Petit guide argumentaire à l’usage des carnistes

Vous aimez la viande, mais vous ne trouvez aucune bonne raison d’en manger? Qu’à cela ne tienne: un bon gros paquet de mauvaises raisons pourraient faire l’affaire. Voici plusieurs sophismes couramment utilisés pour justifier la consommation de viande. Si vous faites face à un végétarien récalcitrant au steak-frites, ou encore à votre propre conscience, vous pourrez piocher allègrement parmi ces arguments, dans l’ordre que vous désirez et sans vous soucier le moins du monde de suivre un fil cohérent. Certes, ces arguments peuvent être facilement contrés si on les présente individuellement dans une discussion logique, mais il suffit de les enchaîner très vite les uns à la suite des autres pour que votre interlocuteur omnivorophobe™ n’ait plus aucune envie de discuter avec vous et tourne les talons dépité, vous abandonnant à votre puissante Raison. Avec un peu d’entraînement, vous pourrez les enchaîner si rapidement que tout végétarien dans un rayon de moins d’un kilomètre se mettra à baver de la mousse en remuant les bras. Quand à votre conscience, elle se ratatinera sagement dans un coin de votre cerveau, ou si elle n’y trouve pas de place, vous pourrez la ranger dans un autre organe de votre choix ou encore dans un tiroir, un carton du grenier ou une poire à lavement.

Mesdames et Messieurs… Les Zarguments

1) les classiques

Le cri de la carotte
Les animaux souffrent que vous les mangiez? Vous ne voudriez pas avoir le rôle du méchant, n’est-ce pas? Alors, inventez-vous un monde imaginaire dans lequel les légumes souffrent aussi. Certes, un végétarien pourrait vous répondre que les animaux comestibles sont plus proches des humains que des plantes, que les plantes n’ont pas de système nerveux et aucun moyen de percevoir une douleur qui ne leur servirait de toutes façons à rien, ou encore que le régime carné consomme indirectement davantage de plantes que le régime végétarien. S’il vous répond ça, c’est que vous l’avez laissé parler trop longtemps. Inondez-le de détails sur la souffrance imaginaire des légumes, n’hésitez pas à en rajouter des couches sur leur longue agonie, quitte à faire un peu dans l’humour ou la poésie. Vous pourrez en profiter pour vous faire passer pour une âme sensible et poète, ce qui tranchera avec l’image de bourreau cruel pour lequel vous ne voulez certes pas passer, et qui vous préoccupe tant. N’hésitez pas à fustigez votre interlocuteur en le traitant lui-même de cruel bourreau; vous pouvez aussi le faire passer pour un parfait abruti n’ayant jamais réfléchi au sujet.
Vous me direz, les plantes ne souffrent pas, et il faut être un peu neuneu pour confondre une carotte et une vache; mais si vous faites un peu dans le lyrique et le flou et que vous ajoutez de tonnes de paroles ou de textes pour pas grand chose, il vous sera facile d’amalgamer réactivité et sensibilité, sensibilité et conscience, etc. Arguez que « la science ne comprend pas tout », ou envolez-vous pour des délires mystiques dans lesquels nul n’aura le courage de vous suivre.

Le coup des inuits
Certes, vous avez le choix de manger de la viande ou non. Mais d’autres gens, dans d’autres pays dont vous avez vaguement entendu parler, dépendent de la consommation de viande ou d’autres produits animaux pour leur survie. Du moins c’est ce que vous avez cru comprendre en regardant un reportage. L’humanité étant une grande famille, si des gens très loin et que vous ne connaissez pas doivent manger de la viande, vous devriez pouvoir en faire autant. Certes, vous ignorez tout de leurs conditions de vie, desquelles vous ne voudriez pour rien au monde, mais en tous cas ils mangent de la viande, il serait donc totalement injuste que vous n’en mangiez pas!

Le lion et la gazelle
Vous êtes nul en ethnologie? Faites le coup des inuits (voir ci-dessus). Vous êtes encore plus nul? « Le lion mange la gazelle » est fait pour vous. Ne vous préoccupez pas d’étaler votre ignorance crasse de la zoologie, ce seul exemple suffit. Vous avez appris à l’école maternelle que les lions mangent les gazelles, cela devrait donc vous suffire pour justifier votre consommation de viande. Le fait que VOUS ne soyez pas un lion ne doit pas vous gêner. Soyez flou: évoquez le grand cycle de la vie, comme dans le roi lion. Relativisez, faites de la philosophie. Votre ami végétarien n’ayant que faire de vos cours de philo, tout préoccupé qu’il est des animaux qui sont torturés dans les élevages et tués dans les abattoirs. Il vous laissera donc à vos cours de sciences nat’ niveau petite section. Vous pourrez vous en donner à cœur joie!
Bien sur, cet argument justifie aussi d’autres choses que font les animaux, comme le viol, courant chez les canards colvert et plusieurs insectes, ou l’infanticide, ou bien d’autres choses qu’on aime pas trop dans nos sociétés humaines civilisées. Vous devrez donc en remettre une triple couche sur la philosophie, le Grand Cycle De La Nature et la-mort-qui-fait-partie-de-la-vie (enfin, pour les cochons et les poules, hein. Pour les humains et les chats, la mort c’est triste, ouin). De toutes façons, le but est de vous laver de toute responsabilité.

Cours de préhistoire accéléré
Les hommes préhistoriques mangeaient de la viande, c’est un fait (vu les nombreuses périodes différentes les unes des autres qui ont précédé l’invention de l’écriture, c’est forcément vrai qu’à un moment ou un autre de la préhistoire, quelqu’un a mangé de la viande). Et tout le monde sait qu’à cette époque, on vivait tous centenaires. Il faut donc manger de la viande pour vivre longtemps et en bonne santé comme les hommes préhistoriques. Il faut aussi que les femmes restent à la grotte pour élever les petits. Et aussi ne pas utiliser d’ordinateurs, ne pas se vacciner, etc.

Les indiens d’Amérique
Les Indiens d’Amérique sont beaux, musclés, bronzés, et font de superbes posters avec des loups hurlant à la pleine lune qui plaisent aux adolescentes. Du moins c’est ce que vous en savez, à peu près et en gros. De toutes façons, ayant subi un génocide, ils ne sont plus là pour défendre leurs opinions réelles et on peut leur faire dire à peu près n’importe quoi. Leur sagesse étant universellement reconnue par la civilisation qui a anéanti les leurs (ce qui est un bon moyen de se racheter une conscience), vous pouvez aisément vous servir d’eux comme caution morale pour justifier votre consommation de viande. D’après ce que vous savez, eux mangeaient de la viande, n’ayant pas le choix contrairement à vous; mais comme ils étaient vachement en harmonie avec la nature, il est de notoriété publique qu’ils « remerciaient l’âme de l’animal ». Quoi que cela puisse bien vouloir dire, cela vous parait vachement sympathique. Quand vous irez au Macdo, ayez une pensée émue pour la vache de réforme ayant été égorgée pour faire votre bigmac, ça suffira à laver votre conscience plus blanc que blanc comme avec mir lessive machine le chat®. En prime, vous ferez passer votre racisme pour de la bienveillance. C’est pas merveilleux?

Naturalisme et autres cultes
Ce n’est pas de votre faute. C’est la faute de la Nature. C’est Elle qui veut que vous mangiez de la viande. Insistez sur sa cruauté tout en vous réfugiant derrière sa superbe magnificience. Elle vous dicte vos actes, mais elle est très méchante. Vous pouvez remplacer « Nature » par une ou plusieurs divinités de votre choix.

Mentaphobie et autres broderies sur la biologie et l’éthologie
Faites original: plutôt que de prendre les légumes pour des êtres sensibles, faites passer les êtres sensibles pour des légumes. C’est bien connu, les vaches ont le quotient intellectuel des salsifis, c’est pourquoi on les mange (alors que les chiens eux sont intelligents, la nature est bien faite, sauf en Asie, en Afrique, et en Europe dans certaines régions et à certaines époques). Précisez que les poissons ne sont pas des animaux.

2) Carences en nutrition? Pas grave!

Vous êtes nul en nutrition? pas grave: inventez et répétez des choses que vous avez vaguement entendues. Vous ne pouvez pas être végétarien tout simplement parce que c’est impossible.

Les Protéines
Vous ne savez pas ce que c’est exactement, mais il y en a dans la viande, ça c’est sur. Les protéines sont à la viande ce que le brawndo est aux électrolytes: qu’est-ce qu’il y a dans la viande? Des protéines. Que sont les protéines? C’est ce qu’il y a dans la viande, pardi! La boucle est bouclée, vous avez la PREUVE qu’il faut manger de la viande épicétou. Affirmez que « l’Homme a besoin de protéines ». Attention, votre interlocuteur pourrait vous embrouiller la tête avec les protéines végétales, comme quoi il y aurait des protéines dans tout, etc… Ne vous laissez pas démonter: les protéines c’est dans la viande, et puis c’est tout. Pour ne pas paraître borné, acceptez l’existence des protéines végétales, mais inventez vite quelque chose à leur sujet: elles sont moins bonnes, plus rares, pas assimilées, bref, elles sont nulles et ne servent à rien.

C'est plein d'electrolytes.

Nier l’évidence
N’oubliez pas que vous n’êtes pas là pour chercher la vérité ou être logique: vous êtes là pour défendre votre consommation de viande, et puis c’est tout. Le fait d’avoir un ou plusieurs végétariens ou végétaliens devant vous ne DOIT PAS vous empêcher d’affirmer que le végétarisme est impossible. Transformez-vous en Madame Soleil et prédisez-leur un avenir catastrophique. Imaginez tout ce qui pourrait arriver de terrible aux vils pécheurs qui décident de ne pas manger de poisson. Au besoin, inventez un oncle, une tante, un cousin au 3ème degré, un voisin de palier ou un concierge végétarien, et décrivez les affres et les tourments endurés par cette triste personne. Rajoutez-en dans le pathos. Vous pouvez dire par exemple: « moi je connaissais une végétarienne, elle est devenue toute verte, elle a perdu toutes ses dents et elle est morte ». On s’en fout si c’est vrai; l’histoire doit faire pleurer dans les chaumières. Astuce supplémentaire: dotez votre végétarien imaginaire d’une personnalité exécrable, les personnes les plus intelligentes de votre auditoire ne manqueront pas d’en conclure que la viande donne bon caractère. Cette fois, cependant, n’en faites pas trop: ces pauvres gens sont morts après tout. Et ils ont tant souffert.
Au pire, précisez que les végétariens peuvent certes survivre dans d’atroces souffrances, mais qu’ils ne peuvent pas faire de sport et que leur vie d’une manière générale ne vaut pas la peine d’être vécue. Ne prenez surtout pas le temps de faire une brève recherche sur google, sinon vous risquez de trouver des éléments qui ne vont pas dans votre sens, et cela serait très contrariant. Après tout vous n’êtes pas là pour ça.

Les pauvres petits enfants et les femmes enceintes
Bon ok on peut peut-être être végétarien, mais vous savez de source sûre via le beau-frère de la concierge du facteur qui a un cousin médecin que le végétarisme, c’est certainement pas adapté aux enfants et aux femmes enceintes. Et comme les inuits, les indiens et les lions, si les enfants et les femmes enceintes mangent de la viande, pas de raison que VOUS n’en mangiez pas, non mais! Encore une fois, ne vous préoccupez pas de la logique. Le fait que votre interlocuteur soit végétalien depuis 12 générations ne doit pas vous désarçonner. Inventez encore des histoires horribles, mais cette fois en y incluant des bébés et des femmes enceintes, ce qui devrait faire son petit effet.

Attention: si vous utilisez cet argument et le précédent, il se peut que votre interlocuteur vous parle d’études scientifiques portant sur un grand nombre de personnes. Ne vous laissez pas impressionner: VOUS savez parce que VOUS avez l’expérience. Votre témoignage individuel est supérieur à tout consensus scientifique. L’arrière-cousine de votre grand oncle végétarienne est un peu pâlote, cela vaut toutes les études épidémiologiques du monde. Il suffit que vous insistiez beaucoup et que vous lui inventiez quelques tares supplémentaires. Par exemple une fois elle a perdu son stylo, c’est bien la preuve que.

 3) La meilleure défense, c’est l’attaque.

Faites passer votre interlocuteur pour un parfait crétin. Insultez-le, cela prouvera que vous avez raison. Si c’est une femme, traitez-la d’hystérique ou donnez-lui des petits noms genre « cocotte » (surtout si vous êtes un homme, comme ça vous montrerez à tout le monde votre supériorité intrinsèque et aussi que vous avez de grosses couilles remplies à ras bord de logique pure).

Posez lui beaucoup de questions, mais ne lui laissez surtout pas le temps de répondre. Faites les questions et les réponses.Vous aurez l’air intelligent. N’hésitez pas à être dans l’abstrait et à faire de la philosophie. Pérorez sur la valeur de l’existence, la vie vaut-elle le coup d’être vécue quand on a 4 estomacs mais une seule bouche, Un bon tient vaut-il mieux que deux tu l’auras etc.

Geignez. Plaignez-vous beaucoup, pleurnichez si nécessaire ! Il vous accuse d’être un vilain mangeur d’animaux, c’est vraiment pas sympa. N’oubliez pas que VOUS êtes la victime. Si vous ne pleurnichez pas assez fort, vous risquez de passer pour le méchant, et ça, ce serait absolument terrible. Cette personne est affreuse. Accusez-la d’omnivorophobie, et dites-lui combien vous avez mal à votre petit cœur quand elle vous dit que la viande est faite avec des animaux tués. C’est très méchant.

Dites n’importe quoi. Par exemple, dites « tu dis que je suis un Nazi, c’est ça? » puis plaignez-vous ensuite d’un point godwin. (ne riez pas on me l’a déjà faite). Parlez des petits enfants qui meurent de faim en Afrique. Ça n’a rien à voir? c’est pas grave. L’important est de dire des trucs.

Faites un examen aigu de sa conscience. Il a surement quelque chose à se reprocher, quelque part dans sa vie. Boycotte-t-il Nestlé, l’huile de palme, Danone, conduit-il une voiture, a-t-il un téléphone portable, conduit-il un Diesel ? Porte-il des slips en coton? A-t-il un ou plusieurs animaux de compagnie? Donne-il aux ONG? À la croix rouge? À Médecin sans frontières? Possède-t-il une bible? Va-t-il à la messe tous les dimanches? Fait-il ses 5 prières par jour en mangeant 5 fruits et légumes tourné vers l’est tout en faisant le signe de croix avec un salsifi sacré bio et garanti sans OGM? Accusez-le de tous les crimes que vous pourrez: il mange surement du soja, des OGM, ou du quinoa de Bolivie, ou alors il a un téléphone portable, ce qui est Mal. Ne laissez pas quelqu’un vous faire poser des questions sur vous-même tant que cette personne n’est pas absolument parfaite en tous points et ne vous l’as pas rigoureusement prouvé.

Si au bout d’un moment ça vous emmerde, sortez votre joker: la viande c’est trop bon, et puis c’est tout. De toutes façons, VOUS savez que VOUS avez raison, et du coup même si toutes les excellentes raisons que vous avez donné ne suffisent pas à vous justifier, il vous suffit d’arrêter de réfléchir et de laisser votre estomac décider à la place de votre cerveau.

Brain ?4) Quelques trucs et astuces pour toutes les situations de la vie

Ces arguments ont fait leurs preuves puisqu’ils dépassent le simple cadre de « j’ai raison de manger de la viande j’ai raison j’ai raison ta gueule ». Ils peuvent vous aider à avoir raison en toute situation, vous pourrez donc désormais briller dans les réunions et les dîners mondains:

  • Le bien et le mal, c’est relatif, rien n’est tout noir ou tout blanc.
  • En toutes choses, soyons modérés. AMEN.
  • Au fond, chacun pense/fait ce qu’il veut ;) (sur internet, mettez des smileys, sinon vous risqueriez d’avoir l’air con).
  • Évoquez les traditions: puisqu’un truc existe, ça doit continuer d’exister. POUR TOUJOURS.
  • etc…

Bref, soyez l’homme qui a tout compris, Lui. Vous vous sentirez tellement mieux, et vous pourrez croquer dans votre bigmac en disant: « qu’ils sont cons, ces végétariens! ».

 

Je remercie tous les gens qui m’ont inspiré cet argumentaire en essayant de m’expliquer pourquoi ils mangent de la viande. Ils ont une qualité dans la vie: ils sont opiniâtres. Continuez à faire ce que vous faites et ne vous posez surtout pas de questions.

151 réflexions au sujet de « Petit guide argumentaire à l’usage des carnistes »

  1. Excellent, c’est du vécu. Je vais partager ce florilèges de sornettes que tout bon végétarien, un poil sensible, entend dès qu’il s’assoit à la table de « gens » brillant de mauvaise foi !!!
    En tout cas j’ai bien ri, normalement je m’énerve !!!

  2. Salut l’Elfe. Juste un petit mot pour te dire qu’après avoir parcouru ton blog en long, large, travers, diagonale et profondeur durant la fin de l’année 2013, j’ai décidé de ne plus manger de viande à partir du début de l’année 2014 et si possible jusqu’à la fin de ma vie. C’est drôle de voir qu’effectivement j’ai retrouvé dans mon entourage pas mal des choses que tu évoques dans ton blog, le cri de la carotte, le lion et la gazelle, le « mais ça te manque pas une bonne entrecôte saignante ? » etc. L’avantage c’est qu’après t’avoir lu je suis rodé pour disserter sur ces points. ^^

    Pour le moment je garde dans mon régime alimentaire les œufs, la crème fraîche, le fromage et tout, principalement parce que je ne suis pas assez inventif en matière de cuisine pour les zapper, mais je compte bien arrêter quand je serai devenu assez débrouillard un de ces 4.

    Voilà, c’est tout, je me suis dit que ça pourrait te faire plaisir de savoir que tes arguments portent.

    Kiss

    • Bravo
      vege depuis 30 ans
      maman de 12 vege
      grand maman de 6 vege
      je t encourage et te félicite de ton choix
      véronique marie lefebvre
      si besoin join on fb;)

    • Salut Biglard, je suis un peu de ton avis et dans la même situation que toi (sauf que je suis végé depuis maintenant 2 ans). Tu sais, beaucoup de produits sont difficilement remplaçables pour des piètres cuisiniers comme nous. Mais aussi beaucoup sont très facilement substituables : remplace le laits par des boissons végétales : lait riz, avoine (pratique en cuisine car il a un goût assez neutre), et lait de soja (teste plusieurs marques, ils sont très différents selon les gouts). La crème tu peux simplement l’enlever, c’est inutile. Le plus difficile dans notre démarche, à mon sens, c’est les œufs, car c’est l’ingrédient principal de la pâtisserie. Et le fromage… Il y a deux ans, je ne savais même pas ce qu’était un végétalien, et un végétarien était pour moi un imbécile. Pour nous qui n’avons jamais connu ça , il faut y aller petit à petit, on trouve toujours des solutions, à notre rythme ! Internet est là pour nous aider pour les recettes.
      Et merci pour ce blog, cet article en premier, il est très plaisant à lire, autant dans le contenu que dans les commentaires.

  3. Je me rends compte aussi qu’avec tout les commentaires de trolls que tu dois recevoir ça ne coute rien de laisser un petit mot positif de la part d’une lectrice habituellement silencieuse, alors voila, moi quand j’ai découvert ton blog je savais que manger de la viande n’était pas en accord avec mes principes et je pensais depuis quelques temps a devenir végétarienne sans vraiment m’y résoudre Finallement c’est ton tumblr « les miams végans » qui m’a fait sauter le pas car j’y ai découvert pleins de choses différentes et qui s’éloignaient beaucoup de ma vision « salade verte / épinards / carottes vapeur / que j’avais de l’alimentation végétarienne.

    Je sais que c’est chiant de voir plein d’arguments carnistes débiles tout le temps mais je suis sure qu’il y a aussi plein de gens beaucoup moins bêtes qui te suivent et qui adhèrent a tes propos, c’est juste qu’on a pas toujours grand chose a dire (contrairement aux trolls :p).

    Bises et bonne continuation.

      • Non, c’est juste pour souligner le fait que le moindre truc que tu fais est analysé sous le prisme de ton végétarisme pour t’attribuer des tares, mais heureusement ce n’est pas véridique

  4. Je n’ai qu’une chose à dire : mille fois merci ! Cet article est juste magique !
    Je me suis empressée de le transmettre à tous les viandards convaincus de mon entourage qui m’ont déjà cité chacun des arguments de cette liste (oui oui, toute la liste pour une même personne… et plusieurs personnes…). Inutile de dire que je n’avais plus rien à répondre ! Comme tu l’expliques si bien : simple, clair et efficace, ils ont juste raison !
    Mais grâce à toi aujourd’hui, j’ai enfin compris pourquoi il avait raison. Sans cela, je n’aurai pas ri autant en lisant ton article. Merci à eux et à toi !

  5. Pour l’argument sur l’homme préhistoire, voici un lien ; http://www.hominides.com/html/dossiers/alimentation-prehistoire-nutrition-prehistorique.php

    Il faut avouer que cinq secondes – car ma connexion est plutôt faible, pour tomber directement sur le lien d’un site qui n’a à priori rien à voir avec du « pro-vegan », c’est très très dur. Je comprends pas, parce que la viande donne des forces justement ; donc pourquoi ils ne le font pas ?

      • Il veut peut être dire que le cerveau l’homme a commencé à évoluer à partir du moment ou il a mangé de la viande?

        • « consommation de viande = développement du cerveau » est un argument souvent détourné qui vient d’une théorie du primatologue Richard Wrangham de l’Université d’Harvard. En effet, cette dernière suppose que c’est la cuisson qui a aidé l’homo erectus à accélérer le développement de son cerveau en se basant sur une comparaison avec des cerveaux primates. La cuisson est ainsi une sorte de pré-digestion qui permet d’assimiler plus rapidement les aliments par rapport à un régime totalement cru consommé par les singes étudiés. Les carnistes utilisent cette théorie en pensant qu’elle va les servir, confondant alimentation crue/cuite et alimentation végé/carnée. Qui a le cerveau le moins développé à votre avis ? :D
          D’autant plus que si la cuisson nous a effectivement permis de consommer de la viande, elle nous a aussi permis d’intégrer des tubercules, de nombreuses autres céréales et certains aliments difficilement digérables ou toxiques lorsqu’ils sont crus dans notre alimentation. Il n’y a donc pas que la bidoche dans la vie, non mais !

          • Très juste !

            Surtout qu’à mon humble avis, c’est la maîtrise du feu en elle-même qui a aidé au développement du cerveau, pas uniquement la cuisson !

            Avec le feu, moins de besoin de basique de « survivre »! Moins de froid, moins de peur, moins de prédateur ….. On peut enfin vivre et non survivre , dans une certaine mesure, et donc développer d autres sources.

            Cela dit, quand même bien la viande aurait été un facteur majeur du développement du cerveau, ce n est plus le cas aujourd’hui , et il ne va pas rétrécir si on arrête la consommation de viande !

          • Comme il a été dit, la cuisson végétale faisait aussi partie de la cuisine.

            La viande cuite n’apporte rien de plus alors que les végétaux cuits libèrent des nutriments qui ne sont pas bien disponibles s’ils sont consommés crus.

            Et puis, gros cerveau ne veut pas dire « intelligence ».

            Sinon les éléphants et les rats seraient des génies. (et les hommes plus intelligents que les femmes)

  6. Elfe tu as oublié le coup des canines! « Et les canines, ça sert à quoi si c’est pas pour manger de la viande? » Bravo à toi en tous cas, je n’avais pas autant ri depuis un moment, je partage bien sûr et même vais mettre des petits morceaux en statut sur FB (en citant la source bien évidemment).
    Oui, comme je peux plus découper de rôti, j’aime bien découper les textes, moi, ça me défoule ;)
    Merci, en tout cas; de la part des nanimaux. On va y arriver. Des conversions chaque jour. Ça bouge un max en ce moment (grâce entre autre à des personnes comme toi d’ailleurs.)
    Et pisque on est encore à temps, bonne année!

  7. Ping : Pourquoi | Pearltrees

  8. tout simplement génial, bourré d’humour, à partager en long, en large et en travers, j’ai trouvé cet article sur le groupe de joyeux crudis végans que nous administrons, du beau, du bon, du joyeux, merci infiniment

  9. Ces arguments marche de tout feu. En général je n’ai qu’une envie : taper et me barrer dans ma superbe rage. Et lorsque je répond d’arguments logiques, je suis quelqu’un qui n’a aucune tolérance et je suis de surcroît un fanatique lorsque dépasser par la connerie je hausse le ton, doublé d’hystérie. Si ça ne suffit pas, on me ressort les mêmes argument en boucle jusqu’à ce que j’abandonne.
    Grrrrrrrr

    • LOL, je n’abandonne jamais!!
      Mais si je me laisse dépasser par mon énervement il peut m’arriver d’avoir droit à un « c’est bon, calme toi, t’étais pas comme ça avant…!!! » euh… « AVANT QUOOOOOOIIIIIIIIII B***** DE M*****!!! » Et là je deviens « hors contrôle » donc ce n’est plus une alternative que j’utilise, je ne m’énerve plus, et j’évite de débattre quand le débat est impossible. Je répond un simple « NON » (froid et direct qui clos la conversation,) à un « ha? mais c’est pas trop dur???! » Des fois j’en rajoute un peu pour provoquer, mais je m’attarde pas en suivant, du style « Non, c’est d’ailleurs beaucoup plus facile quand je me regarde dans une glace » ;)

      • Si je finis par abandonner c’est que je n’ai pas la répartie nécessaire contre quelqu’un qui se borne . Mon commentaire fait un peu moi j’ai raison mais quand je vois que je balance d’une logique simple des propos et que tu reçois en retour un autre argument débile sans relever mes contre-arguments c’est très agaçant. Et je pense que tu a l’a déjà eu.
        Alors personnellement je perds plus mon temps avec ça et je ne parle qu’avec les gens qui s’intéressent vraiment au veganisme.
        Même quand je vois sur internet un commentaire déplaisant à lire je me retient ça me permet de rester positif un minimum face à ces obsédés des protéines qui ne savent pas ce qu’est un acide aminé, un enzyme etc… Ho ils peuvent t’en parler de façon totalement ignorant.
        Bref.
        En tout cas bonne chance à toi pour rester ZEN.

  10. Bof, il y a plus simple.

    « La souffrance animale, je m’en cogne. » Puis on ressort les auteurs du droit naturel si l’autre se lance dans des parallèles hasardeux.

    • Peu de gens réussissent à avouer être de parfaits trous du cul. La plupart veulent avoir une bonne image d’eux-mêmes.

    • Sauf que quand tu leur demandes de découper leur chien ou leur chat en faisant abstraction des cris, ils ne s’en cognent plus.
      Quand tu leur fais voir « Earthlings » non plus, d’ailleurs. Au mieux, ils fuient.

      • Pas forcément vrai. J’assume être un trou du cul. Et croyez-moi, quand on a connu la faim, la vraie, celle qui vous fait dire à chaque minute qui passe que vous allez mourir, le chat du voisin fini bien vite en ragoût (d’ailleurs, les os du chat virent au bleu/vert quand vous les cuisez, c’est vachement surprenant). Même quand on l’a connu bébé et qu’on a joué tous les jours avec lui.
        Je n’ai pas besoin que vous ayez une bonne image de moi. Je vis très bien comme je suis.

        Désolée pour le ton, mais à un moment il faut arrêter d’essayer de FORCER les gens à voir le monde à travers VOS yeux.

          • Je m’arrête au chat parce qu’au niveau légal bouffer de l’humain c’est plus risqué. A fortiori quand les seuls humains que tu pourrais éventuellement réussir à tuer et à manger sont les bébés et les enfants en bas-âge.

  11. J’adore !
    D’ailleurs dans la section « Carences en nutrition? Pas grave! », j’ajouterai personnellement l’argument « Je connais une végéta*ienne, elle est obligée de prendre des compléments alimentaires pour tenir, c’est bien la preuve que ».
    Ma belle-mère me l’a (encore) ressorti y’a pas plus tard qu’une semaine, pleine de bonne foi, les yeux tout plein de compassion et d’angoisse pour ma santé qui doit forcément foutre le camp vu que je ne mange pas de viande et ne consomme pas de lait.
    J’en ai marre de l’image du pauvre vegeta*ien obligé de se gaver de gélules àlakon pour survivre, niant ainsi l’évidence… è_é

    Bref, merci pour cet article drôle et dont les idées sont malheureusement on ne peut plus courantes.

    • Il y a quand même une grosse lacune : il manque le célebrissime « Hitler était végétarien » ! Mais bon, je crois qu’une certaine IV en a vaguement parlé…

    • Tout à fait, j’ai fait un post un peu à ce sujet… il y a ceux qui sont fait pour ça, et ceux qui ne le sont pas (chat, chien…) Certains caristes sont outrés de voir qu’en chine on mange du chat, parce qu’il n’est pas fait pour ça lui! Alors que s’ils connaissaient les cochons ils se trouveraient bien plus de points communs avec eux qu’avec un chat…

  12. J’aime le principe de filtrer tout message qui ne va pas dans ton sens ou qui ne dit pas que t’es géniale l’elfe :D
    On appelle ça de la censure il me semble :D

  13. Je viens de réfléchir à l’instant au lion à la gazelle… Et il y a quelque chose de génial, dans cet argument : Pourquoi avoir besoin d’aller chercher un lion et une gazelle ? Si ça n’est pas avouer qu’en prenant simplement le cas des humains, on est bien emmerdé à trouver une justification, alors qu’au moins pour le lion et la gazelle, le lion est bien obligé de tuer pour survivre… Bref, en allant chercher le lion et la gazelle, on démontre ipso facto que le dilemme de la nécessité de survie n’existe pas dans le cas du carnisme des humains.

    Un peu comme le cri de la carotte, d’ailleurs, quand il est brandi au second degré pour ridiculiser le végétarien. « Ah ouais, alors si tu t’inquiètes de la souffrance des animaux, alors tu t’inquiètes aussi de la souffrance des végétaux ?!! LOL ! ». On se met à rire de la souffrance de la carotte, parce que la situation est absurde et amusante… mais on est allé chercher la souffrance des végétaux et le fait de s’abstenir de les manger, justement parce que la souffrance des animaux (et s’abstenir de les manger) n’est pas risible en soi et ne peut pas donner de blague absurde.
    Faire des blagues du genre « Tu n’entends pas le cri de la carotte ? », c’est donc reconnaître, de fait, que les végétariens ont raison de tenir compte de la souffrance des animaux.

  14. Tu as oublié les risques d’invasion des espèces élevées si on les relâche, bin oui si personne ne s’en occupe elles se multiplieront et elles domineront le mooooonde !!!

    • Et aussi le fait que certaines espèces disparaîtraient si les éleveurs n’étaient pas là pour les produire.

      Trop gentil l’Homme, trop gentil les éleveurs, heureusement qu’ils sont là pour la planète !

      • Vous pouvez rire de cet argument, je ne le trouve pas si idiot. Ca peut je trouve être un moyen de sauver certaines espèces en attendant qu’on soit moins cons (ou moins nombreux).

        • Sauver quelles espèces? La vache? Les bovins existaient avant la domestication et ils peuvent être parfaitement capables de vivre à l’état sauvage… Si ça a le moindre intérêt que les bovins existent bien sur… Au fait l’élevage est l’une des principales causes de la disparition des espèces sauvages, on en parle ou pas??

  15. Depuis un an je réfléchis de plus en plus à devenir végane (alors que je partais de trèèèès très loin), ayant pris conscience que la seule et unique raison pour laquelle on mange des produits animaux est que l’on les considère inférieurs à nous et qu’on les exploite et les tue uniquement pour notre bon plaisir.
    Pour l’instant je diminue progressivement tous les produits animaux sans me priver encore de rien mais je pense que les premières choses que je vais supprimer de mon alimentation seront les produits laitiers. J’ai un peu l’impression d’être la seule à essayer de prendre ce chemin là. La raison pour laquelle je souhaite devenir végane est le bien-être animal donc il me semble que l’industrie du lait et des oeufs est la pire à ce niveau-là. A moi ça me semble évident mais peut être que tout le monde ne sait pas que la vache/brebis/chèvre doit mettre bas pour produire du lait, ou encore l’utilité du sexage des poussins… Alors qu’il est relativement facile de se procurer de la viande d’animaux traités pas trop cruellement pendant leur vie (veaux ou agneaux restant sous la mère, animaux au pâturage, porc sur paille, volailles élevées en plein air…), c’est juste impossible pour les produits laitiers.
    ça m’interroge du coup pourquoi on se concentre toujours sur « la viande c’est le mal » dans les cercles végétariens/végétaliens alors que les produits laitiers et oeufs c’est pas mieux voire encore plus hypocrite (2/3 de la viande bovine consommée en France est issue de l’industrie laitière : veaux, taurillons, vaches de réformes..).

    • Je connais peu de gens qui ont commencé par supprimer les produits laitiers, mais y en a. Après psychologiquement c’est vrai que manger la chair de l’animal tué est beaucoup plus fort, et on oublie plus facilement que le lait est aussi un produit de la souffrance, mais je pense que globalement ça revient à peu près au même, au niveau des industries qui sont financées par ça. Bon j’ai rien contre les lacto-végétariens hein, c’est déjà bien de pas manger de viande, mais je pense que si on veut aller au bout du truc, si on considère que les animaux comptent, alors il faut être vegan.

      • Pourtant il me semble que toi sur ton blog comme beaucoup de végétariens/végétaliens préoccupés par le bien être animal sont plus…sévères vis-à-vis de ceux qui mangent de la viande qu’avec ceux qui continuent à manger des produits laitiers ou des oeufs ;)

        Je ne veut vraiment pas formuler ça comme un reproche hein, chacun fait ce qu’il peut et c’est impossible de ne pas avoir des contradictions dans ses modes de consommation mais c’est vrai que c’est un point qui m’interroge pas mal. Comme tu dis je pense que c’est principalement du à la méconnaissance des gens sur la manière dont la nourriture est produite, je me rends compte que peu de personnes ont conscience au final que la production de lait ou d’oeufs va de pair avec la production de viande.

        • C’est possible, mais comme je disais, c’est plus fort symboliquement. Je ne crois pas que ce soit rationnel. De plus, il serait théoriquement (je dis bien THEORIQUEMENT) possible d’obtenir des œufs, voire du lait sans souffrance. En pratique c’est extrêmement casse-gueule et difficile pour les œufs (enfin bon c’est que des œufs quoi, ça mérite pas qu’on se prenne la tête comme ça) et c’est impossible pour le lait et produits laitiers (sauf peut-être circonstances absolument exceptionnelles mais ça ne durerait que très peu de temps, on peut pas avoir du lait en continu si on fait pas reproduire les animaux). Donc je sais pas, peut-être que les gens ont du mal à se rendre compte de comment sont les choses en pratique, peut-être qu’ils restent un peu sur de la théorie.

          • Me souviens d’une discussion avec un ami végétarien (qui m’avait entre autres indiqué que si je voulais supprimer tout produit animal – ce que je n’ai pas encore fait mais j’ai drastiquement diminué ma conso depuis un an – j’aurais des carences en B12 à cause de l’absence d’oeufs, tu fais comment toi l’Elfe ?).

            Je lui faisais remarquer que la fabrication du fromage qu’il mangeait avait nécessité de tuer des chevreaux (bon ok j’en ai mangé aussi ce jour-là…). Nous étions justement dans la ferme qui produisait le fromage en question et un des éleveurs était à côté de nous. Il a bien expliqué qu’il n’était pas possible de garder tous les chevreaux qu’on faisait mettre bas aux chèvres afin qu’elles donnent du lait. Mais qu’on gardait certaines femelles notamment, pour renouveler le troupeau (normal).

            Alors, mon ami a déclaré « Ben moi, je mange le fromage qui a été fait grâce à celle que vous n’avez pas tué ! ».
            Bon, il n’a pas dit ça sérieusement…

            Mais je trouve toujours intéressant depuis que je connais ton blog et que je suis en questionnement sur ces sujets, de discuter avec les « gentils végétariens qui ne veulent pas tuer d’animaux » mais qui consomment du lait et des oeufs…(j’en connais un autre comme ça d’ailleurs, végétarien depuis 20 ans, mais qui adore le fromage… bon, je le comprends le fromage c’est addictif, moi-même j’ai du mal à m’en passer même s’il y a moins d’un mois je me suis passée sans souci d’une raclette qui se mangeait juste à côté de moi, pour ne manger que vegan, ce que je n’aurais jamais cru savoir faire…)

            Pour ma part je suis une méchante omnivore, pour l’instant encore (même si la majorité du temps je mange quand même sans produits animaux).

            Enfin, je connais au moins un végétarien dont les préoccupations sont écologiques et pas éthiques. De ce point de vue, la conso d’oeufs ou de lait serait moins problématique que celle de viande ?

            Bonne année à toi l’Elfe !

          • Je trouve que les ovo-lacto végétariens qui prétendent se soucier des animaux mais n’ont aucun scrupule à consommer leurs produits sont un peu hypocrites… Enfin bon…
            Sur le plan écologique, le lait est catastrophique: le rendement est encore plus mauvais que pour la viande. (ben oui la vache ou la chèvre utilise ses ressources pour vivre d’abord, pour faire du lait ensuite). Donc si on est écolo on devrait se passer de tout produit laitier. Les écolos le font rarement.

            Très important quand on est végétalien ou même végétarien avec produits animaux rares, il faut se supplémenter en B12.

          • Bonjour, je sais que ce commentaire suit une discussion vieille de plusieurs moi mais je ne comprend pas pourquoi vous dite que produire des oeufs sans souffrance est casse gueule et difficile. Pour des gens sans jardin correct ok, mais avec, suffit d’adopter une poule et de lui fournir un espace de vie confortable.
            Vous lui donnez à bouffer la même chose que vous et vous vous nourrissez de ses oeuf, qui ne sont même pas fécondés et sont un parfait complément alimentaire (Surtout pour les patisseries ^^) . Ou est le problème ? Et il est toujours possible de se fournir chez des gens ayant des poules et ne les tuant pas, ils ont souvent une surproduction à partir de 4 ou 5 poules.

          • D’abord je parlais pas de produire pour soi, mais de produire pour les autres, parce que sinon tu ne peux utiliser que tes propres œufs, donc tu n’achètes absolument rien qui contienne des œufs (pâtisserie industrielles, pâtes fraîches, etc… tu produits TOUT toi-même, ce qui n’est pas possible pour tout le monde). Et à la limite on s’en fout de ce que tu fais seul dans ton coin, moi je parle à l’échelle de la société.

            Ensuite, tout le monde n’a pas un jardin.
            On achète pas une poule parce qu’acheter une poule c’est encore nourrir le commerce des animaux, commerce tueur d’animaux. Récupérer une poule ok, mais pas l’acheter.
            Tout le monde n’est pas capable de s’occuper d’une poule. (et si tu pars en vacances souvent?)
            On prend pas UNE POULE mais plusieurs (ce sont des animaux sociaux).
            On s’en occupe convenablement donc ça prend du temps, véto si y a un problème, on leur construit un abri, protection contre les éventuels prédateurs, nourriture adaptée.
            Passons sur le fait que si tu prélèves les œufs, ça l’oblige à en re-pondre tout le temps et c’est pas bon pour elle (sinon elle pond que 2 fois par an).
            Et enfin quoi qu’il en soit tu considères cet animal comme un moyen pour avoir des œufs donc finalement on sait très bien comment ça se passe, si cette tendance se généralise, y aura tjrs de bonnes excuses pour s’en débarrasser si on en veut plus, si elle cesse de pondre, si ça prend trop de temps, si elle est indésirable, etc…

            Tout ça pour avoir… Des œufs? Ce truc que j’ai pas mangé depuis 4 ans et je vais très bien merci (et maintenant l’odeur me dégoûte). Et mes gâteaux ne sont pas à plaindre: http://lesmiamsvegans.tumblr.com/

          • Rien ne précisait dans vos propos que vous parliez à l’échelle de la société, d’où
            mon besoin de précision.

            N’empêche qu’un bon poulailler est une solution intéressante pour d’obtenir des protéines dans un régime végétarien.Pas la seule et pas applicable à tout mais une solution sympa.

            Je ne comprend pas pourquoi vous êtes aussi agressive dans vos commentaires, je ne cherche qu’a discuter…

          • Y a des protéines dans les haricots sinon
            je sais qu’il faut les mettre dans l’eau la veille, mais jsais pas, je trouve ça moins fatiguant que de déménager à la campagne et d’installer un poulailler

  16. Hilarant ! C’est vraiment amusant. En fait, c’est toujours très drôle de faire passer une partie de la société pour des idiots, c’est comme ça que naissent les meilleurs humoristes : en se moquant des autres. (Dieudonné tmtc).
    Maintenant, je voudrais simplement poser une question : Pourquoi mettre tous les carnivores dans le même panier. Je suis omnivore mais je ne pense pas être un monstre et mériter autant de haine. Je n’ai jamais critiqué les végétariens ni demandé à ce qu’ils changent leur façon de manger, alors pourquoi les végétariens ont-ils besoin de venir critiquer ma façon de vivre et de me nourrir ?
    Je pense que cet article est un manque total de respect envers des gens qui ne pensent pas de la même manière que les végétariens. Bien sûr que la société se porterait bien mieux si tout le monde boycottait les grandes entreprises maltraitants les animaux et bien sûr que si les gens devaient eux-mêmes tuer leur viande, il y aurait beaucoup moins de carnivores mais je ne pense pas que les insulter d’une manière aussi grotesque y changera quoi que ce soit. Au contraire.

    • Tu n’as pas à te faire passer pour une victime. Les victimes sont les animaux que tu manges. Sois un peu un adulte et fais face à tes responsabilités. Non, manger de la viande ne regarde pas que toi, ça tue des animaux qui ne veulent pas être tués. Et tu n’es pas obligés de lire mon blog, donc si mon humour ne te plait pas (humour dirigé d’ailleurs contre ceux qui défendent la consommation de viande, pas contre ceux qui en mangent) hé ben tu n’as qu’à aller voir ailleurs. Personne ne t’a demandé d’approuver.

      • En effet cette personne reprend je crois un des arguments (ou plutôt une des tactiques) listés dans l’article : se faire passer pour la victime.

        Beaucoup des gens omnivores de mon entourage entendent mes arguments portant sur la torture qu’on inflige aux animaux et comprennent tout à fait que je n’en mange plus pour cette raison principale, mais en tant qu’omnivore ils assument que pour eux ce n’est pas un argument assez fort pour qu’ils arrêtent d’en manger.
        Bref tout ça pour dire qu’ils laissent les animaux à la place de victime, n’essaient pas de leur voler cette place, mais au contraire assument leur choix. Pour combien de temps je sais pas :)

    • Haha , j’aime bien « Je pense que cet article est un manque total de respect envers des gens qui ne pensent pas de la même manière que les végétariens… »….
      T’as raison… moi j’adore voler les mémés et violer les petits garçons et je ne vois pas du tout pourquoi on critiquerait ma façon de vivre tout simplement parce que c’est différent !!! LOL
      Beh ouè vive la tolérance, tuons des animaux, après tout il suffit que la majorité approuve pour restez un petit mouton bèèèèèèè

    • Je pense que c’est aussi une réponse à tous les omnivores, qui, pardonnez moi du terme, nous emmerdent à chaque repas quand ils apprennent que la viande ne fait pas partie de notre régime alimentaire. Donc tant mieux si tu ne critiques pas les végétariens / végétaliens, mais sache que c’est plutôt rare. La plupart du temps, on nous considère comme des pestiférés, des personnes qui ont raté leur vie, bref, au lieu de nous laisser tranquille savourer notre petit repas végétarien/végétalien, beaucoup d’omnivores s’emploient à essayer par tous les moyens de nous faire regretter notre choix.

  17. Ton article est génial! tu as su repérer tous les points que les mangeurs de viandes acharnés qu’ils sont prennent pour argument quand il s’agit de légitimer le fait qu’ils mangent de la viande alors qu’on leur a rien demandé. Ils se sentent accusés de toute part et tente de reposer sur les végétariens tous les défauts du monde. Si quelqu’un est végétarien alors il doit être parfait, logique incroyable!
    C’est drôle comme on retrouve des situations vécues dans ton article, ces arguments sont universels!
    En tout cas bravo

  18. Cet article est génial. Je suis vegan depuis un an, et j’avais arrêté de manger de la viande longtemps avant ça. Je suis toujours fascinée comment pas un seul dîner (entre amis!) ne peut se dérouler sans une discussion plus ou moins longue sur le végétarisme. J’ai moi aussi entendu un peu tout, et le plus difficile reste toujours de concevoir que dès qu’il s’agit du végétarisme, les personnes les plus adultes, intelligentes, cultivées et censées peuvent débiter les pires inepties et vous mettre dans l’embarras en vous faisant quasiment culpabiliser! Je vais envoyer votre article à tous mes amis, vraiment, c’est super!
    Bonne continuation!

  19. Un jour on m’a dit ; »ha mais tu ne manges pas de viandes parce que tu crois que c’est des animaux!!??? » J’ai pas su si je devais pleurer ou m’éclater de rire, j’hésite encore aujourd’hui, mais ça m’a marqué!! Après avoir répondu que la viande, bah c’était des animaux j’ai eu droit a tout un discours comme quoi la viande (les animaux morts) sont faits pour ça, euh… élevés pour ça, c’est pas pareil du tout qu’un lapin qui se promène dans un champ. Du coup on arrive, au débat de la chasse, ou des élevages en batterie, et en fonction de l’interlocuteur, y’a celui qui va vouloir aller un (tout petit) peu dans mon sens (pour ne pas que je le tape, ou pour en finir…), donc qui va « avouer » que le chasseur est très méchant (mais pas les éleveurs, les abattoirs et les consommateurs), ou celui qui va finir effectivement par me traiter (moi?!!!) d’extrémiste, parce que si ce que je veux c’est qu’il n’y ai plus d’élevage (alors qu’ils font ça bien, ils tuent proprement et tout), bah c’est que je veux imposer ma pensée aux autres et que je suis un gros dictateur quoi! Donc du coup si je suis libre de penser et faire comme je veux, bah eux aussi parce que si je veux les convaincre de mon idée bah au mieux, je suis un gourou, un manipulateur, ou carrément un méchant quoi!

  20. Très drôle et si vrai. Moi j’ai eu la variante : la souffrance de la salade ! Aussi ridicule et d’une mauvaise foi totale. Depuis 30 ans je limite ma consommation de viande et espère la stopper complètement. Je ne supporte pas la souffrance infligée aux animaux et le fait qu’ils soient à notre disposition. Les fêtes de fin d’année représentent le summum pour moi de ce qui est intolérable.
    Alors un grand merci pour cet article bourré d’humour. Et puis, espérons que les mentalités changent…

  21. J’ai juste une question concernant le cri de la carotte. Je précise que je ne cherche pas à vous piéger, c’est juste que vous avez l’air calée en biologie et que du coup j’imagine que vous pourrez m’apporter des réponses.
    J’ai entendu dire que certains arbres (comme les acacias) peuvent avoir des réactions à leur environnement et à ce qui leur arrive, par exemple en rendant leurs feuilles non comestibles lorsqu’un animal commence à les manger, ou même en envoyant des signaux qui permettent aux autres arbres de la même espèce de se prémunir de la même manière de ce genre de dangers. Alors je ne vais pas essayer de prétendre que ça témoigne d’une forme de conscience et de solidarité végétale, et encore moins que ces végétaux puissent avoir un système nerveux comparable à celui des animaux, je me dis simplement que vous pourrez peut-être m’expliquer comment fonctionne ce genre de phénomène.
    D’autant plus que j’ai récemment lu un article qui affirmait que l’odeur de la pelouse fraichement coupée est due aux signaux que les brins d’herbes s’envoient entre eux pour se prévenir mutuellement du danger, ce qui me parait hautement douteux vu que l’herbe n’a pour sa part aucun moyen de se prémunir du danger à ma connaissance.

    • Les plantes ont de nombreuses « stratégies » de défense et de survie qui sont apparues au cours de l’évolution. Mais ce ne sont pas des signaux qui passent par un système nerveux. C’est un peu comme notre système immunitaire: il réagit aux attaques de l’environnement pour nous faire survivre, mais nous n’en avons pas conscience la plupart du temps, parce que le système immunitaire ne passe pas par des voies nerveuses (bien sur ce n’est plus le cas quand il y a une réaction inflammatoire par exemple, mais en général ce n’est pas le cas puisque tous ces évènements biologiques dans notre corps sont efficaces pour éviter le développement des germes). Si nous n’avions qu’un système immunitaire et pas de système nerveux, nous ne serons pas sentients, et pourtant nous serions vivants et nous « défendrions » contre les micro-organismes.
      Si les acacias comment à devenir toxiques quand on coupe leurs feuilles, ce n’est pas parce qu’ils ne « veulent pas » être trop mangés, mais parce que c’est un processus chimique qui a été retenu par l’évolution parce qu’il augmente la survie des acacias. ça ne veut pas dire que les acacias souffrent ou sont conscients, ça veut simplement dire qu’ils sont vivants, ce que nous savons déjà. Quand au truc de la pelouse à mon avis c’est juste de l’intox je crois. Je ne sais pas du tout ce que veut dire « se prévenir du danger » pour des plantes, ça ne correspond pas à un processus biologique: comme tu le dis, l’herbe ne peut pas éviter la tondeuse, donc ça sert à rien d’envoyer un message. Je crois que c’est basé sur des expériences fumeuses sur les plantes, expériences pseudo-scientifiques qui n’ont jamais pu être reproduites, comme sur ce blog: http://bistrobarblog.blogspot.fr/2012/08/la-vie-secrete-des-plantes.html

      • En même temps, je pense qu’il convient de détacher la morale de la science en ce qui concerne le véganisme.

        Parce que bon, d’un strict point de vue scientifique, la souffrance est aussi « un processus chimique qui a été retenu par l’évolution parce qu’il augmente la survie des [insérer un animal ici] ». Cette souffrance n’apparaît pas parce qu’un animal « ne veut pas être mangé », c’est une réaction de défense qui tend à compliquer la vie au prédateur et à permettre un apprentissage plus rapide (« ah tiens, quand j’ai mangé ce champignon, j’ai eu mal pendant 5 jours, eh bien je ne le ferai plus alors »). En fait c’est tellement efficace que ça c’est répandu à presque la totalité du règne animal.

        Bref, « scientifiquement parlant », c’est un mécanisme de défense comme les autres, basé sur un processus chimique comme les autres. La base même du mouvement vegan, c’est de faire une distinction entre ces processus chimiques, ce qui n’a pas grand chose à voir avec la science.

        • Oui mais si tu vas par là, la souffrance d’un être humain, y compris la tienne, est aussi un processus chimique blabla machin. Ce n’est pas pour ça que ce n’est pas de la souffrance et qu’elle ne doit pas être prise en compte. La science peut nous dire que les plantes ne souffrent pas parce qu’elles n’ont pas de système nerveux, ensuite on fait ce qu’on veut avec. On peut décider qu’on s’en fiche de la souffrance des animaux dont les êtres humains, la science ne peut pas nous dire de nous soucier de la souffrance, seulement nous dire ce que c’est, ce qui en est ou n’en pas, comment ça marche, etc.

      • Merci d’avoir pris le temps de me répondre, ça me permet effectivement d’y voir plus clair.
        J’imagine qu’on peut ranger dans le même sac mi-pseudo-mystique mi-pseudo-scientifique les affirmations selon lesquelles les arbres sont capables de ressentir la souffrance des autres êtres vivants, comme on le voit dans l’arbre des possibles de Werber.

  22. C’est juste sublimissime ! Qu’est-ce que j’ai rit … car bon autant en rire. En tout cas j’ai apprécié ton écriture fluide et si sarcastique ! Du grand art. Et merci pour ce petit moment de rire :)
    Bien à toi, petit VG dans un monde d’homni ^^

  23. Arf, j’ai bien ri! Et en particulier, heu, c’était fait exprès pour les « pécheurs qui mangent pas de poisson »?! :-D
    Sinon on t’a jamais fait le coup de l’orthorexie? Ou alors c’est que dans le milieux bio pour le moment… Enfin je n’en ai entendu parlé que par des écolo qui criaient au scandale de la maladie imaginaire pour les discréditer, mais bon je crois qu’il y a effectivement un risque que certains ne voulant pas trop réfléchir fassent le coup… C’est dommage car entre ces deux extrêmes j’ai bien l’impression qu’il y a des gens qui doivent en souffrir, mais j’ai pas encore fini d’explorer tous les pans de cette histoire.

  24. J’adooore!!!!!!!!! J’ai trouvé ton texte très drôle et très intelligent!!!! Je ne suis pas 100% vegan mais je dirais 90% donc je reconnais bien le type de réaction de « mouton de Panurge » que tu décris!!! J’ai plutôt pitié de toutes ces personnes qui ne veulent pas savoir comment est fabriquée leur nourriture et ce que les animaux endurent. Je suis fière de mon besoin de savoir et de mes remises en question. Je trouve que ton texte est motivant pour ceux qui veulent améliorer leur choix de consommation afin de moins nuire aux animaux et à la planète. Merci!!!!!!

  25. ben y’a aussi l’argument que ma mère me surine depuis mon enfance : pour être un homme il faut manger de la viande… et toutes les déclinaisons du thème…
    et d’en rajouter avec les variations sur le thème en ne mangeant pas de viande, tu te fais du tors (en faisant pas comme les autres).
    voilà
    moi, sa cuisine me dégoûtait, c’est tout, et y’a pas mal de gens qui, passant à la maison et ayant subi sa cuisine, ne revenaient jamais… à eux qui mangeaient quand même de la viande, pour justifier sa cuisine, elle récitait la liste des contenus, et détaillant pour chacun sa composition biologique (protéïnes, lipides, vitamines, oligo-éléments, sels minéraux, éléments chimiques ioniques etc…) et terminait à chaque fois par l’argument ultime « c’est très recommandé » !

  26. ayant toujours été confrontée à la consommation de viande… j’ai grandi au Maroc où je peux vous dire que dans les pays comme celui d’où je viens, on ne se fait pas trop de scrupules concernant le droit des animaux, pourtant dans la religion musulmane, ce droit est mis au premier rang (mais là aussi plein de contradictions surviennent ici et là)… j’ai toujours consommé peu de viandes (dans des situations extrêmes), je me cachais sous la table du salon quand ils célébraient la fête du mouton :( (je hais cette expression c’est fou… ) j’avais l’impression de sentir l’odeur du sang dans la rue pendant deux jours, et on me disait que c’était psychologique, je répondais: « non, je sens vraiment le sang dans l’air, c’est comme un mélange d’odeur de iode et je sais que c’est le sang de tous ces pauvres moutons »… ça m’a toujours angoissée et limite, fait pleurer de voir le mouton avant qu’il ne soit sacrifié. Mon père n’a jamais aimé cette célébration ça l’angoissait pareil, de devoir tuer un animal (mon père est artiste et très sensible) , mais il était impossible en société de ne pas le faire ce serait anti-social et religieusement interdit. il en devenait malade presque, mais essayait de se rassurer et de me rassurer au passage.
    depuis 13 ans, je suis partie pour vivre en France, je n’ai plus consommé de viandes pendant des années, mais je ne suis pas une héroïne, je n’avais juste pas bcp d’argent durant mes études, alors j’étais sous le régime des pâtes et des sauces variées tomates, épices (énormément d’épices) champignons crèmes etc. jus de fruits, …. Mais que des pâtes presque jamais de viandes durant des années. j’étais Très bien! taille irréprochable sans un gramme de graisse , l’abdomen musclé, fin aucun besoin particulier de manger de la viande, en plus ça n’a jamais été de mon goût.

    Seulement depuis que j’ai démarré ma vie professionnelle, je me retrouvais énormément au restaurant, au mac do (quelle merde ce truc :( ) et des lieux où tu trouve le steak haché (seule viande que j’arrive à consommer non sans culpabiliser au contraire, tellement je culpabilise, à chaque consommation de viande mon ventre gonfle et ça passe mal, je suis de mauvaise humeur)
    puis je décide de devenir végétarienne par principe de respect pour les animaux (je me disais si je ne suis pas motivée par la santé, eh bien je le serai par mon amour pour eux)… j’ai d’abord commencé par le plus simple: Jamais plus de lait ou de fromage, je suis passée au lait et crème de soja, riz, avoine, c’est nickel! depuis 3 ans, le matin, pas de café, je mélange ça avec de l’avocat bien gras , des fruits secs, des dates et je prends mon petit déj. avec des galettes de riz ça me donne un peps pas possible! Mais toujours un problème avec le reste! des fois, (rarement) je me retrouve devant ce steak haché dans un sandwich et je mange ça, et je regrette amèrement, psychologiquement car je m’en veux et à juste raison! donc je viens de redémarrer une tentative sérieuse, toujours dans le but d’ARRETER complètement la viande et me contenter des supers plats végétariens que je fais avec plein d’épices et qui me font vraiment du bien spirituellement avant le reste !

    En attendant, je peux vous paraître naze n’étant pas arrivée à l’élévation requise pour arrêter de consommer des êtres vivants… mais je suis arrivée au niveau d’y croire fermement et je comprends votre vision, votre amour pour les animaux et votre méprise des systèmes de consommation de masse, je partage et je défends.
    Mon dernier mot, ayant été plein de fois confrontée à de la haine: Restez Zen, en paix, n’attaquez pas ceux qui ont du mal encore, si ça doit marcher, ça ne marchera qu’avec la paix et non avec l’agressivité ou la haine… Pour un monde Vegétarien, j’y crois :)

      • Pour ma part je ne culpabilise pas si je mange des produits animaux. Je me suis fixé une règle : si j’ai _vraiment_ envie d’un produit animal, j’en prends.

        Et c’est fou comme c’est efficace. Le fait (comme je l’ai fait il y a un an par exemple) d’aller s’acheter un poulet, de le manger et de se dire : « Ah ben en fait j’en avais pas _besoin_, j’aurais pu manger autre chose finalement. C’était pas si extraordinairement bon que ça, j’aime d’autres choses, alors ça n’en valait peut-être pas la peine considérant ce qu’il a fallu pour produire ce poulet ».

        Le fait de sentir, d’éprouver (pas juste penser !) que ça ne nous est pas _nécessaire_…

        C’est ce qui fait à terme que les fois suivantes où je pense à en manger, je me dis « En fait non, je n’en ai pas _vraiment_ envie », et je passe à autre chose.

        Bref la culpabilité, très peu pour moi. La prise de conscience me semble possible sans ça, et se fait beaucoup plus sereinement et simplement. Du moins dans mon cas.

        • Et comme ça, ça passe aussi ?

          Pour ma part je ne culpabilise pas si je e tape un gosse. Je me suis fixé une règle : si j’ai _vraiment_ envie d’un enfant, j’en prends.

          Et c’est fou comme c’est efficace. Le fait (comme je l’ai fait il y a un an par exemple) d’aller s’acheter un mome, de le sauter de se dire : « Ah ben en fait j’en avais pas _besoin_, j’aurais pu me taper autre chose finalement. C’était pas si extraordinairement bon que ça, j’aime d’autres choses, alors ça n’en valait peut-être pas la peine considérant ce qu’il a fallu pour avoir ce gosse ».

          Le fait de sentir, d’éprouver (pas juste penser !) que ça ne nous est pas _nécessaire_…

          C’est ce qui fait à terme que les fois suivantes où je pense à en niquer, je me dis « En fait non, je n’en ai pas _vraiment_ envie », et je passe à autre chose.

          Bref la culpabilité, très peu pour moi. La prise de conscience me semble possible sans ça, et se fait beaucoup plus sereinement et simplement. Du moins dans mon cas

          • Tiens, j’avais pas vu cette réponse.

            Ben oui ça passe, je suis d’accord avec toi à 400%. Et je m’explique :

            SI nous vivions dans une société où il est considéré comme « normal » de « se taper un gosse » régulièrement (parce que les produits animaux, soyons clairs, les gens qui ne sont pas vegan – la majorité donc – en mangent tous les jours), et SI j’avais été conditionnée comme beaucoup à penser qu’on ne _peut pas_ vivre autrement, j’aurais aussi procédé de cette façon pour m’arrêter. Donc oui, j’aurais bien eu cette démarche (en supposant que l’Elfe ou quelqu’un d’autre ait fait un blog/article/livre/etc. sur le sujet et que je sois tombée dessus ;) ), pendant que la majorité des gens auraient continué à « se taper des gosses » à longueur de semaine sans se poser de question.

            Le pourquoi de cette démarche ? Lorsque je cherche à être « parfaite », à appliquer « parfaitement » une résolution, en général je n’y arrive pas, je culpabilise à chaque écart, et je finis par me décourager et me dire « Ca sert à rien de toute façon j’y arriverai jamais. » Et je laisse tomber. Oui ça peut paraitre stupide (ou pas, j’en sais rien), mais c’est ce qui se passe.

            Le fait de m’être autorisé une certaine souplesse a fait que dans le cas présent, j’ai réussi à ne plus « craquer ». Sur le moyen et le long terme, c’est donc la seule solution efficace pour moi. J’ai bien dit pour moi.

            Si d’autres veulent utiliser leur énergie pour culpabiliser, et que ça les aide, tant mieux pour eux. Chez moi c’est purement contre-productif. J’ai préféré utiliser mon énergie pour analyser pourquoi je ne tenais pas ma résolution, lorsque je ne la tenais pas. Ce qui m’a permis de la tenir la fois suivante…

            Voilà voilà !

  27. Ce qui me laisse le plus sans voix (dans les arguments des carnistes), c’est l’argument viande = cerveau qui a pu grossir. Je lirai le lien renseigné par Lili.

    La dernière personne qui a parlé de pourquoi elle mangeait de la viande, c’était « parce que c’est tellement bon ». Je trouve assez infâme de faire passer un goût alimentaire (et donc un bref instant de plaisir) avant la vie d’êtres sentients.
    Je n’ai quand même rien dit. Ce n’était pas le moment et surtout, je sais que cette personne ne consomme quasiment plus de chair animale…

    • J’adorais la viande; Non mais vraiment. En m’ouvrant à d’autres aliments, à une autre alimentation, je me suis rendue compte que ouais, c’est bon, mais…j’en ai pas besoin !

      Donc bof bof pour l’argument. C’est presque une carnivore qui parle ici pourtant ! Je le jure ! (Ma mère hallucinait en voyant ce que je pouvais manger comme viande, gamine. Je n’étais pas vraiment de ceux qui n’aiment pas ça !!!)

      Et puis le chocolat, c’est bon aussi, et il ne crie pas ! :p (Enfin je crois ^^ )

    • Pour m’être souvent cogné(au sens de se prendre un mur d’incompréhension et d’auto-centrisme)avec les adeptes de Schopenhauer parfois bi-classé créationniste/essentialiste et prévenir la discution qui va venir, je ne peut pas faire autrement que de dire :
      Schopenhauer est un putain de troll avant l’heure !
      L’archétype même de l’individu qui se serait coupé le bras plutôt que d’admettre avoir tort.

      • On est bien d’accord, raison de plus pour étudier ce texte, regardez les stratégies des opposants à/aux [végétarisme, véganisme, mariage pour tous, égalité entre être humains, droit à l’avortement, lutte contre la prostitution etc.] vous verrez que la plupart relèvent de ces méthodes. Et du coup, c’est plus facile de voir ce qu’on jette et ce qu’on garde et qui est pertinent. C’est pas parce que Schopenhauer (qui était par ailleurs un type particulièrement imbuvable irl) était un putain de troll que ce qu’il a dit n’est pas utile. Si tu veux te battre contre des idées pourries, c’est pratique de pouvoir démonter les arguments qui les soutiennent.

  28. Merci pour le com sur la B12, c’est bien ce qu’il me semblait qu’on n’avait pas le choix : soit manger des oeufs (ou du foie mais alors là c’est plus du tout végé du tout du tout :p !), soit prendre des compléments en B12.
    Mais du coup, tu conseilles quoi toi comme B12 ? Et ça se trouve où ? En pharmacie ?

    Pour l’ami végé dont je parlais plus haut, je ne sais pas dans quelle mesure il se soucie du bien-être des animaux et dans quelle mesure c’est par convictions autres (écolo…) mais si tes infos sont exactes, même si c’est pour être écolo il devrait donc arrêter les produits laitiers.
    Pour le végé depuis 20 ans, il me semble par contre que c’est par souci des souffrances animales qu’il a fait ce choix, en toute logique il devrait donc aussi arrêter…

    Bon, les êtres humains ne sont pas toujours logiques ou cohérents. Moi la première. Je suis la championne de l’incohérence, d’ailleurs…!

    Bonne continuation à toi et merci pour ton blog !

    • Les œufs sont une source fiable de B12, mais je ne pense pas que ce soit une très bonne idée de se baser uniquement sur les œufs car je ne sais pas quelle quantité de B12 ils apportent et s’il faut en manger beaucoup je pense que ce n’est pas très bon pour la santé. Après je sais pas, je suis pas nutritionniste non plus.
      Comme B12 on peut la prendre en ampoules, ou en cachets, moi je prend la veg-1 distribuée par la vegan society. Sinon ça se trouve en pharmacie ou en magasin bio. Y a aussi des aliments industriels enrichis en B12 (lait de soja, etc) mais en france ils sont rares.
      Merci à toi

      • Merci pour les conseils. Pour les oeufs ce que j’ai lu c’est qu’un oeuf par jour suffit…je ne suis pas sûre que ce soit mauvais pour la santé (je ne parle pas de la planète ou des animaux, mais de la santé de l’individu qui consomme un oeuf par jour) ?

  29. Lion et gazelle : faites de la philosophie… Hum. Du sophisme pas de la vrai philo, donc. Ton blog, lui, c’est de la philo. Je trouve d’ailleurs que dans beaucoup de tes billets, tes questionnements, tes questions-réponses ou questions-qui-apportent-d’autres-questions, ça me rappelle à chaque fois des écrits de Platon et des discours de Socrate (puisque lui n’a jamais rien écrit, c’est bien connu)… *souvenir flou qui remonte à la surface* la dialectique… Ha! surtout que la philo ne cherche d’emblée les réponses, elle pose des questions.

    • Tu me flattes, là.

      Pour moi « faire de la philo » peut parfois avoir un sens péjoratif, dans le sens où certaines personnes « font de la philo » juste pour le côté branlette intellectuelle mais au final on se rend assez vite compte que ça ne s’applique pas à la vraie vie, que tout reste dans l’abstrait, que rien ne les touche et qu’ils sont juste en train de pérorer.

      • C’est le sens du mot philosophie qui a été complètement détruit avec les années.

        Dire « il fait de la philo » maintenant, de nos jours, ça sert à toutes les sauces et, à part ceux qui en font de manière consciente, tout le monde semble s’en foutre, sinon, ne pas s’en rendre compte.

        La philosophie c’est, quand on traduit le mot littéralement du grec, l’amour de la sagesse. Vouloir avoir raison à tout prix, aux moyens d’arguments qui n’en sont pas comme les sophismes, ça n’a rien de sage. C’est pervers, malsain.

        Un philosophe, c’est d’abord quelqu’un qui pense. Quand on cherche à avoir toujours raison on ne pense pas.

        Ces discours qui ont un semblant de profondeur et une supposée sagesse, ce ne sont pas des discours réfléchis, ce sont des préjugés, des idées reçues.

  30. Coucou L’elfe,

    Je ne sais pas si ce commentaire collera avec cet article précisément, cependant j’ai une crainte. J’ai l’impression que le monde est assez cynique pour proposer des articles végan, en parallèle avec les autres articles qui ne le sont pas du tout. Tout comme il y a des marchés pour certaines religions ( articles cachers ou hallal) le fait d’être de nombreux vegan ferait se créer une nouvelle demande, à laquelle l’économie répondrait, mais ne changerait pas du tout le monde, cela créerait juste un nouveau marché… Une nouvelle occasion de se faire du fric. Cela ne veut pas dire qu’il faudrait renoncer et manger de la viande, mais s’interroger sur le monde qu’on veut et sur les stratégies qu’on voudrait mettre en place, pour un meilleur respect de la planète et de la vie animale.

    Bises

  31. De manière générale sur ce blog tu es en train de tirer une balle dans le pied de la cause vegan qui essaie de se débarrasser du cliché de la vegan intolérante aux carnisme et qui croit détenir LA vérité. Dommage à côté de ça tes articles sur le féminisme sont bien.

    • J’en pense pas grand chose, sinon que… Franchement tu sais combien ça coûte la recherche? UNE BLINDE. Donc pour moi c’est de l’argent jeté par les fenêtres, comme beaucoup de domaines de recherche.

  32. Bah, non justement j’ignore le coût de cette recherche. Et je me disais que si quelqu’un pouvait me pointer les défauts de ce truc (que je voyais mal, car ça donne l’impression de pouvoir régler le problème de la souffrance animale et du coût écologique de l’élevage), ce serait toi (qui justement est végane et donc intéressée par le fait de réduire les deux trucs précités). Merci de ta réponse du coup.

    • Pour éliminer la souffrance animale il « suffirait » d’être végan justement :) alors oui les gens sont pas tous prêts à ça malheureusement. Mais souvent les vraies solutions sont celles qui demandent des efforts. Dans l’absolu j’ai rien contre le principe de la viande synthétique, mais cela participe à un soi-disant « besoin de viande » tout ça parce que les gens ne veulent pas changer. Mais la société évolue pourtant, malgré les réacs, c’est un fait.
      De plus cette recherche coûte aussi aux animaux, car ils y sont très souvent utilisés.
      La recherche c’est un gouffre financier malheureusement :/ donc je pense que la façon dont on investit dans la recherche, c’est quelque chose avec quoi il faut être très attentif.

      • Après en ce moment, c’est Google qui investit dans cette recherche je crois. Bon, honnêtement en ce qui me concerne, si ils ont envie d’investir dans un gouffre, c’est leur problème. Ça serait déjà plus contestable si c’était des budgets publics (il y a pas d’investissement public aujourd’hui dans ce domaine, à ma connaissance, après je ne sais pas tout).

        Par contre j’en ai discuté sur un autre forum, et un carniste de base m’a répondu que si la viande de culture se développait, en gros, tous les paysages d’élevage comme la Normandie seraient abandonnés et deviendraient « comme la Beauce, sans biodiversité », puisque d’après lui c’est l’élevage qui fait la beauté de ces terrains. Et les montages ne seraient plus entretenues par les animaux, catastrophe.
        Et que ça tuerait la gastronomie en France et dans les « pays qui aiment manger », parce que les Américains et les Anglais s’en foutent, mais que nous en France on y tient.
        Et que ce serait « glauque ». Et puis ce serait hypocrite de manger de la viande de culture, plutôt que d’assumer et d’être végan, ce serait « faire comme si » (d’ailleurs il fait le même reproche d’hypocrisie au steak de soja). Hypocrisie par rapport à quoi, j’ai pas compris.

        Il m’a seulement sorti deux arguments un peu plus « raisonnables » (ou du moins, que je n’ai pas su contrer…). A savoir que :
        Les productions céréalières sont couplées (son/blé par exemple), et en général une des deux parties du couple sert aux animaux d’élevage, donc si cette partie était abandonnée, les cultivateurs vendraient plus cher les productions végétales pour les humains.

        Et que, si on arrête l’élevage, les races d’élevage disparaîtront.

        Je sais pas que répondre à ces deux arguments, même si je pense qu’il a probablement tort quelque part.

  33. Bonjour,
    Loin de moi l’envie de polémiquer, mais je suis omnivore – je mange de la viande de temps en temps – et je me sens assez agressée par votre article. Peut être est-ce parce que je n’ai jamais jugé mes amis végétariens (je ne crois pas avoir de vegan dans mon entourage, donc je n’ai jamais pu observer ce mode de vie autrement que par le net), mais je trouve le mot « carniste » ultra péjoratif.

    Oui, les humains ont mangé de la viande durant des millénaires.
    Oui, il est grand temps de réaliser que manger de la viande à tous les repas, bourrer le bétail d’antibiotiques, et égorger à tour de bras à l’abattoir sans vérifier que l’animal a correctement été étourdi pour des raisons de rendement, c’est intolérable.

    J’entends tous ces arguments, je les comprends, et je suis d’accord avec.

    Je ne crois pas être un monstre « carniste » agressant vegans et vétégariens avec un rôti sanguinolent en guise de gourdin.

    Et j’aime assez manger de la viande, pour tout vous dire ! Je n’en fais vraiment pas une grosse consommation, parce que je choisis soigneusement ma viande, je la souhaite le plus possible exempte d’antibiotiques, ayant parcouru prés et champs et grandi sans hâte, bref, j’ai envie de manger une viande qui a été en bonne santé avant d’être tuée.

    Cependant – en me lisant vous l’aurez peut être déjà compris – intellectuellement, je tends au végétarisme. Quand je mange de la viande, j’oublie que je mange un animal, car je culpabilise.
    Je ne serai probablement jamais vegan, j’aime les œufs, le fromage, le lait, la crème, et je n’ai pas l’impression du tout de faire du mal à des animaux en prenant leurs œufs non fécondés (je parle bien sur de poules de ferme, pas en batterie) ou leur lait (pourvu que le veau en ait assez) pour en faire un délicieux fromage. Mais végétarienne ? Probablement que je le serai bien plus rapidement que ce que j’imagine !

    Et si, intellectuellement, je comprends que cet article est une sorte de défouloir, ou d’exutoire à tous les vegans qui ont un jour été confrontés à ce type d’argument parfaitement débile, je regrette profondément, n’étant pas de ces carnistes odieux que vous stigmatisez, de me sentir aussi pointée du doigt qu’eux.

    En vous lisant, j’ai l’impression qu’on me hurle dessus que je suis une meurtrière d’animaux, et surtout que je n’ai le droit de rien dire, que je dois avoir honte d’être une humaine élevée à la viande, et que, grosso modo, je suis une connasse qui ne comprend rien à la vie, la vraie.

    Comme un vegan à qui on parle du cri de la carotte, en fait.

      • Merci pour votre réponse, qui confirme bien ce que je pensais. Les extrémismes de tous bords sont dangereux, le votre aussi. C’est dommage pour les causes que vous souhaitez défendre, vous les desservez.
        Je ne vous lirais donc plus. Ciao.

          • Bah ouais l’Elfe, t’es grave extrémiste !
            Pourquoi tu vas pas chez la dame tous les jours pour lui préparer gratuitement des plats végans ? Sinon elle continuera à manger des animaux et ça sera ta faute hein ! (alors qu’elle culpabilise et qu’elle essaie d’oublier ce qu’elle fait quand elle mange)

            lol.

    • Hmmm….je lis ce blog depuis environ deux ans, articles sur le veganisme compris. J’étais omnivore et jamais je ne me suis sentie agressée, ça m’a juste (enfin si l’on peut dire, parce que c’est ptet pas si négligeable ?) fait me poser des questions, prendre conscience de beaucoup de choses.

      Il y a deux ans j’aurais dit aussi « jamais je ne pourrais arrêter les produits animaux » (enfin, je n’aurais pas dit « jamais », parce que je suis assez prudente avec « jamais » et « toujours », j’évite de les employer ; d’ailleurs Marion a eu aussi la prudence de mettre « probablement » devant « jamais »).

      Il y a deux ans (voire moins) j’aurais dit aussi : « j’aime les œufs, le fromage, le lait, la crème, » et j’aurais même rajouté « ET la viande ».

      D’ailleurs, j’aime toujours les œufs, le fromage, le lait, la crème et la viande. Enfin je crois. Ca ne m’oblige pas à en manger.

      J’aime aussi plein d’autres trucs…sans compter tous ceux que je n’ai pas encore testés !

  34. Ping : Lettre d’information de février 2014 | Le CABle

  35. Bonjour l’Elfe,
    je tenais juste à te remercier pour cet article et pour tout ton blog en fait, que j’ai découvert il y a près d’un an et qui, associé à d’autres lectures, m’a convaincue du bien-fondé du végétalisme. Je n’aurais jamais cru changer aussi radicalement ma façon de penser et mon alimentation, j’en ai été la première surprise ! D’autant qu’au départ je suis venue sur le blog pour lire des articles sur le féminisme, comme quoi la convergence des luttes ;-)
    J’ai régulièrement droit aux arguments carnistes que tu cites dans ton article, et j’ai du mal à argumenter sans avoir l’air de faire la leçon aux gens, je suis toujours en train de prendre des gants… Je me suis fait avoir l’autre jour par un cri de la carotte, j’évoquais la conscience et le système nerveux (j’avais retenu en partie ce que j’avais lu ici !), et là un petit malin s’est mis à me parler des insectes, qui apparemment n’en ont pas ?! Tout comme certains crustacés ?
    Je dois aussi subir l’argument du « végétarien à la limite, mais végétalien c’est impossible pour la santé », comment te dire mon vieux… Renseigne-toi, et ne me parle pas de ta cousine qui a perdu tous ses cheveux ou que sais-je.
    Les gens se sentent vraiment agressés par notre seule existence, même si j’ai eu de bonnes surprises dans mon entourage j’ai constaté à quel point il est difficile pour beaucoup de remettre leurs habitudes en question (et quand je dis ça j’ai l’impression d’attendre que, tout comme moi, les autres « voient la lumière »… position qui me dérange énormément, car je ne pense pas être « supérieure » mais simplement mieux informée et ayant fait un choix clair par rapport à mes convictions).
    Trêve de blabla, merci mille fois pour ton blog qui a vraiment changé ma vie, et au plaisir de continuer à te lire !

    • Holala… Y en a qui devraient revoir leurs cours de biologie… Evidemment que les insectes et les crustacées (sans exception) ont un système nerveux, sinon comment ils feraient pour bouger, pour réagir, pour chercher de la nourriture ou s’accoupler?

      Sinon ben dire que le végétalisme c’est impossible… Bah je sais pas je crois que des fois il faut un peu laisser parler les gens… Ils disent n’importe quoi, si on doit répondre à tout intelligemment pendant qu’ils continuent à proférer des idioties, on n’a pas fini…
      Et merci pour ton message :)

      • « Le végétalisme est impossible », c’est un peu comme « Les polyamoureux n’existent pas »…bon ça a peut-être l’air de n’avoir rien à voir, mais ça m’y fait penser ! Convergence des luttes comme dirait Cheshirecat ?

        • Oui, on nie simplement ce qui nous dérange…
          Face à un végétarien en chair et en os: « oui mais il va mourir jeune »
          Face à un couple libre: « oui mais ils vont finir par se séparer »
          Au final tout le monde meurt, donc ils avaient raison

          • Et beaucoup de couples se séparent, mais lorsqu’ils étaient exclusifs, on ne dit pas que c’était « à cause » de l’exclusivité ! :p

  36. Je crois que je vais mettre cet article dans ma barre de favoris et le lire tous les jours. J’arriverai peut être enfin à passer du végétarisme au végétalisme.

  37. Juste pour faire contrepoint aux commentaires d’omnivores qui « se sentent insultés » : je suis pas végétarienne ou végétalienne mais je ne me sens nullement insultée par cet article. Il ne critique pas les non-végétariens, il critique les non-végétariens qui utilisent des arguments merdiques pour essayer de prouver aux végéta*iens qu’ils ont tort de refuser de manger de la viande. Se sentir visé, c’est reconnaître qu’on entre dans cette dernière catégorie.

    (et bordel, je suis toujours effarée quand je réalise que le monde est plein de cons. Je mange de moins en moins de viande, mais quand je le fais en compagnie d’amis végétariens, je suis du genre à vérifier que ça les met pas mal à l’aise, parce que je ne veux pas gâcher leur repas. J’imaginais pas que ça soit aussi loin du comportement moyen >< )

    • « Il ne critique pas les non-végétariens, il critique les non-végétariens qui utilisent des arguments merdiques pour essayer de prouver aux végéta*iens qu’ils ont tort de refuser de manger de la viande. »

      MERCI, enfin quelqu’un qui comprend ça :D

  38. Hop,

    Je repassais juste pour dire que j’avais discuté avec l’un des amis évoqués plus haut (celui qui ne mangeait que les fromages faits grâce aux bébés chèvres épargnés ;) ), on ne s’était pas trop vus depuis plusieurs mois – sauf en coup de vent – et il a arrêté depuis quelques mois tout produit animal et prend de la veg-1.

    J’avais juste envie de le dire, vu que je parlais de lui plus haut. :)

  39. Ping : Omnivore défensif | Pearltrees

  40. Bonjour l’Elfe (avec un putain de E majuscule),

    Ca fait environ 3 mois (vers la fin janvier 2014) que je connais ton blog. Je suis arrivé dessus parce que j’ai cherché « polyamour » sur google. Je cherchais des réponses à certaines questions (notamment sur la « fidélité » c’est-à-dire l’exclusivité sexuelle et affective). A partir de tes articles sur le polyamour et contre le couple, j’ai lu tes articles sur le sexisme et le véganisme. J’ai aussitôt décidé devenir végétarien. J’avais conservé les oeufs en février et mars (1 ou 2 fois par semaine) et le lait concentré sucré (j’avais supprimé les laits écremé, demi-écremé, entier depuis quelques années parce que je ne les supportais pas) et je mangeais encore des pizzas et quiches toutes faites de chez Carrefour. J’avais vu les films « Django Unchained » en 2013 et « 12 years a slave » en février 2014, et en tant que noir, je ne pouvais pas ne pas imaginer ce que l’esclavage a dû être pour des millions de personnes. Puis, de blog en blog (Insolente Veggie, Veggie Poulette, Vegan Sidekick, egalitariste, les carnets specistes, …), de vidéos youtube en vidéos youtube (earthlings que j’ai vue il y a quelques semaines, des vidéos de Gary Yourofsky, Simone Reyes et autres), je suis devenu vegan. J’ai jeté mes pots de mayonnaise, sauce salade, je lis les étiquettes sur les produits (parce qu’il y a plein de produits dans lesquels ils se sentent obligés de mettre du lait et des oeufs, même dans les magasins bios), je découvre les viandes à base de tofu, séitan et soja, je cuisine plus depuis que je suis devenu végétarien et j’en suis ravi et encore plus depuis que je suis passé végan. Ce changement a été rapide, moins de 3 mois en ce qui me concerne. J’ai encore mes chaussures en cuir et quelques vestes en cuir que je compte garder puisque je n’avais pas prévu de changer ma garde-robe, mais je sais que je n’en achèterai plus. J’ai du mal à croire comment j’ai pu vivre 31 ans sans jamais me poser des questions sur l’origine de mes steaks et chaussures, et je trouve difficile de discuter avec des gens qui sortent des arguments de cri de la carotte, sommet de la chaîne alimentaire, j’aime trop la viande, rien ne bat une entrecôte bien saignante, nous sommes des omnivores, mais tu tues des acariens quand tu passes l’aspirateur…

    Je fais ce « témoignage » pour te remercier car c’est grâce à tes articles que j’ai commencé à réfléchir à la question, alors que je n’étais même pas venu sur ton blog pour cela au départ. Je n’étais pas au courant de ces sujets/discriminations, je n’y avais jamais pensé. Je me sens différent depuis. Merci pour ce que toi et d’autres faites, écrire, partager vos points de vue, les combats que vous menez et l’information que vous diffusez. Et je commence à réfléchir à comment je peux m’impliquer et diffuser cette information à mon tour.

    Une personne qui se dit sensible à l’écologie m’a dit ceci : « si tu deviens aussi extrême (vegan), tu vas devenir tout maigre et aucune fille ne voudra de toi ». Je suis mince depuis que j’existe et ce n’est pas faute de manger de la viande (une dizaine de steaks/cotelettes/saucisses/etc par semaine). Cette même personne m’a aussi dit « je suis surpris que tu envisages le véganisme pour des raisons éthiques et que tu ne trouves aucun problème à avoir des relations avec plus d’une femme. En gros, conserver l’idéal fantasmé de monogamie serait plus important/éthique que la vie des centaines/milliers d’animaux que beaucoup consomment généralement. Qu’en penses-tu?

    Désolé pour la longueur du commentaire mais j’espère que ça pourra servir à des gens qui hésitent encore ou qui croient qu’ils ne peuvent pas se passer de viande ou d’oeufs ou de fromage. On peut changer ses goûts, on peut découvrir de nouvelles choses, manger différemment. C’est la meilleure chose à faire pour tous les terriens (humains et non-humains), pour l’environnement et pour sa propre santé.

  41. Tout d’abord, bonjour. :)

    Je lis ce blog depuis peu, dans le cadre de ma redécouverte récente du féminisme. Jusque là, j’étais plutôt sensible au sujet, comme à toutes les luttes contre l’injustice et les discriminations (du moins, celle dont j’ai conscience). Mais c’est seulement depuis que je lis divers blogs passionnants comme celui-ci que je mesure concrètement la richesse de cette lutte et son rôle primordial dans la construction d’un monde meilleur (je sais, c’est pas gagné ! ^^).

    Même en étant « de gauche », libertaire ou anarchiste, bref, en ayant une « vraie » réflexion, je pense qu’il est difficile de comprendre à quel point notre vision même de l’idéal ou du bonheur est biaisée. Des idées (des institutions, même) comme la sacralisation du couple/de la monogamie, la punition forcément « nécessaire » ou encore la peur de « l’enfant-roi », ne m’aurait jamais choquées auparavant, alors qu’elles sont profondément oppressives. C’est pour cela que je mesure toute l’importance du féminisme dans la lutte émancipatrice, parce que les féministes que j’ai pu lire font naturellement le lien entre l’oppression patriarcale et les autres formes d’oppression (dont certaines qui en découlent plus ou moins directement, d’ailleurs).

    Je souhaite donc vous remercier pour la façon dont votre travail, ainsi que celui d’autres formidables personnes, m’a permis de déconstruire, notamment, la fausse nécessité du châtiment et de la discipline, à la fois dans l’éducation des enfants et dans la société en général, notamment dans le système judiciaire (le parallèle est, dans ce cas précis, particulièrement évident).

    J’insiste sur ce dernier point parce qu’il me semble important pour la suite de mon raisonnement, dans sa lente progression vers le sujet du présent article (on y vient, on y vient) ! En effet, il y a, à mon sens, deux manières de remettre en question une idée : se pencher sur les raisons de s’y opposer ou, au contraire, sur les raisons d’y adhérer. Les deux me semblent tout aussi pertinentes l’une que l’autre, mais sur la question du carnisme, c’est la seconde qui m’a vraiment permis de prendre conscience de la justesse du véganisme. Cette justesse, je ne crois, certes, ne jamais l’avoir remise en question : au pire, je pensais qu’il s’agissait de libertés individuelles, qu’il était possible de se passer de protéines animales pour vivre et que c’était même plutôt recommandé !

    De la même façon, j’étais opposé à la pratique de l’agriculture intensive, car elle est emblématique des ravages de l’idéologie dominante : spoliation des terres, pollution à grande échelle, appauvrissement des ressources naturelles, gaspillage, accroissement des inégalités, destruction de la biodiversité, crimes culinaires… Que la majorité des ressources agricoles servent en réalité à nourrir le bétail, alors que plusieurs centaines de millions de gens sont concernés par la sous-nutrition est une véritable aberration. Sans même parler de l’empreinte écologique… Mais, concrètement, je ne remettais pas en question la pratique de l’élevage en lui-même.

    Car il y a tout de même (en apparence, tout du moins) une grande différence entre des poulets élevés en batterie, et exécutés par paquet de 10, et le poulailler d’un paysan qui pratique une agriculture traditionnelle, respectueuse de l’environnement et du consommateur. Je n’ai jamais assisté, encore moins participé, au meurtre d’un animal, à des fins alimentaires ou non. Enfin, si, des insectes, « évidemment », mais ils ont encore plus mauvaise presse que les autres… Aucun animal de sang, on va dire. Ceci explique peut-être le fait que je n’ai jamais questionné le principe de TUER un animal pour se nourrir et encore moins de se NOURRIR d’un animal. Et je ne parle même pas des souffrances probablement engendrées par la production de lait, d’œufs ou de laine.

    Mais concrètement, même en reconnaissant ces souffrances et cette oppression, j’ai du mal à ressentir quelques choses pour les animaux. Cela viendra peut-être, il est vrai que je ne les ai jamais beaucoup fréquentés.

    Ce qui est certain, en tout cas, c’est que si je n’ai pas été forcément convaincu par tous les arguments des vegans, j’ai été convaincu par tous les non-arguments des carnistes : je ne sais toujours pas s’il est JUSTE de manger de la viande (ou tout autre produit d’origine animale), mais je me questionne désormais sérieusement, grâce à vous, sur l’INTERÊT de manger de la viande.

    Contrairement à ce que j’ai toujours pensé, ou plutôt, admis, le carnisme n’est pas naturelle. Il n’est pas sain, médicalement parlant. Il n’est même pas admis par toutes les cultures, comme chez les indiens par exemple (dans une certaine mesure). Quand aux plantes, leur ressenti n’est pas comparable à celui des animaux (absence de système nerveux, notamment, si je ne me trompe pas). Et puis franchement, j’ai été choqué par les témoignages du site « Végétophobie », dont vous donniez le lien dans un article du même nom ! Oo

    Bref, en arrivant ici, dans le cadre du féminisme, à l’origine, j’ai été convaincu par beaucoup (tous même, on va dire) sur l’éducation et plein d’autres trucs. Mais j’étais vraiment sceptique sur la question du véganisme. Vraiment. Peut-être une intégration inconsciente du discours ambiant type « Véganisme/Végétalisme = Secte »… Mais maintenant, en y réfléchissant, je ne sais même pas si je pourrais dire que j’aime vraiment la viande. Je ne me battrais certainement pas pour, ça c’est sûr. Le plus drôle dans tout ça, c’est qu’on m’a toujours dit que je n’étais pas très viande, alors que j’avais plutôt l’impression du contraire… Dans tous les cas, il est clair qu’on mange D’ABORD de la viande parce que, tout simplement, « ça se fait ». C’est comme ça, les humains mangent de la viande, point.

    Mais le bout de viande que je reluquais hier soir m’a fait un drôle d’effet, et je ne l’ai finalement pas pu le manger. Donc je ne sais vraiment pas, pour l’instant, si je suis antispéciste, ou vegan, mais je ne suis certainement pas/plus (?) carniste. C’est déjà un début ! Et puis les photos de cuisine vegan… Miam ! :D

    Voilà, désolé pour ce LONG commentaire, peut-être un peu fourre-tout, mais je pense que c’est éventuellement une piste pour comprendre l’état d’esprit de gens à priori hostiles à toutes formes d’oppressions, mais qui ne voient pas pour autant l’intérêt du véganisme, voir s’y opposent violemment.

    Encore désolé pour la longueur du texte et, surtout, merci pour toutes ces chouettes lectures réconfortantes et enrichissantes.

    A très bientôt, je l’espère ! =)

  42. Bonjour à tous amis véganes

    J’ai beau avoir lu une grande partie des commentaires (bon pas tous je vous l’accorde), je n’en n’ai trouvé aucun pro-carniste, ce que je trouve dommage…

    Soit, l’ensemble des gens qui ont commenté avant ne sont que d’affreux trolls ou des carnistes décérébrés qui s’en foutent de la façon dont est produit leur nourriture.

    Soit l’auteure filtre systématiquement tous les messages carnistes quelque soit leur forme, ce qui serait dommage.

    Sachez que dans tous ces débats stériles, vous n’êtes pas tout blancs non plus.

    La plupart des véganes que j’ai croisé (environ une dizaine), souffrait d’un trouble du comportement insupportable du « JAITROUVELALUMIEREECOUTEZMASAINTEPAROLE… ». Ce trouble s’accompagnant souvent d’un ton et d’un comportement hautain et vaniteux.

    Or, le pauvre petit carniste qui se retrouve ainsi pris de haut, n’aime pas ça, être pris de haut. Avant même de chercher à séparer le vrai du faux, le bon du mauvais, l’inique du juste, il va se défendre violemment, rapidement, de façon débile en débitant les âneries écrites ci-dessus. Pire, comme il sera entouré de carnistes, ceux-ci vont prendre sa défense et vous en serez bon pour une nouvelle soirée de merde ou vous serez « LE végétariens » (oui parce que pour nous, « ariens » « aliens », c’est pareil, au final, vous bouffez que du tofu).

    Une fois j’ai eu la chance de tomber sur une végane qui essayait d’expliquer inlassablement que finalement être végane ne lui imposait pas tant de contrainte que ça et que, si si peut d’effort de sa part permettaient d’épargner des animaux, elle était contente de les faire.

    Avant de la rencontrer, je faisais partie des gens susceptibles de dire les énormités ci-dessus. De par sa position et sa patience, elle m’a empêché de le faire. Le débat était ouvert et il a été fort constructif. Bien plus que le seront jamais tout les prêchi-prêcha anti-spécistes et moralisateurs.

    Avoir raison, ou du moins en être certain, n’autorise ni la condescendance ni la vanité.

    Concernant le besoin de manger de la viande ou pas, il n’existe PAS de résultats scientifiques objectifs (en fait en nutrition il n’existe jamais de résultats objectifs). Les études sont financées soit par un parti soit par l’autre…

    Personnellement, je mange de la viande, et je ne ressent pas le besoin de me justifier. Ce que je conçois moins, c’est la surconsommation et le gâchis.
    Je regrette la façon dont cette viande est produite tout comme je regrette la façon dont les céréales sont produites. Venant de la campagne, j’ai souvent la chance de connaitre, les animaux que je mange (oui oui je suis un monstre et oui oui ce n’est pas légal, je devrais passer par un abattoir).

    – Pourquoi continues-tu a en manger ?
    – Car j’aime ça et car je ne suis pas prêt à changer.
    – C’est bête..
    – Oui désolé je ne suis pas parfait (j’étais sûr de l’être pourtant). Je fais passer d’autres convictions avant celle-là.

    Je mange de la viande mais vous avez surement déjà acheté des fringues de marques, oublié de trier vos déchets, lancé un mégot de cigarette ou un chewing-gum, ignoré un mendiant. Pris la voiture quand le vélo ou la marche auraient été suffisants.

    Il y a beaucoup de chose contre lesquelles se battre (le racisme, l’homophobie, les enfants qui travaille, la pauvreté, la malnutrition, la guerre, la prostitution, l’écologie…) Le spécisme en est une, parmis d’autre.

  43. Salut l’Elfe,

    Je ne vais pas être très original pour le début : bravo et merci pour cet article à la fois drôle et utile !
    Je suis arrivé ici en tapant « argumentaire vegan » car j’en avais vraiment très très marre des omnivores qui n’ont jamais réfléchi à l’alimentation (en général) et qui démontent très rapidement mes explications, et finissent toujours par un truc du genre « bon, tu vois, t’es pas cohérent, ça marche pas ton truc. Non, je ne tue pas des animaux, … »

    Bref, si je poste une réponse, c’est surtout pour demander ce que tu penses d’un truc que je trouve vraiment très gênant : le supposé humour des omnivores sur les végéta*iens. Genre le cri de la carotte, genre la sensiblerie vis à vis des animaux, genre … bref, y’en a plein. Je parle de toutes ces critiques qui passent sous l’angle de l’humour. ET LA, on est piégé : dans mon cas, soit je rie avec eux pour pas faire le chieur, le sectaire qui peut pas discuter (mais après je m’en veux d’avoir pas plus réagi et surtout je me sens écrasé), soit j’explique que c’est plus compliqué, qu’il y a des raisons, etc etc, et là je passe pour celui qui a pas d’humour, qui sait pas rigoler, qui est sur la défensive, qui devient agressif précisément quand on parle de « ça », etc.

    Suis-je le seul à vivre ça ?

    Olivier.

    • Salut Olivier. Au sujet de cet humour, j’en ai parlé dans l’article sur la végéphobie (ici). Cet humour n’est pas innocent, et exiger de la personne de qui l’on rie qu’elle rie avec nous, ce n’est pas innocent non plus. Et c’est le mécanisme de tout humour oppressif: les victimes doivent en rire. On raconte une blague misogyne à une femme,il faut qu’elle rie. On raconte une blague homophobe à un gay, il faut qu’il rie. S’ils ne rient pas ils passent pour des rabat-joie, des aigris. Mais qui sont les rabat-joie? Je pense, pour ma part, que si on en a le courage (ce qui n’est pas évident), il ne faut pas rire. Quand les gens me font une blague sur les femmes, ou sur les animaux (haha j’aime bien un bon steak saignant, blabla) je leur fais comprendre que ça ne me fait pas rire, que je suis offensée. Je m’en fiche qu’ils ne me trouvent pas drôle, j’ai des amis avec qui rigoler. Eux ne sont pas mes amis. Je n’ai pas l’obligation de trouver qui que ce soit drôle. Au fond, la seule raison de récompenser ce comportement en riant avec eux, serait de chercher leur approbation (réaction tout à fait humaine, que j’avais probablement autrefois), et ça les encourage à continuer.
      Par contre je ne me sens pas obligée de donner des raisons et des explications. Soit ça les intéresse, et ils peuvent garder leur humour pourri, soit ça les intéresse pas et dans ce cas je ne leur explique rien, j’exige simplement (verbalement et/ou par mon attitude) que ce n’est pas un sujet de plaisanterie pour moi. (en fait je peux en plaisanter, mais uniquement avec certaines personnes).
      Voilà j’espère t’avoir aidé…

  44. J’ai beaucoup de respect pour les veganes quoique ça soit un pas que j’ai beaucoup de mal à franchir moi même, en attendant je suppose que je pourrais toujours utiliser quelques uns de ces arguments pour me rassurer

  45. Personnellement je mange un peu de viande pour l’équilibre et la variété alimentaire (acides aminés, fer mieux assimilé, vitamine B12…) mais je peux m’en passer pendant plusieurs jours car c’est loin d’être mon aliment préféré et je n’aime pas l’idée de l’élevage intensif d’animaux. Je pense surtout que c’est une affaire personnelle et il ne me viendrait pas à l’idée de convertir quelqu’un à un mode alimentaire quelqu’il soit, donc à quoi bon des arguments pro carnivore ou pro vegane? Ah bas le prosélytisme alimentaire!

    • Ce n’est pas une affaire personnelle, ça regarde principalement les animaux que tu fais tuer pour ton confort personnel.
      Cordialement.

  46. Ping : Ma vie de goth vegan (2) | D-Darkside – Diatrima

  47. J’ai découvert ce blog il y a quelques jours et je découvre avec plaisir les excellentes questions qui le composent. Concernant le véganisme, certaines explications me laissent un peu sur ma faim et j’aurais quelques interrogations à soumettre à votre sagacité.
    Pour que les choses soient claires, j’avoue en préalable que j’ai jusqu’ici consommé de la viande sans me poser de questions, par pure habitude sans doute et sans avoir de raison particulière à invoquer pour tenter de me défendre. Et ce que je lis ici me conduit à me poser des questions. Mes deux interrogations principale étant dans une certaine mesure interdépendantes, les voici tout d’abord sous forme courte, je développerai par la suite:

    1 – Quelle est la définition précise d’animal qui est retenue dans le véganisme ?
    2 – Le véganisme vise-t-il uniquement à obtenir que les gens y viennent par volonté individuelle ou y a-t-il également une approche cherchant à rendre ce type d’alimentation plus facile à faire accepter par la société dans son ensemble.

    En un sens, la définition de l’animal dans le véganisme présente le même type d’ambiguité que celle de la saleté réduite à la présence ou non de bactéries. La notion scientifique de règne animal ne me semble en effet pas coincider avec ce qui est recherché ici. Plus précisément, à moins de vouloir renforcer l’argumentaire carniste sur le cri de la carotte, j’imagine que peu de véganes se soucient du sort des animalcules comme, par exemple, les infusoires que l’on trouve dans de nombreux végétaux. Dès lors, il convient de trouver une autre définition appropriée, prenant sans doute en compte le degré de complexité des êtres auxquels on souhaite éviter des souffrances inutiles. Certains seront peut-être tenté de me dire que peu importe ce degré, un animal est un animal et on ne doit ni le tuer, ni le faire souffrir. Outre le fait que cette vision des choses serait inapplicable en pratique, cet argument a aussi des effets collatéraux peu souhaitables. Les pro-life (1) ne manqueront pas de le retourner en indiquant qu’un foetus humain est un animal pour tenter de faire interdire l’avortement. Cette permet d’ailleurs de proposer un seuil de complexité au-delà duquel un animal deviendrait éligible à la protection végane, celui d’un foetus humain de 12 semaines. Bien sûr, la mise en pratique n’est pas évidente et l’équivalence de complexité en foetus humain et un animal adulte sans doute difficile à établir précisément, mais au moins, cela donne un ordre d’idée. Typiquement, les insectes et autres lombrics ne me semblent pas devoir être protégé au titre du véganisme. D’ailleurs, il a du arriver à beaucoup d’entre vous de croquer un ver en mangeant un fruit. Cela dégoute beaucoup de gens, mais je n’ai jamais vu personne s’apitoyer sur le sort du pauvre ver. A l’opposé, les gens qui acceptent de voir tuer ou souffrir un animal plus complexe sont beaucoup plus rares.

    J’imagine que tout le monde ne sera pas d’accord avec mon argumentaire et j’aimerais bien connaître les différents avis sur cette question.

    Ma deuxième question porte sur l’acceptabilité sociale du véganisme à grande échelle. Il me semble que tous les efforts d’éducation auront du mal à conduire plus qu’une petite fraction de la société à adopter cette pratique. Tout simplement parce qu’en général, les gens se soucient peu des impacts indirects de leurs comportements quotidiens. Ainsi, beaucoup souhaite acheter les choses le moins cher possible, les vêtements par exemple, sans se soucier des conditions de travail déplorables des personnes qui les produisent. De la même manière, la nourriture végane coûte(2) nettement plus cher que le caca en boîte et je ne vois pas comment amener suffisamment de gens à sacrifier les deniers de leur précieux smartphones pour indirectement sauver des animaux. Pourtant, comme il a déjà été noté ici, beaucoup n’arriverait pas à tuer par eux même un lapin. Mais la distance et la dépersonnalisation suffisent à faire oublier la provenance de la viande. Le sale travail reste dans les mains du petit nombre de personnes qui travaillent dans les abattoirs, sur les bateaux de pêche, dans les élevages intensifs … D’ailleurs, ces métiers sont rarement bien considérés. Pour faire un parallèle, à l’époque où les bourreaux existaient encore en France, ils étaient mal vus, même des plus farouches partisans de la peine de mort.

    Comment donc conduire une part non négligeable de la population à adopter un comportement plus respectueux de l’animal. Par force de conviction ? Je n’y crois pas pour les raisons que je viens d’indiquer. Par la loi, en interdisant les produits animaux ? J’y crois encore moins, un tel texte ne passerait jamais ni à l’assemblée, ni au sénat. Par des actions terroristes punissant les mangeurs de viandes ? Heu, serait-ce bien logique… ?

    La seule solution que j’imagine dans notre type de société est l’argumentaire économique. S’il devient moins cher et pas trop perturbant ni pour les habitudes, ni pour la santé d’adopter un régime de type végétalien, alors on peut espérer que la consommation de produits animaux traditionnels recule et deviennent un luxe occasionnel. C’est ici que le lien avec ma première question apparaît : il semble possible économiquement de développer une industrie alimentaire basé sur des organismes animaux de faible complexité comme les insectes ou les vers de terre(3). Et avec quelques traitements de cuisine moléculaire on doit pouvoir rendre ça parfaitement acceptable pour le consommateur traditionnel. Il y aura bien sûr un peu de dégout au début, mais si les prix sont attractifs et la qualité au rendez-vous, il y a des chances que ça marche.

    Une telle solution vous semblerait-elle raisonnable ou vais-je me faire scato-censurer pour hérésie ?

    (1) Vous connaissez sans doute cette « secte » typiquement américaine favorable à la peine de mort et hostile à l’avortement.
    (2) Détrompez-moi si cela est faux.
    (3) Je sais certains disent que cela se fait déjà en douce.

    • En complément de ma première question précédente, je viens de lire http://lesquestionscomposent.fr/pour-en-finir-avec-le-cri-de-la-carotte/. L’idée de conscience est effectivement utile pour préciser le concept d’animal qui souffre (ou est susceptible de souffrir). Là où je diffère de l’analyse c’est sur le principe de précaution disant que dans le doute, dès qu’il y a système nerveux, il faut considérer qu’il y a potentiel de souffrance et s’interdire toute action pouvant causer cette souffrance. En effet, les effets secondaires de cette hypothèse sur le principe de l’avortement me paraissent trop important pour que je sois à l’aise avec l’idée.

      • Non mais sérieusement, tu crois pas qu’y a une différence entre se passer de manger des moules et vivre une grossesse et une maternité non désirées??

        • Bien sûr qu’il y a une différence. Mon souci, c’est que je ne vois pas ce qui empêcherait les gens souhaitant contester ta position de dire que ce n’est qu’une différence de degré. L’argument pourrait être qu’il y a un jugement moral visant à équilibrer d’un côté la souffrance et de l’autre les conséquences sur ta vie personnelle. Une fois posé en ces termes, comment est-il possible de donner des critères suffisamment précis pour réaliser ce jugement de manière impartiale ? Cela donnerait même un argument supplémentaire aux carnistes qui aurait beau jeu de dire que si les conséquences de ne pas manger de produits animales sont faciles à accepter pour toi, elles sont beaucoup plus lourdes pour eux pour des raisons individuelles.

          Une autre option serait de dire que l’avortement n’est qu’un pis-aller technologique qui pourrait être remplacé (quand on saura le faire si c’est possible un jour) par une « adoption prénatale » par transfert d’embryon. Là aussi j’imagine les hurlements de toutes parts.

          Je sais que je me fais l’avocat du diable, mais ne serait-il pas plus simple d’avoir un critère suffisamment universel et suffisamment simple pour couvrir la majeure partie des situations sans trop laisser de marge d’interprétation ? Critère qui pourrait bien sûr évoluer en fonction de l’avancée des connaissances et du développement technologique.

          • Non mais, PERSONNE ne s’oppose à l’IVG par souci de l’embryon. Pour la simple et bonne raison que c’est totalement illogique de se soucier de la vie ou de la mort d’un embryon sans se soucier de la vie, de la mort, des tracas et des souffrances de la personne qui le porte. ça n’a aucune logique. La vraie raison de l’opposition à l’IVG c’est le contrôle du corps des femmes.
            Les questions que tu poses sont intéressantes, si tu veux, mais c’est une simple question de bon sens. S’abstenir de manger des moules n’a jamais pourri la vie de personne (n’en déplaise aux éventuels carnistes dont tu parles, je suis désolée mais prétendre que pas manger des moules est lourd de conséquences pour eux, c’est juste du foutage de gueule, soyons sérieux deux minutes). En revanche forcer une personne à porter, accoucher et élever un enfant est une ENORME violence. De plus, un animal non mangé continue à vivre sa vie normalement, tandis que l’embryon non avorté n’a pas du tout le même avenir qu’un embryon désiré, c’est une évidence. L’opposition à l’IVG, c’est le fait d’une idéologie religieuse qui met la vie au-dessus de tout, alors qu’il n’y a aucune raison que la vie soit forcément, dans tous les cas, la chose la plus souhaitable. Ce serait cool car c’est simple, mais en fait non. Il n’y a aucune raison pour que vivre prime au-dessus de tout (le bonheur par exemple). C’est la même logique qui s’oppose à l’euthanasie en fin de vie. Vivre n’est pas forcément toujours la meilleure chose à faire. Seulement, décider de mener ou pas à terme une grossesse, c’est une décision personnelle, il s’agit de se demander si l’on est capable, si l’on désire mettre au monde une personne. Alors que mettre fin à la vie d’un animal, c’est une décision absolument pas personnelle, elle concerne un autre que soi. L’embryon n’est pas réellement « autre », même avec une ébauche de système nerveux. Bien sur les cathos intégristes prétendent qu’un individu existe à partir de la fusion des gamètes, mais cette vision simpliste est celle qui les arrange. Les choses ne sont pas si simples.
            Au passage, je trouve que comparer la grossesse et la maternité forcée au fait de se passer de manger tel ou tel aliment, c’est un peu dégueulasse pour les femmes et les personnes qui peuvent potentiellement vivre une grossesse non désirée, qui l’ont vécu ou risquent de le vivre. Il faut arrêter de se victimiser et de comparer des choses qui ne sont pas comparables.

  48. Désolé de t’avoir énervée. J’ai la fâcheuse habitude de chercher et de relever les incohérences logiques dans les argumentations, par pur principe, et ça tape souvent sur les nerfs des gens. Je t’en laisse une dernière, avant de me taire, si l’opposition à l’IVG est due à une idéologie religieuse menant la vie au-dessus de tout, pourquoi de nombreux partisans anti-IVG sont-ils favorable à la peine de mort ?

    Bonne continuation sur ton excellent blog.

    • Réponse rapide : parce qu’ils sont cons. Je ne vois pas comment l’incohérence logique des opposants d’une position puisse se prendre comme une faiblesse de la position.
      Réponse plus subtile : il y a d’abord le problème de définir ce que c’est, la vie. Les religieux semble avoir une définition qui n’ait aucun sens à part le contexte religieux, parce qu’elle ne correspond à aucun critère objectif. Comment qu’une petite collection de cellules humains sans système neurologique constitue une vie à protéger à force de loi, alors qu’une singe capable (par langue de signes) de converser avec nous n’ait pas ce statut ?

  49.  »de grosses couilles remplies à ras bord de logique pure »
    Je continue à m’esclaffer dessus comme une débile chaque fois que je le relis, y a rien à faire. Aussi le coup des  »5 prières par jour en mangeant 5 fruits et légumes tourné vers l’est tout en faisant le signe de croix avec un salsifi sacré bio et garanti sans OGM » ^^ C’est sublime. J’adore ta plume sarcastique.

    Je lis ton blog assez régulièrement depuis un bon moment : pour moi c’est une vraie petite mine de pépites d’or, pas tant merveilleuses au niveau du contenu qu’au niveau de l’intention derrière : FAIRE REFLECHIR. Deconstruire, remettre en question. C’est cela qui fait toute sa valeur, je pense, du coup même si je ne suis pas toujours d’accord, je me sens un peu moins bête après t’avoir lue, ce qui est toujours très appréciable.
    Quoi qu’il en soit, après être arrivée ici par le biais du féminisme, je me suis récemment penchée sur tes articles sur l’anti-spécisme et le véganisme, que j’avais curieusement, étrangement, inexplicablement laissés de côté jusque-là (ça me semblait moins important… ou sans doute, la vraie raison est que je n’avais tout simplement PAS ENVIE de m’intéresser à cela car je savais que tu risquerais bien de me remettre en question à ce niveau-là aussi)… eh bien, ça y est. Merci. De ton blog, je me suis renseignée, je suis allée me balader sur la toile, j’ai regardé, lu, réussi à pas vomir, bref je suis végétalienne. Et je me demande comment c’est possible d’avoir pu ne pas l’être, en fait.
    J’habite en Asie, en dortoir et je n’ai pas de cuisine donc c’est vaguement chiant parce que je dois toujours manger dehors et je ne sais pas très bien où trouver mon fer (y a pas trop de lentilles par ici…) mais bon vivent les graines de citrouille et de tournesol, l’autre jour je m’étais bien dit  »au pire je pourrais manger un peu de poisson… » en passant devant le resto, mais je me suis juste sentie vraiment trop mal, avec une voix dans la tête  »ce n’est pas du poisson, c’est un animal torturé mort ». J’avais plus envie. C’est vraiment pas de la privation en fait. C’est même tout le contraire.
    Quoi qu’il en soit, ici à Taiwan, la réaction à mon régime alimentaire n’a vraiment rien à voir : ça va de l’indifférence totale aux réactions positives : « Ah c’est très bien ! C’est très bon pour la santé et le yoga ! » Mais vu tout ce que j’ai lu, sur ton blog et les autres, et les perles de Végétarisme m’a tuer, je me demande à quoi m’attendre quand je rentre en France… ce n’est pas les débats qui m’effraient (Dieu sait si la raison est derrière nous), c’est le fait que justement, les gens ne VEULENT PAS débattre : ils veulent avoir raison point barre. Et contre la mauvaise foi…

  50. C’est un post long et aigris, ça me rend triste.
    C’est difficile d’être critiqué sur un choix de vie par des gens plus ou moins renseignés et plus ou moins ouvert au dialogue.
    Mais c’est peut être pas la peine de faire tout un article pour « vider son sac » comme ça. C’est vraiment triste qu’il faille une opposition radicale entre végétariens et non végétariens. Les mangeurs de viande ne sont pas des ennemis, ni des personnes à convertir.
    Ce sont des gens qui ont fait un choix différent ou qui n’ont pas encore choisis de ne plus manger de viande.
    Si on demande le respect de notere mode de vie alors on doit respecter le mode de vie des autres.

    • Je ne respecte en aucun cas le fait de tuer des animaux pour le plaisir (que ce soit le plaisir de les manger ou autre). Donc non, je ne respecte pas le « mode de vie » des carnistes et je ne vois pas au nom de quoi je respecterais ça.

      • C’est de la politique, tu dois respecter les mangeurs de viande comme les mecs qui votent à l’opposé de toi.

        Ça a beau être horrible, il ne faut pas tomber dans l’extrémisme. Je mange de la viande car je n’ai pas la volonté d’arrêter et parce que j’aime ça, mais j’essaierai d’élever mes enfants (si j’en ai) en bon végétarien pratiquant ou sinon en mangeur intelligent.

        • Les enfants apprennent par l’exemple. Si tu leur montres que ton plaisir passe avant le droit à la vie des animaux, c’est ce qu’ils retiendront au final, et si tu dis l’inverse ce sera encore pire, parce qu’ils le retiendront dans leur inconscient. Tu n’aurais pas un discours cohérent par rapport à tes actes, et les actes comptent.

  51. Florence Burgat et Jean-François Nordmann avaient fait un très beau séminaire entre 2009 et 2011 sur « végétarisme et alimentation carnée », où ils interrogeaient beaucoup les motivations des choix éthiques et notamment les raisons, symboles, croyances qui sous-tendaient la consommation de viande. C’était vraiment très intéressant parce que ça montrait que la consommation de viande n’est pas un truc allant de soi, moralement ininterrogeable et scientifiquement fondé, mais une construction culturelle et donc comme telle essentiellement fondée sur de l’irrationnel.
    Et de fait c’est intéressant de voir qu’on est un peu la première époque qui développe une interdiction d’interroger la consommation de viande : dans l’histoire de l’occident, la consommation de viande a toujours coexisté avec la mise en question de celle-ci. Mais notre culture contemporaine a développé une identité liée à celle-ci, voire une identification à celle-ci qui, si elle a des fondements historiques très anciens, n’a jamais été aussi totale.
    J’ai tendance à penser que c’est la cause, et non la conséquence de l’élevage industriel, qui n’aurait jamais vu le jour sans le développement d’une mythologie de la viande, un rapport quasi-religieux à sa consommation. Mais encore une fois c’est peut-être la poule et l’oeuf.
    En tous cas merci pour ton article.

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