a, je l’avoue, une certaine fierté à vivre vegan dans une société qui ne l’est pas. Rester fidèle à soi-même, avoir des principes et les respecter, et même quand tout semble aller contre nous… Oser s’affirmer, faire respecter sa différence, avoir la satisfaction de vivre en tenant compte non pas seulement de soi-même et des personnes qui ont du pouvoir sur nous, mais aussi de ceux qui n’en ont aucun, qui sont totalement à notre merci. Personne ne m’oblige à petre vegane, personne ne m’empêche de faire tuer des animaux, ou de profiter de leur mort ou de leur esclavage. Je ne serai pas punie si je cesse d’être végane et je n’ai de récompense pour l’être (si ce n’est de pouvoir porter des badges…).

 

En ce sens, être vegan est un acte d’amour désintéressé (au sens d’amour universel: ne pas vouloir que les autres souffrent). La fierté a peut-être quelque chose de futile, certes. Mais peu de gens sont exempts de toute futilité et la plupart des veganes éprouvent une forme de fierté, importante ou discrète.

Le probleme c’est qu’il est parfois difficile de distinguer un acte de pur altruisme d’un acte qui se prétend tel, mais qui en réalité a pour but de faire reluire l’ego de la personne qui le fait, en disant « regarde comme je suis altruiste, je donne sans attendre en retour, je suis une personne généreuse ».

Bien sur on a tous un ego. Mais il y a une méprise importante à propos du veganisme.

Le veganisme n’est pas un truc à propos des vegans. Le veganisme est à propos des animaux. Les vegans passent après. Ils sont les acteurs, mais ils ne sont pas le sujet.

Qui est un bon vegan, qui est un mauvais vegan, on s’en fout. Qui est un gentil, qui est un méchant… Si on veut se préoccuper de ce genre de choses (dont je ne vois absolument pas l’intérêt) cela doit passer après les choses importantes.

Beaucoup d’omnivores n’arrivent pas à comprendre que le veganisme n’est pas un moyen d’être supérieur, de se faire mousser ou d’être le « gentil ».

Combien m’ont rebattu les oreilles avec leur bonté, leur gentillesse, leur non-méchanceté, leur amour des animaux ou leur comportement responsable… Sans jamais se douter à quel point je m’en badigeonne le nombril avec le pinceau de l’indifférence. Tout ce que leurs démonstrations me suggèrent, c’est que je trouve dommage qu’ils se sentent jugés par mon comportement, ce qui est à des années-lumières de mon objectif; et encore plus dommage que, plutôt que de se consulter eux-même sur ce qu’ils pensent juste de faire ou de ne pas faire, ils en soient à quémander l’approbation des autres,,, C’est d’ailleurs la principale raison d’etre du « tout ou rien » et autres cris de la carotte: « Bon ok je mange de la viande mais tu n’es pas parfaite toi non plus ! ». Non je ne le suis pas. Ca vous épate?

Beaucoup de mangeurs de viande m’ont ainsi expliqué leurs raisons en long, en large et en travers. Alors que je m’en fiche. Mis a part, peut-être, les tres rares peuplades dont la survie dépend encore de la viande, j’estime que leurs raisons sont mauvaises. Et je me contrefiche de savoir à quel point en réalités ils sont gentils et choupinous tout plein ou si au contraire ils sont de vilains tortionnaires meurtriers pas beaux.

Personne n’aura jamais mon approbation pour manger de la viande et je ne jugerai jamais personne pour le faire. J’avoue tout de même avoir du mal à encaisser les comportements puérils. La question de savoir si mon interlocuteur est un gentil ou un vilain m’indiffère au plus haut point, et voir quelqu’un essayer de me démontrer son appartenance au camp des bons au lieu de s’occuper de choses qui elles méritent qu’on s’y intéresse, ça a le don de m’agacer.

Ce qui m’agace aussi prodigieusement, c’est lorsque les végétariens eux-même se laissent abuser par le mythe de la pureté, et se prennent pour des être supérieurs. J’ai confessé avoir une certaine fierté à être vegane, mais enfin bon, Ca reste quelque chose d’assez superficiel. Je pense agir de façon plus éthique sur un domaine en particulier, mais je pense quand même que ce n’est pas une raison pour se sentir supérieur. Après tout j’ai mangé de la viande pendant la plus grande partie de mon existence et, n’auraient été des circonstances de vie particulières, j’en mangerais encore sans me poser de questions/ Certains vegans ne voudront pas l’admettre, mais renoncer aux produits animaux est le résultat d’un parcours de vie qui a parfois tenu a peu de choses, Pourtant certains n’hésitent pas à mépriser les mangeurs de viande, alors qu’eux-même n’auraient pas aimé être traités ainsi quelques années plus tôt,,,

Donc je pense qu’il n’y a rien de mal à tirer une certaine fierté de sa façon de vivre quand on arrive a coller à ses propres principes. Mais ça ne devrait pas être une raison pour se croire supérieur en tous points ou se permettre de juger les gens. Condamner les actes ne veut pas dire cataloguer ceux qui les font. Raisonner autrement qu’en terme d’ego et de représentation ne peut nous faire que du bien…

 

17 réflexions au sujet de « le mythe de la pureté et l’identité végane »

  1. C’est vrai que « je suis vegan », c’est s’identifier profondément à ça.
    Bon, d’une part, ça permet de faire court et d’aller droit au but, c’est plus rapide que « j’ai une alimentation vgl et je ne porte pas de cuir, de laine, de soie, etc. » ou « je suis contre l’exploitation animale », qui ne dit rien de ce que ça implique concrètement, contrairement au terme « vegan » (mm s’il y a d’énormes confusion chez les omnis).
    Mais c’est vrai, c’est s’identifier à ça, faire 1 avec ça.
    Bizarrement (ou pas), je dis aussi souvent, si ce n’est plus, « I come from France » que « I’m French », parce que je m’en fous de la nationalité. Je dis plus souvent que je travaille en tant que traducteur que je dit que je suis traducteur. Par contre, systématiquement, je dis que je suis vegan. Par habitude de langage et par flemme sans doute aussi, et parce que c’est qqch d’important pour moi cette vision du monde dont tu parles. D’ailleurs, je regrette que vegan dans l’esprit des gens porte davantage sur l’alimentation que sur le reste et la politique qui se trouve derrière. Peut-être qu’il me faudrait un badge « veganarchiste antispéciste », en fait ^^

    Ceci dit, être vegan, c’est un truc qui touche tous les pans de la vie, être vegan c’est des actes quotidiens quand on se brosse les dents avec un dentifrice vegan, quand on enfile sa veste pas en cuir et quand on mange son seitan 3 fois par jour, c’est comme tu dis une vision du monde, donc difficile de ne pas dire, et de ne pas se sentir pleinement dans « je suis vegan ».

    Toujours délicat de se définir, car quand on balance une facette de son identité (nationalité, régime alimentaire, métier, orientation sexuelle, religion, etc), ça colle dans l’esprit de l’interlocuteur tous les clichés qui, pour lui, vont avec le terme utilisé. C’est un truc qu’on contrôle pas, en plus, ce qui est chiant.

    Et sinon, pour finir : « je m’en badigeonne le nombril », ça m’a fait mourir de rire, cette expression ! ^^

    • Des fois je me demande si c’est pas mieux de dire « je suis contre l’exploitation des animaux ». J’ai jamais essaye je dis toujours que je suis vegane. Pour moi c’est la meme chose mais le presenter comme ca met peut-etre trop en avant l’aspect identitaire, je sais pas… Pour le reste je suis comme toi, le fait que je sois vegane est plus important dans ma vie, au niveau de l’identite, que mon origine ou mon travail. Surtout que des choses comme la nationalite on n’y peut rien; et le fait d’identifier les gens a leur activite professionelle (que fais tu dans la vie = qui es-tu) ca m’a toujours un peu gave.

  2. Lorsque ma prise de conscience et mon cheminement progressif vers le végétarisme se sont entamés, ce n’était certainement pas pour coller à une étiquette mais par « révolte » contre ce que l’on faisait subir aux animaux non-humains dans nos sociétés actuelles. Tout ceci a commencé à cause de l’élevage industriel que j’ai pris conscience à 15 ans. 1er déclic. A 17, je rencontre une végane. 2ème déclic. Les moqueries, les essais de décrédibilisation ou les incompréhensions de mon entourage sociale et familiale. 3ème déclic. A partir de là, j’ai commencé une nette revendication. Par auto-défense et besoin d’affirmation en premier lieu. Entre ces 3 déclics et après, il s’est passé beaucoup de choses et j’ai énormément évolué. (J’ai 26 ans). Par la suite, il n’était plus question pour moi de rester « dans mon coin » et j’ai commencé à rendre visible ce que j’étais pour défendre les animaux non-humains, où l’écrasante majorité d’entre eux n’ont absolument aucun droit. Par ce biais, je souhaitais gagner en crédibilité en m’entourant de références tout aussi rigoureuses et crédibles les unes que les autres. Parler des faits, et informer, toujours informer. Du moins c’est ce que je m’efforce de faire… Le 4ème déclic sera peut-être d’être un peu plus efficace que le simple fait de poster sur facebook ou de suivre les initiatives des autres au niveau activisme/démonstrations de temps en temps ou signer des pétitions… Mais sinon, oui pour résumer, de part mon vécu, j’ai fini peut-être malgré moi, par « être » végane et poser mon identité et ma fierté entre autres sur ça. Peut-être faudra t-il que je m’en affranchisse ? Par contre, je n’ai jamais cherché à être « pure » et les disputes à ce niveau me passent un peu au dessus de la tête. Je pense que cela dépend de la priorité de chacun mais il faut savoir dépasser nos considérations égocentriques. Nous ne faisons pas ce choix pour nous-mêmes, éthiquement parlant… Mon défaut est que oui, j’ai un problème de communication, basée beaucoup trop sur l’émotionnel, avec mon entourage et il m’ait arrivé maintes fois de me faire passer, involontairement, pour quelqu’un de supérieur et de ne pas réussir à faire passer mon message. Que de temps gâché… En même temps, lorsqu’on me dit « le problème avec toi c’est que tu es persuadée que le végétarisme est la seule voie possible… » . J’aurais tendance à répondre par l’affirmative vu l’urgence de la situation… Bref, compliqué… =(

    • Tres bien dit je trouve que tu as entierement raison, on a un peu trop tendance a partir dans des debats du type « choix personnel » parler de la sante et tout (meme si bon il faut en parler pour que les gens comprennent que le veganisme ne rend pas malade). Pas mal le cadavrovore, j’aime bien « necrophage » aussi!

  3. Et ne devrait-on pas ressentir une certaine fierté (proprement humain ?) à être les acteurs d’une société plus libre, compatissante et juste, où nous proposons une autre vision de l’animal non-humain, un autre rapport avec lui, une nouvelle connection à ce qui nous entoure ? Ca sonne beau tout ça non ? ;-)

    • Ca sonne bien en effet! Apres je sais pas si on devrait, mais je pense qu’on peut, dans la mesure ou ce n’est pas un pretexte pour prendre la grosse tete ou que sais-je.

  4. Quand on me demande pourquoi je refuse le sandwich au jambon ou fromage, je ne dis pas « parce que je suis végétalien » mais bien « parce que je suis contre l’exploitation des animaux ». Je fais attention à bien répondre ça.

    Pas parce que je ne veux pas qu’on me colle une étiquette « oh, il est végétalien », je m’en tape de l’avis des autres personnes comme je me tape de Secret Story (on voit bien le traumatisme Secret Story présent chez moi, j’assume), mais bien car, comme tu dis si bien, le débat qui m’importe, le sujet du problème, ce que je veux qui soit abordé si on me pose des questions, c’est l’animal exploité.

    Si je réponds « je suis végétalien », j’ai remarqué que les gens peuvent rapidement partir sur l’aspect santé ou environnemental de la question de la viande et éviter sciemment l’aspect éthique, et c’est l’aspect qui m’importe le plus. Pas que j’en ai rien à kicker des autres aspects mais mon choix d’être végétalien s’est avant tout fait pour l’animal, puis pour l’environnement et enfin pour ma santé.

    Même si la question de l’éthique est, pour ma part, celle sur laquelle les cadavrores (nouveau mot) essayeront le plus de se débiner (via le mythe de la pureté entre autre), là où l’aspect environnement et santé est plus « clair ».

    • Tu as completement raison. Parler de sante peut etre utile mais on part quand meme trop sur des questions secondaires et sur le theme du « choix personnel » comme si manger de la viande etait un « crime sans victime » (comme le sexe pour les puritains, quoi) alors que les gens ont justement besoin qu’on leur ouvre les yeux.

  5. Bien que je ne pense pas en terme de supériorité et d’infériorité, quand quelqu’un me parle et que ces dires peuvent se résumer en : « Moi je suis tellement super fier de ne prendre aucune décision par moi-même pour ma vie », j’ai tendance à ressentir une certaine pitié pour mon interlocuteur qui -pour moi- ne réalise pas la valeur de sa propre vie.
    Mais quand cette manière de vivre a des conséquences lourdes sur la vie d’autres êtres (par exemple consommer des produits animaux sans se poser de questions), ma pitié peut se transformer en une certaine aversion.
    Je sais que l’ont n’a pas toujours toutes les clés en mains pour réaliser la portée de nos actes. Je réalise aussi qu’il faut du temps pour cheminer vers un mode de pensée différente. Ne pas savoir, ne pas avoir eu suffisamment de temps pour réfléchir, c’est une chose que je comprends. C’est pour cela que je persiste à prendre le temps d’expliquer, de montrer, de conseiller tel ou tel article ou vidéo, de proposer des recettes végétales, de traduire mon mode de pensée, etc.
    Mais souvent les gens prennent peur : je fais du prosélytisme, je veux les convertir, j’essaie de les obliger à regarder une vidéo… Pourtant je ne suis pas agressive, je ne fais que partager mon point de vue différent. Dans ces cas là, je me tais et je laisse du temps, mais en général, il ne se passe rien. Pourtant, lorsque, par exemple, on informe les gens de la manière dont sont traités les animaux d’élevages, la plupart du temps, ils sont écoeurés, ils comprennent que c’est grave, mais n’agissent pas en conséquence, ils préfèrent oublier.
    Lorsque le sujet est abordé, je dis de plus en plus que je suis contre toute exploitation animale, mais j’utilise aussi le terme végétalien et je rajoute des explications parce que les gens sont souvent complètement dépassés par une information telle que « être contre l’exploitation animale »… qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire, qu’est-ce que cela implique ?!? J’explique ma vision car je ne me sens pas comme « une végétalienne dont le choix personnel est de ne plus manger de produits animaux », ma volonté est d’arrêter d’exploiter les autres animaux, et ça n’est pas quelque chose que l’on fait seul, c’est une décision commune…

    • Exactement c’est une decision commune et c’est la un point crucial. Le veganisme prend sens non pas en tant que demarche individuelle mais en tant que reaction collective a l’exploitation des animaux. Quand on comprend ca on comprend aussi que que ce n’est pas une question de purete personnelle.

      C’est pas toujours facile de pas juger son interlocuteur c’est vrai. C’est un effort que je pense nous devrions tous faire.

  6. Je ne comprends pas trop la continuité avec le mythe de la pureté…Je trouve aussi que l’éthique est le seul point à être vegan, même si c’est en effet plus clair de dire « Je suis contre l’exploitation animale », car tous les vegans ne le sont pas pour ça…
    Et contrairement au commentaire précédent, tous les omnivores ne sont pas butés à essayer de comprendre l’éthique, mais lorsque des questions sont posées, l’émotionel gagne le pas sur l’explication ou le débat…
    Du coup, le dialogue est condamné dès le départ. Et je pense que l’incompréhension sera de mise pour encore de longues décennies.

    • dans le style « je comprend pas du tout de quoi je parle mais je parle quand meme et en plus je veux avoir raispn » peux tu me trouver un seul vegan qui soit POUR l’exploitation animale? Parce que la j’avoue je suis curieuse. Et puis je fais remarquer au passage que l’exploitation est un probleme ethique mais bon on en est plus la. Tous les omnivores ne sont pas butes non mais la en effet j’ai bien l’impression que le debat est con-damne,

  7. Je ne connais les antécédents de vos échanges (Audvoo et l’auteur) qui m’ont l’air décevantes… Mais sinon, oui je suis d’accord avec l’Elfe. Tu peux choisir d’être végétalien pour des raisons de santé seulement ou entre autres mais le véganisme se pose clairement contre l’exploitation animale. Tu ne fais « normalement » pas ce choix de vie autrement que pour cette raison (éthique)… Et ceci depuis l’origine de son existence, définit clairement par Watson (pas Paul, l’autre ;-)

  8. Développer une identité, ça sert aussi à se reconnaître. Je ne sais pas à quoi ressemble ton paysage affectif, mais le miens ne contient vraiment plus beaucoup de viandard·e·s. Dans une culture où la sociabilité passe beaucoup par la bouffe, les repas qui ne sont pas a minima végétariens sont systématiquement des moments pénibles. Difficile de rester potes quand on a en tête que la personne en face de nous participe à cautionner la torture à large échelle, là, entre deux bouchés.

    Alors pour s’éviter ça, on se fabrique des identités et des codes, histoire de se reconnaître, de pouvoir se créer des sociabilités où la question « on se fait quoi à manger » pourra se poser simplement, sans qu’on se retrouve piégé·e à devoir faire la vitrine ou être déçu·e par l’absence de savoir-faire en matière de cuisine cruelty free…

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