L’auto-flagellation

Dans la culture occidentale, on a une très forte tendance à l’auto-flagellation.

L’argument bidon du « tout ou rien » montre d’ailleurs comment, en se flagellant, on rend le véganisme absurde, et même le végétarisme, d’ailleurs. Ben oui, parce que, puisqu’on est des méchants, puisqu’on tue des acariens, puisqu’on avale de pauvres araignées pendant notre sommeil, puisqu’on pille la planète en affamant le tiers monde, pourquoi essayer d’être de meilleurs personnes et de faire moins de mal autour de nous?

Bad dobby! Bad dobby!

C’est quand même d’une tristesse, de raisonner ainsi… Autrement dit, nous sommes des êtres maléfiques, promis à l’enfer et à la damnation éternelle. Ne faisons rien pour faire moins de mal autour de nous, contentons-nous de jouir sans entrave de ce que nous pillons, sans aucune mesure. Et la culpabilité sera notre éternel fardeau. De toutes façons, nous ne pouvons pas nous en débarrasser.

Evidemment, je pense que, dans une certaine mesure, ce raisonnement ne sert qu’à se justifier à ses propres yeux pour agir mal (mal de son propre point de vue). Le bon côté, c’est que quand quelqu’un sort l’argument du tout-ou-rien par rapport au véganisme, c’est qu’il estime lui-même qu’être végane est plus éthique que de ne pas l’être. Mais il estime surtout qu’il est impossible de se conduire vraiment de manière éthique. Ce qui signifie tout simplement qu’il n’en a pas spécialement envie. Ca demande des efforts et ça ne rapporte pas grand-chose pour qui est déjà tellement étouffé par la culpabilité qu’il s’y est carrément habitué. C’est comme quelqu’un qui vivrait tellement dans la merde qu’il n’aurait même pas envie de faire l’effort de marcher dix mètres plus loin pour faire caca à une autre endroit que celui où il dort.

Mais même si ce raisonnement est avant tout une justification, une rationnalisation a posteriori de son comportement, cela montre quand même un aspect très important de notre culture: cette résignation à la culpabilité.

Ce sont les Blancs qui ont pillé l’Afrique, colonisé l’Amérique, envahi et pillé la planète entière, détruit des cultures, des peuples entiers, des nations. Pour avoir parcouru un peu la planète, je peux vous dire que la colonisation, c’est pas beau. Partout là ou il y a eu de la colonisation, c’est un merdier pas possible.

Ce sont les Américains venus d’Europe qui ont génocidé les Indiens d’Amérique, et qui maintenant refusent de reconnaître ce génocide, tout en débordant tellement de culpabilité qu’on ne doit plus dire « un amerindien » ou « un indien d’amérique » mais « un natif américain ». Certes, les natifs américains ne sont pas des indiens, mais d’un côté on pousse le politiquement correct jusqu’à inventer de nouveaux mots, on montre un intérêt limite déplacé pour ce qui reste de leur culture qu’on a pas détruit, de l’autre on refuse d’admettre qu’on a commis un génocide contre ces peuples. (Moi j’aime bien le terme Amérindien. Après une grosse méprise, des guerres, quelques génocides, un envahissement de territoire sans précédent, et la quasi disparition de sa culture, le natif Américain devient un Amer Indien. Quoi de plus normal?).

Tiens d’ailleurs, parlons-en, des Amers Indiens.

C’est quand même rigolo (enfin, façon de parler) qu’après avoir presque entièrement détruit un peuple, on balance des citations de ses derniers représentants comme si c’était des paroles d’évangiles et qu’ils détenaient la sagesse suprême, alors qu’on les a traités comme de la merde de leur vivant.

C’est vrai que ces personnes (crazy horse, sitting bull et autre géronimos) détenaient une certaine sagesse, étaient les héritiers d’une très belle culture, et qu’on avait beaucoup à apprendre d’eux. Mais enfin, quand on les évoque on verse totalement dans le mythe du bon sauvage. Tout ce que dit un chef Indien n’est pas l’évangile. On aurait même le droit de ne pas être d’accord, comme on a aussi le droit de vivre d’une façon totalement différente, ce qui implique une façon différente de penser (enfin, ça, c’est valable pour ceux qui pensent).

 

A présent, Internet regorge de sites moches dédiés aux Indiens d’Amérique, avec des citations de chefs Indiens totalement sorties de leurs contextes, sans oublier les calendriers et autres tests à la con pour savoir quel est ton animal-totem. Sites totalement superficiels et inutiles, puisque bien souvent, leurs auteurs n’en savent pas plus que moi sur les cultures amérindiennes (et encore, moi j’ai lu quelques bouquins sur le sujet) mais se contentent d’y voir un mélange d’esthétisme un peu kitsch et de perfection mythique. Idéalisant totalement une culture qu’ils ne connaissent ni ne comprennent, tout simplement parce qu’elle est différente de la leur qui, elle, ne les satisfait pas. Mais ce qu’ils adorent en réalité est une culture imaginaire, un fantasme.

 

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Ce mélange de culpabilité et d’insatisfaction par rapport à sa propre culture (elle-même source d’une grande culpabilité) transparait souvent dans l’approche qu’ont les gens du végétarisme. Quand j’explique aux gens que tuer un animal est un acte de violence à l’encontre de celui-ci, on me répond que les Indiens d’Amérique respectaient leur gibier et faisaient une prière pour son âme et patati patata.

Evidemment c’est complètement con, puisque nous n’avons rien à avoir avec eux. Globalement, il y a deux types de civilisations (même si ça peut être un peu plus compliqué en pratique): les chasseurs-cueilleurs et les agriculteurs-éleveurs. Nous appartenons à la deuxième catégorie, les natifs américains appartenaient à la première. Leur survie dépendait en partie de la chasse. Je ne sais pas s’ils respectaient vraiment les animaux ou si leurs rites de purification après la chasse étaient exclusivement dues à des croyances religieuses afin d’éviter la « vengeance » de l’esprit de l’animal. Je pense que c’était les deux. D’ailleurs, je n’ai rencontré que trois personnes d’origine indienne dans ma vie, mais les trois étaient véganes ou végétariennes souhaitant être véganes.

 

« Il n’y a rien de mal à tuer un animal. Regarde, les Indiens d’Amérique, quand ils tuaient un animal, ils faisaient une prière pour son âme. Ils respectaient vraiment les animaux et pourtant ils les mangeaient ».

Voici comment ce message se traduit dans mon cerveau:

« Tuer les animaux, ça me parait être très violent quand j’y pense. Mais j’ai entendu parler de gens contre lesquels nous avons déchainé notre racisme et dont nous avons détruit la culture, et donc que nous nous devons d’idéaliser et nous devons exactement faire comme eux en tous points car ils détiennent la sagesse cachée qui nous manque puisque nous avons des vies de merde. D’ailleurs, ils vivaient dans tes tipis en peaux, et étaient proches de la nature, ils détiennent donc une sorte de vérité universelle que nous, les gens civilisés, nous avons perdue. hé bien, ces gens ils tuaient des animaux, ce qui prouve que c’est éthique. Après ils faisaient une prière. Ca doit donc annuler le fait que ce soit mal de tuer un animal ».

Double culpabilité, source d’encore plus de culpabilité. Y a que les occidentaux pour faire ça.

Il y a d’ailleurs là un paradoxe étrange. Les effets ravageurs de la colonisation ont été, en partie tout du moins, dûs au fait que les Blancs ont apporté LEUR culture, LEUR religion, LEURS croyances, LEUR civilisation, à des gens qui vivaient dans des conditions totalement différentes, dans des endroits qui n’étaient simplement pas adaptés pour ça. Ca parait con, mais pour avoir séjourné dans des villes situées dans des zones tropicales, je trouve que ça n’a strictement aucun sens dans ce genre d’endroits de construire des maisons comme on le fait en climat tempéré. Ce serait comme construire un igloo en Afrique. On s’y sent mal, il fait chaud, ça tombe en ruine, ça gaspille des ressources alors que là-bas on peut dormir par terre dehors. En Amérique du sud, les quelques indigènes qui en sont aujourd’hui réduits à dormir dans des villes alors qu’ils ont toujours vécu dans la jungle ont des conditions de vie absolument atroces, ils ont plein de problèmes qu’ils n’avaient jamais eu avant, comme par exemple se faire bouffer par les punaises de lit (pour n’en citer qu’un). Pour les croyances, les coutumes, etc; c’est pareil: les chasseurs cueilleurs ont des rites et des croyances bien différents des agriculteurs.  Les gens qui vivent dans la forêts n’ont pas les mêmes coutumes que ceux qui vivent dans la plaine, etc…

Et là, vu qu’on a tout détruit et qu’on s’imagine que les « sauvages » sont parfaits, puisque purs et proches de la Nature, (croyance débile et raciste, au passage), alors on applique à nous ce qui est valable pour les peuples de chasseurs qui vivaient dans les grandes plaines d’Amérique du Nord.  C’est à dire qu’on continue à faire la même erreur. Et d’ailleurs, le mythe du bon sauvage relève des mêmes croyances que le mythe du vilain sauvage barbare à civiliser. Dire que les Noirs ont le sens du rythme n’est pas moins raciste que de dire qu’ils ont un faible QI, c’est juste du « racisme gentil ».

A travers le monde, les gens se sont habitués à cette culpabilité à l’occidentale.

Une petite anectode sur le sujet:

Au vietnam, la guerre a fait des ravages. Il existe encore des gens qui ont été mutilés sur des mines antipersonnels. C’est triste.

Un jour, alors que je voyageais de petite ville en petite ville, j’arrive à une gare routière. Je descend du moto-taxi, je prend mon sac à dos, et là, deux mecs se plantent devant moi alors que je cherche l’endroit où on achète les tickets. Je ne comprend pas ce qu’ils me disent (beaucoup de vietnamiens parlent quelques mots d’anglais, mais ça reste assez basique et leur accent est généralement pas terrible). Au bout d’un moment, je comprend qu’ils me demandent de l’argent. J’essaie de leur expliquer que j’ai déjà payé le mototaxi (je croyais qu’ils étaient avec lui; parfois les gens travaillent en groupe et on paye un gars alors que c’est un autre qui conduit). Puis je comprend finalement, alors qu’ils me montrent le pied de l’un d’eux.

Le type avait eu une jambe cassée, et portait une espèce d’attelle bizarre avec d’énormes broches plantées dans la jambe. Et les deux gars me demandaient de l’argent parce que ce type avait eu un accident à la jambe. Mais je veux dire, ils me demandaient de l’argent comme si je leur en devais. Comme si c’était moi qui lui avait pété la jambe. Ils ont eu l’air super déçu quand j’ai regardé sa jambe, j’ai fait « ouille, ça doit faire mal », j’ai été sincèrement désolée pour lui et j’ai passé mon chemin.

Si un mec qui a la jambe cassée passe son temps à demander de l’argent aux touristes au bord d’une gare routière, c’est que ça marche. Et s’il n’hésite pas à demander de l’argent aux touristes comme si ça lui était dû, c’est que les touristes s’imaginent bien que ça lui est dû. Qu’ils lui doivent de l’argent parce que ses broches sont vraiment pas belles. Avec toute la misère qu’on voit dans le monde, je me demande comment ils font pour voyager, s’ils estiment qu’ils doivent personnellement un dédommagement à quiconque subit des malheurs dans sa vie au sein d’un pays anciennement colonisé.  Comme si c’était de leur faute.

Alors voilà où nous en sommes. On se flagelle, on culpabilise, on verse 10 euros à médecins sans frontières pour Noël, et surtout on continue à manger son steak et à ne pas essayer de changer le monde.

Le véganisme est pourtant issu de la culture occidentale. Mais il relève d’une logique radicalement différente. Non pas celle de la culpabilité, mais celle de l’action. Plutôt que de culpabiliser et de se flageller parce qu’on torture et qu’on tue des animaux, arrêtons de les tuer. Plutôt que se flageller parce que nos chaussures sont fabriquées par des petits chinois esclaves dans des usines, achetons des chaussures différentes. Plutôt que de se morfondre « je participerai toujours à la misère du monde », demandons-nous comment mener une vie un peu plus éthique.

Sortons de cette maladie de la culpabilité. Cessons de nous y empêtrer, de nous y habituer, de nous y complaire…

17 réflexions au sujet de « L’auto-flagellation »

  1. D’abord, bonne année, l’Elfe. Plein de petits Tofu volants pour cette année -C’est pas forcement ce dont rêves les végéta?iens, mais c’est le sujet ici, alors restons dans le cliché du Vegan moyen, puisqu’on va parler, entre autre, préjugés.

    D’abord, une fois de plus, j’approuve assez ton point de vue. Je suis d’accord sur l’ensemble, je dirais même que ça s’applique à beaucoup d’autres domaines que simplement le point de vue végéta?ien , c’est tout aussi vrai pour la consommation de pétrole, le fait de balancer ses déchets dans la nature ou le fait de vouloir stocker nos immigrés en banlieue: on sait que c’est le bordel, on sait que ce qu’on fait c’est mal, mais puisqu’on est déjà dans la merde, pas la peine de changer nos habitudes, autant y aller jusqu’au bout. Ce point de vue fataliste passif m’énerve assez, personnellement (si tu te souviens de mon précédent poste, tu m’as fait remarqué que j’étais pessimiste, et oui, je suis extrêmement pessimiste, mais c’est pas pour ça que je ne bouge pas mon cul, c’est juste les autres pessimistes qui regardent béas passer le train qui me rendent aussi sur que tout ira de mal en pis).

    Le pire, c’est que cette façon de penser est très ancrée dans la tête des gens, alors même que ce raisonnement est ostensiblement stupide autant qu’elle peut être raciste. Un exemple qui me fait beaucoup rire car illustre bien cette bêtise aveugle dans la culture US par exemple, c’est Twillight: Vampire, indien Shapeshifter, toussa, on la connait(Je suis d’ailleurs sur que la recrudescence récente des sites sur les gentils indiens viennent en partie de là). Le tout écrit par une grenouille de bénitier mormone, et adulée par des milliers de gamine au milieu d’un pays ou la religion catholique est sacrée, ou les athéistes sont victimes d’un racisme pire que les gays. On se retrouve donc avec des milliers de jeunes catholiques qui adulent un vampire, qui est sensé représenter l’ennemi absolu de l’église (les vampires originalement sont brulés par les crucifix et l’eau bénite quoi!) et des américaines qui cassent leurs « préjugés sur les natifs américains » en faisant des indiens de l’histoire des mecs qui se transforment en animaux (how original!) et vivent dans leur reserve (qui, exceptionnellement, n’est pas transformée en casino). En plus, ils sont pédophiles (faut pas chercher d’image de Jacob et Renesmee sur le net) et violent(Jacob, il manque quand même de la violer la Belle, a croire qu’il est de la famille de DSK) mais on lui pardonne car il a de beaux pectoraux. Je trouve ça assez ironique personnellement, un tel engouent de personnes pieux autour d’une oeuvre aussi impie. Et pourtant, je suis persuadé que nombreux fan de Edward et Jacob sont contre le mariage gay, la pédophilie, les satanistes et portent un bracelet WWJD… Schyzophrénie? D’ailleurs, j’aurais pu autant citer Harry Potter, ce « magicien » qui aurait sans doute fini sur le Bucher à Salem, et qui a pourtant cartonné au box office.

    Je pense que cette façon d’accepter l’inacceptable en s’accommodant de paradoxe est surtout une façon d’appuyer sa fainéantise morale, de ne pas avoir à se remettre en question plus que réellement une sorte de repentir. Je jette mes papiers par terre? D’façon, c’est déjà crade et y a des gars payés pour ramasser (voir, j’ai déjà entendu, « les paquets de clopes, c’est biodégradable »). Je gaspille l’électricité? Et alors, je paie pour ca! Mon foi gras, ma fourrure? J’ai donné 50€ à la WWF, et puis je vais pas me priver de tout, on est déjà pris à la gorge par les traders!

    Au final, les gens s’en foutent. Le seul moment ou ils sont capables de faire un geste pour quelque chose, c’est quand on leur claquer les faits dans la gueule histoire de les faire réagir(le coup du mutilé au Vietnam par exemple, les gens n’ont pas l’habitude de voir ça, ils se sentent responsables). Perso, mon petit geste pour ça, c’est de balancer des horreurs quand on bouffe de la viande, me demander si le singe ou le chien a bon goût, en lançant un gentil « c’est con que j’étais pas la quand il est mort le mois dernier York, je me demande quel goût ça à le chien ». Ça n’a pas fait rire mon père, mais je suis sur que les boudins, le chapon, le foie gras et les huitres qui étaient sur la table ont bien ricané.
    J’aurais bien d’autres trucs à dire, mais le temps est une denrée rare… Bref, article très sympa, j’aime beaucoup.

    (petite note: le caractère ‘?’ permet sur certains moteurs de remplacer n’importe quel caractère, je note donc végéta?ien pour décrire à la fois végétarien et végétarien. Aucune idée de comment le prononcer par contre)

  2. J’ai beaucoup rit à Amer Indien.

    Sinon de mon coté, j’ai des tonnes de gens qui, sans savoir de quoi je parle, me traitent de bobo qui gagne 8000 euros par mois et qui peut se permettre d’être végétalien.

    Déjà ils savent pas de quoi ils parlent parce que je bouffe probablement pour trois fois moins cher qu’eux… Et ensuite, j’en arrive au point: Et même si c’était vrai ? Il faut qu’on commence à dépenser moins d’argent pour une plus belle voiture ou pour un écran télé plus gros, et qu’on s’achète des vêtements de facture honnête, et qu’on évite la junk food merdique.

    • Ha oui y a le côté « puisque les pauvres qui peuvent pas se payer des céréales et des légumes sont forcés d’être mangés de la viande, les riches doivent en manger aussi ».

      Et en même temps: « puisque les pauvres peuvent pas se payer de barbaque, mangeons-en ».

      Donc quoi qu’il arrive, riche ou pauvre, on est obligé de manger de la viande.

      Sinon ça fait 3 jours que je mange des chapatis et des patates pour 10 roupies le repas (environ 0,15 euros). Je vais pas plus mal. Et les arguments économiques me font bien marrer.

  3. c’est re moi! en fait ce site est assez marrant! L’auteur de ce site est bien informé sur la culture indienne dites moi! on y apprend que les indiens ne mangeaient QUE du bison! Et meme les jours de fete … Bison au foie gras! o.O … j’hallucine

    • Ben oui c’est logique, les pandas ça mange du bambou, les vaches ça mange de l’herbe, les lions ça mange la gazelle, les amerloques ça mange des hamburgers et les indiens ça mange du bison. Tout est à sa place dans le meilleur des mondes.

       

      edit: OMG je viens d’aller voir, je croyais que tu plaisantais pour le bison au foie gras… O_o

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  6. Ping : Petit guide argumentaire à l’usage des carnistes | Les Questions Composent

  7. C’est marrant mais autant je suis à 100% d’accord pour tout ce que tu dis à propos de la culpabilisation, sur les Amer Indiens (bravo pour le jeu de mots !) etc, autant le retour au sujet du végéta?isme m’a semblé complètement tiré par les cheveux, pour ne pas dire capillotracté – néologisme dont j’use bien trop souvent.

    Je m’explique : oui, culpabiliser pour rien à propos de l’écologie, de la colonisation ou encore des guerres et génocides passés est inutile. Se résigner est tout aussi absurde. Mais quel rapport avec ce qu’on mange ? Si j’aime la viande, c’est parce que cela me plaît, je n’ai jamais approfondi cette réflexion par de la philosophie de comptoir (ni emmerdé mes ami(e)s végéta?iens à ce propos en essayant de les rendre omnivores, d’ailleurs)…

    • Tu fais tuer des animaux pour les manger parce que « cela te plaît ». On pourrait dire aussi « si je tue des indiens pour prendre leurs terres c’est parce que cela me plaît ». Je dis pas ça pour faire de la provoc, juste pour que tu voies le rapprochement.

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