Aujourd’hui le monde me débecte

Ou plutôt, hier le monde me débectait, mais j’étais trop obligée à jouer à World of Warcraft pour écrire des notes de blog. Pourtant, si j’ai cru échapper à la ferveur électorale des Français en voletant tel un papillon sur les terres de Norfendre et d’Azeroth et en baffant des gros monstres vilains pas beau, c’était oublier que dans les meuporgs, on joue avec des gens, et en l’occurence, des français. Lesquels m’ont rebattus les oreilles avec leurs opinions politiques, généralement à base de « Nicolas Sarkozy est laid » et « François Hollande est mou ».

Au fond, je m’en flan complètemou. Bon, j’avoue, j’ai été un peu soulagée de savoir qu’on en avait fini avec le président Nicolas Sarkozy, mais c’est en partie parce que j’en avais marre d’entendre parler de lui sans arrêt. Ne comptez pas sur moi pour épiloguer sur la petite taille ou le physique peu avantageux du président sortant. Ca peut m’arriver, entre potes, de faire ce genre de blagues, on rigole bien. Mais je constate que pour la plupart des gens, la politique s’arrête là. « Il a bien parlé l’autre jour au débat, il a gagné, l’autre y savait pu quoi dire. Et puis de toutes façons, son adversaire est pas charismatique. Il a un gros nez. » Etc etc…

Combien de gens lisent les programmes? Pourtant, ça n’a pas empêché la France entière de se passionner pour les élections. Combien savent vraiment de quoi il retourne? Combien pourraient expliquer brièvement leur vote, aussi bien dans un camp que dans l’autre, sans se référer au physique des candidats ou à leur façon de s’exprimer avec plus ou moins d’emphase, en donnant de VRAIS arguments politiques, « je vote pour lui parce que l’autre est un con » n’en étant bien sur pas un? Lire la suite

Lepen à la manifestation pour les animaux: et pourquoi pas?

Le 24 mars, ce samedi donc, aura lieu une grande manifestation pour les animaux, en vue des élections de 2012.
Je ne rentrerai pas ici dans des considérations du style « faut-il voter ou est-ce que c’est pareil que pisser dans une contrebasse »… A vrai dire je n’en sais rien. Ce qui m’intéresse, c’est que manifester est un acte politique. Et que si on veut avoir la moindre influence sur la vie des animaux, c’est bien joli de mettre du lait de soja dans son café, mais encore faut-il le revendiquer.
Revendiquer que l’animal n’est pas une marchandise, revendiquer que le spécisme est une discrimination au même titre que le sexisme, le racisme, l’âgisme et d’autres encore. Que l’utilisation de l’animal est une forme d’oppression intolérable qui, comme toute oppression, n’a rien à faire dans une société civilisée.

Bon, moi j’apprends à mon retour en France l’existence de cette manif. Je me dis chouette, un mouvement politique pour les animaux, exactement ce qu’il faut. J’ai cherché le site de la manif, donc, pour en savoir un peu plus.

Et là, je déchante. Mais vraiment. Je suis effroyablement déçue. Je n’ai lu que la première phrase du manifeste, et déjà, cette manifestation qui se veut « unitaire » annonce d’emblée la couleur, en excluant les véganes abolitionnistes et l’idée même d’abolition. Le manifeste commence ainsi:
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Pour en finir avec le mythe de la pureté

Suite aux débats qui ont eu lieu sur ce même blog, et qui portaient en partie (mais pas seulement) sur la question de savoir s’il faut ou non promouvoir le véganisme, je voudrais revenir sur un point que j’ai déjà évoqué sur ce blog, mais sur lequel, je pense, je n’ai pas assez insisté.

J’ai évoqué ce que j’ai appelé le mythe de la pureté. Je voudrais rappeler brièvement de quoi il s’agit.

Le mythe de la pureté

Un concept clé pour comprendre ce qu’est (ou ce que devrait être) le véganisme

Le mythe de la pureté consiste à croire que le véganisme est une question de pureté individuelle.

Croire au mythe de la pureté revient à faire du véganisme un problème purement personnel, puisque la pureté et l’intégrité d’un individu ne regardent que lui, un peu comme s’il s’agissait d’une attitude religieuse.

Il est souvent le fait des gens qui critiquent le véganisme, mais aussi de certains véganes eux-mêmes. Ainsi, certains auteurs végétariens ou végétaliens, comme Antonella Corabi dans cet article, ont soumis des critiques constructives du véganisme, en mettant en avant ce thème de la pureté personnelle. Il apparait, à la lexture de ce texte, que la pureté personnelle est un vrai problème, qui freine la progression du véganisme.
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