Insoumission à l’école obligatoire

J’inaugure aujourd’hui une rubrique « lectures » avec un livre qui m’a particulièrement touchée. Chance, il s’agit d’un livre gratuit, qui nous est partagé par les éditions tahin party, vous pourrez donc vous faire votre propre opinion. De plus, il est bien écrit et se lit vite, donc je vous conseille vivement de le lire plutôt que de vous fier à cet article si vous désirez discuter des idées qui y sont évoquées. Il est difficile de restituer la pensée de l’auteure sans la dénaturer: bien que très radicale, elle est riche, complexe et pleine de subtilité.

Insoumission à l’école obligatoire est écrit sous forme d’une lettre ouverte, dans laquelle Catherine Baker s’adresse à sa fille Marie, et lui explique pourquoi elle ne l’a jamais envoyée à l’école. Le résultat ne fait pas dans la demi-mesure, c’est peu de le dire, et constitue un véritable livre noir de l’école. Il est très documenté et non seulement Baker s’appuie sur les propres données des institutions scolaires pour démontrer ce qu’elle pense de leur inefficacité et leur nuisance; mais elle a également l’audace de s’appuyer sur des textes et citations de ceux-là même qui soutiennent le système scolaire pour démontrer la dangerosité et l’inanité de leur pensée. Elle évoque également plusieurs expériences de vie avec des enfants en lieu libertaire.

Baker n’emploie pas seulement des arguments pertinents, avec chiffres et statistiques à l’appui, qui font de ce petit livre un puissant argumentaire contre l’institution scolaire. Elle dévoile aussi, à travers les lignes, une vision de la vie touchante, personnelle et très belle, empreinte de liberté et d’indépendance, mais surtout du goût d’apprendre, d’expérimenter, d’aimer. Plus qu’un pamphlet contre l’école, c’est un élan de liberté, de révolte contre tout ce qui bride, formate et amoindrit l’enfant et sa pensée, contre ce qui entrave ce que Baker appellerait la souveraineté de l’individu:
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Faites un blog

Repenser à la cabane, ça me fait réaliser que lutter contre l’oppression, résister, c’est aussi construire quelque chose de positif. Du moins, c’est ce qui me parait important. Depuis que j’ai commencé à écrire sur ce blog des articles qui intéressent beaucoup de monde (à propos des rapports de genres par exemple, mais surtout de séduction et vaguement de sexe), il y a beaucoup de nouveaux lecteurs qui sont arrivés (bienvenue à la plupart d’entre eux), et parmi eux beaucoup de commentateurs compulsifs. Certains sont très agressifs, voire carrément haineux. Il y en a même qui ne commentent pas pour discuter ou critiquer mes propos, mais uniquement pour m’insulter.

Jusqu’ici, j’ai laissé presque tous les messages, au nom de la liberté d’expression. Sur l’article Contre le couple j’ai quand même été un peu excédée et j’ai fini par m’autoriser à jouer un peu avec les commentaires (rappelez-vous de l’épisode de cacatophagophonie aigüe avec majusculite aggravée, moi j’ai bien ri en tous cas). Mais ça a été la seule fois ou j’ai supprimé des messages, les autres je les ai tous laissés, y compris ceux qui n’avaient pour but que de m’insulter ou de décharger un trop plein de rancœur et de haine accumulées.

Pourtant, je pense que ce n’est pas le lieu pour ça. La haine est toxique, elle empoisonne en premier lieu celui qui la ressent, mais elle est aussi très polluante là où il la laisse trainer. Et je ne veux pas que ce soit sur mon blog.

Après y avoir un peu réfléchi, je ne crois pas que supprimer des commentaires sur mon blog fasse obstacle à la liberté d’expression. Après tout, si les gens ont envie d’exprimer leur haine, ou de m’insulter, ou de tenir des propos racistes ou sexistes, ils ont des tas d’endroits où le faire sur internet. Il existe d’ailleurs un blog qui a été créé uniquement dans le but de m’emmerder et de m’insulter(1). Il existe aussi des blogs anti-vegan, anti-féministes(2), des blogs nationalistes ou fachos en tous genres. Au risque de choquer, je ne pense pas qu’on doive empêcher les gens d’exprimer même les idées les plus répugnantes. En revanche, je ne pense pas qu’on puisse les laisser baver leur venin absolument partout, y compris sur les pompes de gens sans histoires et occupés à construire un monde meilleur (ou même ne serait-ce un petit espace de bonheur à eux).

Je considère même que la liberté d’expression qui est ici mise en cause, c’est la mienne, puisque j’ai toujours considéré ce blog comme un espace d’expression libre, et que je ne peux plus me connecter à mon compte administrateur sans chopper des migraines à force de lire des foutaises et des insultes.

Je ne vais pas nettoyer les anciens articles, mais profitez bien, les p’tits loulous, d’avoir pu venir piétiner mes petits bégonias textuels, et admirez vos jolis étrons verbaux sur les articles précédents. Parce que désormais, les commentaires suivants sont susceptible d’être supprimés:

  • Commentaires comprenant des attaques personnelles
  • Commentaires haineux
  • Commentaires discriminatoires: racistes, homophobes, sexistes ou spécistes

Les critiques constructives n’entrent bien sur par dans ces catégories, ni les contradictions, désaccords, etc.

Je voudrais surtout dire à tous ceux qui commentent que, de toutes façons, ce n’est pas la bonne solution de venir crier ou geindre ici. Je sais que beaucoup de gens sont pleins de haine et de rancœur. Malheureusement, cela risque de durer, surtout si leur seule réaction face à des propos qui les dérangent, c’est d’insulter leur auteur comme si ça faisait disparaître le problème. En tous cas, votre problème, c’est votre problème, pas le mien. Ce blog ne sera donc plus votre crachoir. Faites comme Nicart/Fouinecurieuse, créez votre propre blog, mais pas sur moi de préférence. Non pas que ça m’ennuie, mais un de ces jours je finirai vraiment pas chopper la grosse tête.

Faites un blog. Vous aussi, vous le pouvez. Pourquoi ne pas évoquer votre amour du travail et des bonnes vieilles valeurs, votre mépris pour les marginaux chevelus et autres joueurs de djembé, votre amour des cravates et des ongles bien taillés, votre passion de l’achat de sets de tables assortis aux lunettes de chiottes, votre nostalgie du bon vieux temps quand les femmes restaient à la niche, votre amour du steak-frite et des bonnes vieilles traditions de chez nous comme la corrida, le reblochon qui refoule et le gros rouge qui tache, Ou toute autre opinion stupide que vous avez parfaitement le droit d’avoir? Internet est à vous, foncez. Et foutez moi le camp au trot.

DE MON TEMPS, TROLLER VOULAIT DIRE QUELQUE CHOSE

(1) Pour ceux que ça intéresse, ce blog s’appelle « les questions décomposent » et il est tenu par un pauvre gars qui fait une petite fixette sur moi. Dans les commentaires, vous le retrouverez sous les pseudonymes de nicart et fouinecurieuse. Si vous voulez vous joindre à lui pour une superbe croisade anti-moi, ou pour lui proposer un service psychiatrique adéquat, écrivez-lui à nicart@gmail.com

(2) Le meilleur du pire des sites machiste étant sans conteste le blog http://aimeles.over-blog.com/ ; je ne crois pas qu’on puisse faire plus débile. Sur ce blog, retrouvez des conseils pratiques pour hommes, du genre mettre du tabasco dans un préservatif usagé pour piéger votre plan cul quand elle essaiera de se féconder avec votre précieuse semence pour obtenir une pension. Je n’invente rien et c’est absolument sérieux. Si vous dénichez pire que ça, n’hésitez pas à partager vos trouvailles.

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Une Epidémie Inquiétante

Les aventures de Yaka et Yakapa

Ces derniers temps, on a reçu tellement d’excellents conseils sur comment faire pour ne pas être violées, que je me suis dit que ça méritait bien une petite note éducative.

Je vous présente donc nos deux protagonistes, Yaka et Yakapa.

titre yaka et yakapa

Nous pouvons d’emblée remarquer quelques différences entre Yaka et Yakapa.

Yaka a des grosses lunettes, elle porte un pantalon moche et un chemisier moche agrémenté d’une veste laide. Elle est vilaine avec des boutons.

Yakapa, elle, porte une jupe et du maquillage. De plus, elle est bonne.

Mais ce ne sont pas les seules différences entre Yaka et Yakapa ! Penchons-nous sur la vie de ces deux amis.

yaka rentrer

    Voici notre amie Yaka.

  • Yaka ne se promène jamais seule dans la rue la nuit. Elle rentre donc toujours du travail avant 17 heures, mais l’été elle a parfois la joie de pouvoir sortir jusqu’à 20 heures !
  • Yaka ne rencontre jamais personne. Elle évite également de fréquenter les gens qu’elle connait. D’une manière générale, elle n’a pas d’amis.
  • Le soir,  après avoir fermé ses 8 verrous en acier inoxydable, Yaka boit une tisane et va se coucher, armée d’une bombe au poivre et d’un taser qu’elle dissimule habilement sous son oreiller.
  • Quand quelqu’un frappe à la porte, Yaka n’ouvre pas, et appelle à tout hasard la police.
  • Yaka n’est jamais rentrée chez quelqu’un d’autre que sa mamie. Mais là encore, elle vérifie qu’il n’y ait aucun homme dans les environs. C’est très important.
  • Yaka également équipée d’un dispositif anti-viol à base de ceinture de chasteté et de sous-vêtements de chez damart. On est jamais trop prudente

yakapa danse en boite

    Voici maintenant Yakapa.

  • Yakapa se promène parfois dans la rue, il lui arrive de sortir et de rencontrer des gens. Même des fois elle rencontre des gens qu’elle ne connait même pas.
  • Yakapa a donc des amis et même des amis d’amis.
  • Parfois, Yakapa va dans la rue, en boîte, ou dans des bars avec ses amis. Il lui arrive également de boire de l’alcool.
  • Après être sortie, Yakapa rentre chez elle en marchant par terre dans la rue. Des fois, c’est la nuit.
  • Yakapa a déjà laissé rentrer des gens chez elle, et même parfois des gens de sexe masculin. Elle s’est également déjà rendue chez d’autres personnes.
  • Yakapa porte des culottes ou des strings et de plus, elle possède un vagin.

Décidément cette Yakapa cherche vraiment les problèmes !

Après il faudra pas s’étonner, il faudra assumer.

yaka s'est faite violerHa ben voilà !

Yakapa aurait du imiter sa sage consœur Yaka.

Entre nous, est-ce qu’elle ne l’a pas un peu cherché?

c'est bien normalLa prochaine fois dans LES QUESTIONS COMPOSENT, retrouvez nos autres amis !

yavékapaHa merde, trop tard.

Bref…

Quand je vois certaines féministes qui osent nous parler de restriction de la liberté des femmes, alors qu’il suffirait d’appliquer quelques conseils tout bêtes pour que personne ne se fasse violer !

C’est vraiment trop ballot

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