Gare au munchie

Le munchie me dévore
Je dévore le munchie

Improbable monstre des profondeurs
Langue de crapaud, dents de loup
Peau verte et lisse de granny
Et surtout des yeux innombrables
Qui toujours dévorent
Dévorent…

Drôle de munchie
Gare au munchie
T’as rêvassé toute la journée
Sauté l’déjeuner
Faut pas t’étonner
Qu’il montre sont nez;
Et dans la fumée
S’esquisse une forme
Une bouche énorme,
Un ventre apparaît
Voici le munchie

Quand dans ma maison
Survient le munchie
Mieux vaut des réserves
Car il engloutit
Les raisins, les fraises
Les noix, les kiwis

Munchie de fruits,
Tendre munchie

Le munchie me croque
Je croque le munchie
Il a des dents de loup
Et un regard d’animal
Et la babine amicale et il rit

Mais si c’est la famine
Mais si dans ta cuisine
Y a que des salsifis
Et des sacs de farine
Alors gare au munchie

Le munchie m’affame
J’affame le munchie
Le munchie s’agace
Son ventre grimace
Il emplit l’espace
De son appétit

Munchie la dalle,
Triste munchie
Munchie s’affale
Munchie grignote
De ses quenottes
Une échalote
Avec ennui.

munchie

FAQ tour du monde – 2/ le départ

Après nous être débarrassés de la question du budget… Alors voilà, le 24 février 2011, je suis partie faire le tour du monde. Mais pourquoicommentdonc ?

1) Comment as-tu décidé de faire le tour du monde?

En fait je ne voulais pas faire le tour du monde, je voulais juste voyager. C’est Alderanan qui parlait parfois, à l’époque, de faire le tour du monde; il y pensait depuis très longtemps. Moi j’aimais bien l’idée, mais ça me faisait un peu peur. Je pense que ça lui faisait peur à lui aussi, en tous cas il ne se décidait pas à le faire.

A l’époque il n’était pas question pour moi de voyager sur le long cours, car une fois que mon master serait fini, j’avais prévu d’enchaîner sur une thèse. Je n’avais aucun doute sur le fait que je trouverais une bourse de thèse rapidement. Ce qui m’ennuyait c’est que je travaillais dans la recherche en productions animales, et que je n’étais pas à l’aise avec ce que l’on faisait aux animaux. J’étais déjà végétarienne, et pas loin d’être végétalienne. Je pouvais bien sur bosser dans le bien-être animal, mais… Bref. Il y avait aussi le fait qu’une thèse repousserait mon départ autour du monde d’au moins 3 ans. En fait beaucoup plus, puisque partir entre la thèse et le post-doc, c’est plutôt une mauvaise idée professionnellement. Donc sur le papier, ça repoussait mon départ de 3 ans, mais en pratique ça avait de grandes chances de l’annuler.

Dit comme ça, tout ça parait assez simple, mais en fait c’était très très compliqué: il y avait ce travail qui me plaisait mais qui me posait des problèmes d’éthique. Il y avait la thèse que je m’étais promis de faire plusieurs années avant, et j’y étais presque, moi qui avais toujours rêvé d’être chercheuse. Il y avait l’espoir, grâce au réseau que je commençais à me faire, de trouver éventuellement une thèse sans avoir à exploiter d’animaux. Enfin il y avait l’idée complètement effrayante, folle et dangereuse, d’utiliser tout l’argent que je possédais pour partir un an dans des pays inconnus, moi qui avais très peu voyagé dans ma vie, pour revenir un jour fauchée et sans travail. J’y pensais vaguement, mais pas sérieusement, c’était bien trop terrifiant. Ajoutez à cela que mon boulot me laissait assez peu de temps pour penser, et que mes périodes d’examen avaient été si éprouvantes pour moi que j’étais encore sous anti-dépresseurs.

Les choses se sont dégradées lorsque j’ai été confrontée à la détresse toujours croissante des animaux à mon travail. C’était d’autant plus invivable que je me sentais responsable – j’avais beau me dire qu’un autre stagiaire l’aurait fait à ma place si j’avais laissé tomber (c’était le genre de stage pour lequel les étudiants se bousculent), je ne pouvais pas être à l’aise avec ce que je faisais. Sans compter les frictions que cela a provoqué avec les bergers et l’ingénieur sous les ordres duquel je travaillais. Ces baisses de moral ne m’aidaient pas à affronter mes peurs. Je me faisais bouffer par l’angoisse.

Bref, ma situation devenait impossible.
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Muscarine

http://a.imageshack.us/img6/8062/p1040956o.jpg

Muscarine

Elle est le souffle qui m’anime

Elle esr ce qui me pousse

Elle est la voix qui entre en moi

Elle est ce qui me touche

Elle est la musique

Elle est la couleur

Elle est l’odeur

Elle est l’amour

http://a.imageshack.us/img9/9428/p1040958g.jpg

muse caline

 

Photos: Bulles

(Fontaine de la grand rue Jean Moulin,

Montpellier)

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