Ces enfants trop bruyants

J’ai récemment réagi sur Twitter à l'(excellent) article de Mme Déjantée Territoires d’enfants, territoires d’adultes: à qui appartient l’espace? (lisez-le, c’est un ordre). Plusieurs personnes ont trouvé ça intéressant, donc je vais essayer de synthétiser ce que j’en disais dans un mini-article.

L’article de Mme Déjantée met en lumière le fait que l’espace urbain soit considéré comme appartenant principalement aux adultes, avec un fractionnement de plus en plus important entre les groupes: tel espace est réservé aux enfants, des lieux de vie en général ils sont soit exclus, soit à peine tolérés.

Cela m’a renvoyé à une discussion désagréable que j’ai eue il y a quelques temps avec certains Child-Free intolérants (nb: je suis totalement solidaire des child-free, j’en parle ici, mais y a vraiment des gens intolérants, d’ailleurs ce n’est pas propre aux CF de toutes façons). Donc des gens sur un groupe CF m’ont dit en gros, qu’ils avaient fait le choix de ne pas faire d’enfants (ok très bien), et que, par conséquents, ils n’avaient pas à subir le choix des gens d’en avoir (?). Comprenez: ne pas subir l’horrible présence d’enfants dans l’espace public.

Interloquée, je leur ai demandé: mais mon gosse, j’en fais quoi? Dois-je rester avec lui enfermée à la maison, dois-je me passer de transports en commun et ne jamais aller dans les supermarchés? Aucune réponse bien concrète ne m’a été apportée: d’après eux, je n’ai simplement pas à « imposer la présence de mon enfant » dans l’espace public (rues, squares, bus etc…). Avec options insultes: sale pondeuse, t’avais qu’à avorter, etc…

Cette volonté de compartimenter l’espace pour exclure femmes et enfants de la sphère publique, est un des signes les plus évidents de l’oppression particulière qui unit les femmes et les enfants: c’est à la fois de l’âgisme et de la misogynie. La rue appartient aux hommes adultes, les autres sont juste tolérés sur leur territoire. Or, de mon point de vue, non seulement j’ai parfaitement le droit de circuler, mais mon enfant aussi. Je ne pense pas que la rue appartienne davantage à un homme adulte qu’à un jeune enfant. Et ce, même si les enfants sont parfois bruyants.

D’ailleurs, sont-ils si bruyants que ça? Dans ma rue, il y a des hommes adultes qui squattent toute la journée sur le trottoir. Ils font du bruit, ils font des réflexions sexistes, ils s’interpellent en gueulant comme des putois même en pleine nuit (bonjour la chaleur qui oblige à dormir les fenêtres ouvertes), ils se battent parfois, certains passent en voiture et klaxonnent… Personne ne leur dit jamais rien. Je les trouve beaucoup plus bruyants et gênants qu’une bande de gosses qui jouent ou même qu’une équipe complète de bébés braillards (je déteste les pleurs, mais c’est quand même pas la fin du monde). J’en suis venue à me dire que les enfants ne sont pas si bruyants et bordéliques que cela, mais qu’on tolère beaucoup moins le bruit qu’ils font que celui des adultes. Encore un signe que la rue appartient aux adultes.

Ce qui m’amène à un problème important sur lequel j’avais mis le doigt mais que je n’arrivais pas à formuler clairement: le fait que l’espace public appartienne aux adultes modèle notre idée de l’éducation.

Nous ne savons pas, nous ne savons plus ce qu’est un enfant. Un enfant n’est pas un adulte en miniature et nous n’avons pas à exiger qu’il le soit. Nous n’avons aucune idée réaliste de comment fonctionnent les enfants. Moi-même, avant d’avoir un enfant, j’avais une idée complètement déformée et irréaliste des enfants.

Un exemple: deux ans est un âge un peu difficile, lors duquel beaucoup d’enfants affirment leur existence face au monde, parfois dans l’opposition avec les adultes. Ils commencent à parler, mais ils n’ont pas la maturité nécessaire pour gérer certaines émotions. Ils ont encore besoin de beaucoup de sommeil, de voir leurs rythmes respectés (siestes, repas, temps de jeu…) et ont du mal à s’adapter aux exigences de notre société (papa-maman toujours pressés, y a plein de jouets partout mais on peut pas tout avoir…). Aussi, il arrive qu’un enfant de deux ans fasse une crise en public, hurle et se roule par terre.

Il y a quelques temps, j’aurais estimé qu’un tel enfant est juste mal élevé. Maintenant je pense que c’est faux. Que ce comportement est tout à fait normal. C’est normal et ce n’est pas grave, ça arrive. Les très jeunes enfants ne savent pas gérer leurs émotions, ils se laissent facilement déborder, il suffit qu’ils aient zappé une sieste, qu’ils aient eu trop de contrariétés, et boum la crise au milieu du magasin pour un paquet de bonbon ou une peluche. Ou même parce que la manche de pull est un peu plus remontée d’un côté que de l’autre (oui, un enfant peut faire une crise pour ça).

Dans ce genre de situation, le regard des gens sur les parents (généralement la mère, d’ailleurs) est extrêmement sévère et peu indulgent. Alors que, je le redis, c’est normal comme comportement, oui c’est un peu pénible sur le moment, mais ça passe, l’enfant apprendra à gérer ses émotions, à s’exprimer plus facilement et à dédramatiser par la parole… Pourtant, la mère est tout de suite cataloguée comme incompétente, laxiste, mauvaise.

Le problème, c’est que les enfants soient en fait indésirables dans l’espace public, et que tout dépassement de décibels au-delà du seuil autorisé soit considéré comme un outrage. Et que c’est que cette vision des enfants modèle notre façon de nous occupe d’eux, de les éduquer.

Et donc, notre conception de la bonne éducation à donner aux enfants, se fait en fonction non pas de l’intérêt de l’enfant et de ses besoins réels, mais en fonction de comment on aimerait que les enfants soient pour qu’on ait moins à les supporter. Donc un bon enfant est un enfant silencieux. Sauf que non, les meilleurs choix éducatifs ne sont pas ceux qui changent les enfants en êtres silencieux et invisibles.

Pour mieux comprendre, illustrons: Madame truc emmène sa fille Bidule dans un magasin (oui, on a pas toujours une solution de garde quand on doit faire les courses). C’est trop long, Bidule a mal dormi ce matin, Bidule veut un bonbon, Bidule tape une crise en plein milieu du magasin.

C’est là que le regard des gens va changer drastiquement la façon dont Madame Truc va gérer la crise de sa fille. Madame Truc sait qu’on la regarde et qu’on la juge. Elle est sans doute fatiguée et énervée, mais surtout, elle est embarrassée, elle a honte du comportement de Bidule (je trouve assez ironique qu’on puisse avoir honte du comportement d’un enfant de 2 ans comme s’il était censé savoir se tenir en public alors que c’est évident qu’il ne sait pas encore: nous sommes beaucoup trop exigeants avec les tout-petits). Comme elle a honte, elle veut que ça cesse, le plus vite possible, elle va donc sévir, crier, punir pour que cette situation gênante se termine. De plus, la honte génère un sentiment de colère contre l’enfant (colère qu’on aurait pas eu si on était seul avec lui). On traitera l’enfant encore plus durement, donc. Enfin, Madame Truc qui se sent en train de passer pour une mère incompétente et laxiste va essayer de sauver sa face en se montrant au contraire sévère et inflexible. Tous ces facteurs mis ensemble amène une réponse des plus répressives et cœrcitive sur l’enfant. Le parent va généralement crier sur l’enfant, le punir, etc…

Or, c’est dans ce type de situations que l’enfant a le plus besoin de compréhension, d’empathie et de patience. Ce qu’est en train de vivre l’enfant est éprouvant pour lui. Imaginez que vous perdiez tous vos moyens, que, submergés par vos émotions, vous vous mettiez à hurler et vous rouler par terre. Je ne pense pas que crier sur vous ou vous punir vous aiderait beaucoup à retrouver votre calme. C’est un moment extrêmement difficile pour un tout-petit. Punir ne sert à rien. Certes, c’est inconfortable pour les gens autour, c’est stressant, déplaisant, etc… Mais c’est surtout pour lui que c’est dur. Et il n’est pas responsable de la situation: on ne peut pas rendre un petit enfant responsable de la gestion de ses émotions, quand nous-même, adultes, sommes en train de perdre nos moyens et de crier parce qu’on a peur du regard des gens… Comment exiger de lui ce dont nous ne sommes pas capable nous-même? Son cerveau est immature.

S’occuper d’un enfant peut s’avérer extrêmement difficile. Dans ce genre de situations, le parents est en plus totalement parasité par la pression sociale.

Dans ce genre de situations, les solutions les plus courantes sont de réprimer sévèrement les crises, de punir l’enfant, de menacer, de faire comprendre le plus vite et le plus sévèrement possible que ce comportement n’est pas acceptable. Ce que je voudrais souligner ici, c’est que ces solutions ne sont pas des solutions objectivement valables. C’est la pression sociale, le jugement d’autrui qui va aiguiller la réponse du parent. Or, ce jugement est totalement partial ! Il part du principe qu’un bon enfant est un enfant silencieux. Les passant vont penser: « quel sale gamin mal élevé, ça ne se fait pas, quand même le parent pourrait… moi je… » etc. Mais s’ils pensent ça, ce n’est pas parce qu’ils sont particulièrement intéressés par le bien-être de tous les enfants. S’ils pensent ainsi c’est avant tout parce que le comportement de l’enfant les dérange. Donc en cédant à cette pression sociale – et ne pas céder peut s’avérer très difficile- on modèle notre idée d’une bonne éducation sur ce qui est le plus confortable pour les adultes.

Or, faire des enfants n’est pas confortable, vivre avec des enfants n’est pas confortable, tout comme partager l’espace en général peut entamer notre confort, surtout avec des gens différents (et les enfants sont des gens différents des adultes). Moi aussi je me suis plainte de nombreuses fois que des enfant fassent trop de bruit, je ne supporte pas le bruit, je ne supporte pas les pleurs (pas plus ceux du mien, d’ailleurs)… Mais il faut bien faire avec. On ne peut pas décemment baser notre idée de l’éducation sur un maximum de confort pour les adultes. Si on fait cela, c’est au total détriment des enfants (sans même parler des parents, qui en souffrent aussi). J’estime que nous n’avons pas le droit de traiter mal les enfants sous prétexte que notre vision de l’enfant veut qu’un bon enfant soit silencieux et « sage », qu’un enfant ne doive pas crier, courir, pleurer trop fort, prendre de la place, etc…

Pour finir, un petit aparté sur mon expérience de parent: Il peut être extrêmement difficile pour les parents de se détacher du regard des autres quand son enfant fait une crise ou fait du bruit. Mais j’ai remarqué, même si mon enfant n’a pas encore l’âge des grosses crises en public, que dans les situations où il faisait un peu trop de bruit, je m’occupais beaucoup mieux de lui quand je parvenais à me détacher du regard des gens. Je me fiche maintenant de passer pour la nuisible de service avec un bébé braillard, je pense que le principal c’est que ça se passe bien, et que, même si ça ne plait pas aux autres, il faut que les gens fassent avec. A part rester enfermés chez nous (et même dans ce cas on fait chier les voisins), il n’y a pas 36 autres choix. D’ailleurs, si ça peut aider d’autres parents à se détacher du regard des autres, je remarque un truc: souvent, je passe pour la « bonne mère » à l’enfant silencieux qu’on ne remarque pas, et parfois je passe pour la mère laxiste et chiante à l’enfant beaucoup trop bruyant et mal élevé. Pourtant je suis toujours la même personne, mon enfant également, c’est simplement que parfois un enfant fait du bruit, et parfois non, mais le jugement des gens lui est souvent sentencieux, définitif et détaché de tout réalisme: si l’enfant me dérange, là, maintenant, alors c’est un mauvais enfant, avec un mauvais parent. Est-ce qu’on veut vraiment que ce genre d’idioties régisse nos rapports avec nos enfants et le bien-être de ceux-ci?

153 réflexions au sujet de « Ces enfants trop bruyants »

      • Faut être vraiment ma renseigné pour dire que les enfants sont de nouvelles « pseudo-victimes »: il y a des centaines, des milliers d’exemples passés ET présents (oui, encore aujourd’hui et pas besoin d’aller bien loin) : Meurtres (exemple des filles en Asie), Mutilations (excision, dents arrachées), Travail des enfants (mines, usines), traite sexuelle, sévices physiques, et plus généralement dans tous les aspects du quotidien de nos pays « civilisés »: il y encore 20 ans on pensait qu’un enfant ne pouvait pas souffrir! (Cela ne vous rappelle rien?)

  1. Un article récent sur Rue 89 décrivait l’intolérance de certaines personnes face aux bavardages d’un enfant (pas en crise de rage, juste un gosse comme il en existe tant et qui parle sans arrêt) dans un compartiment de train. Dans le forum qui suivait l’article, j’essayais d’expliquer que les voix aigus portent plus loin, sont plus perçantes donc plus perçues, mais pas forcément plus fortes, qu’un enfant n’est pas capable de moduler le volume de sa voix avant un certain âge de façon volontaire et souvent pas sur une longue période… Dialogue de sourd. J’ai l’impression qu’il faut avoir un enfant, vivre avec lui (ou elle), travailler avec des enfants pour se rendre compte de ça. en plus, je me demande si nous ne sommes pas « programmés » pour aller aider un enfant qui pleure, d’où le côté « insupportable » des pleurs, l’envie animale de faire cesser les pleurs qui se transforme en agressivité envers la personne « chargée » par la société de s’occuper de l’enfant. Je ne suis peut-être pas claire…

    • +1 concernant les pleurs insupportables, j’ai toujours su en tant que mère que les pleurs irrités l’adulte afin qu’instinctivement on aille apaiser ses pleurs (le nourrir, le soigner etc)

    • Je n’ai pas d’enfant, ni ne vis avec un enfant, ni ne travaille avec des enfants ; mais je comprends très bien ça.
      Je ne dis pas que je n’ai jamais été irritée par un bébé qui pleure dans un train. En revanche les petits enfants qui bavardent ne me dérangent vraiment pas beaucoup. Mais dans tous les cas, je me rends très bien compte qu’ils sont beaucoup trop petits pour faire autrement.
      Ce n’est donc pas une excuse.

  2. Quand je rentre d’une journée de travail, mettons, dans les transports, j’ai besoin de CALME. C’est pas une question de confort, c’est un besoin vital, je peux péter un câble s’ il y a du bruit, de l’agitation. Dans les transports, ceux qui font du bruit sont ceux qui parlent bruyamment entre eux, ou au téléphone, ou ceux qui écoutent leur musique à fond, ET les enfants. Pour les premiers, faire du bruit n’est pas un besoin vital, mais pour les enfants, oui. Du coup, les premiers, je leur demande de la mettre en veilleuse (ça finit souvent mal d’ailleurs). Mais mon besoin vital de calme entre en concurrence avec celui.des enfants de bouger, de parler. Alors que faire? Comme tu le dis on ne peut pas demander aux enfants d’etre silencieux, mais on ne peut pas non plus nier le besoin de beaucoup d’adultes de calme. Ce sont deux droits qui entrent en concurrence, et dont l’un n’est pas moins important que l’autre. Pour le moment je m’isole avec un casque antibruit, mais peut-ette un jour verra-t-on des espaces publics bruit/silence comme on voit des espaces fumeur/non fumeur.

    • Ce qui est triste, c’est que le besoin de calme après le travail, vient du stress du travail, de la longueur des trajets après ce travail, et qu’on est beaucoup plus indulgent au sujet du bruit des autres lorsqu’on élimine les raisons de ce stress. Mais on en vient souvent à banaliser le stress au travail, à le trouver inéluctable, et donc à reprocher aux autres le malaise que l’on ressent. En même temps, les solutions anti-stress sont connues, mais plus compliquées à mettre en place.

      • Tout à fait. D’ailleurs, je cherche plus à me débarrasser de mon travail que des enfants.

          • J’ai personnellement résolu le problème en achetant un casque audio absorbant les bruits. (Enfin pas ceux à 300 euro, y’en a a prix plus décent même si çà reste cher)

            Du coup dans le train, même sans musique je suis dans ma bulle et c’est un vrai soulagement. (Le pire étant le bruit du train lui même, surtout quand on ouvre les fenêtres)

  3. perso, j’ai choisi d’avoir un chat plutôt qu’un gamin, c’est beaucoup plus reposant!

    • Ah parcequ’il n’y a que les enfants qui te fatiguent ? Excuses moi mais il y a enormement d’adultes qui eux ne sont pas fatiguants mais epuisants, inintéressants. Personnellement je suis tres malade, j’ai également un chat mais si aujourd’hui je me bat ce n’estpas pour mon chat (que j’aime beaucoup), c’est pour mes 2 enfants qui ont 27 et 24 ans et pour mes 3 petits enfants qui ont 4 ans, 2 ans et 20 mois. Les enfants c’est la vie. Laissez les vivres et respires en paix et excusez moi mais ceux qui ont honte de leurs enfants en public se sont de vrais cons et s.v.p n’en faites pas d’autres.

  4. C est bizarre , je suis maman et je n’ai jamais ressenti cette honte ou ce jugement négatif des autres, ces regards que tu décris… Je n’ai pas l’impression que les enfants soient méprisés ou mis de côté dans l’espace public. Au contraire je trouve que tout est souvent fait pour leur confort. C’est intéressant de connaître ton ressenti mais peut être es tu tombé au mauvais moment au mauvais endroit?

    • Si c’était que MON ressenti, je ne prendrais pas la peine d’en parler. Peut-être aussi que tu remarques pas que l’espace public est aux adultes parce que ça te parait juste « normal ». Je te conseille de lire le billet de Mme Déjantée, il est très parlant.

      • Tu donnes ton ressenti (ou celui de plusieurs personnes) je te donne juste le mien, non je ne suis pas de ceux qui trouvent normal que l’espace public soit dédié aux adultes. c’est juste que je n’ai pas l’impression de vivre dans un pays ou les enfants sont « méprisés ».

        • Mais il ne s’agit pas de ressenti ici, mais d’analyse sociale. On ne peut pas se fier aux ressentis individuels pour analyser le fonctionnement d’une société, puisque nos ressentis sont biaisés. Par exemple la plupart des femmes ne s’estiment pas victimes de sexisme, ce qui ne veut pas dire que le patriarcat n’existe pas.

          • Etant enseignante et passant pas mal de temps dans les parcs (et un peu dans les transports en commun, magasins, etc.), je confirme que les enfants sont tout juste tolérés.
            Cela dit, si je pense qu’un magasin n’est pas un endroit adéquat pour un enfant, ce n’est pas pour le « désordre » qu’il pourrait y mettre, mais parce que ce n’est pas un endroit très amusant pour un enfant (même si je sais qu’il n’est pas toujours possible d’éviter).

          • je suis enseignante moi aussi et maman comme dit plus haut donc les parcs, les cours d’école, les magasins et les transports en commun je connais merci Nurja!

            L’Elfe, j’ai lu l’article dont tu parles mais je te pose juste une question simple: de quels lieux PUBLICS les enfants sont – ils exclus? attention ma question n’est absolument pas agressive ni même mon propos, je cherche juste à comprendre c’est tout.

          • Je n’ai pas dit que les enfants étaient EXCLUS de l’espace public, mais que l’espace public appartenait prioritairement aux adultes, et que les enfants sont juste tolérés dans cet espace. L’espace public c’est la rue, les transports en commun, les cafés/bars, etc… Pas besoin de faire un dessin. L’article de Mme déjantée explique bien comment l’espace est fractionné en lieux « normaux » (= pour adultes, en fait) et « pour enfants » (terrains de jeu). L’espace public n’est pas pensé comme appartenant aussi bien aux enfants qu’aux adultes.

        • Si, tu as écrit je cite: « des lieux de vie en général ils sont soit exclus, soit à peine tolérés. ». Bon ce n’est pas grave, nos points de vue divergent voilà tout.

          Merci en tout cas pour ton blog, car si sur cet article je ne te suis pas, j’adhère tout à fait à ton état d’esprit et tes idées.

          • Exclus n’est peut-être pas le mot juste. On n’est pas obligés de s’arrêter sur un mot, on peut essayer de comprendre l’idée, non?

          • Mais les mots portent les idées. Il arrive d’être maladroit dans leur usage, et du coup les idées ne sont pas celles que l’on souhaitait faire passer.

    • Vos enfants n’ont jamais piqué de crise en ligne de caisses pour les bonbons en bout de gondoles ?
      Au restaurant , les gens ne se sont jamais retournés sur vos enfants qui parlent trop fort ?
      Vous n’avez jamais ressenti de regards désapprobateurs (voire des chuchotements) sur vos petits monstres dans les lieux publics ?
      Moi oui en tous cas et d’ailleurs j’aimerai bien que les lieux de publics soient plus accueillants pour les enfants car j’en ai un peu marre de devoir aller manger dans des grandes chaines de restaurants (seuls lieux où je suis sure que mes enfants seront bien accueillis) , que les taxis arrêtent de se demander si mes fils ne vont pas vomir sur la banquette de leur bagnole , que le serveur du café du coin arrête de nous surveiller du coin de l’œil pour voir si mes enfants ne vont pas lui retourner sa terrasse , que la dame de la Sécu arrête de souffler parce que mon fils s’impatiente et court partout ( c’est quand même pas de ma faute si on n’a pas le droit de mettre son enfant au congélateur quand on a un rdv et personne pour le garder … je plaisante bien sur !) …
      Tout ça pour dire que mis à part en photo (et encore) les enfants ne sont pas toujours calmes et silencieux (comme beaucoup d’adultes d’ailleurs).
      Et si nous attendons d’eux qu’ils nous respectent nous devons noous aussi respecter le fait que ce sont des adultes en devenir, avec leurs singularités, leurs différences, leurs bons et leurs mauvais moments comme nous quoi !

      • Bien dit ! Personnellement quand je sens le regard desaprobateur des gens sur mes enfants , j en rajoute des tonnes !!! Non seulement ca ne m a jamais dérangé qu ils me jugent ou pensent que je suis une mauvaise mère , tant que mon attitude a l égard de mes enfants reste fidèle a mes convictions mais aussi a mon ressenti du moment et bien tt roule ! Et si ils veulent faire une crise en plein supermarché et bien allons y lol je vais pas changer ma maniere d etre pour des cons aigris qui ont oublié ce que c est un enfant , qu un enfant c est la vie

  5. La remarque sur la pression sociale m’a fait penser à cette réflexion du blogueur TheLastPsychiatrist: Lorsque vous engueulez votre gosse parce qu’il vous embarrasse en public, le gosse retient que le bien et le mal dépendent avant tout du regard des autres.

    Même principe: lorsque vous lui déconseillez la télé puis le collez devant l’écran lorsque ça vous arrange, il n’apprend pas que la télé c’est bien avec modération, mais que c’est le dominant qui détermine arbitrairement si la télé est bonne ou mauvaise.

    On envoie bien des messages, mais pas forcément ceux que l’on imagine.

  6. J’ai toujours trouvé étrange les réactions du genre « je n’ai pas choisis de faire des enfants, donc je n’ai pas à les supporter ». Ça a un sens pour tout, sauf pour la relation à l’enfant. On peut se dire que oui, les gens qui ne font pas d’enfants n’ont pas à payer pour le ministère de l’éducation nationale, n’ont pas à payer des impôts pour les allocations familiales, n’ont pas à garder un enfant si ses parents ne peuvent pas… Mais qu’on puisse leur offrir un environnement sans enfant, c’est ridicule. L’enfant n’est pas la chose que les parents ont choisit d’assumer (comme disons, un tatouage), c’est un être vivant à part entière, qui n’a pas décidé, ni de naître, ni d’être pénible. On peut s’opposer à sa naissance, mais étant là, il doit être considéré comme un être vivant tout ce qu’il y de plus autonome, donc les particularité sont entre autres, l’immaturité et le fait d’être bruyant. Il ne peut rien y faire, et nous non plus, nous devons simplement l’accepter comme il est, avec autant de bienveillance qu’on en aurait pour un handicapé mental (encore qu’il y a des cons là aussi…). Bon, j’ai l’impression que nous sommes peu à être totalement anti-agiste comme ça, même quand les enfants deviennent chiants : beaucoup d’anti-agiste ont ce travers. Ils adorent les enfants sages, surdoués, qui ont une conversation intéressante. Pour ceux là, ils veulent une égale considération. Mais les enfants plus classiques les saoulent, et soudain, ils veulent imposer des principes d’éducation drastiques. En tout cas, je connais peu de personnes sans enfants qui n’ai pas ses plaintes sur les enfants des autres, alors que ce sont en premier lieu des êtres vivants non-autonomes, dont nous devons tous nous occuper.

    Ps : je n’ai pas d’enfant, d’ou ces dialogues privilégiés que j’ai pu avoir avec d’autres child free, que les parents peuvent difficilement avoir.

    • Je voulais juste faire une remarque, peut être pas aussi hors sujet qu’elle en a l’air :
      Non ne pas avoir d’enfant n’est pas un argument recevable pour ne pas participer au financement de l’école publique ou des allocations familiales. C’est un raisonnement tellement égoïste et dépourvu de tout sens du bien commun, ou de bon sens tout simplement.
      Qu’on le veuille ou non, nous vivons en société, donc entourés de gens potentiellement peu éduqués, abandonnés dans la misère sans la solidarité de base que représente l’impôt. D’un point de vue même purement égoïste, c’est en refusant de participer à ces prestations que l’on s’expose aux « incivilités » de l’espace public (même si hein, chacun ses problèmes. Pester contre des gens qui mettent leur dignité de côté pour mendier quelques euros, sous prétexte qu’ils nous volent quelques minutes de tranquillité…).
      Je suis une fervente child-free moi même (fervente parce que contrainte sans cesse de justifier mon « égoïsme »), et j’estime que permettre à tous les enfants d’accéder à l’éducation et à un confort de vie digne est le premier de mes devoirs.

      • Oui, je pense que même si on veut pas d’enfants, on veut pas pour autant vivre dans une société sans école gratuite, sans éducation…

      • Pourquoi les childfree doivent payer pour l’éducation nationale et les allocations familiales ?
        Pour unique et bonne raison, c’est qu’ils ont été « enfant » et que leurs parents ont bénéficié de l’éducation national (je rappelle que les professeurs du privé sont payés par l’État, en cas de constations) et des allocations familiales.
        C’est comme pour la retraite c’est la solidarité inter-générationnelle!

        • Qui voudrait vivre entouré d’idiots ? Les enfants deviennent des adultes. Si on veut éviter que les gens votent pour n’importe qui, soient irrationnels etc.. Mieux vaut payerait leur éducation, même d’un point de vue strictement égoïste

      • Plutôt que de dire que les gens sans enfants devraient payer pour l’éducation nationale et tout ça parce qu’ils y ont été, il faudrait dire que c’est surtout parce que ces enfants qui bénéficient aujourd’hui de l’école vont plus tard payer la retraite de tout le monde et pas seulement celles des adultes ayant eu des enfants. Nous fonctionnons en société et il est donc normal que chacun amène sa pierre à l’édifice même si c’est du côté où il ne s’assoit pas ;)

    • Tsk, ils n’ont peut etre pas d’enfant, mais ils ont été enfant, ils ont donc profité de l’éducation nationale.Quand aux alloc’, si ils ne veulent pas aider a élever les enfants des autres, très bien, mais quand ces meme enfants seront adultes, ils seraient alors en droit de ne pas payer pour les retraites des sales parasites qui n’ont rien fait pour les autres :)

      • Je ne vois pas pourquoi les gens sans enfant devraient payer pour l’EN sous prétexte « qu’ils auraient eux même été enfants ».
        Après tout, je n’ai jamais été malade, et je paye pour la sécurité sociale. Ca ne veut pas dire que je ne veux pas payer pour ça.
        On ne paye pas un service de l’état parce qu’on en a / a eu l’usage, on le fait parce qu’il c’est utile à la société. Raisonner ainsi (penser qu’on accepte de payer à l’EN parce qu’on en a eu l’usage) est aussi stupide que de refuser de payer sous prétexte qu’on s’en sert pas.

        Pour le reste et le « sales parasites », ce sont des choses que les personnes sans enfants (comme moi) entendent régulièrement, je trouve ça intéressant que tant de personnes avec enfants demandent à ce qu’on soit tolérantes avec eux, tout en insultant ceux qui n’en ont pas.
        C’est intéressant, non ?

        Pour le reste, l’article de l’elfe même si je ne suis pas entièrement d’accord, pose des questions comme toujours intéressantes.

  7. Après, je suis d’accord avec saleté, que les adultes qui rentrent éreintés du taff ont besoin de calme.
    Et je comprends les gens que ça saoule aussi (je dis pas que j’approuve leur hostilité, hein, mais que je comprends). Moi-même, ça m’est arrivé de souhaiter qu’on jette manu militari hors du métro des emmerdeurs (un pseudo-« chanteur » de hip-hop, ou les énièmes accordéonistes qu’on se tape tous les jours sur toutes les lignes, ou les gens qui viennent mendier en utilisant leurs gosses -justement- en essayant d’émouvoir les gens avec, les fous qui gueulent des insanités et j’en passe) qui, disons-le clairement, pourrissaient mon trajet.

    Perso, j’ai pas de réponse à cette question : la liberté des utilisateurs de l’espace public (transports ou magasins) d’avoir le calme dont ils ont besoin, et la liberté des utilisateurs « différents » d’occuper l’espace quitte à gêner les premiers.

    Après, pour ce qui est des transports publics, le problème c’est peut-être aussi que plein de gens bossent dans des conditions super stressantes, et qu’en plus ils doivent déjà subir des transports bondés, souvent trop lents ou en retard… D’où le besoin VITAL de calme : parce que malgré tout, c’est le seul moment de la journée pour certains où ils peuvent espérer du calme et moins de stress. Et que donc, le bruit, c’est juste la goutte d’eau pour eux.

    Là où je suis sans réserve d’accord avec toi, en revanche, c’est que si on est sévère avec les gêneurs « différents » (enfants, fous, ados…) dans l’espace public, faut au moins être aussi sévère avec les hommes blancs en costard cravate qui emmerdent tout le monde avec leur téléphone, par exemple.

    • C’est pas faux ce que tu dis. Le problème c’est peut-être plutôt ces conditions de vie stressantes.
      Quand ça gueulait sur le post de Boulet à propos des mères et des gamins, j’ai laissé un message pour dire « non mais ça va c’est quoi 5 minutes dans une journée, blabla ». Des gens m’ont répondu: mais si tu arrives 5mn en retard à un exam ils te laissent pas rentrer, si t’arrives 5mn en retard au boulot ton patron t’engueule, etc… 
      Mais… C’est totalement absurde et injuste! C’est une source de stress énorme! Du coup on s’en prend aux enfants qui nous retardent 5mn à la machine à tickets, mais… C’est pas tellement eux les responsables. C’est plus facile de taper sur le gosse qui fait le gosse à vouloir appuyer 5mn sur des boutons, plutôt que sur un système social qui te stresse perpétuellement, qui te broie et te rend impatient, irascible, insensible et froid. Mais taper sur le gosse, ça ne sert à rien, quand c’est toute ta vie en fait qui est stressante et te fait voir plein de choses comme des sources supplémentaires de stress.

      • Je pense que l’enfant, dans le contexte precis ou il fait perdre 5min a des gens qui ont peur d’etre en retard pour des raisons qui les depassent (parcequ’ils subissent l’heure du taf, le couroux de l’examinateur voir pire, le retard devant le bigdil), est un declencheur d’alerte, la goutte d’eau qui peut remettre en cause tout un systeme de fonctionnement inadapté.
        Par contre, il y a des gens qui ne font pas que subir, qui acceptent et qui tirent parti ou sont a l’initiative d’un systeme ou ils s’engagent a etre a l’heure, ou ils gerent le temps de maniere a prendre le RER.. non, un exemple plus ponctuel, la ligne trois fleurie de Montpellier.
        Il savent qu’en prenant le 8h10 a l’arret Astruc, ils seront 5min en avance au taf, qu’en prenant le 8h16 il seront en retard de 10 min car la correspondance ne se fait pas comme ça devrait. Du coup, ces 5min que lui ont fait perdre le petit, ou tout autre chose inhérent a la vie collective et ses derives techniques, ça lui arriver grave en retard.
        10min, c’est pas la mort d’un pot de houmous, par contre lui il a accepté la contrainte du temps, parceque d’autres comptent sur lui, que c’est une équipe, pas forcément un travail a la chaine, qu’ils ont un projet qui les interessent, un truc qui motive le reveil en sourire.
        Alors faire attendre ses pote d’aventure pour une raison qui ne lui que passivement liée, ça l’embete. Puis peut etre que ça lui fait perdre son jocker, ce truc qu’il ne peut user qu’une fois pour un retard qui le concerne vraiment, lui.
        C’est pas tout a fait On-Off.

        • C’est pas la faute du gosse si ton patron t’engueule. C’est avant tout la faute de ton patron, à mon avis.

          • Il n’y a pas que des victimes du méchant patron qui ont du mal a supporter les retards dus aux autres.
            J’imagine que la meuf est en retard pour un truc qui lui fait plaisir, retrouver son amant, prendre un train pour une destination qu’elle souhaite depuis longtemps, voir meme.. retrouver ses enfants.
            Puis dans le registre du bruit je ne sais pas, un mec qui mec la musique a fond dans le tram, si j’aime pas sa musique, je vais lui demander de changer ou de baisser. Dans le train, un mec qui laisse son telephone en sonnerie et qui parle fort lorsqu’il reçois son appel, je vais lui faire remarquer qu’on est 40 dans le wagon, qu’on a choisi le bidule Zen pour ne pas subir d’agression sonore. Le mec s’excuse, arrete, ça ne pose pas de soucis, il a pu oublier la sonnerie et etre obligé de prendre cet appel.
            Dans le meme registre, le n’enfant qui crie, pleure, braille, exulte de joie, ça rentre dans mon espace sonore intime et je ne suis pas obligé de supporter ça, c’est pas un dû sous pretexte qu’il soit enfant.
            Du coup, j’apprecie quand la maman/le papa s’excuse, meme je me trouve du coup beaucoup plus de tolérance quand aux bordel auditif a venir.

            Plus de tolérance quand a l’enfance qui se fait dans le bruit.. En vrai, ça ne doit pas etre facile d’etre papamaman dans une société rythmée comme la notre

          • Être incapable d’attendre 5 minutes parce qu’il y a des gens autour de soi qui font leurs trucs, c’est être incapable de vivre en société. C’est pas le gamin qui te fait attendre 5 minutes qui doit apprendre à vivre en société, c’est la personne qui ne supporte pas d’attendre. Idem pour l’enfant qui pleure et qui n’a pas encore l’âge de s’exprimer d’une façon moins bruyante, si un adulte ne supporte pas de vivre à côté de lui, c’est l’adulte qui a un problème à mon avis. Oui c’est chiant, vivre en société, vivre avec les autres, ça comporte des inconvénients avec lesquels il faut composer. Parfois on peut trouver des compromis, des solutions qui arrangent tout le monde. Par exemple le mec qui parle trop fort au téléphone peut aller téléphoner sur la plate-forme. Et parfois non : un bébé qui pleure et que ses parents n’arrivent pas à calmer JE SUIS DÉSOLÉE MAIS IL FAUT FAIRE AVEC. La petite vieille qui cherche sa monnaie à la caisse du magasin pendant que les gens poireautent derrière, JE SUIS DÉSOLÉE MAIS IL FAUT FAIRE AVEC. Si tu n’es pas capable de composer avec ces situations sans perdre ton self-control et imaginer que tout le monde doit se mettre en 4 pour ne surtout jamais te faire attendre 5 minutes ou faire du bruit à côté de toi, ce n’est pas aux autres d’apprendre à vivre en société, c’est à toi. Tu n’es pas tout seul sur terre, pas plus que tu n’es le roi du monde. Et si tu n’es pas capable d’accepter ça, c’est ton problème, va voir un psy.

          • c’est marrant, d’inverser le probleme. Il y a des contextes, du cas par cas. Pour toi, dans un contexte ou un enfant pleure dans un wagon, il faut que les 50 autres personnes fassent avec, meme si génétiquement on est tous, les humains, ayant des problemes psy (comme les gens pas d’accord avec ta vérité) ou completement sains (comme la tolérance de tes reponses, j’imagine) programmés pour trouver insupportable ce son, une histoire de survie de l’espece.
            Pour moi, un bébé qui pleure dans un wagon, ça ne me derange pas la premiere minute. Puis apres, si les parents peine a le calmer, j’aimerais qu’elle aille sur la plateforme ou on peu faire du bruit, comme je fais avec mon ptit neveux quoi.
            Ton argumentaire est une généralité, ton exemple de société est française. Dans d’autres Pays, admets que ça ne se passe bien qu’en France, la coutume de l’enfant Roi n’est pas. D’ailleurs, comment dire qu’un enfant a tort ou raison ??
            Lui, il se base sur son education, meme s’il a son propre charactere, pour evoluer en société.
            Si c’est l’enfant qui braille dans le wagon qui me derange ou qui me met en retard, si toute une société d’adultes (un adulte, c’est un grand enfant, hein, le fossé n’est pas si grand) doit se plier au comportement d’un seul enfant, je pense que c’est une connerie.
            Si les parents sont a coté d’un enfant qui pete un scandale dans un resto et n’agissent pas, je trouve que c’est une manque de respect pour les gens qui ont passé de l’espoir, des ressources et des efforts dans ce qui etait sensé etre un bon moment. Certes, je ne suis pas encore Papa (ni meme maman, une histoire de tits), toutefois le fait de pouvoir en elever issus de mon propre sang m’interesse grandement.
            Je pense avoir grandi comme un « enfant Roi » et je ne pense pas que ça soit la meilleure façon de faire.
            D’autre part, c’est quoi ces commentaires condescendants sur tes articles ?
            Il n’y en a pas un qui va a l’encontre de ce que tu dis sans preciser « non mais ne t’inquiete pas hein, j’aime ce que tu fais, c’est bien ce que tu fais, nous sommes juste en desaccord et c’est pas grave ».

          • A mon avis, tu es encore un enfant-roi, à t’imaginer que tout t’es dû, que tout le monde doit être aux petits soins pour toi, pour ton confort. Tu sais, les gens ont aussi leurs problèmes, tu n’es pas le centre du monde. Quand mon bébé pleure, c’est de lui que je m’occupe, pas de toi, désolée. Je suis pas ta maman.

  8. Par curiosité, c’est quel post, le post du boulet ? (son nom m’intrigue ^^). Je crois pas l’avoir déjà lu ici.

    Et c’est vrai. Le stress permanent (combiné à la fatigue) peut vite nous rendre froids, impatients et irascibles. Ou irrespectueux, d’ailleurs : je me souviens d’une discussion sur les transports avec un mec qui venait de la campagne, et qui m’avait confié qu’en arrivant à Paris, il avait fini par adopter les habitudes de « monter dans le métro sans laisser les gens descendre » (parce que si tu le fais pas toi, d’autres le feront autour et que tu te retrouveras debout serré comme une sardine pendant 30mn), et ce genre de trucs, il avait dit « de toute façon à Paris, il y a trop de monde, donc forcément on se marche dessus ». Bon, j’approuve pas, mais ça montre bien que les Parisiens sont pas des connards (qui font la gueule) par nature (malgré les clichés), c’est plutôt le style de vie qui rend pas mal d’entre nous comme ça (et que si on fait pas gaffe, ça peut nous arriver à tous de tomber dans ce travers, pourvu qu’on soit dans les conditions).

    Sinon j’ai réfléchi à ta conclusion : que les parents en public devraient faire de leur mieux sans se soucier du regard des gens autour (même si ceux-ci sont réellement gênés et donc que leur regard noir est légitime).
    Il y a quelques jours, j’ai vu un gosse qui courait partout et criait un peu, dans le métro, et sa mère lui a dit, deux trois fois avec autorité, mais sans hurler et en gardant le sourire, de s’asseoir ou de rester debout près d’elle (au choix). Elle était avec une femme de sa famille (vu la ressemblance), et ça les empêchait pas de rigoler de la situation. Bref, elle a géré le truc fermement, mais sans se mettre à dramatiser à cause de la honte. Trois minutes plus tard, le gosse était assis et je l’ai plus entendu du trajet.

    • J’ai pris l’exemple de 2 ans parce que c’est un page que beaucoup de parents trouvent particulièrement difficile. Mais c’est évident que les enfants un peu plus âgés ont sans doute en moyenne une meilleure gestion de leurs émotions, mais que néanmoins ils n’ont pas les mêmes capacités dans ce domaine que s’ils étaient adultes. Un enfant de 5 ou 6 ans peut commencer à apprendre à exprimer sa colère ou sa frustration d’une façon moins gênante pour son entourage, contrairement à un enfant de 2 ans, mais ça veut pas dire qu’on peut exiger que ce soit un apprentissage totalement acquis…

    • L’age n’est pas vraiement un élément du probleme.
      C’est plustot la totale intolérance des adultes.
      Récemment j’était dans le RER avec mon compagnon.
      Assis a coté de moi était un petit gracon d’environ 4 ans, qui était calmement instalé sur son siège (a genou en regardant dehors) et qui chantait (juste) « colas mon p’tit frere » a voix assez basse, qui ne devait pas porter a plus de deux sièges de distance.
      J’était assez admirative de son calme…Mon compagnon a passé la moitié du trajet a lever les yeux au ciel a chaque répétition de la chanson et a chaque erreur sur les paroles. La pauvre mere a vaguement essayé de suggèrer a son fils de changer d’activité, mais sans lui mettre la pression. J’ai tenté de faire comprendre a mon compagnon qu’il exagèrait (discrètement, vu que le petit n’était pas perturbé par ses expression et que je ne voulais pas aggraver le probleme).
      Lorsque nous avons quitté le RER, il a fallu plusieurs minutes avant qu’il n’arrète de commenter sur le fait que la chanson lui était restée dans la tête. Misère, il aura du travail d’adaptation quand nous aurons un enfant :)

      • Ou pas, si ça se trouve avec le vôtre ça passera tout seul, paraît que pas mal de gens sont intolérants envers ceux des autres uniquement ^^ (Du moins je vous le souhaite).

        • Je pense que c’est une légende urbaine le « je serai plus patient.e/tolérant.e quand il s’agira de mon propre enfant ». Tu parles, être plus calme quand tu dois « supporter » un enfant 24h/24 alors que tu n’es pas capable d’en supporter un 10 minutes?

          • Et oui !
            J’en suis la preuve.
            Et en supportant la mienne, je supporte ceux des autres, parce que maintenant je comprends..
            C’est con mais ça arrive !

          • Tu en es un exemple, tant mieux pour toi. Si tu savais le nombre de contre-exemple que je peux donner…

  9. J’ai des enfants, des petits-enfants et j’aime tous les enfants. Je trouve les enfants toujours plus intéressants, plus curieux, plus rieurs, plus ouverts que la plupart des adultes, qui sont généralementl pognés, comme on dit en bon québécois, dans leur petite misère boulot-métro-dodo.
    Un enfant, c’est la vie, et à tous les enfants du monde je dis comme Renaud:

    Allez viens avec moi, j’ t’embarque dans ma galère
    Dans mon arche y a d’ la place pour tous les marmots
    Avant qu’ ce monde devienne un grand cimetière
    Faut profiter un peu du vent qu’on a dans l’ dos
    Renaud, Morgane de toi.

    Quant aux adultes que la présence des enfants dans « leur » espace fatigue, je dis, en bon anglais canadien: Eat my shorts!

    • Comme de raison, dans le précédent message, la lettre l ne devrait pas être accotée à la lettre t du mot « généralement ». Elle ne devrait pas y être. Elle s’est faufilée dans la phrase comme un enfant espiègle.

  10. Je ne comprends pas, personnellement, comment vous faites pour supporter les voitures, les motos et tous ces moteurs qui occupent égoïstement l’espace public de façon matérielle, visuelle, olfactive et sonore. Je suis, je l’avoue, un vieux réac intolérant, j’ai beaucoup de mal à supporter les chiens, leur truffe humide contre mes fesses mais aussi leurs déjections, surtout quand je mets le pied dedans. Il y a aussi les parents qui crient sur leurs enfants, et je me sens encore plus honteusement intolérant quand ils les frappent. Je ne veux pas parler de l’allergie que me provoquent ceux qui sont gênés par la présence de sdf dans leur environnement. Je suis, je crois, définitivement irrécupérable : cette nouvelle race, Child-Free intolérants, je l’abhorre déjà alors qu’il y a 5 minutes je n’en soupçonnais même pas l’existence.

    • Moi les chiens ça me dérange pas (enfin sauf que les gens ramassent pas les crottes, là c’est vrai que c’est pas génial) en revanche les voitures et autres trucs à moteur bruyants et très dangereux, ça me rend assez dingue :( je ne supporte pas ces trucs, non seulement c’est très gênant mais ça limite considérablement l’utilisation qui peut être faite de l’espace public par les piétons.

      • Les chiens c’est globalement comme les enfants, avec le temps je me rend compte que (oui, en dehors des moins de 3 ans) ils sont comme on les éduque/élève.
        C’est pour ça que, passé une époque où j’étais globalement hostile aux enfants, j’ai évolué et je deviens par contre plus hostile aux gens en général. C’est peut être guère mieux, mais après tout, les enfants ne sont pas totalement responsables/conscients, ils méritent donc qu’on leur laisse leur chance et les traiter avec indulgence.

        et +1 pour l’elfe sur les trucs à moteurs

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  13. Personnellement, les quelques cas de gamins insupportables que j’ai pu croiser dans des trains étaient rendus chèvres par des parents qui n’avaient aucune cohérence. Quand on commence à déconner avec son gamin pour finir brutalement par lui hurler dessus à coups de « ça suffit maintenant tu t’assois et tu te tais ! », évidemment, le gamin ne comprend pas et commence à pleurer et à s’énerver. Et dans ces cas là, c’est au parent que j’en veux plus qu’au môme…

    Après, d’expérience, j’ai remarqué qu’on calme beaucoup plus vite les gamins des autres en adressant un sourire compréhensif au parent en galère. Généralement, ça le détend, il devient plus à l’écoute de son loupiot, et tout finit par se calmer.

    Et, pour finir, une petite anecdote : dans le train, un môme de 4 ou 5 ans en train de regarder Rox et Rouky sur une tablette. Arrive le moment où Rox et Rouky sont séparés par la force des choses, et là, c’est le drame : le môme se met à pleurer toutes les larmes de son corps devant la maman désemparée qui ne sait plus où se mettre. Elle arrête le film, lui propose un câlin, le gamin renifle un coup et se colle dans les bras de sa mère, qui commence à lui demander ce qui se passe. Réponse, dans des hoquets de larmes : « et bien [hoquet] Rox il est parti [snif] et il a dit qu’il reviendrait jamaaaaaaaiis [gros sanglots] C’est trop triiiiiiiste ! « . Je vous assure que face à cette démonstration spontanée de détresse sincère, tous les grincheux qui avaient commencé à soupirer quand le loupiot avait commencé à pleurer ont pris un air désolé et ont adressé un regard plein de compassion à la maman.
    Tout ça s’est fini par un gros câlin et un petit somme pour le gamin, manifestement épuisé par une journée de train.
    Comme quoi, un peu de compréhension, ça simplifie la vie de tout le monde. :)

  14. Bonsoir,

    Ce que tu décris sur l’immaturité du cerveau de l’enfant me fait penser à un ouvrage que j’ai lu récemment sur ce thème et qui conforte largement tes propos. Je me permets d’en faire la publicité. Bref, il s’agit de:

    « Pour une enfance heureuse » (repenser l’éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau) par la pédiatre Catherine Gueguen

    Je ne sais pas si c’est autorisé, mais je copie à la fin un avis de ce livre pris sur le site d’Amazon (et je vous invite à aller voir tous les avis).
    mathieu

    Copie de l’avis:
    Catherine Gueguen signe ici un travail FANTASTIQUE. C’est un incontournable, dans un langage très clair, illustré de shémas limpides, elle explique parfaitement comment fonctionne le cerveau. Les différentes zones du cerveau, les neurones fuseaux et miroir, les neuromédiateurs, le stress… n’auront plus de secret pour vous. Aujourd’hui, on ne peut plus dire qu’on ne savait pas. Les neurosciences montrent combien la peur et la honte sont nocives pour le cerveau de l’enfant et donc pour son avenir. L’auteure évoque la maltraitance mais aussi la violence ordinaire, et guide le parent vers une autre approche, plus empathique, de son enfant. Elle rappelle que « Donner des limites n’est pas le coeur de l’éducation » ça fait du bien !
    merci pour cet excellent ouvrage !

  15. Ping : Comment fonctionnent les enfants ? | Les Vendredis Intellos

  16. Merci pour cet excellent article ! Je suis tout à fait convaincue que les enfants ont leur place dans l’espace public ou en tout cas devrait l’avoir au même titre que tout être humain. J’emmène ma fille partout, à la fois parce qu’elle n’est pas gardée mais aussi un peu par principe. :) Je ne vais plus dans certains endroits mais c’est plus par désintérêt.
    Les enfants ne devraient pas à être cachés et il me semble que c’est en leur apprenant la ville au même titre que le reste qu’on (espère en faire) en fera des adultes autonomes, responsables et intégrés dans la société.
    On aimerait en tant que parent voir effectivement un peu plus de regards bienveillants que de jugements… après tout, il ne s’agit pas (que) d’horribles chiards mais de l’humanité de demain ! ^^

    • Ça me rappelle le film « Mon beau-père, mes parents et moi » où Jack Nicholson tente d’user de la Méthode Ferber justement ^^

  17. Bonjour,

    Je suis plutôt d’accord avec ton article et sur celui de Mme. Déjantée -même si je ne suis pas toujours d’accord avec toi.

    En Suède l’enfant est respecté, a toute sa place dans l’espace public, dans les musées, sur les places, aux restaurants (même les plus côtés), et la société fonctionne mieux, malgré les articles rageurs français qui tentent de nous convaincre qu’on aura une future génération de merde.

    Même en temps que childfree: je sais qu’on ne peut pas demander à un enfant d’être « raisonnable »; on ne va pas non plus refuser de payer des impôts pour les enfants et leur éducation. C’est pas l’impôt et la solidarité à la carte.
    Je ne fixe jamais des parents dont l’enfant fait une crise en public: ils n’y peuvent strictement rien. L’enfant d’une amie a fait une crise en sortie commune, impossible de la calmer pendant plusieurs heures (en fait c’était par à coup, tout allait bien, puis crise, puis tout va bien à nouveau). Ce n’était pas génial mais on allait pas l’attacher dehors?? Et bien sûr la plupart des gens du centre de loisir ont compris la situation et en ont plaisanté avec nous. Personne ne nous a jetés des regards de travers.

    Il y’a des choses que j’ai du mal à accepter (remplacer systématiquement les parents qui ont un enfant malade, comme si mon temps n’était pas important) mais dans l’ensemble la France est plutôt en retard sur la tolérance que l’on se doit entre nous.

  18. Je suis totalement dans cette démarche, quand mon fils de 2 ans commence à s’énerver c’est uniquement parce qu’il est fatigué, et du coup tout devient une catastrophe, je me mets à sa hauteur et lui dit de pleurer un bon coup et 10 secondes plus tard tout va mieux. Je ne le prends pas forcément dans mes bras avec force calin et bisou parce qu’il doit se concentrer sur ce qu’il ressent et quelqu’un qui le prendrait en l’enserrant lui frottant le dos et parlant fort lui couperait son « introspection ». Et sans cette montée d’émotion pas de montée d’endorphines pour aller mieux. Des fois il court dans nos bras, on reste le plus calme possible pour qu’il s' »écoute ». En Occident, on ne doit pas pleurer même adulte, mais souvenez vous du soulagement que vous ressentiez après une grosse crise de sanglot?

    • Bien sur chaque enfant est différent et si tu as trouvé une réponse qui convient à ton enfant c’est super, tant qu’il se sent respecté. Je trouve ça super d’autoriser son enfant à pleurer, il faut que les émotions sortent sinon après elles deviennent quoi…

  19. Lecture intéressante, finalement, quand les choses vous arrivent, votre point de vue change, ça se conçoit.
    Mes parents m’ont élevé avec une philosophie assez simple, pour ne pas avoir ce genre de situations, on ne la créée pas. Je n’ai jamais fait de crise dans un magasin tout simplement parce que mes parents ne m’amenaient jamais faire les courses. L’un nous gardait (ma soeur et moi) et l’autre se chargeait de subir les heures de courses en région parisienne. Je n’ai jamais hurlé dans un train, parce que je n’ai pas pris le train avant 8 ans. Je n’ai jamais hurlé dans un restaurant, parce que mes parents nous ont pas emmené dans un restaurant avant nos 8 ans.
    Il y a des lieux qui ne conviennent pas du tout à un enfant et l’imposer, à la fois à soi-même et aux autres n’est bénéfique pour personne.
    De même qu’on emmène pas un enfant voir un film qu’il ne comprendrait pas ou qui serait dangereux pour lui (j’ai vu des parents emmener leurs gamins de 4-5 ans voir le Seigneur des Anneaux et j’avais juste envie de les gifler (les parents)), on emmène pas un enfant dans un lieu qui n’est pas adapté pour lui.
    Alors, oui, j’ai des regards durs et des mots désobligeants pour une mère qui a laissé tombé et laisse sa marmaille brailler durant les heures que je dois passer dans le train, oui, je juge sévèrement les parents qui emmènent leurs enfants de moins de quatre ans dans un restaurant un peu chic quand j’y emmène ma copine. Oui, je trouve stupide les parents qui emmènent des enfants de moins de quatre ans dans un musée ou visiter un monument. Oui, et encore oui.
    Je ne dis pas qu’il faut garder ses enfants à l’intérieur cloitrés et les protéger du monde, non, il existe des centaines de choses à faire avec des enfants, mais il suffit de choisir ces activités et ces lieux où on les emmène. De même, avant les sorties, il faut parler à son enfant, en faire un acteur de la sortie et non pas lui faire subir. Il ne faut pas lui imposer des sorties qui le dépasseront, à quatre ou cinq ans, il ne comprendra RIEN de la visite d’un château de la Loire, soyons réalistes.
    Ma soeur élève ses enfants dans cette optique, et beaucoup lui reprochent ça en lui disant qu’elle bride ses enfants. Je crois que le problème vient pour beaucoup des parents qui pensent pouvoir vivre comme avant (sans enfants donc) et font, de gré ou de force les mêmes choses qu’avant (restaurant, musées, cinéma), sans se soucier de l’adéquation de l’activité avec l’âge de l’enfant et de la gêne que ça peut occasionner aux autres.
    Je n’aime pas les enfants et je ne veux pas en avoir, et ma copine partage cet avis. Personnellement, je pense que des parents qui laissent leurs enfants emmerder un wagon de train entier pendant plusieurs heures sont totalement irresponsables et égoïstes. Je n’impose pas mes choix de vie aux autres, tout simplement.

    • Heu je suis désolée mais moi ma vie ne s’est pas arrêté le jour où j’ai accouché. Donc oui je prends le train, oui je prends l’avion, j’ai pris le train quand il avait 1 mois et demi et plusieurs fois depuis, l’avion quand il avait 9-10 mois, et nous reprendrons train, avion, métro etc au mois de juillet. J’ai un enfant ok, mais je suis pas QUE une mère, je suis vivante, j’existe, j’ai le droit de prendre le train, merde. Ne pas prendre le train pendant 8 ans, mais ça va pas la tête??? Plutôt mourir tout de suite. Bon alors je dis pas que ma vie est comme avant, hein, je me suis calmée beaucoup, je fais plus de stop pour le moment, mais j’arrête pas de vivre parce que j’ai un enfant, et mon enfant aussi a le droit de vivre. Oui, la vie change quand on a un gamin, mais elle ne s’arrête pas. Ne jamais emmener un gamin aux courses, je trouve ça totalement excessif, faire les courses c’est participer à la vie de la famille, à la vie tout court, c’est le quotidien, c’est découvrir le monde. Je dis pas qu’il faut toujours les emmener pour autant, des fois c’est trop stimulant. Mais emmener les gosses uniquement dans les endroits spécifiquement faits pour eux, c’est les enfermer, les surcouver totalement. C’est quoi les endroits faits pour les enfants? Quelques squares, la crèche, l’école, la maison, 2 ou 3 terrains de jeu, et C’EST TOUT. Alors non désolée, non seulement moi j’ai une vie, mais lui aussi il en a une, du haut de ses 1 an. Il a déjà voyagé en France et à l’étranger, il a vu la mer, la campagne, la montagne, il est allé dans des restaus, et j’en suis fière. Alors tu peux continuer à juger les gens et les trouver stupides, mais pardon, moi c’est tes parents que je trouve stupides, boucler ses enfants au point de jamais les emmener dans un supermarché ou un train, je trouve ça débile. Et non ce n’est pas égoïste de prendre un train quand on a un enfant, ce qui est égoïste c’est de vouloir que les gens qui ont des enfants ne prennent pas le train parce que ça gêne son petit confort. Non, je ne resterai pas enfermée chez moi avec mon gamin pour te faire plaisir. Tout ça parce que tu n’aimes pas les bruits d’enfant, ben achète toi des boules quiès et laisse les gens vivre.

      • J’ai habité sur d’autres continents étant jeune, j’ai visité beaucoup de pays étant jeune, j’ai fait BEAUCOUP de choses. Simplement, il y a des choses qui ne conviennent pas à un enfant. Quand je vois des enfants dans des poussettes au Louvre ou à Azay-le-Rideau, je me dis que ce n’est absolument pas leur place. Je n’ai pas parlé de 2-3 terrains de jeu, j’ai parlé de centaines de choses à faire avec un enfant, et effectivement, c’est ce que j’ai vécu. J’ai vécu dans mon enfance des choses que la plupart des gens ne vivront pas en une dizaine d’années. Simplement, mes parents ont CHOISI des choses adaptées à notre âge. Quand j’invite ma copine au restaurant, et que je vois un couple avec des enfants qui courent partout en criant et ne faisant rien contre, quand je vois à des heures inadmissibles pour des enfants, je me dis que mes parents ont eu bien raison.
        Quand je vois une mère (ou un père) qui préfère rester assis dans le train les écouteurs sur les oreilles et regarder un film sur sa tablette pendant que ses enfants foutent un bordel monstre dans un wagon ou dans l’avion, je me dis clairement que ce n’est pas la place des enfants.
        Quand j’ai pris le train à 8 ans, si je ne l’avais pas pris avant, c’est que dans les pays où j’habitais, les trains n’existent pas, tout simplement.
        Un supermarché est un lieu affreusement stimulant et tentant pour un gamin, et si on ne le prépare pas un minimum, il foutra un bordel monstre.
        Quant à votre dernière phrase, voyez-vous, j’ai choisi de jouer de la musique, j’ai choisi de jouer d’un instrument, et je suis conscient que ça peut faire chier le monde, mais, je joue au casque pour mes voisins, et dans le train, je l’écoute pour moi seul. Quand on fait un choix de vie, ce n’est pas pour l’imposer aux autres. Je n’ai rien contre vos enfants, sortez-les, montrez-leur le monde, vivez des choses avec eux, mais soyez consciente qu’eux subissent aussi le monde des adultes parfois.

        • Alors un coup il faut pas mettre les enfants dans le train parce que houlala c’est pas fait pour eux un tel environnement, et un coup « j’ai fait plein de choses dans mon enfance j’ai voyagé blablabla ». Si t’as voyagé c’est que t’as du prendre des transports, à moins de te téléporter.
          D’autre part il faut avoir un sacré problème pour croire à l’âge adulte que ses parents sont parfaits et ont tout fait comme il fallait.
          Alors tes parents ils vivaient dans un pays sans train, tu en déduis que le train n’est pas pour les enfants. Tu m’excuses mais moi je vis dans un pays AVEC des trains, et j’ai besoin de me déplacer. Enfant ou pas. Un bon parent n’est pas un parent mort, que je sache. Idem pour les gosses.

          Tiens d’ailleurs c’est marrant tu as spécifié que vous viviez en région parisienne quand tu étais petit, que tu n’as jamais pris le train avant l’âge de 8 ans, et maintenant tu dis que tu vivais dans un pays (pardon, dans PLUSIEURS pays) où les trains n’existaient pas. Tu me prendrais pas un peu pour une abrutie, des fois? Je sais pas lesquelles de tes affirmations sont des mensonges, mais c’est clair que tu racontes n’importe quoi.

          Au bout d’un moment si les enfants dans le train te dérangent tant que ça, tu n’as qu’à ne pas prendre le train, au lieu de conseiller aux parents de s’en priver. Parce que moi j’en ai un peu rien à foutre de tes problèmes, en fait. Je prend le train si j’ai besoin, c’est tout, je prend l’avion si j’ai besoin, et si tu trouves ça trop bruyant, tu n’as qu’à rester chez toi, parce que moi je ne le ferai pas. Et idem pour les musées et tout le bordel. C’est pas à toi de décider où doivent et où ne doivent pas aller les enfants, alors que tu n’en as visiblement pas la moindre idée, et que tu prends ton confort comme critère. Le monde ne tourne pas autour de ton nombril.

          • Ce qui est bien avec vous, c’est que lorsqu’on est pas d’accord avec vous, on est juste stupide ou débiles!
            Quel beau sens du débat, ce n’est pas la première fois que vous faites ce genre de choses.
            Vous ne lisez pas les commentaires, vous extrapolez, vous êtes insultante, vous caricaturez, en somme, il faut aller dans votre sens ou l’on se retrouve un sale tyran.
            Pour info, je suis né à Pontoise, et j’ai vécu en Côte d’Ivoire, au Sénégal, à Madagascar, au Soudan et au Cameroun. Ce ne sont pas des pays dans lesquels on prend le train tous les jours.

          • Ok donc tu peux sûrement m’expliquer pourquoi tes parents faisaient leurs courses en région parisienne alors que toi tu habitais en Afrique! ça m’intéresse! oui je pense que tu es stupide pour 1) croire tes parents parfaits sous prétexte qu’ils t’ont bouclé chez toi, 2) croire que les enfants doivent pas voyager en avion ou train juste parce que ça t’emmerde et 3) t’inventer une vie. Tu veux pas subir la présence des enfants? Très bien, n’en fais pas et reste chez toi. D’ailleurs quand on n’est pas capable de leur faire prendre le train ou faire les courses jusqu’à 8 ans sans foutre un bordel monstre au point qu’on préfère les cloitrer, je pense qu’il vaut mieux mettre une capote.

          • Lorsque je lis vos commentaires, je lis « j’ai décidé de repeupler la planète, et je vous emmerde, vous subirez mes gosses quoi qu’il arrive ». Vos commentaires sont insultants, désobligeants et à la limite de la méchanceté gratuite.
            Pour info, j’ai quitté la région parisienne à 2 ans, APRES je suis parti en Afrique. Et pour celle qui parle d’embaucher une nourrice pour garder un enfant pour pouvoir aller faire des courses, je rappellerai que les enfants, ça se fait à deux (dans une immense majorité des cas) et que, dans mon cas, un de mes parents se chargeait de faire des courses, l’autre se chargeait de nous garder, il ne me semble pas que ça soit totalement déraisonnable.
            Pour le train, je voyage toujours en première, parce que j’ai envie d’être tranquille. Quand je subis des gamins qui courent, qui crient, qui bousculent les autres passagers sans un regard de la génitrice sur sa progéniture, sans un pardon des mioches, je crois qu’il y a un souci.
            Et répondez à cette question, juste à celle-là: Quel bénéfice dans la vie de votre enfant attendez-vous en l’emmenant à 18 mois au Louvre ou à Chambord? Que va-t-il retenir de cette visite (visite qui se fera dans une poussette bien entendu). Quel bénéfice dans l’éducation de votre rejeton attendez-vous en l’emmenant dans un festival de musique (Rock en Reine, Solidays etc.)?

            Je suis consterné par l’évidente mauvaise foi et l’agressivité avec laquelle vous répondez.

          • Ce qui m’intéresse c’est: comment t’as fait pour partir en Afrique puisque t’étais incapable de prendre le train ou l’avion sans faire chier tout le monde à cause de tes parents débiles qui te rangeaient à la cave?
            Et aussi comment tu fais pour être assez con pour pas savoir qu’il existe des mères célibataires?
            Je pense que si tes parents t’avaient laissé aller avec eux faire les courses, tu serais pas devenu un vieux con stupide, égoïste, patibulaire et incapable de cohabiter avec les gens.
            Cordialement.

          • Je suis assez d’accord avec supersucker, je trouve que vous êtes assez agressive voire insultante avec les gens qui ne sont pas d’accord avec vous, tout en étant très péremptoire sur vos affirmations et peu ouverte sur la discussion. Ce n’est pas parce qu’il y a des non-dits dans son post (difficile d’être 100% explicite dans un post de forum forcément limité en taille) qu’il s’agit nécessairement de mensonges, non ? Pourquoi ne pas accorder la bonne foi au gens, par défaut ? Et pourquoi caricaturer ses propos pour ensuite les démonter, alors que ce n’est pas ce qu’il/elle a dit ?

            Finalement, là encore, vous demandez une tolérance absolue et illimitée à votre mode de vie que vous affirmez supérieur à tous les autres, et affirmez tout autant une intolérance illimitée aux autres qui n’ont pas votre opinion.

            Sur le fond, j’ai aussi très peu pris le train ou sorti avant un certain âge (mais pour des raisons d’isolement géographique, campagne absolue à 1h de la première « ville » digne de ce nom), je ne le regrette ni ne le déplore, j’ai grandi dans un environnement très enrichissant, mais il est vrai qu’en ville le problème se pose avec une acuité très différente car l’espace est très réduit !

            Et +1 globalement sur le besoin d’une plus grande humanité, et surtout qu’on LAISSE les enfants tranquilles, la société traite mal ses enfants en étant à la fois « obsédée » par les enfants, l’enfance, et en même temps très intolérante avec elle.

          • il dit qu’il n’a jamais pris de transports genre train avion jusqu’à l’âge de 8 ans, ensuite il dit qu’il a grandi en région parisienne, ensuite il dit qu’il a vécu là où les trains n’existaient pas. Je suis désolée mais si tu vois aucun mensonge là dedans, y a un problème.

        • Pour pouvoir dire qu’on choisi de ne pas faire une chose, il faut avoir la possibilité de la faire, sinon ce n’est plus un choix..
          Donc ça n’a aucun sens de dire que tes parents ont choisi de ne pas vous faire prendre le train, puisque vous étiez dans des endroits où il est peu pris (voire n’existent pas)

          De la même façon, ceux qui considèrent leur enfant comme un individu ne peuvent pas choisir de l’enfermer, cela fait pas parti des possibilités

          • >Je n’aime pas les enfants et je ne veux pas en avoir, et ma copine partage cet avis.

            => Donc en quoi ton avis de childfree intéresse ceux qui élèvent des enfants ?

            Personnellement, je pense que des parents qui laissent leurs enfants emmerder un wagon de train entier pendant plusieurs heures sont totalement irresponsables et égoïstes. Je n’impose pas mes choix de vie aux autres, tout simplement.

            >Pour le train, je voyage toujours en première, parce que j’ai envie d’être tranquille.

            => Moi aussi. Je voyage toujours en première avec mes enfants, parce qu’on a plus de place sur les sièges pour s’installer et qu’il y fait plus frais. En plus, ils peuvent allonger leur siège pour faire la sieste.
            On se retrouvera dans le train, j’espère (enfants de 2 et 3 ans) !

            > Quel bénéfice dans la vie de votre enfant attendez-vous en l’emmenant à 18 mois au Louvre ou à Chambord?
            > Que va-t-il retenir de cette visite (visite qui se fera dans une poussette bien entendu).
            > Quel bénéfice dans l’éducation de votre rejeton attendez-vous en l’emmenant dans un festival de musique (Rock en Reine, Solidays etc.)?

            => Hahaha, le bénéfice attendu est une économie financière en ne payant pas de garde d’enfant pendant que les parents se cultivent.
            Je ne parle pas du fait que les enfants aiment être avec leurs parents, tâter de nouvelles matières, entendre des nouveaux sons, sentir des odeurs.
            A 18 mois, pour ton information, un enfant marche, grimpe (donc la poussette, voilà quoi), mange seul, commence à combiner les mots pour s’exprimer et est très très curieux de tout ce qu’il voit comme situation : gens et animaux réels, mais aussi peintures, sculptures…

            > Quand je subis des gamins qui courent, qui crient, qui bousculent les autres passagers sans un regard de la génitrice sur sa progéniture

            => ces enfants n’ont donc pas de père ? :-D

    • C’est clair c’est quoi ces pauvres qui prennent le train avec leurs enfants ou doivent faire leurs courses? Si ils veulent se déplacer ils n’ont qu’à laisser leurs enfants à la nounou ou embaucher quelqu’un pour faire les courses!!

      • Les pauvres sont très cons d’une manière générale, ils ne comprennent pas qu’il faut acheter des voitures et embaucher du personnel.

    • Mes propres parents m’ont trimballé assez tôt moi et mes frères, et même si je ne me rappelle pas de tout et que j’ai développé une certaine phobie des églises romanes, il n’empêche que ça a grandement contribué à ma culture et à mon éveil au monde. Un enfant n’est pas un adulte en miniature qui commence à réfléchir et à se souvenir lors de ses 18 ans, c’est un individu dans toute sa richesse et son intégrité dont l’apprentissage et les interactions sociales débutent dès sa naissance.

      J’adore les gens qui raisonnent comme toi et qui emmènent leurs gosses à la plage tous les étés parce que « de toute façon, ils ne se souviendront de rien » (authentique, hélas). C’est une philosophie particulièrement malsaine car elle fait de l’enfant un investissement, qu’il convient de de rationaliser et de rentabiliser : celui-ci n’est pas considéré comme un être sensible et doué de libre-arbitre, mais comme une sorte de machine sans âme dont la gestion peut-être apprise en lisant sa notice d’utilisation.

      • « Et répondez à cette question, juste à celle-là: Quel bénéfice dans la vie de votre enfant attendez-vous en l’emmenant à 18 mois au Louvre ou à Chambord? Que va-t-il retenir de cette visite (visite qui se fera dans une poussette bien entendu).  »
        Mon gamin de 4 ans nous parle assez régulièrement de sorties que nous avons faites quand il avait deux ans, alors même qu’il ne savait pas parler à l’époque. Et mon petit de 2 ans et demi s’est éclaté au Palais de la découverte mais aussi à Versailles et demande à y retourner. Comme quoi, les idées reçues…

        Par contre, c’est exigeant pour les parents (il faut encadrer et on ne peut pas vivre la visite comme entre adultes).

        • Tout à fait d’accord avec Berzingh. A 2 mois 1/2, mon fils commençait déjà à regarder les tableaux dans les exposé. A 11 mois, il criait de joie en voyant certains tableaux de Chagall. A bientôt 2 ans, nous sommes allés la semaine dernière au centre Georges Pompidou et il a regardé les tableaux pendant 1h30, a redemandé à en voir certains, a compris sans que je lui dise rien le sujet d’un tableau de Miro, était intrigué par les statues… (mais il n’était jamais en poussette, peut être que ça change tout…). Mais je suis sûre que voyant un enfant qui commente un tableau avec un grand sourire aux livres ou crie de joie, un grincheux comme vous n’en gardera que l’impression d’un enfant qui est dans un lieu pas adapté. Il se régale et qu’il se souvienne consciemment de ce qu’il a vu ou non, ça le sensibilise à la culture, à l’art… Même chose pour les livres d’ailleurs. Il est prouvé que les enfants à qui on a lu des livres quand ils étaient bébés lisent mieux et avec plus de plaisir que les autres plus tard. Même s’ils n’ont pas de souvenirs conscients de ces histoires.

          Sinon, quand il avait 6 mois, nous avons visité tous les châteaux de la Loire. Il était heureux qu’on le ballade, mais pour lui, je pense que le lieu ne changeait pas grand chose. Par contre nous, on s’est régalés !
          Mais bon, j’emmène mon fils faire les courses (bah oui, pendant que je les fais, son père travaille, et lui il s’éclate à remplir le panier), prendre le train au moins une fois par mois… Mais promis, quand il se déplace dans les couloirs du train, je le regarde ! (mais non, sauf s’il fait vraiment trop de bruit, je ne lui demande pas d’arrêter… Et non, je n’estime pas que les gens qui prennent le train en première méritent d’être moins dérangés parce qu’ils ont plus de fric…).

          • La SCNF propose à présent des wagons « id zen » qui permettent aux voyageurs qui le souhaitent de voyager dans un calme absolu s’il le souhaite. Je trouve que c’est un bon compromis. On peut pour une raison X ou Y (exemple, on doit travailler dans le train, sur un dossier complexe, ou alors on part très très tôt le matin, et on souhaite pouvoir dormir un peu, ou on souhaite tout simplement pouvoir s’isoler, être seul) vouloir ne pas voyager dans un espace social, je pense qu’il s’agit d’une bonne alternative, un bon compromis.
            Par contre, d’accord avec la 1ère classe avec Lila.

          • excellent commentaire en effet :) mais pour la petite histoire, les compagnies de transport de betail ne sont pas du meme avis, la classe business, c’est niet si tu as un marmot de moins de 2 ans… a la betaillere comme tout le monde (on avait des miles qui nous donnaient le droit a une upgrade). :( faudrait quand meme pas embetter les riches non?

  20. Parce que certains parents ne savent pas gérer leurs gamins dans les lieux publics, il faudrait en interdire l’accès à TOUS les gamins ?

    • Oui d’ailleurs je pense que ne jamais emmener un gosse dans l’avion ou le train sous prétexte qu’il va hurler et foutre un bordel monstre, c’est pas vraiment l’idée que je me fais d’être un bon parent. Généralement dans l’avion ou le train mon enfant ne dérange personne. Bon je dis pas que c’est jamais arrivé qu’il pleure un peu dans le train, mais faut pas déconner non plus, si tu sais pas t’occuper de tes gamins au point de pas pouvoir leur faire prendre le train ou faire les courses avant 8 ans, c’est grave quand même.

      • oui et il faut aussi faire la difference entre un gosse de 18 mois a qui on ne peut Raisonablement pas demander de la fermer pendant 6-7 heures (train ou avion) et un gosse de 7 ans qui met le boxon… ils n’en sont pas au meme stade de capacite de comprehension ni d’education.

  21. Un article intéressant qui ouvre pas mal de piste, ça rejoint la question du droit des enfants, c’est toujours complexe. C’est d’autant plus complexe que je pense que beaucoup d’entre nous ont été élevés selon le principe qu’il faut que nous soyons sages et quand on ne l’était pas il s’agissait de transgression et non pas d’un comportement habituel et encouragé. J’ai un léger soucis avec le fait de dire que cette logique d’éducation (préserver l’espace public des enfants c’est à dire les obliger à savoir se tenir, à être sage) est une oppression pour l’enfant parceque ça veut dire que je l’aurais largement subie, et que beaucoup d’autres l’auraient subie… Eeeet… Je ne sais pas si c’est… vraiment nuisible? L’adulte aussi dans la société se retrouve à tenir une place, cette logique d’éducation n’est elle pas un apprentissage social? Ce n’est pas plaisant de devoir dire « oui monsieur, bien monsieur, merci monsieur » mais il faut bien apprendre à le faire un jour dans la société actuelle, bref, beaucoup de questions

    • Les adultes sont le reflet de l’éducation qu’ils ont reçu. Dire « oui monsieur, merci monsieur » par politesse est une simple marque de sociabilité et de souci des autres, dire la même chose par soumission est intolérable et ne devrait pas exister. Malheureusement en apprenant aux enfants à se soumettre à l’autorité, on construit une société de larbins et de petits chefs. Donc si on repensait à tout ça, plutôt, au lieu de considérer que c’est simplement normal et dans l’ordre des choses.

    • Bien sûr qu’il faut apprendre le vivre ensemble. Mais justement, il ne faut pas oublier que les enfants sont en apprentissage et qu’on ne peut exiger d’eux le comportement d’un adulte (et encore, quel adulte ? tout le monde n’a pas la même conception de ce vivre ensemble).

      Et quand on garde en tête cela, on peut introduire de façon plus efficace et positive ces règles. Par exemple, un adulte dit « Bonjour » à un enfant. (Au passage, déjà, c’est à noter, tellement les adultes ont tendance à se dire bonjour entre eux en snobant les enfants s’ils n’ont pas quelque chose spécifique à leur dire.) La politesse veut que l’enfant réponde mais ça ne vient pas forcément à chaque fois.

      Si on est dans l’optique « que cet enfant est impoli », on risque de lui dire quelque chose du genre « Dis bonjour à madame/monsieur ! » Ce qui a toutes les chances de faire rentrer l’enfant dans sa coquille et déboucher sur une crise parce que l’adulte va insister. Si on se dit « cet enfant doit apprendre les règles de politesse », on peut plutôt souligner ce qui a pu passer inaperçu pour lui (en tant qu’adulte, on oublie tous les filtres que nous utilisons inconsciemment pour réagir aux autres, ce n’est pas inné !) et dire quelque chose du genre « Le monsieur/la dame t’a dit bonjour ». On signale à l’enfant que quelque chose de notable s’est passé et ça lui laisse le temps de trouver le comportement adéquat. D’expérience, dans le deuxième cas, l’enfant a bien plus de chance de lancer un « Bonjour ! » en réponse.

  22. « Et que c’est que cette vision des enfants modèle notre façon de nous occupe d’eux, de les éduquer. »
    Le pire, c’est qu’encore une fois, on retombe sur l’axiome « l’enfant est un être nuisible ». Or en partant de ce principe, on finit par provoquer ces crises qui sont considérées comme inadmissibles. Typiquement, beaucoup d’adultes pensent que si un enfant désigne quelque chose, c’est qu’il le demande. Et donc ils répondent à côté (« non, tu n’auras pas ça »). L’enfant vit donc une injustice (lui, il voulait juste montrer un truc) et commence une crise. Que l’adulte traitera sur le thème « il fait un caprice parce que je lui ai dit non ». Ce qui empire la crise et démontre, à tort, que l’enfant n’est pas fait pour être là où d’autres auront à le supporter.

    Et c’est vrai que le regard des autres (ou ce qu’on met soi-même dans le regard des autres, tellement on nous a fait honte dans notre enfance avec ce fameux regard) tend à durcir notre comportement, à nous faire aller sur des réponses réflexes qui ne sont pas les meilleurs. Quand j’ai à gérer ce genre de crises, j’essaie au maximum de faire totalement abstraction des autres pour me centrer sur l’enfant. Ce qui au final bénéficie aussi aux autres, puisque la crise est bien plus vite et durablement réglée.

    Ce qui est dur au final, c’est de trouver l’équilibre entre faire prendre conscience à l’enfant de l’existence des besoins des autres et du respect qu’on doit à ces besoins, tout en lui apprenant à respecter les siens, de besoins, quand tout ça se télescope.

    • Tout à fait d’accord. On croit tellement que les enfants sont de petits nuisibles capricieux qu’ils peuvent pas nous montrer une peluche dans un magasin dans se faire engueuler : « non, tu n’auras pas ça, tu veux toujours tout ». On les écoute pas. Pourtant adulte ça nous arrive aussi de nous arrêter dans un magasin en disant « ho regarde ce truc, c’est trop mignon », ça veut pas dire qu’on veut tout acheter. Et pour eux tout est nouveau, en plus ils ont du mal à s’exprimer.

    • Wow, merci d’avoir mis des mots dessus, je me reconnais parfaitement dans cet exemple, sans que son caractère problématique ne m’ait jusqu’ici jamais effleuré…

      Quand j’étais gosse, je crois qu’au bout d’un moment, à force de subir ce genre de remarques, j’ai fini par rajouter automatiquement quelque chose comme « mais je veux pas l’acheter » à chaque fois que je montrais un bien consommable à mes parents. Et je viens seulement de réaliser à quel point c’est dingue, en fait. Oo

  23. MERCI MERCI MERCI apres tout nous ne sommes pas des parents sans gene :) (ou on n’est pas les seuls :))

  24. Je commente essentiellement parce que ce texte m’en rappelle un autre qui pourrait t’intéresser : http://www.pitagarmen.com/laissez-les-enfants-pleurer-en-paix/ de Pit Agarmen / Martin Page. Le point de départ est le même, même s’il n’est pas question de « territoires » dans son article. Je me suis dit que ce texte pourrait t’intéresser. En tout cas, je pense que vous avez tous les deux raison.

    Mon gosse (2 ans et 8 mois) n’a jamais fait ce genre de crise en public, il préfère les faire dans l’intimité (donc tout le monde répète : « qu’il est calme, qu’il est sage ! » Pas vraiment en réalité). A peine a-t-il été parfois un petit peu bruyant dans le train mais généralement à proximité de l’arrivée après un très long trajet (et si j’avais eu son âge, j’aurais peut-être craqué plus tôt !). Néanmoins mon regard sur ces gamins bruyants a également changé en devenant mère.

  25. Bel article qui fait réfléchir effectivement sur la place des enfants dans notre société. Ma femme était étonnée en arrivant en France de voir que les résidences ont souvent de beaux jardins paysagés qui sont interdits aux enfants, sous prétexte que les enfants font du bruit… Ce serait pourtant tellement bien de pouvoir laisser ses enfants s’amuser dans le jardin fermé de la résidence, en jetant en coup d’oeil de temps en temps… comme cela est possible dans d’autres pays !
    Pareil pour les équipements adaptés dans les lieux publics. L’année dernière nous avions eu du mal à trouver un café dans Paris où l’on pouvait rentrer nos poussettes. Il faut dire que c’est déjà difficile de ne pas donner des coups de coude à son voisin de table que l’on ne connait pas, alors rentrer une poussette c’est une autre histoire ! Un jour peut être :)
    Avec ma fille, le dialogue et l’explication marche très bien pour le moment, ce qui n’empêche pas cependant des moments d’hyper émotivité, de fatigue et de pleurs mais c’est pour cela aussi qu’on aime nos enfants, selon moi !
    Merci l’auteure pour ces articles !

  26. Je n’ai pas lu l’autre article, mais j’ai vu dans les commentaires que tu choisis le terme « études sociologiques ». Du coup, je me pose une question, sans jugement.
    Au Japon, le métro est un lien calme, c’est même effrayant, pas un bruit, personne ne parle. Du coup les enfants ne font pas de bruits et si jamais ils tentent, on va tout de suite les calmement, les divertir, sans un mot. (expérience vécue avec ma fille de 9 mois à l’époque).
    D’un autre côté, le Japon est une société qui intègre totalement les enfants et leur mère dans la société. Tous les restaurants ont des tables à langer (dans les toilettes femme et homme), les grandes centres commerciaux ont des babys room pour changer, allaiter/faire chauffer un biberon. On y trouve des distributeurs de couches à l’unité. Le parent qui porte son enfant (sans distinction homme/femme) est entouré de façon inconsciente et permanente. Cependant, jamais un enfant japonais ne criera dans la rue et s’il le fait, tout le monde va le dévisager… de la même façon que tout le monde dévisagera l’adulte qui parle trop fort dans son téléphone. En tout cas je n’ai jamais eu aucun soucis en public avec ma fille, même la fois où sa couche a débordé alors que nous étions au restaurant (j’étais rouge de honte mais tout le monde trouvait ça normal, c’est un bébé).

    Je me demande donc si le bruit n’est pas qu’un exemple de notre rejet pour les enfants, pour l’enferment des bébés et de leur mère à la maison. Au même titre que les restaurateurs qui refusent d’installer des tables à langer (le sujet sur mon blog qui a invité un de tes lecteurs à laisser le lien de cet article chez moi).
    Une réflexion à poursuivre…

    • Il y a peut-être de ça. Mais c’est difficile de tirer des conclusions, parce que tout est très différent dans la culture japonaise par rapport à la notre, ils ne s’occupent pas des enfants de la même façon… Donc je ne sais pas trop ce qu’on peut conclure, mais il y a sans doute du vrai dans ce que tu dis.

    • C’est vrai que finalement le vrai sujet est pourquoi on interdit aux enfants ce que font les adultes? En Occident, les adultes parlant fort, les enfants les imitent. Mon bébé est souvent perplexe quand on lui interdit de faire une chose que l’on fait alors qu’il se précipite avec bonheur pour nous imiter.
      Je suis souvent étonnée du manque de table à langer dans les restaurants même rénovés avec de grands toilettes. Les enfants sont des vrais éponges, des regards maussades et désapprobateurs de la part des serveurs et il n’y a pas pire pour apeurer et énerver les bébés, sans compter que c’est se passer d’un grand nombre de clients avec des enfants.

      • Les restaurants doivent avoir peur non pas d’attirer une clientèle avec des enfants calmes, mais certains clients qui amènent leurs enfants au restaurant même lorsqu’ils savent qu’ils dérangeront les autres clients en criant ou en courant, par exemple.

  27. Malheureusement l’intolérance des adultes à l’égard des enfants n’est que la répétition de ce qu’ils ont vécu eux-mêmes ! oui, nous sommes dans une société violente qui prend racine dans la violence à l’égard des enfants et banalisée sous forme de Violence Educative Ordinaire (chantage, humiliation, mépris, coups…)…la violence et l’intolérance à l’égard des enfants est un fait purement « culturel ». Dans des sociétés souvent traditionnelles et plus pacifiques que la nôtre, il existe une grande tolérance à l’égard des enfants envers leurs cris, leur comportement bruyant et désordonné…n’y aurait-il pas un lien à faire ? la violence que l’on exerce sur nos enfants est un des plus grand tabous de notre société….si l’on ne change pas nos méthodes d’accompagnements de nos enfants, rien ne changera dans notre société et on pourra toujours dénoncer l’intolérance et la violence qui y règne.

  28. Aaaah. Pas lu l’article en entier parce que je suis d’accord rien qu’en lisant les grandes lignes. Juste histoire de rappeler à ceux qui pensent sincèrement qu’on ne met pas la pression aux parents pour que leurs gosses se taisent dans les bus, trains, rues, et autres espaces publics non spécifiquement dédiés aux enfants. -> Même Causette, magazine qui se veut féministe a publié ce mois-ci un article court complètement intolérant qui demande expressément aux « parents » (terme politiquement correct qu’il faut comprendre plutôt par « mères » puisque la plupart du temps les enfants sortent de la sphère privée pour traverser la sphère publique en compagnie de leur mère) de faire taire leurs mômes. Je n’en reviens pas. En même temps, c’est Causette quoi…. Merci pour ton article l’Elfe.

  29. C’est drôle , je rencontre exaxtement le même problème …… Avec mon chien.

    Chien que j impose aux autres , qui doit être éduqué, qui ne doit pas exprimer sa peur , qui ne doit pas aboyer, qui doit se laisser caresser , qui doit rester sagement au pied en laisse et dont de nombreux espaces lui sont totalement et injustement refusés.

    L’autre jour mon chiot a eu peur et a hurlé devant un gros chien agressif , un passant a voulu le frapper pour le faire taire.

    L’Autre a rarement le droit d’exister , en fait.

    En plus souvent on prône la tolérance comme si c était le graal, alors que « tolérer » c est quand même tout petit et ça devrait être la base , il faudrait tendre largement au deal que juste tolérer tiens !

    • Après morsure d’enfant: « je ne comprends pas, il est si gentil mon chien ».

      Expérience vécue.

      On disait quoi? Ne pas imposer ses choix aux autres?

      • Je ne vois pas trop le rapport. Avoir un chien n’implique pas nécessairement de le laisser sans surveillance avec des enfants.

        Ayant eu des chiens, je ne me reconnais pas trop dans ce témoignage, cela dit.

        • Il ne propose pas de surveiller son clebs, il demande aux autres de l’accepter. D’où ma réaction. mais ça n’a rien à voir avec le sujet, c’est vrai. ;-)

    • Je suis d’accord avec ton témoignage. J’ai toujours fait en sorte d’avoir des chiens éduqués pour leur laisser une plus grande liberté mais ils restent des êtres vivants donc des êtres pouvant avoir des réactions et comportements différents en fonctions des circonstances (contrairement à des robots) et alors on se prend immédiatement des remarques du style « et bien il n’écoute pas beaucoup celui là ». Par contre c’est sur qu’il y a beaucoup de maîtres peu civiques (chien non éduqué, crotte non ramassé, etc… qui n’aident pas à avoir une bonne image des chiens en général et à les faire accepter partout)

  30. oui on apprend à être parent tous les jours , à découvrir comment notre enfant réagit ,évolue ! pas facile ! parfois je suis complétement incohérente en énonçant un jour un principe et le lendemain son contraire car dans un contexte d’agacement ou de fatigue ( genre on regarde 10 mn de sam de pompier car on ne regarde par trop de tv et le lendemain je le laisse pdt 3/4 h devant mickey !!) …. pour les crises en public : ben on essaie de faire avec mais oui j’avoue etre génée parfois meme si on anticipe , on est démuni !! mais j’ai eu à faire à une situation qui m’a mise en colère non pas contre mon fils mais contre des adultes : dans un bar où l’on se rend parfois car le cadre est sympa et notre fils peut être dehors à courir sans pb , il y avait une petite brouette pour enfant et forcement mon fils l’a repéré et a commencé à jouer et courir avec, ce qui a commencé à agacer le proprio qui a fait des remarques … j’ai tenté de calmer mon fils en disant de laisser le jouet et de passer à autre chose …evidemment sans résultat … l’enervement montait chez le proprio … qui a dit fermement de lacher le jouet ! là je suis intervenue en disant que forcement en mettant un tel jouet à dispo il faut pas s’attendre à autre chose !! ça a scotché le gars et on est parti avec un garçon en pleurs et très enervé !!
    ce qu’on essaie de faire souvent et ça marche plutot bien c’est d’anticiper la crise : au lieu de dire »onpart du parc maintenant ce qui frustre l’enfant qui n’a pas anticipé le départ ..on lui dit  » tu fais 2 tours de toboggan et on part après  » .
    les resto : on n’y va pas car ce ne sont pas des endroits pour les enfants de 2 ans si petits qui ne tiennent pas encore plus de 15 mns à table ; un resto c’est un moment de plaisir alors si c’est pour toujours intervenir auprès de l’enfant pour qu’il se tienne tranquille ça m’interresse pas ! à ce moment là je le fais garder et c’est plus cool pour lui et pour nous.
    chaque enfant a son tempéremment ; le notre est une tornade dans le sens où il veut tout découvrir, toucher , explorer ; notre role de parent est de lui montrer qu’il y a des choses possibles d’autres pas car soit dangereuses pour lui, soit parce que « cela ne se fait pas » ( ce qui nous distingue des animaux !) notre role est d’accompagner notre enfant ,et l’éduquer dans notre société donc 2 ans c’est petit car il ne comprend pas encore mais on le prépare à se comporter en présence d’autres personnes ; c’est un enseignement difficile à ce stade mais nécessaire ; c’est aussi ça le respect envers les autres …beaucoup d’adultes sont svt pires que certains enfants dans leurs comportements mais on ne leur dit rien .. par contre on dévisage toujours les parents d’un enfant un peu trop turbulent « vous ne savez pas tenir votre enfant ou il est mal élevé » et ben non il est encours d’apprentissage … oui les gens sont intolerants et ont la memoire courte …

  31. Un article intéressant à lire sur le sujet, qui permet de relativiser grandement le problème évoqué ici.
    http://www.20minutes.fr/societe/1426647-enfants-bruyants-derriere-adultes-mecontents-cachent-beaucoup-voyageurs-tolerants

    […]
    « Si les usagers se plaignent sur les réseaux sociaux, ils sont finalement très peu à en alerter les associations. «Les réseaux sociaux sont une forme d’exutoire, et des lieux où se construit une légitimité relative à une communauté d’usagers, les ‘anti-enfants’», analyse Benjamin Pradel, sociologue de la mobilité. « 

  32. La liberté des uns s’arrête, là où commence celle des autres.
    Cette phrase est valable pour les adultes dans tout l’espace de vie, quel qu’il soit, à partager ; et c’est ainsi à chacun de faire en sorte que la vie en société soit vivable.

    Je pense que très tôt les enfants savent très bien ce qu’ils font et d’ailleurs ils n’ont pas le même comportement avec leur parent, grand-parent, nounou ou instit.

    La situation est-elle si grave ???
    J’ai été très étonnée et impressionnée de lire certaines réactions… comme si le ciel allait vous tomber sur la terre !!!

    Prendre du recul, relativiser, et choisir l’humour voilà l’anti-dote sans prise de tête !!!

  33. Ce week-end j’étais à 2000 mètres d’altitude, après une marche de plusieurs heures, dans un cirque naturel rempli de marmottes. C’était calme et reposant jusqu’à…L’arrivée d’enfants. Pas de crises, pas de pleurs, simplement, on entendait à 400 mètres ce qu’ils disaient à des adultes qui étaient juste devant eux, et ces idiots-là se retenaient bien de leur demander de parler normalement.
    Forcément, ils n’ont pas vu une marmotte, parce que tant qu’ils étaient là, elles étaient mortes de trouille et se terraient dans leurs trous.
    Il y avait aussi des enfants discrets, ceci dit, ce qui semble prouver que certains parents se débrouillent mieux que d’autres.

    J’imagine qu’on peut trouver un juste milieu entre interdire les enfants sur la voie publique et les laisser pourrir la journée des autres par facilité.

    • ça me perturbe que tu évalues la compétence des parents de façon inversement proportionnelle aux décibels émis par leurs gosses.
      Pourtant ça m’arrangerait, mon gamin est dans le genre plutôt silencieux.
      Mais franchement, tu crois pas que c’est pas si simple? Dans la vraie vie?
      D’ailleurs c’est toujours les gens qui n’ont pas d’enfants qui se persuadent qu’un bon parent est un parent d’enfant silencieux.

      • Hum…Quand je dis qu’ils se débrouillent mieux, ce n’est pas pour leur donner une note de parent. C’est sous-entendu : ils se débrouillent mieux pour leur faire comprendre qu’on les entend sans qu’ils crient.

        • Non mais quand même t’as conscience qu’y a un âge où c’est impossible de toutes façons? Apprendre à tenir compte des autres, ça prend des années pour un bébé. Et apprendre à moduler sa voix aussi, d’ailleurs, quand bien même ils auraient conscience que ça dérange.
          Moi mon gamin il fait très peu de bruit, y a des bébés élevés pareil et du même âge qui poussent des hurlements stridents.
          Après bon sur le fond de ton message, j’avoue que parfois, se retrouver entre adultes, c’est pas désagréable, hein (c’est pas les parents qui vont dire le contraire). Moi ce qui me gène, c’est pas qu’on puisse avoir des temps entre adultes, c’est que la rue, les espaces publics en général appartiennent « par défaut » aux adultes, et non pas à tout le monde. C’est une nuance qui est importante, mais qui peut être subtile en pratique. Si les enfants étaient bien accueillis dans la grande majorité des endroits, ça ne me poserait peut-être pas de problèmes que certains endroits soient « sans enfants », je ne sais pas, faut voir au cas par cas. Actuellement, les enfants sont « tolérés » un peu partout, mais on sent que c’est pas LEUR espace, qu’ils sont juste tolérés. C’est difficile à expliquer, j’aurais pas pu me rendre compte de ça avant d’avoir un enfant.

          • En fait c’est de ma faute parce que mon intervention n’a qu’un rapport lointain avec l’article. Je ne vois aucun mal à ce que les enfants utilisent la voie publique même si le bruit peut me déranger, c’est certainement moins insupportable que de voir un crétin devant soi jeter ses papiers par terre. C’est juste qu’il y a des endroits ou les cris (et donc ceux qui les émettent) semblent vraiment inappropriés.
            C’est une question complexe, en effet : si un gamin turbulent met en danger la sécurité d’autres enfants, on ne peut pas simplement affirmer qu’on ne peut rien y faire, par exemple.

  34. Je suis content de voir que certaines personnes décident de partager leur ressenti face à l’intolérance de plus en plus systématiques contre les enfants…

    Ma compagne et moi vivons à Paris et la situation devient de plus en plus invivable, nous ne pouvons même plus aller demander aux voisins de faire moins de bruit après 3h30 du matin car la réponse est souvent la même : Nous avons mis un mot… et puis nous, on entend votre enfant, on peut plus faire de grasse-mat…

    Chez nous, le problème est ailleurs, l’immeuble laisse passer tous les bruits, nous n’avons pas de double-vitrage et pour vous donnez un exemple: Quand le pianiste du deuxième s’y met, nous entendons son talent… au quatrième.
    Au lieu d’être énervé contre un système qui permet de louer des immeubles qui ne sont pas aux normes, nous nous énervons contre nos voisins (attention, entre voisins de palier, cela se passe très bien, c’est à la verticale que ça ne fonctionne pas bien) alors qu’il suffirait tout simplement d’insonoriser une bonne fois pour toute (on me dira que les pauvres propriétaires payent surement beaucoup d’impôts, c’est pas facile la vie… surtout quand on hérite d’un immeuble, zut alors, c’est pas de bol)

    Nous vivons constamment dans la peur que notre enfant fasse du bruit, nous faisons ce que nous pouvons afin d’éviter les remarques habituelles quant à la qualité de notre éducation (allez trouver les mots justes pour empêcher / arrêter / prévenir une crise); Même certains parents s’y mettent, critiquent ouvertement « ses parents qui ne savent pas élever leur enfant » alors que, peut-être, ont-ils tous simplement la « chance » d’avoir des enfants plus calmes.

    Ces mêmes personnes qui ont tendance à vous rappeler que « ça ne se passait pas comme cela de leur temps », et puis « tout ça, c’est la faute aux mères actuelles, qui travaillent au lieu de s’occuper des enfants » (oui, beaucoup de gens pensent encore cela…) et puis d’autres « moi? ah mais moi, attendez, moi… j’étais calme… » (c’est bien connu, tout le monde se souvient parfaitement de sa tendre enfance).

    A ces gens je leur réponds souvent que j’étais un enfant modèle, je m’exprimais parfaitement, j’écoutais les adultes… un vrai petit ange d’après mes parents; Ils étaient d’ailleurs bien du genre à en être fier, alors que si je compare mon éducation et celle qui a été donnée à mes frères et soeurs (en gros, la même), on peut se demander si cela n’était pas un gros « coup de bol », j’étais un enfant calme, un petit dernier, un gosse de vieux: CQFD?

    Nous vivons dans une société qui se veut tolérante, ouverte et sociale alors qu’en même temps, nous sommes d’un conformisme aberrant, tout en élevant l’individualisme au rang d’un art de vivre. On s’étonne ainsi que les gens « pètent un cable » mais tout cela n’est peut-être que le résultat d’une énorme dissonance cognitive à l’échelle nationale… ce qui peut être une meilleure explication que de tout simplement se rendre à l’évidence que « les gens » sont cons (et par « les gens », j’entends les « gens » qu’on ne côtoient pas, qu’on ne connait pas et _bordel_ on veut pas les connaitre ces gens, sinon, on pourrait plus les appeler ainsi)

  35. Bonjour,
    je viens de découvrir ton blog. J’ai lu avec attention cet article, et cela m’a d’autant plus frappée que je vis actuellement au Kurdistan, et l’espace public et même la maison sont gérés très différemment. Les enfants sont partout, dans la rue ils crient, jouent, chantent … A la maison aussi, les enfant peuvent se balader partout, jouent dans le salon pendant que les adultes sont à côté, même tard le soir… Les familles vivent souvent ensemble donc chez nous il n’y a pas de chambre pour tout le monde, ma fille dort dans notre chambre. Au final ça convient à tout le monde, c’est une grande pièce de vie dans laquelle on met son matelas le soir au sol.
    En fait que je crois que tout dépend de la société dans laquelle on évolue. Ici les repas se prennent dans un plateau commun, on pioche ce qu’on veut manger, on met en commun les jardins, il y a des fours à pain communs … Donc la même mise en commun des biens et des espaces se fait aussi dans la sphère familiale.
    Après il ne faut pas oublier que je suis à la campagne, le salaire moyen est de 150 euros par mois en moyenne, et si les enfants foutent le boxon dans la rue c’est aussi parce qu’aucun adulte ne les surveille, même les tout petits. Les femmes font beaucoup d’enfants, pas forcément par choix (ma belle mère en a eu 10, c’est « normal ») La mortalité infantile est assez forte, et si on ne meurt pas petit on meurt plus tard, donc il n’y a pas que du positif non plus ici. Mais malgré tout, j’ai l’impression qu’on accepte bien les enfants dans l’espace public et ils ne sont pas plus bruyants ou plus silencieux qu’ailleurs. C’est le curseur de ce que les adultes acceptent qui n’est pas au même endroit.

  36. Sérieux, quand on y pense, on traite vraiment les enfants «comme des animaux». Je suis désolé, mais c’est vrai. Quand un chien jappe fort et qu’il n’écoute pas, on crie fort voire on donne une claque sur le nez du chien pour lui faire taire pour lui faire comprendre qu’on va lui faire un petit peu bobo si il jappe. Ceci parce que les animaux ont un cerveau encore plus immature émotionnellement que les enfants. Donc, quand on est à bout de souffle, au lieu de lui faire la morale correctement, on le menace et ont joue sur ses émotions primaires pour le faire taire de force. Les enfants qui ont été élevé ainsi sans que ça sois des enfants battu deviennent des adulte sérieux, calme, mais qui peuvent avoir de petit saut d’humeur parce que ça bouillonne de rage dans leur cœur. Ils ont appris trop vite à résister à leur pulsion d’enfant et ont développé une rencoeur inconscient qui fait en sorte qu’il ne supporte pas les enfants qui crie parce qu’inconsciamment ils ne veulent pas qu’ils aie le bonheur de se laisser aller. Je ne suis pas psy, mais je pense que c’est cela.

  37. Bonjour,
    Je viens de traverser la première grosse colère de mon petit de 2 ans en public, dans un bus…
    Ce qui ma le plus gêné est une femme d une soixantaine d année qui se bouchait les oreilles en me regardant…

    J ai fais quelques recherches sur les colères et notamment le regard des gens sur les parents et j ai lu votre article

    Je vous remercie car il ma fait comprendre que d une part les colères sont normales, je le savais, mais l analyse du regard des autres et leurs réflexion est juste parfaite !

    Eloise

    • Merci à toi
      Mon fils commence également à faire des colères (il a 1 an et demi). C’est tout à fait normal en effet, c’est même nécessaire pour son développement, l’affirmation de sa personnalité nécessite de passer par des moments d’opposition.
      Si tu veux en savoir plus là dessus je te conseille les livres de filliozat, comme par exemple « j’ai tout essayé » qui donne des conseils concrets pour ce genre de difficultés.

  38. Bonjour, je n’ai pas d’enfants et je l’avoue il m’arrive de juger les parents (pères y compris) lorsqu’ils (pas leurs enfants) jouent mal leur role de parents. Je n’ai pas encore d’enfant mais j’en ai toujours eu autour de moi et j’ai même travaillé en maternelle. Lorsqu’un enfant fait une telle crise, le parent (ou le professeur) est justement sencé discuter avec l’enfant, le rassurer, le calmer etc… Cela ne va pas stopper la crise immédiatement et à tous les coups… mais lorsque le parent reste de marbre et ignore totalement ses responsabilités de parents, je suis désolée mais je juge. C’est souvent le cas des pères qui semblent totalement à l’ouest, ils ne semblent pas réaliser qu’être un parent implique toute une série de responsabilités. Autour de moi j’ai remarqué que les parents qui prennent la peine de discuter avec leurs enfants ont souvent des enfants calmes et bien éduqués. Les parents calmes ont aussi des enfants calmes. C’est aussi culturel. Au Canada ou j’ai vécu longtemps, les seules fois ou on entendait un enfant hurler, c’était un méditerranéen. Les enfants prennent l’exemple sur leurs parents. Une autre situation ou je juge sans honte les parents: lorsqu’ils torturent physiquement leur enfant dans la rue (je vis au Maroc). Désolée mais une mère qui soulève sa fille par les cheveux, ca me donne le droit et même le devoir de lui dire ce que j’en pense. Ma façon de voir les choses: les enfants sont un peu la responsabilité de toute la société, pas des objets qui appartiennent à leurs parents.

    • Simple question:
      ça te sert à quoi de juger?
      Dire « machin est un mauvais parent parce qu’il gère mal la crise »
      Il a peut-être bien géré 15 crises juste avant dans la même journée
      Et toi tu viens et tu poses ton avis d’experte alors que franchement tu peux pas savoir ce que c’est être parent, être TOUT LE TEMPS à s’occuper d’un petit, ça n’a rien à voir avec bosser 8 heures par jour, c’est juste pas comparable.
      En plus tu mélanges la brutalité physique avec le fait de « mal gérer » franchement c’est quoi le rapport entre pas être au top ou être un peu perdu face à une crise, et maltraiter physiquement son enfant??
      Désolée mais réalises un peu la bêtise de ce que tu dis.

  39. J’arrive « un peu » après la bataille, mais de fait l’espace public n’est pas conçu pour les enfants. En revanche, personnellement ce qui me colle la pression quand mon fils de deux ans et demi fait une grosse crise en public c’est de mal réagir au sens de MES critères. Je ne veux surtout pas crier, ni lui faire mal, ni le menacer etc. Du coup où est le problème ? Je suis beaucoup plus patiente avec mon fils qu’avec les gens qui ont parfois la mauvaise idée de me faire remarquer ce que je sais déjà : il fait chier tout le monde autour (ben voyons, moi j’ADOOOORE qu’on me hurle dessus et qu’on essaie de me taper) or je ne veux pas lui donner l’impression non plus qu’on peut hurler sur des adultes ^^’ (sinon le « Me hurler dessus va te soulager, mais pas résoudre ton problème » énoncé deux secondes plus tôt perd de son sens).
    En revanche je rejoins les nombreux commentaires sur plusieurs points :
    – on peut (et on doit dans la mesure de ses moyens) prendre les enfants dans des lieux dits culturels : il faut juste penser à adapter la visite pour eux. J’ai visité la galerie des Offices et le Palazzo Piti avec mon fils de 7 mois, en écharpe, en fredonnant des chansons pour qu’il dorme par moment, en donnant le sein, en commentant les tableaux pour lui… Bref en m’adaptant. Les seules personnes indisposées ont été des adultes français et sans enfants qui ont jugé mon comportement indécent et le fait que j’impose les quelques pleurs de mon fils qui peinait à s’endormir insupportable, la guide italienne a, elle, trouvé qu’il était adorable et que j’avais bien de la chance d’avoir un bébé aussi cool (comme les autres italiens du groupe d’ailleurs)… Ce qui m’amène à mon second point d’accord
    – c’est très culturel tout ça. Les enfants sont certes très mal tolérés en France, mais ce n’est pas le cas partout dans le monde. Pourtant ça ne conduit pas nécessairement à des sociétés totalement n’importe quoitesques ! Il suffit de prendre les pays scandinaves pour s’en rendre rapidement compte.
    – pour les transports en communs, chers intolérants des petits pensez bien à deux choses : pour un court trajet : l’enfant est prioritaire pour être assis : laissez lui la place, étrangement il sera beaucoup plus zen que s’il doit gérer son équilibre précaire en continu. De plus cela fournira un excellent sujet de conversation avec lui pour son accompagnateur « Tu as vu, le métro est bondé, maintenant qu’on est assis on compte les gens habillés comme celui/celle qui nous a laissé la place ? ». Pour un long trajet : vous énervez tout le monde à soupirer, râler et vous agiter parce qu’un gamin qui ne peut pas se contrôler râle et s’agite. Pensez-y.

    • D’ailleurs je rebondis sur ce que tu dis à propos des transports en commun, car c’est un truc qui me gène beaucoup en ce moment: les gens râlent et pestent contre les poussettes qui prennent trop de place dans les transports, mais d’un autre côté, quand je transporte mon fils de presque 2 ans (et grand pour son âge) en écharpe, bien peu sont ceux qui me cèdent la place assise, et du coup c’est très inconfortable pour moi. Je pense que c’est un peu évident que quelqu’un qui transporte un bambin sur son dos pourrait avoir besoin de s’asseoir…

  40. je pense que cette expérience et cette analyse démontre une certaine partialité…

    pour faire simple : le devoir du parent avec les enfants en bas âge est une chose…qu’un enfant en bas âge pleure ou face une crise est tout a fait compréhensible, pourtant, quand l’enfant sait communiquer, parler, exprimer ses sentiments, dans les choses qu’il faut lui apprendre, c’est le respect de la communauté…ni de l’espace public, ni des adultes, lui expliquer que les autres n’ont pas à subir ses hurlements ni ses caprices…

    les enfants les plus bruyants ne sont pas les nourrissons, c’est « leur Job » de pleurer et de faire qu’on s’occupe d’eux, ce sont les gosses de 6 ans qui se mettent aux fenêtres de leurs voisins pour hurler comme des cochons qu’on égorge en jouant a des jeux simples, comme au foot..et la colère ne va pas a ces enfants, mais à leurs parents, qui ont l’hypocrisie de leur faire croire que dans ce monde, seule LEUR liberté fait loi, quelles que soient les conséquences sur les autres…

    apprendre a un nourrisson a se taire est stérile et inutile, qu’une mère se mette la pression sur le regard des autres est juste inutile, que des parents d’enfants ayant passé le stade de la conscience de soi et des autres n’apprennent pas à leurs enfants à tempérer leur hurlements en est une autre…dans ce cadre, oui, les parents sont responsables de ne pas apprendre à leurs enfants (au dela de 5-6 ans) a respecter les autres, l’espace public,sans cet apprentissage de la vie en communauté (pour faire simple, dit bonjour, attend ton tour et quand ce que tu fait dérange vraiment, abstiens toi, joue autant que tu veux, mais ne hurle pas si ça peut déranger quelqu’un…) ils leurs apprennent juste l’individualisme et l’irrespect comme valeurs fondamentales qui guideront la vie de ces futurs adultes…

    quand un enfant est en âge de comprendre, il faut aussi lui expliquer à quoi servent les règles, pourquoi il ne faut pas hurler, ni utiliser l’espace publique comme défouloir au détriment des autres, pour ne pas les retrouver dans 10 ou 15 ans une bière a la main a squatter le trottoir en mettant la musique trop fort et en insultant les « vieux »…

    le comportement des adultes vient de ce qu’ils ont appris enfants…leur apprendre que leur liberté est absolue, que si quelqu’un leur demande quelque chose qui ne satisfait pas leur pulsion immédiate ils peuvent le rembarrer comme il souhaite, que le respect des aînés est une connerie ne prépare pas des lendemains qui chantent…nos enfants ne seront pas des gens biens si on ne leur enseigne pas le respect d’autrui, le partage de l’espace public et ce genre de valeurs tellement dépassées aujourd’hui…et essayer d’enseigner ça à un nourrisson étant impossible, inutile de s’en inquiéter…

    • Ouais enfin perso je trouve que les adultes passent beaucoup plus de temps à hurler dans la rue que les enfants…

  41. J’ai lu tous les commentaires et j’avoue avoir été effarée par certains d’entre eux !

    Affirmer de manière péremptoire qu’un jeune enfant qui pique une colère dans un magasin ou qui est tout simplement remuant est le fruit d’une éducation trop laxiste de la part de ses parents, prouve qu’on a soit pas eu d’enfant, soit qu’on a eu la chance extraordinaire d’avoir un enfant particulièrement calme.

    Ma fille de 2 ans a été dès sa première nuit à la maternité un bébé hurleur. Elle a hurlé ainsi des heures entières pendant les premiers mois de sa vie, sans qu’AUCUNE explication, même médicale, ne puisse expliquer ce phénomène et sans qu’on y puisse y faire quoi que ce soit. Cette période a été extrêmement dure à supporter pour moi et mon conjoint, non seulement à cause de la fatigue cumulée et de notre ras-le-bol face aux pleurs incessants de ma fille, mais aussi à cause du regard ou des remarques des autres qui n’ont fait que nous enfoncer un peu plus.
    Entre ceux qui nous affirmaient, genre nous on sait comment s’occuper d’un bébé (et donc pas vous…), qu’il fallait faire ceci ou cela pour la calmer car cela fonctionnait bien avec leur bébé (on essayait pourtant hein, mais ça ne marchait jamais avec le nôtre), entre ceux qui sous-entendaient que c’était forcément ma faute à moi, la mère, qui devait lui transmettre mon stress ou pas assez/trop la nourrir , la rassurer, la porter, lui parler, l’aimer…, je vous assure que je garde de cette période un souvenir particulièrement pénible. Et pourtant, nous faisions en sorte d’éviter tout déplacement inutile avec notre fille, conscients qu’on était de la gêne que cela pouvait occasionner, mais parfois, on n’a tout simplement pas le choix, je n’allais pas la laisser toute seule à la maison !

    Ma fille a grandi depuis et comme tous les enfants de son âge, il lui arrive de faire quelques colères mais celles-ci restent gérables pour le moment. Par contre, elle vocalise beaucoup et occupe un certain espace sonore où qu’elle soit : non qu’elle crie particulièrement, mais elle jacasse ou chante sans cesse. Que devrais-je faire ? la bâillonner ? lui foutre une tarte ? lui faire couper les cordes vocales ? Que peuvent savoir les personnes extérieures en seulement 5 minutes de l’éducation que nous lui donnons, surtout quand eux-mêmes n’ont jamais eu d’enfant ?

    Quant aux Childfree militants et extrémistes, je n’ai qu’un seul conseil à vous donner: allez-vous faire soigner et vite.
    Qu’on ne veuille pas d’enfant est un choix très respectable. J’ai d’ailleurs moi-même beaucoup tergiversé avant de me décider d’en avoir un. Par contre, exiger de ne pas être « importuné » par les enfants des autres prouve que vous avez tout simplement perdu (ou jamais eu) la moindre once d’humanité la plus basique : les enfants font partie de la vie et ne pas accepter leur présence démontre un narcissisme certain et une auto-suffisance flagrante.
    Que penseriez-vous si je vous disais que j’exècre les vieux parce qu’ils puent, radotent, mettent deux plombes à traverser la rue quand je suis pressée, ont une sale gueule et surtout qu’ils me ramènent à ma future déchéance, et que j’exige de ce fait qu’ils soient interdits d’espace public (voire même euthanasiés tant qu’on y est) car après tout, je n’ai pas de vieux à la maison à m’occuper et que je refuse qu’on m’impose les siens ? (discours également valable pour les handicapés).

    Une société qui rejette ainsi ses jeunes et ses séniors est une société qui va mal, qui se déshumanise peu à peu et cela me fait clairement froid dans le dos pour l’avenir.

    Les sales gosses dans cette histoire, ce sont bien les intolérants que j’ai pu lire : JE VEUX ET J’EXIGE d’être au calme, de ne pas être dérangé. JE VEUX ET J’EXIGE que le bébé qui pleure la boucle MAINTENANT TOUT DE SUITE parce que ça ME stresse. JE VEUX ET J’EXIGE des restos/des musées/des transports/des rues sans gamins parce que JE VEUX PROFITER de ces endroits car sinon ça me déplaît…. OUIN !!!! Bref, certainement des caprices de gosses mal élevés qui auraient sans doute dû recevoir un peu plus de coups de pied au cul étant gamins. J’ai bon là?

    Un gosse de 2 ans qui ne sais pas gérer ses frustrations, c’est normal. Qu’on en soit encore à ce stade à l’âge adulte est clairement pathologique.

  42. Entièrement d’accord, les espaces publics nous appartiennent à tous, et les enfants doivent y être les bienvenus. Mes enfants se souviennent encore d’un couple d’horribles personnages dans un train qui, alors que le train n’avait pas encore démarré et que j’étais en train de mettre ma valise dans le sas alors que mes enfants de 3 et 6 ans, qui m’avaient précédée et ne me voyaient plus, s’était mis à leur hurler dessus parce qu’ils m’avaient appelée. J’avais mon nourrisson d’un mois et demi en écharpe qui dormait sur moi, ce qui ne les a pas empêché de me hurler ensuite dessus, m’accusant d’être une mauvaise mère, que de leur temps, les enfants ne prononçaient pas un mot dans le train, etc. Il a fallu attendre un peu pour que quelqu’un dans le wagon me défende…

    Effectivement, un enfant ne peut pas moduler sa voix comme un adulte, s’empêcher de crier ou de pleurer par moments, et je trouve absolument normal qu’ils soient accueillis avec bienveillance dans les espaces publics.

    Par contre, je suis une fervente adepte de l’adage « la liberté des uns commence là où s’arrête celle des autres ». Ce n’est pas parce que j’ai un enfant que je vais lui laisser tout faire au risque de déranger les gens autour de moi. Je suis consciente qu’il ne peut pas rester sans bouger ni parler pendant des heures, par contre je considère qu’il doit aussi apprendre à respecter les lieux et les gens. Et le meilleur moyen pour ca, c’est… de s’en occuper!! Dans le train, je passe tout mon trajet à m’occuper d’eux, jouer avec eux, échanger (pas de tablette, de jeux vidéo, mais des livres, de la pâte à modeler, des feuilles, etc.), et ils sont adorables. J’ai l’horrible souvenir d’un pauvre petit loulou de 11 ou 12 mois qui avait l’air tellement chou, mais qui a passé son temps à hurler pendant un trajet en train parce que ses super parents bobo trouvaient qu’il pouvait bien s’occuper tout seul avec un pauvre livre pendant qu’ils lisaient leur journal. Là oui, j’ai trouvé le comportement de ces parents inadmissible, irrespectueux des autres passagers, et surtout de leur pauvre enfant qui s’ennuyait à mourir…

    Quant aux visites dans les musées, nous y allons très régulièrement depuis toujours. résultat, mes garcons de 8 et 5 sautent de joie quand je leur propose d’aller au musée. Mais là aussi, j’y vais en sachant que je vais adapter ma visite pour qu’elle leur plaise, c’est le meilleur moyen pour qu’ils ne fassent pas n’importe quoi et ne dérangent pas les visiteurs.

    Et pour finir, les restaurants. Je sais que mes enfants sont remuants, donc non, je ne les emmènerai pas dans tous les restaurants sous prétexte que j’ai le droit de le faire et que les autres n’ont qu’à s’en accommoder, et en premier lieu parce que si je m’offre un restaurant 4*, j’ai envie d’en profiter pleinement avec mon époux…

    Bref, la tolérance et le respect mutuel, y’a que ca de vrai, des deux côtés! :)

    • Je suis assez d’accord avec toi, ce qui pourrait me poser problème en fait, dans ce ce que tu dis, c’est que j’ai peur que ça devienne des injonctions. Je veux dire, moi quand je prend le train avec mon fils, je passe effectivement la majeure partie de mon temps à l’occuper, je lui prends des crayons, des livres etc… (qu’il ne peut pas lire tout seul car il a 2 ans). Mais parfois, je m’épuise à chercher à l’occuper encore et encore et encore, à l’empêcher encore et encore de faire tel truc, et avec la fatigue du voyage il m’est déjà arrivé de me trouver dans un état au bord du malaise. Et certains passagers restent en mode « PFFF ELLE POURRAIT OCCUPER SON GAMIN HEIN NON MAIS FRANCHEMENT ». Alors que ça fait genre 5 heures que tu voyages, que tu fais QUE ça l’occuper, que t’as pas dormi, que t’es crevé et que franchement au bout d’un moment c’est pas humain.
      Et je pense que si j’en arrive là c’est parce que j’ai -un peu trop- intégré que « il faut occuper les enfants blablabla » en fait je suis d’accord que c’est vrai mais nous le parents on a aussi nos limites. Et ça les gens ne le voient pas et ne le remarquent pas. Quand t’as des cernes jusqu’au genoux et que ton enfant se met à être un peu agité alors que tout roulait jusque là, tout ce que les gens se disent c’est « ah mais ce que les enfants sont bruyants » « ah mais elle pourrait s’en occuper » etc (alors qu’ils n’avaient même pas remarqué jusque là qu’il y avait un enfant).
      Un autre truc qui me gave c’est les yeux que les gens me font quand je MONTE simplement dans le train avec mon enfant. « C’est « oh Meeeeeeerde un enfaaannnnt » Ils me jettent des regards genre comme si j’étais en train de trimballer un sanglier au bout d’une laisse. (alors qu’en fait il est très tranquille et ne dérange habituellement personne).

      Et par rapport au restaurant, je comprend ce que tu dis et tu n’as pas tort, seulement, tout n’est pas tout noir ou tout blanc. Je suis d’accord que c’est mieux de pas emmener les enfants au restau, ne serait-ce que pour les parents eux-même, mais moi j’ai personne pour garder mon fils le soir, et il m’est arrivé exceptionnellement, genre une ou deux fois par an, d’avoir envie d’aller au restau quand même, et de tester pour voir comment ça se passait. Alors bon franchement c’est pas la mort non plus hein. Je veux dire, ce que les gens ne réalisent pas, c’est qu’on a pas tous des solutions de garde, qu’on a pas toujours 36000 options. De toutes façons, s’il avait passé sa soirée à pleurer, je me serais barrée du restau, parce que c’est insupportable déjà pour moi, en plus de déranger, mais ça va s’il pleure 5 minutes ou s’il est un peu agité pendant un moment, c’est pas non plus ça qui va gâcher le repas des gens, il faut pas exagérer.

      Globalement je suis d’accord avec toi, je suis la première à tout mettre en œuvre pour que mon enfant ne dérange pas les gens et apprenne les règles de savoir-vivre ensemble. Je trouve juste que le niveau d’exigence que j’ai intégré par rapport à ça est tellement élevé que ça me fait péter un plomb, et que c’est aussi aux gens de s’adapter et de savoir vivre ensemble.

  43. Alors moi je suis tolérante avec les enfants qui pleurent, piquent des crises de temps à autres ; bref : qui vivent !

    Par contre, il y a effectivement des limites à tout : j’habite au dessus d’un square.
    Tout le monde me dit « Ouah, tu as trop de la chance d’avoir ce parc en bas de chez toi ! ». Mais en fait, j’attends l’hiver avec impatience : certains enfants HURLENT et CRIENT en permanence dans le parc (et les parents sont apparemment sourds).
    Au 7ème étage, on les entend distinctement avec les double-vitrages fermés, c’est impressionnant.

    Parfois, j’ai l’impression qu’il est arrivé quelque chose de grave tellement les hurlements sont glaçants et je vais jeter un oeil à ma fenêtre : mais non, c’est juste que l’enfant « criard » descend le toboggan !!!

    Je peux comprendre qu’un enfant crie à un moment donné pour raison x ou y (chez mes voisins qui ont des jumelles de 3 ans, il y a régulièrement des « crises » et je le conçois parfaitement…) mais lorsque le même gamin hurle non-stop pendant 1 heure en faisant de la balançoire pendant que j’essaye de bosser chez moi, je suis vraiment au bord de la crise de nerf…

    Je pense que les enfants peuvent très bien s’amuser et passer du bon temps dans un parc sans hurler à tout va non ?
    Pendant ce temps, il dérange vraiment au moins 70 personnes qui vivent juste à côté du parc mais non, il faudrait trouver ça normal et le regarder avec attendrissement parce que c’est enfant et qu’il est dans un espace pour les enfants ?
    Là, franchement, ce n’est pas une question de tolérance ou de bien-être de l’enfant mais juste d’éducation….

    • J’suis peut-être un peu idéaliste ou je sais pas quoi, mais je me demande si les gamins hurleraient pas moins s’ils passaient pas tout leur temps enfermés à se faire chier.
      Et je suis comme toi j’ai HORREUR des cris. ça me stresse à mort.
      Le truc c’est que tu parles d’éducation mais sérieux, t’as des enfants? T’as déjà essayé d’expliquer à un enfant de 3 ans de parler moins fort? C’est juste strictement impossible. Son développement ne le lui permet pas, c’est comme si tu demandais à un bébé de 6 mois de courir, ou à un enfant de 1 an de faire du vélo.
      Et même à 4, 5 ou même 6 ans, c’est encore assez difficile. En plus, c’est sans doute le seul endroit où ils peuvent se dépenser.
      Donc bon c’est un peu facile je trouve de dire « y a qu’à éduquer ». Je suis d’accord que c’est chiant les cris, mais bon c’est pas si facile en vrai. C’est une question d’éducation? Ok alors y a peut-être quelques enfants plus grands, genre 7 ou 8 ans, qui pourraient comprendre le concept de pas hurler pour pas déranger, encore faudrait-il en discuter avec eux. Est-ce que tu es descendu pour leur parler, ou est-ce que tu attends que leurs parents devinent que les cris te dérangent et fassent pour toi le travail de communication que tu attends d’eux juste parce qu’ils sont parents?
      Et moi ce sont des adultes qui hurlent littéralement sous mes fenêtres tous les jours, personne ne les regarde avec attendrissement mais personne non plus ne leur dit de la fermer ou de crier moins fort (et moi non plus, je l’admet… quoi que ça m’est arrivé une fois ou deux, mais ça me demande l’effort de descendre de chez moi). Je me dis souvent qu’ils sont mal élevés ok (ils ont pas l’excuse de l’âge, eux), mais ça n’empêche que j’ai choisi de vivre au centre ville donc j’en supporte les inconvénients (bon, pas toujours sans râler).

      • « personne non plus ne leur dit de la fermer »

        C’est une question que je me pose : pourquoi le rapport à la communauté est-il la responsabilité des seuls parents d’un enfant ? Il est effectivement déjà rare dans l’espace public de voir des adultes signaler à d’autres la gêne qu’ils subissent, et il me semble qu’il y a un tabou à s’adresser directement aux enfants. Les parents vivent avec l’injonction permanente de bien élever leurs enfants sous les regards sévères de la communauté, Pour autant, je parierais que la majorité serait prête à crever les yeux d’un inconnu qui interviendrait auprès de l’enfant dans une situation de gêne. Il y là une forme de repli que je ne comprends pas.Je conçois plus aisément la forme de communauté que décrit Meryl au Kurdistan.

        Pour ce qui est de la place des enfants dans l’espace public, on peut remarquer que les enfants sont très présents dans les lieux fréquentés surtout par les prolétaires, comme les grandes surfaces et les chaines de restauration. Il existe aussi une première classe dans l’accès aux biens de consommation et à la nourriture !

        Et pourtant je n’encouragerait personne à emmener son enfant dans un lieu hostile comme un hypermarché.

        • J’ai réfléchi à ça, et je sais pas si j’ai une réponse définitive, mais je pense que nous vivons dans une société où le seul rapport que nous entretenons aux enfants est le rapport éducatif. Du coup s’adresser à un enfant inconnu suggère (à tort, à mon avis) qu’on est en train de l’éduquer, ce qui est la prérogative des parents et des pédagogues. Eduquer c’est former un enfant (malléable) à ce qu’on veut qu’il devienne, donc les parents apprécient peu que n’importe quel inconnu éduque leur enfant. C’est LEUR enfant, pour ainsi dire leur propriété (mais un peu aussi celle de l’Etat quand même, d’ailleurs les parents n’ont pas toujours la possibilité de choisir les instits de leurs enfants, encore moins les programmes éducatifs, mais ils acceptent d’envoyer leurs enfants à l’école sans trop rechigner).
          Je crois que le fait de s’adresser à un enfant comme on s’adresse à un adulte, juste pour parler, est quelque chose qui échappe aux gens.

          Par rapport aux supermarchés, oui bien sur les pauvres ont plus souvent leurs enfants avec eux puisqu’ils ont moins de solutions de garde. Mais du coup, ça peut être très stressant et difficile pour eux. Je ne vois pas le supermarché comme un endroit plus hostile qu’un autre pour mon enfant. En revanche un endroit très très hostile, c’est la rue tout simplement. En france on (le code de la route je crois?) conseille de tenir les enfants par la main dans la rue jusqu’à l’âge de 8 ans, ce qui est du grand délire. Mais la circulation est très dangereuse et on ne peut pas toujours compter sur un enfant pour penser à ne pas aller sur la route, parfois aussi comme dans les rues « piétonnes » il n’y a pas de trottoir et voitures et motos peuvent débouler de n’importe où, c’est très dangereux pour les enfants. Pour ce qui est des supermarchés, c’est vrai que ce sont des endroits un peu trop stimulants pour des tout petits, mais ça passe, à condition de ne pas y passer trop de temps.

  44. Merci pour cet article. Nous vivons en appartement avec 3 enfants de 5 ans, 3 ans et 4 mois… et ça crie beaucoup. Pas tout le temps bien sûr mais à des moments pénibles. Par exemple, ma fille de 3 ans hurle et se roule par terre tous les matins et tous les soirs dans le couloir où cela résonne beaucoup, ainsi tous les voisins en profitent: elle ne veut pas aller à l’école ou ne veut pas rentrer du parc. Une fois à la maison, elle se calme, mais vu du voisinage, elle passe son temps à hurler. Moi, du coup, je la sermonne voire je la tire par la main car il faut bien avancer. Un jour une voisine a insinué que je maltraitais mes enfants pour qu’ils rechignent ainsi à me suivre. Je me dis que c’est une vieille toupie mais j’avoue être angoissée du regard des voisins depuis ce jour. Et pourquoi? Mes enfants sont très toniques. Nous avons fait le choix d’une éducation sans écrans (ni télé ni tablette ou autre truc qui tient les enfants tranquilles mais ruine leurs capacités de concentration). L’aîné sait presque lire, la petite parle comme un livre, on s’en occupe… mais on fait du bruit. Le bébé a des coliques: il pleure une heure chaque soir, sans qu’on puisse le consoler puis ça s’arrête. On fait notre possible mais oui, c’est bruyant. Votre article m’a fait du bien car il m’a rassurée: c’est normal:) Je saurai quoi dire à ma vieille pie de voisine la prochaine fois.

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  47. Vous représentez totalement l’image du parent qui pense qu’avoir un enfant est un passe droit pour faire chier les gens partout où vous vous déplacez. Votre marmot n’a pas à crier, emmerder le monde que ce soit dans les transports, les lieux publics, ce sont des espaces libres et non dédiés specifiquement à votre marmaille. Vous devez l’éduquer et lui apprendre qu’il y a des comportements à ne pas avoir et des règles en société à respecter. Ce n’est pas parce qu’on n’est pas d’accord avec votre mentalité qu’on est aigri ou je ne sais quoi. Et ne vous étonnez pas de recevoir des insultes, vu votre comportement et vos réactions tres agressives. Un jour vous tomberez sur une personne qui n’essaiera meme plus de dialoguer avec vous, et qui vous foutera une bonne claque à vous ou à votre gamin. Parce qu’une bonne claque oui ça n’a jamais fait de mal à personne et ça vous remet en place direct. Ah et les enfants ce n’est pas la vie comme vous dites, si votre unique but dans la vie est d’etre génitrice d’une petite crotte et de vous reproduire, eh bien sachez que d’autres personnes ont d’autres aspirations dans la vie !

    • C’est simple, si tu touches mon gamin, je te défonce ta sale gueule de pauvre aigri jusqu’à ce qu’on te reconnaisse plus et je t’arrache les yeux. Sérieusement. Je le ferai. Je suis 100% sérieuse, si quelqu’un touche mon gosse, je l’explose, il risque d’y avoir du sang sur les murs. Tu crois quoi, espère ce sombre merde? Que parce que j’suis une « maman » je peux pas défoncer la gueule de quelqu’un? Tu mériterais que ça t’arrive, tiens. Allez va crever ailleurs maintenant.

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