Halte aux sachets cuisson

Je ne sais plus très bien comment c’est arrivé sur Twitter, mais j’ai promis d’écrire un article sur les sachets cuissons. Et je sais pas très bien comment ça s’est goupillé non plus mais je tease depuis des mois ce foutu article sur les sachets cuissons en sous-entendant que ce sera un monument de journalisme ou je ne sais quoi.

J’ai bien essayé de créer une machine à remonter le temps et d’aller voir mon moi du passé en lui disant un truc comme « je n’ai que quelques minutes, il faut que je t’avertisse : ne promet surtout pas un article sur les sachets cuisson, et surtout ne tease pas comme une connasse en disant qu’il sera vachement bien ». Mais d’une part, mes compétences en bricolage ne dépassent l’installation d’une lunette de toilettes et la fabrication de boîtes artisanales à l’odeur de chicorée.

As-tu vu mes boîtes

Elles sont belles, mes boîtes.

Donc c’est raté pour la machine à voyager dans le temps (en plus, ça coûterait probablement un bras, et j’ai déjà vendu mon âme contre une recette de cookies à la patate douce, et puis j’ai besoin de mes deux bras). Pire, si je me trompe je risque d’arriver dans les années 80, et merci mais non merci. D’autre part, je trouve complètement con de déranger mon moi du futur pour si peu alors que si mon moi du passé avait pris la peine de réfléchir deux minutes, elle aurais su que c’était une mauvaise idée de promettre un article sur des sachets cuissons et de teaser comme une connasse.

Mais qu’importe. Après tout, c’est vrai que je n’ai jamais réglé mes comptes avec les sachets cuissons. ILS ME METTENT EN COLERE. Donc c’est une très bonne occasion de le faire. Sachez-le, les sachets cuisson sont maléfiques. Je pèse mes mots.

Voici le résumé de mon réquisitoire contre le sachets cuissons :

  1. Les sachets cuisson vous arnaquent

  2. Ils sont probablement mauvais pour la santé

  3. Ils sont pas écolo

  4. Ils servent à rien

1- Commençons par le commencement: l’achat d’un paquet de riz.

Cas d’école : mettons que vous envoyiez votre conjoint.e faire les courses. Et que, pour une raison totalement déraisonnable, votre cœur soit épris d’une personne qui n’y connait rien en riz (non mais franchement, je vous jure). (Non mais il doit y avoir des raisons, genre il ou elle est super doué.e au pieu, mais bon quand même).
La personne n’y connaissant rien en riz choisit un paquet de riz de belle taille et vous le ramène fièrement à la maisn. Bon faites gaffe parce que dans ce cas de figure vous avez quelqu’un d’autre à blâmer mais ça peut vous arriver aussi si vous ne faites pas attention. Bref, vous avez un beau paquet de riz. Il ressemble à n’importe quel autre paquet de riz qui se respecte.

Vous ouvrez votre paquet de riz, et là, enfer et damnation : c’est un paquet avec des sachets cuisson.

Pourquoi le sort s’acharne-t-il ainsi sur vous? Vous pensiez enfin être heureuxse, et voilà que la cruauté du destin vous frappe à nouveau.

Pourquoi est-ce une arnaque?

Hé bien, un paquet de riz contient normalement environ : du riz.

Un paquet de sachets cuissons de la même taille contient à peu près 30% de riz, 10% de plastique et 60% de rien du tout. C’est à dire que les sachets sont tout petits, qu’y en a 3 ou 4 qui se courent après et qu’y a à peine de quoi remplir un bol. Mais comme personne n’est prêt à payer un tout petit paquet de riz pour le même prix qu’un paquet de riz 3 fois plus gros, la lie de l’humanité que constituent les gens du marketing vend les sachets de riz dans un paquet de la même taille qu’un paquet ordinaire contenant beaucoup de riz. Donc pour à peu près le même prix vous avez trois fois moins de riz et du plastique.

2- Cuire sa bouffe dans du plastique non mais est-ce que vous êtes sérieux

Parlons un peu de ce plastique. Est-il sûr d’un point de vue santé ? Franchement, j’en doute. D’autant plus qu’en menant l’enquête sur les sachets cuisson, j’ai découvert que ces objets du démon ne se limitent pas au riz. Ils existent pour d’autres aliments et on peut même acheter des sacs plastiques dans lesquels cuire un poulet. Outre que l’idée me paraisse étrange, pour ne pas dire dégueulasse, je me suis demandée ce qu’il en était des conséquences sur la santé de cuire de la nourriture dans du plastique (l’article de vegactu ci-dessus linké répond plus ou moins à la question, ces sachets cuissons délivrent des substances cancérigènes dans la nourriture, je suppose que si on en mange rarement ça va encore, mais de façon régulière ça me paraît bien craignos). En plus, je trouve déjà pas terrible de faire bouillir du plastique, mais au four c’est encore pire étant donné que les températures sont bien plus élevées que les 100 degrés celsius nécessaires à la cuisson du riz, et beaucoup plus longues pour un poulet que pour du riz, donc on peut supposer que davantage de substances potentiellement mauvaises pour la santé sont libérées. Mais bon, même à faire bouillir quelques minutes dans une casserole, je me méfie du plastique. Je suis pas une paranoïaque de la santé, je mange pas bio ni rien et je n’ai rien contre l’utilisation du four à micro-ondes ; mais j’estime que c’est quand même une règle de base de ne pas chauffer du plastique. Si vous vous servez d’un micro-ondes, je vous suggère fortement de ne rien y chauffer dans du plastique. Il existe beaucoup de sortes de plastique, j’ai totalement la flemme de me renseigner sur lesquels contiennent des substances cancérigènes ou des perturbateurs endocriniens, alors que transvaser les machins à chauffer dans un récipient en céramique ou en verre, c’est une précaution qui ne coûte pas grand chose. Et même sans se servir d’un micro-ondes, il est préférable de réserver les bols en plastique pour la nourriture froide. Bon après c’est pas la mort si une fois de temps en temps vous mangez votre soupe chaude dans un bol en plastique, et même ces saloperies de sachets cuissons ne vont probablement pas vous tuer à la première utilisation ; mais c’est quand même pas génial.

3- Les sachets cuisson sont mauvais pour la planète

Pas besoin d’en dire beaucoup : la fabrication du plastique est polluante et en plus le plastique se retrouve ensuite dans la nature où il forme des continents entiers de merde.

As-tu vu mon plastique

Vos prochaines vacances

Bien sur il faudrait trouver des solutions pour remplacer les très nombreux objets du quotidien faits en plastique que nous utilisons, mais ce n’est pas forcément évident de trouver des alternatives pour tout. En ce qui concerne les sachets cuisson, franchement ils ne servent à rien et c’est dommage de polluer pour ça. Ce qui nous amène au point 4.

4- Les sachets cuisson sont inutiles, si si

J’en tombe de ma chaise, mais il est possible que des gens achètent volontairement des sachets cuissons, et ce malgré l’arnaque qu’ils représentent, étant 3 fois plus chers que du riz normal. « Je ne sais pas cuisiner » est l’excuse principale de ces énergumènes, rapidement suivie par « les grains de riz ils se coincent dans la passoire et c’est chiant à laver ».

Alors d’accord, tout le monde n’aime pas cuisiner et y a plein de gens que ça gonfle, ça je peux aisément le comprendre. En revanche, aller jusqu’à acheter des sachets cuisson, y a de la marge. Je pense que tout le monde devrait apprendre à cuire du riz, surtout les gens qui ne savent pas cuisiner, puisque quand on sait pas cuisiner on mange du riz, et autant qu’il soit bon. Apprenez à cuire du riz, vraiment. Vous ne dépendrez plus de ces saloperies de sachets cuisson, donc vous ferez des économies, vous épargnerez votre santé et grâce à vous il y aura quelques sachets de moins sur le continent de merdes en plastique. Et ne vous souciez plus des grains qui se coincent dans les passoires, ils sont un faux problème car il n’y a pas besoin de passoire pour cuire du riz. Je vais vous démontrer que les sachets cuissons ne servent à rien en vous apprenant immédiatement comment cuire du riz délicieux sans se fatiguer. Le résultat est un peu comme avec un cuiseur de riz, mais tout ce dont vous avez besoin est d’un verre ou d’une tasse, d’une casserole avec un couvercle et d’un torchon.

  1. Mettez 1 tasse de riz pour 2 tasses et demi d’eau froide dans votre casserole (avec un peu de sel de préférence)

  2. Faites bouillir. A un moment l’eau va baisser et faire des trous dans le riz. Alors oui je vais préciser car plein de gens m’ont demandé MAIS C’EST QUOI LES TROUS DANS LE RIZ ?? Soyez pas cons, c’est pas les grains de riz qui se trouent. Vous voyez l’eau qui bout, ça fait des genres de bulles. Ben quand l’eau a suffisamment baissé, les bulles font des genres de trous dans le riz qui repose sagement au fond de la casserole. Je peux pas vous dire quand, car ça dépend entre autres de la quantité d’eau et de riz. Mais en général je compte entre 5 et 10 minutes.

  1. Quand vous avez vos trous de riz, vous couvrez votre riz d’un couvercle enveloppé dans un torchon et vous éteignez le feu, mais sans bouger la casserole.

  2. Vous laissez reposer environ 10 minutes. Le riz va finir d’absorber l’eau, puis refroidir tranquillement pour être pile mangeable et délicieux quand vous soulèverez le couvercle.

Ce qui est bien avec cette technique c’est que non seulement vous vous passez de ces SALOPERIES DE SACHETS DE PLASTIQUE DE MERDE mais surtout, quand vous enlevez le couvercle au bout de 10 minutes, le riz est cuit à point et légèrement refroidi. Donc non seulement le riz est bon mais il est totalement prêt à être consommé et vous n’allez pas vous brûler avec des sacs plastiques bouillants. Et si vous préférez le riz moins cuit, vous pouvez mettre seulement 2 verres d’eau par verre de riz.

ATUVU MON RIZ

je cuis toujours mon riz comme ça et franchement c’est bon

Si vous êtes foufou, vous pouvez ajouter au moment où vous mettez le riz dans la casserole : de l’ail, des échalotes, des épices (le curcuma c’est cool ça fait du riz tout jaune), des petits pois ou tout ce que vous voulez.

Actualités du blog

Bonjour,

Pas de nouvel article pour le moment, mais quelques nouvelles:

Il y a quatre mois, j’avais désactivé ma page Facebook, supprimant du même coup la page Facebook du blog. J’en ai recréé une toute nouvelle, j’y partagerai les nouveaux articles et peut-être quelques articles intéressants. La page est ici, n’oubliez pas de cliquer sur « j’aime » pour être au courant des nouveaux articles.

J’ai également un compte twitter dans lequel je parle principalement de tout et particulièrement de rien de spécial. Vous avez encore jusqu’à ce soir pour répondre à mes sondages scientifiques sur l’hygiène. D’autres sujets très intellectuels sont à prévoir comme par exemple les pénis. Par contre, suite au harcèlement et bullying que j’ai subi il y a 2 ans, je vous informe qu’il est inutile de chercher à m’asticoter, je bloque directement tous les emmerdeurs.

A propos de harcèlement, il est de retour avec option antisémitisme crado et menaces de mort, youpi on adore ça!! Le formulaire de contact est donc désormais supprimé, car je ne trouve pas de solution pour vérifier les e-mails, je n’ai donc même pas l’e-mail des harceleurs. C’est avec un peu de regret, car je reçois parfois des messages trop choupi, merci à vous <3 Mais avec un peu moins de regret quand je pense que, outre le harcèlement antisémite et les nombreux mails d’insulte, je recevais surtout beaucoup de très longs messages d’hommes me racontant leur vie amoureuse, sexuelle et affective, et attendant de moi que je les aide, que je les console, que je les soutienne et que je les prenne en charge. Mes lapins, je ne suis pas votre petite maman, un enfant c’est déjà bien assez de travail croyez-moi ! Et saviez-vous que les femmes ont aussi leurs propre problèmes et leur propre vie à gérer? Incroyable, et pourtant vrai !

Pour la même raison, il est désormais nécessaire de s’enregistrer et de se connecter pour poster des commentaires. J’aurais sans doute moins de commentaires, et je m’excuse pour la gêne occasionnée, mais de toutes façons, outre le harcèlement, 90% des commentaires de ce blog ne sont pas publiés, alors… La bonne nouvelle est que, sans que je puisse promettre du safe à 200%, vous pouvez lire les commentaires de mon blog sans tomber sur des ramassis merdeux de concentré de conneries, foutaises monumentales, racisme, sexisme et autres trucs en -isme (sauf le cyclisme, c’est plutôt cool) (ah et le féminisme aussi) c’est moi qui me tape les commentaires de merde afin que vous ne les ayez pas sous les yeux. On dit merci qui?

Enfin, j’ai remis à jour (il y a quelques temps déjà) la page Avant de commenter, afin qu’elle soit plus claire et lisible. N’hésitez pas à la lire pour plus de renseignements sur les commentaires. Si vous avez une question, vous pouvez passer par Twitter ou Facebook.

Restez connectés pour de nouveaux articles et prenez soin de vous.

Vivre plusieurs relations

Mine de rien, très lentement et avec beaucoup de résistance, les mœurs évoluent. En tous cas, on me pose de plus en plus de questions sur le « polyamour » (berk, que j’aime pas ce mot) ou plus généralement sur le fait de vivre plusieurs relations amoureuses et/ou sexuelles avec le consentement de toutes les personnes impliquées. Je vais tenter de répondre à au moins une partie d’entre elles.

A propos de la notion de consentement libre

La notion de consentement est complexe: la vie est faite de choix, mais aussi de contraintes qui influent sur ces choix. En terme de relations multiples, il n’y a pas d’un côté la pure et simple trahison et de l’autre le fait de multiplier les relations avec la bénédiction enthousiaste de tous ses partenaires. Parfois (souvent) c’est plus compliqué, il y a des tas de façons de vivre le fait qu’un.e de ses partenaires ait d’autres relations. Cependant, je pense qu’on peut s’accorder à dire que le consentement libre et éclairé est un objectif. Mais je constate, quand j’en discute avec des vrais gens, que la vie est décidément parfois plus compliquée que la théorie.

Attention, je ne suis pas en train de dire que vivre le polyamour est nécessairement compliqué et/ou nécessairement douloureux. Je pense que l’objectif de tout un chacun est de vivre ses relations dans le bonheur et une certaine légèreté. Personne n’a réellement envie de se prendre la tête, enfin je pars de ce principe en tous cas. Mais il existe de nombreuses barrières qui peuvent empêcher de vivre plusieurs relations de façon simple et satisfaisante pour tout le monde. Ce qui ne veut pas dire que ce n’est pas possible.

Le polyamour, ok mais pour qui?

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Je finirai par ouvrir une coopérative fruitière

Ça fait 3 ans et demi maintenant que j’ai écrit « toutes des salopes, ou le mythe du mec trop gentil ». Si vous pouviez d’ailleurs arrêter de le commenter, ça m’arrangerait. Je supprime de toutes façons tous les nouveaux commentaires. Le débat est clos. Cela m’agace prodigieusement de devoir débattre et débattre encore sur un article si vieux et que je n’écrirai certainement plus de la même façon aujourd’hui. Peut-être certaines choses n’étaient-elles pas assez claires, bien que les femmes semblent parfaitement comprendre le propos dans l’ensemble, contrairement aux hommes (l’élite intellectuelle de notre nation, vous savez, ceux qui possèdent quasiment tout le pouvoir politique mais sont supposément trop stupides pour savoir se servir d’un lave-linge).

Quand même, il y a quelque chose qui revient en permanence dans les réactions, pas seulement à cet article mais en général; c’est ce besoin irrépressible de critiquer les choix amoureux des femmes.

Donc on va revenir sur notre triangle amoureux fruitier. Poire aime Cerise. Cerise aime Melon. Poire pense que Melon est un connard. C’est l’éternelle histoire, le grand cycle de la vie qui recommence. Dans les films, Poire finit par évincer Melon et chopper Cerise à la fin. Pourquoi? Parce que c’est Poire qui écrit les scénarios des films.

Si je devais résumer les commentaires pleurnichards que j’ai reçus, en synthétisant un maximum (oui d’ailleurs si vous pouviez éviter de m’envoyer des romans et de me raconter toute votre vie en long, en large et en travers, alors que je ne vous connais même pas, je trouve que c’est tout simplement un manque de considération de votre part de faire ça, bref) ça donnerait un peu ça: « Ouin, tu parles que de Poire, et pas de Melon qui est un méchant, ni de Cerise qui blablablabla ». Ce à quoi j’ai répondu au début: non, il n’y a rien à dire, ils sont là pour peupler l’univers de Poire, le sujet c’est Poire et personne d’autre, l’article parle de Poire, seulement il fallait bien une meuf et un gars. Ce sont des figurants, si vous voulez.

Melon ou le mauvais garçon

Depuis j’ai quand même un peu réfléchi à la question, donc je vais reformuler cette réponse. Et finalement c’est important de le préciser. On va commencer par Melon. Pourquoi ne pas critiquer le comportement de Melon? Hé bien c’est simple: Melon n’existe pas. Il n’existe tout simplement pas. Je disais plus haut que dans les films, la meuf finit toujours avec Poire, parce que Poire écrit les histoires. Pourquoi c’est Poire qui écrit les histoires, et pas Melon? Hé bien parce que quasiment tous les hommes sont au moins un peu « Poire ». Le « gentil garçon » est un mythe d’identification, c’est ce que pensent les hommes à propos d’eux-même. C’est un personnage construit à partir du regard des hommes sur eux-même. Ils sont toujours « le gentil garçon qui aime la fille et si seulement elle pouvait se rendre compte à quel point je suis un mec génial ». Et Melon est aussi un mythe masculin, mais construit en miroir de Poire, à son opposé, un personnage construit à partir du regard des hommes pour les autres hommes. Melon c’est l’Autre, le « mec pas assez bien pour elle ». C’est pour ça que ça n’a aucun intérêt de parler de Melon. Lire la suite