Désherbants définitifs : quelques explications

Depuis l’entrée en vigueur de la loi Labbé, le désherbant définitif se substitue aux pesticides de synthèse. Désormais, rendre son jardin ou potager attrayant, débarrassé des indésirables tout en préservant l’environnement est une réalité. Il suffit de l’entretenir avec des substances de biocontrôle. Souhaitez-vous en savoir davantage sur ces dernières ? Voici quelques explications sur les désherbants naturels ou définitifs.

La composition d’un désherbant définitif

Encore appelés produits de biocontrôle, les désherbants définitifs sont des substances naturelles permettant de protéger vos plantations contre les indésirables. Il s’agit généralement d’extraits de plantes et de microorganismes comme :

  • L’acide pélargonique ;
  • L’acide acétique ;
  • L’acide caprique ;
  • L’acide caprylique.

Acide pélargonique : c’est une substance chimique organique d’origine végétale. Il est présent dans nombreuses diversités de plantes, notamment le géranium de balcon, le pélargonium, le tournesol, le colza et le rosier.

Acide acétique : encore appelé acide éthanoïque, ce produit s’obtient à partir de la fermentation naturelle du sucre. Celui-ci se retrouve à l’état brut dans les fruits et l’amidon de maïs.

Acide caprique : ce produit s’utilise pour la fabrication des graisses, colorants et lubrifiants. Il est aussi présent dans les huiles de palm et de coco, elles-mêmes employées pour préparer des savons naturels à base d’huile végétale.

Acide caprylique : l’acide caprylique est présent dans des substrats variés. On le retrouve notamment dans les fruits, la noix de coco, le lait des mammifères et le lait maternel.

Les produits de biocontrôle combattent tout ce qui constitue une menace pour la plante et empêche son épanouissement. C’est notamment le cas de certains agresseurs comme les bactéries, champignons et parasites (insectes et végétaux).

Sur le marché, les désherbants se présentent sous divers aspects. En dehors des substances prêtes à l’emploi et conservées dans des pulvérisateurs gradués, vous retrouverez les produits de biocontrôle concentrés. L’utilisation de ces dernières nécessite une dilution préalable à l’eau bouillante.

L’action de l’acide acétique sur les indésirables

En raison de son faible pH, l’acide acétique tue les tissus vivants. Lorsqu’il entre en contact avec une plante, il détruit la paroi recouvrant ses feuilles. Par conséquent, ses tissus se déshydratent pendant une courte période. Le temps suffisant pour que la photosynthèse ne puisse continuer.

Malgré son caractère agressif, l’acide acétique ne représente pas un réel danger pour l’homme et l’environnement. En effet, lorsqu’il entre en contact avec le sol, il devient totalement inoffensif. Il se dégrade et libère de l’oxygène et des molécules d’eau. Toutefois, il est fondamental que vous respectiez les doses prescrites par le fabricant. L’exagération dans le dosage pourrait vous exposer aux effets nocifs de cette substance.

Pour profiter des effets bénéfiques ce produit, l’idéal est l’utiliser au printemps ou au début de l’été. À ces deux périodes de l’année, les nuisibles ne sont que de jeunes pousses qui n’ont pas plus de deux semaines d’âge. Ils sont encore fragiles et leur élimination ne vous pose aucune difficulté. Employez l’acide acétique en un jour ensoleillé et sans vent pour bénéficier de son plein potentiel. En effet, le soleil (à forte température) favorise son action alors que le vent l’atténue.

Le mode d’action des autres types d’acide

L’acide pélargonique s’attaque à la paroi protectrice des plantes et la détruit. Il anéantit par la même occasion toutes les cellules qui peuplent l’organisme végétal. Après quelques temps, la plante se dessèche et meurt.

L’acide pélargonique s’utiliser par temps doux, à une température moyenne de 15 degrés. Au même titre que l’acide acétique, ce désherbant naturel est sensible au vent et à la pluie.

L’acide caprique et l’acide caprylique appartiennent tous les deux à la catégorie des acides gras. Leur utilisation combinée promet une meilleure efficacité contre les mauvaises herbes.

Les deux produits ont un mode d’action semblable à celui de l’acide pélargonique. Ils s’attaquent d’abord à la couche cireuse protectrice des feuilles avant d’anéantir les membranes enveloppant leurs cellules. Il s’en suit le dessèchement des tissus végétaux. Comme les autres types d’acide désherbants, ces produits ont une meilleure efficacité au printemps. Il suffit de privilégier un temps doux, avec une température moyenne de 15 degrés.

Les alternatives aux produits de biocontrôle

Les produits de biocontrôle ne constituent pas l’ultime solution pour désherber naturellement un sol. Il existe des alternatives tout aussi naturelles et ne nécessitant l’utilisation d’une quelconque substance. Parmi ces solutions se démarque le désherbage thermique.

Comme son appellation le sous-entend, cette méthode consiste anéantir les mauvaises plantes au moyen de la chaleur. En effet, en présence d’une température élevée, les cellules des végétaux s’éclatent et meurent dans les jours qui suivent.

Le désherbage thermique a une meilleure efficacité sur les jeunes plantes. Il est plus difficile de détruire des adventices dont les racines sont solidement ancrées dans le sol.

Le désherbage naturel peut se faire sans l’utilisation d’un quelconque matériel ou produit. Il vous suffit d’arracher à la main les indésirables avant qu’ils n’atteignent la maturité. Généralement, l’arrachage succède aux autres techniques de désherbage (thermique ou à l’aide d’une substance) pour se débarrasser des indésirables persistants.

Les précautions à prendre après un désherbage définitif

Lorsque vous finissez de traiter votre jardin au désherbant de biocontrôle, empêchez vos enfants et animaux domestiques d’accéder à la pelouse. Cette zone ne doit redevenir accessible qu’après séchage du produit, soit une durée approximative de 6 heures. Par ailleurs, évitez d’utiliser l’acide pélargonique de floraison. Cette substance est nuisible aux abeilles.

Après le désherbage d’un sol vierge, il est toujours avisé de trouver un moyen pour empêcher que les indésirables repoussent après quelques jours. C’est là qu’intervient le recouvrement. Cette technique consiste simplement à recouvrir la partie désherbée, empêchant ainsi les mauvaises graines d’avoir accès aux rayons solaires.

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