Dans ce blog, il y a des photos, des idées, des fleurs, des zombies, des cailloux, et plein d’autres trucs. Mais il y a surtout une chose: des sujets qui fâchent. Des sujets qui agacent, qui divisent, qui exaspèrent.
Je ne parle pas seulement du pauvre ère perdu sur les internets, passant par là totalement par hasard au détour de jeuxvidéo.com ou d’une autre poubelle du net, qui croit bon de rappeler à tout hasard que les animaux sont faits pour être mangés, les putes pour êtres baisées, qu’il faut pas essayer d’influencer les autres (sauf quand on travaille dans l’enseignement, la communication, la publicité ou le marketing, mais ça c’est normal) et qu’essayer de faire évoluer la société c’est mal. Non, je parle de tout le monde. Tout le monde peut être dérangé par les sujets abordés ici, quel que soit son esprit critique ou son implication dans différentes luttes. Le sujet de la prostitution, par exemple, divise beaucoup les féministes, si bien que j’ai longuement hésité avant de l’aborder. Mais si je n’abordais que les sujets qui ne fâchent pas, je pense que ce blog n’aurait qu’un intérêt limité.
En bref, ça ne me dérange pas de déranger parce que ce que je dis ici c’est le contraire du discours dominant qu’on entend partout, et que si ça dérange c’est que les gens réfléchissent et remettent en question leurs a priori culturels. Le problème, c’est qu’il n’y a pas que ça. En théorie, on peut parler de tout; en pratique, il y a des gens qui me lisent, chacun avec son histoire, son vécu, et il y a un contexte social.
J’ai hésité à parler de prostitution parce que, si les clients sont toujours considérés comme étant dans leur bon droit, les prostituées non seulement pratiquent une activité dangereuse et souvent traumatisante, mais sont victimes d’une stigmatisation sociale très forte. Finalement j’ai parlé de prostitution mais avec beaucoup de prudence, en essayant de clarifier ma position le plus possible. Globalement je ne pense pas avoir été mal comprise sur ce sujet.
Ensuite j’ai abordé le sujet de la soumission aux injonctions esthétiques. Là je me suis pris une grosse shitstorm dans la face. Et j’ai trouvé que c’était carrément exagéré parfois. Mais ça m’a fait réfléchir.
Puis j’ai abordé LE sujet qui fâche: l’éducation des enfants. J’ai attendu très longtemps avant de commencer à en parler et j’ai essayé de le faire d’une façon la plus prudente possible. Mais ça n’a pas forcément suffi.
Ce que tous ces sujets ont en commun: la culpabilisation des femmes.


