Ces enfants trop bruyants

J’ai récemment réagi sur Twitter à l’(excellent) article de Mme Déjantée Territoires d’enfants, territoires d’adultes: à qui appartient l’espace? (lisez-le, c’est un ordre). Plusieurs personnes ont trouvé ça intéressant, donc je vais essayer de synthétiser ce que j’en disais dans un mini-article.

L’article de Mme Déjantée met en lumière le fait que l’espace urbain soit considéré comme appartenant principalement aux adultes, avec un fractionnement de plus en plus important entre les groupes: tel espace est réservé aux enfants, des lieux de vie en général ils sont soit exclus, soit à peine tolérés.

Cela m’a renvoyé à une discussion désagréable que j’ai eue il y a quelques temps avec certains Child-Free intolérants (nb: je suis totalement solidaire des child-free, j’en parle ici, mais y a vraiment des gens intolérants, d’ailleurs ce n’est pas propre aux CF de toutes façons). Donc des gens sur un groupe CF m’ont dit en gros, qu’ils avaient fait le choix de ne pas faire d’enfants (ok très bien), et que, par conséquents, ils n’avaient pas à subir le choix des gens d’en avoir (?). Comprenez: ne pas subir l’horrible présence d’enfants dans l’espace public.

Interloquée, je leur ai demandé: mais mon gosse, j’en fais quoi? Dois-je rester avec lui enfermée à la maison, dois-je me passer de transports en commun et ne jamais aller dans les supermarchés? Aucune réponse bien concrète ne m’a été apportée: d’après eux, je n’ai simplement pas à « imposer la présence de mon enfant » dans l’espace public (rues, squares, bus etc…). Avec options insultes: sale pondeuse, t’avais qu’à avorter, etc…

Cette volonté de compartimenter l’espace pour exclure femmes et enfants de la sphère publique, est un des signes les plus évidents de l’oppression particulière qui unit les femmes et les enfants: c’est à la fois de l’âgisme et de la misogynie. La rue appartient aux hommes adultes, les autres sont juste tolérés sur leur territoire. Or, de mon point de vue, non seulement j’ai parfaitement le droit de circuler, mais mon enfant aussi. Je ne pense pas que la rue appartienne davantage à un homme adulte qu’à un jeune enfant. Et ce, même si les enfants sont parfois bruyants.

D’ailleurs, sont-ils si bruyants que ça? Dans ma rue, il y a des hommes adultes qui squattent toute la journée sur le trottoir. Ils font du bruit, ils font des réflexions sexistes, ils s’interpellent en gueulant comme des putois même en pleine nuit (bonjour la chaleur qui oblige à dormir les fenêtres ouvertes), ils se battent parfois, certains passent en voiture et klaxonnent… Personne ne leur dit jamais rien. Je les trouve beaucoup plus bruyants et gênants qu’une bande de gosses qui jouent ou même qu’une équipe complète de bébés braillards (je déteste les pleurs, mais c’est quand même pas la fin du monde). J’en suis venue à me dire que les enfants ne sont pas si bruyants et bordéliques que cela, mais qu’on tolère beaucoup moins le bruit qu’ils font que celui des adultes. Encore un signe que la rue appartient aux adultes.

Ce qui m’amène à un problème important sur lequel j’avais mis le doigt mais que je n’arrivais pas à formuler clairement: le fait que l’espace public appartienne aux adultes modèle notre idée de l’éducation.

Nous ne savons pas, nous ne savons plus ce qu’est un enfant. Un enfant n’est pas un adulte en miniature et nous n’avons pas à exiger qu’il le soit. Nous n’avons aucune idée réaliste de comment fonctionnent les enfants. Moi-même, avant d’avoir un enfant, j’avais une idée complètement déformée et irréaliste des enfants.

Un exemple: deux ans est un âge un peu difficile, lors duquel beaucoup d’enfants affirment leur existence face au monde, parfois dans l’opposition avec les adultes. Ils commencent à parler, mais ils n’ont pas la maturité nécessaire pour gérer certaines émotions. Ils ont encore besoin de beaucoup de sommeil, de voir leurs rythmes respectés (siestes, repas, temps de jeu…) et ont du mal à s’adapter aux exigences de notre société (papa-maman toujours pressés, y a plein de jouets partout mais on peut pas tout avoir…). Aussi, il arrive qu’un enfant de deux ans fasse une crise en public, hurle et se roule par terre.

Il y a quelques temps, j’aurais estimé qu’un tel enfant est juste mal élevé. Maintenant je pense que c’est faux. Que ce comportement est tout à fait normal. C’est normal et ce n’est pas grave, ça arrive. Les très jeunes enfants ne savent pas gérer leurs émotions, ils se laissent facilement déborder, il suffit qu’ils aient zappé une sieste, qu’ils aient eu trop de contrariétés, et boum la crise au milieu du magasin pour un paquet de bonbon ou une peluche. Ou même parce que la manche de pull est un peu plus remontée d’un côté que de l’autre (oui, un enfant peut faire une crise pour ça).

Dans ce genre de situation, le regard des gens sur les parents (généralement la mère, d’ailleurs) est extrêmement sévère et peu indulgent. Alors que, je le redis, c’est normal comme comportement, oui c’est un peu pénible sur le moment, mais ça passe, l’enfant apprendra à gérer ses émotions, à s’exprimer plus facilement et à dédramatiser par la parole… Pourtant, la mère est tout de suite cataloguée comme incompétente, laxiste, mauvaise.

Le problème, c’est que les enfants soient en fait indésirables dans l’espace public, et que tout dépassement de décibels au-delà du seuil autorisé soit considéré comme un outrage. Et que c’est que cette vision des enfants modèle notre façon de nous occupe d’eux, de les éduquer.

Et donc, notre conception de la bonne éducation à donner aux enfants, se fait en fonction non pas de l’intérêt de l’enfant et de ses besoins réels, mais en fonction de comment on aimerait que les enfants soient pour qu’on ait moins à les supporter. Donc un bon enfant est un enfant silencieux. Sauf que non, les meilleurs choix éducatifs ne sont pas ceux qui changent les enfants en êtres silencieux et invisibles.

Pour mieux comprendre, illustrons: Madame truc emmène sa fille Bidule dans un magasin (oui, on a pas toujours une solution de garde quand on doit faire les courses). C’est trop long, Bidule a mal dormi ce matin, Bidule veut un bonbon, Bidule tape une crise en plein milieu du magasin.

C’est là que le regard des gens va changer drastiquement la façon dont Madame Truc va gérer la crise de sa fille. Madame Truc sait qu’on la regarde et qu’on la juge. Elle est sans doute fatiguée et énervée, mais surtout, elle est embarrassée, elle a honte du comportement de Bidule (je trouve assez ironique qu’on puisse avoir honte du comportement d’un enfant de 2 ans comme s’il était censé savoir se tenir en public alors que c’est évident qu’il ne sait pas encore: nous sommes beaucoup trop exigeants avec les tout-petits). Comme elle a honte, elle veut que ça cesse, le plus vite possible, elle va donc sévir, crier, punir pour que cette situation gênante se termine. De plus, la honte génère un sentiment de colère contre l’enfant (colère qu’on aurait pas eu si on était seul avec lui). On traitera l’enfant encore plus durement, donc. Enfin, Madame Truc qui se sent en train de passer pour une mère incompétente et laxiste va essayer de sauver sa face en se montrant au contraire sévère et inflexible. Tous ces facteurs mis ensemble amène une réponse des plus répressives et cœrcitive sur l’enfant. Le parent va généralement crier sur l’enfant, le punir, etc…

Or, c’est dans ce type de situations que l’enfant a le plus besoin de compréhension, d’empathie et de patience. Ce qu’est en train de vivre l’enfant est éprouvant pour lui. Imaginez que vous perdiez tous vos moyens, que, submergés par vos émotions, vous vous mettiez à hurler et vous rouler par terre. Je ne pense pas que crier sur vous ou vous punir vous aiderait beaucoup à retrouver votre calme. C’est un moment extrêmement difficile pour un tout-petit. Punir ne sert à rien. Certes, c’est inconfortable pour les gens autour, c’est stressant, déplaisant, etc… Mais c’est surtout pour lui que c’est dur. Et il n’est pas responsable de la situation: on ne peut pas rendre un petit enfant responsable de la gestion de ses émotions, quand nous-même, adultes, sommes en train de perdre nos moyens et de crier parce qu’on a peur du regard des gens… Comment exiger de lui ce dont nous ne sommes pas capable nous-même? Son cerveau est immature.

S’occuper d’un enfant peut s’avérer extrêmement difficile. Dans ce genre de situations, le parents est en plus totalement parasité par la pression sociale.

Dans ce genre de situations, les solutions les plus courantes sont de réprimer sévèrement les crises, de punir l’enfant, de menacer, de faire comprendre le plus vite et le plus sévèrement possible que ce comportement n’est pas acceptable. Ce que je voudrais souligner ici, c’est que ces solutions ne sont pas des solutions objectivement valables. C’est la pression sociale, le jugement d’autrui qui va aiguiller la réponse du parent. Or, ce jugement est totalement partial ! Il part du principe qu’un bon enfant est un enfant silencieux. Les passant vont penser: « quel sale gamin mal élevé, ça ne se fait pas, quand même le parent pourrait… moi je… » etc. Mais s’ils pensent ça, ce n’est pas parce qu’ils sont particulièrement intéressés par le bien-être de tous les enfants. S’ils pensent ainsi c’est avant tout parce que le comportement de l’enfant les dérange. Donc en cédant à cette pression sociale – et ne pas céder peut s’avérer très difficile- on modèle notre idée d’une bonne éducation sur ce qui est le plus confortable pour les adultes.

Or, faire des enfants n’est pas confortable, vivre avec des enfants n’est pas confortable, tout comme partager l’espace en général peut entamer notre confort, surtout avec des gens différents (et les enfants sont des gens différents des adultes). Moi aussi je me suis plainte de nombreuses fois que des enfant fassent trop de bruit, je ne supporte pas le bruit, je ne supporte pas les pleurs (pas plus ceux du mien, d’ailleurs)… Mais il faut bien faire avec. On ne peut pas décemment baser notre idée de l’éducation sur un maximum de confort pour les adultes. Si on fait cela, c’est au total détriment des enfants (sans même parler des parents, qui en souffrent aussi). J’estime que nous n’avons pas le droit de traiter mal les enfants sous prétexte que notre vision de l’enfant veut qu’un bon enfant soit silencieux et « sage », qu’un enfant ne doive pas crier, courir, pleurer trop fort, prendre de la place, etc…

Pour finir, un petit aparté sur mon expérience de parent: Il peut être extrêmement difficile pour les parents de se détacher du regard des autres quand son enfant fait une crise ou fait du bruit. Mais j’ai remarqué, même si mon enfant n’a pas encore l’âge des grosses crises en public, que dans les situations où il faisait un peu trop de bruit, je m’occupais beaucoup mieux de lui quand je parvenais à me détacher du regard des gens. Je me fiche maintenant de passer pour la nuisible de service avec un bébé braillard, je pense que le principal c’est que ça se passe bien, et que, même si ça ne plait pas aux autres, il faut que les gens fassent avec. A part rester enfermés chez nous (et même dans ce cas on fait chier les voisins), il n’y a pas 36 autres choix. D’ailleurs, si ça peut aider d’autres parents à se détacher du regard des autres, je remarque un truc: souvent, je passe pour la « bonne mère » à l’enfant silencieux qu’on ne remarque pas, et parfois je passe pour la mère laxiste et chiante à l’enfant beaucoup trop bruyant et mal élevé. Pourtant je suis toujours la même personne, mon enfant également, c’est simplement que parfois un enfant fait du bruit, et parfois non, mais le jugement des gens lui est souvent sentencieux, définitif et détaché de tout réalisme: si l’enfant me dérange, là, maintenant, alors c’est un mauvais enfant, avec un mauvais parent. Est-ce qu’on veut vraiment que ce genre d’idioties régisse nos rapports avec nos enfants et le bien-être de ceux-ci?

Végane

Juste un petit mot rapide, pour dire que le mot « végane » vient d’entrer dans le Petit Robert, après le Hachette et le Larousse. On doit cette avancée au travail de la Société Végane qui œuvre pour promouvoir le véganisme et rendre ce mode de vie plus accessible.

L’orthographe « végane » a été choisie pour son caractère épicène (à la fois féminin et masculin) qui rend donc ce terme plus égalitaire.

C’est pourquoi j’ai changé le titre et l’adresse de mon tumblr « les miams vegans » en « les miams véganes« . Merci de mettre vos marque-pages à jour pour éviter de vous paumer sur les internets.

Je rappelle que nous devons également à la Société Végane, entre autres, d’avoir fait modifier les recommandations du site officiel du PNNS au sujet du végétalisme, au profit de recommandations bien plus utiles et en conformité avec la réalité du régime végétalien. Le PNNS suggère désormais aux végétaliens de se supplémenter en B12. Rappelons qu’en 2013 encore, ce même site déconseillait formellement le régime végétalien.

Donc un grand merci et bravo à la société végane pour son travail.

Éduquer sans punir: une certaine vision de l’enfant et de la société

« La punition n’apprend qu’une chose: éviter la punition. »
Skinner

J’en avais déjà parlé dans Ne le prends pas dans tes bras, notre société a une très faible estime des enfants. Ce n’est pas seulement qu’ils ne sont pas considérés comme des individus à part entière (tout au plus, on leur décerne le mérite d’être de futurs individus). Mais pire encore, ce sont des monstres. Des tyrans en devenir. Des petits êtres maléfiques, égoïstes, néfastes. Ce sont des Gremlins. Et donc, il faut les dresser.

J’exagère? À peine.

Défendre l’éducation sans punition, ce n’est pas seulement défendre la non-violence envers les enfants. C’est aussi défendre une certaines vision de l’enfant, comme un individu sensible (et donc il est cruel de lui infliger des peines), respectable (et donc il est immoral de lui faire sciemment du mal), mais aussi intelligent (il est donc stupide de chercher à le dresser comme un pigeon savant) et apte à apprendre la vie en société (et donc, point important, il n’est pas nécessaire de lui faire du mal pour qu’il sache, petit à petit, tenir compte des autres).

Petit aparté: rappel sur ce qu’est une punition

Si j’emploie ici des termes tels que « infliger une peine » ou « faire du mal », c’est parce que je me rends compte qu’il est difficile de tout dire avec les mots qu’on emploie habituellement. Les gens qui défendent la punition nient qu’il s’agisse d’une souffrance sciemment infligée à l’enfant dans le but de modifier sa conduite. C’est pourtant la définition même de la punition. Une punition n’est pas la conséquence nécessaire, normale ou naturelle d’un comportement. Une punition prend sens dans un système coercitif, et sa définition est claire: elle est une peine infligée en réponse à un manquement aux règles énoncées par l’autorité. Je n’invente rien, si on prend une définition dans n’importe quel dictionnaire, comme le Larousse:

*Action de punir, d’infliger un châtiment, une peine ; (…)

*Peine infligée pour un manquement au règlement, en particulier à un élève, à un militaire

(NB: ou à un chien…) Une punition doit nécessairement faire souffrir, sinon ce n’est pas une punition. Elle est donc à distinguer d’une simple sanction, qui peut consister en un rappel des règles de vie. Lire la suite

Google est mon ami, 3

Les gens tapent toujours des trucs dans google pour arriver à mon blog.

Des requêtes libidineuses:

  • sex avec robot
  • sex des jene
  • sex animal avec une file chort
  • sex neme pas, sexe entre animaux
  • sexe moi je veux du sexe moi je veux du sexe sexe sexe sexe sexe -> Bon, qui va me chercher un seau d’eau froide?

Guest: L’illettré libidineux qui ne trouve pas ce qu’il cherche parce qu’il n’arrive pas à le formuler assez correctement pour google:

  • deux femme les plu salope qui se fon sote, 
  • deux pute salope qui se fon cote
  • deux salope qui se fon sate
  • deux salope se fon sote dans un trien

Courage, tu arriveras à écrire ta phrase, un jour. Tiens c’est marrant ça fait presque un petit poème moche.

Des cascades de maletears:

  • pourquoi les femmes sont-elles aussi méchantes -> PARCE QUEEEEE
  • beaucoup de mecs bien -> Oui, tous.
  • beau gosse tristesse extreme degout des femmes -> mon dieu, je vais pleurer
  • comment devenir salaud avec le meuf -> change rien.
  • pourquoi il fo pa etre gentil avec les filles -> parce que toutes des salopes, (requête par laquelle arrive  le plus de monde juste après « lesquestionscomposent »), les femme toute des salope, trop de salopes et d’ailleurs les salopes sont des putes, mais au fond qu’est ce qu’une salope, la question reste posée.
  • etc…

Des problèmes inédits (ou pas) :

  • cuvette de wc qui grince -> gniiiih?
  • infos me rendent sales -> oui, moi aussi des fois.
  • cherche l’alimentation du paon albinos -> pourquoi écrire « cherche » sur un moteur de recherche??
  • argumentaire économique à ne pas être végétarien -> celui-là il doit toujours être en train de chercher une excuse…
  • pas capable uriner et aller au sell -> MAIS VA VOIR UN MÉDECIN, ABRUTI

Des requêtes mystérieuses:

  • cycle salope connard > c’est l’histooiiire de la viiiie le cycle éterneeeeel
  • les arguments pour salsifis > Parce que oui, parfois, ça peut être difficile de convaincre ses salsifis.
  • chien s’accouplant avec un coussin -> ça fait un couchien
  • les chinois qui mangent des bébés -> heu…
  • sperm cest vegan -> tout dépend comment tu l’obtiens, je dirais
  • theorie de la carotte qui pleure -> on peut en savoir plus?
  • un bebe et un adulte qui danse et qui donne des claque -> …mais pourquoi? :’(

Des questions profondes:

  • les chevaux ont-ils un nombril ? -> oui.
  • le caca eesque c sale {bacteries…..) -> oui
  • la chienne ressent elle du plaisir sexuelle -> sans doute
  • metre des glacon dans le vagin tout les jour est ce dangereux -> non… enfin, c’est bizarre
  • de quelle date existe les putes -> oui… non… je sais pas
  • oui et non sont-ils opposés ou complémentaires? -> heu… je vais appeler un ami
  • pourquoi les belges porte un short -> pour avoir  les jambes au frais
  • que fait un male alpha apres un rateau -> il va pleurer chez sa mère
  • quel extrodinaire nourriture ils ne mangent pas en arizona comparer à la france? -> heu… des frites?
  • pipi au lit dois je la quitter -> ben fais comme tu le sens
  • pourquoi manger un humain rend fou? -> et comment tu le sais d’abord???
  • pourquoi le pénis fun homme ne grandi pas?les diverses raisons  -> heu…
  • pourquoi les japonaise ont le vagin poilu -> [heu] x1000