Un matin ordinaire

Lundi, huit heures. Métro parisien. Un matin ordinaire.

J’ai passé une nuit courte, mais je me sens plutôt alerte. Parfois, je suis attentive, à l’écoute, et j’observe les gens. Et c’est très étrange, dans un endroit comme le métro. Car dans le métro, comme dans les centre commerciaux, les gens ne s’observent que rarement les uns les autres. C’est comme si personne ne pouvait me voir, comme s’il y avait une bulle autour de moi. Pourtant je suis là, j’observe et j’écoute. Et je ressens.

Je ressens de la tristesse. Je ressens de la fatigue. Les visages sont clos. Les gestes mesurés pour ne pas se mêler aux autres. La lumière glauque donne aux yeux fatigués des expressions éteintes. Déconnectées. mannequinsLes gens vont travailler. Il y a si peu de joie dans leur vie. En ce moment, en tous cas, mais ce matin est semblable à tant d’autres… Ils quittent leur lit, ils quittent le week-end; mais j’ai aussi le sentiment que la plupart ont renoncé à leurs rêves d’autrefois. Pire: ils les auraient même oubliés. En ce lundi matin, ils renoncent à leur journée. Renoncent à en faire ce qu’ils voudraient. Perpétuel abandon. Perpétuel renoncement.

Comment en est-on arrivé là? Quelles pressions les écrasent ainsi? Est-ce la peur de la pauvreté, de la faim, du manque? Ou celle de la honte d’être chômeur, d’être oisif, de n’être rien? La valeur travail est-elle nécessaire, est-elle suffisante pour dépouiller tous ces gens de leur journée?

L’argent est-il préférable au temps?

Je me promène parfois dans Paris, et il y a tellement de choses à acheter. Acheter, acheter, acheter. Un nouveau set de table, une nouvelle éponge de bain, un porte-savon, une nappe 100% pur coton pour être assortie avec les serviettes, un pot à crayon fantaisie, de la vaisselle, des fringues, du maquillage, des meubles, des coussins, des peluches, des lampes, des stylos… En ce moment je me sens presque à l’abri. A l’abri de l’orgie consumériste: je n’ai pas d’argent. C’est tellement bien parfois d’avoir peu d’argent, quand on vit dans ce monde. De quoi manger. Un endroit où dormir. J’habite pas vraiment chez moi, ce qui me dispense d’acheter un nouveau tapis de bain trop chouette assorti à une lunette de chiottes tendances, ou des dessous de verre avec des verrines assorties au cas où j’aurais des invités en plus. J’aime pas la déco de ma chambre et tant pis. J’ai beaucoup de chance d’avoir de quoi manger et un endroit où dormir, un ordinateur, un appareil photo, quelques vêtements et parfois un billet de train. J’ai aussi de la chance de n’avoir pas beaucoup plus. Pas trop. Car c’est pour tout cela que les gens ont renoncé, en ce lundi matin, à faire ce qu’ils avaient envie de faire aujourd’hui.

Dans le métro, en face de moi, il y a une dame qui fait une drôle de tête. Elle souffre, visiblement. Je crois qu’elle a mal aux dents, ou quelque chose comme ça. Elle ressent de la douleur. Mais personne ne la regarde. Que ressent-elle d’autre? Elle est seule dans la foule. Les gens ont leurs problèmes.

En renonçant à soi, on renonce aussi aux autres. Je ne crois pas que les gens s’en fichent les uns des autres, je crois que chacun a déjà trop à faire avec soi-même. Il faut se gérer. Gérer ses manques. Gérer les défaillances de son être, dans un monde qui n’est pas fait pour nous. S’adapter, perpétuellement. Gérer l’enfant en soi, celui qui est pur, celui qui a faim, a froid, veut encore dormir un peu, se sent seul, n’aime pas la pluie ou voudrait patauger dans les flaques. Celui qui, si tu l’écoutais, te dirait: reste à la maison aujourd’hui, ou allons nous promener dans les rues, allons à la plage, faisons des bulles de savon, mange des pêches, téléphone à tes amis et dis-leur de venir te rejoindre.

Il faut gérer cet enfant-là, l’écouter un peu, souvent le faire taire. Parfois même il faut gérer cet autre enfant, lui apprendre à être un adulte comme toi, qui se dira « non, je dois aller au travail ». Qui se taira et attendra. Qui parlera plus fort que les autres. Qui n’écoutera pas. Qui n’écoutera plus.

Mais comment font-ils? Et pourquoi?

Je crois que ce ne serait pas si facile de vivre heureux dans un monde parfait. Peu d’entre eux trouvent encore la force de sourire. Je voudrais leur dire combien je suis désolée pour eux. Mais ils ne pourraient pas m’entendre. Ils croiraient que l’on joue au jeu de l’adulte, celui qui juge, celui qui se sent supérieur et se permet d’être condescendant. Ils diront: je vais bien, merci. Ils ignorent d’ailleurs qu’ils sont malheureux. Ils ignorent aussi que l’on peut ressentir, gratuitement, comme ça, de l’amour pour eux. ils sont tous si bien habillés, si bien coiffés, ils ont fait tant d’efforts pour être acceptés. Pour être acceptables. Comment s’imagineraient-ils alors qu’on peut les aimer comme ça, pour ce qu’ils sont humains, sans rapport avec ce qu’ils représentent? Ce serait absurde. Si cela avait du sens, alors tout le reste n’en aurait plus. Le travail, le maquillage, les beaux vêtements, les belles chaussures, l’argent, le prestige, les nouveaux sets de table, tout cela n’aurait plus aucun sens si on les aimait gratuitement, comme ça, pour rien du tout.

J’aimerais leur dire aussi, quand ils sont là à écouter de la musique pour ne pas regarder autour d’eux, quand leur envie d’ailleurs et leur soif d’authentique dégouline en publicités sur les murs du métro, j’aimerais leur dire qu’il y existe des endroits plus sales, plus bruyants, où la lumière est plus glauque, où l’on crève de solitude mais aussi de froid et de faim. J’aimerais leur dire à tous: ça pourrait être pire.

72 réflexions au sujet de « Un matin ordinaire »

  1. Poignant, touchant et totalement ancré dans le réel…

    Merci pour ce billet qui retourne, dévoile ce que l’on voit dans le train, dans le métro, dans ces lieux de transports en commun où les vies de chacunes et chacuns se dévoilent au détour d’un regard, la peur qui se lit parfois lorsque les regards se croisent et que l’un et l’autre se rendent compte qu’ils dévoilent malgré eux leurs aspirations, leurs peines, leurs renoncements et leurs rêves frustrés…
    Amour, liberté, espoir et rêve tout simplement dévorés par une société qui n’est que le reflet d’une avidité profonde de possession égoïste qui nous fait nous oublier et renoncer à découvrir le merveilleux sommeillant en l’autre par crainte de ne plus coller à l’image que nous espérons renvoyer à autrui…

  2. J’ai vécu à Paris pendant presque trois ans. Au début, je regardais beaucoup les gens, tous les gens. Ça me fascinait, il y en avait tellement, et tous si différents. Mais ça ne leur plaisait pas que je les regarde. Ça se voyait bien. Je me suis laissée intimider. j’ai baissé les yeux.

    Quand, sur un trottoir, je tenais un enfant par la main, je le ramenais sans cesse devant moi pour qu’il ne se fasse pas bousculer: les gens qui viennent en face ont le regard fixé à la hauteur des épaules, ils ne voient ni ce qui est plus haut (le regard interdit), ni ce qui est plus bas. Ils ne voient pas l’enfant.

    En rentrant « chez moi », j’ai vécu un curieux incident: je fonçais droit devant moi avec mon caddie, une dame venait en face, elle a fait un crochet pour m’éviter et m’a souri. J’ai surpris chez moi, dans ma petite tête formatée, un mouvement agressif: qu’est-ce qu’elle me veut, celle-là, je la connais pas… Mouvement qui m’a, heureusement, fait sourire à mon tour. Convalescence.

  3. Je t’ai vue aussi ce lundi matin dans le métro, tu étais malheureuse mais tu ne le savais pas. Tu ne souriais pas non plus.
    Moi j’étais avec mon casque Beats, donc comme j’écoutais de la musique je ne pouvais regarder, car ce sont deux sens incompatibles, si tu écoutes tu ne peux regarder, c’est bien connu.
    Sinon la chambre que tu as à Paris, c’est un cadeau magique tient, quelqu’un l’a pas payé un jour pour toi? étrange.

  4. Merci pour ce billet, je ressens aussi la détresse des gens quand je suis dans les transports en commun, c’est terrible, je trouve de vivre ainsi à l’encontre de ses envies.
    Pour le côté consumériste, j’ai été effaré par l’affaire « 3 suisses ». Suite à un bug informatique, il était possible d’avoir 50% de réduc sur TOUS les articles du catalogue. Et devinez quoi ? Les gens se sont précipités pour commander des Ipad et autres ordinateurs ou objets multimédia. Je trouve cela affligeant, cette frustration qu’illes ont de ne pas pouvoir se payer des objets et du coup, à profiter d’un bug, tout ça pour pouvoir dire après « j’ai un Ipad, une Iphone ». Quand on sait qu’Apple en plus est une firme qui n’a pour but que de rendre captifs ses clients car rien n’est compatible avec Apple, cette envie d’être enchaîné avec un boulet au pied, tout en étant « hype », ça me dépasse complètement. Je vis comme l’Elfe, avec très peu et même gratis, je n’en voudrais pas de leur objets « design » chez Apple.
    PS : Microsoft c’est pas mieux mais ceux-ci au moins ne bénéficient pas d’une aura complètement surfaite comme la pomme. C’était mon quart d’heure de colère contre une imposture marketing.

  5. Damien Saez, Pilule

    « Je me lève et je prends des pilules pour dormir
    Je prends le métro dans la meute je rêve de partir
    Dans des pays où il fait chaud à lautre bout du monde
    Loin de ce boulot qui me tue et qui creuse ma tombe
    Je me lève et je prends des pilules pour dormir
    Les jours se ressemblent et putain cest triste à mourir
    Quand on a rien pour soi que le chèque de fin dmois
    La télé, le canapé et le crédit à payer

    Je vais les rues je vais les lieux où on ne mattend pas
    Ceux que je croise au fond des yeux non ne me voient pas
    Je parle à des gens comme moi qui nont lair de rien
    Des esclaves en muselière qui nen pensent pas moins
    Je fais le mort je fais le fier je fais celui qui existe
    Mais dans lombre du miroir je ne vois que du triste
    Parano dans les rues putain je parle seul
    Toxico au pognon je vais droit au cercueil
    En or sil vous plaît je voudrais quon minhume
    Mais jai les moyens que de la fosse commune
    Un jour cest vrai je vais finir par me trouver un flingue
    Et je descendrai dans la rue si tu bouges je déglingue
    Ils me mettront au fond du trou une balle dans la tête
    Mais putain ça sera pas pire que mon putain de quotidien

    Je me lève et je prends des pilules pour dormir
    Je prends le métro dans la meute je rêve de partir
    Dans des pays où il fait chaud à lautre bout du monde
    Loin de ce boulot qui me tue et qui creuse ma tombe

    Jai des amis jai des amours je connais pas leur nom
    On surfe tous au gré des toiles sûr quon est pris dedans
    Sûr quon est rien de rien que du vide que du vent
    Sûr quon est rien rien que des morts que morts des vivants
    Je rêve un jour de rencontrer les filles de Miami
    Et les stations senchaînent moi je sors à Vitry
    Dans les couloirs du métro je crache sur les murs
    Mais la nation me guette mais la nation me guette
    Je suis un homme mort coincé entre quatre murs
    Je suis je suis je suis un homme moderne
    Je me cogne la tête et jessaie de menfuir
    Mais les miradors guettent mais les miradors guettent

    Je sais quil me regardent en haut du haut des satellites
    Dans mes rêves dAmérique moi je tente de fuir
    Le lendemain qui mattend ? Le couteau
    Le couteau dans le dos
    Je sais bien au fond de moi-même quils veulent me faire la peau
    Trois jour dans le métro moi je suis le troupeau
    direction labattoir
    A quatre pattes sur le dos
    Ils me mettrons comme ils ont mis mes parents et les tiens

    Pour quun putain dactionnaire nage avec les dauphins

    Je me lève et je prends des pilules pour dormir
    Je prends le métro dans la meute je rêve de partir
    Dans des pays où il fait chaud à lautre bout du monde
    Loin de ce boulot qui me tue et qui creuse ma tombe
    Je me lève et je prends des pilules pour dormir
    Les jours se ressemblent et putain cest triste à mourir
    Quand on a rien pour soi que le chèque e fin dmois
    La télé, le canapé et le crédit à payer

    Amphétamine sous lexomil extasie sous valium
    Lhéroïne de mes nuits des acides dans les chewing-gums
    Des cachets pour maman des antidépressiants
    Du viagra pour les vieux et des calmants pour les enfants
    Neuroleptiques toujours sûr quon cherche le jour
    Où nous verrons lumière dans tant de contre-jours
    Société cest perdu nos amours sous tranquilisant
    Qui sommeillent dans les cœurs des métros de perdants
    Dis quand viendra le jour où nous retrouverons flamme ?
    Ici tout est fini paris nest plus Paris
    Chez les gauchistes dans la droiture chez les anars de mon pays
    Y a les télés qui sallument
    Et les filles qui disent oui

    Satellite extasie
    Somnifère sur mon esprit
    Est-ce que je verrai un jour les filles de Miami ?
    Temps modernes à la mine je cherche qui je suis
    Pour un coup de soleil faudra payer le prix
    Les pornos et les joints non ne me font plus rien
    Moi je crache mon venin à la face du destin
    Les stations de métro sont mon unique route
    Sous lacide des pluies passer entre les gouttes
    Alors la nuit je traîne comme un loup dans la plaine
    Qui pourra remplacer e poison dans la veine ?

    Et je cherche aux étoiles
    A qui donner mon corps
    Dans les boites à cochons
    Je vais sur les dancefloors
    Dans les boites à cochons
    Je vais sur les dancefloor « 

    • C’est pas le genre de musique que j’écoute habituellement, mais j’ai bien aimé. Merci !

      • Je m’attendais à ce genre de remarque. Cela dit je trouve que cette image est très réaliste.

      • Ce dessin exprime exactement ce que j’ai pensé en lisant l’article. Ce genre de réflexions fleurit, mais si personne ne change rien à ses habitudes, ça ne sert qu’à se mentir à soi-même en se disant « j’ai tout compris mieux que les autres ». Alors peut-être ( sûrement, au vu de ce que je lis sur ton blog ) que toi, l’Elfe, tu as fais des choix de vie en adéquation avec tes valeurs et qu’effectivement tu peux sentir un vrai décalage. Personnellement, en ce moment je suis à Paris et je prends régulièrement le métro, je n’ai pas l’impression que les gens soient si tristes ou éteints.
        Tout ça pour dire que je ne critique pas le fond de l’article, je suis d’accord, mais je me demande si les gens en le lisant se rendent bien compte de quel côté ils sont ( et perso, je me sens entre les deux ).

        • Je trouve ce dessin juste, mais je trouverais aussi extrêmement réducteur de dire qu’il correspond à ce que j’ai écrit ici. Oui, je me sens en décalage: je ne travaille pas, en ce moment je choisis de ne pas travailler pour le moment et de voir du monde et de faire bouger les choses; donc je suis déjà en décalage avec les gens qui vont travailler en métro. (j’allais à la gare). Après tu peux très bien te sentir en décalage sur le plan intellectuel mais pas sur le plan pratique. Ce n’est pas parce que tu vas travailler que tu n’as pas le droit de te sentir en décalage. Après on peut dire que tout le monde peut se sentir en décalage par rapport aux valeurs sociales (du type: travail = bien), mais ce n’est pas exactement vrai, sinon on serait pas une société de travailleurs et de chômeurs qui cherchent du travail. Si tout le monde s’interrogeait sur le fait d’aller bosser et pourquoi, si tout le monde remettait en question les valeurs sociales, le métro ne serait pas ce qu’il est. Ca ne veut pas dire que personne ne le fait, les gens le font chacun à des niveaux différents.

          Je crois pas être la seule à penser. D’ailleurs observer les gens dans le métro, pour moi c’est aussi l’occasion de m’interroger sur ce qu’ils pensent, sur ce qu’ils ressentent. Quelque part, on est toujours le seul à penser dans le métro, puisque comme c’est un lieu où les gens ne communiquent pas les uns avec les autres, on ne peut pas savoir ce que les autres pensent. Sauf que si tu crois vraiment que tu es le seul à penser, c’est complètement stupide. Par contre tu peux en avoir la vague impression, c’est un peu dérangeant.

          • Donner du sens au travail en essayant de voir au delà de l’aspect alimentaire…
            C’est un peu l’idée que j’en ai même si je me rends compte à mon niveau que mon travail est avant tout alimentaire et n’a finalement que de très peu de sens hormis engraisser un système nocif pour l’avenir de l’humanité dans son ensemble (comme bon nombre de boulots au final ^_^)
            Le travail a au départ une vocation sociale orientée pour le communauté là où il est devenu plus un outil au service d’une économie qui s’est emballée et qui n’est plus pensé pour l’être humain dans son ensemble.
            C’est sûrement pour cela que tout le monde renonce peu à peu, pense qu’il y a des solutions mais n’a plus l’énergie/la volonté de s’engager pour que ça change.

            Observer les gens dans les transports, c’est à mon sens essayer de s’accorder avec leur sensibilité, décoder qui ils sont par la compréhension de ce qu’ils « diffusent » autour d’eux, leur « aura » en quelques sortes qui raconte leur vie…

          • « tout le monde renonce peu à peu » …

            T’es optimiste .. Jcrois que la plupart des gens ne comprennent même pas qu’il y a UN problème économique/écologique/de mentalité ..

            juste là :
            « Il est une chance que les gens de la Nation ne comprennent pas notre systeme bancaire et monétaire, parce que si tel était le cas, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin. » Henry Ford

            Tu prends ça et la pression sociale, et l’état d’esprit de l’humain lambda « il faut bien vivre/manger/s’intégrer/participer/ faire comme tout le monde, comment faire autrement » et le « si les autres/l’autorité/mes parents, le font, c’est pas pour rien, c’est pour une raison, ils y ont réfléchi, ils sont plus malins que moi, je vais faire comme eux » …

            Toi, tu vois le lien direct entre tes actions et les conséquences globales, et ça c’est Rare. Pour beaucoup, les accuser d’être directement responsable du bordel général, c’est de la paranoïa, ils ne sont jamais responsables qu’à 0,000000003%, après tout.

            Les humains sont des irresponsables. Toi t’es lucide, tu peux essayer d’être un 0,000000003% positif, qui va dans le bon sens. Stoi qui vois.
            (enfin jdis ça, t’en fais peut-être déja plus que moi avec ton blog ..)

            Sinon voui, observer les gens dans les transports c’est un exercice d’empathie. C’est un peu le super-pouvoir des vegans.

          • Tu as peut-être raison. Mais qui n’a JAMAIS rien remis en question? Même un tout petit peu, même sans aller bien loin, sans aller jusqu’à déconstruire? Même si ce n’est que du dépit: « pourquoi nous les filles on est obligées de s’épiler? » (par exemple). Je pense que globalement, les gens remettent peu en question l’ordre établi, et que quand ils le font, ils vont rarement bien loin. Mais je crois aussi qu’il y aurait des choses à encourager chez les gens, des dialogues à construire, je crois qu’il y a beaucoup de questionnement avortés, sous la contrainte: pas le temps de te demander pourquoi tu te lèves à 6h, il est déjà 6h05 et tu dois aller bosser.

          • Jamais rien remis en question, j’ai pas dit ça …

            Mais le conservatisme est le mimétisme sont quand même incroyablement puissant et bien implantés dans l’esprit humain. C’est peut-être en ça qu’on ressemble le plus aux animaux. Changer, pour un individu, c’est faisable, mais pour le troupeau c’est un effort herculéen, ça prend des siècles, et toute la raison du monde n’y fait pas grand-chose. non ?

          • Entre un exercice d’esprit dans sa salle de bain et un changement majeur du comportement général il y a un monde …
            Même quand la survie de tout ou partie du troupeau est en jeu.
            En biologie, l’évolution se fait à coup de cataclysme. Est-ce pareil pour l’évolution des comportements humains ? (là j’extrapole, certes.)

          • je pense que c’est une question d’éducation tout simplement. Plutôt que de cultiver l’apprentissage de calque et de modèle chez l’enfant par exemple, il serait à mon sens plus intéressant de stimuler l’esprit de curiosité, l’analyse et la déconstruction des concepts pour comprendre en quoi nous pouvons les « hacker » pour les adapter à notre vie.
            Actuellement, nous apprenons à l’être humain à s’adapter à un environnement économique normatif qui enchaîne les uns et les autres sans offrir d’espaces de remise en question dans « ce qui se doit d’être de tout temps et qu’il ne faut surtout pas redéfinir ».
            Je dirais, qu’heureusement, il y a des personnes qui prennent à bas le corps tout cela et le redéfinisse (je pense entre autre à la philosophie hacker qui va exactement dans ce sens en refusant de ne pas comprendre ce qu’il y a autour de nous).
            Le panurgisme peut etre combattu avec un peu de volonté, des mots et de la réflexion ;-)
            Sinon, y a les zombies ^_^

          • Ça a plus de chance d’arriver qu’une épidémie de « philosophie Hacker ». Non ? =)
            Et moins qu’un épuisement des ressources/de la biodiversité/réchauffement/etc.

            Plutôt un Mad Max ou un Waterworld que des zombies quoi. Avec un peu de bol, les trois, l’espoir fait vivre.

          • Je viens de faire le tour du monde avec L’Elfe, j’ai découvert que je ne m’étais jamais réellement remis en question avant…
            En réalité, j’avais l’intime conviction, que mes opinions résultait de mes propres choix.
            A l’occasion de ce voyage, j’ai eu du temps pour moi. J’ai pu utiliser le temps de ma propre vie pour réfléchir. Et ai découvert ce qu’étais vraiment se remettre en question.
            A ce jour, je n’en suis qu’au début du chemin, et j’ai beaucoup a faire. Mais deux choses en ressorte :
            D’une, je suis convaincu que la masse des gens pensent s’être réellement remis en question alors que ce n’est pas le cas
            Deuxièmement, depuis mon retour, je constate que la vie moderne de travailleurs partage notre temps en deux : Un temps pour s’épuiser à bosser et un temps pour récupérer! Pas de temps pour soi pas de temps pour prendre du recul…

            Alderanan
            PS : il est vrai que j’ai un des 10 métiers les plus stressant du monde au dernier classement mais tout de même, je pense qu’il en est de même pour la grande majorité des gens.

          • D’ailleurs Nethic :
            « Plutôt que de cultiver l’apprentissage de calque et de modèle chez l’enfant par exemple, »

            L’apprentissage EST calque et modèle.
            Bonne chance pour mettre à jour l’homo sapiens ++, 2.0, ou appelle le comme tu veux.
            Je sais pas si c’est plus urgent de faire des gosses capables de se penser en dehors d’un système (individualisme ? =/), ou plutôt de réviser le système …

            Alderanan, tu bosses dans l’évènementiel, quelque chose comme ça ..?..
            À quel moment tu t’es rendu compte que tu ne t’étais jamais remis en question ..? Et comment ça « jamais vraiment remis en question » ? Une remise en question globale de tes envies, de ton idée du bonheur, du système qui t’a mené à avoir ces idées et ces envies ..? =)

            Et concernant ton analyse du monde du travail, est-ce que les « loisirs » proposés aux travailleurs durant leur temps de récupération sont volontairement abrutissant et incompatibles avec une quelconque réflexion ? ^^

  6. Wiki : Aménité : La notion d’aménité évoque les aspects agréables de l’environnement ou de l’entourage social, qui ne sont ni appropriables, ni quantifiables en termes de valeur monétaire.

    Merci l’elfe. <3

  7. J’ai vécu en proche banlieue pendant une bonne partie de ma vie, maintenant que j’habite dans un village, quand je retourne sur Paris, je vois les choses différemment,avec des yeux de touristes, mais je ne prend pratiquement plus le métro depuis qu’il y a les vélibs… certes, il y a toujours des automobilistes grognons/dangereux mais dans mes déplacements je me sens libre/content et ça donne la pêche… alors pourquoi s’enfermer dans un métro ?

    • Car le tromé est une ville dans la ville (la basse-ville pourrait-on dire) mais qu’il est surtout la vérité derrière le masque. L’envers du bonheur appelé capitalisme.

  8. Observer les gens dans le métro, exercice d’empathie, super-pouvoir des vegan…
    Deviner les pensées des gens dans le métro, leur vie, leur aura, tout ça, ça me semble bien plus un acte de transfert de ce qu’on pense des autres (ce « on » m’inclut au premier chef, bien entendu) qu’autre chose, avec en plus la probabilité plus ou moins grande de pas se tromper (il y a de fortes chances que les gens qu’on croise soit omnis, qu’ils regardent des merdes à la télé, soient en couple selon la définition non-elfique ou, les idiots, cherchent à l’être, qu’ils fassent un travail alimentaire pas ou peu épanouissant, qu’ils comprennent que dalle au spécisme, qu’ils aient au minimum des pensées/actions/paroles sexistes/homophobes/racistes, etc.) histoire de nous conforter dans notre supériorité de vegan voyageur ayant parcouru/parcourant le monde (je m’inclus toujours) ou non.

    Si devenir vegan permet de devenir devin et de connaître l’illumination dans un sens de compréhension parfaite, totale et exacte du monde, merci de m’expliquer la marche à suivre, la procédure m’a pas été fournie avec mon bocal de seitan Lima ; idem pour éviter de trop chopper le melon, si d’aucuns savent, merci de partager, ça pourrait être utile à certain-e-s.

    • exercice d’empathie = se mettre à la place des autres, essayer de les comprendre, de comprendre leur situation, leur ressenti.

      L’empathie, c’est ce qui pousse à devenir vegan. Jcrois. Tu t’intéresses à la situation des animaux d’élevage, à leur ressenti, éventuellement tu te mets à leur place.

      C’était à prendre au second degré ce dernier paragraphes, je suis pas vraiment sérieux quand je parle de superpouvoir … Cela dit, c’est le même mécanisme qui te pousse à t’intéresser aux moutons d’élevage et aux moutons dans leur wagon (te vexe pas, second degré encore). L’empathie.

    • Est-ce qu’il faut vraiment s’intéresser à ces questions d’infériorité/supériorité? Est-ce que c’est important? Est-ce qu’on peut pas juste dire « je me sens en décalage avec les gens »? Partager un ressenti?

      Enfin, est-ce que j’ai traité quiconque d’idiot sur mon blog, pour chercher à être en couple ou pour l’être, ou pour non-véganisme ou quoi que ce soit?
      Je ne comprends pas la virulence de tes propos. En gros tu penses que dans cet article je me donne de l’importance. Parce que je ressens de la tristesse pour les gens qui vont bosser parce qu’ils n’ont aucun autre choix. Parce que je projette. Oui je projette, je projette mon propre vécu de personne qui a travaillé et qui devait aussi se lever tous les matins très tôt pour prendre les transports en commun, je projette mon horreur du métro, des lieux souterrains, des lieux bruyants, de la froideur et de la distance au sein même de la foule. Je projette, c’est ce qu’on appelle ressentir, ce n’est pas sale. Ce n’est pas la Vérité, mais ce n’est pas sale. Et si tu me lis bien, j’ai admis (dans les coms) que je projetais, puisque « si ça se trouve, les gens aiment leur travail (et moi je suis triste pour eux parce que je les trouve triste mais je me plante, c’est peut-être moi qui suis triste) » (Et peut-être même que certains se lèvent tôt pour réaliser leurs rêves, qui sait?). Mais j’ai aussi dit qu’il y avait forcément quelque chose de vrai dans ce sentiment. Une vérité cachée dans la tristesse au sein d’une société où le travail devient de plus en plus obligatoire au fur et à mesure qu’il perd de son sens. (de travailler pour vivre, on se retrouve à travailler pour enrichir les autres, ou pour s’enrichir soi, ou se prémunir de la honte du chômage, pour être quelque chose, pour exister).

      Il y a aussi un embryon de réflexion dans cet article. Je parle de toutes ces choses à vendre dans les rues et les centres commerciaux. Si tout ça se vend, c’est bien que des gens les achètent. comment? pourquoi? s’interroge-t-on à chaque fois qu’on achète ces choses pas vraiment utiles? Achète-t-on ces choses parce qu’on a de l’argent, ou travaille-t-on pour se les acheter?

      Je n’ai jamais parlé de deviner les sentiments des gens, j’ai parlé de m’interroger sur ce qu’ils ressentaient vraiment, et aussi de ressentir. Sentir les énergies des autres, c’est une façon de se dire: ok, je regarde cette personne, je ressens quoi? Que pense-t-elle, que dégage-t-elle? C’est pas scientifique, c’est peut-être quelque chose qu’on fait plus pour soi que pour les autres. Mais je pense néanmoins que c’est important de le faire. C’est pas se croire omniscient. De toutes façons si tu te penses omniscient, tu ne verras rien, tu n’entendras rien, tu n’écouteras rien. Donc tu te déconnectes, c’est une autre façon de se déconnecter.

      Le métro c’est pas fait pour regarder les gens ou ressentir, c’est pas fait pour se faire des copains et des copines. C’est fait pour aller de A à B, point. Observer les gens dans le métro, communiquer ou chercher à établir un contact, malgré tous les tabous qui existent autour (oui, c’est tabou de communiquer avec des inconnus dans le métro, de s’intéresser à eux), quelque part c’est comme dire que tout endroit où il y a des humains se doit d’être humain.

      • En gros, ce que je ressens depuis quelques articles, c’est que t’as choppé le melon et que tu détiens la vérité sur les gens, le couple, le monde, etc., et que tous ceux qui remettent les choses en question, mais n’arrivent pas tout à fait à la même conclusion que toi n’ont rien compris à la vie. Sans doute que le nombre de gens que t’as envoyés chier a renforcé ce sentiment chez moi, et ce malgré les mises au point, les atténuations que tu écris par ci par là.

        Attention, comme 99 % du temps, je suis d’accord avec tes constats sur le monde, c’est bien moins un problème de forme que de fond, et d’impression que tu choppes le melon.

        Pour cet article plus précisément, oui, j’ai l’impression que tu te donnes de l’importance, l’éveillée au dessus de la populace.

        En fait, c’est une sorte de généralisation que tu fais dans cet article qui me dérange, à mettre tous les gens du métro dans le même panier (enfin, wagon :p), là encore pas tant le fond que dans la forme. Voir des gens dans le métro et se dire « les pauvres, qui vont au taf sans se poser de questions, mais moi je sais l’imbécilité de ce monde ».

        Comme je le dis en-dessous, je n’aurais pas eu le même sentiment avec un « je suis dans le métro, je vois des gens. Certains vont au boulot sans se poser de questions, sans rien remettre en cause, parce que pas le temps/l’envie/le courage de réfléchir » et qu’à partir de là tu théorises sur l’absurdité du monde dans lequel on vit (en gros, ton addendum en commentaire et dans ce com’, quoi), alors je n’aurais pas eu l’impression que tu nous tape un gros complexe de supériorité.

        Et pour répondre à ton com du dessous, comme je le dis, c’est cette façon de faire appel à l’empathie sur des gens sans avoir aucun contexte qui me pose problème. Pour moi, voir une personne, se dire « elle a l’air triste/énervée/ci ou ça, la pauvre, j’empathise », c’est uniquement de la projection de ses avis/idées/opinions/peurs/doutes/joies/peines, c’est projeter sur un visage/une expression/une attitude un sentiment que la personne n’a peut-être pas du tout, puis projeter son avis/sa solution/son empathie, bref c’est un truc qui n’inclut que soi, mais en rien la personne sur qui on empathise.
        Voir une personne et apprendre son problème/sa joie et se mettre à la ressentir, oui, pour moi c’est de l’empathie, c’est se mettre à son niveau, voire s’effacer derrière elle pour la comprendre, alors que l’autre façon de faire me semble infiniment plus égoiste et grossisseur de melon, une sorte de « rabaissement » de l’autre pour se sentir mieux soi-même, se regonfler l’égo.

        • « Ils croiraient que l’on joue au jeu de l’adulte, celui qui juge, celui qui se sent supérieur et se permet d’être condescendant. Ils diront: je vais bien, merci. Ils ignorent d’ailleurs qu’ils sont malheureux. Ils ignorent aussi que l’on peut ressentir, gratuitement, comme ça, de l’amour pour eux. ils sont tous si bien habillés, si bien coiffés, ils ont fait tant d’efforts pour être acceptés. Pour être acceptables. Comment s’imagineraient-ils alors qu’on peut les aimer comme ça, pour ce qu’ils sont humains, sans rapport avec ce qu’ils représentent? Ce serait absurde. Si cela avait du sens, alors tout le reste n’en aurait plus »

          Ya quand même un contexte … Le tabac de la Défense qui fait le plus gros chiffre d’affaire d’Europe, les gens qui se dopent aux anxiolitiques, jsais pas ..?… Les gens ne sont pas terriblement malheureux dans le métro, mais 5 ans complets de ta vie dans le rer/métro quand tu vis en banlieue, ça a sa place dans une vie heureuse ..?…

        • Holala j’ai l’impression que c’est mon procès… Je me demande si tu lis pas un peu ce que tu veux lire. Je veux dire, quel intérêt de théoriser ici? Je ne théorise pas, je n’analyse pas dans tous mes articles, et d’ailleurs, ça m’est souvent reproché, (gnagnagna y a pas d’arguments), mais je refuse que mon blog soit un lieu où je dois obligatoirement théoriser, alors que pour moi c’est un espace d’expression libre. J’ai le droit de dire ce que je ressens de la façon dont je le veux. Et non, je me sens pas supérieure aux autres. Je me sens en décalage, parfois (pas tout le temps) et des fois ça me saute à la gueule. Je me dis: je pourrai jamais me réinsérer dans cette société. Des fois aussi je me dis: société de merde, je veux même pas faire cet effort.

          Je pense que tu te trompes. Y a rien d’égotique dans cet article. J’étais dans le métro, j’ai regardé les gens, j’ai pris mon carnet et j’ai écrit ce que je ressentais. Quelque jours plus tard, je me suis relue, et j’ai trouvé qu’il y avait quelque chose de joli dans les mots, dans la situation, une pensée qui s’égare dans un lieu qui n’est pas fait pour ça. Je l’ai recopié quasiment tel quel. C’est une pensée brute, comme on en a tant, mais on les garde pour soi. Alors que bon.
          Bien sur, en relisant, et en réécrivant, je me suis dit: « c’était probablement que mon ressenti à ce moment-là ». J’ai même failli l’écrire mais je me suis dit que je n’ai pas forcément besoin de me justifier d’avoir des ressenti, je me suis dit: des gens vont m’objecter que ce n’est pas forcément vrai que tout le monde est malheureux le matin dans le métro, mais si nécessaire, je pourrai toujours répondre que je ne le pense pas, je l’ai juste ressenti, mais que ce ressenti peut amener à se poser la question de la qualité de vie de tout le monde.

          Je sais que tu as remarqué que j’ai parfois été un peu agressive après mon retour. En même temps, j’ai expliqué ici même, sur mon blog, ce qu’allait être ma situation en rentrant, et je te rassure, les choses se déroulent aussi mal que prévu. En revanche, non, je n’ai pas pris la grosse tête. Je me sens simplement de plus en plus différente. Ce qui m’amène à m’interroger sur de plus en plus de choses. Et puis remettre les choses en question, c’est un exercice dangereux, parce que tu en questionnes de plus en plus, jusqu’à tout questionner. Forcément, quand tu en viens à tout remettre en question, et qu’on te sort une phrase, par exemple, sur la testostérone qui fait que les hommes doivent obligatoirement violer mais que c’est pas grave car les femmes le veulent, ben forcément, tu as envie de secouer les gens. Tu as envie de dire à tout le monde: réveillez vous, le monde est pas obligé d’être comme ça.
          Tu dois aussi admettre que depuis que j’ai commencé à m’intéresser au féminisme, il y a eu un véritable déferlement de boulets et de trolls sur mon blog, et forcément dans ces cas-là on ne répond pas de la même façon.

          Quand j’ai écrit contre le couple, je ne crois pas avoir tourné les choses comme si c’était une vérité universelle. Je cherche à déconstruire. Je n’ai jamais été pour le couple classique, pour moi ça a toujours été une évidence que la jalousie est une forme d’aliénation, alors que pour la plupart des gens, c’est sain et normal d’être jaloux. Décalage encore, sauf que maintenant je le dis. Et que maintenant j’ai l’habitude qu’on m’objecte toujours les mêmes trucs à chaque fois que je lève un lièvre: c’est naturel, sain et normal, et puis on peut pas faire autrement. Du coup, je réponds pas forcément à tout ça, sinon j’ai l’impression de radoter.

          Je crois pas qu’il y ait du mal à s’intéresser aux autres même avec peu d’éléments pour savoir ce qu’ils ressentent. Tant qu’on ne prétend pas le savoir vraiment, tant qu’on sait qu’on se projette, ça ne me gène pas. Et puis merde, je sais pas, je vois quelqu’un fait une drôle de tronche, je me dis qu’est ce qui se passe, elle a mal quelque part? C’est pas un crime quand même, d’autant plus quelqu’un qui est seul dans la foule et qui ressent de la douleur, il ou elle va essayer de ne pas trop le montrer. Pourquoi? Peut-être que la première réaction de beaucoup de gens c’est de se moquer de quelqu’un qui fait une tête bizarre. Je sais pas, ça fait réfléchir.

          • Je dis pas que tu dois théoriser systématiquement, je cherche juste à expliquer ce qui m’a donné le sentiment dans cet article que tu te sens supérieure aux autres et avec quelle autre forme je n’aurais pas eu ce sentiment. D’ailleurs, ta prose aurait peut-être pu prendre d’autres formes sans théoriser qui m’auraient pas donner cette impression dans cet article.

            @ Ribz : y a un contexte collectif, pas individuel.

          • Les deux peuvent être mutuellements exclusifs ..?

            Bref, je polémique, jdois être un peu à coté de la plaque, sorry. + jcroyais que tu t’adressais à moi depuis le début, et pas à l’elfe .. bref.

          • Je m’adressais plus à l’elfe qu’à toi, mais un peu aussi à toi quand même. ;)

            En fait dans ce « y a un contexte collectif mais pas individuel », ce que je veux dire, c’est que partir d’une personne lamba et empathiser avec elle en se basant sur le contexte collectif, pour moi ça merde. Pour empathiser avec une personne précise, c’est le contexte individuel qui compte, pas le collectif (même si, bien sûr, son contexte individuel va être lié au contexte collectif).
            C’est à dire que voir qq1 et dire « encore un mouton de panurge qui va faire un travail qu’elle déteste », c’est appliquer le contexte collectif à un individu, et pour moi ça merde.
            Discuter avec elle (ou entendre qu’elle discute avec sa copine et dit qu’elle se cherche un copain, qu’elle trouve pas, donc qu’elle déprime), c’est se faire une idée plus précise sur elle en se basant sur son contexte personnel, et après on peut empathiser tant d’un point de vue perso que collectif « c’est triste, elle est malheureuse ; c’est triste, elle est encore enfermée dans cette norme ».

          • « Des fois aussi je me dis: société de merde, je veux même pas faire cet effort. »

            Oui mais là tu généralises par rapport à ton expérience parisienne, y a plein de coins en France qui respirent mieux la joie de vivre que cet endroit. Et il faut aussi comprendre que personne n’a obligé ces gens à suivre cette voie, à vivre à Paris et à devoir se taper des heures de transport pour pouvoir aller bosser. Si ils le font, c’est que quelque part ils estiment que les avantages de vivre dans la capitale (ou en banlieue) compensent les inconvénients, sinon ils iraient vivre à la campagne ou dans une petite ville paisible de province.

            Donc certes ils ne sont sans doute pas super heureux d’aller s’entasser dans le métro le matin et le soir, mais ça ne représente qu’une partie de leur vie, la partie sans doute la moins intéressante mais qui est le prix à payer pour tout le reste. On n’a pas toujours tout ce qu’on veut tout le temps et il faut apprendre à accepter également des moments de frustration.

  9. Ok pardon, je poste un peu trop tfaçon, en effet.

    Mais ce dernier paragraphe, à propos des super pouvoirs, c’était du second degré …
    Cela dit, l’idée quand même, c’est que c’est le mécanisme d’empathie qui pousse à devenir vegan, jcrois.
    Tu te mets à la place des animaux d’élevage, tu essayes de comprendre leur situation, leur ressenti, en faisant appel à ton empathie, et c’est comme ça que tu comprends que leur situation est intolérable. Quand tu essayes de te mettre à la place des gens dans les wagons le matin, que tu essayes de les comprendre, que tu te demandes ce qu’il peuvent bien ressentir et penser en étant là, tu te sers encore du même mécanisme. L’empathie.

  10. Mais comment tu peux parvenir à comprendre des gens dont tu ne connais strictement rien ? Des gens que tu vois juste quelques minutes dans le métro ?

    Les animaux, on les voit dans leurs hangars, maltraités, apeurés, blessés, etc., bref avec tout un contexte, et on peut comprendre leur souffrance. Ces gens dans le métro, on n’a AUCUN contexte. Juste leurs vêtements, l’expression de leur visage, qui va nous sembler, par exemple, triste, mais pour quelle raison, IMPOSSIBLE de le savoir. On ne peut que conjecturer, projeter nos avis, nos opinions, nos sentiments, etc., mais on ne pourra JAMAIS savoir ce qu’ils pensent. Il est évident qu’ils souffrent, puisque tout le monde souffre, d’une chose ou d’une autre, à des degrés divers. Mais on ne peut RIEN dire de ces gens, de leur pensées, de leur vie. On peut avoir de l’empathie de manière générale en pensant à ceux qui, parmi ces gens, vont au taf comme des robots (mais on peut invoquer cette empathie en pensant dans son lit à l’apathie générale de la population), mais dire que ces gens ne pensent pas, sont des moutons, généraliser, deviner et après dire « Oh, les pauvres ignorants, j’empathise », voir des visages et s’inventer un monde où ces métrotiers sont des victimes nécessitant notre l’empathie, et se mettant donc à la place du Dieu miséricordieux, faut arrêter le délire et s’enlever l’auréole de saint qu’on se colle soi-même au-dessus du crâne.

    Et sinon, on devient pas forcément vegan par empathie pour les animaux, personnellement, c’est davantage mon abhorration pour la hiérarchie et l’exploitation, la mort d’êtres sentients qui m’ont poussé au véganisme. Bon, après on peut arguer que sans empathie, je me contrefoutrais des hiérarchies et de l’exploitation d’autres êtres. Peut-être, mais consciemment, c’est pas l’empathie qui m’a poussé là-dedans.

    • Y a quand même une différence entre décréter à leur place ce que ressentent ou pensent les gens, et faire un effort d’empathie envers eux.
      L’empathie c’est quoi? C’est essayer de savoir ce que ressentent les gens ou les animaux. C’est donc se projeter, quoi qu’il arrive. Je suppose bien que les animaux souffrent dans l’élevage, mais au fond, je n’ai pas d’idée bien précise de ce qu’ils ressentent. Ils ne sont pas de la même espèce que moi, je me base sur les similitudes pour essayer de comprendre. Je n’ai qu’une compréhension très vague et imparfaite de ce que ressent un cochon qui mordille les barreaux de sa cage, ou d’une vache qui appelle son petit. je sais qu’ils souffrent.

      Dans le métro, dans la rue, dans les centres commerciaux, on croise plein de gens. Avant, je ne m’intéressais pas à ce qu’ils ressentaient ou à ce qu’ils pensaient. Je m’intéressais à deux choses: qu’ils n’envahissent pas mon espace personnel (pour ça, les écouteurs avec musique peuvent aider…) et aussi un peu à ce que les gens globalement pensaient de moi (chose beaucoup moins importante aujourd’hui dans mon esprit qu’à l’époque, curieusement).
      Maintenant je le fais. Pourquoi? Raisons compliquées. Mais je ne dois pas être la seule. Quand même, parfois, (pas tout le temps) j’ai l’impression en regardant les gens qu’ils s’observent assez peu les uns les autres. Qu’une impression? Peut-être. Comment savoir de toutes façons? En tous cas en s’interrogeant, on en sait déjà plus qu’en ne s’intéressant qu’à soi-même, et ce, même si on peut se planter du tout au tout.
      Tiens, essaie un truc: observe une personne seule, puis observe deux personnes qui se connaissent et prennent le métro ensemble. Ca n’a rien à voir. La gestion de l’espace, par exemple, n’est pas du tout la même. Pourquoi? Observe aussi un homme, une femme. Les attitudes changent.

      • Perso je suis tombé sous le charme de ton billet, et si qui que se soit n’adhère pas à tes pensées ou à ton style d’écriture c’est dommage pour lui mais ça ne changera pas la force de ton message.
        Il est nécessaire pour chaque personne douée de pensées de ne jamais oublier que le monde tel qu’il ou elle le voit possède une forme qui lui PARAIT évidente. Autrement dit ce qui semble sur et certain pour l’un sera peut être inadmissible pour l’autre. Moi je crois qu’à force d’entrainement on peut soupçonner ce que pense un individu extérieur. Dans ses nouvelles par exemple, E-A Poe aime nous exposer des personnage doué d’une analyse sur-développée, capables de comprendre ce qu’un autre personnage pense sans tenir la moindre discussion.

        Car quoi qu’on en dise, la parole n’est pour moi qu’une constituante du langage. Je la soupçonne de n’en composer qu’un quart. Autrement dis, il me semble que chaque individu s’exprime à propos de lui même en grande partie sans parole ; seulement avec des signes et des expressions.

    • Ohla, la partie sur « les gens qui ne sont pas conscient de l’unité du problème globale blablah », ça n’avait pas grand-chose à voir avec les gens qui vont au boulot le matin.
      Jrépondais à Nethic et à son « les gens ont de plus en plus la flemme de s’engager, sont plus motivé » … Jvoulais dire que pour moi le problème c’est que la plupart des gens ne comprennent/savent même pas d’où sortent les problèmes économique/écologique/autre, ils sont à coté de la plaque et flippent d’islamisme, de franc-maçonnerie ou de je ne sais quel fantasme, mais pas des vrais problèmes réèls. Bref. Sur cette partie là, j’ai largement dérivé du sujet de l’article, au temps pour moi.

      • ((bref j’ai pas été clair si tu l’as pris comme ça, Fuschi. J’extrapole de « les gens dans le métro » à « l’attitude de l’humain lambda » C’était juste deux trucs à part.))

        • ((J’extrapole pas de « les gens dans le métro » à « l’attitude de l’humain lambda » C’était juste deux trucs à part.))**

          fuck, feu croisé d’incompréhension, c’est affolant.

    • Fuschicho, je prend le métro régulièrement en matinée, et crois moi, il y a quand même des choses qui passe entre l’inconnu et moi.
      Tu seras le premeir a être capable d’identifié celui qui va au boulot de celui qui en reviens après avoir bosser toute la nuit.
      De même que tu reconnaîtras celui qui rentre de soirée des deux précédents…
      Oui en les regardant tu va savoir des choses sur eux. D’autant plus que tu as déjà été a leur place !

  11. Ben j’sais pas, fûshi (je réponds à ton post du haut), j’ai eu envie de l’écrire comme ça, cet article, exactement comme je l’ai vécu. A vrai dire, je savais que ce serait interprété comme tu le dis, (le premier com agressif ne m’a pas étonné, par contre les coms positifs m’ont plutôt surprise, tu vois) mais en revanche, le fait que toi, tu le comprennes dans ce sens, ça m’a surprise et un peu peinée.

    Mais je crois aussi que ton impression est révélatrice du fait que nous vivons dans une société ou TOUT, même l’empathie (!) est instrumentalisé pour dominer l’autre (ou tenter); et même ça, j’y avais pensé sur le moment, et j’ai appelé ça « le petit jeu de l’adulte » (comme tu peux le lire dans l’article). Ce qui n’a pas vraiment de sens puisque les enfants apprennent très tôt à se dominer les uns les autres, mais ça vient de l’impression (récurrente en ce moment chez moi) que toute la vie en société est une sorte de jeu, dans le sens ou c’est une sorte de lutte permanente pour la domination et la reconnaissance de soi, mais aussi dans le sens, pas explicitement abordé ici (mais implicitement), que rien de tout ça n’est sérieux. Le petit tailleur, le petit costard, le petit attaché-case, c’est comme des déguisements. Et le but du jeu, c’est de dominer l’autre, et ça c’est quelque chose de culturel, donc « adulte » dans le sens « acquis de plus en plus au cours de la vie » (bien que ça dépende surtout des individus et pas que de leur âge).

    Et moi dans ce monde, je me sens comme une petite gamine qui a oublié de grandir, et en même temps j’ai l’impression d’être revenue à un état d’enfance. Je n’ai pas de sentiment de supériorité comme tu le crois, j’ai même un sentiment de connivence profonde avec les gens, mais qui est masqué par tout un tas de choses. Par exemple quand j’ai écrit ça je me sentais proche des gens parce que je voyais des gens qui avaient l’air vraiment tout fatigués et je me disais « moi aussi des fois je suis obligée de me lever et j’aimerais bien dormir un peu plus ». (comme on l’a dit c’est peut-être une impression mais en même temps un lundi matin ça aurait pas grd chose de surprenant). Quand je dis que je me sens différente, en même temps je me sens plus proche des autres, mais les convenances sociales (le fait que toute manifestation de sympathie gratuite peut être perçue comme de la condescendance ou comme une intrusion déplacée, par exemple), ça créé une distance. Une distance un peu artificielle: au fond, on est tous pareils. Et si on aime pas se livrer, exprimer ses sentiments même négatifs, c’est parce qu’on vit dans un monde de domination.

    Donc en gros j’ai un peu l’impression que tu me dis que cette distance, elle est nécessaire, elle est légitime, parce qu’interpréter comme ça, directement, ce que ressentent les gens, c’est se méprendre sur eux. Mais se méprendre sur eux, en soi, ce n’est pas grave (quelle importance, vraiment?). J’ai l’impression que ce qui est grave, c’est qu’on pourrait, de par nos interprétations, tirer un sentiment de supériorité sur les autres. « tiens, untel est triste, moi non, haha je suis mieux ». Ou s’en servir pour les manipuler ou pour les instrumentaliser. (même décréter que quelqu’un est malheureux et pas moi pour en tirer un sentiment de fierté, c’est l’instrumentaliser). Mais au fond, tu supposes que je joue aussi à ce jeu-là sans me l’avouer, du coup, que j’ai pas le droit d’interpréter. Je pense que c’est un peu insultant parce même si je me trompe de combat, quand je suis triste pour les gens parce que je les sens triste, même si je me plante, hé ben c’est quand même quelque chose proche de l’amour que je ressens (au sens d’amour universel), c’est quand même un sentiment très beau, très doux, même si pas agréable. Et oui, on peut ressentir une compassion sincère pour un-e parfait-e inconnu-e, sans que ça cache quelque chose, et même si la sympathie se trompe d’objet en interprétant mal ou en surinterprétant, ça n’empêche que c’est de la sympathie.

    • Je suis bien d’accord, juste interpréter et ce planter, c’est pas bien grave, c’est ce qui est fait à la suite de cette projection/interprétation, et dans l’article tu me donnes l’impression d’en tirer une supériorité « moi j’ai compris la vie, pas eux. »
      Je ne supposes pas que tu joues ce jeu-là, j’ai eu l’impression en lisant ton article (et un peu aussi les derniers) que tu le jouais (je sais pas si la subtilité que j’y mets se comprend bien… :/)

      Et pour moi si tu empathises sur les malheurs de quelqu’un qui n’en a pas du tout (bref, plus si tu te plantes complètement d’objet), tu n’empathises (oui, j’aime ce néologisme) pas sur la personne, mais sur un sentiment éveillé en toi (le tu est ici un tu général, bien un tu = toi l’elfe, bien évidemment), ce qui pour moi n’est pas de l’empathie. Ce qui n’empêche que ce sentiment de fausse empathie peut être ressenti fortement et réellement.

      • Je me relis et je n’arrive pas à comprendre comment tu as eu cette impression. Par exemple, j’écris que je me sens protégée contre le consumérisme car je n’ai pas d’argent. Est-ce que ça ne veut pas dire, pour toi, quelque chose comme « si j’avais de l’argent j’achèterai des choses inutiles moi aussi »? Ce sont de petites choses de la vie qui font ce qu’on est, y compris ce à quoi on échappe.

        Je ressens quand même une certaine hostilité dans tes coms depuis récemment, peut-être que je me plante (encore), mais bon. Ce qui me gène c’est que j’ai l’impression que tu généralises cette impression que tu as eu sur cet article, à l’ensemble de ce que j’écris depuis récemment.
        Je ne crois pas que l’empathie soit fausse parce qu’on se trompe, comme je le disais, l’empathie c’est se projeter à partir des éléments dont on dispose, c’est deviner, d’une certaine façon. Si tu devines mal, c’est un échec de cette projection, donc si on veut, un échec de l’empathie, mais ce n’est pas une fausse empathie pour autant. C’est de la vraie empathie… sans objet. De toutes façons même si tu devines juste, hé bien tu n’aurais pas pu le faire si tu n’avais pas des similitudes, des choses auxquelles comparer dans TON propre vécu. Par exemple, si quelqu’un me raconte qu’il s’est levé très tôt et qu’il est fatigué, je vais être désolée pour lui, soit parce que ça m’est déjà arrivé, soit parce que d’une façon ou d’une autre je peux imaginer ce que ça fait à partir d’éléments de mon vécu.
        Par exemple les gens qui militent contre l’abattage rituel (outre le problème de racisme) ils imaginent que les animaux souffrent davantage avec ce type de pratiques, moi perso j’ai des doutes, je crois que c’est juste plus impressionnant à regarder, mais je ne dirais pas que leur empathie est fausse pour autant, juste que les apparences sont trompeuses.

        • Diable.

          Ok, quand l’elfe nous livre son ressenti face à une scène du quotidien, il y a forcément du subjectif et des valeurs personnels dedans. No biggie.
          Elle pourrait remplir des bouquins pour expliciter Ses valeurs, ses réflexions, ses raisons, au bout d’un moment ça serait toujours un peu imparfait et « présomptueux », si on veut.
          Si ça heurte ta sensibilité Fuschi … t’es le seul à savoir pourquoi, et tant mieux, t’as un esprit critique.

          Jcrois que faut surtout retenir ses intentions, et son point de vue Subjectif (qu’elle fait l’effort de livrer, pas comme les autres dans le métro), ses questionnements et les problèmes qu’elle voit selon Ses critères, pas d’absolu ici.

          • Je sais pas si ça heurte ma sensibilité, mais comme je l’ai dit plusieurs fois, de la forme de ses derniers articles/com’, j’ai eu le sentiment qu’elle prenait la grosse tête, et j’ai fini par lui dire en essayant d’expliquer un peu, point barre.
            Je suis pas de ces trolls qui viennent là juste pour le plaisir de la démolir, ni de ces gens qui, à partir du moment où c’est lelfe qui parle disent amène à tout, c’est trop une génie elle peut pas avoir tort et personne doit la critiquer, si je suis pas d’accord sur un point, je le dis (ou pas, ça mérite pas tjs un com non plus), et si je trouve qu’elle donne l’impression de devenir imbue d’elle-même, je lui dis aussi, y a pas de raison. Je la plussoie suffisamment souvent pour me permettre de la moinsoyer (mes commentaires, c’est quand mm grave la fête du néologisme, ça fait peur…)

        • « Ce qui me gène c’est que j’ai l’impression que tu généralises cette impression que tu as eu sur cet article, à l’ensemble de ce que j’écris depuis récemment. »
          Effectivement, dans mes com ici, je parle essentiellement de cet article et je généralise mon impression de chopage de melon aux quelques derniers articles. Mais en réalité, cette impression de chopage de melon est née lors de ma lecture de tes quelques derniers articles/réponses aux com et trouve son apogée ici. Enfin, peut-être pas son apogée, c’est un bien grand mot et je trouve qu’il fait joli dans ma phrase, mais disons un pas supplémentaire qui fait que j’ai eu envie de la ramener et de l’exprimer. ^^

          Quant à ma « certaine hostilité » dans mes récents com (peu nombreux), c’est clairement pas de l’hostilité contre toi, mais je t’ai assez dit que t’étais géniale et que je voulais t’épouser pour, à l’inverse, et sans trop tourner autour du pot et prendre de formes (j’essaie pourtant, mais c’est pas facile, j’ai généralement un langage fleuro :p), te dire quand y a un truc qui me dérange dans ce que t’écris, j’aime pas trop joué les lèche-cul ; et je pense avoir utilisé suffisamment de je pense, je trouve, j’estime, j’ai l’impression, il me semble, c’est pas le fond qui me pose problème mais la forme pour que tu comprennes, et les autres lecteurs aussi – enfin, ceux qui se sont pas lassés de notre échange du jour – que c’est pas toi ou ce que t’es, ni ce que tu dis qui me dérange, mais la façon dont tu le formules qui me donne parfois l’impression que t’as choppé un poil la grosse tête, de la même manière que mes formulations te donnent l’impression d’une hostilité de ma part à ton égard.

          « l’empathie c’est se projeter à partir des éléments dont on dispose ».
          Oui, bien d’accord, mais c’est là où on diverge un poil : j’estime qu’en voyant qq1 dans le métro, on n’a aucun élément de cette personne pour avoir ce que j’appelle de la vraie empathie (même si la manière dont on va ressentir avec toute son honnêteté ce sentiment se confond avec la « vraie » empathie). La personne va par exemple avoir un visage triste, on va empathir, mais ça pourrait être n’importe qu’elle personne, ou même pas de personne du tout, on pourrait empathir pour tous ces gens qui se font chier au boulot en y réfléchissant dans son lit, ça serait pareil. C’est de l’empathie théorique, en quelque sorte. Ce que je qualifie de vraie empathie, c’est davantage tu vois qq1 dans le métro qui se met à pleurer, tu vas la voir, elle te dit qu’elle a perdu son chien, raté ses examens, vient de se faire licencier ou que sais-je, et là tu as de vrais éléments concrets pour empathir. Il y a un vrai sujet réel sur lequel empathir, cette autre personne, c’est concret, c’est réel, c’est vrai.
          Contrairement à l’autre sorte d’empathie théorique, non concrète, qui tourne uniquement sur soit puisqu’elle n’a pas d’objet réel, donc en quelque sorte fausse, ce n’est pas pour moi vraiment de l’empathie.

          • *fleuro, qui est bien sûr le singulier de fleuri ^^

            Sinon, bon là on commence à enculer les mouches sur la définition de l’empathie, je pense que c’est pas la peine de revenir dessus, je pense qu’on a chacun compris la définition et le point de vue de l’autre, on va bientôt tourner en rond (on me dit dans l’oreillette que c’est déjà le cas ; sorry)

  12. Pour le coup je trouve que de l’empathie, tu en manques sérieusement. Tu arrives, tu balances des jugements de valeur basés sur des trucs que j’aurais dit que tu ne cites même pas (trop facile, je pourrais m’expliquer), tu ne lis même pas vraiment ce que j’écris, bref tu me saoûles. Ha non pardon, j’ai pas le droit de dire ça, sinon ça veut dire que je me sens supérieure…

    C’est marrant, si j’exprime un ressenti qui ne regarde que moi en observant les autres, c’est pas bien, ça veut dire que je prends les gens de haut, mais toi tu te permets d’exprimer un ressenti mais surtout d’en tirer des conclusions et de me juger, alors que ça si je puis me permettre (mais puis-je encore me permettre de dire ce que je pense ici?) ça a des conséquences. Et le pire c’est que je suis la seule à admettre que mes impressions peuvent être fausses. On est ou, là?

    Bref encore une fois je suis jugée, encore et encore, mais même par les gens que je pensais un peu plus ouverts que ça, ben ça me gave. Y a plus rien à partager quand les gens refusent d’entendre ton message et se focalisent sur des conneries, te surveillent et te jugent mais ne t’écoutent pas. Même plus envie d’écrire…

    • Au bout d’un moment, il faut se remettre en cause tout de même…
      Mais tu es tellement imbue de ta personne, que si tu pouvais t’épouser tu le ferais.

      Vraiment, ouvre les yeux, et les oreilles, et arrête de démonter les gens dès qu’ils sont en désaccord avec toi.
      et arrête de sortir toujours les mêmes arguments débiles à tout le monde, c’est insupportable.

      • Tu es un con… A pardon, c’est un jugement.
        Tu devrais aller lire ailleurs si j’y suis.
        Surtout quand tes interventions sont vide d’intérêt et de sens.

        La sortie c’est par la
        =>

    • « Y a plus rien à partager quand les gens refusent d’entendre ton message »
      Exactement. Je te dis que je RESSENS de tes derniers écrits que tu prends la grosse tête, je t’explique pourquoi je le ressens, je pensais qu’avec notre discussion d’hier on était arrivé à s’entendre, se comprendre, j’étais même en train de réviser mon jugement, content d’avoir pu discuter avec toi sans que tu me tartes la gueule d’office, et voilà que BIM, la sentence que je m’attendais à voir dès le départ tombe, tu m’envoies chier. Ce qui est bien logique, les rôles seraient inversés, tu me dirais que j’ai la grosse tête, je le prendrais sans doute mal aussi (du coup, que tu m’envoies chier me fait ni chaud ni froid).
      Mais une fois encore, une personne qui émet une critique ici ne peut que se faire remballer, comme si tu t’étais tellement remise en cause que maintenant c’était plus possible, c’est au tour des autres, et en plus ils doivent arriver aux mêmes conclusions que toi sur tous les sujets.
      L’amour de tous les gens que tu affirmes avoir, et je n’ai pas de raison de pas le croire, est malheureusement masqué par ton agressivité fréquente face à la critique, et c’est dommage.

      Bref, je m’abstiendrais donc dorénavant de tout propos négatif à l’encontre de tes écrits et de ta personne et me contenterais de mes « +1, entièrement d’accord » qui fleurissaient jusqu’à il y a quelques temps (jusqu’au moment où non pas j’ai trouvé que tu choppais la grosse tête, mais au moment où les débats en commentaire atteignaient un niveau trop élevé pour moi).

        • Tiens, l’auteur du blog « les questions décomposent » qui vient nous péter les ovaires. Ca va, pas trop désoeuvré dans la vie, pauvre tâche? -_-

      • Tu vois, c’est pas de critique dont il est question ici, c’est de jugements de valeur.
        Tu es venu, tu m’as dit ton opinion (sous forme de jugement quand même, et c’est pas mes idées qui sont en cause ici, c’est moi, ne me dis pas que tu ne vois pas la différence), je t’ai expliqué en quoi on s’était mal compris, j’ai écrit des lignes et des lignes d’explications, d’éclaircissements sur ce que j’avais écrit, d’ouvertures et de je sais pas quoi encore, et même une certaine forme de justification (oui je suis un peu plus agressive qu’avant, oui y a des raisons), j’ai essayé de comprendre ce que tu voulais dire (ce qui n’est pas facile car tu restes dans le vague et le flou sans donner d’exemple concrets), et d’y répondre, mais j’ai eu l’impression de pisser dans un violon. J’ai l’impression que tu n’as pas lu une ligne de tout ce que j’ai écrit, que tu répètes en boucle ce que tu disais au début. Peut-être bien que j’ai rien compris à ce que tu disais dès le départ, mais quoi qu’il en soit, c’est blessant et fatiguant. Non, je t’envoie pas chier, j’abandonne. Ok, si tu veux, j’ai la grosse tête, je suis supérieure à tout le monde, je méprise les gens qui travaillent et ceux qui donnent leur avis… J’sais pas quoi dire d’autre, désolée.

      • Là dessus, je suis d’accord avec l’Elfe.

        Au fur et à mesure de l’échange, j’ai carrément eu l’impression que c’était toi, Fushichô, qui ne te sentait plus pisser. Surtout quand j’ai lu ce pseudo -argument : « lolilol, j’tai déjà dit que j’t’aime trop alors une petite injure de temps en temps, c’pas grave ! ».
        Si ça l’est, surtout si c’est pour lui reprocher ta propre attitude.
        Elle a remis sa vision des choses en question alors que tu es resté campé sur la tienne, tout persuadé que tu es d’avoir absolument raison sur le fond et la forme des articles dont tu parles. Et tu t’étonnes qu’elle soit maintenant lassée de cet échange stérile ?

        C’est quand même logique qu’elle le prenne mal si tu sous-entends qu’elle n’est qu’une connasse prétentieuse, non ?

        • L’argument lolilol était là pour dire que je suis ni un troll qui vient la démonter, ni un adorateur aveugle et que je vois pas pourquoi je devrais me cantonner à mes +1 pour caresser son égo dans le sens du poil.

          Oui, c’est logique qu’elle le prenne mal, j’ai jamais dit le contraire, j’ai à l’inverse dit que justement, c’était bien normal et que si les rôles étaient inversés, je le prendrais sans doute mal aussi.

          Lelfe me dit « mais c’est mon ressenti que j’exprime, tu viens me juger pour ça ». Je fais au final la même chose, j’exprime qu’à travers ses derniers articles j’ai RESSENTI qu’elle chopait le melon, et elle ou toi notamment m’accusez de plus me sentir pisser, d’être fermé, de juger, que vous ne me comprenez plus, etc.
          Douce ironie.
          In fine on fait la même chose, poser un ressenti sur des écrits, et on est victime de la même sentence.

          Puisque l’elfe tu ne me comprenais plus et avait l’impression de pisser dans un violon, je trouve que l’occasion est parfaite, mais tu en fais bien sûr exactement ce que tu veux, pour que tu comprennes ce que je voulais dire et surtout comment j’ai pu en arriver à l’impression que tu étais devenue prétentieuse en voyant les réactions à mon encontre.
          Pour ma part, je m’en vais le faire de mon côté.

  13. Fuschicho,
    Je trouve que sur le coup tu montes en véganaise (vive la mayo Végane) des éléments qui ne tiennent pas.

    Depuis quelques temps L’Elfe fait des articles plus personnels, plus émotionnel. Elle se livre en insistant TRES LOURDEMENT QUE C’EST SUBJECTIF ET NON RATIONNALISER…
    Pourtant, tu sembles tout lire sauf ce point que je me suis permis d’écrire en majuscule.

    Croyez-vous que c’est facile d’exposer des ressentit personnels de ce type, de se livrer ainsi? Personnellement, avec la bande de troll (pour ne pas dire gland) comme nicart/fouinecurieuse/et autre pseudo de ce stupide stalker sans cerveau qui suivent ses écrits, j’aurai pas eu confiance.

    Généreusement, sans rien attendre de positif en retour, elle as fait confiance…

    Désolé de dire cela, mais c’est clairement un procès basé sur du vent que vous lui faites.

    Relisez les articles, prenez du recul, gardez a l’esprit que se sont des écrits personnels et des émotions livrés brut. Peut être qu’ainsi vous vous rendrez compte qu’il n’y a pas de jugement. Quand L’Elfe juge, parce que c’est déjà arrivé bien sur, c’est avec un argumentaire solide et longuement réfléchit qu’elle le fait.

    Sur ce, je ne salue pas votre ego blessé, mais plutôt l’ouverture d’esprit dont vous aviez su faire preuve jusqu’à présent en espérant que cela le fera revenir.

    Alderanan

    • Mon égo est très certainement moins blessé que celui de l’elfe suite à mes propos, apparemment (j’étaye : cf com au-dessus « c’est blessant »).

      Quant au fait que j’aurais perdu mon ouverture d’esprit parce que pour une fois j’ai un truc à reprocher à l’elfe et que je me gêne pas pour lui dire (et pourquoi devrais-je me gêner d’ailleurs ? Et je suis bien content qu’elle se gêne pas non plus de son côté à mon égard, on est pas là pour se faire des courbettes hypocrites), ça me fait bien marrer.

      Bref, j’arrête là sur ce sujet (du coup je répondrais pas non plus aux autres commentateurs, désolé par avance, mais comme ça, vous pouvez y aller à fond les ballons), c’est con de ma part de continuer, surtout que ça fait jouir nicart, ce qui est quand même super triste.

      • Ou à la limite re-centre le débat, maintenant que la question des melons a été éclaircie.

        Genre : Les gens dans le métro ne sont pas tristes, le lundi matin, de « quitter leur lit et leur week-end » ? Parce que leur boulot est une raison de vivre, l’oeuvre d’une vie ? Et pas, pour beaucoup, juste une sinécure ?
        La vie parisienne (à l’échelle de l’individu/de la ville/ du monde) permet quelque chose d’essentiel, qui justifie de sacrifier des années dans un métro inconfortable ..?..

        • A mon sens, le problème se pose en ces termes: est-ce qu’on se pose vraiment pour réfléchir et décider qu’on va sacrifier tel nombre d’années dans le métro? Est-ce qu’on envisage d’autres solutions, voire d’autres vies?
          Quelque part, si on ne le fait pas, est-ce que c’est de l’esclavage, ou est-ce qu’au contraire, on n’en souffre pas du tout, puisqu’on ne souffre pas de l’envie d’avoir une autre vie? La question n’est pas de savoir si les gens sont « objectivement » libres, mais comment le ressentent-ils? Est-ce qu’ils se sentent libres? Bien sur on ne peut pas vraiment répondre collectivement.

          • Bref, personne n’a regardé mon pti reportage sur la servitude moderne (linké en com plus haut) ! Pas grave, mais il illustre bien les problématiques du topic, quoique d’une manière assez brute et désolante, mais plus que jamais d’actualité.

            Est-ce qu’on se pose vraiment pour réfléchir et décider qu’on va sacrifier tel nombre d’années dans le métro ?
            Vivre sans travail n’est même pas un sacrifice, mais un suicide, sociétal puis «physique». Le retour à une vie plus traditionnelle ne pourra que se faire dans la violence et la terreur, mais ça représente une assez bonne alternative…

            Est-ce qu’on envisage d’autres solutions, voire d’autres vies ?
            Ouais ben vu la culture politique de certains électeurs, leur demander de réfléchir ne serait-ce qu’aux causes de leur ruine sociale et intellectuelle relève de l’utopie. Le possible effondrement économique qui guette l’Union Européenne verra les solutions devenir urgence, mais il sera trop tard…

            Quelque part, si on ne le fait pas, est-ce que c’est de l’esclavage, ou est-ce qu’au contraire, on n’en souffre pas du tout, puisqu’on ne souffre pas de l’envie d’avoir une autre vie ?
            Les Français plus grand consommateurs d’anti dépresseurs…

            La question n’est pas de savoir si les gens sont « objectivement » libres, mais comment le ressentent-ils ?
            Ils travestissent leurs vies sur Facebook pour mieux se cacher la vacuité de celles-ci. Ils se persuadent qu’ils sont bêtes car l’Education nationale le leur a fait comprendre (admettre) et à cause du grand méchant chômage, restent en position stationnaire et passent le plus clair de leur temps à consommer des émissions TV débiles dans lesquelles d’autres abrutis n’ont nulle honte à exhiber leurs misérabilisme existentiel, pour se rassurer eux-mêmes qu’ils n’ont pas toucher le fond. Ils s’achètent des produits high tech car Apple est la religion qui réunis plus de fidèle que toutes les autres religions réunis et qu’il faut être un bon religieux, et se disent finalement que la France soit d’essence Judéo-maçonnique (Révolution de 1789) n’intéresse personne, pire, est un fantasme…

            Est-ce qu’ils se sentent libres ? Bien sur on ne peut pas vraiment répondre collectivement.
            Pas collectivement, mais si on prend en exemple ceux dont j’ai fait référence dans ce même commentaire, ceux-là assujettis aux Libéralisme Libertaire Socialiste Sioniste et son ignorance par un moralisme bêlant (surtout, ne RIEN remettre en question en société sinon tu passes pour être un fasciste !), ceux-là oui se sentent libre, et parler de servilité même sur un blog, c’est justement être contre la Liberté. Contre les valeurs de la France. En gros, être taxé de proto-fasciste.

            En France plus que partout dans le monde où les citoyens remettent en question l’ordre établi en descendant dans la rue pour changer le système (s’informer des événements actuels au Bahreïn) quitte à se faire tirer dessus à balle réelle par le pouvoir, plus que partout dans le monde, en France la liberté est synonyme de confort (matériel), plus que partout dans le monde, un citoyen en France prétendument libre et dont la vie n’impacte sur rien, ne participe à rien, n’a d’emprise sur rien est un esclave lâche…

            Oui, j’parle ex cathedra car je ne me compte pas de ceux-là, et si ça déplaît, franchement j’en ai rien à carrer.

          • Du calme Jimmy …
            « un citoyen en France prétendument libre et dont la vie n’impacte sur rien, ne participe à rien, n’a d’emprise sur rien », à part sur l’environnement, sur le Tiers-monde qu’on esclavage, sur l’environnement qu’on détruit, sur la recherche scientifique qu’on effectue, la culture qu’on accroit, les activistes qu’on génère qu’On le veuille ou non, la qualité de vie qu’on essaye d’accroître ? Relativise un peu. On fait du bon et du mauvais.
            À coller des « libéralistes socialistes libertaires » dans la même phrase t’as pas toi-même la culture politique de l’année (un problème avec les libertaires ?), et avec ta haine de la .. de la quoi ? Judéo-maçonnerie ? C’est quoi ce truc là ? Tu peux avoir l’air un peu facho, oui. Et aussi avec tes certitudes en béton. Le but c’est de se poser des questions là, des certitudes on en a tous, et les tiennes ne sont pas forcément les meilleures =)
            Moi par exemple jsuis sûr que si tu veux faire comprendre quelque chose à quelqu’un (genre tes parents), et pas juste t’affirmer, vaut mieux éviter d’être franchement hostile.
            Tu tiens un truc avec le « confort » par contre.
            Ça semble être plus déterminant que la raison ou que la bienveillance dans les rapports humains. Ou que la logique.

            Pour te répondre, l’Elfe,
            « est-ce qu’au contraire, on n’en souffre pas du tout, puisqu’on ne souffre pas de l’envie d’avoir une autre vie? »
            Jsais pas .. On peut souffrir de choses qu’on ne réalise pas à un niveau conscient, ou qu’on n’admet pas, ou de questionnements inaboutis que l’idéologie cloisonne à coup de doxa type « il faut bien travailler pour vivre, et pour faire fonctionner notre société qui est bien faite ».
            (« Si l’on rassemble tous ces savoirs, tous ces vulgarismes, il se forme un monstre, et ce monstre, c’est l’idéologie. » Barthes)
            Jveux dire, en l’occurence, le type qui base sa vie sur ce genre de doxa : il souffre de prendre le métro directement en cela qu’il prend le métro, justement =) Plutôt que de faire ce qui lui correspond, genre un refuge pour pingouins refugiés de la fonte des glace, en Islande, si on lui avait pas formaté le cerveau avec des certitudes qui ne sont pas les siennes.

            S’ils se « sentent » libres malgré 100 contraintes inutiles évidentes, et qu’ils sont persuadés de gagner leur confort, le matin dans un wagon froid dur et exigu, évidemment inconfortable … On est en plein 1984 là, non ?

            Ta question, « est-ce qu’on se pose, est-ce qu’on envisage autre chose, et sinon pourquoi ? » Ça c’est intéressant.
            Et du coup, comment pousser les gens à le faire vraiment, à ne pas s’en remettre à l’autorité, à ne pas être crédule, Et à adapter leur mode de vie en conséquence.
            Et surtout comment leur faire enlever les oeillères et la laisse du confort, sécuritaire, personnel, irresponsable, égoïste, nuisible et à deux ronds.

            .. mais bien sûr, tu peux te poser ces questions par simple curiosité aussi. Jpeux pas te répondre à leur place concernant leur ressenti. =)

  14. Je trouve cet article très pessimiste. Je passe presque 3h dans les transports en commun parisien par jour, et… j’aime ça ! C’est un moment rien qu’à moi, pendant lequel, j’ai le temps de méditer, de lire, de dormir si j’en ai envie, d’écouter de la musique que j’aime parfois, ou juste de regarder le paysage du RER. Le fait que je consacre mon temps de transport à moi et à moi seule me permet d’être plus présente avec les personnes que j’aime (ou que je côtoie simplement) quand je suis avec elles.
    Bref, le RER/Métro/ tram, ça me connait et je crois que j’aurais du mal à m’en passer. Bien sure, ça se voit que je suis contente quand je discute avec mes copines de train, mais généralement, ça ne se voit pas. Ça m’arrive de sourire toute seule, mais ça ne dois pas durer des heures non plus (surtout quand je dors ou en méditation), donc globalement, le gens qui m’entourent ne voient pas si je suis heureuse d’être là en leur compagnie ou si j’en suis malheureuse. Je suis persuadée que je suis loin d’être un cas isolé. D’ailleurs quand je souris à quelqu’un dans le métro, souvent, les gens répondent très vite, parce qu’ils n’attendent que ça (enfin, je suppose). D’autre collègues m’ont affirmé aimer également leur petit temps à eux dans les transports. Bref, l’habit ne fait pas le moine, ce n’est pas parce que les gens ne sont pas affables qu’ils sont tous malheureux ;)
    D’autre part, les rares fois ou je souffrais physiquement, plusieurs personnes sont venues me demander si j’avais besoin d’aide. Donc, je crois tout de même qu’une bonne partie des gens se soucie vraiment de leur compagnon de train et j’en suis très heureuse.

  15. On ne peut pas avoir toujours avoir des moments agréables et il y a forcément des choses un peu plus chiantes par lesquelles ont doit passer dans la vie pour accéder à d’autres plus agréables, ou gratifiantes, ou qui peuvent à la longue nous mener au bonheur. Comme je le disais plus haut, ces gens qui ont l’air de s’emmerder dans le métro ont malgré tout choisi cette vie, avec tout ce que ça implique d’intéressant et de chiant. Ca n’a pas plus de sens de se demander si les gens sont heureux ou pas dans le métro que de se demander si ils sont heureux quand ils vont acheter le pain, qu’ils font les courses, la vaisselle, le ménage ou toute autre chose indispensable mais pas forcément gratifiante. Bref, prendre le métro pour ceux qui ont choisi cette vie est une obligation, une corvée, donc forcément y a pas mal de gens qui ne doivent pas se sentir épanouis, pas plus qu’on se sent épanoui quand on fait la vaisselle ou qu’on passe la serpillère. On peut aussi y trouver du plaisir, c’est pas impossible, mais c’est fait pour ça à la base.

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