Les vrais mecs contre Le Vrai Mec

Parfois, je me dis que je devrais arrêter d’écrire, tellement les gens lisent n’importe quoi. Certains ont poussé la vraimecitude jusqu’à trouver que mon dernier article versait dans la misandrie.

Je ne parle pas seulement du petit bichon hargneux qui a posté le second commentaire, mais de diverses réactions peinées, toujours de la part d’hommes.

C’est tout de même très triste. Pas vraiment parce que ce n’est pas ce que je voulais dire, mais parce que c’est là que je constate à quel point les hommes sont souvent profondément sexistes, et que ce sexisme ne joue pas seulement sur l’image qu’ils ont des femmes, mais aussi sur l’image qu’ils ont d’eux-mêmes (inversement, le sexisme des femmes joue aussi beaucoup sur leur image d’elle-même, mais j’y reviendrai).

Certains de mes amis se sont tellement identifiés à l’archétype de « vrai mec » que j’ai décrit, cet espèce d’abruti fini obsédé par son pénis, cet « étalon priapique au QI de moule » pour reprendre les termes que j’avais utilisés, qu’ils ont été vexés que je dise mes quatre vérités en ce qui concerne ce modèle.

J’ai pris soin de préciser que le vrai mec est un personnage fictif, quelqu’un qui n’existe pas. Là où le vrai mec est un nuisible, ce n’est pas parce qu’il fait ceci ou cela, puisqu’il n’existe pas. C’est un nuisible parce que les hommes essaient de lui ressembler. C’est pourquoi j’ai insisté sur le fait qu’ils n’y arrivent pas.

Ce qu’il fallait lire dans cet article (et certains l’auront compris), ce n’est pas un « pamphlet contre les hommes » (comme si j’avais que ça à foutre de la ma vie que de détester la moitié de l’humanité et tous mes amis…) mais au contraire, une dénonciation de ce qu’ils subissent au quotidien. Oui, je défends les hommes, non pas le pauvre petit robot fragile et totalement crêtin décrit cet imbécile de Pierre Costa dans cette bouse d’article relayé sur un site féminin, (vous je sais pas, mais moi je trouve cet « article » tordant), non pas le pauvre petit coyote en chaleur qui a violé une femme parce qu’ « il pouvait pas s’en empêcher », le pauvre petit sac d’hormones. Non, eux je ne les défends pas, et ce n’est pas tant parce qu’ils sont détestables que tout simplement parce qu’ils n’existent pas(1).

Je défend les humains, dont environ la moitié sont des hommes. Alors, les féministes ne sont pas censées faire ça, mais en réalité c’est ce qu’elles font déjà, même si personne ne s’en rend compte. Du moins, les vraies féministes, celles qui devraient selon moi constituer le mouvement, travaillent à déconstruire les modèles sociaux qui sont sources d’oppression. Et si le « vrai mec » n’est pas une source d’oppression, alors l’oppression n’existe pas.

J’ai écrit cet article parce que j’aime les gens, y compris ceux dotés d’une paire de testicules (je ne vais pas dire « j’aime les hommes », ce serait comme dire « j’aime les noirs » ou « j’adore les animaux »…). A vrai dire, ces organes procréatifs n’ont pas d’importance capitale à mes yeux quand il s’agit d’aimer ou non quelqu’un. En tant qu’antispéciste, je ne m’intéresse pas à la quantité de fourrure ou à la présence ou non de pouces opposables, ce n’est pas pour m’extasier devant la présence ou l’absence d’une paire de noix. Je me soucie de choses autrement plus importantes.

Enfin, quoi, un mec devrait avoir le droit d’aimer les gosses et de s’occuper des siens. Le droit de pleurer, d’avoir mal et de le dire, d’exprimer ses émotions. Le droit d’avoir besoin d’être séduit pour faire l’amour. Le droit de ne pas bander sur commande. Le droit de ne pas vivre dans la merde et donc de ranger chez lui et de laver ses caleçons. Le droit de vivre et laisser vivre. Le droit de s’intéresser à d’autres choses que la compétition, la carrière, le cul des femmes et l’argent. Le droit de ne pas être systématiquement « le boss » avec tout ce que ça implique.

Enfin, qui est le faible? Celui qui a mal suite à une épreuve de la vie comme on en connait tous et toutes (rupture amoureuse, perte d’un être cher, etc), et qui est capable de s’exprimer à ce sujet, ou celui qui refoule tout et fait semblant de ne pas éprouver d’émotions parce qu’on lui a toujours fait comprendre que s’il le fait, s’il a mal ou s’il dit qu’il a mal, il sera une pédale, un sous-homme ?

Qui est faible? Celui qui se conduit comme un être humain, ou celui qui se conduit comme un robot parce qu’on l’a conditionné à être un robot?

Celui qui s’enfile trois tonnes de barbaque au petit dej parce qu’on lui a fait comprendre que la viande rouge et saignante c’est viril et que les légumes c’est pour les tapettes, et que lui c’est pas une tapette? Ou celui qui décide lui-même de ce qu’il mange en fonction de son éthique et de ses convictions en rejetant le modèle dominant, et en refusant d’incarner systématiquement l’archétype du vrai mec?

Là où j’ai peut-être été maladroite, c’est dans le terme que j’ai utilisé: quand je parle de « vrai mec », on aurait pu croire que je parlais réellement des mecs. C’est pour ça que j’ai précisé que le « vrai mec » n’existe pas en réalité, mais peut-être que certains ont lu en diagonale. Il fallait surtout lire la petite phrase en italique du début…

Les vrais machos (ceux qui essaient à tout prix d’être des vrais mecs) n’auront sans doute pas compris que quand je parlais des « faux mecs », je ne parle pas particulièrement de métrosexuels ou d’homosexuels, mais d’hommes qui n’incarnent pas les valeurs du « vrai mec » parce qu’ils sont assez intelligents pour prendre du recul par rapport à ces valeurs, parce qu’il préfèrent être eux-mêmes, des êtres humains complexes, avec leurs particularités, leurs hauts et leurs bas, leurs émotions et leurs logiques, leurs modèles aussi, mais qui ne sont pas des modèles uniques et parfaits, des modèles qu’ils rejettent parfois quand ils s’aperçoivent que ça ne leur convient pas vraiment. Ca ne veut pas dire qu’ils sont efféminés ou quoi que ce soit (bien qu’ils ont le droit de l’être s’ils le veulent). Ca veut dire qu’ils n’obéissent pas aveuglément à un modèle archaïque et complètement débile.

Ne vous inquiétez pas: bientôt, la « vraie femme féminine » en prendra aussi pour son grade, cette pauvre dinde inutile que je me permet également de mépriser parce qu’elle n’existe pas.

(1) Daniel Wezler-Lang fait d’ailleurs remarquer dans « l’utilité du viol pour les hommes » que les violeurs tiennent un double discours par rapport à leur acte: devant le juge ou les médias, ils diront « j’ai pas pu m’en empêcher, j’ai pas pu résister, c’était plus fort que moi », mais dans un cercle moins sévère vis à vis de l’acte, comme avec d’autres prisonniers, ils présenteront plutôt le viol comme quelque chose de bien, un « bon plan » mais qui s’est mal fini (puisqu’ils ont été attrapés).

52 réflexions au sujet de « Les vrais mecs contre Le Vrai Mec »

  1. Bah, j’avais compris le coup du Vrai Mec comme l’image à laquelle les médias veulent nous faire ressembler, le Ken de la Barbie, comme tu disais.
    Le pendant de l’image de la femme parfaite à laquelle les magasines de mode, entre autres, veulent que la femme ressemble, tout ce condensé de clichés qui rend la vie dure à tout le monde parce que c’est une image impossible à atteindre (même si certain-e-s s’en rapprochent bcp plus que d’autres), mais qu’on nous dit qu’il faut absolument atteindre pour être un homme/une femme digne de ce nom (notamment pour plaire à l’autre sexe – ou au même sexe, d’ailleurs – ).

    • Heureusement qu’y en a qui suivent ! Ca me rassure de voir que je m’exprime pas dans un langage incompréhensible pour les autres humains. (par contre pour le vrai mec et pour la vraie fille, ça doit être un peu abscons j’en conviens) ^^

      • Je rebondis juste sur : « digne de ce nom ». Tellement vrai. Suffit de dire que l’on est végane pour se faire taxer de sous-homme (presque).

        A mon sens, le panurgisme n’est pas une preuve de dignité. S’affilier à un modèle que l’on a voulu pour nous sans même se demander s’il est le reflet de notre unicité, c’est déjà faire montre d’une grande bêtise.

        Pis, en comparant réellement ces deux habitudes de vies, laquelle paraît la plus difficile à vivre ?
        -Être son propre professeur quitte à « subir » l’étonnement du peuple,
        -Se donner corps et âme à la course à l’échelle sociale.
        Pour moi c’est tout vu…

        • Je repense aux paroles de Marchand de cailloux, de Renaud (même si le contexte est différent).

          Dis Papa, quand c’est qu’y passe
          Le marchand d’ tendresse
          S’il est sur l’ trottoir d’en face
          Dis-y qu’y traverse
          J’ peux lui en r’filer un peu
          Pour ceux qu’en ont b’soin
          J’en ai r’çu tellement mon vieux
          Qu’ j’ peux en donner tout plein
          J’ veux partager mon Mac Do
          Avec ceux qui ont faim
          J’ veux donner d’l’amour bien chaud
          A ceux qu’ont plus rien
          Est-ce que c’est ça être coco
          Ou être un vrai chrétien
          Moi j’ me fous de tous ces mots
          J’ veux être un vrai humain

          Bah voilà, Je m’en fous d’être un vrai homme, d’être un homme digne de ce nom, je préfère être un vrai humain.

    • Des fois c’est marrant. Mais j’ai eu le même problème quand j’ai parlé de la loi de la modération (entre autres), certains ont cru que j’étais sérieuse (http://lesquestionscomposent.fr/tu-seras-modere-mon-fils/). Je crois même que pour yaka et yakapa, certains ont pris ça au premier degré Oo » Mais j’ai pas très envie de mettre des smileys dans mes articles !!

  2. Ca l’était pour moi aussi. C’est triste que tu aies été obligée de faire un article de ce genre… Tu es trop gentille. Tes mots on en a besoin alors continues !

    • D’un autre côté ça me permet de dire des choses que je n’avais pas dites dans l’article précédent, donc c’est pas mal. Je trouve ça surtout triste pour ceux qui prennent tout ça au premier degré et qui pensent que le vrai mec c’est eux ^_^ (et qui en sont fiers en plus)

  3. Personnellement, je n’avais pas trouvé le précédent article très intéressant, parce que je n’y voyais qu’une terrible évidence tautologique (y compris le second degré soulignant l’image médiatisée à laquelle on est censés coller), mais faut dire aussi que ça fait un paquet d’années (genre euh, je ne sais pas… 30 ans ?) que j’ai décidé qu’entretenir mon individualité était préférable à la stéréotypie, et que tous les clichés et conditionnements sociaux (y compris inconscients) étaient à jeter dans la cuvette des toilettes dès que possible. Je n’ai plus l’habitude de tout ça.

    Apparemment, ça n’était donc pas aussi évident que ça.

  4. C’est bizarre, d’habitude je ne comprends pas toujours tes articles. Mais pour le coup du « vraimec », il me semblait aussi que c’était qu’une caricature dès la 1ère lecture (du même genre que yaka et yakapas, comme tu l’as dit ici), et plutôt un regret exprimé du rôle à adopter pour la gent masculine. Bon…Mais où sont les perplexes?

  5. Je dois être un brin maso parce que tout en étant 200% hétéro, je suis parfois presque fier d’être prit pour une pédale xD
    ça doit venir de mon gène étrange de l’anticonformisme apparut suite à des pains dans la gueule causés par mon étrangeté d’attitude depuis l’école primaire… Interdisez quelque-chose à quelqu’un de façon arbitraire, et vous le conforterez dans sa rébellion ^^

  6. « Le droit de ne pas bander sur commande. »
    Pierre Costa le défend aussi. Il faudrait ajouter : « et de ne pas s’en croire obligé. »

    Je me demande…Certes, au lit, le « vrai mec » est encore fort présent (y’a qu’à voir les articles sur les relations sexuelles épanouies, qui ne manquent pas dans la presse, ou la dramatisation / pseudo-dédramatisation de la « panne », comme si on était des machines) ; mais pour les autres aspects de la vie, je me demande s’il n’y a pas une autre virilité qui est en train de se développer, toute aussi imposante : celle du métrosexuel ? Enfin, hors contexte machisme, sexe et séduction, justement. Pour moi, le vrai mec est là, même s’il est moins visible, moins contraignant.

    • Pierre Costa considère les hommes non seulement comme des robots stupides, mais aussi comme des pauvres petits garçons terrorisés à l’idée de ne pas être le Vrai Mec. Moi je demande pas seulement pour les hommes le droit de ne pas bander sur commande, mais aussi le droit de ne pas être malheureux et complexés parce qu’ils ne bandent pas sur commande, de ne pas être centrés sur leur bite, etc. Comme tu le dis si bien, c’est une pseudo dédramatisation de la panne. On ne demande pas aux femmes de partir au quart de tour comme on l’exige des hommes. Le pauvre mec décrit par Pierre Costa est catastrophé de ne pas avoir su ériger fièrement son superbe phallus. C’est un cliché courant mais il faut se méfier de la menace du stéréotype (phénomène qui pousse les gens à ressembler aux clichés). Plus on prendra les hommes pour des débiles obsédés par le pénis, plus il se comporteront comme tels…
      Si les mecs savaient qu’on peut faire l’amour sans leur sacro-saint phallus… Heureusement, certains le savent, mais beaucoup restent sur des représentations viriarcales de la sexualité, comme dans la pornographie.
      Je ne pense pas qu’il faille accorder beaucoup d’intérêt au phénomène « métrosexuel ». Je ne pense pas que ce soit une véritable évolution de la culture des genres, je crois que c’est surtout une occasion de vendre des produits. Mais ça ne va pas dans le sens de l’évolution des genres parce que les publicitaires ne vont pas dire aux hommes « vous n’avez pas besoin d’être viril à tout prix, arrêtez de coller aux stéréotypes et soyez vous-même ». Ils vont plutôt essayer de leur mettre dans le crâne qu’on peut être viril et utiliser une crème de jour (peut-être en faisant des pots de crème de jour de couleur noire avec un design estampillé viril comme les déodorants pour hommes qui sentent le chiotte).

  7. En toute objectivité, ton féminisme ressemble comme deux gouttes d’eau à de la misandrie.
    A chaque post « féministe » sans exception.

        • Ton post est tellement à côté de la plaque qu’il en est drôle. Si tu connais vraiment des mecs qui ont été offensé par cet article, sois gentille : garde-les pour toi et vient pas emmerder le reste du monde avec tes abrutis.

          • Je parle pour moi, pas pour d’éventuels mecs de mon entourage.
            Et je trouve, MOI, que chaque post publié ici qui se veut féministe se trouve, en fait, être violemment anti-hommes. C’est aussi du sexisme, tu sais.

          • C’est curieux, en tant qu’homme, je n’ai jamais rien ressenti de tel ici. Si tu étais capable de donner des exemples…

          • Les posts de lelfe anti-homme ?
            Il me semble que pourtant c’est l’une des rares féministes qui inclut les hommes dans la lutte et explique que nous aussi on est victime du sexisme (ce qui lui vaut l’ire des féministes classiques avec des « ouais mais les femmes, c’est bien pire, on va pas quand mm commencer à plaindre les hommes, les dominateurs »).
            Bref, j’ai jamais ressenti la moindre haine envers les membres de mon genre/sexe en lisant ses postes. Par contre, envers l’Homme (ou la Femme) tel qu’il est façonné dans la pub et plus généralement l’imaginaire, ce fameux idéal à atteindre, là, carrément.

          • Je n’ai pas non plus l’impression que la démarche de lelfe soit si rare, Fushichô. En tout cas chez les féministes que je fréquente.

          • Je me base juste sur les échanges que j’ai vu entre l’elfe et d’autres sur Végéweb. Donc OK, enlevons l’adjectif rare (et l’adj classique après), ça me pose pas de soucis.
            En tout cas, une féministe qui inclut les hommes, je vois pas comment il est possible de la taxer d’anti-homme.

          • Qui inclut les hommes ? A mon tour de dire AHAHAHA.

            Sinon, tu me demandes de citer un exemple de diatribe virulente et réductrice anti-hommes, j’ai tant de choix que je ne sais par où commencer. Allez, rien que son dernier commentaire ici : »Si les mecs savaient qu’on peut faire l’amour sans leur sacro-saint phallus… »
            Je persiste à trouver ça humiliant et gratuit.

          • Humiliant ? De quoi ? De considérer que les mecs ne savent pas que le phallus n’est pas nécessaire pour faire l’amour ? Ou de déprécier ce qui précisément les domine et les humilie en permanence (eux autant que les femmes) ?

            Au cas où tu aurais mal compris, il n’est pas question dans cette phrase d’homosexualité : il est question d’une représentation de la sexualité comme un échange. En quoi est-ce humiliant ?

            (petite mise au point sur pourquoi je te réponds :) Je ne crois pas me tromper en disant que l’elfe sera 100% d’accord avec ce que je comprends de sa pensée. Mais je parle avant elle, parce qu’elle a l’air d’être en boule depuis son retour en France (elle t’enverrait donc bouler grave) ; or, je pense (personnellement) qu’une réponse sérieuse à un commentaire ne fait jamais de mal.

  8. Si la philandrie est portée sur l’image caricaturale brossée par l’elfe (parmi tant d’autres) alors effectivement c’est de la misandrie xD

    Je suis un homme et je verrais presque une « déclaration d’amour » (par procuration un peu) dans son article précédent, comme expliqué dans celui-ci. Je dois être con comme… un mâle… pour pas avoir vu cette haine des hommes. ^^

    Bon sinon, soyons constructifs, et ma boite mails faisant des siennes, je te soumet ce court extrait d’un personnage que je tiens en haute estime pour son combat, pour voir ce que son commentaire t’inspire :)

    http://www.dailymotion.com/video/xq63ol_claude-et-lydia-bourguignon_news (de 8min05 à 10min06)

    Y aurait-il une origine possible de la misogynie utilitariste actuelle ? ^^

    • « Je suis un homme et je verrais presque une « déclaration d’amour » (par procuration un peu) dans son article précédent, comme expliqué dans celui-ci. »
      Presque ? Relis l’accroche : « A tous les faux mec de ma vie: je vous aime les mecs ! »

      • Oui j’ai bien dit presque car je parlais de « tous » les hommes, et pas juste ceux de sa vie. ;)

  9. Je crois que certaines personnes ont mal pris cet article tout simplement parce qu’ils se reconnaissent parfois dans telle ou telle « accusation ». Un peu comme les réactions sur ton article parlant de l’épilation et des talons.

    Je suis prête à parier que tu auras les mêmes réactions quand sortira ton article sur la vraie femme.

    • Est-ce qu’un article sur les femmes qui les décrirait comme hystériques et uniquement passionnées par leur toilette leur déplairait parce qu’il serait trop vrai ? Parce qu’elles s’y reconnaîtraient ? Je ne crois pas, ouf.
      Alors appliquons ceci aux posts des Questions Composent, et reconnaissons le droit aux hommes de se sentir vexés par des articles dépréciatifs, réducteurs, et plein d’une hargne sous-jacente que je ne m’explique guère…

      PS : avant qu’on ne me tombe dessus (ce qu’on fera quand même), je ne suis pas un énième mâle soi-disant piqué par la justesse des articles de mademoiselle Lelfe, mais une femme.

      • ben alors si t’es une femme ferme-la, et laisse la parole à ces « certains mecs » dont tu nous rebats les oreilles, qui ne manqueront sans doute pas de venir s’exprimer clairement en m’expliquant quel(s) passage(s) les dérange et pourquoi.

        • Deviendrais-tu hargneuse, chérie ?
          Les mecs dont tu parles t’ont répondu, t’ont dit pourquoi ils se sentaient agressé par ce que tu avais écrit… et tu les as snobés avec mépris.

        • « ben alors si t’es une femme ferme-la »
          pour une féministe, c’est génial une telle réaction. ne me répond pas c’était de l’ironie, ou pour provoquer, ça ira.

          • Je te répondrai déjà que tes remarques désagréables et laconiques me font chier, autant ici que sur vegeweb où tu ne cherches jamais à comprendre ce que les autres ont à dire, mais plutôt généralement à les casser. D’ailleurs je m’interroge sur le fait de faire une remarque désagréable pour ne pas en attendre de réponse, parfois même en précisant que c’est pas la peine de répondre. Je te répondrai ensuite qu’il n’y avait là ni ironie ni provocation, être aussi à côté de la plaque montre que tu aimes juste parler dans le vent en méprisant les autres. Les femmes n’ont pas plus à l’ouvrir pour dire à leur place ce que les hommes pensent et ressentent, que l’inverse.

      • « reconnaissons le droit aux hommes de se sentir vexés par des articles dépréciatifs, réducteurs, et plein d’une hargne sous-jacente »
        Je crois que tu fais un groooooos contre-sens à base de premier degré.

        Le « VRAI » mec est la statue de bronze d’un gros tas de muscles insensibles. Cette statue, l’elfe l’a dessinée, elle l’a décrite.
        Et ce qu’elle en a dit, c’est ceci : « On veut forcer les mecs à devenir comme ça. À croire qu’ils sont censés être comme ça. Ça craint, je trouve ça nul. »
        Qu’est-ce qu’il y a de « réducteur » à casser la statue du « VRAI » mec ?

        Je ne vois pas comment tu peux trouver « dépréciative » l’affirmation « Le VRAI mec, j’en veux pas. Personne n’en veut. » Si c’est pourtant le cas, explique-nous je t’en prie.
        Sinon, crois-moi, relis les deux articles à tête reposée (en particulier le second), tu verras que tu as compris l’article à l’envers.

        « Est-ce qu’un article sur les femmes qui les décrirait comme hystériques et uniquement passionnées par leur toilette »
        Si l’elfe décrit « la VRAIE femme », je suppose que ce sera effectivement comme une petite poupée passionnée de maquillage et un peu plus sensible, plus intuitive que les hommes ; mais la « VRAIE femme » n’est pas la femme que tu es, la femme qui existe. La « vraie femme » est un modèle dégueulasse qu’on tente de vous imposer.

        AudVoo sait maintenant où sont les perplexes. Ils sont cachés dans des messages privés.

        • Je crois que fouine a totalement fantasmé les réactions des hommes dont j’ai vaguement parlé en introduction. C’est marrant parce que plus haut, elle dit connaitre des mecs qui ont été bouleversés par mon article et qui sont très vexés par ma misandrie (mais où sont-ils??) et quand je lui demande de me les présenter, elle me dit qu’en fait c’est moi qui ai discuté avec eux. Si les quelques gars qui ont mal compris mon premier article sur « le vrai mec » lisent fouine, ils doivent être pliés en 4.

          • « Certains ont poussé la vraimecitude jusqu’à trouver que mon dernier article versait dans la misandrie.
            Je ne parle pas seulement du petit bichon hargneux qui a posté le second commentaire, mais de diverses réactions peinées, toujours de la part d’hommes. »

            Fantasmé, donc ?

  10. Je pense que l’article sur les « vraies femmes » et potentiellement les « féministes » qui se trompent de combat va provoquer les réactions les plus virulentes que ce blog ai connu xD

  11. Bonjour,

    Sans contredire l’article, j’ajouterais qu’il convient tout de même d’insister sur la responsabilité de l’homme moderne occidental et donc de ne pas le considérer en tant que victime-produit de la société dont il est pleine partie, même si j’ai bien conscience qu’on parle ici d’un stéréotype. La société actuelle – son côté individualiste – permet justement à chacun, dans certaines limites, de choisir. Alors quand on croise quelqu’un dont les valeurs sont aux antipodes des nôtres, je pense qu’il est dangereux de le considérer comme une victime. Nous aurions alors tendance à un apitoiement qui justifieraient des comportements auxquels nous sommes opposés. Au-delà du déni d’humanité que comporte peut-être cette façon d’aborder les choses (l’autre est avant tout une victime, un rat de laboratoire), elle a surtout le risque de nous mettre en contradiction avec nos propres valeurs, car considérer l’autre comme une victime, c’est l’excuser. On peut comprendre sans tolérer.

    Bravo pour ce blog, continue, c’est important.

    • Je pense qu’il y a un moment dans la vie où il faut se rendre compte qu’on est aliéné et conditionné, et donc prendre conscience de ce dont on est victime. Ca ne veut pas dire se comporter comme une victime ou se poser en victime par rapport à d’éventuelles critiques ou changements. Ca veut simplement dire admettre qu’on fait partie d’un système. C’est indispensable pour changer, de même qu’il est indispensable pour le même but de ne pas se « victimiser », c’est à dire qu’il faut se penser capable de changer et de se déconditionner, et non pas se voir comme un individu passif au sein du système.

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