Le mystère de la viande humaine

Dans un précédent article, j’ai abordé le sujet de la viande de chat et de l’étrange tabou qu’elle suscite.

Il y a évidemment une viande qui est encore plus taboue que la viande de chat, c’est la viande humaine.

D’ailleurs, je choisi délibérément de parler de « viande humaine » et pas d’ « anthropophagie » car j’estime que ce n’est probablement pas une viande si différente de la viande de vache ou de chat. Que la consommation de viande humaine porte un nom spécifique, c’est une particularité culturelle qui tient peut-être en partie à notre habitude d’humains de toujours regarder notre nombril.

La viande humaine est taboue sans qu’il y ait besoin de le démontrer. Manger de l’humain c’est mal « pour des raisons d’éthique », disent les gens sans avoir besoin de préciser ce qui n’est pas éthique dans le fait de manger de la viande humaine.

Pourtant, ce n’est pas forcément évident d’expliquer en quoi manger de la viande humaine n’est pas éthique, par exemple à partir du moment ou quelqu’un est condamné à mort (je suis contre la peine de mort, mais ceux qui sont pour ne considèrent pas nécessairement que manger de l’humain est éthique). Ou alors si quelqu’un meure d’accident, manger son cadavre pose peut-être un problème éthique, mais personne ne prend la peine de démontrer exactement en quoi, ce qui avouons-le, n’est pas évident tout de suite.

Cela me fait penser à une discussion sur un forum végétarien (vegeweb) où nous discutions du fait que donner la mort à certains animaux semble non-éthique, mais que certains puissent parfois se retrouver un peu désarmés quand il s’agit de le démontrer. Alors que je venais de faire remarquer que tuer un animal « conscient mais pas conscient de lui-même » est un sujet qui a fait couler beaucoup d’encre, et en essayant de résumer brièvement ce qu’en disaient par exemple Peter Singer et Tom Regan, qui divergent sur la question (non pas sur la question de savoir si c’est contraire à l’éthique, mais sur pourquoi et à quel point), quelqu’un fit une remarque très pertinente à laquelle je n’avais pas songé.

Je ne sais plus exactement en quels termes, mais il fit remarquer que les gens qui défendent la consommation de viande nous demandent souvent de justifier et d’expliquer en quoi il est mal de manger de la viande, ou en quoi il est contraire à l’éthique de tuer un animal dans telles ou telles conditions, alors qu’eux-mêmes ne sauraient pas forcément expliquer pourquoi c’est immoral de tuer un humain dans les mêmes conditions. Et pourtant, ce n’est pas plus moral à leurs yeux pour autant.

C’est d’autant plus intéressant que quelqu’un avait transmis l’objection suivante qui a un jour été faite à Peter Singer: si je tue un poisson, il va souffrir et mourir, mais si je ne le tue pas, il finira de toutes façons par mourir et peut-être dans des conditions plus douloureuses, donc qu’y a-t-il de mal à cela? Singer aurait alors hésité sur la réponse à donner. J’avais alors fait remarquer qu’on peut appliquer exactement la même logique au fait de tuer un humain d’une mort rapide, ce qui lui épargnerait les affres de la vieillesse, qui souvent tue lentement. Pourtant, personne ne trouve cela moral.

Mais ma réponse n’explique pas en quoi il est immoral de tuer un poisson ou un être humain. Elle ne fait qu’invalider le raisonnement tenu pour l’un en montrant qu’il est absurde si on le tient pour l’autre, alors que rien ne semble justifier ce « deux poids deux mesures ». Les humains n’aiment pas moins souffrir que les poissons.

Et de fait, j’ai réalisé que bien souvent, quand on défend le point de vue selon lequel tuer un animal est immoral, on ne fait que développer les raisons pour lesquelles tuer un animal est similaire au fait de tuer un être humain. Un documentaire comme Earthlings n’aurait pas une telle force si le narrateur ne rappelait pas, au début, que les autres animaux sont très semblables à nous sur beaucoup de points, des points essentiels qui importent davantage que les différences (ce n’est peut-être pas vrai pour tous les animaux, mais ça l’est pour au moins certain d’entre eux).

Et d’ailleurs, la faiblesse de ce raisonnement, c’est qu’on pourrait objecter que, finalement, il n’y a rien de mal à tuer des humains. C’est le raisonnement qu’ont pu tenir des gens comme le Marquis de Sade (voir dans les cahiers antispécistes: Sade antispéciste, où comment Sade s’appuie sur les ressemblance entre humains et animaux pour en conclure, non pas qu’il est immoral de tuer les animaux, mais qu’il est moral de tuer les humains).

Mais que vaut cette objection? Pour avoir lu quelques livres de Sade, je le vois plutôt comme un grand sophiste, maniant habilement la réthorique ce qui lui permet, via ses personnages, de justifier des actes immoraux par des raisonnements complexes. Des raisonnements qui souvent à mes yeux ne tiennent pas la route, mais qui peuvent aisément troubler la logique du bon chrétien, et le mettre dans l’embarras quand il voudra contrer ses arguments. Mais ça reste de la réthorique et je doute qu’il ait pu parvenir à croire lui-même à ses propres discours. Et qu’il y ait cru ou non, reste que son raisonnement ne s’appuie que sur la difficulté de prouver que tuer un humain est immoral.

Au passage, le raisonnement de Sade pour justifier de tuer les humains est exactement le même que va adopter toute personne de culture occidentale qui souhaite justifier aux yeux des autres le fait que manger de la viande de chat, de chien, ou de tout autre animal dont la consommation est taboue aux yeux des autres: « on mange bien du poulet, pourquoi pas du chat? ». Ca ne justifie rien, puisque rien ne justifie la consommation de poulet, sinon le fait que tout le monde le fasse.

De la même façon, Sade ne démontre pas en quoi il est moral de tuer des animaux (que tout le monde le fasse n’est pas une justification), et donc son raisonnement d’après moi ne tient pas la route. Mais je suis obligée d’admettre qu’il a pu m’arriver, de la même façon, de démontrer de façon satisfaisante que tuer un animal conscient n’était pas très différent de tuer un humain, mais sans prendre la peine d’expliquer en quoi tuer un humain est immoral. Et donc si on veut vraiment être rigoureux, mon raisonnement ne tenait pas la route non plus (que tout le monde pense que c’est immoral prouve-t-il que ça l’est?). Et pourtant, c’est une objection qui m’a très rarement été faite, et quand elle l’a été, c’était sur le ton de la plaisanterie, ou sans que l’on sache réellement si c’était ou non une plaisanterie.

Ma performance en barquette humaine.

Je pense évidemment qu’il est immoral de tuer un humain pour le manger, même si ce n’est pas forcément facile à démontrer. Mais je ne vais pas me fatiguer à me démontrer cela puisque quand j’aborde le sujet, chacun semble unanime sur le fait que tuer un humain est immoral.

Et pourtant… Est-ce si évident que ça? Pour moi oui, encore une fois. Mais pas pour tout le monde. Je n’ai malheureusement pas de chiffres sérieux à proposer, mais plusieurs de mes amis ont organisé, dans le cadre de la mobilisation pour les droits des animaux, des stands de dégustation de viande humaine. Il s’agit de dégustations gratuites de viande (qui est en réalité du simili-carné) présentée comme étant de la viande humaine. Hé bien, croyez-le ou non, en tous cas ils prétendent tous qu’environ la moitié des passants acceptent d’y goûter(1).

C’est étonnant car il y a un tabou important à propos de la viande humaine (qu’exploite d’ailleurs l’action-barquette).

D’ailleurs encore une fois, il y a une contradiction flagrante dans le raisonnement carniste. En effet, les carnistes considèrent pour la plupart d’entre eux, que tuer un animal est un acte immoral, mais que le caractère immoral de cet acte est annulé par le fait de consommer le corps de l’animal, ou du moins d’en avoir l’intention et que ce soit ce qui motive la mise à mort (car tous les animaux tués pour la viande ne sont pas consommés). D’ailleurs, quand on soulève une objection contre l’utilisation de cuir pour fabriquer des chaussures et de jolis sacs à main, il nous est toujours répondu: « mais on les tue pour la viande, alors on peut bien aussi utiliser la peau. »

Pourtant quand on critique la viande, il ne nous est pas répondu qu’on les tue pour la peau et que donc on peut utiliser la viande! (ce serait assez tragicomique, je trouve). Non, on tue pour la viande, d’ailleurs beaucoup de consommateurs de viande sont contre le fait de tuer les animaux pour leur fourrure. Pourtant, la viande répond au besoin de se nourrir tout comme la fourrure à celui d’avoir chaud l’hiver: elle comble ce besoin, mais on peut le satisfaire autrement, sans tuer d’animaux.

D’ailleurs une des objections les plus idiotes que j’ai entendues à l’encontre du végétarisme (un jour faudra que je fasse le top 10), c’est « mais si on les mange pas on sera obligés de les tuer ». Les tuer? Ho, les pauvres! Le fait de manger un animal transforme le « meurtre » cruel en « abattage » moralement neutre.

C’est plutôt l’inverse qu’on observe quand il s’agit d’êtres humains. Imaginez le procès d’un assassin, et que celui si se défende ainsi: « oui c’est vrai je l’ai tué… (exclamations dans l’assistance). Mais c’était pour le manger! Il faut bien qu’on se nourrisse non? Ne vous inquiétez pas, m’sieur le juge: j’ai bien fini mon assiette, je n’en ai pas laissé une miette. Et j’ai fait un abat-jour avec sa peau, comme ça rien ne se perd ».

Je ne pense pas que cette personne serait immédiatement relâchée, le juge décrétant « ha ben si c’est pour le manger, ça va alors. Vous m’avez fait peur, petit chenapan. J’espère que vous m’en avez gardé un morceau ».

Au contraire, le fait d’avoir dévoré sa victime serait une circonstance aggravante. Le motif de l’accusation passerait de meurtre à meurtre aggravé d’acte de barbarie (je ne suis pas experte en droit mais ça ne m’étonnerait pas). Et l’assassin passerait d’assassin à psychopathe barbare, malade fou dangereux à enfermer d’urgence, voire à lyncher si ça existait encore.

Je me rappelle ainsi d’un type qui rêvait de manger un autre humain et qui réussit à trouver un volontaire pour cela. Il fut condamné à une dure peine après avoir dévoré le cadavre de son étrange victime consentante, en commençant par le pénis. Pourtant, je trouve difficile de décider si c’était immoral ou non. Les animaux eux ne sont pas volontaires.

Cette contradiction me semble absurde. D’autant plus absurde que dans le premier cas, l’annulation du caractère immoral de la mise à mort par la consommation du corps est quasi unanime dans l’esprit des gens (seuls les végétariens détonnent, et encore certains continuent tout de même à trouver moins immoral de tuer un animal si c’est pour le manger). Alors que, franchement, qu’est-ce que vous croyez qu’une vache en a à foutre qu’on la tue pour la manger, pour faire des chaussures ou juste pour le plaisir de tuer des vaches? Qu’est-ce que ça change pour elle? Je ne pense même pas qu’elle comprenne le concept de viande.

Alors qu’un humain, bon. Certains semblent avoir de leur vivant des volontés par rapport à ce qui adviendra de leur dépouille. Même si d’un point de vue strictement terre-à-terre, qu’une victime de meurtre soit ou non mangée, pour peu que le tueur ne l’ait pas prévenue de ses intentions anthropophages, ça ne change pas grand chose à son malheur.

Barquette de viande humaine réaliste utilisée dans des mises en scène pour questionner la consommation de viande

En réalité, je pense que cela s’explique par le fait que manger le corps d’un autre être est vue comme un geste de domination totale. D’ou le fantasme étrange de pratiquer l’anthropophagie, et celui encore plus étrange d’en être la victime, qui pourrait être vu comme une forme suprême de masochisme.

D’ailleurs, quand on regarde les moches faits divers où il est question de meurtre suivi d’anthropophagie, les victimes sont souvent des femmes, objets privilégiés de soumission dans les fantasmes courants de la société partiarcale. Alors que dans les cultures qui pratiquaient le cannibalisme, il était, dans la plupart des cas, réservé aux hommes, mais les victimes étaient aussi des hommes, et pas n’importe quels hommes. En fait, on peut dire qu’il y a eu deux catégories de cannibales: ceux qui mangeaient leurs propres morts, pensant ainsi s’attribuer leurs mérites; et ceux qui mangeaient les ennemis tués au combat, ou les prisonniers.

Ainsi, les animaux étant tout en bas de la hiérarchie sociale, les tuer pour les manger n’est qu’un acte banal de domination, admis dans la société. Le même acte de domination exercé envers un autre être humain est considéré comme une très grave transgression sociale, et ce même si la victime est consentante (ce qui je te l’accorde, n’arrive pas tous les jours). C’est justement parce que c’est un traitement réservé aux bêtes que c’est si grave.

De même que ceux qui décrivent l’horreur du sort infligé aux juifs pendant la deuxième guerre, insistent sur cette ressemblance: ils étaient entassés dans des wagons à bestiaux… Comme des bêtes à l’abattoir… Sans se demander s’il est juste que des bêtes subissent ce traitement. Quelques juifs sont devenus végétariens après la guerre, comme Isaac Bashevis Singer. Mais beaucoup de gens ne font que s’indigner contre la transgression que représente le fait de faire subir à des humains un sort selon eux réservé aux bêtes.

Savent-ils exactement pourquoi il est mal de tuer des êtres humains? Personne ne leur a jamais demandé de le justifier.  Mais quelque chose me dit que si c’est mal pour eux comme pour moi, ce ne sont pas pour les mêmes raisons. Pour moi, l’holocauste n’est pas un « crime contre l’humanité ». C’est un crime contre plusieurs millions d’individus, c’est la somme de plusieurs millions de crimes. Je pense que si j’étais traitée comme on a traité ces gens, mes pensées n’iraient pas à l’humanité, à la civilisation, aux mathématiques, aux pyramides d’égypte,  où à d’autres choses sans rapport avec la vie et la souffrance d’êtres sensibles.

Qualifier l’holocauste de crime contre l’humanité pourrait donner un nouveau sens au mot humanité. Un sens… Plus humain. L’humanité comme une somme d’individus sensibles, qu’il faudrait chacun respecter. Mais je connais trop bien le concept d’humanité pour ignorer ce que « crime contre l’humanité » signifie réellement. Il n’y a pas de crime contre l’animalité. Il n’y a d’ailleurs pas de crime contre un être vivant, humain ou non, qui ait autant de gravité qu’un crime contre l’humanité. Car l’humanité n’est pas une somme d’individus sensibles, elle n’est qu’une construction de l’esprit qui n’a pas grand chose à faire des individus. Les humains représentent l’humanité, et non pas l’inverse. Les humains ne sont que des représentants d’un concept. Les animaux représentent eux un autre concept. La sensibilité des uns et des autres semble un sujet entièrement secondaire.

L’empathie a-t-elle le moindre rapport avec les raisons pour lesquelles les humains condamnent le meurtre et la torture d’autres humains? Il m’arrive malheureusement d’en douter.

 

 

(1) Certaines personnes à qui j’ai relaté l’expérience m’ont affirmé que si les gens sont si nombreux à accepter de manger de la viande humaine, c’est forcément parce qu’ils savent que ce n’en est pas vraiment. Cette objection ne tient pas la route: si les gens étaient si horrifiés que ça à l’idée de manger de la viande humaine, qu’est-ce qui leur permettrait d’être si certains que ce n’en est pas, comment en seraient-ils surs au point d’accepter d’y goûter? Vous arrivez devant un stand tenus par de parfaits inconnus, avec de la viande cuisinée et des barquettes très réalistes comme celle sur la troisième photo… Même si on peut supposer que les gens ont des doutes, même si je ne sais pas à quel point ils croient ce qu’on leur raconte, ça prouve au moins qu’ils ne sont pas si loin que ça de manger de la viande humaine. Simple question de norme sociale ?

Le mystère de la crème solaire: enfin résolu?

Bon je sais que ce n’est plus trop la saison de la crème solaire, malheureusement. Mais bon, on s’en fout.

Voici donc la crème solaire d’une célèbre marque que je n’aime pas trop, mais qui a le mérite de ne plus utiliser les tests sur les animaux, même si elle l’a fait pendant des années en prétendant le contraire (en fait, les produits finis n’étaient pas testés, mais les ingrédients l’étaient, ce qui induisait les gens en erreur, sauf ceux qui prennent la peine de vraiment se renseigner, c’est à dire une infime minorité). Bon, mais je veux pas être mauvaise langue, cette marque possède à présent le label One Voice, ce qui signifie qu’elle n’utilise plus de produits testés.

Voici ce qui est écrit sous l’opercule du flacon:

Crème Solaire à l'aphloïa

PASSIONEMENT HUMAIN

L’aphloïa est un arbuste qui pousse sur l’île de Madagascar et qui est à l’origine d’une aventure qui réunit des chercheurs d’Yves Rocher, des communautés villageoises et des associations locales. Ensemble, ils développent une filière de production durable qui rémunère de façon juste les cueilleurs et encouragent la culture de cette espèce végétale.

L’action menée pour l’Aphloïa s’intègre au programme de protection de la biodiversité des forêts de Madagascar.

Cette aventure rassemble des hommes autour d’une démarche responsable et passionément humaine.

Conseils de sécurité au soleil: ne pas vaporiser directement sur le visage. L’abus de soleil est dangereux pour la santé.

Mouais. Apparemment, le soleil peut taper assez sévèrement sur le citron.

Moi qui ne soupçonnais même pas l’existence bienfaisante de l’Aphloïa, cette merveilleuse plante au coeur de cette formidable aventure humaine scientifico-écolo-commercéquitablo-bobo-responsable. La peste soit de mon ignorance! Mais vous vous rendez compte, tous ces hommes qui travaillent ensemble, et qui, en plus de développer cette merveilleuse histoire rémunèrent les cueilleurs de façon juste! C’est vraiment trop sympa.

Bon, je n’ai pas réussi à trouver plus d’infos sur le site de la marque. Ces merveilleuses actions équitables se perdent un peu dans la forêt pluviale de Madagascar, peut-être que les documents ont été volés par une bande de lémuriens. N’empêche, le site m’apprend que la marque fait grand cas des femmes, ce qui me rassure un peu, quand je vois qu’apparemment la merveilleuse aventure humaine de l’Aphloïa ne réunit que des hommes. Donc, même si, virilement, « cette aventure rassemble des hommes autour d’une démarche responsable« , sur le site internet de la marque, on peut lire que « Le Prix Terre de Femmes met à l’honneur les femmes éco-citoyennes, militantes du quotidien et souvent anonymes, qui agissent en faveur de l’environnement. » Enthousiaste, Jacques Rocher ajoute que « . Ces femmes témoignent que chacun, à son échelle, a un rôle à jouer. Elles nous montrent aussi que l’écologie est faite d’émotion, de partage, de
rires et de sourires !« 

Merci, Jacques. Grâce aux femmes, on sait maintenant que l’écologie est faite d’émotions. Parce que bon, les femmes sont des êtres émotifs, c’est bien connus, surtout à certaines périodes.
 

 

Mais bref, ne soyons pas mauvaise langue, c’est merveilleux l’Aphloïa, quand même.

C’est juste dommage qu’ils aient oublié d’en mettre dans le produit.

ça a l'air appétissantMais bon, on peut pas penser à tout hein.

Ou alors, peut-être qu’ils ont juste partagé un bon pétard d’Aphloïa avec les cueilleurs rémunérés de façon juste et des associations locales, et du coup, y en avait plus quand ils ont voulu en mettre dans le produit. C’est des choses qui arrivent. Du coup ils ont mis un peu de tétrasodium EDTA, un doigt de Stearth-21, et une petite lichette de phenoxyethanol, et puis ils se sont dit que ça revenait au même après tout, personne de verrait la différence, c’est pas comme si les gens lisaient les étiquettes, et puis c’était l’heure des free hugs.

Un peu comme cette autre célèbre marque qui ne teste pas non plus sur les animaux, mais conspuée depuis qu’elle a été rachetée par le groupe Loréal (ça se comprend). Alors eux, ils se font des calins parce que leurs bouteilles de shampoing et de gel douche sont en PET recyclé.

http://img412.imageshack.us/img412/9286/p1110882.jpgLa traduction française conclue plus sobrement: « ça se fête, non? » Encore qu’on sait pas très bien comment ça se fête.

Made with passion…