Compliqué, si compliqué…

Récemment, est sortie une infâme bouse sur un infâme site de merdeux habitués à répandre leurs étrons textuels sur le pauvre internet. Rien de nouveau donc. Ce qui est étrange, c’est que cet article en particulier a choqué, alors que le contenu de jook.fr oscille habituellement entre le merdique et le catastrophiquement merdique. On y apprend, dans le désordre: que les femmes qui n’aiment pas les claques sur les fesses sont des emmerdeuses frigides, qu’il ne faut jamais faire l’amour à 3 avec un autre mec et une fille (quand on est un mec, mais tous les articles partent du principe que le lecteur est un mec, no girls on ze internet comme disent les abrutis), qu’on peut tout se permettre sexuellement avec une fille qui a fait du porno, que les « renois » ont tous un look d’enfer (ils ont aussi le sens du rythme et sont de grands enfants je parie?), et que c’est pas la peine de soigner ses fringues pour aller se taper des putes en Thaïlande.

Et donc au milieu de tout ça, l’article qui nous expliquait le point de vue de l’auteur sur « les grosses », ces sous-humaines, ne faisait pas tache dans le décor. J’ai lu cet article parce qu’il a beaucoup été partagé, mais j’ai été surprise qu’il disparaisse le lendemain (j’ai (mal)heureusement pu retrouver une copie). Enfin, je l’ai lu… Je l’ai survolé, disons, ce qui est déjà pas mal. Quand vous survolez un merdier vous êtes toujours trop près du sol. Et sans exagérer, je crois que chaque phrase de cet article vaut un double facepalm. Au moins. Chaque phrase de cet article est un étron puant posé sur votre pauvre cerveau.

Pourquoi j’en parle alors?

C’est juste que… Je sais pas, j’avais envie de remettre cet étron en perspective. De me demander: pourquoi, comment, qu’est ce que ça veut dire au fond?

D’abord de quoi parle l’article? Un sujet déchire l’auteur, l’empêche de dormir la nuit. Il s’agit d’une catégorie d’êtres hybrides totalement à part: les « grosses qui ont un beau visage ». Lire la suite

La Vraie Fille Féminine

Pour toi lecteur, j’ai mené une enquête fastidieuse. J’ai ressorti mes agendas du lycée. J’ai fouillé dans la cave chez mes parents pour ressortir mes vieilles barbies. J’ai regardé des photos de mariage. J’ai observé scrupuleusement la couverture d’un magazine Elle (bon, je l’ai pas ouvert, il faut pas pousser) et j’ai vaguement écouté la télévision en faisant des cakes. Aujourd’hui, cher lecteur, l’elfe va te révéler le début de l’embryon d’un mystère insondable. Aujourd’hui, et puisque le Vrai Mec en a déjà pris pour son grade, je vais te parler de la Vraie Fille Féminine.

Je me souviens, quand j’étais ado, aux mariages et aux bar-mitzva, j’étais sommée de reléguer mon jean au placard pour enfiler une robe achetée pour l’occasion, et montée sur une paire de talons sur lesquels je ne savais pas marcher, je me maquillais à la truelle. Alors, tout le monde s’extasiait: enfin, tu ressemble à une Vraie Fille Féminine ! Mais je savais bien que je n’en étais pas une, la preuve c’est que j’avais du mal à marcher avec des talons, que ma robe remontait sans arrêt, ce qui m’obligeait à la remettre en place toutes les dix secondes, et que j’étais beaucoup, beaucoup trop grosse (56kg pour 1m70).

De toutes façons, quelque chose en moi savait que je ne pouvais que donner l’impression d’être une Vraie Fille Féminine, mais que je n’en serai jamais vraiment une. Ce que j’ignorais, c’est que personne n’arrive vraiment à être une Vraie Fille Féminine, car c’est impossible. Qu’importe, la VVF n’a pas besoin d’exister pour être si présente dans nos esprits. Elle existe imaginairement, ce qui est bien suffisant pour parfois nous souffler à l’oreille notre conduite, à nous les femmes… Et peut-être bien aussi aux hommes.

barbie Mais pourquoi être une Vraie Fille Féminine?

Lire la suite

Les vrais mecs contre Le Vrai Mec

Parfois, je me dis que je devrais arrêter d’écrire, tellement les gens lisent n’importe quoi. Certains ont poussé la vraimecitude jusqu’à trouver que mon dernier article versait dans la misandrie.

Je ne parle pas seulement du petit bichon hargneux qui a posté le second commentaire, mais de diverses réactions peinées, toujours de la part d’hommes.

C’est tout de même très triste. Pas vraiment parce que ce n’est pas ce que je voulais dire, mais parce que c’est là que je constate à quel point les hommes sont souvent profondément sexistes, et que ce sexisme ne joue pas seulement sur l’image qu’ils ont des femmes, mais aussi sur l’image qu’ils ont d’eux-mêmes (inversement, le sexisme des femmes joue aussi beaucoup sur leur image d’elle-même, mais j’y reviendrai).

Certains de mes amis se sont tellement identifiés à l’archétype de « vrai mec » que j’ai décrit, cet espèce d’abruti fini obsédé par son pénis, cet « étalon priapique au QI de moule » pour reprendre les termes que j’avais utilisés, qu’ils ont été vexés que je dise mes quatre vérités en ce qui concerne ce modèle.

Lire la suite