Les chutes d’Iguaçu

Pour rattraper mon retard dans la publication des photos, je viens de créer un album avec quelques-unes des photos prises aux chutes d’Iguaçu.

J’y ai mélangé les photos prises du côté brésilien et celles du côté argentin.

Vous y verrez:

1) Des PAPILLONS

Apprivoisé

2) Des CHUTES (hé oui)

Chutes d'Iguaçu

 

3) D’autres trucs

Petit Coati

 

J’en profite pour donner mon avis sur une question souvent abordée dans les guides de voyage:

Des deux côtés des chutes d’Iguaçu,

lequel est le plusse mieux?

 

Les chutes d’Iguaçu sont situées sur la frontière Brésil-Argentine. Nous avons eu la chance de pouvoir visiter les deux côtés. A mon avis, les deux parties sont à voir.

Cependant, il y a plus de choses à voir du côté Argentin. Prévoyez au moins deux jours de visite, voire trois. Du côté Brésilien, une journée suffit: il y a un petit chemin pas trop fatiguant, et une jolie vue sur les chutes. Du côté Argentin, le domaine est beaucoup plus vaste; il y a plusieurs points éloignés les uns des autres, desquels on peut admirer différentes chutes d’eau. Les points de vue les plus impressionants sont en Argentine, mais ça vaut le coup d’oeil aussi du côté Brésilien, bien sur. La vue y est un peu plus générale.

Si vous aimez voir des animaux en liberté, sachez que du côté Argentin il y a aussi une petite rando (2 ou 3 heures) dans la forêt, et Alderanan a vu passer un fourmilier. Il y a aussi beaucoup d’oiseaux. Mais des deux côtés de la frontière, les animaux les plus faciles à observer sont les papillons et les coatis. Les Papillons sont très nombreux, mais ils sont encore plus nombreux du côté Brésilien, et n’hésitent pas à se poser sur les gens (comme sur la première photo). Les coatis, eux, se promènent dans les deux réserves et n’ont pas l’air sauvages. Je dis bien « n’ont pas l’air », car même s’il peut être un peu surprenant de voir un animal sauvage passer juste à côté de vous, il ne faut pas oublier que sous leurs airs de gentilles peluches, ils restent des animaux sauvages, libres, indépendants et potentiellement agressifs. Il ne faut donc pas les nourrir car, pour obtenir plus de nourriture, ils ne font pas les yeux doux comme les chats ou les chiens: ils griffent et mordent.

 

Coati zen

Encore un détail, la vie est moins chère en Argentine qu’au Brésil.

Cliquez ici pour voir l’album

X- La très pénible journée qui dura environ 48 heures

Nous revenons de la jungle le 3, après une courte nuit sur nos hamacs. Le voyage en bateau est très long. Je cherche un cybercafé à Alter Do Chao, pour essayer de contacter quelqu’un, car si vous suivez, je n’ai pas pu avoir accès à internet depuis le 29 avril, or j’avais fait des demandes de couchsurfing pour Sao Paulo, et il est plus que temps de voir si j’ai des réponses. Le premier cybercafé ne marche pas du tout (j’attend longuement que les pages s’affichent, puis je m’en vais), l’autre est plein. Nous partons à l’aéroport le soir même, car notre vol part à 1 heure du matin. Nous avons deux changements, nous devrons donc prendre 3 avions.

 

1) Santarem-Manaus

 

L’aéroport de Santarem est tout petit, il n’y a pas de cybercafé. Je me connecte au wifi payant, mais il refuse mon paiement. J’essaie plusieurs fois.

 

Vers minuit, les gens de la sécurité nous font jeter deux épingles à nourrice dont je me servais pour attacher des plumes de perroquet à mon sac. Ils extraient ensuite de mon sac une petite fourchette en argent à laquelle je tiens particulièrement car je mangeais avec quand j’étais petite. Ils cherchent longuement dans la liste des objets interdit, tandis que nous essayons de leur expliquer qu’une fourchette, c’est pas dangereux, et que jusqu’ici, on nous a toujours laissé embarquer avec, même pour les vols internationaux. Je les vois chercher dans la liste « armes » et je me dis qu’ils vont bien se rendre compte qu’ils font n’importe quoi. Finalement, ne trouvant pas le mot « fourchette » dans la liste des objets dangereux, ils appellent le chef de la sécurité. Celui-ci refuse de nous laisser notre fourchette, et devant nos protestations polies et nos appels au bon sens (nous restons très cordiaux, de peur d’empirer la situation) nous explique en portuganglais, gestes à l’appui, qu’une fourchette peut servir à tuer des gens (avec le manche).

Maintenant que j’écris, je trouve ça tordant, mais sur le moment, je puis vous assurer que je ne riais pas. Nous regardons donc le chef de la sécurité prendre la fourchette et mimer le geste de tuer Alderanan avec le manche. Nous lui faisons remarquer qu’on pourrait faire de même avec une cuillère, mais il nous explique que les fourchettes sont plus dangereuses que les cuillères, car elles ont des pics. Nous capitulons, mais heureusement, nous avons pu remettre ma fourchette dans nos sacs enregistrés qui allaient en soute.

 

Nous avons une heure d’avion. Je dors un peu.

 

2) Manaus-Brasilia

A Manaus, le wifi payant refuse toujours mon paiment (d’ailleurs, c’est le même). Nous trouvons un cybercafé, mais comme l’avion de Santarem est parti en retard, nous ne pouvons nous connecter que 5 minutes. Je n’ai pas le temps de consulter les demandes de couchsurfing.

Nous reprenons donc l’avion.

 

3) Brasilia- Sao Paulo

A Brasilia, nous avons deux heures devant nous. Nous cherchons donc un cybercafé. Après maintes recherches, il apparait qu’il est fermé pour 24 heures. J’essaie encore de payer mon wifi,  ou d’en trouver d’autres, sans succès.

 

4) Arrivée à Sao Paulo

Nous arrivons à Sao Paulo dans la matinée, sans vraiment avoir dormi.

Première surprise, mon sac a dos arrive ouvert, ayant vraisemblabement été fouillé. Nous faisons une réclamation, nous pesons nos sacs, qui pèsent environ 5 à 7 kilos de moins qu’à l’embarquement à Santarem. Nous paniquons. Nous signons des papiers, puis nous sommes obligés de tout vider dans le hall. Après inventaire, il s’avère qu’il me manque deux petit canifs, une cape de pluie et une lampe de poche dynamo. Le tout ayant été retiré des poches externes de mon sac. Apparemment, les balances ne marchent pas si bien. Fatigués, nous acceptions un dédommagement d’une cinquantaine d’euros pour le tout, ce qui prend tout de même environ une heure.

 

Nous n’avons pu manger que des bananes et quelques biscottes dans l’avion, nous récupérons donc les restes du repas à base de haricots que j’avais préparé la veille au soir. Malheureusement, il a tourné. Nous cherchons quelque chose à manger, mais il n’y a rien de vegan qui ne coûte pas la peau des fesses.

 

Nous  trouvons ensuite le cybercafé de l’aéroport. Avec un peu de chance, il n’est pas trop tard pour le couchsurfing. Nous constatons que le prix du cybercafé est de 35 centimes la minute (et répondre au couchsurfing est assez long). Nous décidons donc, épuisés, d’aller à l’auberge de jeunesse.

 

Aux informations tourisme de l’aéroport, une hôtesse nous explique qu’il faut prendre un bus à 35$R (environ 15 euros) pour rejoindre le métro de Sao Paulo. Nous trouvons cela beaucoup trop cher pour un bus, elle nous réponds que c’est « bus executif » (executive bus, si j’ai bien compris), qu’il est vachement bien, que y a la clim et tout, alors que les autres bus, dedans il y a peut-être du monde et qu’il y a pas la clim. Elle a l’air de s’attendre à ce que nous soyons affolés en apprenant qu’un bus peut être plein et que nous devrons affronter la populace. Le voyage dans le bus du Peuple à 4R$ se déroule sans encombres.

 

Nous prenons ensuite le métro, j’achète des crackers et des chips. Nous arrivons sans encombres à l’auberge, ou il y a, chose géniale, un WIFI !

Malheureusement c’est trop tard pour couchsurfer, mais nous avons tout de même rencontré un couchsurfer vegan avec qui nous avons mangé au restaurant, le soir à 9h.

Pour la petite histoire il apparait que le manque de sommeil et de nourriture semble provoquer chez Alderanan un état euphorique proche de l’éthylisme, ce qui est bien pratique pour quelqu’un qui ne boit pas d’alcool.

 

Pour conclure, ce restaurant est plutôt pas mal.

Péripéties

Comme beaucoup de gens m’ont demandé pourquoi je ne donnais plus de nouvelles et que je maudissais les compagnies d’avions, voici un petit compte rendu de nos péripéties.

 

 

I- Tout va bien tant qu’on a la santé

Tout commence par une bonne grosse tourista choppée sur le bateau qui relie Belem à Santarem. c’était le 16 avril. Nous arrivons à Alter Do Chao, dans une petite auberge très roots ou l’on dort soit sur des hamacs, soit dans une chambre à trous. L’endroit est très beau, l’auberge est quasiment dans la jungle. Ce n’est vraiment pas un endroit où être malade.

Fièvre, diarrhée, vomissements, nous avons droit à la totale. Ces jours-ci, le cybercafé du village est fermé, et le réseau téléphonique de toute la région est hors service. Pour couronner le tout, mon cable d’alimentation vient de me lâcher. Un ami m’en envoie un nouveau.

II

Proverbe brésilien:

Quand la semaine sainte sera,

Chez toi à rien branler tu resteras

 

Ma nouvelle alimentation d’ordinateur doit arriver le 21 avril. Nous nous pointons à la poste, confiants. Malheureusement, nous  trouvons porte close. Nous apprenons que la semaine sainte vient de commencer. Des hordes de touristes en short débarquent des quatres coins du pays, avec de gros 4×4. Nous devons prendre le bateau 3 jours plus tard pour Manaus et nous ne pouvons pas récupérer notre colis. Avec l’aide de Moise, qui travaille à l’hôtel, nous allons même chercher le postier à l’église du village, mais nous n’arrivons pas à récupérer le colis. Nous décidons donc de revenir plus tard.

III

La cabine

 

Nous avons fait l’erreur, non seulement d’acheter des billets de bateau à l’avan

ce, mais en plus de prendre un voyage en cabine. Si vous allez au Brésil, NE FAITES NI L’UN NI L’AUTRE. En bateau, sauf cas particulier, il est beaucoup mieux de voyager en hamac (il faut amener son propre hamac).

Les cabines sont deux fois plus chères (encore plus chères si vous passez par une agence au lieu de les prendre au dernier moment) et offrent un « confort » relatif:

1) Youpi, y a la CLIM!

En fait il ne fait pas vraiment chaud sur le bateau, il y a beaucoup d’air. Par contre dans les cabines, on se les gèle sévèrement, surtout la nuit. Non seulement il fait bien trop froid, mais la climatisation dégage une odeur pestilencielle d’haleine de vieux rat crevé, n’étant visiblement pas vidangée souvent.

2) Yahou, on dort sur des LITS et pas sur des hamacs

Au lieu du hamac que vous choisissez et que vous apportez avec vous, vous avez droit à des lits superposés faits de deux planches recouvertes de matelas douteux. En plus, vu la petitesse de la cabine, on ne peut même pas s’asseoir sur son lit.

3) Il y a une douche et des toilettes dans la cabine!

Alors oui, il y a une douche, c’est à dire un pommeau avec de l’eau marron. Nous avons aussi nos propres toilettes, mais elles ne sont guère plus propres que celles qui sont publiques. Fait cocasse, le pommeau est quasiment au-dessus du siège des toilettes.

4) J’ai mon espace rien qu’à moi!

Qui pue et où j’ai pas la place de bouger ni même de m’asseoir! C’est vrai que dans les hamacs il y a beaucoup de proximité, on partage l’espace avec les autres voyageurs, mais au moins, de l’espace, on en a. Le seul avantage de la cabine, c’est qu’on peut fermer nos affaires à clé dedans, mais de toutes façons, ça ne craint pas trop les vols sur un bateau si on fait un peu attention.

Bref nous passons notre temps sur le pont à regarder l’Amazone et j’apprend à jouer toutes les musiques de disney, et naheulbeuk sur mon ocarina.Le bateau arrive avec 12 heures de retard. Nous avons très faim et plus grand chose à manger. Nous allons voir aux cuisines, ils nous donnent 2 tomates qui trainent. Nous mélangeons dans notre gamelle  tout ce que nous avons de comestible: les tomates, de l’avoine, une carotte pas très bonne, de l’huile d’olive et du lait de coco. Si le repas n’est pas terrible, nous venons d’assister au coucher de soleil le plus somptueux de toute notre vie, suivi d’un ciel étoilé absolument magnifique. Nous avons même pu voir des dauphins.

Le bateau arrivant à Manaus à 3 heures du matin, dans le quartier du port qui craint un max la nuit, nous décidons d’y dormir et de ne partir qu’au matin. Nous rejoignons l’auberge de jeunesse sur le coup de 6 ou 7 heures, et nous apprécions enfin le plaisir d’un véritable petit déjeuner…

 

IV

Les billets d’avion

Ou: putain de bordel de chiottes compagnies arériennes à la con

C’est là que les choses se compliquent. Normalement, nous devions descendre toute la côte en bus, mais ni notre budget ni le temps qui nous reste ne nous le permettent. Nous achetons donc deux billets d’avion à bas prix: un Manaus-Santarem (pour aller chercher notre cable d’alimentation à Alter Do Chao) le 29, et un Santarem-Sao Paulo pour rejoindre le sud du pays le 4 mai.

Le 27 avril au matin, jour de notre arrivée, nous achetons les billets (sur le même site, à la même compagnie) et recevons les mails de confirmation.

Le 27 avril au soir, assez tard,  une demande de documents complémentaires (copie du passeport et de la carte bleue) nous est demandée par e-mail, uniquement pour le premier billet, le Manaus-Santarem. Nous ne la recevons pas, n’étant pas au cybercafé tous les soirs.

Le 28 avril au matin, nous retournons au cybercafé pour imprimer nos billets d’avion. Nous apprenons que le premier billet d’avion vient d’être annulé, puisqu’ils n’ont pas reçu les documents pendant la nuit. En revanche, le second nous a été envoyé et l’argent prélevé sur notre compte.

En fait, ils ont validé le second parce qu’on avait déjà commandé chez eux le premier billet, premier billet qu’ils ont annulé puisque c’était la première fois qu’on commandait chez eux et qu’on avait pas scanné les documents pendant la nuit.

 

Nous achetons donc le même billet à nouveau. Problème, il part le lendemain à 4 heures et demi. Nous sommes en début d’après midi, mais en fin d’après midi en europe, et c’est une compagnie européenne. Un type nous demande les documents à 17 heures 50, puis quitte son bureau à 18 heures la main dans le slip sans avoir validé notre vol. Le temps de scanner et d’envoyer les documents, il est 18 heures et des poussières en europe.

 

Nous consultons nos mails plusieurs fois dans la journée via iphone avec le wifi de l’auberge, mais nous ne recevons rien. Nous imprimons donc les billets de confirmation du vol. Nous allons voir un opéra au théatre de Manaus (en français!), puis à 23 heures, nous prenons un taxi pour l’aéroport.

 

V- L’aéroport

 

A l’aéroport, je dors à moitié sur une chaise en surveillant les bagages pendant qu’Alderanan négocie en portuganglais avec le bureau de la compagnie aérienne. Malheureusement, l’agence de vente des billets en ligne n’ayant pas validé le vol, ils ne peuvent pas nous donner nos billets. Nous pouvons en acheter sur place, mais au lieu de 90 euros le billet, soit 180 euros, nous devons payer dans les 350 euros. Les autres compagnies sont encore plus chères. Je suggère donc à Alderanan de rentrer et d’essayer de voir s’il y a des bateaux.

Nous rentrons vers 4 heures du matin à l’auberge, cette aventure nous ayant coûté environ 50 euros de taxi, nous prenons une nuit supplémentaire et nous nous écroulons dans le dortoir.

 

VI

Le port

 

Le lendemain vers huit heures, 30 avril, nous faisons bouillir un gros paquet de pâtes que nous mettons dans des tupperwares, nous reprenons nos sacs à dos et nous filons au port, à quelques minutes à pied.

Sur le quai, quelqu’un nous interpelle pour nous vendre des billets de bateau. Le bateau part à midi. Prendre les billets de bateau prend à peu près cinq minutes, pendant qu’un autre type essaie de nous vendre d’énormes poissons naturalisés très laids, que nous refusons poliment (« Nao, obrigado »). Cette fois, nous avons des hamacs, nous payons environ une cinquantaine d’euros pour nous deux.

 

Nous avons ensuite quelques heures devant nous pour aller acheter des fruits près du port et installer nos hamacs dans le bateau. Nous faisons connaissance avec Katia, une autre touriste, écossaise et vraiment très sympa. Petit à petit, de nombreux hamacs s’installent aussi autour de nous, au point que quand tout le monde sera couché, il sera difficile de se lever sans déranger quelqu’un. Mais c’est tout de même bien plus confortable et sympathique que les cabines.

VII

Le voyage en bateau

Au lieu d’une heure d’avion, nous avons 30 heures de bateau, sans compter bien sur les retards au départ et à l’arrivée. C’est plus court que dans l’autre sens car nous allons dans le sens du courant.

A part nous et Katia, il n’y a pas de touristes sur le bateau. Les gens sont très intéressés par nous, d’ou nous venons et ou nous allons. Certains nous ont même demandé s’ils pouvaient se prendre en photo avec nous et nous ont photographié avec leur portable. Un type me demande de jouer de l’ocarina à chaque fois qu’il me voit. Globalement, le voyage est plutôt sympatique, même si nous avons des difficultés à apprendre le portuguais.

VIII

Alter do Chao, bis

Nous arrivons le soir tard à Alter Do Chao. Moise, de l’auberge, est très heureux de revoir Alderanan. Nous passons la nuit à l’auberge, sur nos hamacs. Sur le coup de cinq heures, Moise nous réveille en nous disant que le soleil se lève sur le lac. (vous allez me dire, ça arrive tous les matins, non?). Je n’ai même pas le temps de me changer, nous le suivons dans le noir jusqu’à une barque, moi, Alderanan, Katia, et Ania, une autre touriste anglophone dont j’ai oublié d’où elle venait. Même pas cinq minutes après mon réveil, nous sommes au milieu du lac. Nous assistons à un lever de soleil absolument merveilleux, qui vaut bien notre coucher de soleil sur l’amazone. Moise connait les endroits où on peut voir des singes. Il pagaie jusqu’à l’orée de la forêt. La rencontre est courte mais intense. Les singes sont tout petits et c’est difficile de les voir. Néanmoins je n’ai pas oublié mon appareil photo et j’arrive à en photographier un grâce à mon télé-zoom (70-300mm).

 

IX

IN ZE JUNGLE

Nous sommes donc le dimanche premier mai et notre avion part le mercredi 4 dans la nuit. Katia et Ania veulent aller passer 2 jours dans la jungle, mais nous ne pouvons pas car nous devons récupérer notre colis le lendemain à la poste, et si nous ne revenons que le 3, nous risquons d’être justes, et de repartir sans notre précieux cable d’alimentation. Nous achetons quelques fruits pour déjeuner, puis sur le coup de midi, alors que les autre s’apprêtent à partir, nous apprenons que notre colis est déjà à l’auberge. Nous plions donc nos hamacs, nos sacs à dos, et nous partons en bateau pour 3 jours et 2 nuits dans la jungle.

Vegan au Brésil

Au Brésil ce n’est pas évident d’être végan. Après en avoir discuté avec les membres de Vegetarianos Em Movimento, et au vu de notre courte expérience dans le pays, il s’avère que les végans Brésiliens rencontrent les mêmes difficultés que les végans Français, sans doute encore plus prononcées (même si c’est difficile de faire des comparaisons). A savoir: Les gens mangent de la viande à tous les repas, ils pensent que c’est nécessaire pour être en bonne santé, ils croient souvent que les végétariens mangent du poisson…  Difficulté supplémentaire assez amusante, beaucoup de femmes pensent que manger de la viande fait grossir les seins.

Mais bref, ici comme partout il est possible de manger de savoureux plats vegans! Comme nous découvrons de nouvelles choses tout au long du voyage, j’écrirai plusieurs articles à propos de la nourriture. Pour commencer, voici quelques exemples de ce que vous pouvez acheter dans la rue.

 

#1 – Tapioca con Coco

Ce sont de petites galettes de tapioca fourrées. La pâte est faite à partir d’un lait extrait des racines de manioc, lait que l’on laisse sécher au soleil. Plusieurs versions existent, mais à notre connaissance une seul est végane, celle à la noix de coco. Attention à demander CO-co, en appuyant sur le premier O. En français nous avons l’habitude d’accentuer la dernière syllabe, mais lorsque j’ai demandé « tapioca con co-CO », on m’a regardée bizarrement. Et pour cause : j’appris plus tard que j’avais demandé une galette au caca…

Les galettes de tapioca au coco sont vraiment délicieuses, nous les avons tout de suite adorées.

Ces petites galettes peuvent être achetées un peu partout dans la rue, du moins dans le nordeste (Recife). Elles coûtent généralement 1$R, soit environ 0,40€.

 

Des galettes de tapioca peuvent aussi être roulées avec de la margarine et servies par exemple pour le petit déjeuner dans certains hôtels, mais demandez à vérifier les ingrédients de celle-ci, les margarines peuvent contenir du lait.

 

#2 Mandioca

Dans la rue, on peut également acheter des sortes de bâtons de pâte de manioc. Ceux-ci sont enroulés dans des feuilles de bananiers. Ils cuisent ainsi, ce qui leur donne un goût particulier. La consistance rappelle un peu la pâte d’amande, en légèrement plus dur, mais ce n’est pas gras.

J’aime beaucoup, mais Pascal apprécie moins. Dans la rue, on vous en demandera 1 ou 2 $R, et c’est assez nourrissant.

 

#3 Milho

Toujours dans la rue, des marchands ambulants vendent des épis de maïs. Ceux-ci sont soit grillés, soit cuits à la vapeur dans leurs feuilles. Nous préférons le deuxième mode de cuisson ! Les prix varient entre 1 et 1,50 R$.