Quatre préjugés sur le polyamour

L’amour c’est comme les bactéries: c’est pas sale.

Mmh… Non. L’amour c’est comme les bactéries parce que y en a partout mais on ne le voit pas.

Non c’est pas ça. L’amour en fait c’est comme les bactéries parce qu’on le cherche dans les chiottes de bar alors qu’en fait ça se trouve surtout à l’intérieur de nous.

Mmh… Non, pas terrible, on essaye encore:

L’amour, c’est comme les bactéries: quand ça se divise, en fait ça se multiplie.

Parole de Biologiste.

Mensonges et préjugés sur le polyamour

Après cette brillante introduction, et avant de rentrer dans le vif du sujet, je vais encore vous casser les noix deux minutes avec une question sémantique. C’est la première fois que j’utilise le terme « polyamour » sur ce blog. Parce qu’il est pas beau, il a le hiatus disgracieux et mon éditeur de texte persiste à le souligner en rouge, ce qui fait bobo à mes yeux. Et aussi parce que j’arrête pas de dire à qui veut l’entendre que j’aime pas les étiquettes (sauf celles sur les fruits, je les aime bien et je les colle sur le frigo ou dans mes cahiers, et quand j’étais petite je les collectionnais et tout, mais à part sur les fruits je n’aime pas les étiquettes). Mais bon ce qui est pratique avec les mots comme « véganisme » ou « polyamour » c’est qu’outre constituer des étiquettes, ils servent surtout à émettre un concept long à expliquer à travers un seul mot. Ainsi, quand vous en avez marre de répéter « je mange pas de viande pas de poisson pas de produits laitiers pas d’œuf et je porte pas de cuir pas de laine blablablablabla pour des raisons éthiques de respect des animaux blablablablabla » vous dites simplement « je suis végane ». Ce qui est justement en fait le but d’une étiquette. Malheureusement l’étiquette vient souvent avec tout un ensemble de préjugés et de clichés, et c’est pourquoi je ne les aime pas (sauf sur les fruits) même si elles sont bien pratiques (sauf sur les fruits parce que des fois quand on fait pas gaffe on les mange). Et c’est justement aujourd’hui les préjugés sur le polyamour que je vais évoquer. Et attention parce que j’en ai gros sur la patate.

Quand tu dis que tu es polyamoureux…

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Poire le violeur : quand « séduire » devient « faire céder »

Céder n’est pas consentir.
Nicole Claude-Mathieu

Apprendre à séduire, quelle brillante idée.

Vous vous souvenez? J’avais parlé de Poire, le nice guy, le pauvre mec qui n’avait pas confiance en lui, qui voulait séduire mais qui ne savait pas faire, qui se plantait lamentablement, et qui accumulait la frustration et la rancœur jusqu’à haïr l’objet de son désir.

Ha les femmes, toutes des salopes. Veulent même pas sortir avec moi. Non mais j’vous jure.

Et puis il avait reçu des conseils, à droite, à gauche, il avait lu, il s’était dit: maintenant je n’ai plus envie d’être un loser. Maintenant je vais séduire, je vais être comme tous ces mecs qui ont des femmes. (Car Poire confond avoir et être, ou du moins il s’imagine qu’avoir est la clé du bonheur. Pauvre petit gars).

Poire devint Poire le player.

Et puis…

Voilà.

Comment un petit mec timide devient un agresseur sexuel? Lire la suite

Appel contre l’incitation au viol sur internet

 L’intégralité de cette tribune peut être téléchargée ici. Toute personne adhérant à cet appel peut le reprendre à son compte et le reproduire, le diffuser et le publier.
 

Incitation au viol sur un site de coaching en séduction

Nous, militantes féministes, avons récemment dénoncé un site de coaching en « séduction » appelé Seduction By Kamal (1) comme incitant au viol. Lire la suite

Compliqué, si compliqué…

Récemment, est sortie une infâme bouse sur un infâme site de merdeux habitués à répandre leurs étrons textuels sur le pauvre internet. Rien de nouveau donc. Ce qui est étrange, c’est que cet article en particulier a choqué, alors que le contenu de jook.fr oscille habituellement entre le merdique et le catastrophiquement merdique. On y apprend, dans le désordre: que les femmes qui n’aiment pas les claques sur les fesses sont des emmerdeuses frigides, qu’il ne faut jamais faire l’amour à 3 avec un autre mec et une fille (quand on est un mec, mais tous les articles partent du principe que le lecteur est un mec, no girls on ze internet comme disent les abrutis), qu’on peut tout se permettre sexuellement avec une fille qui a fait du porno, que les « renois » ont tous un look d’enfer (ils ont aussi le sens du rythme et sont de grands enfants je parie?), et que c’est pas la peine de soigner ses fringues pour aller se taper des putes en Thaïlande.

Et donc au milieu de tout ça, l’article qui nous expliquait le point de vue de l’auteur sur « les grosses », ces sous-humaines, ne faisait pas tache dans le décor. J’ai lu cet article parce qu’il a beaucoup été partagé, mais j’ai été surprise qu’il disparaisse le lendemain (j’ai (mal)heureusement pu retrouver une copie). Enfin, je l’ai lu… Je l’ai survolé, disons, ce qui est déjà pas mal. Quand vous survolez un merdier vous êtes toujours trop près du sol. Et sans exagérer, je crois que chaque phrase de cet article vaut un double facepalm. Au moins. Chaque phrase de cet article est un étron puant posé sur votre pauvre cerveau.

Pourquoi j’en parle alors?

C’est juste que… Je sais pas, j’avais envie de remettre cet étron en perspective. De me demander: pourquoi, comment, qu’est ce que ça veut dire au fond?

D’abord de quoi parle l’article? Un sujet déchire l’auteur, l’empêche de dormir la nuit. Il s’agit d’une catégorie d’êtres hybrides totalement à part: les « grosses qui ont un beau visage ». Lire la suite