Le mythe de la pureté

Si j’ai abordé hier le thème des critiques contre le veganisme, ce n’est pas simplement pour les contredire. C’est parce que mêmes les plus absurdes, comme celle du tout-ou-rien, cachent en réalité une logique. Le tout-ou rien est en fait la partie émergée de l’iceberg de l’incompréhension; il se base sur le mythe de la pureté aussi bien que toutes les critiques intelligentes du veganisme que j’ai pu lire. Ce mythe donne lieu a toutes sortes d’objections de la plus absurde à la plus cohérente. Mais voila un moment que je te bassine avec le mythe de la pureté et je n’ai toujours pas développé ce que c’était. Entrons donc dans le vif du sujet.

Le mythe de la pureté

Qu’est-ce que le mythe de la pureté?

Le mythe de la pureté est l’idée selon laquelle le vegan est, ou se veut, un être pur et parfait, vierge de toute nuisance exercée, volontairement ou non, contre tout autre être sensible ou potentiellement sensible.

Si on croit que le veganisme consiste a être pur et parfait, alors on comprend mieux pourquoi l’objection du tout-ou-rien. Ca revient finalement à dire: tu as echoué dans ta tentative d’être pur et parfait, donc ce que tu fais n’a aucun sens, abandonne.

Pourquoi le mythe de la pureté ?

C’est vrai ça, pourquoi? Les écologistes eux aussi modifient leur façon de vivre pour tenir compte d’une certaine éthique, et pourtant on ne leur objecte pas une logique du type tout-ou-rien, du moins pas à ma connaissance. Pourtant il est impossible de n’avoir aucun impact sur l’environnement tout comme il est impossible de n’utiliser aucun produit animal et à plus forte raison, impossible de ne nuire à aucun être vivant. Ca n’empêche aucunement de faire les efforts nêcessaires pour rêduire cet impact.

Je crois que le mythe de la puretê existe à cause de l’intransigeance dont font preuve les vegans dans certains aspects de leur vie. J’ai expliqué dans un précédent article pourquoi cette intransigeance et comment, derrière l’apparente difficulté, le veganisme est quelque chose de très facile.

Mais aux yeux d’une personne spéciste, ce que fait un vegan n’est pas tout à fait clair. Par exemple, refuser le miel n’a aucun sens pour beaucoup de gens. Mais la raison du refus du miel est très simple: le miel est le produit d’une exploitation et les abeilles devraient pouvoir vivre pour elles-même et non pas être les instruments des humains.

Le veganisme est une réponse à l’injustice du monde. Bien sur il existe beaucoup de réponses, ne serait-ce que parce qu’il y a beaucoup d’injustices. Mais le veganisme est une réponse simple à une (très grande) injustice: l’esclavage des animaux, le fait qu’il existe des êtres libres et d’autres qui sont des propriétés, des moyens pour une fin qui leur échappe.

Bien sur, puisqu’un vegan est par définition sensible à ce problème de l’exploitation des faibles par les forts, il sera généralement sensible à d’autres injustices: ouvriers exploités par des patrons qui s’en mettent plein les poches, écologie, etc…

Mais enfin ce sont parfois des problèmes complexes et difficiles à résoudre. Ca ne veut pas dire qu’il ne faut pas s’en occuper, ça ne veut même pas forcément dire qu’ils sont secondaires. Mais ils sont difficiles. Je veux bien être écolo, mais quand même j’ai besoin d’électricité, je bouge, je voyage… Si on voulait être parfaitsil faudrait qu’on aille vivre dans des grottes et qu’on mange des racines sauvages. Or, c’est justement ce que le veganisme n’est pas.

Quand on devient vegan il y a certes une rupture sociale, on est plus d’accord avec le reste de la société sur le rapport que nous entretenons avec d’autres formes de vie. Mais le veganisme se marque pourtant par une volonté de vivre dans cette société, de la changer de l’intérieur. Les vegans gardent beaucoup de leurs repères (il suffit de voir par exemple la multitude de simili-carnés qui existent sur le marché…). Ils sont issus de cette culture. Le veganisme ne sort pas de nulle part, il est issu de la société occidentale, de ses incohérences, de ses contradictions. Il en est le produit naturel. On peut être vegan et aller vivre dans une grotte, mais le veganisme  ce n’est pas ça.

Pourquoi ne sommes-nous pas parfaits? Pourquoi on prend la voiture et l’avion? Pourquoi on ne fabrique pas notre propre papier sans composants animaux? Pourquoi on utilise des ordinateurs et des portables? Pourquoi on ne passe pas tout notre temps libre à militer (et même certains ne militent pas du tout)?

La réponse tient en quelques mots: c’est parce qu’être parfait, c’est dur, alors que nous, nous faisons quelque chose de facile.

Le mythe de la pureté est issu de l’impression fausse selon laquelle le veganisme serait quelque chose de difficile, qui demanderait énormément d’efforts, alors que c’est juste normal. Il y a un gros malentendu, c’est que les gens pensent que le veganisme est un probleme que l’on s’efforce chaque jour de résoudre. Mais être vegan n’est pas un probleme: c’est une solution.

44 réflexions au sujet de « Le mythe de la pureté »

  1. Moi je voyais plutôt deux choses :

    côté vegan : l’envie d’en faire tjs plus. Quand on devienne vg, puis vegan, on découvre plein de produits contenant des produits animaux et dérivés alors qu’on était à 1 000 lieues de le soupçonner (ex: le Nutella qui n’est pas vgr). Et donc à chaque découverte, on élimine, façon entonnoir. Les plus évidents d’abord, ie le gigot du dimanche et la viande du reste de la semaine, jusqu’au moins évident, par ex. les EXXX. Et cette envie d’en faire tjs plus peut devenir, pê pas une obsession, mais une envie d’être le plus pur possible pour soi d’abord, en aussi pour ne pas prêter le flanc aux omnis qui critiquent et adopte le tout-ou-rien. Et puis, où placer la limite de nos efforts, de ce qu’on peut faire ou pas, dans cette société non vegan ? On trouve tjs qq1 de plus vegan affirmant que c’est pas difficile de se passer de tel ou tel objet/produit non vegan, donc que si on le veut vraiment, on peut. D’où de nombreux débats, d’ailleurs, entre ceux qui commencent à faire qqch « mais ce que je fais, c’est déjà bien » (p. ex. les vgr), et les vgl/vegan (« mais se passer d’oeufs et de lait, c’est pourtant pas compliquer ! Et pour les sorties/repas en famille, mais bordel, impose-toi, fait respecter tes convictions ! Ils proposeraient pas du porc à un musulman, ils trouveraient que c’est un manque de respect envers un tel inviter, pourquoi ils trouvent alors que c’est TOI, le vg, qui leur manque de respect en mangeant pas le cadavre qu’ils te proposent ? – Mais je digresse ^^)

    côté omni : justement, ce fameux tout-ou-rien. Souvent, ils cherchen la faille, LE produit non vegan qu’on utiliserait, pour dire qu’on est incohérent, et que donc il a raison de manger de la viande. Il cherche à prouver qu’on n’est pas pur, et que si nous nous ne sommes pas purs, il peut continuer à être très très sale.

    • Oui c’est vrai, on peut toujours etre PLUS vegan qu’on ne l’est, et y a toujours un vegan plus vegan que soi pour nous le rappeler… Des fois untel m’a dit qu’il allait plus dans un certain restau vegetarien car le serveur n’avait pas pu lui assurer avec certitude que le pain etait vegan. J’ai pas ose lui dire, mais je pose jamais ce genre de questions. Deja qu’en amerique du sud c’est la croix et la banniere pour pas se faire servir du fromage… mais meme en france je le faisais pas, cela dit. Evidemment ce n’est pas une excuse pour ne rien fairemais je crois que les omnivores se sentent parfois montres du doigt. Je pense qu’on doit y faire attention, mais sans exagerer: le bon equilibre c’est etre diplomate mais pas prendre pour soi les problemes qu’ont les gens avec eux-meme (culpabilite, etc)

  2. « être vegan n’est pas un probleme: c’est une solution. » 100% d’accord, bien formulé.

    J’ai du mal à supporter l’argument de la perfection. Souvent, il suffit de le transposer à d’autres problèmes pour rendre compte de son absurdité. De toute façon, il me semble bien que la définition du véganisme est « faire de son mieux pour ne pas exploiter et tuer les animaux »… Dans une société à ce point non-vegan comme la nôtre, il est clair que faire de son mieux à ce niveau n’est pas être parfait ; mais c’est déjà beaucoup. Tout en étant, comme tu le dis, tellement facile…

    Honnêtement, je pense que l’argument de la pureté est plus une excuse pour ne rien faire qu’autre chose. C’est du déni. Parce que faire un peu, ce sera toujours mieux que ne rien faire du tout.

    • Y a de ca en effet. C’est surtout, je pense, un moyen de ne pas passer pour le mechant. les gens progressent beaucoup des qu’ils mettent de cote les problemes de jugement et d’ego (je parle pas seulement des omnis bien sur, tout le monde). 

  3. Entièrement d’accord avec ton article et les commentaires.

    Dès que le débat ressort dans mon entourage, je sens bien qu’on se dirige toujours vers ce mythe de la pureté, du tout-ou-rien.

    Dès qu’une « faille » apparaît dans notre démarche, les omnis s’en lavent les mains : « Tu vois, c’est impossible de ne pas exploiter les animaux. » et munch munch sur la côte de porc.

  4. Je reste sur ma faim, lol. Plus sérieusement, c’est un bon récapitulatif du mythe de la pureté. Mais je ne vois pas où la critique du véganisme apparait. Je suppose que c’est une entrée en matière. Pour ma part, avancer le mythe de la pureté n’est pas une excuse pour ne rien faire, c’est plutôt pour dire: Pourquoi etre vegan et pas etre autosuffisant pour se nourrir (par ex)? C’est plutôt pour dire Vegan est une solution, mais la seule? Ou la prioritaire? C’est plus à ce niveau, je crois, que se situe la critique.

    • en effet j’en dirai plus tard tout a l’heure, mais encoreune fois, ce n’est de toutes facons pas ici que tu trouveras les preuves absolues dont tu sembles avoir besoin. Sinon ce que tu dis heu je l’ai deja dit en le formulant d’une facon presque pareille donc je comprend pas. En fait tu poses la question a laquelle je repond precisement dans cet article… bizarre.

  5. @AudVoo :
    J’ai beau retourner ton commentaire dans tous les sens, je ne capte pas la cohérence de ton propos.
    Tu dis que c’est un bon résumé du mythe de la pureté. Le mythe de la pureté est justement un argument qu’utilise les omnivores pour clore une conversation en disant « Ben tu vois on peut pas être « vraiment » végan donc autant manger de la viande » ce que je traduis par « on ne peut pas être parfait alors autant ne pas du tout essayer de s’améliorer » (avec ce raisonnements, le servage et le système féodal serait encore en fonction dans nos contrées).
    Il y a, sous ces propos, une critique directes du véganisme qui est « personne ne peut être végan réellement, donc cela ne sers a rien ». Et jsutement, si cela sers à quelque chose, ne serait ce que sauver les vies qu’un végan ne consomme pas.

    Une question, que veut dire autosuffisant pour se nourrir et quel est le lien avec le véganisme?
    Tu laisses supposer que la critique serait à un autre niveau, une interrogation sur les « autres solutions possibles »… Pourquoi, dans ce cas parlent ils des incohérences du végan au lieu d’évoquer ces solutions possibles?
    Pour ma part, il y a plusieurs explications possibles :
    – Ces autres solutions n’existent pas
    – Ils n’en ont rien à foutre en réalité, ils essaient juste de défendre leur « bout de steak ».
    – Ils essaient de justifier un comportement socialement accepter mais qu’ils savent, consciemment ou non, violent et totalement injuste.
    – Ils veulent juste avoir le dernier mot et ne recherchent pas la vérité…
    Il y en a plein d’autres comme ça…
    Mais peut être n’ai je pas compris ce que tu voulais dire

  6. Tu ne m’as en effet pas tout à fait compris, mais peut être suis je restée trop vague…Pour ma part, une critique n’est pas forcément un déni total d’une idée, juste relever des problèmes qui pourrait amener à faire mieux, ou autrement. La critique est faite pour amener à la réalité suivante (dont tout le monde n’a pas forcément conscience), « Ma vie créée de la souffrance, mais est ce qu’un régime vegan me permet vraiment d’aller dans la sens de moins de morts ou de souffrance? » Disons que face à cette question, j’aurais tendance à me tourner d’abord vers des solutions où j’essaye de controler ce que je mange, plutôt qu’une exclusion de viande arbitraire. Ce que souvent pointe pas mal d’omnivores, c’est la mort créée par l’agriculture. Vaudrait il mieux manger des céréales? Ou juste un peu de viande? A partir de quelles quantités de céréales ou de viande il est plus avantageux de manger l’un ou l’autre? C’est plus une critique de la quantification de la « souffrance » de son plat…Tout en continuant de s’alimenter +/- correctement. Il n’y a pas une raison d’être vegan, y’en a des tas. Selon ce que tu values et d’où tu viens, cela aura +/- un attrait sur toi. D’autres solutions (ou réponses) existent, mais p-e tu ne les values pas toutes: locavore, spectre vg, paleo, fruitarisme (dont on avait parlé), producteur…

    • Je me repete, mais le rapport a la souffrance n’etait pas LE theme central du veganisme, mais seulement un aspect important. Sinonune vi tu ne poserais pas ce genre de questions. « juste un peu de viande » c’est un individu opprime et une vie supprimee pour 1 minute de plaisir dans ma bouche. Ce n’est pas ethique, point. C’est comme si tu demandais si c’est ecolo de manger de l’humain: je n’ai aucun doute sur le fait que ca le soit. Certes, le sujet des petites betes tuees dans les champs n’est pas bien marrant, mais ce n’est pas comparable. Ca ne veut PAS dire que c’est moins important. C’est un autre probleme, dont la solution est complexe.

       

      Il se trouve que manger directement les plantes au lieu de les transformer en nourriture pour animaux utilise beaucoup moins de terres (70% des terres cultivees servent a nourrir le betail – chiffres donnes par gary yourofski dans sa video, que je conseille a tout le monde de voir: avec un demi hectare de terrain on peut faire 8200 kg de patates, 10 300 kg de tomates ou 52 kg de viande. 

       

      Mais la question n’est pas « avec quelle alimentation utilise-t-on le moins de terrain, peut-on nourrir le plus de monde en tuant accidentellement le moins d’animaux possible lors des recoltes ».  Non, non. La question est: avec quelle alimentation VEGANE utilise-t-on le moins de terrain, etc… Soyons serieux deux minutes: j’egorge un agneau juste pour le plaisir de le bouffer et je me soucierais des petites coccinelles que j’ecrase avec ma tondeuse a gazon? Hypocrisie que tout cela. Pourquoi se soucier de tuer accidentellement le moins possible alors qu’on tue volontairement pour le plaisir? Est-ce qu’on se demande si les guerres sont une bonne chose parce que ca permet de preserver l’ecosysteme en reduisant la surpopulation? 

      Aucun omnivore ne se soucie reellement des petites fourmis qu’on ecrase accidentellement en plantant une carotte. Vouloir proteger l’ecosysteme et reduire l’impact nefaste que nous avons sur d’autres individus, c’est une excellente chose. Mais le faire en asservissant, en exploitant, en opprimant et en assassinant d’autres etres vivants, ca n’a aucun sens. D’ailleurs personne ne le fait. 

       

      Sinon c’est tres juste quand tu dis qu’une critique n’est pas un deni total d’une idee, et je voulais en parler justement parce que j’ai parle de critiques pertinentes du veganisme, mais je ne l’aipas encore fait, un peu de patience car les prochains articles seront sur d’autres sujets, mais j’y reviendrai.

  7. Par autosuffisant, je voulais dire produire tout ce que tu manges…
    Quant au comportement violent, il l’est certes, injuste j’en serais pas si sure. Injuste au niveau de quoi? Selon qui ou quoi? Si tu es entourée de terres relativement dures à cultiver, tu fais comment pour augmenter tes chances de survie? D’où mes questions de la dernière fois.
    Te poser des questions éthiques t’invitent à poser une conception de Justice, de Bien, de Mal, ect…
    Sinon, comme tu disais, pas la peine de s’interroger.

    • J’aime bien parce que d’un cote tu suggeres qu’on devrait etre autosuffisant, ce qui implique un grand controle sur l’environnement ou l’on vit, beaucoup de contraintes et de sacrifices (si tu vis a paris tu fais comment??) et de l’autre tu te demandes comment l’etre si c’est difficile a cultiver la ou tuJe te trouves. Heuuuuu tu demenages ailleurs par exemple?  C’est marrant aussi qut tu parles de « chances de survie ». Tu pars toujours dans des situations totalement hypothetiques et qui n’existent pas. Le veganisme c’est concret. la maintenant tu as le choix entre manger des haricots ou de la viande. Tu as le choix entre encourager un systeme d’opression et de meurtre d’etres vivants ou ne pas l’encourager. Mais tu preferes faire des plans sur la comete un peu genre « chien et mec dans le desert »… Si tu ne te soucies pas de la justice du monde ou de l’exploitation des animaux, personne ne te force a le faire. Mais ne viens pas poser des questions completement theoriques du genre « entre unvegan et un omni qui ecrase le moins de fourmis quand il marche » alors que tu t’en tapes.

       

      A moins que tu n’aies simplement pas compris la difference entre l’ecologie et le veganisme mais si c’est ca heu je peux rien faire de plus, ce blog est assez explicite. 

  8. Question hypothétique? Pas du tout, ma famille vient d’un village africain où la question a toute sa place.
    Si tu vis à Paris, je suis d’accord que tu as la facilité d’être un consommateur vegan.Il n’y a pas d’hypocrisie à s’interroger sur les coccinelles. Comment tu peux balayer les coccinelles d’un revers de la main pour considérer un agneau? Ce n’est pas ironique, c’est toujours la conscience que nos actions se font au détriment d’autres. Les insectes ne sont ils pas des animaux (dont certains comestibles d’ailleurs)? Autre point: les morts des insectes dans un champ ne sont pas accidentelles, puisque tu sais que l’action que tu entreprends va amener la mort sure de certains insectes ou petits animaux, meme si tu ne les manges pas. Mais c’est un autre débat. J’attends tes autres articles, peut êre que ca lèvera les incompréhensions. Aussi, bien que tu me soulèves encore que la souffrance n’est pas le thème principal du veganisme, il l’est pour certains vegans. Et lorsqu’on cherche veganisme (= refus d’utiliser tout produit, direct ou indirect, d’exploitation animale), on rencontre plutot des veganismes(le pourquoi), ce qui est confus du coup (et tout le monde n’a pas l’air d’accord, non?).

    • Desolee mais tu es hypocrite. C’est completement stupide de s’interesser a des animaux qu’on tue accidentellement quand on en tue d’autre pour son petit plaisir egoiste. 

      Encore une fois tu te trompes de blog. Ce blog n’est pas un blog philo dans lequel on se pose des questions hautement existencielles et theoriques sur la vie en bavardant a propos de la souffrance et de la coherence avant de retourner a son macdo ou a son poulet-frites. Ce blog est un blog pour les gens qui se soucient reellement de ces choses, qui veulent rendre le monde plus juste et ca commence la, maintenant, tout de suite. Moi j’ai une solution pour les agneaux. Trouves-en une pour les coccinelles puisque tu feins de t’interesser a leur sort (j’y crois a fond). Si c’est juste pour ergoter et perorer, si c’est pour decider qui a la vie la plus importante et pourquoi, ou quel type de souffrance est mieux ou pire qu’un autre, alors ca ne m’interesse pas… Ce qui m’interesse c’est la realite. Si ta famille en afrique doit manger de la viande alors qu’elle mange de la viande, qu’est ce que je peux y faire? Cache toi derriere ca si ca te fait plaisir pour continuer a en manger, (on me sort regulierement le coup des inuits j’ai l’habitude, quelqu’un sur terre doit manger de la viande pour survivre alors pourquoi je me priverais) tu fais ce que tu veux apres tout. Mais ne compte pas sur moi pour approuver et te faire des rondes de jambe.

  9. Tu prends un ton agressif alors que justement le point clé est là. Nul n’a besoin de l’approbation d’autres, donc je ferais sans. Mais c’est un peu prétentieux (et c’est marrant, parce que tu en parlais dans une autre entrée de ton blog en l’associant au côté français donneur de leçons…On a qu’à voir comment on impose la démocratie en Afrique, mais c’est un autre débat.) de croire que chacun ne fait pas son possible pour plus de Justice, plus de Bien, etc parce qu’il ne suit pas certains préceptes. Tu me reproches d’être hypocrite, je ne vois pas en quoi. S’interroger sur une solution est hypocrite? Tu ne réponds pas à ma question. Tu me dis que je comprends pas le veganisme, j’essaye de voir où je n’ai pas compris. Je ne sais pas si tu seras à même de te mettre dans la place d’autres (pour une critique), puisque dès que je ne vais pas dans ton sens, tu suggères que je m’intéresse pas au problème. Tu parles toujours du plaisir égoïste de la viande en annulant tout à fait sa valeur nutritive. Or, elle a une valeur nutritive, que ca plaise ou non. Donc la question des coccinelles(pq se focaliser sur elles? Mais bon…) a tout son sens. Tu as raison sur un point (p-e là où tu vois de l’hypocrisie, mais je ne vois pas trop en quoi): que tu parles d’un agneau ou d’une sauterelle, c’est la même pour moi. Mais du coup, là où tu as tué un agneau, tu as tué X sauterelles: quel est le + bénéfique? Si tu ne tues pas d’agneau au détriment de X sauterelles (et autres), est ce vegan? La question reste.
    Une personne une fois suggérait sa veganité en complétant son fruitarisme par une vache par an (bien sûr, il ne se croyait pas vegan, soyons réalistes…), mais est ce pour autant inconsistant, ou même non-vegan? Tu ne donneras certainement pas un cachet d’approbation, mais je trouve que ca vaut la peine de s’interroger, surtout pour être vegan…J’ai bien compris que ton blog ne se veut pas philosophique, mais les questions éthiques soulevées y amènent (J’ai cru que c’était dans ton a-propos, non?).

    • Waw. Du grand delire. Desolee mais la masturbation intellectuelle ne m’interesse pas, surtout avec des personnes qui n’appliquent jamais leurs beaux principes en actes concrets dans leur vie. Quand tu auras trouve une solution pour les sauterelles, probleme qui, je n’en doute pas, t’empeche de dormir, previens moi… En attendant tu n’as a te justifier de manger de la viande qu’aupres de toi meme et ce blog n’est pas le bon lieu pour ca.

  10. Tu parles des inuits, qui en a parlé? L’Afrique (et ses nombreuses cultures) est une autre composante avec d’autres réalités, et est loin d’être un cas mineur comme pour les inuits, où j’espère bien retourner m’installer un jour proche (donc loin de moi l’idée de me cacher). Tu as peu de chance de t’y immerger pour être aux prises avec ses réalités et ses mœurs, ce que je peux comprendre. Ce n’est pas pour autant qu’il faut nier son existence, sa réalité, et mon honnêteté.

  11. Soyons réalistes, lelfe. Même si j’étais déjà de retour en Afrique, tu n’y croirais pas non plus. J’applique ce qui me semble juste, mais tu sembles le dénier, tant pis.
    Si tu vois dans une réflexion, ce qu’est le veganisme, de la masturbation intellectuelle, j’y peux rien.
    Si tu penses que j’ai besoin de justifier de manger de la viande à moi même, alors que j’y ai réfléchi (déni de ma capacité de réflexion et volonté de voir de la culpabilité chez tout omnivore…Merci), je n’y peux rien non plus.
    Par contre, si j’ai mal compris quelquechose, la donne change, c’est tout (On s’informe tous les jours). J’ai un peu l’impression de mauvaise foi, mais bon. Si tu es vegan, les questions devraient t’appeler ou au moins elles ont une réponse pour toi quelque part (si elles venaient d’un vegan, tu serais honnête et dirais comment tu y as réfléchi).
    Si tu me dis que ton blog n’est pas pour discuter de veganisme, alors oui je me suis trompée d’endroit.

  12. @Audvoo: la question de savoir quel choix cause le plus de souffrance entre être vegan et devoir supporter comme dommage collatéral la mort de plusieurs insectes ou être omnivore et faire subir la mort à un agneau est caduque. Tout simplement, du point de vue pratique, parce qu’il faut 7kcal de végétaux pour produire 1kcal animale; si 1000kcal végétales = tuer 10sauterelles; 1000kcal animales = tuer 70 sauterelles + 1 agneau. Le choix est vite fait.

    Et en effet, la composante principale du véganisme est l’idée que nous n’avons pas besoin de faire souffrir volontairement des animaux pour notre simple plaisir gustatif. La viande cause énormément de souffrance alors qu’elle n’est pas utile (en plus de détruire des écosystèmes entiers etc; voilà encore un point qui la relie à causer plus de souffrances que le véganisme), et elle découle d’une vision du monde qui fait des humains les dominants absolus sur les autres animaux: nous aurions le droit de leur faire subir ce que l’on veut pour notre plaisir gustatif.

    Tandis que les insectes morts à cause des récoltes des céréales pour nourrir les vegans ne découlent pas d’une telle vision du monde: il nous faut nous nourrir, alors nous choisissons la solution qui, selon nous, cause pour l’instant le moins de souffrance possible. Si un jour apparaissaient sur le marché du riz certifié 100% sans insectes tués malencontreusement, il est certain que tous les vegans se jetteraient dessus.

    @l’elfe: Tes articles sont toujours vraiment très bon =) Par contre, l’usage du « tu » m’hérisse vraiment les poils, alors que je trouve le vouvoiement si distingué… ça me rappelle un livre de Luc Ferry sur l’antiquité, où il tutoie le lecteur pendant 300 pages, brr. L’enfer du patronizing..

  13. Le calcul précédent est souvent repris, mais je le trouve pas pertinent, car de quelle « viande » parle-t-on? Quels sont les animaux? D’élevage à l’herbe (végétaux non complètement détruits et broutés)? Sauvages (ou le calcul n’a plus de sens, puisqu’on ne connait pas la consommation de toute façon obligatoire « en nature » de l’animal)? Les sauterelles peuvent aussi être de la « viande ».
    Est ce que l’agriculture de certaines cultures, voire l’agriculture en général, n’apparaitrait pas comme une souffrance inutile alors? Rien que manger plus que de raison serait pas vegan, non? Et le fruitarisme serait vraiment vegan? Est ce que le veganisme doit mener au fruitarisme? Mais est il soutenable? Je pose trop de questions auxquelles j’essaye de répondre moi-même.

    Mais je pense que si il y avait une manière de manger sans faire souffrir du tout, la majorité des gens la choisiraient. Pas seulement les vegan.

  14. Lol, tu représentes exactement le « tout ou rien » décrit par Lauren. Tu crois vraiment que la viande trouvée dans les supermarchés est faite à partir de quelques vaches broutant dans un pré? Et non, s’il y avait une manière de manger sans faire souffrir du tout, la majorité ne la choisirait pas. Parce qu’elle ne choisit déjà pas de faire un pas simple et qui élimine déjà la plus grosse partie de la souffrance liée à notre alimentation. ‘Faut pas un bac+5 pour comprendre que manger de la viande cause de la souffrance…

  15. Ce n’est pas exactement un « tout-ou-rien », c’est une question juste de commencement. Qui a parlé de viande de supermarché (alors que je parle de tout autre chose)? Les éleveurs traditionnels sont rares mais existent toujours (sporadiquement).
    Évidemment que manger de la viande représente de la souffrance, mais comme cultiver un champ de blé!
    Ce qui n’est pas évident pour un omnivore, ce que semble dire un vegan, c’est que c’est forcément manger de la viande (partie visible de l’iceberg « souffrance » ou/et exploitation) qui occasionne le plus de souffrance. Ce n’est pas tout ou rien, c’est juste une question d’approche et de solution. Quand je fais le bilan de tout ça, mon approche n’est pas de tirer un trait sur une partie de mon alimentation, mais d’aller dans un sens locavore, plus respectueux de la nature (viande traditionnelle), manger plus frugalement (ce que je fais en ce moment).

    • bravo a toi. c’est bien. tu es une personne geniale, tu es formidable, tu es magnifique, le monde entier doit te dire bravo et merci, tu n’es pas un mechant tu es un GENTIL.

       

      Bon on peut passer a autre chose maintenant?

    • (Je rajoute un commentaire un an après, c’pas grave…)

      Sinon, tous ces calculs compliqués pour essayer de relativiser sur le fait que tuer volontairement pourrait peut-être en fait tuer moins d’autres petits animaux, etc…. C’est rigolo, parce qu’en fait, c’est « un peu » une façon de relativiser sur le bien et le mal évidents qui peuvent être évités, en les justifiant par des bien et mal éventuels qui mériteraient des calculs complexes… En gros, c’est un raisonnement qu’on peut appliquer à n’importe quel choix moral évident. Comme de tuer un humain. Finalement, si je décide de tuer un humain pour mon propre intérêt, c’est probablement un acte tout à fait altruiste (Il nourrira des insectes, il n’aura plus d’impact environnemental, il lèguera son argent à ses héritiers, je saurais mieux profiter de l’intérêt de sa mort qu’il ne profitait de sa vie, il donnera du travail aux pompes funèbres, il arrêtera d’emmerder ses voisins/sa famille/ses subordonnées du travail, il ne tuera plus d’animaux, etc.)… Si on veut vraiment faire un calcul de ce genre, pour être honnête, exterminer l’espèce humaine serait certainement le plus rentable écologiquement et éthiquement parlant.

      Alors que la vérité est simple : La probabilité que mon acte soit franchement mauvais tient au fait que le premier résultat en bien ou en mal de mon acte est DIRECTEMENT sous mes yeux. La somme totale de toutes les autres conséquences, je ne les connais pas. Aussi bien, elles peuvent toutes s’annuler, en bien autant qu’en mal.
      Tuer volontairement, torturer volontairement, alors qu’on peut l’éviter facilement, c’est mal. S’il y a d’autres conséquences négatives moins évidentes à l’alternative, il faudra alors les aborder en temps et en heure.

      • Du coup, c’est quand même marrant, car ça permet de voir sa propre réflexion, presque un an après tout. Je sais pas si j’ai avancé, j’ai plutôt même l’impression de faire du surplace, mais disons que j’ai vu plein de points de vue (et notamment l’idée de s’exterminer, car oui, certains le défendent…).
        Malheureusement, l’évidence des uns n’est pas celle des autres (Je tue une poule pour la manger de moi-même, je ne me sens pas coupable, ni « mal »). Ne pas tuer d’animaux ne me semble tjs pas une évidence quand il s’agit de se nourrir (mais je sais maintenant, au minimum, que c’est plus dû à une peur de manque, et un souci de non-efficacité). Ensuite, selon la sensibilité éthique (utilitarisme, déontologie, conséquentialisme…), on est plus ou moins enclin à relativiser, ou selon les valeurs que l’on veut défendre en premier. Je me sens souvent utilitariste (alors que je vois plutôt de la déontologie dans ton comm’, Personne), et je ne peux m’empêcher de penser (même si j’aurais de la réticence à le faire), que dans le test où on doit en tuer 1 pour en sauver 5, c’est quand même un peu con qu’on ne le fasse pas…Peut être un peu glauque. :s
        Bref, pour l’instant, c’est confus, et je pense que si je m’intéresse tjs à la question, c’est que j’attends un déclic, dans un sens ou dans l’autre.
        PS: Quant aux conséquences négatives à posteriori, je ne suis pas trop d’accord. Il vaut mieux regarder un problème dans son ensemble et essayer (on y arrive pas tjs) de prendre en compte tous les paramètres, que de jeter une solution (ex: révolution verte en Inde) pour en voir les dégâts qu’on aurait pu prévoir par la suite…

        • « je me sens souvent utilitariste (alors que je vois plutôt de la déontologie dans ton comm’, Personne), et je ne peux m’empêcher de penser (même si j’aurais de la réticence à le faire), que dans le test où on doit en tuer 1 pour en sauver 5, c’est quand même un peu con qu’on ne le fasse pas…Peut être un peu glauque. :s »
          Je ne crois pas être déontologique, au contraire. S’il est clair que tuer une personne en sauve 5 autres, alors on le fait. Le problème, c’est que ça n’est généralement pas aussi simple.
          On peut se retrouver devant une situation qui nous dit : « Tuer cette personne peut sauver les 5 autres. »
          Puis la situation change : « Ah, finalement, tuer cette personne sur les 5 restantes peut sauver les 4 autres. »
          Puis : « Oh, tuer cette personne sur les 4 restantes peut sauver les 3 autres. »
          Puis …
          Puis : « Ah ben, il ne reste qu’une personne… Ah, si tu la tues, tu vas sauver le nouveau groupe de 5 personnes qui se trouve là-bas. »
          Un peu comme les problèmes d’escalade de la violence, d’entretien des guerres, etc. On se défend, et on tue des ennemis (y compris des civils), en étant presque certain, à chaque fois, que ça va être extrêmement dissuasif, et mettre fin à la guerre et épargner du coup des tas de vies. Ce qui est un peu con, parce que l’ennemi pense pareil…

          Du coup, la déontologie peut effectivement sauver des vies en évitant des calculs trop présomptueux qui se révèlent finalement faux. « Tuer, c’est mal. », donc je ne tue pas. S’il y a d’autres vies en danger, je m’efforcerai de trouver un autre moyen de les sauver.

          « Quant aux conséquences négatives à posteriori, je ne suis pas trop d’accord. Il vaut mieux regarder un problème dans son ensemble et essayer (on y arrive pas tjs) de prendre en compte tous les paramètres, que de jeter une solution (ex: révolution verte en Inde) pour en voir les dégâts qu’on aurait pu prévoir par la suite… »
          Le problème, c’est que là, on ne peut tout simplement pas prendre en compte TOUS les paramètres. On ne peut pas avoir un compte rendu absolu de l’impact en bien ou en mal de nos actes. Il faudrait être capable de calculer les conséquences de nos actes sur un temps infini. On est obligé de raisonner en probabilité de bien ou mal, avec un nombre de conséquences limités acceptables, c’est-à-dire l’impact visible (voire un chouillas plus, mais forcément pas la totalité). L’intérêt de la déontologie, là-dessus, c’est qu’elle permet de dire « tuer c’est mal » et si ça entraîne une deuxième conséquence « tuer c’est mal », alors on doit ensuite trouver un moyen d’éviter cette deuxième conséquence… On avance donc par paliers sûrs. Plutôt que de se permettre tout et n’importe quoi sous prétexte qu’on n’arrive pas à calculer l’impact total. (Et je pense que mon exemple avec la relativisation sur la gravité d’un homicide est assez parlant.)

          Et puis ayons quand même un peu d’honnêteté, personne sur Terre n’a jamais fait le choix réfléchi de manger soi-même de la viande après une réflexion poussée et complexe et une longue période de doute végétarien, dans le but premier d’épargner un maximum de souffrance et sauver un maximum de vies…

          Quand tu dis : « c’est plus dû à une peur de manque »
          Ben, c’est malheureux, mais oui, c’est probablement bien ce qu’il y a derrière la peur du végétarisme de tous les omnivores. Cette peur là et d’autres peurs, plutôt que de véritables arguments. (Même si on ne se sent pas touché directement par la souffrance et la mort des animaux mangés, on est bien obligé de reconnaître qu’on les prive de la vie inutilement et injustement… Et s’il n’y a pas nécessité, ni rien à gagner à le faire, pourquoi le faire ? La réalité de cette injustice est pourtant bien là, on le sait rationnellement sans avoir besoin de le ressentir directement. Et en règle générale, on n’a pas besoin de ressentir directement les conséquences d’une injustice pour savoir agir de manière juste.)
          Par exemple, cette conférence sur le sujet m’a semblé extrêmement intéressante et juste : http://question-animale.org/fr/e12/cnt/Isabelle-Dudouet-Bercegeay.html

  16. Eh beh si tu penses qu’il est juste de vouloir et de faire en sorte qu’un animal meure exprès pour ton assiette (comme tout le monde, hein, remarque), on n’a plus grand chose à dire. Manger frugalement me semble aussi bien amusant, quand se remplir la panse de nourriture végétar/lienne fera toujours consommer moins d’énergie qu’un repas frugal composé de viande.

    Mais en effet, il est temps de passer à autre chose =) Aller lire le nouvel article, par exemple!

    • S’il pensait que cetait juste il ne serait pas ici, en train de chercher n’importe quoi pour justifier ses actes.

  17. Ping : Les ex-vegans en colère | Les Questions Composent

  18. Ping : Pour en finir avec le mythe de la pureté | Les Questions Composent

  19. Ping : La pureté, la cohérence et la bière | Les Questions Composent

  20. Ping : Ton argument a des dommages collatéraux | Les Questions Composent

  21. Ping : Des fois, je craque. | Miroirs Syndromatiques

  22. Ping : No steak | Peuvent-ils souffrir ?

  23. Ping : Pourquoi j'ai été convaincue par «No Steak» d'Aymeric Caron - VegeMag - VegeMag

  24. Ping : Pédagogie végétale | Pearltrees

  25. Ping : 299-« NoSteak ! » Le poids des mots suite au choc de la photo – Sans à priori

Les commentaires sont fermés.