Je me fiche de savoir pourquoi vous mangez de la viande.

Très chers lecteurs que j’aime,
Certains d’entre vous commencent à sérieusement me les briser menues.
Vous voulez manger de la viande? Mangez-en. Vous avez le droit.
Vous êtes mal à l’aise quand j’affirme que manger de la viande, c’est accorder plus de valeur au petit plaisir supplémentaire que vous procure un morceau de viande par rapport à un bol de lentilles, qu’a la vie d’un animal?
Ho, comme c’est triste. Je vous plains.

Cet article pourrait ressembler à une attaque frontale contre les mangeurs de viande. Il n’en est rien. La plupart des gens mangent de la viande, c’est comme ça. Je suis contre, et je n’ai pas peur de le dire, mais c’est comme ça. Et je n’ai rien contre les gens qui mangent de la viande, bien que je ne sois pas d’accord avec le fait de tuer des animaux pour ça. Ils ne font que faire ce qu’ils ont appris à faire et à considérer comme une chose « Normale, Naturelle et Nécessaire ». C’est humain et hautement compréhensible.

Mais, si j’admets et je tolère que des gens tuent des animaux pour les manger alors qu’ils pourraient manger autre chose à la place (parce que je suis bien obligée de supporter cette injustice et parce que je ne peux m’élever contre des pratiques socialement admises sans admettre qu’elles soient socialement « normales » et agir en conséquence), donc si je tolère que les gens mangent de la viande, j’en ai plus que ma claque d’entendre leurs éternelles jérémiades et justifications.

Vous mangez de la viande et vous n’avez pas envie d’arrêter? Mais vous faites ce que vous voulez. Si vous êtes à l’aise avec ça, vous n’avez strictement rien à me dire à ce sujet. Si vous estimez que le petit plaisir de manger un poulet vaut plus que la vie d’un poulet, ou est le problème? Tuez des poulets (ou faites-les tuer par d’autres si le sang et les cris vous rebutent – je me demande bien pourquoi, d’ailleurs) et mangez-les.

Vous avez le droit de manger de la viande. Les animaux, eux, n’ont pas le droit de vivre, parce que vous avez le droit de manger de la viande. Si cette vérité vous met mal à l’aise, ce n’est pas de ma faute, mais de la votre. Je ne traite personne de méchant ou d’irresponsable, je vous met juste en face des faits. Les animaux souffrent, les animaux accordent de la valeur à leur propre vie. Pas les navets ni les carottes.

Ce n’est pas difficile d’être végane. Si vous vous sentez mal à l’aise avec votre choix de manger de la viande, alors arrêtez d’en manger et puis c’est tout. Il y a plein de gens qui ne mangent pas de viande et ils ne sont pas plus malheureux que vous, au contraire; ils passent d’ailleurs plus de temps à se régaler de bons plats végétaliens et à parler cuisine qu’à se justifier de leur comportement. J’en ai un peu ma claque qu’on me rejoue sans arrêt les mille et une raison pour lesquelles truc ou bidule mange de la viande, même si « il n’en mange pas tant que ça de toutes façons » et même si « il mange que de la viande bio » . (D’ailleurs, si tous les gens qui affirment ça disaient la vérité, l’élevage non-bio n’existerait plus. Des gens m’ont déjà soutenu ne manger que de la « viande heureuse » tout en mangeant de la viande industrielle). Ca ne m’intéresse pas, mais alors pas du tout.

Je ne vous comprends pas. A vous entendre, il n’y a aucun problème avec le fait de tuer un animal si c’est pour le manger (mais pas pour toute autre raison, d’ailleurs, pourquoi? Question rhétorique, la réponse ne m’intéresse pas, posez-la vous à vous-même plutôt que de me répondre à moi sans avoir pris la peine de réfléchir à votre réponse). Alors, s’il n’y a pas de problème, il n’y a pas de problème, voilà tout. Puisque la vie des animaux est moins importante que vos habitudes alimentaires, vous n’avez pas à vous justifier de ça en face de moi. Qu’est-ce que j’ai à dire sur votre système de valeurs? Que le mien est différent? Que moi, j’accorde plus d’importance à la vie d’un poulet qu’au plaisir de manger du poulet à la place d’autre chose? C’est dit, je ne vois pas ou est le problème. Si vous êtes vraiment sûrs de votre système de valeurs, cela devrait vous indifférer au plus haut point. Et vous n’avez pas à vous justifier devant moi d’avoir un système de valeur différent. Personne ne vient se justifier devant moi d’aimer le rouge quand je dis que je préfère le bleu. De toutes façons, si votre système de valeur est fait comme ça, je ne pourrai pas le changer, même si je le voulais. Alors n’en parlons pas.

Il est inutile de vous cacher derrière des justifications qui vous déresponsabilisent de votre choix de manger de la viande. Ce n’est pas parce que certains animaux en mangent d’autres que vous êtes obligés de faire pareil. Certains humains mangent de la viande, d’autres non, et c’est votre responsabilité que d’en manger ou pas. Ce n’est pas non plus parce que vous êtes originaire de tel ou tel bled où on raffole de barbaque, que vous n’avez pas le droit de manger autre chose. Ce n’est pas parce que vous n' »aimez pas le tofu » que vous n’avez pas le droit d’aimer autre chose (personne n’est obligé de manger du tofu).

Et pitié, épargnez-moi le cri de la carotte. Un légume n’a rien à voir avec un animal, un animal a beaucoup à voir avec un être humain (on est quoi, des animaux ou des plantes?). Arrêtez de comparer les animaux à des plantes alors que vous refusez toute comparaison entre égorger une vache et égorger un être humain. La vache est bien plus proche de l’humain que du navet, la biologiste vous le garantit, comme si vous en aviez besoin d’ailleurs, parce que vous le savez très bien. Vous savez très bien que les navets ne ressentent ni souffrance, ni plaisir, ni peur, ni espoir, ni attachement, et que les animaux ressentent tout cela et bien plus encore. Vous savez très bien que tuer un animal, c’est lui faire du mal. Vous savez très bien qu’un animal a des préférences et qu’il préfère généralement être frappé ou enfermé plutôt que tué. Vous le savez des chats et des chiens, ne me dites pas que c’est l’inverse pour les cochons ou les vaches. Ne vous couvrez pas de ridicule.

Vous mangez de la viande parce que vous en avez le goût et l’habitude, parce que vous en avez le droit, parce que la société considère que le droit d’un humain de manger un animal prévaut sur le droit de cet animal à vivre. C’est une norme sociale, et non pas une règle naturelle. La nature ne décide pas de ce qui est moral, et vous le savez très bien puisque vous ne vous basez pas sur le comportement du chat pour décider si oui ou non vous devez vous laver le derrière avec votre langue, vous ne vous basez pas sur les meurs de la langouste ou du poisson-lune pour décider de ce qui est moral ou non. La nature ne décide pas non plus de ce qui est normal pour un humain, puisque les normes varient selon les cultures. Ce n’est pas la nature qui décide si un humain estime la vie d’un animal supérieure ou inférieure à son envie de le manger. Elle a bon dos, la nature, elle vous a surtout donné un cerveau et la capacité de juger de ce qui est éthique ou de ce qui ne l’est pas et vous avez le droit de vous en servir. Quant aux convenances sociales, c’est encore vous qui décidez si elles vous conviennent ou pas. Vous n’êtes pas qu’un produit de la société sans jugement ni cervelle. A chaque fois que vous mangez, vous décidez de manger de la viande ou de manger autre chose. Vous n’avez pas à rejeter la responsabilité de votre choix sur « la nature » ou sur « la société ». C’est VOTRE choix. Assumez-le.

Je ne devrais pas avoir besoin de le dire, mais tous les commentaires des gens qui sont là pour se justifier de manger de la viande iront dans la même poubelle que ceux qui viennent se justifier d’aller voir des prostituées ou de se conduire comme Poire « mais il faut les aimer quand même ». J’aime tout le monde de toutes façons, je respecte tout le monde, quelle que soit son espèce ou son régime alimentaire, et ce n’est pas pour ça que j’approuve le comportement de chaque personne sur Terre, et ce n’est pas en venant vous justifier que j’approuverai votre choix de manger de la viande. Ca ne m’intéresse pas. Ca ne me regarde même pas, en fait. Ca vous regarde VOUS, et vous seul. Regardez-vous dans un miroir et dites toutes ces justifications à votre reflet. Ou allez voir les animaux à l’abattoir et expliquez-leur pourquoi ils doivent mourir pour vous, en espérant qu’ils vous pardonnent si vous vous sentez coupables, ou allez en parler à votre psy ou à vos amis qui sont là pour vous écouter et qui en prime seront peut-être d’accord avec vous. Ca vous fera le plus grand bien, et ça me fera des vacances.

Je n’ai pas mangé de viande depuis plus de trois ans, ni de produits laitiers ou d’oeufs depuis un peu plus de deux ans et demi. Je ne suis pas malade, je ne suis pas malheureuse, je suis même en meilleure santé qu’avant et plus épanouie, et surtout en accord avec moi-même. Je ne me nourris pas de tofu et de graines mais de toutes sortes de nourritures que j’aime.

Je ne me sens pas supérieure à qui que ce soit, au contraire puisque j’essaie chaque jour de devenir une meilleure personne, et donc j’évite au maximum de juger les choix différents des autres (ce qui ne m’oblige pas à les entendre m’en parler toutes la journée, soyons clairs, et encore moins à être d’accord ou à faire semblant de l’être). J’évite également d’assimiler une personne à tel ou tel choix qu’elle fait dans sa vie, car un humain est toujours un être complexe aux multiples facettes, et l’humanité ne se divise pas en méchants mangeurs de viandes et gentils végétariens. Et de toutes façons, même si je pensais que tous les mangeurs de viande sont de pauvres abrutis ou d’affreux sanguinaires, qui suis-je pour que vous accordiez tellement d’importance à ce que JE pense de vous?  Vous devriez vous soucier d’une personne qui vous juge et vous méprise juste parce que vous mangez de la viande comme la grande majorité des gens le font? Que vaut l’avis d’une telle personne?

Je ne suis personne ou presque. Je suis une abrutie normale avec un blog et qui essaie de se servir de son cerveau et s’en sert comme elle le peut. Mon jugement vous importe peu, vraiment. Oubliez mon blog, un peu, oubliez-moi, je ne suis pas là pour vous dire ce qui est bien ou mal. C’est vous qui devez le dire. Essayez plutôt de vous juger, de vous demandez ce que vous pensez de vous-même, et agissez en conséquences de vos choix et de votre système de valeur.

143 réflexions au sujet de « Je me fiche de savoir pourquoi vous mangez de la viande. »

  1. Merci pour ce genre d’article, j’aimerais m’en souvenir tout entier pour avoir quelque chose à répondre lorsque les gens se mettent à se justifier sans raison! Et j’en profite au passage pour te dire que j’apprécie beaucoup tes écrits, la réflexion que tu engages m’apporte énormément.
    Bonne route! :)

    • Pareil, je vais l’apprendre par coeur. Sauf le passage ou on respecte les omnivores parce que c’est pas mon cas :D

      • Omnivore? c’est une caractéristique biologique qui ne correspond pas à un choix de régime alimentaire. Ceux qui choisissent de manger de la viande (ou tout autre produit animal, car se dire que le lait et les oeufs n’engendrent pas la souffrance et la mort des animaux) sont des carnistes.

        Très bel article au demeurant. Merci

    • Voilà qui est dit ! Je trouve ce texte très instructif car il résume ce que un grand nombre de personnes végétariennes et véganes pense, souvent obligé d’argumenter comme s’il lui fallait « s’excuser » de sa façon de manger et comme si, en effet, ne pas consommer de viande était « anormal ». Cet article devrait être publié dans d’autres revues ou journaux car il est très pertinent. Merci pour cette belle lucidité.

  2. C’est vraiment cool ce que tu écrit, ça fait écho à mon expérience de végétarien parce qu’on entend tous les même conneries tous les jours sans arrêts…
    Je suis rassuré de voir un blog comme le tien, ça redore le blason de l’humanité à mes yeux…
    Je ne peux que t’encourager de continuer ton blog, tu as du courage et du sang froid, je ne pourrai pas assumer la même chose sans m’énerver constamment.

  3. Bon courage, tu va te prendre une avalanche de commentaires plus désespérants les uns que les autres !

  4. Merci de résumer ma pensé… Cet article est en effet ce que je me dis à chaque fois qu’on me sort les arguments des entreprises agro-alimentaires…

  5. Merci pour cet article. Tu as tout à fait raison: à chacun de se regarder dans un miroir pour se juger soi-même. Marre des justifications d’omni agressifs. Je leur réponds souvent que j’ai moi même été omni avant d’être végé, que je ne suis donc pas là pour les juger… Chacun évolue à son rythme. Merci pour ton blog et bonne continuation.

  6. Tu es vraiment trop diplomate, ça fait genre 1000 fois que tu l’expliques et y en a toujours un pour venir faire le cri de la carotte ou du pauvre « agressé » par ton « intolérance » ispèce de méchante vegan. (D’ailleurs tu fais quoi des couilles que tu arraches (vu que tu es féministe) si tu les manges pas ?)

      • Sinon, tu aurais pu dire qu’on te casse les ovaires. C’est pas plus idiot que de dire casser les couilles. Ou les pieds si tu veux être neutre-genre ;-)

        • Oui les ovaires. Ou les noix, c’est bien les noix. Enfin je suppose que les ovaires ne ressemblent pas moins à des noix que les testicules.

          Ou même les gonades, tiens, ça pour être neutre, c’est neutre.

          • Je m’incruste juste dans la conversation (d’habitude je lis, juste) pour proposer une autre alternative : chez nous, on dit les couettes. C’est presque comme couille, sauf en plus poli et ça marche pour j’en ai ras les couettes (mon préféré), je m’en bats les couettes, etc.
            Bon par contre c’est pas tout à fait neutre-genre (même si dans les faits c’est moins discriminant que de s’en battre les organes reproducteurs) et dans la vraie vie j’ai même pas de couettes en plus.

            Sinon, ça commence pas à faire lourd de se greffer tous les attributs en question ? D:

  7. Je dois avouer que c’est une méthode d’argumentation que j’avais jamais vu auparavant, une sorte de mélange de démagogie (VOUS, ect) et de pédagogie, c’est assez intéressant. Après et ce que ça peut convaincre ou pas? Sachant que je remarque un petit peu de « mépris » dans tes propos. L’interlocuteur peut se sentir agresser, après j’interprète peut être mal. Mais je pense que le débat est nécessaire, les personnes qui sont un minimum sensibles réfléchirons sur le sujet ou changerons leur mode d’alimentation et les autres, faut les laisser tranquille. Je pense qu’on peut pas changer le monde d’un coup, les habitudes sont encrées et elles sont difficiles à enlever…

    • Ouais, sauf que quand une personne vient se justifier auprès de toi de manger de la viande / d’aller aux putes / d’être un Poire etc. elle vient pas pour débattre. Elle vient pour te convaincre qu’elle est quelqu’un de bien. Comme si on en avait quelque chose à foutre.

      C’est très facile de dire qu’on est quelqu’un de bien. Je veux dire, ça coûte rien. N’importe qui pense ça un minimum de sa personne, sinon elle se tirerait une balle. C’est plus difficile de le prouver dans les faits. Perso, je préfère une personne qui la ferme et agit qu’une personne qui essaye désespérément de te prouver qu’elle est gentille et que si elle encourage des système oppressifs c’est parce qu’elle a pas le choix, ouin-ouin.

      En plus quel intérêt d’essayer de prouver à une personne que tu connais pas sur internet que t’es une gentille personne ? On est pas des psy bénévoles : on a pas à écouter les problèmes de conscience de toute la blogosphère.

  8. J’adore. Je me suis senti agressé, foutu de moi, et rabaissé au rang du mouton souriant et stéréotypé ; cela, à travers une vingtaine de ligne où tu démontes mes idées les unes après les autres qui font de moi un mangeur de viande, industrielle ou pas.

    Mais j’adore, j’en ai le sourire béant. Je respecte tes idées et j’y adhère sans y participer malgré moi, cependant c’est surtout sur ta manière d’écrire très percutante qui me plaît -et je ne parle pas du simple coup de poing pour rétablir la chaîne alimentaire des couillons, mais là tu te défoules carrément sur le type à terre ! ahahah-. Ce qui fait que je te lit presque autant pour me gourmander du texte que de tes pensées.
    Je me permet donc un grand bravo pour ta si belle écriture et je te souhaite beaucoup de plaisir à pouvoir te lâcher d’une manière tellement exaltante, je pense qu’il n’y a rien de mieux que l’écriture pour déverser les choses qui nous pèsent le plus, et c’est en ça que le net est un bordel incroyable. Je prend l’exemple de nombre de prisonniers qui ont écrit pendant leur(s) peine(s) et combien qui avouent au final que c’est du papier et un crayon qui leur ont permis de s’en sortir (et je ne parle pas de la réintégration dans la société […] mais d’un point de vue psychologique).

    Une question tout de même, car ça m’intéresse : il y a des personnes beaucoup plus habile à l’écrit que par la parole et, pour ta part, tu arrives à formuler tes pensées dans une discussion avec d’autres personnes ?

    • Dans une discussion c’est pas toujours facile. L’avantage d’un blog c’est que c’est toi qui a la parole et qu’on te laisse finir ce que t’as à dire, ceux qui voudront lire liront et les autres feront autre chose. Dans une discussion en chair et en os, le problème, c’est que même si tu arrives à formuler tes idées correctement, les gens ne t’écoutent pas toujours, ils te coupent la parole. Et c’est aussi la moindre des politesses de les laisser finir ce qu’ils ont à dire, et ce même si ce sont des choses que j’ai déjà entendues 1000 fois et qui n’apportent rien et font que la discussion est stérile. Je peux pas juste supprimer ce qu’ils disent comme ici je filtre les commentaires (ce qui permet d’avoir des débats beaucoup plus intéressants puisque je laisse tout ce qui est constructif et je vire le reste). D’un autre côté dans la vraie vie tu peux choisir à qui tu parles de tel sujet. Donc j’évite généralement toute discussion avec des gens qui sont sur la défensive. Parfois je suis quand même obligée de supporter qu’une personne m’explique pourquoi elle mange de la viande (c’est pas rare que les gens fassent ça juste parce que toi tu n’en manges pas alors que tu n’as rien dit!), ça peut être très long et très chiant, mais disons que je fais semblant d’écouter et je ne répond rien. Donc en effet c’est ici que je me lâche. Après je peux aussi avoir des discussions très constructives avec des gens qui s’intéressent vraiment au sujet, mais c’est rare, les gens sont moins posés…

      • L’écriture libère… d’ailleurs on n’a jamais autant vu d’écrivain et de livres qu’à notre époque et avec le développement d’internet et cie. C’est Gutenberge qui nous a « libéré » en quelque sorte et ainsi a pu être répandue l’information et la connaissance jusque là réservée à une élite ! Par l’écriture, on se parle aussi à soi-même (celui qui écrit), on se reprend, on se corrige…et en interaction avec « l’autre », comme sur internet ou comme au téléphone, on débat…et une autre forme de communication s’établit ! Ecrire pour certains, est un besoin, peut-être plus que pour d’autres d’ailleurs qui préfèrent la communication directe ! mais à notre époque où tout va vite, où plus personne ne s’écoute vraiment, écrire justement est à réapprendre, cela permet d’aller au bout de sa pensée…et en effet, de « mieux écouter » l’Autre…Il y a trop à lire pourrions-nous dire ? oui, c’est vrai ! à nous de trier ce dont nous avons besoin…

  9. Wao.

    Maintenant je crois que je vais un peu plus oser envoyer bouler les gens qui me sortent leurs arguments (et les pires, ceux qui s’étalent sur des recette de cuisine à base d’animaux) juste parce qu’ils apprennent que je suis végé.

    Merci <3

  10. Bonjour!
    Et bien bravo pour cet article qui a bien la classe Douglas!
    Moi même je mange de la viande, et je trouve ca un peu nul, il faut que je fasse un travail sur moi même pour arrêter. J’ai déjà essayé une fois mais ca a raté par reflex -_-
    Bref, pas de justification, juste pour dire que même en tant que mangeuse de viande, j’approuve tes dires!
    Surtout que c’est assez d’actualité vu qu’ils ont de nouveau autorisé les farines animales, et ce même pour les poissons… v_v

  11. Merci pour ce cri du cœur. Je m’y retrouve en grande partie.
    C’est vrai qu’il faut beaucoup de patience pour faire face aux sempiternelles réactions -toujours les mêmes-.
    Me dire que nous sommes de plus en plus nombreux me donne du courage, ainsi que tes articles ! Merci !

  12. J’aime beaucoup cet article parce qu’il est très posé et empathique…
    Il amène le lecteur à se poser 2s et réfléchir à ses croyances.

  13. Ping : Cause Animale | Pearltrees

  14. Explorer calmement le champs des possibles (si simplistes) leur serait tellement libérateur et facile.

    Que d’énergies, de rage, de peurs, d’angoisses et de résistances gaspillées dans ces fournées d’arguments tous moins réfléchis les uns que les autres tout en osant nous targuer NOUS d’être « sectaires ».

    L’homme est tellement au dessus de la nature (on l’aura entendu à l’excès tous dans nos vies), alors pourquoi le replacer dedans quand il s’agit de justifier d’une chose qui (pour une fois) n’a rien à voir avec ?

    Il n’a jamais s’agit de convaincre ni de rallier à une cause et encore moins forcer à quoi que ce soit (contrairement à « finit ta viande » qui aura bercé l’enfance de tant de gens).

    Si vous pouviez non pas trouver la « force », mais au contraire trouver le détachement, juste vous laisser aller à accepter la simple possibilité d’une façon de voir la vie et cette éthique portant le droit à vivre « pour tous » (à défaut du mariage) à sa juste valeur (pour nous du moins), cela vous ferait tellement de bien, ne plus avoir à vous battre contre ces arguments qui finalement vous dérangent par leur simple existence (tout comme j’avais été verbalement agressé à une table par un omnivore « bon vivant » par ma simple présence silencieuse)… Ne plus avoir finalement à vous battre contre vous même (transféré sur le ou la première venue… L’elfe en l’occurrence)

    Faites-vous du bien s’il vous plait (et ça vous plairait, je vous le garantit)

    • Libérateur ? Peut-être, même si j’imagine que ça dépend des gens. Facile ? Loin de là. Suffit de voir les commentaires sur cette page même, de gens qui voudraient arrêter mais n’y arrivent pas, on se croirait chez tabac-info-service, demandez conseil à votre médecin.

      Je ne sais pas si la viande et les produits d’origine animale sont addictogènes comme peut l’être la nicotine (je sais juste que ça peut être vachement bon, mais beaucoup de fumeurs en disent autant du tabac — alors je reconnais qu’il y a des tabacs qui ne sentent pas mauvais, mais… je m’égare), mais dans nos régions la consommation de produits d’origine animale concerne beaucoup, beaucoup plus de monde que le tabac, en beaucoup plus grande quantité. Elle commence dans la toute petite enfance (je vais dire une connerie, mais le lait maternel, après tout, c’est pas du jus de tomate), elle est valorisée par la société, que ce soit sur le plan de la santé, de la gastronomie, ou même de l’emploi, pourquoi pas. Bref, même en étant convaincu du bien-fondé de ce choix, ce qui n’est déjà pas gagné, faut vraiment être motivé pour arrêter — sans parler de l’investissement personnel que ça demande, ne serait-ce que pour (ré)apprendre à cuisiner, les contraintes sociales que ça crée… Tout ça n’est pas insurmontable, mais de là à dire que c’est facile, non, décidément pas.

      • C’est facile quand on y réfléchit d’une certaine façon. Y a des obstacles bien sur, mais rien de bien grave à mon avis. Quand on pense au sort des animaux, on se dit tout de suite que ne pas manger de viande c’est pas un sacrifice énorme. Quant aux addictions, elles existent peut-être, mais à mon avis la difficulté est surtout de changer ses habitudes et de faire évoluer ses goûts.

        • Je vais parler de ma propre expérience.
          Dans un peu plus d’un mois, je vais fêter ma première année de passage au végéta*isme.
          Dans un peu moins d’un mois, je vais avoir plus de 40 ans.
          Je suis issue d’une famille qui consommait de la viande (et des produits laitiers) pratiquement à chaque repas. J’adorais les viandes rôties, fumées, la charcuterie, le fromage etc… bref j’étais une omnivore à forte prédominance carnivore sans complexes.
          Un jour, j’ai pris conscience de ce que subissaient les animaux réservés à notre alimentation… ces êtres vivants…sentients… comme mon chien, comme mon chat, comme nous humains.
          Le déclic s’est alors produit, plus jamais je n’avalerai un morceau de chair. Le passage vers une alimentation vgR puis vgL s’est fait assez facilement après quelques apprentissages nutritionnels de base. Je n’ai pas vraiment ressenti de manque du goût de la viande, peut être grâce à ma très forte conviction? En parallèle, j’ai aussi découvert d’autres façons de cuisiner, d’autres goûts mais également appris à varier mes menus et je m’en réjouis encore chaque jour davantage.
          Je suis une fumeuse assidue depuis un bon nombre d’années et à l’heure actuelle je fume encore malgré plusieurs tentatives d’arrêt. Addiction? Manque de volonté?…
          Je ne pense pas être unique et en conclusion, je dirait que cela ne me semble en effet pas si difficile d’arrêter sa consommation de viande, pour certainEs cela se fera progressivement, pour d’autres plus radicalement.

  15. Ahahaha, tu devrais écrire une partie « modération » toi aussi, sur ton blog dans laquelle tu ferais une synthèse de tout ça. :D Je crois que ça te permettrait de tout dire une bonne fois pour toute (même si perso, j’adore tes coups de gueule ^^).

    T’es en forme en ce moment ! J’adore.
    Encore, encore ! \o/

  16. Je mange de la viande, ça pourrait être un peu ton nouveau « je mange mes excréments », non? ;)
    En parallèle à ta réflexion (qui m’interpelle, en tant que mangeuse de cadavres à la volonté défaillante) :
    http://terrain.revues.org/2932 (une étude sur l’évolution des dégoûts alimentaires, la « dénaturalisation » de l’apparence des morceaux de viandes et l’évolution des perspectives morales).

  17. « Très chers lecteurs que j’aime,
    Certains d’entre vous commencent à sérieusement me les briser menues.
    Vous voulez ne pas manger de viande? N’en mangez pas. Vous avez le droit.
    Vous êtes mal à l’aise quand j’affirme que manger de la viande, c’est nécessaire, et que je me ressers sous vos yeux en découpant inconsciemment la cuisse d’un esclave que j’ai, sans y songer, condamné à une vie de malheur ?
    Oh, comme c’est triste. Je vous plains.

    etc. »

    Personnellement, j’aime trop emmerder les gens pour dire « mangez donc de la viande, vous en avez le droit ! » Parmi les omnis que je connais, il y en a qui sont très végé-friendly, et je les ennuie absolument pas (sauf pour taquiner les flexitariennes qui s’ignorent :p) ; mais les autres, ceux qui me traînent au restaurant sans se préoccuper à l’avance de ce qu’il y a sur la carte, les « bons vivants » qui me filent une conserve de petits pois à Noël, etc. : là, je me gêne pas pour en parler, sans pour autant être chiant à chaque fois (sauf pour ma famille, qui à force d’entendre mes explications, finit par en avoir un peu marre).

    Alors, non, je ne dirai jamais : vous avez le droit de manger de la viande. Car on n’a pas plus le droit de tuer un animal qu’un être humain. Du moins, si on accepte que la loi se fonde sur une espèce de « droit naturel » cristallisé autour de valeurs telles que le respect de l’autre.
    En revanche, sur le fond : « Arrêtez de m’attaquer moi et occupez-vous un peu de votre poire âme », je suis d’accord :D

    • Oui j’ai un peu hésité en écrivant ça mais je veux dire qu’ils en ont le droit légal, que la société le leur autorise. Après pour ce qui est des considérations éthiques, c’est autre chose.

    • je suis d’accord avec l’argument ci-dessus, ça me dérange un peu ce terme « droit », il faudrait peut-être dire « ce n’est pas actuellement puni par la loi », ou autre chose dans le genre, ou peut-être « vous pouvez » (dans le sens c’est faisable) … Je n’ai pas de réponse parfaite, mais parler de droit, ça donne trop de crédit et trop de légitimité à une pratique qui ne l’est pas.

      En tout cas un immense bravo pour ton article, je me suis régalée, je vais le faire lire à quelques amis vegans (je doute que les omnis de base comprennent la réflexion).

      • Moi, j’avais très bien compris le mot « droit » comme le droit octroyé par la société, ça me semblait limpide…

  18. Orgasme intellectuel.
    L’argument (comme si j’en avais besoin…) qu’on m’oppose le plus souvent ces temps-ci est le coup du relativisme, dans le pur style « c’est ton combat, pas le mien ». Et ils sont tout de même prêts à t’affirmer que les gens qui crèvent et souffrent, « ça ne les concerne pas tant que ça ne les touche pas directement ».

    A croire que les gens seraient prêts à cautionner les pires atrocités pour se convaincre que le fait qu’en comparaison, c’est pas si mal de manger de la viande.

  19. Je suis assez épatée car, à l’origine, je ne pensais pas que les végétariens pouvaient s’en prendre autant dans la tête. Et puis j’ai commencé à réfléchir au problème. Je voudrais arrêter, et je pense sincèrement que je vais bientôt franchir le pas. Eh bien figure-toi que rien que de parler du fait que j’y pense, ça déchaîne les passions ! J’ai été surprise, la première fois, j’ai d’ailleurs dû parler d’abord des tests sur les animaux : ça, ça y est, j’achète des produits qui ne testent pas. Eh bien rien que ça, les gens ça les énerve, parce que eux ne font pas l’effort. Ils se sentent visés, alors que moi, j’étais juste toute contente d’avoir franchi le pas. Parler de devenir végétarienne, c’est pire ! =/ Je ne pensais pas que c’était si mal vu de penser au bien-être des animaux. Mais j’ai compris ma leçon, j’y pense en silence, et je franchirai le pas en silence aussi…!

    • Pareil…Dès que j’ai commencé à formuler l’idée qu’être vegan, ça a du sens et je devrais essayer au moins, j’ai eu des résistences aussi. Mais ça me rend pas silencieuse pour autant, moins bavarde peut être sur ce sujet :D

    • Étrangement, j’ai trouvé que passer végéta*ien, c’était moins difficile que de chercher des produits non testés (et quand je déménagerai, tout ce cirque recommencera en plus ; alors que pour les produits végés, mes repères je les ai, je les garde).
      Mais bon, je ne mangeais déjà pas beaucoup de viande à la base (environ deux petits steaks hachés par semaine), alors je suppose que pour d’autres personnes, ça doit être plus difficile…
      Content que tu aies rejoint notre secte, AudVoo ;)

      • Mouhaha, pas encore…Mais j’avance, et bassine tout mon entourage avec des plats vegan (assez réussis par ailleurs)! ;)

        • Ca va, si contrairement à moi tu ne leur infliges pas le produit d’expériences ratées… (enfin heureusement je rate pas trop souvent quand même).

    • Une petite phrase de Confucius que je trouve bien à propos : Quand tu veux faire quelque chose, rappelle toi que tu auras contre toi, ceux qui voudraient faire la même chose, tous ceux qui voulaient le contraire, et l’immense majorité de ceux qui ne voulaient rien faire.

  20. « Vous êtes mal à l’aise quand j’affirme que manger de la viande, c’est accorder plus de valeur au petit plaisir supplémentaire que vous procure un morceau de viande par rapport à un bol de lentilles, qu’a la vie d’un animal?
    Ho, comme c’est triste. Je vous plains. »

    Y a un état d’esprit vraiment triste, le « Quel différence je vais faire toute façon ? »
    Comme dans « Qu’est-ce que ça va changer si je sauve quelques dizaines d’animaux à titre personnel, face aux quantités qui ne seront pas sauvés ? »

    Jsais pas ce qui est le plus dur pour l’omni qui se véganise …
    Reconnaître la violence extrême du comportement d’une majorité de nos proches ? En s’en détachant, on peut la reconnaître pour ce qu’elle est, et l’omni peut préférer ne pas remettre en question sa considération de « tous les autres .. » (Avant, tout le monde mangeait normalement trois fois par jour. Maintenant, tous les autres se transforment en meurtriers trois fois par jour. Qu’est-ce que je préfèrerais penser ..?..)
    Ou comprendre que sauver une poule sur un million, c’est une victoire énorme pour cette poule là, même si ça ressemble à une défaite statistique ..?.. (ou un m² de forêt vierge sur un million ou whatever) Ce défaitisme statistique, style « tous les autres ont voté autrement que moi, j’ai plus qu’à laisser complètement tomber mon idée, la vérité majoritaire doit être la vérité universelle, ou au moins la vérité supérieure. Et le fait majoritaire doit être encouragé, par (faux) principe démocratique ».

    Bref, jsais pas si c’est les implications de l’antispécisme (ou du féminisme) qui sont trop effrayantes pour y adhérer facilement (« tous ces comportements que j’observe chez mes proches, comment puis-je accepter de les considérer comme des crimes ? »), ou l’endoctrinement et le mimétisme consensuel qui sont trop bien intégrés .. Je suppose qu’il faut bosser sur les deux tableaux (et d’autres encore) pour pousser les omnis à réfléchir ..

  21. salut =)
    Ton site fait vraiment du bien, nous réapprend à penser pour nous mais aussi pour les autres, même si des fois ce sont pas les réactions espérés , il y a au moins des déclics et le mouvement commence comme ça.

    Pour les excuses dernièrement j’ai eu le droit à de belles , comme me dire que de toutes façons les animaux n’ont pas conscience qui souffrent,quand ils sont enfermés,qu’ils connaissent pas autre choses,qu’ ils sont nés dans ces conditions etc etc un peu comme un jeune enfant,l’innocence… autant dire que ça m’as coupé le souffle car cela justifie tout ! les gens me font peur..
    Et aussi, une amie qui me dit qu’elle m’admire ,qu’elle adhère complètement a mon choix et que elle aussi partage ma pensée ,ce a quoi je lui dit que c’est dommage qu’elle consomme tjr de la viande et des poissons,et elle me répond que c’est par « paresse » la je m’énerve légèrement quand même et me fait le coup « c’est naturel de manger de la viande » … no comment bref des fois je préférais que les gens se taisent, plutôt que de devoir constater leur manque d’humanité et leurs trop plein de bêtises .

  22.  » Un légume n’a rien à voir avec un animal, un animal a beaucoup à voir avec un être humain (on est quoi, des animaux ou des plantes? »
    C’est faux! Les bébés naissent dans les choux c’est bien connu!

    Blague à part, bon article sur la remise en question, le tout est d’assumer ses choix et d’arrêter de casser les couilles aux autres pour les leurs.

  23. J’aurais voulu savoir si tu avais une réponse rapide et tranchante à l’argument « c’est prouvé scientifiquement que les végétaux souffrent quand on les coupe ». C’est une forme de cri de la carotte mais insidieux car il s’appuie sur des pseudo-constatations scientifiques et en général, le conneau qui dégaine cette phrase est si fier et si sûr de sa connerie que ça me coupe le souffle. En plus, je dois dire que je n’y connais pas grand chose, à la souffrance des végétaux. Je veux bien admettre qu’il y a en effet une forme de conscience, mais à un niveau complètement différent de ce qu’est capable d’appréhender l’humain. Résultat : je balbutie au sujet du système nerveux, du fait que faut bien manger quand même et que de deux maux (souffrance animale vs souffrance végétale), mieux vaut choisir le moindre, bref, rien de bien convaincant qui me fasse ressortir grandie (et surtout, le conneau amoindri ou au moins un minimum éduqué…).

    Peut-être n’y a-t-il pas de réponse en dehors de la fuite ? A bien y réfléchir, quelqu’un capable de sortir cet argument qui pue le dernier ressort fera de toute façon preuve de la plus crasse des mauvaise foi quelle que soit la réponse apportée… Je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdue….

    • Le cri de la carotte tant raillé est la première objection qui m’est venu lorsque j’ai entendu parlé de veganisme pour la première fois, et qui reste la plus importante. Ce n’est pas forcément pour se moquer, c’est juste qu’en tant qu’omnivore, ce que je ressens (là je parle sentiment et non rationnel), un lapin me semble aussi proche de moi, disons que la Terre du Soleil. Après, c’est sûr que les plantes, c’est plus Pluton (voire une planète d’une autre galaxie).
      Mais je pense que c’est l’effet de distanciation, d’étranger qui joue sur l’acceptation (ou non) sentimentale du veganisme.
      Pour ma part, le veganisme me convainc mais ne me persuade pas (encore).
      Je pense qu’il n’y a pas de réponse pour les végétaux, il y en a une pour certains animaux, je pense que tu ne peux te raccrocher qu’à ça (à moins d’être fruitarien). :)
      PS: J’avance et je recule avec le véganisme, donc désolée si ce n’est pas très clair…

    • Je n’ai pas les chiffres exacts en tête, mais il faut genre 7kg de végétaux en moyenne pour produire 1kg de viande. Donc si on se soucie de causer le moins de souffrance aux végétaux, il vaut mieux les consommer directement que d’en faire manger une grande quantité à des animaux qu’on va faire souffrir à leur tour.

      D’ailleurs, sans parler spécifiquement de souffrance des végétaux, c’est un argument valable pour ceux qui se soucient de ne pas prélever trop de ressources naturelles.

    • Réponds « si la souffrance des autres te touche tellement que tu as peur de faire mal a une carotte, deviens fruitarien. Ou arrête de me faire chier avec des arguments irrationnels. »

      L’inconvénient c’est que tu lui tends une perche de ouf pour qu’il t’accuse d’être un(e) végé intolerant(e).

  24. Merci pour cet article!

    Le passage suivant m’a fait particulièrement réfléchir, je partage mes pensées en vrac à la suite:
     » Essayez plutôt de vous juger, de vous demandez ce que vous pensez de vous-même, et agissez en conséquences de vos choix et de votre système de valeur. »

    J’ai l’impression que les gens préfèrent souvent que les végétariens les jugent plutôt que de se juger tout-es seul-e-s, peut-être parce qu’ils/elles ont peur que leur jugement soit plus dur que celui des VGs.
    C’est en partie lié au fait qu’on est dans une société où il est dur de penser, et au fait qu’on est « infantilisé-e-s » (je met le mot en parenthèses parce que c’est pas le fait d’être un enfant qui est problématique, plus le traitement bêtifiant qui va avec), ce qui pourrait laisser penser que les omnis préfèrent être jugés par un parent/autorité plutôt que par eux-mêmes…Ce qui sous-entend que certain-e-s *savent* dans le fond qu’il n’est pas éthique d’exploiter les animaux, et c’est pour ça qu’ils font à la fois chier les végés mais accordent paradoxalement tant d’importance à leur choix : ils s’en remettent aux végés pour leur « dire ce qu’ils doivent faire », car ils sont conscient qu’ils ne sont pas logique dans leur comportement envers les animaux, donc ils s’en remettent à la figure du parent/végé qui « sait ce qu’il fait » pour ne pas se sentir jugé trop durement et avoir peut-être une choix « tout cuit dans le bec » à faire…

    Je sais pas si je suis claire, mais en gros être autonome dans sa pensée c’est souvent trop dure, mieux vaut s’en remettre aux autres (ici, les Vgs) tout en ricanant pour ne pas vraiment réfléchir.

  25. Ping : NON, une lasagne, ça ne se mange pas ! | Les Questions Composent

  26. Bonjour,

    Bon, je ne suis pas végétarienne, encore moins vegan, mais je comprends tout à fait ce que tu dis :) Ce n’est pas pour rien que je suis lis ton blog :)

    Je ne mange presque pas de viande, environ une fois par mois, mais bon c’est déjà trop et je mange des œufs, du fromage etc.

    Mon problème est de trouver des recettes appétissantes végétariennes et végan. Quand je dis appétissantes je veux parler de recettes sans « fausse viande » car je trouve cela vraiment pas bon, je déteste le tofu etc.

    Par ailleurs, mon conjoint vient d’une famille où on mange de la viande midi et soir, il n’a pas eu de problème à diminuer sa ration mais en mange toujours au moins 2 fois par semaine. Je ne sais donc pas comment faire pour les repas…

  27. c’est pète burnes l’éducation populaire, hein…je sais pas comment tu tiens.
    bravo en tout cas, belle résistance.
    j’ai peur que ça ne serve pas à grand chose pour le lambda. en réalité l’expérience (et la psychologie comportementaliste) (et l’éducation positive chez le chien, mais ils vont pas aimer que je les compare à des chiens, et mon chien en sera vexé, donc oublie ça^^) prouve que le lambda, ce crétin absolu qui ne s’étonne pas d’avoir ce qu’il a quand un Ethiopien n’a pas 4 ans de survie devant lui (mais comme disait Desproges ils sont loin et ils sont noirs, allons), le lambda donc, ne réagit qu’au renforcement positif.
    c’est à dire à la récompense. la gratification.
    ce n’est pas gratifiant d’être vegan. non. ça ne rapporte pas spécialement de thune ni de reconnaissance sociale, à la limite si tu pouvais démontrer que ça fait pousser les nichons et les bites peut-être qu’ils le croiraient (certainement en fait) et que ça les motiverait mais si tu crois qu’une conséquence positive pour autre chose que leur petit cul peut les motiver là je crois que tu te vends du rêve.
    à lire: science et comportement humain, b f skinner.
    (enfin au moins regarde de quoi ça cause. tu devrais voir tes congénères comme ils sont, après ça. désolée.)

    • Ya une frange de lambdas pour qui la reconnaissance des militants, ou l’intégrité morale tient lieu de « renforcement positif ». On n’est pas là pour changer la « nature humaine », on ne prétend pas la comprendre, et en fait c’est pas très important et ça n’empèche pas de faire ce qu’on peut pour limiter les dégâts ..

      Si un labo te sort une preuve béton que « à la fin de l’histoire, les riches gagnent et le prolétariat se fait entuber » (c’est un exemple), tu laisses tout tomber et tu vas t’enchainer toi-même dans une usine ?

  28. pour commentaire je dirai ceci. lorsque j’ai commencé à être vegan, des gens ne sont moqués de moi parce que j ‘vais la capacité de dire si une patate était bien « morte » ou non. C’est a dire la capacité de déterminer la vibration énergétique d’ une patate en la touchant et dire si elle était cuite. quelques années plus tard, des scientifiques ont mis au point un procédé scientifiques permettant de « voir » la vibration énergétique de végétaux. ils ont fait notamment des comparatifs entre graines germées ( magnifique halo coloré à l’image) et grains cuits (halo rikiki et peu de lumière). Il a été officiellement déterminé que les poissons éprouvaient des sentiments et des souffrances au début des années deux mille, alors qu’avant on disait que n ‘ayant pas de système nerveux jugé comme « sensible » de nombreuses espèces ne devaient RIEN ressentir.Alors tu comprendras que j’espère bien qu’un jour on dira, se basant sur des recherches à partir de la mémoire de l’eau , et de la valeur énergétique des légumes après « traitements divers » que les végétaux « ressentent » des choses. et que je n ‘apprécie pas le discours de ceux ou celles, spécistes, qui pensent que la vie d ‘un végétal vaut moins que la vie d ‘un animal, car il y a des gens, même carnivores qui pensent le contraire, ET C’EST UNE VERITE. à prendre en considération. Ensuite je dirai que végan ne suffit pas.. pour changer tout un systeme de valeur il faut d’abord changer les valeurs qui y sont associées, séparemment. Bonne chance

    • C’est pas une question de « moins valoir ». Il n’y a aucune hiérarchie des espèces. C’est une question d’avoir une conscience et des intérêts à défendre. Les plantes n’en ont pas, même si elles sont vivantes. Donner le droit de ne pas souffrir à une plante c’est comme donner le droit de vote à une poule, c’est un droit sans objet, puisque la plante ne souffre pas, la poule ne vote pas. En plus c’est bien joli de dire « des scientifiques ont dit ça », mais sans références, les scientifiques disent ce qu’on veut. Moi je ne me prononcerai pas sans avoir lu les études en question.

      • http://www.laviedesidees.fr/Les-bacteries-pensent-aussi.html

        Ici une thèse sympa pour expliquer que l’home est a-naturel. Pas exactement comme le reste de la nature, pas précisément identique à un orang-outan : il a une « valeur intelectuelle » supérieure. Du point de vue de l’intelligence humaine. C’est un peu tautologique.
        Un animal qui, en plus d’être conscient d’être conscient (parce que les animaux sont conscients, et ils savent qu’ils sont conscient), est conscient d’être conscient d’être conscient.

        http://www.laviedesidees.fr/Ce-que-sait-la-montagne.html

        Ici l’antithèse, il fait aussi partie de la nature, quand même, et si l’eau n’est PAS une fin en soi, mais un moyen, c’est quand même astucieux de s’assurer qu’elle Demeure un moyen sain d’être en bonne santé, et pas un moyen d’empoisoner tout et tout le monde.

        Au final on a l’anthropocentrisme, qui méprise tout ce qui n’est pas humain, le biocentrisme, qui reconnaît que toute vie est une fin en soi, un but en soi, et on peut imaginer un « sentio-centrisme », qui reconnaît la nécessité de ne pas brutaliser tout ce qui peut avoir conscience d’être brutalisé.
        http://www.cahiers-antispecistes.org/spip.php?article281

        Genre l’eau, nan, c’est minéral, elle s’en fout de ce qu’elle subit.

      • J’ai pas relevé mais en effet les expériences sur la mémoire de l’eau se sont révélées être des fumisteries.

  29. Bravo & Merci pour ce texte !
    Maintenant, quand on me demande pourquoi je suis devenue végétalienne, je réponds tout simplement « pourquoi, vous, vous ne l’êtes pas encore ? »… Je n’y croyais pas au début, mais ça met fin net à la conversation et ça m’épargne toutes les remarques à la con !
    Je découvre ton blog et continue à la feuilleter,
    À très bientôt

  30. Je me suis pas mal reconnue dans certains témoignages.Ca ne fait pas encore 1 an que je suis végétarienne, (juste 6 mois environ), j’ai eu le déclic en voguant sur internet, en voyant des messages pro-vegan, en regardant des vidéos, etc…C’est venu en 3-4 mois, j’avais de plus en plus de dégoût à manger de la viande du coup. Bref, si pour la viande ça a été relativement facile d’arrêter complétement, je m’aperçois que ce n’est pas évident de devenir complétement végan, et en particulier quand tu ne connais personne qui l’est (je ne connais même pas UN SEUL végétaRien en réel…), et que tu es issue d’une famille de grands carnivores. Quand j’ai dit que je ne mangeais plus de viande, on m’a regardé comme si j’étais devenue cinglée, et comme si du coup j’allais mourir dans l’année…J’ai essayé d’expliquer que si si, il y avait des protéines dans bien d’autres aliments, que je m’étais informée un peu avant quand même, ça n’est pas passé si facilement. Je n’ai pas encore osé dire que je ne mangeais plus non plus de poisson, fromage, oeufs, produits laitiers…(je n’ai pas envie d’affronter les « heinnnn??Mais t’es folle c’est super dangereux!! J’ai décidé d’y aller très progressivement, je leur annoncerai ça quand je serai incollable sur le sujet et les recettes) du coup on m’en propose, et vu que c’est la base de notre alimentation familiale, à moins de passer pour une anorexique et de tout refuser, j’en mange encore parfois, quand je suis invitée. Bref, je ne vois pas trop comment faire sur ce point là pour l’instant, je ne me vois pas demander à mes hôtes de cuisiner sans viande/poisson/oeufs/lait juste pour moi.(D’ailleurs, on me répondrait certainement que c’est juste impossible de faire un menu sans aucun de ces aliments.) J’ai bien trouvé quelques trucs du genre, « non non vas-y, je me servirai toute seule après » (et là je fais style je suis trèèès occupée a refaire mon lacet/aller faire pipi/ me verser un verre d’eau…) et discrètement quand tout le monde a commencé à manger je peux enfin me servir et faire le tri en ayant la paix. (Mais bon, ça ne fonctionne pas à tous les coups et pas pour tous les plats. ). C’est ça aussi qui est difficile, de toujours avoir à se justifier, à expliquer. En tous cas, je suis heureuse d’avoir enfin ouvert les yeux. Non, ce n’est vraiment pas un grand sacrifice de se passer de viande, comparé à ce qu’on fait subir aux animaux, c’en est même rageant car c’est surtout une question d’habitudes alimentaires, bien ancrées dans la société, vu qu’on peut faire aussi bon et sain (même plus sain en fait) sans aucun produit animal. Faudrait juste réapprendre à cuisiner autrement. Bref, merci pour ce joli post, moi aussi j’aimerais qu’on me fiche la paix quand je me sers à table, qu’on arrête d’essayer de me convaincre que ce n’est pas bon pour la santé, que je vais être malade, que « oui mais bon, c’est comme ça, ce ne sont que des animaux / pfff, c’est de la sensiblerie tout ça / on est des carnivores / et tous les enfants qui meurent dans le monde c’est bien pire / et moi je pourrais pas j’aime troooop la viande, et blablabla » j’en passe et des meilleures…L’homme est un animal, les animaux ressentent les mêmes choses que nous, je ne vois donc pas pourquoi je mangerais mes semblables, et de quel droit je me permets de les torturer juste pour le plaisir. Ce qui me fait peur en fait, c’est que j’ai mis + de 30 ans à en arriver à cette réflexion, ça craint. A quoi je pensais avant? En fait, je ne savais même pas qu’on pouvait vivre en bonne santé sans manger de produits animaux. Et dans mon assiette c’était de la viande, pas un animal. Je savais bien pourtant que c’était du boeuf, du veau, une petite caille…mais c’est comme si mon cerveau refusait de faire le lien avec l’animal vivant. Et je n’imaginais pas non plus les atrocités qu’on leur faisait subir. La première fois que j’ai réalisé ça, (ou que mon cerveau en a vraiment pris note…? Parce que forcement j’ai dû fermer les yeux avant, c’est impossible de n’avoir jamais su en plus de 30 ans) c’est quand j’ai vu le clip de Damien Saez « j’accuse », il y a quelques mois, c’est à partir de là que j’ai commencé à ouvrir les yeux, (sur un tas d’autres choses aussi d’ailleurs…) Voilà, je ne pourrais pas revenir en arrière, j’ai contribué à toutes ces atrocités mais désormais c’est terminé, je vais essayer d’avancer en accord avec ma conscience. Merci à vous tous d’être là et de montrer qu’un autre monde est possible. J’apprends de vous chaque jour. (et désolée pour le pavé :p)

    • Coucou,
      En effet quand on devient végétarien ou végan on est souvent assez isolé au début et c’est vraiment pas facile. Mais bon, il faut pas aller plus vite que la musique, les choses évoluent petit à petit, les gens se décoincent… Ca m’est arrivé que des amis omnivores m’invitent à manger et qu’ils fassent un menu 100% vegan rien que pour moi et je ne m’y attendais pas du tout. On a parfois de bonnes surprises. Ce qui est difficile c’est le contact avec les gens, surtout la famille. Moi je n’ai pas eu tellement de problème mais pour certains la famille a des réactions très extrêmes, puis parfois au bout de quelques mois, voire quelques années, le végétalisme de la personne est finalement accepté et ça devient quelque chose qui va de soi… Je te souhaite bon courage en tout cas!

    • Bonjour Audrey,
      Je me permets de réagir à ton témoignage car il m’a beaucoup émue et je reconnais dans ton éveil (végan) un peu de mon parcours (j’ai posté un peu plus haut). Cela faisait environ un an que je commençais sérieusement à me poser des questions sur notre légitimité à consommer des animaux et c’est après avoir visionné un reportage sur une chaîne tv que le gros déclic s’est produit dans ma tête; Ensuite, comme toi, c’est à force de naviguer sur le net, de rechercher encore et encore des infos à ce sujet que ma conscience s’est affirmée. Des vidéos, des extraits de films comme Earthlings ou Le sang des bêtes (je n’ose pas encore les regarder en entier), la remise en question du spécisme, les chiffres de l’abomination quotidienne, tout ce qu’on cache… L’apprentissage est san fin.
      Aujourd’hui j’ai compris.
      Comme toi, je n’ai pas trouvé particulièrement difficile (sur le plan gustatif) le fait de ne plus consommer de produits d’origine animale. Le dégoût et la raison ont eu raison de mes habitudes culinaires ; Comme je l’ai dit plus haut, mon passage vers le végétalisme s’est fait progressivement mais relativement rapidement.
      Je crois également qu’à l’heure actuelle, le plus difficile lorsqu’on choisit de dire non (!) est de réussir à gérer tout ce qui est en rapport à notre environnement social (notre cadre familial, milieu professionnel, relations sociales etc.) puisque cette (criante) injustice est encore si peu reconnue et si peu dénoncée à notre époque.
      Enfin comme toi, je me demande aussi comment j’ai pu mettre tant de temps à réagir et j’ai parfois tellement envie de hurler et de pleurer! …
      Grâce à la verve, la Connaissance, l’intelligence et l’impressionnant travail de personnes comme l’Elfe et plein d’autres, Oui l’individu lambda peut se conscientiser et choisir la remise en question de ces « vérités » qu’on nous inculque! On se sent aussi tellement moins seulEs. MERCI à eux.
      Je te souhaite sincèrement beaucoup de courage et une très bonne continuation… Qui sait, on se croisera peut-être au fil du net… :-)

  31. Bravo! Un jour j’arriverai aussi à m’exprimer comme ça, au lieu de me sentir rougir et bafouiller après deux phrases parce que je pense à toutes les horreurs de l’exploitation animale et je me laisse submerger par mes émotions.

  32. Je dois dire que ça fait vraiment du bien de lire une telle chose. Je dirais que ça soulage même parce que étant végétarienne j’ai toujours le droit au même discours. C’est fou ça d’ailleurs que les omnivores puissent tous avoir le même discours et les mêmes arguments totalement inutiles et qui, je pense, ne peuvent même pas être qualifié d’arguments. « J’aime trop la viande pour être végéta*ien », « J’ai essayé pendant une semaine mais ça n’a pas marché, je voulais trop remanger de la viande. », « Mais tu n’en as pas marre de toujours manger la même chose? », « Mais avec la viande bio, les animaux souffrent moins / Dans les abatoires les animaux meurent sur le coup et n’ont pas le temps de souffrir ». Et ensuite, on essaie de discuter calmement et ça fini toujours en « De toute façon tu es INTOLERANT(E) ! » Merde alors.
    Bref, je suis végétarienne et dès que je le pourrais (parce que ce n’est pas moi qui ai le porte monnaie mais maman, oui j’ai que 17 ans) je passerais au veganisme.

    Fight for animals rights ♥

  33. Voilà ce que je dois apprendre par coeur tellement c’est juste et bien vu : « Vous mangez de la viande parce que vous en avez le goût et l’habitude, parce que vous en avez le droit, parce que la société considère que le droit d’un humain de manger un animal prévaut sur le droit de cet animal à vivre. C’est une norme sociale, et non pas une règle naturelle. La nature ne décide pas de ce qui est moral, et vous le savez très bien puisque vous ne vous basez pas sur le comportement du chat pour décider si oui ou non vous devez vous laver le derrière avec votre langue, vous ne vous basez pas sur les meurs de la langouste ou du poisson-lune pour décider de ce qui est moral ou non. La nature ne décide pas non plus de ce qui est normal pour un humain, puisque les normes varient selon les cultures. Ce n’est pas la nature qui décide si un humain estime la vie d’un animal supérieure ou inférieure à son envie de le manger. Elle a bon dos, la nature, elle vous a surtout donné un cerveau et la capacité de juger de ce qui est éthique ou de ce qui ne l’est pas et vous avez le droit de vous en servir. Quant aux convenances sociales, c’est encore vous qui décidez si elles vous conviennent ou pas. Vous n’êtes pas qu’un produit de la société sans jugement ni cervelle. A chaque fois que vous mangez, vous décidez de manger de la viande ou de manger autre chose. Vous n’avez pas à rejeter la responsabilité de votre choix sur « la nature » ou sur « la société ». C’est VOTRE choix. Assumez-le.  »

    Je re cite tellement j’adhère. A l’ensemble de l’article aussi, ça fait du bien de lire ça.

  34. Article très intéressant …
    Je suis personnellement encore trop égoïste pour arrêter complétement de manger de la viande, mais je m’améliore petit à petit …
    Par contre j’aurais une question (peut être un peu « bête ») par rapport aux vegan.
    Je comprend le fait « éthique » de ne pas manger, de viande rouge, de poisson, ect. par contre pour le miel, les œufs et le lait j’ai plus de mal à comprendre.
    Surtout dans le cas d’une récolte de miel ou de lait « traditionnelle » et d’œufs non fécondés (la poule qui pond sans coq …), je ne vois vraiment pas de soucis au niveau éthique …

    • D’abord, il est tout à fait faux de penser que l’élevage traditionnel est exempt de cruauté. Le livre Un Eternel Treblinka est frappant à ce sujet, il recense de nombreuses tortures de l’élevage traditionnel. Un exemple est l’arrachage des testicules des veaux pour en faire des bœufs. Toute exploitation d’animaux à des fins humaines semble nécessairement s’accompagner de maltraitances graves (même des fins comme la compagnie: le documentaire Earthlings révèle les atrocités que nous faisons subir aux chats et aux chiens).

      Pour répondre plus précisément à ta question:
      Une récolte de lait, qu’elle soit traditionnelle ou pas, implique qu’une vache ait un petit. Ce petit si c’est un mâle sera envoyé à l’abattoir, que l’élevage soit petit ou grand, traditionnel ou pas, bio ou pas. Les vaches sont tuées vers l’âge de 4 ans car leur rendement diminue quand elles vieillissent. L’industrie du lait et l’industrie de la viande sont donc étroitement liées. La plupart des plats préparés « au bœuf » ont toujours contenu la viande de ces animaux laitiers.
      De plus la sélection génétique est assez cruelle également puisque les vaches souffrent de leur surproduction de lait (sous-poids, infections des mammelles, boîteries…)
      Un site sur le sujet: http://www.lait-vache.info/

      De même que les poules en « fin de carrière » âgées de seulement un an se retrouveront dans les nuggets du macdo. Une pratique particulièrement cruelle de l’industrie des œufs consiste à trier les poussins mâles et femelles à la sortie de l’œuf (puisque seules les femelles pondront) et de supprimer les mâles par broyage dans la plupart des cas, plus rarement pas asphyxie. Cette pratique a lieu pour tous les élevages, bio ou pas (d’ailleurs les élevages « bio » ou « fermiers » se fournissent en poules dans les mêmes usines à poules que les autres).
      Des pratiques comme le débecquage par contre n’ont pas lieu dans tous les élevages (mais quand même la grande majorité). Il s’agit de couper le bec du poussin femelle avec un fer chaud.

      Ces pratiques amènent à se demander de quel droit nous élevons des animaux pour nous fournir des produits. Personnellement, je trouve problématique de considérer une vache comme une machine à lait, et une poule comme une machin à œufs. Les animaux sont traités ainsi parce qu’ils ne sont pas considérés comme des individus qui existent pour eux-même, mais comme des machines productrices. D’ailleurs les gens sont parfois très étonnés d’apprendre que les vaches ne font du lait que quand elles ont eu un petit… Comme tous les mammifères (dont les femmes).

      Pour le miel, certains végétaliens en consomment occasionnellement, mais il y a également de nombreuses pratiques cruelles. Si cela t’intéresse il y a un dossier très complet là-dessus dans le numéro 2 du mag de la société végane que tu peux télécharger gratuitement ici: http://www.societevegane.fr/.

      Au final bien que ça paraisse complexe et pas si évident que ça au premier abord, se passer de ces produits animaux est infiniment plus simple et facile que de casser la tête à chercher des solutions « respectueuses des animaux » pour les obtenir.

      Enfin il est intéressant de souligner que si la viande est une catastrophe écologique à l’échelle planétaire, le lait est bien pire encore, et si on devait faire du lait sans tuer de veaux ou de vaches, il faudrait élever de très nombreuses vaches sur des terrains immenses pour obtenir quelques litres de lait à un prix prohibitif qui serait réservé aux riches et coûterait beaucoup à la planète.
      Les œufs sont un peu plus facile à obtenir « respectueusement » mais personnellement je me refuserais à l’achat de tout animal (mais je ne suis pas contre en récupérer s’ils sont abandonnés ou vont à l’abattoir).

        • Forcément, non. Disons dans la plupart des cas et de façons diverses (par exemple l’aspirine n’a été testée que tardivement et bien après qu’on ait commencé à l’utiliser, pour révéler qu’elle était mortelle pour les rats et les lapins; de même pour la pénicilline qui tue les cobayes).

          Chaque personne a une réponse différente… La plupart essaient de trouver d’autres moyens de se soigner que les médicaments: phytothérapie, homéopathie (là je suis sceptique mais bon si ça convient à certains)… Et de s’intéresser beaucoup plus à la prévention des maladies et de la douleur, notamment par l’alimentation. C’est à mon avis une approche plus saine. Mais bien sur ça ne suffit pas toujours, d’autant plus qu’on compte tellement sur la médecine allopathique dans nos sociétés qu’on ne développe que très peu les alternatives qui pourtant existent et sont parfois très prometteuses (je pense notamment à l’hypnose).
          J’ai réussi à quasiment supprimer mon problème de migraines (qui avait déjà baissé quand j’ai stoppé les produits laitiers) grâce à la respiration et la méditation. On a dans l’idée qu’on ne peut régler ainsi que les problèmes « imaginaires ». Je peux pourtant témoigner que les migraines n’ont rien d’irréel, ceux qui en ont déjà souffert en conviendront. Bien sur ça demande un travail sur soi et c’est plus difficile que de prendre un cachet. De plus, quand on travaille, on est soumis à divers stress qui peuvent créer des souffrances (dont les migraines, mais pas seulement, ça peut aller du rhume à la dépression) et il est difficile de faire autrement que de souffrir…

          Mais bref. En cas de maladie grave ou de très forte douleur je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de vegans pour refuser des médicaments même testés sur les animaux.

          • Je pensais plus à la recherche médicale, en fait. Est-ce qu’un vegan pourrait être chercheur contre le SIDA ou le cancer, sachant qu’il passe son temps à essayer de soigner des singes ou des rongeurs qu’il a lui même contaminé.

          • Ca fait longtemps qu’on n’utilise plus d’animaux pour la recherche contre le SIDA…
            Et tu as une drôle d’idée de la recherche.
            Si ça peut répondre à ta question, j’ai cessé de travailler dans la recherche.

      • Merci pour cette réponse documentée :)
        A vrai dire je me posais la question par rapport à un exemple précis. Quand j’étais petite une poule avait élue domicile dans notre jardin (les joies de la campagne) et nous avons pu bénéficier quelques temps d’œufs frais (et elle de miettes, graines etc.).
        Et comme je vois beaucoup de vegan très à cheval (sans jeux de mots) sur ce qu’il peuvent ou ne peuvent pas manger, je me demandais si dans ce contexte un vegan pouvait se l’autoriser ou s’il resterait sur ses positions (après je me doute évidemment que cela dépend de la personne, comme toujours …)

        • Oui ça dépend des gens… Personnellement même si j’aimais des œufs j’ai perdu l’habitude et je ne me vois pas en remanger. Mais je ne vois pas de problème éthique à ça, dans ce cas précis. Après y en a qui vont te dire que végane c’est végétalien et donc pas d’œufs. Je ne suis pas tellement d’accord, je pense que le véganisme c’est surtout une façon d’envisager notre rapport aux animaux, même si les œufs ne sont « éthiques » que de façon exceptionnelle.

          • Oui c’est ce que je me disais aussi, merci pour la réponse à cette question (ultra) précise xD

            Ce blog est vraiment excellent, il ouvre de nombreuses fenêtres qu’on ne voyait pas, mais dont on sentait l’existence …
            (quand la métaphore bancale vient en aide pour exprimer une émotion …)

  35. Merci de tout cœur, vraiment… percutant, logique, nickel, comme tant d’autres sur ce blog.
    Puis-je te demander la permission de le traduire en Italien ? J’ai quelques contacts transalpins à qui ça ferait le plus grand bien…

    Merci encore !!

    • J’aurais préféré en Anglais, mais ne te gêne pas ^^ Avec un petit lien ici ce serait top (même si le site est qu’en français mais bon).

  36. J’aimerai beaucoup savoir ce que tu penses de la viande in vitro? Ca n’est pas encore rentable aujourd’hui mais les technologies évoluent (très) vite et cela permettrait de se passer de l’abattage d’animaux sans se priver de viande pour autant…

    • Bah je vois pas trop l’intérêt… Perso je suis assez méfiante, je préfère manger des aliments peu transformés, puis autant la viande semble indispensable gustativement quand on y est habitué, autant ensuite on pense à autre chose et généralement on se rend compte que c’est rien du tout… Même les « fausses viandes » c’est plutôt pour rassurer les nouveaux véganes qu’autre chose je trouve (et certaines sont d’ailleurs très bien faites, du moins dans la cuisine chinoise/vietnamienne).

  37. Je suis d’accord avec toi, quand on essaye de se justifier, c’est que l’on se sent coupable.
    Tout d’abord, je trouve ton blog intéressant, bien écrit, et étonnamment ouvert pour un site écrit par une végan avertie, qui s’assume, qui en parle, mais qui accepte (sans comprendre) que d’autres personnes ne pensent pas comme eux. Cela donne à réfléchir, cela ouvre l’esprit des autres. C’est bien.
    Si tous les végans pouvaient agir comme toi, je pense que la cause serait mieux acceptée, et que plus de monde s’y intéresserait sans se braquer.

    J’aimerais croire que l’on peut vivre en très bonne santé en ne mangeant plus de viande du tout (encore qu’avec toute la pollution, les médocs dans l’eau, c’est un maigre mieux), j’aimerais croire que l’homme est capable de vivre en harmonie avec la nature.
    Je vais continuer de suivre ton blog, en espérant que tu publieras d’autres articles.

    Je ne suis pas d’accord avec tout (par exemple, je pense que les plantes peuvent avoir peur, ou peut être mal, puisqu’elles savent communiquer à leurs congénères la venue d’un prédateur animal quand elles se font manger). Pour moi, un être capable de communiquer est un être qui ressent des choses. Pas comme un animal, différemment. Je pense surtout qu’il serait bon de respecter la VIE en général, qu’on la mange ou pas, qu’on arrête ce gâchis.
    Une diminution de la consommation de viande réduite au quart ce ce qu’elle est (je parle de la consommation, et non de la production) serait une grandiose avancée pour le droit animal, pour l’écologie. Et pourquoi pas tendre, ensuite, vers un moins, toujours moins… ? Mais peut être que je rêve… ou pas?

    Bon blog en tout cas :)

    • Il faut déjà une dose d’énergie conséquente pour faire accepter son véganisme, quand on est végan. Par contre, peu d’omnivores souffrent d’être rejetés par les végétariens, je crois que tu inverses les rôles.

      « Une diminution de la consommation de viande réduite au quart ce ce qu’elle est (je parle de la consommation, et non de la production) serait une grandiose avancée pour le droit animal, pour l’écologie. »

      Pour l’écologie, sûrement. Pour le droit des animaux … Quels animaux ? Pas ceux qui se trouvent être le quart qui reste, en tout cas. Affranchir les trois quarts des esclaves et ne rien changer pour les autres ? Je veux bien admettre que c’est « déjà ça », mais c’est juste une concession, pas un changement de paradigme.
      Comme si on disait « les salaires des femmes sont inférieurs à ceux des hommes de 20% ? Ok, on va les augmenter de 3%. Par féminisme. »

  38. Je viens de tomber sur ce beau morceau de mauvaise fois (doublée d’un poil de paranoïa, à la fin):
    « Pratiquement tous les animaux que nous mangeons ont été élevé dans ce but, et ne seraient même pas nés autrement. Un paysan « traditionnel » respecte ses animaux, les aimes et les traites bien, pendant toute une vie où ils jouissent des aspects positifs de l’existence et de la conscience, avec une fin aussi rapide et non-souffrante que possible. En quoi non-naître serait un meilleur respect à leur conscience ? Bref, manger de la viande n’implique aucunement de faire souffrir un être conscient (c’est bien pour ça que le mauvais traitement fait aux animaux dans de nombreux élevages et abattages industriels est innacceptable). D’autant qu’historiquement, l’être plutot mal pourvu en dents et griffes que nous somme a vraisemblablement été d’abord nécrophage, partageant avec d’autres les restes laissés par les prédateurs. Manger un animal déjà mort n’est pas faire souffrir une conscience (par contre du point de vu sanitaire, c’est autre chose).
    (….) je n’arrive pas a voir en quoi manger du fromage nuit à la conscience de la vache. (…)Bref, s’il s’agit de défendre une cause, c’est respectable, mais a condition d’annoncer la couleur, plutot que d’instrumentaliser des sciences pour faire pression sur le lecteur. »
    Commentaire trouvé ici: http://www.slate.fr/story/62453/devenir-conscient-vie-homme-animal

    Bref, je comprend qu’à force de lire ce genre de chose on sature…
    J’ai conscience que personne (y compris moi) n’est jamais vraiment à l’abri quant à l’usage d’arguments bidons pour justifier son comportement mais la mauvaise fois, la malhonnêteté intellectuelle et l’agressivité ont en plus l’inconvénient d’empêcher le dialogue, la remise en question. Et quand des gens se sentent personnellement agressés, sommés de se justifier, victimes de « pressions » simplement en lisant un texte me paraît assez révélateur d’un fonctionnement problématique qui ne concerne, au fond, que le lecteur.

    • http://www.vegetarismus.ch/heft/f2010-2/accro.htm

      « La consommation de viande n’est pas seulement une habitude, elle possède aussi des propriétés semblables à celles des drogues dures: si on administre de la naloxone2 à une personne, on obtient le même effet que chez un toxicomane: l’envie de viande (et de poisson) diminue.
      Heureusement, il suffit de 3 semaines d’alimentation végétarienne pour inverser cette dépendance physique. « 

  39. J’ai lu l’article d’un bout à l’autre.

    Alors, oui, je mange de la viande, enfin, ça m’arrive disons, je ne suis pas un grand fan, mais je n’ai pas de principes. Je comprends qu’on puisse en avoir, même si je ne les partage pas (et je vais très bien merci).

    J’aurai simplement une question. Ce n’est pas un troll hein, mais vraiment une question. Quel est le lien avec les oeufs et le lait ? Ont-ils eux aussi des sentiments, ou craignent-ils pour leur vie ? (c’est l’argument principal qui est avancé en ce qui concerne les viandes, d’où mon questionnement).

    Je n’ai aucune intention de faire changer d’avis qui que ce soit, je voudrais simplement mieux comprendre la démarche.

    Merci.

    • « pas de principes » lol ça me fait rire. des principes, quoi. Pourquoi tu t’occupes de tes enfants? Tu pourrais les laisser crever. Si tu vois un gosse en train de se noyer, tu vas pas l’aider parce que ça fait trop genre « le mec qui a des principes »? Si un gars qui fait la manche tourne la tête tu lui voles son chapeau plein de pièces pour aller t’acheter un coca parce que c’est ringard d’avoir « des principes »?
      Je n’ai jamais parlé de principes mais d’éthique.

      Pour répondre pour les œufs et le lait j’ai déjà répondu entre autres dans ce commentaire.

      • Je suppose que seules vos réponses ont le droit d’être agressives ?

        Dans tous les cas, merci pour le lien, ça répond à ma question.

        • Je suis pas agressive. Je trouve juste ça drôle parce que tu confonds principes et éthique et que si on applique cette confusion à d’autres domaines, ça donne des situations un peu cocasses. Simplement tu ne confonds que pour le végétarisme car ça ne rentre pas dans ta conception de l’éthique, donc tu appelles ça « principe ». Mais tu n’es pas plus dénué d’éthique que n’importe qui, tout le monde a une éthique.

  40. Bonjour,

    J’ai cliqué sur le lien vers ton article via Facebook, ce qui m’a donné l’occasion de parcourir rapidement ton blog et de lire attentivement cet article.
    Je suis d’accord sur le fait que les raisons de manger de la viande ne font pas le poids par rapport à celles de ne pas en manger (d’ailleurs j’ai arrêté de manger de la viande à 2 ans – et oui, c’est jeune – et du poisson, des œufs et du lait il y a 2 ans).
    Néanmoins, je préfère nuancer, car je pense que les gens qui avancent des arguments fallacieux sont souvent des gens mal informés, qui répètent un discours plaqué qu’on lit dans les magazines, dans les publi-communiqués, ou qu’on voit dans les émissions télévisées. Je pense qu’il est donc cavalier de critiquer ces personnes qui mériteraient, plutôt qu’une agression frontale (outch, en lisant, de vrais arguments, pourquoi pas avec images et surtout, solutions à l’appui. Je comprends ta révolte, mais ne crois-tu pas que cette provocation risque d’enfoncer un peu plus le clou concernant l’image (erronée, elle aussi) des végéta*iens ? (« bobios », mangeurs de graines et de salades, pas drôles, pas sortables et tout et tout). Je préfère, auprès de mon entourage, parler en mon propre nom, leur expliquer (si et seulement s’ils me le demandent) les raisons pour lesquelles je ne consomme pas de produits animaux, sans me faire l’avocat des pauvres bêtes qui se font massacrer sous le couvert du bien-être protéinique de l’humanité. Si certaines réponses pourraient me faire sortir de mes gonds (« l’homme a toujours mangé de la viande », « la bouffe végétarienne c’est triste » etc.), je préfère en sourire et proposer de faire goûter un repas (dans un restaurant végétarien ou concocté par mes soins) pour qu’ils se fassent une idée de ce qu’on peut manger alternativement aux protéines végétales et je parle (selon le degré de proximité avec la personne) des conditions de vie et d’abattage des bêtes ainsi que de leur propre alimentation à elles… Généralement, les gens sont davantage dégoûtés par cela que par le bien-être des animaux eux-mêmes. Mais ce n’est pas grave ! Les mentalités commencent (très, trop ?) doucement à changer, et déjà, à ma toute petite échelle, je constate une évolution parmi mes amis : de plus en plus de repas végétariens dans la semaine, exclusion de la viande rouge,… N’est-ce pas déjà un gros pas en avant ? En outre, l’avènement du bio fait beaucoup de bien au végéta*isme, car en poussant la porte d’une Biocoop, le néophyte omnivore est tenté de goûter de nouvelles choses, au détriment des mauvaises, donc. Et des exemples, j’en ai plus d’un.

    Ce n’est pas en montant au créneau de manière sporadique et désorganisée que les choses vont avancer. Sans prêcher, il s’agit d’écouter les arguments de l’autre, comme on le ferait pour n’importe quelle discussion polémique, puis d’avancer les siens, pour faire avancer le débat (et non le faire stagner…). Donc oui, je suis végétalienne, mais pas à n’importe quel prix. Je ne veux pas me mettre le monde à dos, car si j’aime les animaux, j’aime mes amis encore plus. Je les respecte (mes amis comme les animaux d’ailleurs) et respecte leurs opinions. Je sais que si tu as créé ce blog et adopte un ton volontairement acerbe pour « piquer » les esprits, ce n’est pas pour te faire des amis, mais si tu peux éviter de te faire des cheveux blancs et répéter que les commentaires de certains te courent sur le haricot, c’est bien aussi, non ?
    En tout cas, tes propos ne laissent pas indifférent et c’est certainement le but recherché, alors continue, je repasserai peut-être te lire à l’occasion.

    • Tu viens me donner des leçons alors que je ne t’ai rien demandé. Est-ce que j’ai l’air de te demander ton avis? Continue à être gentille et souriante pour pas vexer les povres mangeurs de viande et « donner une bonne image du végétarisme » (quelle connerie) et laisse les autres s’exprimer comme ils veulent, même si des fois « houlala c’est pas gentil ».

    • « « bobios », mangeurs de graines et de salades, pas drôles, pas sortables et tout et tout »

      Les [insérer une catégorie de personne ici] c’est tous des nazes, ils [insérer caricature ici], et ils font tous [insérer stigmate].

      Je vais exiger qu’ils se conforment à ce que j’attend d’eux avant de les écouter, sinon je considèrerais qu’ils correspondent au stigmate et à la caricature que j’ai inventé pour eux, et que ça invalide tout ce qu’ils disent. Comme ça, ils passeront tout leur temps à prouver qu’ils ne correspondent pas à la caricature en question, qu’ils ne portent pas les stigmates en question, et je pourrais invalider leurs arguments sans jamais me remettre en question, et sans même écouter leurs arguments. En fait, je n’ai même pas besoin de les voir vraiment pour savoir comment ils sont.

      « le militantisme est le stade suprème de l’aliénation ». C’est à dire que, quand tu as intériorisé les à prioris des autres, et que tu considère que tu dois nier une quantité indéfinie d’à priori arbitraires te concernant, montrer patte blanche avant d’exprimer ton avis à toi, t’es aliéné.

      Je suis tout à fait pour la communication non-violente, et la non-violence en général. Mais la violence, elle est pas dans le discours du végan : elle est dans ce dont il traite, à savoir le mode de vie des omnis. Tu peux pas changer la phrase de « vous tuez des poussins » à « vous êtes un peu incorrects avec des poussins ». C’est pas un allègement du discours, c’est un travestissement totale de ce que t’as voulu dire. Tu le dis calmement à l’omni, et si ça le met mal à l’aise, ça le regarde, mais ça t’évite de vivre dans un gros mensonge. Et si tu considères que « nul n’est prophète en son pays », et que ça sert à rien d’essayer de convaincre ta famille ou tes amis de longue date, par exemple, parce qu’ils feront un blocage sur le fait que Toi tu essayes de les convertir, tu peux aussi juste éviter d’en parler beaucoup avec eux, certes.

  41. N’empêche, quand je lis tous ces commentaires qui disent que « quand on est végétarien on s’en prend plein la gueule quotidiennement », « des Poire j’en connais plein », « mes copin-e-s célibataires c’est tou-te-s des affamé-e-s »… je me dis que soit les gens qui passent sur ce blog fréquentent tous des connards en pensant que c’est la norme, soit c’est moi qui suis une asociale et j’ai la chance inouïe que les trois personnes que je fréquente soient saines d’esprit…

  42. Bonjour! :)
    Je viens de lire ton article. Je suis une mangeuse de viande, mais malgré cela je trouve ton discours très pertinent et assez tolérant, ce qui m’a plu! :) Bien sûr, je ne changerai pas mon alimentation pour autant, mais je suis contente de ne pas tomber sur une extrémiste comme on en trouve souvent dans d’autres blogs ou même dans les commentaires précédents.
    Pour la petite anecdote : apparemment, selon les scientifiques, les plantes auraient une « conscience végétale » :p bon je te dis ça juste pour te taquiner! Ne le prend pas mal!
    Allez bye ;)

  43. J’ai envie d’écrire le même article à propos du couple, car je suis polyamoureux, et j’entends souvent les MEMES conneries que celles citées par cet article. De gens qui se justifient d’être monogames alors que tu leur as pas demandé de le faire (par la Nature, la Société, la tradition romantique…) au lieu d’assumer que c’est LEUR choix, et qu’ils sont juste jaloux et possessifs, et n’ont pas la volonté de refréner ces défauts (ce que je juge pas, parce que des névroses on en a tous ou presque, mais faut pas se déresponsabiliser sur un facteur extérieur).

    Bon évidemment, les enjeux ne sont pas les mêmes, mais la démarche est finalement la même.

  44. Simple curiosité de la part d’un omnivore : Est-ce qu’on peut selon vous parler de veggiphobie ?

  45. Ping : Anti-spécisme | Pearltrees

  46. Excellent texte, qui fait beaucoup de bien. Je juge personnellement que mon envie de manger de la viande est plus importante que la vie des animaux et je suis heureux de voir que vous comprenez que rien ne pourra me faire changer d’avis. Merci encore pour cet appel au respect de la liberté humaine.

  47. Bonjour, ça fait quelques jours que je fréquente le blog et sa lecture provoque de vives réactions.
    Merci
    Heureusement, j’ai des moments de solitude ces temps-ci, ce qui me permet de tranquillement remettre en cause, certains de mes a prioris.

    Au sujet de la viande, je me demande s’il existe du jus de viande synthétique et sain (du « goût » de viande), pour accommoder les plats et faire plaisir à ses papilles sans avoir recours aux animaux.
    Pour info, je suis sur la route du végétarisme depuis deux mois que je suis en Chine (c’est le gâchis invraisemblable de nourriture et surtout de viande, qui m’a travaillé, petit à petit, lors de mon dernier séjour et qui m’a poussé à franchir le pas, cette fois). Et je précise, que j’étais un fervent bouffeur de viandes.

    • En chine ils utilisent du glutamate monosodique je crois, mais il parait que c’est mauvais pour la santé. (en tous cas on en trouve dans les magasins d’alimentation asiatique et ils s’en servent dans les restaus asiat).
      J’utilise parfois des cubes de bouillon ou de la « marmite » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Marmite_%28aliment%29) mais ça contient du glutamate monosodique donc à utiliser avec parcimonie.
      Sinon pour le « goût viande », surtout le goût poulet, les industriels utilisent parfois du gluten de blé, qui lui n’est a priori pas mauvais pour la santé (sauf pour les intolérants au gluten bien sur). Avec de la farine de gluten on peut fabriquer du seitan.
      C’est marrant je connais quelqu’un d’autre (français) qui est devenu végétarien en chine.

      • Merci pour les réponses.
        Quant à la Chine, c’est pour moi, un pays de tels excès, que l’on peut devenir tout ou son contraire (me fais-je comprendre ?) !

        • Je vois à peu près ce que tu veux dire, mais vaguement, n’ayant jamais été en Chine.

  48. Chacun son assiette et les pauvres vachinettes/carottounettes seront bien mangées…
    D’accord à 1000% avec ton article.

  49. Ping : Comment devenir végétarien ? |

  50. Bonjour, je me permet de laisser une petite trace de mon passage ici !
    Je trouve ton article, mais surtout ton point de vu très juste (surement car j’ai à peu de choses près le même), et je n’aurais pas trouvé de mots plus adaptés que toi pour l’exprimer.
    J’ai 16 ans, et voilà maintenant 5 ans que je suis végétarienne (au bon désespoir de mes parents), et bonne chance pour faire comprendre ce point de vu aux autres jeunes gens de mon age !
    Je crois que ce qui me manque le plus, ce n’est pas le merveilleux goût d’un bon saumon fumé, ni même l’incontournable nuggets frites du McDo entre potes, mais plutôt l’absence de l’étiquette « fille bizarre qui préfère sa salade par simple principes moreaux vaseux ».
    En tout cas je vais dès maintenant m’atteler à la lecture de tout ton blog depuis ses débuts, et voir ce qu’il m’apportera.
    Bonne continuation !

  51. Cet article me met pas trop trop à mon aise parce que je mange de la viande, et que j’aime ça. D’ailleurs je viens de manger du porc et j’ai mal au bide, coïncidence ? Bref.
    Pourtant je suis pas à l’aise avec ça et je pense d’ailleurs que c’est de l’addiction. Clairement. Y’a pas de justification à ça. Y’a encore genre 2 semaines je maintenais que je trouvais pas de problème à manger de la viande de temps en temps mais le problème était notamment le mode de production trop important, ainsi que la surpêche, qu’on en a pas besoin d’autant surtout qu’on jette 50% des animaux qu’on bute (ça prend pas en compte la surpêche qui était un chiffre hallucinant genre 80% mais jsuis pas bien sûre) .
    Puis je suis tombée sur un témoignage d’un mec frugivore qui mangeait essentiellement des fruits et légumes crus et noix en disant que c’était l’alimentation originaire de l’homme, que si nos aliments étaient pas bourrés de pesticides il n’y aurait pas de risques de carences, que les produits animaux semblaient être bien assimilés par notre corps mais que sans ça nombre de problèmes qu’on considère comme normaux n’existeraient pas. J’ai fait des recherches pour voir si il se foutait pas un peu de ma gueule et finalement même des gens qui soutiennent que notre corps est véritablement habitué au régime omnivore avouaient que l’homme avait la morphologie d’un frugivore et que ça devait être effectivement notre régime à l’origine.
    J’me suis dit mince…. j’en ai marre d’être en mauvaise santé. J’aime les animaux à la folie et ça me met pas à l’aise de les manger… alors si en plus c’est pas nécessaire… Je me sens pas capable de changer de régime alimentaire actuellement parce que dans ma vie urbaine la nourriture est un peu ma façon de gérer mon stress plus ou moins efficacement. Mais mon but à terme est de vivre fort ruralement près des animaux que j’aime et en cultivant mes petites ressources bio. Je suppose qu’à partir de là j’aurais pu envie de manger ces animaux que je verrais gambader par la fenêtre, surtout si j’ai des produits naturels sous la mains (ça a tellement pas le même goût…)

    Par contre j’ai une question : si tu ne mange pas de lait et d’œuf est-ce parce que ça devient de plus en plus reconnu que c’est d’aucune utilité pour notre corps voir plutôt mauvais ou est-ce pour un soucis de ne pas exploiter des bestiaux qui n’ont rien demandé ? Cesse tu d’utiliser du cuir, coton etc. en tant que vegan ?

    Bref, je suis admirative de cette force qu’on les végétarien, on me dit particulièrement forte avec mes convictions mais j’ai pas celle là et je n’ai pas d’excuse :)

    • Salut,
      L’industrie du lait et l’industrie de la viande ne font qu’une.
      Pour faire du lait de vache il faut faire un veau qui partira à la boucherie.
      Les œufs c’est pareil, il faut tuer tous les mâles des races de pondeuses. (en bio aussi, d’ailleurs bio et conventionnel proviennent des mêmes élevages).
      Les productrices (œufs et lait) ont une espérance de vie très courte et finissent aussi en nuggets.

      Donc je pense qu’à partir du moment où on est végétarien pour les animaux, c’est pas très cohérent de continuer à manger des produits laitiers ou des œufs (oui bon y en a qui le font quand même, mais bon, je sais pas, chacun fait comme il veut/peut).

      Après, je suis absolument persuadée que les œufs et le lait ne sont pas plus indispensables pour l’organisme que la viande et le poisson. Mais je pense pas non plus que ce soit du poison (enfin sauf si comme recommandé par le PNNS on mange des produits laitiers à s’en faire péter le bide).

      • Ah d’accord merci j’ignorais ça (enfin surtout j’y avais pas pensé) du coup ça paraît plus cohérent ! J’avais du mal à sortir de ma conception d’enfance campagnarde avec des gens qui avaient quelques poules et/ou une ou 2 vaches pour le lait et les œufs sans en faire du beefsteak :)

  52. Le ton de cet article m’a rappelé un tout autre sujet, qui n’a vraiment rien à voir (quoique) : c’est quand je me justifie d’allaiter mon fils (2 ans) et quand en plus de ça, je dois rassurer celles qui n’ont jamais voulu/pu allaiter sur le fait que 1/ je ne les juge pas, 2/ que je me fiche de ce que boit leur bébé, 3/ si elles se sentent jugées et culpabilisées ce n’est certainement pas de ma faute.

    En fait j’ai l’impression que ça revient souvent dans divers sujets, il suffit qu’on pratique quelque chose de « marginal » ou du moins, mal connu, pour qu’un tas de gens viennent vous expliquer avec véhémence pourquoi ils agissent comme ils le font, et surtout pourquoi on devrait « revenir à la normale », pauvres brebis égarées que nous sommes.

    Bon tout ça c’est bien loin du végéta*isme. J’ai grandi avec une grand-mère vegane (adorable, joyeuse, d’une santé de fer, mais est-il besoin de le préciser ?), dont le régime était quotidiennement dénigré par mes parents ; on touche pas à la sacro-sainte viande. Maintenant je suis adulte, et que je m’intéresse vraiment au sujet des animaux maltraités, je me demande si ce ne serait pas plus « normal » de suivre les traces de ma mamie. J’y suis peut être un poil plus sensible depuis que je suis maman, endurer la simple pensée d’un veau ou d’un poussin arraché à sa mère…

    Par contre le chemin est long, difficile et semé d’embûches. Entre un mari fana de viande, des pédiatres qui donnent dans tous les sons de cloche et qui brandissent des menaces de carences, un fils amoureux de fromage, et une fille qui ne peut pas s’endormir sans son « bi’bon » de chocolat au lait, c’est un vrai parcours du combattant (ah sans oublier une maman qui aime trop le poisson pour envisager de s’en passer).

    Un vrai casse-tête, mais on va y arriver.

    Je vais juste oser une question dans le registre éthique : Que penser de la consommation d’un animal décédé de mort naturelle ? Pas en abattoir évidement, je pense par exemple à une vache ayant vécu sa vie au pré, non séparée de ses veaux, élevée avec respect etc…

  53. Ben, on peut dire que ton texte a fait tilt. Jvais réfléchir à tout ça, parce que tu viens de créer une de ces brèches dans mon omnivorisme…J’crois que tu as raison, et que si je veux suivre mes principes et que la vie est sacrée, jpeux plus manger de viande. C’est pas moralement soutenable. Et tous les omnivores qui viennent ici juste pour troller, si vous vous sentez morveux, mouchez-vous.

  54. Tout ce que l ‘on voudrait dire sans oser, faire l ‘effort, avoir le souffle -quelle tirade !- ! J ‘ajouterais que ceux qui me découragent le plus sont les carnistes qui te disent  » j ‘aimerais bien mais c ‘est trop compliqué, et les carences…faut tout calculer pour compenser  » .Végétarienne depuis plus de 25 ans, végétalienne autant que je le peux, je ne me prends pas la tête et je vais bien ! Je déteste cuisiner, donc je m ‘arrange avec les produits sans produits animaux sauf pour les pâtisseries ou viennoiseries. car sur mà région ,le vegan, ils connaissent pas ! Résultat : pas de carences er rien de compliqué!! Et rien de compliqué à ne pas acheter de fourrure, cuir, produits non testés et « beurre végétal » ! Tout ça pour dire que la bonne volonté avortée me soule, non en fait m ‘attriste,plus que ceux qui assume mais s ‘en excuse. Merci pour ton article

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  56. Bonsoir.
    Je suis une omnivore. Et j’ai une amie qui est végétalienne et qui a partagé ce lien. Et par curiosité, je l’ai lu. Et je lis pas mal des articles qu’elle poste. Et je me renseigne sur toutes ces questions, dans l’éventualité de changeant d’alimentation. Étant étudiante vétérinaire, je suis au plus près de cette exploitation de l’animal (on ne fais pas que soigner le chien ou le chat). Et j’ai quand même quelques interrogations, et peut-être as-tu les réponses.
    Apparemment tu es contre l’exploitation des animaux, pour quoique ce soit (nourriture, cuir, etc…). Maintenant j’aimerais savoir ce que tu fais lorsque tu es malade. Tu te soignes ou non ? Parce que tout médicament humain et vétérinaire (sauf la phytothérapie) est testé sur un certains nombres d’animaux avant d’obtenir l’autorisation de mise sur le marché (AMM). Même le doliprane. Après il est vrai que toi en tant qu’individu isolé, le fait que tu prennes une doliprane ne va pas changer le nombre d’animaux exploités. Une fois l’AMM obtenu, on n’exploite plus l’animal. Mais ces exploitations sont loin d’être fini. Par exemple, les lapins sont utilisés pour trouver comment guérir certaines maladies cardiaques infantiles… Parce qu’aujourd’hui, on ne peut pas encore tester sur des tissus fabriqués en labo. Et des fois il faut voir comment un organisme dans sa totalité va réagir. J’aimerais avoir ton avis sur ces exploitations. Est-ce que tu les condamne ? Mais dans le cas où l’animal est nécessaire à chaque fois, pour chaque cure. Comme par exemple les anti venin. (On fabrique les anti venin en injectant le venin dans un cheval, on récupère le plasma et les globules blancs sont injectés dans la victime). Et le cheval est exploité toute sa vie pour faire cet anti venin. Et après il est euthanasié. Donc dans ce cas là, si tu es mordu par un serpent ? Tu te soignes en sachant qu’un cheval a été exploité pour ça, ou tu te laisses mourir ? Et derrière cette question, on en a une autre : la vie d’un humain vaut-elle plus que celle d’un animal. Faut-il tuer un animal pour la survie d’un humain ?
    -Ma deuxième interrogation concerne la nourriture pour les animaux. Je ne sais pas si tu en as toi-même. Mais certaines espèces comme les chats sont des carnivores. Il ne tire de l’énergie que des protéines (pas comme les humains où l’énergie est tiré des glucides ou lipides). Est-ce que tu vas donner des lentilles à ton chat ? Et dans ce cas-là, je doute qu’il les mange (sauf très rare chat). De plus, ce qu’il y a dans les boites pour chat ou les croquettes, ce sont des déchets que les humains ne mangent pas (les viscères, la peau…) Et que penses-tu des espèces sauvages carnivores ? Faut-il condamner les lions ? Après les lions n’exploitent pas leurs repas. Il chasse quand ils ont faim. Mais j’aimerais bien avoir ton avis sur ce cas-là.

    Merci d’avoir lu, et j’espère que tu pourras me répondre.
    Une omnivore qui se renseigne.

    • Je condamne toute utilisation des animaux à des fins humaines. Pour la recherche il n’est pas très pratique d’utiliser des animaux, utiliser des humains serait plus efficace, et pourtant tu n’es pas pour l’expérimentation sur les humains, si? Pourquoi? Parce que ce n’est pas éthique.
      Est-ce que je vais me laisser mourir? Je sais pas, d’après toi? Au fait, tu te fais vacciner? Car les vaccins ont été développés à la base en faisant des expériences sur les humains et notamment pour les enfants. Donc si tu te fais vacciner, ça veut dire que tu cautionnes l’expérimentation humaine? Alors certes on ne les fait plus, à l’heure actuelle (encore que… ça peut arriver de mettre des gens en danger pour la recherche, bien que ce soient rarement les gens vivant dans les pays les plus riches).
      Quelle est ta question en fait: est-ce que je suis pour qu’on tue des animaux pour sauver des humains, ou pour me sauver moi?
      Faut-il tuer un animal pour la survie d’un humain? Je ne sais pas. Faut-il tuer un enfant pour la survie d’un adulte, ou inversement? Faut-il tuer une femme poru sauver la vie d’un homme, ou inversement? Pourquoi on ne se pose jamais ce genre de questions? Pourtant ça existe dans la vraie vie, par exemple pour déterminer à qui va une greffe d’organe! Et quand des gens sont amenés par les circonstances de la vie à se poser des questions, alors j’ose espérer qu’ils n’ont pas trop d’idées préconçues, fermes et définitives sur quelle vie mérite le plus d’être vécue.
      Est-ce que je suis pour qu’on tue des humains pour me sauver moi?
      Est-ce que je suis prête à ce qu’on tue des souris pour me soigner quand j’aurai un cancer, mais pas à arrêter de fumer ou de manger du macdo? ça c’est des questions intéressantes à se poser.

      Pour ta dernière question: le viol existe chez les canards colverts. Cautionne-tu le viol? Que penses-tu du fait qu’un canard viole impunément alors que théoriquement pour les mêmes faits, un homme va en prison? Faut-il mettre les canards en prison?

      • Je suis d’accord qu’utiliser des humains seraient plus efficaces. En France, les expérimentations sur les humains se font avec leurs accords et sont très biens rémunérées. Et si la personne est d’accord, je ne vois pas où est le problème. La question d’éthique se porte plutôt sur la demande d’autorisation. Pour un humain, si on ne la demande pas, ce n’est pas éthique (et très grave et immoral). Pour un animal, on ne la demande pas. Après, si tu veux mon avis (vu toutes les questions que tu me poses je pense que ça t’intéresse), je préfère qu’un animal meurt à ma place. Ou à la place de n’importe quel humain. Parce que je pense que la vie d’un humain « vaut » plus que celle d’un animal. Si j’arrive dans un maison en faux et que dedans il y a un chien et un homme, et que je ne peux en sauver qu’un, je sauve l’homme.
        -Pour ma part, je croyais que les vaccins ont été fait d’abord sur des lapins. Après je connais l’histoire du vaccin antirabique qui a été utilisé pour la première fois sur un enfant parce qu’il a été atteint (enfin pour ce cas là c’était plutôt un sérum).
        De nous jours, les vaccins sont testés d’abord sur les animaux lors du développement pré-clinique. Ils sont ensuite testés sur des humains sains volontaires lors du développement clinique. Là encore on a l’idée du volontariat. Don l’expérimentation humaine dans ce cas-là ne me choque pas. Après qu’il soit préparé pour des enfants ou pour des adultes, (cf ta phrase « Car les vaccins ont été développés à la base en faisant des expériences sur les humains et notamment pour les enfants »), je ne m’en préoccupe pas plus que ça. Ce qui aurait été préoccupant c’est que l’expérimentation se fasse sur des enfants, mais pour être volontaire il faut être majeur, donc là n’est pas le problème.

        -« Quelle est ta question en fait: est-ce que je suis pour qu’on tue des animaux pour sauver des humains, ou pour me sauver moi? »
        C’est la même question. Si tu acceptes le fait qu’on tue des animaux pour te sauver toi, tu acceptes également le fait qu’on tue des animaux pour sauver les humains.
        -« Faut-il tuer un enfant pour la survie d’un adulte, ou inversement?  »
        Je ne vois pas pourquoi on devrait se poser cette question. Aujourd’hui tue-t-on des enfants pour la survie des adultes ? Non, en tout cas pas dans les pays développés, où l’expérimentation sur enfant est interdite. Et tue-t-on des adultes pour la survie d’un enfant ? Non je ne pense pas. L’expérimentation ne va jamais au delà d’un certain stade. Je parle encore pour le cas des pays développés.
        -Je pense que le cas de la greffe d’organe n’a pas trop à voir avec le débat. Lorsque l’on donne une greffe à A plutôt qu’à B, on ne tue pas B. On ne la soigne pas. C’est quand même bien différent. La réflexion ne se fait pas sur « la vie de A est-elle plus important que la vie de B », sur la valeur de la vie des deux patients, mais plutôt « qui a des chances de plus survivre, de moins rejeter la greffe (donc qui est le plus compatible avec la greffe), qui en a le plus besoin ? ». Lorsque les décisions sont prises pour faire les listes, les médecins n’ont pas les noms des patients, juste les dossiers médicaux. Ils ne peuvent donc aps choisir sur le valeur de la vie du patient.
        -« Est-ce que je suis prête à ce qu’on tue des souris pour me soigner quand j’aurai un cancer, mais pas à arrêter de fumer ou de manger du macdo?  »
        Après derrière cette réflexion, je pense que tu voulais dire qu’il faudrait mieux avoir une vie saine et ne pas nécessiter de traitements qui auraient causé la mort d’un animal. Et pour ça je suis tout à fait d’accord. Cependant des centaines de cancer n’ont aucun lien avec le fait de fumer ou de manger un macdo, exemple : le cancer du sein (pour n’en citer qu’un). Mais je peux te jurer, c’est quand tu es malade à ce point là, tu es bien contente d’avoir un remède et de pouvoir vivre de nouveau.

        – » ça c’est des questions intéressantes à se poser. » Effectivement, mais je n’ai pas vu tes réponses.

        -Pour l’histoire des canards violeurs. Tout d’abord je te remercie de m’avoir instruite, je ne savais pas ça. Je savais que les puces de lit pratiquaient le viol (les mâles percent la carapaces d’autres mâles, y insèrent leurs pénis et lâchent les spermatozoïdes, ceux-ci vont aller directement dans les testicules du mâle violé et dès qu’il va s’accoupler, ceux sont les spermatozoïdes du violeur qui seront libérés). Alors je suppose que tu ne condamne pas le lion. Mais en ce qui concerne les animaux domestiques ? Je m’obstine parce que dans la clinique où j’ai fait mon stage, un chien est arrivé en très très mauvais état car sa maîtresse végétarienne ne lui donnait pas de viande, et ne voulait pas manger les lentilles ou autre aliments riche en protéine que lui proposait sa maîtresse.

        Et enfin, je ne cherchais vraiment pas à t’agresser. Quand je réfléchis au fait de devenir végétalienne, je cherche avant tout la cohérence. Comme tu l’as dit dans un commentaire plus haut, pour faire du lait, il faut un veau qui devient une escalope. Et la vache à la fin devient du steak aussi. Ou encore le cas des poules pondeuses. Donc c’est pour ça que le régime végétarien ne convient pas à mon sens. D’après moi, on peut tout faire si on est cohérent. Et dans ma quête de la cohérence, je me suis posée ces questions. C’est pour ça que je te les pose à toi. Pour savoir si tu y avais réfléchi, et ton avis dessus. Je cherche vraiment un débat constructif et calme.

        Merci en tout cas d’avoir pris de ton temps pour me répondre.
        Gaby

        • Désolée je n’ai pas le temps de répondre à tout, mais je pense que tes questions sont très très théoriques et que tu passes à côté de l’essentiel. Tu as le choix entre manger des végétaux et des êtres sensibles, ce choix est simple, je ne comprend pas pourquoi entrer dans de grandes débats philosophiques. Soit tu te soucies des animaux, soit non. D’ailleurs tu sembles très peinée de voir un chien selon toi mal nourri, mais tuer des cochons ou des poulets ne te dérange pas? C’est à toi de voir, soit tu t’en soucies, soit non.

          • Je ne ferais pas des études vétérinaires si je ne me souciais pas des animaux.
            D’ailleurs manger des animaux ne signifient pas forcément ne pas se soucier d’eux. Lors de mon stage dans un élevage bovin laitier, l’éleveur savait très bien que ses bêtes finiraient à l’abattoir, pourtant il les aimait quand même. Il les grattait (et pas caressait car elles n’aiment pas) tout les jours. Mais il a intégré l’idée qu’elles devront partir un jour. Et il vit avec.

            Je pense que ces questions très théoriques sont nécessaires.
            Je pourrais très bien arrêter de manger des animaux. Mais ça ne suffit pas. Les animaux continueront d’être exploités.

            Derrière l’exemple du chien, selon le vétérinaire qui m’encadrait (je ne suis qu’en première année, je ne peux pas encore faire un diagnostic) mal-nourri, je voulais montrer quelque chose. Pour nourrir un chien correctement, il faut tuer un autre animal. Qui mérite le plus de vivre ? Le chien ou le poulet tué pour lui ?

            La conclusion de ma réflexion, c’est que même si tout les humains devenaient végétaliens, il y aurait quand même de l’exploitation animale (pour nourrir les animaux ou pour la science). Mais beaucoup moins.

            En tout cas merci d’avoir pris de ton temps pour me répondre.
            Gaby

          • Je pense que les animaux n’en ont rien à faire de tes théories… Va expliquer aux bêtes à l’abattoir qu’en fait on les aime bien quand même hein c’est pas contre elles mais bon voilà tu dois mourir quand même parce que j’aime la viande…

            Je n’ai jamais dit que les éleveurs aimaient pas leurs animaux. Qu’est-ce que j’en ai à foutre? Rien.

            C’est une question de bonne conscience. On cherche à avoir bonne conscience tout en continuant à manger de la viande. Vu que je mange plus de viande, ça ne me concerne plus, donc je m’en fiche.

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  59. Merci pour ton article, ça représente bien ce que je pense chaque jours de tous ces imbéciles qui se fichent de tuer des animaux, du moment qu’ils ont leur rumsteck dans l’assiette, les bât..ds. J’aimerais qu’ils y aient plus de gens comme nous, qui aiment respecter la vie de chaque être sur terre, bref une « véganisation  » de la société ..

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  62. Je me souviens d’un débat houleux sur pourquoi je suis végétarienne…
    Jusqu’à ce qu’il me dise : « Je ne renoncerai pas à mon privilège de manger de la viande ».
    Et voilà le seul de ses arguments que j’ai accepté, mais c’était pas nécessaire de faire des critiques stupide faussement scientifique pendant 30min.
    C’est pas facile d’expliquer des opinions à ceux qui ont la sensation qu’on veut leur enlever le privilège d’être au sommet de la chaîne alimentaire !

    Parfois j’aimerai juste dire:
    « Je ne mange pas de viande, si tu veux savoir pourquoi j’en mange pas, regarde sur google ! Moi je ne te demande pas pourquoi tu en manges, ça ne m’intéresse pas ! »

  63. Merci du fond du coeur pour cet article. Je tâcherai d’en faire bonne usage envers certains de mes semblables qui se trouvent être au coeur même du sujet abordé ci-dessus.

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