Les chevaux du temps

Dans la brume incandescente

Marchent les chevaux du temps

Sur de mornes chemins.

Le ciel factice, opaque et clair,

Couvre à n’en plus finir les arbres mordorés

Qui tremblent à la lumière trompeuse

Murmurent des paroles sages aux gens qui passent

Et bordent le chemin

Avant de tomber tout à coup

Terrassés aux lendemains des siècles par l’éternité sinueuse.

7 réflexions au sujet de « Les chevaux du temps »

  1. Pourquoi la brume est elle incandescente ?
    Pourquoi le ciel est il factice ?
    Pourquoi la lumière est elle trompeuse ?
    Pourquoi l’éternité est elle sinueuse ?

    Il y a trop d’épithètes, et la métaphore de fin est capilotractée, alors que c’est justement elle qui doit apporter tout son sens dans ton texte !

    Tu devrais commencer par écrire des poèmes structurés en jouant sur les mètres et les rimes, avant de te lancer dans la liberté du vers libre. Généralement, on extrapole sur une base, comme le solfège en musique. Ça fait un peu partie de la déontologie par rapport à tes lecteurs d’être compréhensible pour le plus grand nombre :)

    • Pourquoi la brume est elle incandescente ?

      Parce que je le veux.

      Ou plutôt, parce que c’est comme ça. Il y a une raison, je la comprendrai un jour… ou pas…

      Même réponse aux autres questions.

      Il y a exactement le nombre d’épithètes qu’il faut.

      La métaphore de fin est… elle est, c’est tout.

      Ce texte n’a pas été écrit pour correspondre à un idéal esthétique ou à un quelconque standard. C’est une erreur de le lire ainsi. Ce sont des mots parfaitement libres, qui vont où ils vont. Il n’y a rien de réfléchi, rien de structuré. C’est la chimie brute d’un cerveau qui ne se comprend pas. Le sens viendra bien après la formulation.

      J’ai écrit des « poèmes » dont je n’ai compris le sens que 10 ans plus tard. Le sens ne m’a pu être révélé que parce qu’il était preservé, et on ne peut pas préserver le sens en changeant les mots. Changer ces mots-là pour qu’ils correspondent à un idéal, pour qu’ils plaisent à d’autres, c’est sacrifier ce sens originel, pur, à l’approbation sociale. C’est faire avorter l’art.

      Car l’art c’est sortir quelque chose de soi, aussi informe que cela puisse paraitre.

      Ce qui n’est pas de l’art, c’est de se dire « je vais faire de la poésie ».

    • Heu… Merci!

      Les cacahuètes sont aussi la seule nourriture des vegans lors de pas mal de soirées, je suis sure que JC n’avait pas pensé à cet aspect de l’apéritif

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