Adieu la cabane

Voici un petit reportage sur la cabane (ce n’est pas moi qui l’ai fait, donc merci aux auteurs).

La cabane

Il a fallu l’intervention de 26 flics et du GIPN pour déloger Kevin de l’arbre. On fait intervenir le GIPN parce qu’y a un mec dans un arbre. Encore une fois, aucun règlement n’interdit de s’asseoir sur un arbre. Mais les Indignés dans les arbres pendant les estivales, ça ne fait pas propre. Enfin, bref…

Les constructions dans l’arbre (et construire une cabane dans un arbre, ça se fait pas tout seul, c’est beaucoup de travail et d’organisation) ont été impitoyablement détruites.

Mais ce qu’ils ont construit, bien sur, ce n’est pas que matériel. Peut-être que quelque chose subsiste, en tous cas ça aura fait remuer un peu le quotidien. La cabane (et alentours) c’était un endroit où n’importe qui pouvait venir, s’asseoir et discuter, un endroit où l’on partageait tout. Il y avait une joie, une bonne humeur particulière. Comme une gentille fausse note dans un paysage d’égoïsme, l’éclat d’un arc-en-ciel sur le béton morose. Comme un espoir qui fait vivre, dans la musique et les slogans griffonnés partout. J’ai rencontré des gens formidables là-bas, même si je n’ai pas eu le temps de connaître beaucoup de monde. Il y avait, en fait, énormément de monde qui gravitait autour de la cabane, des gens qui y restaient souvent, d’autres de passage ou qui, comme moi, ne venaient que de temps en temps. Mais je crois que tout le monde se sentait là comme chez soi.

Adieu donc la cabane, je regrette de n’avoir pas été là pour la défendre moi aussi. J’espère que cet épisode est à suivre. Et, au fond, je le crois.