Gare au munchie

Le munchie me dévore
Je dévore le munchie

Improbable monstre des profondeurs
Langue de crapaud, dents de loup
Peau verte et lisse de granny
Et surtout des yeux innombrables
Qui toujours dévorent
Dévorent…

Drôle de munchie
Gare au munchie
T’as rêvassé toute la journée
Sauté l’déjeuner
Faut pas t’étonner
Qu’il montre sont nez;
Et dans la fumée
S’esquisse une forme
Une bouche énorme,
Un ventre apparaît
Voici le munchie

Quand dans ma maison
Survient le munchie
Mieux vaut des réserves
Car il engloutit
Les raisins, les fraises
Les noix, les kiwis

Munchie de fruits,
Tendre munchie

Le munchie me croque
Je croque le munchie
Il a des dents de loup
Et un regard d’animal
Et la babine amicale et il rit

Mais si c’est la famine
Mais si dans ta cuisine
Y a que des salsifis
Et des sacs de farine
Alors gare au munchie

Le munchie m’affame
J’affame le munchie
Le munchie s’agace
Son ventre grimace
Il emplit l’espace
De son appétit

Munchie la dalle,
Triste munchie
Munchie s’affale
Munchie grignote
De ses quenottes
Une échalote
Avec ennui.

munchie

Pourquoi Boycotter Nestlé

Nestlé est une multinationale suisse…heu… etc. Pour en savoir plus, wikipedia est votre ami.

Il y a plusieurs raisons de boycotter Nestlé. Que les bonnes âmes charitables qui viennent chouiner pour les petits enfants ouvrent particulièrement bien leurs feuilles de chou. Bien que je doute fort que les pleurnicheurs qui sont venus s’offusquer publiquement de mon action barquette au nom des « pauvres petits enfants » aient la moindre chance de faire un jour quelque chose de concret pour eux, ne serait-ce que cesser d’acheter des produits Nestlé dont leurs placards sont probablement pleins à craquer.

Pour ma part, je boycotte Nestlé disons à 99%, et j’espère éliminer dans un proche avenir les 1% restants. Ce n’est pas évident de se passer de produits Nestlé, puisqu’il s’agit de la plus grosse boîte d’agroalimentaire au monde. A la fin de cette note, vous pourrez lire la très longue liste de produits appartenant à la multinationale Nestlé. Vous en achetez très probablement régulièrement, sauf éventuellement si vous mangez bio et/ou que vous êtes végétalien (et encore là c’est même pas sûr).

Alors, si c’est si difficile, pourquoi boycotter Nestlé?

1) La polémique du lait en poudre

C’est dans les années 1970 que la controverse a été rendue publique. Nestlé faisait alors la promotion de lait en poudre dans les pays du tiers monde, communiquant sur une prétendue supériorité du lait en poudre sur le lait maternel. La marque aurait distribué gratuitement, sous couvert d’aide humanitaire, des échantillons de lait en poudre dans les maternités, obligeant par la suite les mères ayant utilisé le produit à en racheter, puisque l’allaitement artificiel dans les jours qui suivent la grossesse, en interférant avec l’allaitement naturel, peut empêcher la mère de produire du lait par la suite. En claire, lorsque les jeunes mères quittaient la maternité, elles ne produisaient plus assez de lait, et évidemment, le lait en poudre n’était plus gratuit…
L’utilisation de lait en poudre dans ces pays posait plusieurs problèmes:

  • Le lait maternel, contrairement à ce que prétendait Nestlé, est bien meilleur pour la santé du bébé que le lait en poudre: composition nutritionelle, digestibilité, transmission d’anticorps… Sans parler des effets physiologiques de la tétée sur la mère et l’enfant. Protection des maladies, développement neurologique, réduction du stress (chez la mère également), et j’en passe. Les effets bénéfiques de l’allaitement naturel ne sont plus à prouver, en particulier dans les pays en développement.
  • Pour préparer du lait en poudre, il faut de l’eau. Eau souvent polluée dans ces pays, ce qui entraîne des maladies. Dont des diarrhées potentiellement mortelles pour les nourrissons.
  • Les instructions et les étiquettes n’étaient généralement pas rédigées dans la langue du pays où les substituts étaient distribués, d’ailleurs la population de ces pays état en grande partie analphabète, ce qui n’aide pas à comprendre comment bien préparer un biberon, le nettoyer, le désinfecter, etc. D’ailleurs, même les mères bien informées n’avaient pas toujours la possibilité de bien aseptiser les biberons.
  • Le lait en poudre, c’est cher, et les pauvres, bin, ils sont pauvres. Du coup, beaucoup de mères réduisaient la quantité de poudre dans les préparations, ce qui a eu pour conséquence la malnutrition de nombreux bébés.

Résultats: infections, maladies, dépenses inconsidérées, malnutrition du bébé et de la famille. Des milliers de morts.

En 1979, 150 organisations internationales fondent le réseau international pour l’alimentation infantile (IFBAN) afin de lutter contre ces stratégies de communication de Nestlé. Deux ans plus tard, l’OMS vote un code international pour la commercialisation du lait en poudre, qui interdit toute forme de publicité incitant à substituer le lait maternel par du lait en poudre. Ce code est signé par Nestlé encore deux ans plus tard, mais de 1974 à nos jours, la marque continue de le trangresser régulièrement (voir par exemple ici, sur le
site de l’unicef, et ici en anglais).

2) La polémique de l’huile de palme

L’huile de palme est très utilisée dans l’industrie pour son rendement élevé et son faible coût de production. Outre qu’elle soit accusée
de favoriser les maladies cardio-vasculaires dans les pays développés, sa production est généralement une catastrophe écologique, entrainant entre autres conséquences désastreuses la  disparition des derniers orang-outang sauvages. Greenpeace accuse Nestlé de consommer des quantités effroyables d’huile de palme et de contribuer, dans une grande mesure, à la disparition des forêts pluviales indonésiennes. L’huile de palme utilisée par Nestlé n’a aucune traçabilité.

3) Politique sociale, abus et magouilles divers

Les travailleurs indonésiens de chez Nestlé se voient refuser la négociation de leurs salaires, dont la firme tient les montants secrets. Une plainte a été déposée par les syndicats à l‘Organisation de coopération et de développement économique en 2008. (voir aussi ici).

En Côte d’Ivoire, Nestlé n’hésite pas à exploiter le travail d’enfants sous-payés et vivant dans des conditions précaires.

En 2002, Nestlé a encore fait étalage de sa politique en matière d’éthique, en réclamant des sommes astronomiques au gouvernement éthiopien, et également en réétiquetant 200 tonnes de lait périmé en colombie, dans le but de les revendre, sans se soucier plus que ça de la santé des consommateurs colombiens. Nestlé tente également régulièrement d’intimider ses détracteurs, notamment dans l’affaire des réétiquetages, mais aussi en réponse aux syndicats indonésiens. Voir également l’affaire Nestlé contre Attac...

Et puisqu’on parle d’Attac, lire aussi le dossier noir de Nestlé (pdf).

Et j’en passe.

Maintenant, après les mauvaises nouvelles, d’autres mauvaises nouvelles.

Voici la liste des marques à boycotter si vous voulez boycotter Nestlé (source: Wikipedia) mais vous pourrez également trouver cette liste dans le dossier noir de Nestlé.

Café 
Nescafé, Taster’s Choice, Ricoré, Ricoffy, Nespresso, Bonjour, Bonka, Zoégas, Loumidis, Gold Blend, Blend 37, Alta Rica, Cap Colombie, Cappuccino, Decaff, Fine Blend,
Coffee Mate
Eau 
Nestlé Pure Life, Nestlé Aquarel, Perrier, Vittel, Contrex, San Pellegrino, Acqua Panna, Levissima, Nestlé Vera, Arrowhead, Poland
Spring
, Deer Park, Al Manhal, Ozarka, Hépar, Ice Mountain,
Zephyrhills, Quézac, Viladrau, Naleczowianka, Valvert, Ashbourne, Buxton, Vittelloise, Henniez, Cristalp
Autres boissons 
Nestea, Nesquik, Nescau,
Milo, Carnation, Caro, Build-up, Elevenses, Flo-Mix, Libby’s C Drinks, Mix- O-Choc, Moonshine, Nescoré, Nesfit,
Slender, Superquik, Um Bongo, Aero, X-drink
Yaourt et autre produit laitier 
Chambourcy, La Roche aux Fées, Gloria, Bären Marke, Sveltesse, La laitière, La Lechera, Ski, Yoco, Svelty, Molico, LC1, Chiquitin, Creola, Coffee mate, Disney, Fruttolo.
Glace 
Frisco, Motta, Camy, Savory, Peters, Mövenpick, Schöller, Dreyer’s, Lyons Maid ice cream, Fox’s Glacier Minst, Extrême, Häagen-Dazs
Produit instantané 
Nan, Lactogen, Beba, Nestogen, Cérélac, Neslac, Nestum, Guigoz, Good Start, Mousline, Nidina, Alete, SMA, Follow-Up, Follow-Up Soy, Alsoy, Nursoy, Nestlé Baby Cereal
Produit énergétique 
PowerBar, Nesvita, Neston
Complément santé 
Nutren, Peptamen, Modulen, SOPAD (Société de Produits Alimentaires et Diététiques), Healthy Balance
Condiments/Assaisonnements/Pâtes à tartiner/Autres… 
Maggi, Buitoni, Thomy, Winiary,
Herta, British Shoyu, British vinegars, Cook-in-the-Pot, Dufrais, Sarsons, Branston Pickle, Gales honey, Holgates honey, Pan
Yan, Sun-Pat, Tartex, Vessen paté, Le Parfait
Surgelé 
Maggi, Buitoni, Stouffer’s, Lean Cuisine, Hot Pockets,
Herta
Céréales 
Chocapic, FIFA, Lion, Nesquik, Shredded Wheat, Shreddies, Cheerios, Apple-Minis, Cinnamon Toast Crunch, Cocoa Puffs, Crisp Rice,
Energen low calorie wheatflakes, Force, Golden Grahams, Honey Nut Cheerios,
Lucky Charms, Team, Robertson’s cornflakes, Sunny Jim, Wheatflakes
Chocolat et Biscuits 
Aero, After Eight, Animal Bar, Baci (Chocolate), Baby Ruth, Black Magic,
Blue Riband, Breakaway, Butterfinger, Cabana, Cailler, Caramac, Caramel Wafer, Cello, Creamola, Crunch,
Dairy Crunch, Drifter, Eclipse, Festival, Fruit Pastilles, Frutips, Galak,
Good News, Gray & Dunn biscuits, Henri Nestlé collection, Jellytots, Karima, Kit
Kat
, Lion,
Matchmakers, Milky Bar, Montego, Muchies, Novo, Nuts, Polo, Quality
Street
, Rolo, Rowntree, RPC, Savana, Secret,
Smarties, Toffee Crisp, Toffo, Tooty Frooties, Violet Crumble, Walnut Whip, Weekend, Yes, Yorkie
Produit professionnel 
Chef, Davigel,
Minor’s, Santa Rica
Aliment pour animaux 
Friskies, Fancy Feast, Alpo,
Mighty Dog, Gourmet, Mon Petit, Felix, Purina, Dog Chow, Pro Plan, ONE, Beneful, Tidy Cats, Bonzo, Latz, Ralston, Go-Cat, Go-Dog, ALPO, Doko
Produit pharmaceutique 
Alcon, Galderma, Bübchen
Cosmétiques (par l’Oréal) 
Laboratoires Innéov, Bübchen, Biotherm, Guy Laroche, Matrix, Redken, Claudel
Lentilles de contact 
Care, Alcon
 

Bon courage…

Ces chansons auxquelles on ne comprend rien

Ca vous est jamais arrivé d’écouter une chanson en boucle en essayant de comprendre ou ça veut en venir?

Hé bien moi comme j’aime beaucoup les chansons à texte, ça m’arrive souvent.

Notez que ces chansons incompréhensibles ne sont pas les plus mauvaises, bien au contraire. Généralement, elles sont plutôt bonnes. Ce qui m’amène à les qualifier… d’énigmatiques.

Pour certaines, comme celle dont je vais parler aujourd’hui, on se demande ce qui a pu passer par la tête de l’auteur quand il a écrit ce truc, et si c’est une métaphore pour quelque chose, si
oui, quoi donc, et si on serait pas complètement à côté de la plaque en intérprétant (parce qu’on est obligé d’intérpréter….). Pour d’autres, on se demande carrément ce que l’auteur a pris, si
c’était de la bonne, et si y aurait pas moyen de faire tourner. Dans tous les cas, les questions fusent: y a peut-être des trucs qui nous échappent, des références inconnues? Peut-être que c’est
mon inculture crasse qui fait que je ne comprend pas cette chanson! Ou peut-être que j’ai sens de la métaphore très limité… Ou alors, peut-être que personne ne comprend. Peut-être que c’est
comme ça, qu’il n’y a rien à comprendre de particulier.

Donc, y en a plusieurs, de ces petites chansons, et l’une d’elles est « une jeune fille qui a faim », des blaireaux.

Mais qui sont les blaireaux? Hé bien c’est un bon groupe que je vous conseille d’écouter au plus vite si ce n’est point fait. Comme ça ça m’évitera d’écrire des lignes et des lignes sur eux, et
qu’ils sont  créatifs, et qu’ils ont drôles, et mon dieu mon dieu comme c’est original et bien écrit. Une bonne écoute vaut mieux qu’un long discours. En tous cas, ça fait partie  des
rares groupes dont j’ai acheté un album (oui, avec des sous).

 

Comme je ne comprend strictement rien à cette chanson, il est possible que la retranscription ne soit pas tout à fait exacte, mais je fais ce que je peux!

Et je trouve assez drôle de parler de cette chanson juste après mon vibrant plaidoyer pour les animaux d’hier. Attention âmes sensibles: cette chanson n’est pas
végétarienne.

 

****

Une jeune fille qui a faim

Quand ce soir-là, j’entrai dans la cuisine

Fatigué de conversations de whisky glace

S’acharnant sur une carcasse elle faisait cantine

Je rêvais d’être le poulet qui faisait farce

Elle était si jolie assise seule dans son coin

Que je voulus lui proposer mieux que des restes

Je devançai les garçons au regard en coin

L’invitant à me suivre en lui prêtant ma veste

Si vous croisez une jeune fille qui a faim

Messieurs, passez votre chemin

Il f’sait pas bon trainer les pieds dehors

A trois heures du matin, la lune était glaçée

Et avant que le froid mordant ne nous dévore

Je l’invitai au paradis des affamés

Malgré l’heure tardive un garçon, regard en coin

Servit un welsh*-frites-mayo noyé dans la graisse

Elle refusa d’abord l’assiette avec dédain

Puis y goûta… Et se transforma en ogresse

En amuse-bouche elle prit commande

De pistaches d’olives et d’amandes

Une boîte de rollmops en entrée

Et du foie gras sur canapé

Un coq une poule, et puis son oeuf

Une caille une pintade un gros boeuf

Une carbonnade à la bière brune

Un lapin de garenne et ses prunes

Pour faire descendre un petit colonel

Dix religieuses une tarte aux mirabelles

Fin du festin belle hellène et reine de saba

Charlotte aux fraises nougat p’tite mousse au chocolat

Plus rien pour se faire un quatre-heures

A part les rogons du serveur

Si vous croisez une jeune fille qui a faim

Messieurs, passez votre chemin

Je fus le seul à réchapper de cette orgie

Pour trouver un plumard elle m’avait épargné

Enfin seuls, dans l’intimité de mon logis

La belle m’autorisa à l’écouter ronfler

Le matin, maladroit, je lui fis part d’un doute:

De moi ou du frigo, lequel t’est le plus cher?

Elle partit en criant voilà ce que ça t’coûte

Tu sais c’que t’as mais tu ne sais pas c’que tu perds

Si vous croisez une jeune fille qui a faim

Messieurs, passez votre chemin

Si vous croisez le garçon qui la suit

Mesdames, n’attendez rien de lui

***

 

Voilà, alors bon, que dire du sens de cette chanson? Les chansons des blaireaux sont toutes perchées (surtout les aventures du baron perché), toutes originales, mais en général, pas à ce
point-là, ou du moins, y a un sens. Cette chanson est une énigme.

Bon déjà, y a des personnages dans cette chanson. Alors qui est cette fille dans la cuisine? Qui est le narrateur? Pourquoi elle mange des restes dans une cuisine? La cuisine d’un restaurant?
Peut-être.

Bon, mettons qu’on s’en fiche. Penchons-nous sur la métaphore de la nourriture. Voilà ce que j’en saisis:

*ensemble vide*

Mmmh… Non je plaisante, j’ai quand même quelques hypothèses en tête. En fait il pourrait s’agir d’une métaphore du don. Du don gratuit, qui ne rapporte rien, puisqu’il se heurte à l’ingratitude
totale et absolue. Ce qui est intéressant si on suit cette logique, c’est que, en creux du texte, il y a l’espoir, justement, d’une gratitude de la part du narrateur, et en face, l’aspiration
continuelle du don, manifestée dans la description de l’incroyable orgie consommée par la jeune fille. On peut s’interroger sur la façon dont le don est ou non désintéressé, et la réponse dépend,
je pense, de la façon dont on perçoit soi-même le don. Pour ma part, je considère que la générosité n’est pas quelque chose qui se passe facilement de gratitude, et que ce n’est pas parce qu’on
attend un merci qu’on est désintéressé. D’ailleurs, la dernière phrase de la chanson est assez rigolote, puisqu’elle résume un peu le reste du texte, quelque part, ça dit « même si ça ma rapporte
rien, je continue quand même ». Quelque part, on peut dire que c’est une métaphore de la dépendance amoureuse et d’une certaine forme d’espoir ou de désespoir.

 

Ce que j’aime bien dans cette chanson, c’est comment elle casse le cliché de la jeune fille séduisante qui, du moins dans notre société, est supposée être fragile, mesurée, frugale, et avoir un
estomac d’oiseau au propre comme au figuré. Ici, la jeune fille bouffe pour 50 personnes, avant de s’affaler pour ronfler, je trouve assez marrant la façon dont ça bouleverse nos représentations
mentales. Evidemment, cela peut toujours être une partie de la métaphore de la dépendance amoureuse, puisque la jeune fille, fragile et effacée au début (« assise seule dans son coin »), se
« transforme en ogresse », mais ce faisant, elle ne perd vraisemblablement rien de son pouvoir de séduction. Alors, est-ce que l’amour rend aveugle, ou est-ce la traduction métaphorique d’une
pulsion de vie (manger) qui rend séduisante cette jeune fille qui a faim? Est-ce que, aspirer la vie, ce n’est pas être terriblement vivante? Et aspirer des quantités de nourriture, plusieurs
animaux, et l’énergie du narrateur, c’est en même temps une pulsion de vie, une pulsion de mort. D’ailleurs, « consommer » vient de latin Consumere qui peut être traduit par user,
affaiblir ou détruire! Mais aussi par manger, ce qui permet de vivre. Si je devais résumer cette chanson en quelques mots, je dirais qu’elle parle de création et de
destruction.

 

(heureusement que c’est à l’écrit que je raconte tout ça, je me sens moins stéréotypée moi-même. non parce que sinon ça donnerait un truc comme: « genre, tu vois,
c’est hyper créatif, et en même temps, ça parle de destruction, c’est dément, mec. Tu vois. Ouais je suis une hippie bobo pseudo intello, et je vous zute).

 

Je me demande, si les blaireaux lisaient cet article, s’ils ne se feraient pas une réflexion du genre « waouh, comme elle s’est torturée l’esprit celle-là, elle est complètement à côté de la
plaque! ». Bah ouais  mais les questions composent, hein.

 

* Welsh: la sudiste que je suis a eu du mal à comprendre ce terme, puisqu’il s’agit apparemment d’un plat servi dans le nord de la France. Heureusement qu’Alexandre
Lenoir articule bien les mots, sinon je n’aurais pas pu retranscrire. De même je n’avais jamais entendu parler de rollmops ni de carbonnade, mais je suppose que le fait d’être végétarienne n’aide
pas.