NON, une lasagne, ça ne se mange pas !

Au début, avec cette histoire de lasagnes, je me suis dit:
« Pfff, encore une histoire de viande qui n’intéresse que les végétariens ».
En effet les végétariens et véganes sont bien connues pour emmerder le monde et troller au sujet de la viande, comme quoi ça donne le cancer, le cholestérol, mauvaise haleine et un gros cul, et ils aiment rappeler que manger des animaux mignons c’est très vilain. Bref, ce sont de véritables emmerdeurs.

Ce qui a tendance à être très amusant, mais là je trouvais quand même que l’attaque était mesquine. Bon, les gens ont mangé du mignon cheval au lieu de la mignonne vache laitière de réforme, et alors?

J’AVAIS TORT.

Accidentellement, j’ai été mise en présence d’un instrument audiovisuel insupportable autrement appelé télévision ou boîte à connerie. Laquelle se mit à déclamer pendant de très longues heures, sur tous les tons et avec force images sanglantes, que HOLALA AU SECOURS DES GENS ONT MANGE DU CHEVAL MEME QUE Y AVAIT ECRIT « LASAGNES AU BOEUF » SUR LA BOITE.

J’en suis restée pantoise. Hé oui, ce sont les mangeurs de viande qui nous chient une pendule parce qu’ils ont mangé des mignons petits chevaux au lieu du bœuf qui est un aliment comme l’oignon ou la frite. Bien sur je pourrais rappeler que les vaches sont tout aussi mignonnes que les chevaux, et le prouver à grand renfort de photos mignonnes. Mais je m’en fous, en fait. Je ne mange pas non plus les animaux moches.

Mais de toutes façons, l’espèce c’est quoi? Comme le dit Insolente Veggie, les gens qui mangent de la viande ne savent absolument rien des animaux qu’ils bouffent. Chacun d’eux avait une personnalité, rêvait la nuit, était attaché à l’un ou l’autre congénère. De plus, quand je vois les gens m’affirmer en toute bonne foi apparente qu’il faut « bien traiter les animaux » en bouffant de la viande industrielle la moins chère et la plus ignoble de pauvres bêtes qui n’ont jamais vu la lumière, ou quand j’entends ce type me dire la bouche en cœur que « les animaux ne souffrent pas dans les abattoirs » (bienvenue au pays des bisounours), je me dis qu’ils n’ont absolument AUCUNE idée de ce qu’ils mangent, de la façon dont c’est fait. La plupart des gens croient même que les poules dont ils mangent les œufs meurent de leur belle mort avec leurs jolis poussins autour d’elles, que les vaches dont ils boivent le lait gambadent dans les champs, et qu’on utilise de la vraie viande pour faire leurs lasagnes et non pas des déchets absolument dégueulasses

qui contiennent à peu près tout, de la graisse, des os, des poils, des cornes, de la merde, enfin tout ce qui peut se trouver dans ou sur un cadavre.

Bon, je m’en fous, c’est pas pour ça que je mange pas de viande, et je mange pas plus de viande qui a soi-disant gambadé dans les champs que de trucs industriels (si les animaux étaient si heureux que ça, ils auraient peut-être aimé que ça continue, tant qu’à faire).

Mais s’ils ne le savent pas, si un type qui n’a jamais réfléchi à la question et qui sait à peine distinguer un cochon d’une vache m’affirme sans hésiter que les animaux « ne souffrent pas dans les abattoirs » (mais comment peut-on croire une chose pareille?) c’est parce qu’ils ne veulent pas le savoir. C’est pour ça que je comprend pas. Tous ces efforts pour s’épargner la vision d’un animal à l’abattoir ou enfermé dans une cage, tous ces « ha, arrête tu vas me couper l’appétit » dès qu’on ose faire remarquer que la viande est issue d’animaux, et tout à coup, tout le monde s’énerve et s’excite et court en rond en remuant les bras parce que c’est du cheval au lieu de la viande bovine. Alors qu’y a marqué « viande bovine » sur l’étiquette. Mais qui lit les étiquettes? Si les gens lisaient les étiquettes, ils achèteraient pas des lasagnes surgelées. C’est plein de merdes, personne ne comprend les noms des additifs, et en plus, je vois pas l’intérêt de lire qu’il y a de la « viande bovine » dans cette merde étant donné que cette viande personne ne sait d’où elle vient, comment elle est faite, à quoi ressemblaient les animaux, d’où ils venaient, combien ils ont souffert, ce qu’ils ont bouffé, à quoi ils ont servi avant, quelles parties de leurs corps on a utilisé, etc. Mais non seulement on sait pas ce qu’y a dedans, mais on paye pour pas s’emmerder à savoir ce qu’y a dedans, hop 2 minutes au micro-ondes et on bouffe ça même si c’est absolument dégueulasse, ça permet de se remplir. D’ailleurs, personne ne s’est jamais rendu compte que la vache avait le goût de cheval, mais à part ça la viande c’est trop bon et trop plein de goût, franchement on aurait collé des protéines de soja texturées ou n’importe quoi, de la merde ou du vomi, je sais pas si quelqu’un aurait remarqué quelque chose.

Mais bon, les gens « n’ont pas le temps de cuisiner », m’expliquent-ils pendant des heures sur facebook après avoir rempli le questionnaire pour savoir quel personnage de Plus Belle La Vie ils étaient.

Enfin, comme toute norme sociale débile, il faut croire que ça se discute pas. Les chevaux sont vachement mignons, et d’ailleurs comme le fait remarquer Hippophagie sur son superbe skyblog:

Je trouve que l’hippophagie est une preuve de stupidité!!!Il n’y a aucune raison de mangé du cheval (surtout car ils sont maltraités pendant les transports,pas nourrient et encore moins soignés,…) :
1)Nous avons asser d’animaux élevés pour leur viande.

Et de plus,

#Un cheval s’est fais pour être monté!!!

Donc voilà qui remet tout le monde à sa place. D’ailleurs, j’ai même vu dans les affiches du métro une magnifique affiche tellement intelligente et tout que je pense que les gens qui l’ont fait devraient être torturés longuement en écoutant Tokyo Hotel et en regardant le JT de TF1.

L'HIPPOPHAGIE CEPABIEN

L'hippophagie c'est MAL. Et puis, il s'appelle Pompon, quoi, merde.

Voilà donc le cheval ça se mange pas, comme le chat et l’humain. Pour les autres, on a des tas de justifications et des excuses foireuses à base de lion et de gazelles et de chiens dans le désert, qu’on se plait à tartiner à longueur de temps sur sa pauvre conscience. Ca mange pas de pain. Mais d’ailleurs, puisque les légumes souffrent aussi, pourquoi est-ce qu’on ne s’inquiète pas de la souffrance atroce de la lasagne, qui est une matière organique généralement cuisinée à base de farine de froment, une plante pas plus bête qu’une autre et qui est donc vivante? Vous imaginez ce que ça fait d’être étalée, coupée en carrés, séchée, empilée et cuite au four? Non, franchement, vous avez pas de coeur.

Mais bon, voilà, vous vous en foutez, bande d’enfoirés. Toutes ces petites lasagnes qui ne tèteront jamais leur mère.

Mais après tout c’est le goût qui est important. Après tout, comme aimait à me le rappeler mon amie gastronome Sophie, la viande c’est BON et c’est pour ça qu’on en mange. Donc si on mange des lasagnes malgré la cruauté infligée à la farine de froment, à l’eau et au sel (ben oui pourquoi les minéraux n’auraient pas une âme?), hé bien c’est parce que c’est DELICIEUX comme le prouve cette photo non contractuelle:

mmmhh lasagneC’est vrai que ça a l’air tellement délicieux qu’on se croirait en train de gambader dans la ferme mal dessinée à l’arrière-plan. Mais 3 minutes de micro-ondes, c’est beaucoup trop long. Heureusement, vos chers industriels ont pensé à vous, puisqu’ils ont pris la peine de prémâcher et prédigérer l’aliment, comme vous pouvez le voir sur l’image de droite. Quand on voit ça, on comprend pourquoi les gens ont tellement de mal à arrêter de manger des plats préparés.

Je m’excuse pour cet article totalement sans intérêt. Il fallait que ça sorte.

Pour aller plus loin: des lasagnes sans animaux mignon dedans.

117 réflexions au sujet de « NON, une lasagne, ça ne se mange pas ! »

  1. Merci pour cet article qui m’a fait bien rigoler (même si j’ai presque vomit en voyant la lasagne en conserve Beurk!). Même ici au Québec on nous parle sans arrêt de ça à la télé. Et dire qu’ils vont jeter tout ça et tuer encore plus d’animaux pour les refaire. Monde de merde

      • XD le méchant lobby végé! On pourrait remplacer subtilement la viande dans les lasagnes par du seitan :p ils remarqueraient même pas!

        Au moins, ça montre aux omnis qu’ils ne savent pas ce qu’ils mangeant!

        • Hmmm… Je dois encore manger de la viande une fois par semestre et ce n’est pas pour autant que je sais toujours ce que je mange non plus quand j’opte pour d’autres types de plats (je dirais même que pour peu que je mange de la viande, au moins je suis un peu plus au courant qu’avant de ce que c’est, quant au reste…) !

          • Un des avantages du véganisme, c’est qu’au bout d’un moment on est un peu obligés de tout faire soi-même ou de lire consciencieusement les étiquettes et d’avoir une bonne connaissance des additifs (par exemple la plupart des vegans savent c’est que le E471 ou mono et diglycérides d’acide gras, les carraghénanes, etc…). Enfin le mieux est quand même de tout faire soi-même et du coup c’est une approche bien plus saine de la nourriture. L’idéal serait de faire tout pousser avec ses p’tites mains! Bon j’habite en ville et j’ai même pas assez de lumière chez moi pour une plante en pot, mais je désespère pas de produire ma propre bouffe un jour. On vit dans une société qui nous infantilise un max, la plupart des gens j’ai l’impression que si ça continue ils vont juste se contenter d’ouvrir la bouche et laisser l’horrible clown ronald mac donald leur donner la becquée ou les remplir avec un tuyau. Je pense que c’est une mauvaise chose de ne pas savoir ce que l’on mange, même si je plaide coupable pour une très grande période de ma vie, et encore parfois aujourd’hui quand je craque pour des produits véganes dont la compo est en allemand (bon au moins je sais que c’est bio et sans animaux dedans, c’est déjà pas mal). En plus d’être végane je fais du yoga et ça implique de se reconnecter avec sa nourriture, je pense que c’est très important et le véganisme m’y a beaucoup aidée en me forçant à cuisiner. C’est beaucoup de plaisir aussi (la première fois que j’ai fait une soupe moi même je me suis: mais POURQUOI j’achetais ces trucs en brique sans aucun goût?) et même parfois de la joie.

  2. Je me suis fait la même réflexion que toi en découvrant le « débat » non pas à la télé, que je n’ai pas, mais sur Internet. Ça me rappelle une variante de quelqu’un de mon entourage qui mange des animaux adultes mais pas de jeunes animaux parce qu’ils sont « innocents ». Formidable, il en dort mieux la nuit !

    Petite parenthèse : ça vient d’où cette propension immense de gamines qui aiment l’équitation ? Le fait de « dominer » (inconsciemment ou consciemment) un individu dans un monde où elles sont dominées ? Une lubie culturelle que Disney leur a collé dans le crâne ? Je m’interroge sérieusement. La plupart des filles aussi sympathiques soient-elles répondront : c’est la connexionaveclanatureparcequejaimelesanimauxlol mais évidemment cette réponse, en plus de son goût ironique, ne me satisfait pas.

    • Je pense qu’y a un truc de domination, le cheval est clairement un faire-valoir. Peut-être un truc sexuel aussi (figure de puissance, peut être perçu comme masculin, viril, je sais pas) et en même temps c’est réputé mignon et gentil. Moi ce que je supporte pas dans l’équitation c’est tout ce verbiage autour de « l’amitié » et de la « complicité » avec l’animal alors qu’en fait ce qu’on attend de lui c’est qu’il fasse exactement ce qu’on lui dit.

      • Il me semble qu’en psychanalyse, on explique ça par l’aspect sexuel (…forcément en psychanalyse), domination fantasmée du mâle puissant, tout ça.
        De là, on peut sûrement se poser des questions sur ce qui est fait de ce fantasme quand on n’a plus un cheval mais un poney mignon, d’ailleurs.
        (sinon, ces affiches anti-viande de cheval me fascinent tant on dirait des parodies d’elles-mêmes… Il ne faut pas manger de cheval PARCE QUE, mais on peut manger d’autres viandes auxquelles on peut pourtant opposer les mêmes arguments, PARCE QUE.)

      • Pas besoin de chercher des explications psychologiques à la noix. Les filles font de l’équitation parce que c’est un sport réputé féminin et les garçons jouent au foot parce que c’est un sport réputé masculin. C’est tout.

          • Peut-être parce qu’un cheval ou un poney est jugé « joli » donc ça va avec la « panoplie » d’une belle fille pleine d’élégance.
            Aussi le blabla sur la complicité entre cheval et monteur : les filles sont soit-disant plus sensibles, sociables etc…Donc ça leur va bien de faire une activité qui demande d’être en « relation » avec le poney.
            Par ailleurs, les hommes doivent toujours montrer qu’ils sont virils par des sports dangereux : à l’époque où l’équitation était l’un des sport les plus dangereux (surtout qu’on chassait à court, on qu’on tournoyait au moyen-âge etc) c’était une démonstration, maintenant qu’on a plus dangereux encore (formule 1, deltaplane et j’en passe), en comparaison faire un galop c’est « féminin ».

          • Le cheval est à l’origine une ressource essentielle dans l’art de la guerre. La cavalerie préfigure la division blindée de nos jours, et le cheval constitue un atout évident pour le cavalier par rapport au simple fantassin (à part à Crécy, mais ça…).
            C’est pourquoi dans les sociétés anciennes, l’élevage du cheval a toujours été une pratique réservée au patriarcat. Il suffit de voir la pratique des lignages de pur-sang arabes, de pur-sang anglais, les haras royaux depuis Louix XIV…
            Le fait est que la pratique de l’équitation a été pendant très, très longtemps une pratique largement prédominée par les hommes. Aujourd’hui encore, en compétition, les professionnels de l’équitation sont majoritairement des hommes. On m’opposera que de nombreux milieux offrent de faibles évolutions de carrière aux femmes, mais le contraste est là, de même qu’en biologie : à la base, il y a largement plus de femmes, mais les plus hauts échelons sont occupés par des hommes.

            Donc NON, ce n’est pas évident que l’équitation est une activité « de filles ». La raison pour laquelle c’en est devenu une, je ne me l’explique pas.

          • Disons que les petites filles et les adolescentes ont tendance à adorer les chevaux et à être passionées d’équitation, c’est vrai qu’on peut se demander pourquoi. Merci pour ton éclairage en histoire de l’équitation (je n’y connais rien et comme j’ai renoncé à cette activité par respect pour les animaux…).

          • J’arrive après la bataille, mais je viens de tomber sur un passage d’un livre « contre les jouets sexistes » qui répond à cette question :
            « Cet animal est aujourd’hui perçu d’abord comme un animal de compagnie. Le prestige et l’utilité économique du cheval disparu, celui-ci est désormais doté de « fonctions affectives et cathartiques ». Le fait est que l’activité équestre consiste presque autant en soins et en entretien qu’en temps de monte. De plus, on considère de plus en plus que la maîtrise du cheval exige moins la force et la technique que des qualités relationnelles ».
            => la mise en avant des sentiments, le soin confié aux femmes, l’importance accordée aux qualités relationnelles sont des « qualités » qu’on inculque aux petites filles.

          • on peut aussi rajouter tout simplement le fait que « aimer les animaux », c’est encore considéré comme (je cite) « un truc de nanas » (cf l’épisode south park sur le sauvetage des animaux…)
            les hommes, les vraies, n’aiment pas les animaux (à la rigueur les chiens…). Ils doivent avoir l’air dominant en toute circonstance… et aimer quelqu’un ou quelque chose sans rien attendre en retour, c’est purement opposé au principe de domination où l’on doit tout faire pour faire passer ses propres désirs avant ceux du ou des dominéEs.
            A l’inverse, les hommes sont majoritaires je pense dans les sports de chasse… il parait que c’est leur manière d’aimer les animaux… brrr, imagine s’ils aiment aussi leurs enfants…

      • Euh … C’est vrai que tout n’est pas rose (loin de là) dans le monde merveilleux de l’équitation – même dans les manèges sympa, on voit des trucs qui font un peu mal aux yeux … et que c’est encore pire dans les milieux de la compétition. Mais il y a vraiment moyen de partager des choses belles et fortes avec un cheval, c’est pas du verbiage hypocrite ! Y a plein de gens qui essaient de sortir de ces modèles de domination hérités de l’armée, qui prennent le temps d’apprivoiser leur cheval, qui s’en soucient, qui y sont attentifs. Même parmi ceux qui font des spectacles équestres, donc qui attendent, en effet, quelque chose de précis de leur animal, tu peux trouver des personnes respectueuses … A moins que tu ne penses que tous les animaux domestiques sont d’office des animaux en souffrance ?

        • (je pense que les animaux ont pas trop intérêt à se rapprocher de l’homme, en général – et je me demande tout à coup si, en ayant des animaux dans ma vie, je ne me rends pas coupable d’une forme d’exploitation)

          • La question des animaux domestiques est complexe… Pour résumer ma position (qui n’est pas universelle chez les véganes/antispécistes) je suis pour avoir des animaux domestiques « récupérés » (dans la rue, en refuge, etc) mais contre tout commerce d’animaux. Il m’est arrivé d’acheter des animaux en animalerie mais je ne le ferai plus.

        • On peut partager des choses très belles aussi avec un mouton, un cochon ou une vache. Seulement on ne peut pas se servir de ces animaux comme faire-valoir. Je ne nie pas qu’on puisse avoir un bon contact avec un cheval, mais l’équitation c’est une forme d’exploitation, c’est à dire que ce bon contact restera une relation dominant-dominé. Le cheval n’a pas son mot à dire, on lui met une selle, un mors, on le fait aller où on veut quand on veut, et s’il n’est pas content, c’est la même chose. Il peut y prendre du plaisir ou se faire chier. La plupart finissent à l’abattoir quand ils ont trop servi (même si certains ont droit à une retraite, c’est une minorité). Pourtant dans ces conditions les cavaliers n’hésitent pas à parler de « complicité » et d’amitié. Sauf que la complicité humain-cheval consiste pour le cheval à obéir au doigt et à l’œil à l’humain.
          Dans l’équitation le cheval est un outil. Donc je suis contre. Ca veut pas dire que je pense que tous les gens qui en font sont méchants, ou qu’il n’y a aucune forme de respect de l’animal, ni même que tous les gens qui font de l’équitation de comportent de la même façon avec les chevaux (c’est évidemment pas le cas). Mais ça reste un rapport de subordination. J’ai renoncé à l’équitation quand je me suis rendue compte que j’avais peut-être du plaisir à en faire mais qu’à aucun moment je pouvais me demander si le cheval était d’accord ou pas pour m’avoir sur le dos et faire ce que je voulais. D’ailleurs je n’ai jamais été bonne en équitation, ça demande une dose d’autorité sur le cheval que je ne me suis jamais sentie légitime à exercer.

          • Oui, je suis assez d’accord avec ce que tu écris. Dans le monde du cheval, les gens respectueux sont plutôt la minorité que la règle, hélas (mais c’est une jolie minorité, par contre). Merci pour ta réponse, en tout cas.

  3. Pauvre lasagne, c’est dur !
    (tu aurais pu ajouter que certaines céréales, comme on l’apprend dans « solutions locales… » ont un adn plus important que l’adn humain, moi je dis, si c’est pas une bonne raison pour pas en manger ça !)

  4. Quand j’ai vu la dernière photo j’ai pas pu m’empecher de rire frénétiquement parceque la connerie des consommateurs de ces plats préparés est totalement extreme. Comment peut on ouvrir sa lasagne, voir cette horreur, la faire chauffer et l’engloutir, et ensuite être super-méga-choqué-dla-mort que ce qu’il y a dedans est completement dégeulasse??

    « Mais l’étiquette dis que c’est bon! Que c’est de la vache heureuse et en plus la photo est jolie! »

    Ben oui, bah à l’intérieur c’est de la merde, et c’est de la viande non identifiée.
    Sérieux c’est si dur a concevoir? Déjà quand on vends le produit avec une super belle tof de lasagne préparée par Ducasse (à 2€50 3min au microondes), et qu’on voit du vomi quand on ouvre, bah perso je ferai pas confiance dans l’étiquetage.

    • Ouais mais tu comprend, le poulain de 18 mois, il s’appelle pompon.

      J’ai une idée pour rendre les gens végans: j’appelle tous les animaux de la création « pompon ».

      • La reprise de l’affiche détournée pour le sort des pauvres lasagnes m’a tuée :D
        Par contre les liens vers l’article de la désencyclopédie et vers Rue89 ne marche pas, je suppose qu’il s’agit de celui-ci : http://www.rue89.com/2013/02/14/le-minerai-de-nos-lasagnes-cest-carrement-de-la-merde-239612 et http://desencyclopedie.wikia.com/wiki/Caca

        Sinon oui tu peux tous les nommer pompom mais après les gens te diront que SI même un pompom à bonnet ça se mange!

      • J’ai peur que ca marche même pas. En prenant le métro je suis tombée sur une affiche pour le salon de l’agriculture avec une photo de vache sous laquelle il y avait écrit « Marguerite, 7 ans, Charolaise. »

        Je me suis imaginée donner des noms aux trucs que je mange, je crois que c’est un symptôme de skizophrénie paranoiaque. Ou de connerie.

        • Ben moi je suis très amie avec Jojo le Poireau et Margotte la Carotte, mais je suis pas sûre que Marguerite le soit avec ses futurs consommateurs :(

  5. J’attendais avec impatience un billet sur le sujet de la ‘lasagne’ qui est tout à fait jubilant. Merci.
    C’est aussi avec tristesse, malheur que j’attendais ce sujet car c’est affligeant de toujours arriver à un niveau extrême de débilité dans l’irresponsabilité de leurs propres nourritures (omnivores) pour qu’ils arrivent à penser une seule seconde à ce qu’il y a dans leurs assiettes.
    Comme si en découvrant ce scandale alimentaire, en le criant haut et fort ils se sentaient responsables (donc bien dans leur tête et corps) et fier de manger de la viande car ohoh cher Père Nöel on a découvert un cadeau empoisonné.

    Enfin j’ai juste une question qui va paraître peut-être naïve mais moi j’aimerais bien savoir – car bien sur les médias n’en parlent pas, on ne se demandent pas pourquoi ils ne le font pas, – ou vont tous ces plats surgelés?
    J’imagine ils sont jetés mais je veux dire pourquoi ne pas les donner à des associations où des gens n’atendent qu’à manger, si les chevaux sont morts dans de terribles douleurs pour assouvir la demande d’omnivores en manque de viande autant que leur mort ne soient pas inutiles! – Ca me sidère de dire ça mais c’est une triste réalité – mais en plus ces plats sont jetés et les gens égoïstes ne pensent qu’a leur petite personne, je suis sidérée de la débilité et de l’ignorance de ces gens.
    Désolée pour ce commentaire un peu fouillis, fallait que j’exprime ça et avec des gens qui pourraient me comprendre.

    Oh et juste l’orthographe du ‘I’ au ‘Y’ de Tokyo Hotel, c’est ironique où pas? car si les choses ont un nom bien à part c’est pour une raison. Oui je sais, je chamaille.

    • Je pense que tout sera foutu à la poubelle. Mais l’industrie agroalimentaire détruit déjà des quantités hallucinantes de nourriture parfaitement comestible pour des raisons économiques (d’où le mouvement food not bombs).

  6. Je ne sais plus quel homme sage disait en substance : « si les ababttoirs avaient des vitres l’Homme serait végétarien »
    Au fil du temps, profit et industrialisation obligent, on a su séparer l’acte de tuer les animaux élevés pour la viande (et meme nombreux autres qui venaient de la catégorie « agréments (loisirs) ») de tout ce qui fait normalement de l’homme un humain, c’est à dire « une personne faisant preuve d’émotions ».

    Je suis une heureuse au sourire triste, heureuse de voir qu’un tel scandale avec Findus remet enfin les vraies choses en place et une majorité d’hommes face à leur bonne conscience.
    Non les gens ignorent le nombre de merdes que les grandes compagnies leur font bouffer à tout-va, visceres, tendons, parties inommables font des steaks hachés honorables sur l’autel de l’industrialisation.

    Végé depuis un mois, ENFIN DELIVREE, j’en ressent les bienfaits chaque jour.
    Puissiez vous etres nombreux à emprunter cette voie à l’avenir en sortant de votre rôle de mouton obéissant, avant d’etre vous- même menés à l’abattoir …

  7. Salut à tous!
    Bon y’a pas à dire je suis totalement d’accord avec tout ce que tu dis dans ton article…

    On ne sait pas ce qu’on mange quand on mange de la viande. On ne sait pas comment la bête a été élevée.. Abattue…
    Mais dans les fruits et légumes, il y a aussi des saloperies! Pesticides… OGM et j’en passe. Comment être sûre que ce qu’on mange est sain? (oú achètes-tu tes fruits et légumes et comment peux-tu être sûre qu’ils sont totalement sains)

    Je précise que ce n’est pas du tout pour créer la polémique car je partage tout à fait vos idées. J’ai juste du mal à passer du côté Veggie de la force. Je ne sais pas pourquoi. Je pense que je suis trop attachée à la merde que je mange ://

    • Ben heu tu sais pour commencer, les pesticides et OGM ils s’accumulent dans la chaîne alimentaire. Et les vaches (ou les chevaux) que tu manges, ne se sont pas nourris de cailloux. Donc la viande contient bien plus de saloperies que les légumes. Surtout que les OGM on s’en sert assez peu pour faire pousser des radis et des tomates, cette technologie est bien plus utilisée pour le soja ou les céréales comme le maïs qui servent avant tout à nourrir les animaux d’élevage et à élaborer les nourritures industrielles (par exemple si tu regardes Food Inc, les alimenteurs en français je crois, tu apprendras qu’il y a du maïs dans à peu près tout, même dans le coca). Donc les légumes ne sont généralement pas OMG. Reste le problème des pesticides.
      Je n’achète pas toujours mes fruits et légumes, je préfère les récupérer au marché. Donc ils ne sont pas toujours bio. Les contaminations aux pesticides sont possibles, mais ça dépend des fruits ou légumes. Par exemple les avocats sont très peu contaminés (surtout qu’on mange pas la peau), les poivrons et les pommes le sont beaucoup. J’épluche et je rince un max. J’évite aussi d’acheter certains fruits et légumes en non bio, quand j’achète. Sur internet tu peux trouver des listes de fruits et légumes les plus contaminés par les pesticides.
      Pour ce qui est du reste (pâtes, haricots, etc) j’achète bio et local le plus possible, dans la mesure de mon faible budget. Ca reste raisonnable quand ce sont des produits qui sont bon marchés à la base. Les gâteaux, pains, etc, je fais moi-même en général.

      Enfin, il faut quand même préciser que le véganisme n’est PAS une démarche de santé, ni de goût. Si je me préoccupe de ma santé, et de manger des nourriture savoureuses, c’est mon choix personnel. Le fait de ne pas manger des animaux car j’estime qu’ils ont le droit de vivre n’est pas un choix personnel mais un choix éthique qui implique ces animaux. Certains véganes peuvent ne manger que des pâtes au ketchup et ne pas faire attention à leur santé. Je trouve tout de même dommage de ne pas savoir ce que l’on mange.

      • Si tu veux, je viens de decouvrir une autre raison que sanitaire de regarder les etiquettes des boites. Ton comm’ m’a fait regarder la compo de ma conserv’ de flageolet (que je supposais sans ingredient animal) et je vois « Viande et graisses de poule »…j’en ai pris pendant tout ce temps sans le savoir. PUTAIN! Merci, je crois que je dois passer un cran au dessus maintenant!

        • Ah la graisse de poule on en trouve aussi dans certaines soupes Liebig censées être aux légumes… C’est à se demander ce qui leur passe par la tronche à ces industriels… La graisse de poule, pour quoi faire ? Donner du goût ? Lier ? Conserver plus longtemps ? Des fois, à la vue d’une étiquette faisant mention de cet « ingrédient », je laisse vagabonder mon esprit et j’imagine des « poules » (pas de celle qui font cot-cot…) se faisant extraire leur graisse chez le chirurgien et démarchant les fabricants de conserves avec leurs bocaux de gras, et ça me fait sourire, même si en vrai c’est pas drôle…

          • Ben c’est comme ma mère qui fait un couscous aux légumes et qui met du bouillon de poule pour donner du gout. C’est pas logique.
            Je ne suis pas vege, mais quand on fait un plat de légumes, je ne comprends pas pourquoi on ajoute ce sacrosaint bouillon.

    • Au niveau sanitaire, ce qui est certain, c’est que les mangeurs de viande, vont rencontrer un problème que ne rencontreront pas les mangeurs de légumes : le MRSA.

      Cet acronyme désigne un type de staphylocoque doré ayant développé une résistance à la méticilline (antibiotique)… et cette saloperie n’est pas arrivée par hasard : elle s’est développé à cause des pratiques de l’industrie de la viande, qui bourre les animaux d’antibiotiques… et ceux qui les mangent avec. Et comme les staphylocoques dorés développent une résistance aux antibiotiques, ils deviennent de plus en plus balèzes.

      Cet article de Fabrice Nicolino expose le problème : http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=1501

  8. Je trouve aussi que cette histoire n’a pas de sens… D’ailleurs, il me semble qu’un docu diffusé il y a pas trop longtemps par la boite à conn…euh, magique indiquait DEJA que certains plats censés contenir de la viande, étaient composés en bonne partie de…protéines végétales. Bah oui, ca coûte moins cher XD ! *On va pas faire un truc pour le bien des gens, eh oh, faut pas pousser, c’est juste une coincidence…*
    Après, pour contrôler un minimum ce qu’on mange, faut tout cuisiner soi même, c’est pas nouveau… :/

    • Et le mieux, c’est de tout faire pousser soi-même. Mais la on m’objectera que c’est un mode de vie à part entière..

      Oui, on appelle ça l’autonomie, qui entraîne, pour peu qu’on soit honnête avec soi-même, la plus sage des manières de protester contre quelque chose : le boycott !

      • Quand on arrive là, j’admire, c’est sûr que c’est l’idéal…Mais c’est déjà plus dur :( Et il manque toujours un contrôle, vu l’état des sols et des courants d’eaux…

      • Et puis tout faire pousser soi-même c’est impossible en France. On a pas le climat (même dans le sud) pour faire pousser les bananes et les dattes. Ou les avocats. Et moi je peux pas me passer de tout ça. T__T

  9. Je n’ose pas imaginer les dégâts que l’affiche représentant Pompon aurait pu causer sur quelqu’un comme… euh, Nietzsche, par exemple.

    Ceci dit, est-ce qu’une personne vegan peut manger quelqu’un qui se trouve dans un état végétatif ?

    Parce que ça permettrait de mettre au point un nouveau programme agroalimentaire pour pas trop cher…

  10. J’ai bien ri et j’ai tendance à être plutôt d’accord, même si…
    Je suis pas végétarien pour deux sous. J’aime la viande, vraiment, beaucou. J’aime aussi la bonne nourriture, donc je mange assez peu de trucs surgelés comme ça et cette polémique ne me concerne pas trop, mais ça m’est quand même déjà arrivé, du coup j’ai peut-être déjà mangé du cheval. La bonne affaire.

    Je mange de la viande et j’accepte tacitement tout ce que ça entraîne. Évidemment que je préfèrerais que les animaux dont elle provient soit bien traité, mais je ne suis pas assez naïf pour croire que c’est le cas partout. J’adore les animaux d’à peu près toutes les espèces, mais c’est pas ça qui va m’empêcher de manger du lapin parce que « c’est trop mignon un lapin. :( »

    Bref, je ne comprends pas non plus trop ce débat. Ça aurait concerné du porc, je comprends vaguement que ça puisse faire du bruit (religion, toussa toussa), mais du cheval… oÔ

  11. Je suis mangeuse de viande occasionnelle, mais je suis complètement d’accord avec ta réflexion (c’est ce que j’ai dit à mon mec qui me demandais de lui expliquer pourquoi cette histoire faisait scandale chez nous, alors que c’est quand même du cadavre dans les deux cas- autre culture, autres dégouts-…).
    Par contre, je commence à me poser la question pour le DIY. J’ai lu récemment un article qui parlait 1)De l’importance des rendements d’échelle, surtout du point de vue écologique, et donc de l’artisanat 2) de la préservation des petits métiers, contre la logique du mépris dans le capitalisme pour les métiers manuels. Pour moi qui fait mon pain moi-même, je dois avouer que ça me pousse à me questionner. Du coup, comme la plupart des trucs végés tout faits me semblent être aussi aberrants que les trucs non végés tout faits, mais qu’en même temps, je ne veux pas disqualifier le savoir faire des pros tout en polluant allègrement avec mon vieux four, je ne sais plus quoi penser…
    Par ailleurs, je sais que tu ne mets pas souvent de remarques culinaires, mais pour moi qui ai dû mal à sauter totalement le cap, les recettes végétaliennes délicieuses sont un encouragement (Quand la chair est faible, il faut savoir lui parler directement).

  12. …Je suis parfaitement d’accord avec toi ! Je ne suis pas végétarienne même si le reportage d’Arte sur la filière de la viande m’a incité un moment à le devenir totalement et que depuis j’ai tout de même fortement réduit ma consommation de viande (c’est vrai que c’est bon, les lentilles).
    Je mange de la viande, quasi pas de produits transformés (mais bon, les ravioli maison…), j’aimerais trouver de la viande dont je soit sure qu’elle vient d’animaux qui n’ont pas grandi en entrepots à un rythme surnaturel parce que même si ça te fait rire, ça me parait plus éthique de manger du poulet fermier que cet ersatz d’usine, et ce scandale sur le fait qu’on ai bouffé du cheval au lieu de boeuf me fait vraiment rire. Le vrai scandale est à mon sens qu’on ait fait passer une viande pour une autre, que l’étiquetage et la tracabilité de la viande ne soit pas infaillible, qu’il y ait eu une fraude à grande échelle… Et ça aurait été dans l’autre sens ou dans n’importe quel autre sens que j’aurais trouvé ça tout aussi problématique. Qu’on ait mangé du poney à la place de la vache… ET ALORS ? Si le cheval était propre à la consommation humaine, c’est une fraude mais certainement pas un problème de santé publique comme on tend à nous le faire croire. S’il ne l’était pas, j’imagine que beaucoup de gens vont commencer à faire leurs lasagnes eux-même. Même si, en tant que consommatrice régulièrement occasionnelle de viande, je ne peux décemment pas dire que je suis 100% d’accord avec toi, je te rejoins cependant dans l’ahurissement devant l’hypocrisie d’une société qui peut tout à la fois cracher sur les manteaux de vison sans s’interroger sur les trois toufettes de poils pelucheuses ornant le capuchon d’une doudoune H&M, larmoyer à l’idée qu’on bouffe du chat en Chine et du cheval en Europe sans s’interroger sur l’origine de la viande de son kebab, defaillir à la vue d’un os de gigot et manger du steak haché sans complexe. Ou jeter de la viande. De tous les gaspillages de nourritures, c’est bien celui de la viande qui m’insupporte le plus. Je te rejoins : il faudrait que tous nous soyons conscient que pour manger, on sacrifie quelque chose : de la forêt pour faire des champs et des patures, des légumes, des animaux. Et travailler soi-même à la production de nourriture, au moins une fois. Ca incite à respecter d’avantage ce qu’on mange que de s’être fait chier à écosser les poids une aprèm entière, piller le pois chiche toute une soirée, tordu le cou d’une poule pour un pot-au-feu.

    • Bah franchement, je suis d’accord avec certaines choses que tu dis mais je pense pas que ce soit plus éthique de manger un animal un peu mieux traité (sachant que c’est de toutes façons jamais mirobolant et qu’ils sont presque toujours tués avant d’arriver à l’âge adulte). De toutes façons on n’en a pas besoin

      • C’est vrai, on en a pas un besoin impératif et absolu, comme de boire de l’eau par exemple. Beaucoup de gens vivent sans consommer de viande. C’est un certain confort que de manger de la viande ou des dérivés animaux, un confort culinaire comme un confort diéthétique (je continue de penser que les lentilles, c’est bien, mais si j’avais une gamine adolescente, je la pousserais tout de même à bouffer du yaourt histoire de soigner sa densité osseuse et son osthéoporose prochaine). Maintenant, nous avons besoin de protéines, la viande est tout de même une source facilement accessible de protéines puisque notre système digestif n’est pas assez performant pour tirer tous ses nutriments de la consommation exclusive de végétaux

        Mais en revanche, je ne comprend pas bien que tu estime qu’il est tout à fait comparable d’élever une vache en stabulation en hangar, sans qu’elle ne voie jamais le soleil, de la faire vêler à un rythme démentiel, de lui faire bouffer des farines riches en protéine pour la faire engraisser plus vite au détriment de son cycle de digestion et élever une vache en pré. Ok, à la fin elle est mangée, on ne l’élève pas pour le plaisir de sa compagnie et la jouissance de son beau regard, mais en attendant, elle a passé son temps de vie dans des conditions ignobles ou pas.

        • Si elle était si heureuse que ça, elle aurait peut-être aimé que ça continue.
          C’est quand même la vie qu’on leur prend, c’est ce qu’ils ont de plus précieux. C’est tout ce qu’ils ont, même. Le préjudice de vivre en cage est grand, mais y pas grand chose de pire que de tuer, surtout si c’est juste pour les manger (ce qui n’est quand même pas grand chose au final, vu qu’on en a pas besoin).

          Et heu, SI, notre organisme est tout à fait capable de dégrader les protéines végétales exactement de la même façon que les protéines animales. Je trouve ça aberrant de croire que nous avons besoin de lait après l’âge du sevrage, et du lait d’une autre espèce en plus! Le calcium ça se trouve dans les amandes, les noix, les choux, la crème de sésame, et même dans l’eau du robinet. Comment on faisait avant la domestication des vaches? On avait les os qui tombaient en miette? Comment ils font les autres singes?

          Les végétaliens ne sont pas en moins bonne santé que les autres, c’est un fait.

        • (je continue de penser que les lentilles, c’est bien, mais si j’avais une gamine adolescente, je la pousserais tout de même à bouffer du yaourt histoire de soigner sa densité osseuse et son osthéoporose prochaine).

          Ben franchement renseigne toi……je sais pas quoi te dire de plus. les protéines d’origine animale entrainent des pertes de densité osseuse bien plus qu’elles ne les previennent.

          j’aime bien les phrases qui commencent par « je continue de penser ». Ca donne l’impression que la personne persiste dans son idée ; Elle a eu plein de contre arguments pertinents, MAIS, malgré tout…

          Moi je continue de penser que même si on essaye de se raconter des histoires, tout ca part beaucoup plus d’une « indiférence selective » et de gourmandise que de préocupations de santé, car alors les gens se renseigneraient de façon compulsive sur la nutrition, les médicaments, feraient du sport, de la méditation de pleine conscience ou ce genre de choses pour habiter et prendre soin de leur corps véritablement.

          mais bon, manger des raviolis c’est trop bien, pourquoi irait-on selectionner autre chose à se mettre dans le gosier ? (moi j’ai toujours detesté ca même quand je mangeais de la viande, ça a le gout de vomi je trouve. de vomi de carniste en tout cas.)

          désolée si mon commentaire parrait agressif, je suis juste un peu amère cet après midi…

          • Ca depend des raviolis…Moi je suis fan de ha kao, et on peut les rendre vegan (même si du coup, ca s’appelle plus comme ça) en les faisant soi-même.

            Désolée du comm’ un peu à côté, je peux pas laisser dire ça pour tous les raviolis du monde ^^

          • Je comprend un peu cette méfiance même si selon moi elle n’a pas lieu d’être. En effet, d’après les sites français sur la nutrition, on trouve du calcium dans: les produits laitiers, et: les produits laitiers. Et c’est tout.

            Mais y a une question qu’on se pose assez peu. Où les vaches trouvent-elles leur calcium ? Ha.

    • J’ai une histoire par rapport au gachis de nourriture.

      J’ai fréquenté un mec qui a vachement mal pris le fait que je sois végé. Il était la quintescence de l’omnivore-défendant-provincial-qui-aime-la-bonne-chère-de-son-terroir-à-la-con, le genre de mec qui considère que partir tuer une biche à 15 ans est un rite de passage à l’age adulte (enfin plutot pour devenir un HÔMME). Pour Noel je l’avais invité avec des amis végétariens et on avait tous préparé plein de trucs à manger vachement chouettes, et lui cet abruti, il se ramene avec son saucisson. Un repas sans proteines animales est inconcevable, en plus du symbole phallique.
      Evidement il l’a pas terminé puisqu’il était le seul mangeur de viande ce jour, et il est reparti en le laissant dans mon frigo.
      Deux jour après on va boire un verre et il me dit « faudra que je repasse chercher mon saucisson chez toi, tu le mangera pas de toute facon. »
      Je lui dit « ah nan mais je l’ai jeté ton truc. »
      Il était vener mais ne voulait pas me vexer au cas ou ca diminuerait les chances qu’on couche ensemble (-_-). Il a marmonné un truc sur le gâchis alimentaire et je lui ai dit
      « Oui enfin tu sais, pour moi le gachis c’est surtout d’avoir pris la vie à ce cochon. »

      Tout ca pour dire que de tous les gachis alimentaires, celui de la viande est celui qui me touche le moins. Je me demande si d’autres végés sont d’accord. J’en connais un à qui on avait acheté un domac et qui l’a mangé quand même pour pas gacher.

      • Oui, enfin, là on est dans un rapport différent tout de même. Des connards qui pigent pas que des personnes ne mangent pas de viande, ça existe, j’en ai fait l’expérience aussi lors de mon bref passage au zéro-viande : le mec que tu rencontre pour la première fois et qui s’esclaffe avec mépris quand tu cherche sur la carte de la brasserie quel plat sans viande choisir et te fais chier avec le cri de la carotte. Sa gueule a changé quand on lui a dit calmement « oui, bien sûr, la carotte n’apprécie pas de se faire arracher de terre, c’est évident. Et bien sûr que les plantes communiquent et sont sensibles, t’as jamais entendu parler des acacias qui empoisonnent les gazelles et de la plante qui danse au son de la musique ? »

        De façon non surprenante, il a aussi ostensiblement allumé sa clope et balader son paquet de clou de cercueils devant la personne qui tente d’arrêter de fumer, lui soufflant dans le nez sa fumée sans complexe, comme si la possibilité d’un autre mode de vie que le sien remettait en question son mode d’existence personnel et qu’il fallait absolument ramener la brebis égarée dans le troupeau de fumeur-carnivores. Et je suppose qu’en soirée, il ira sans complexe balader son ébriété sous le pif de la personne qui ne boit pas en l’accusant de ne pas savoir s’amuser et d’être aigrie (tu m’étonne ! Dans la catégorie « gros con à qui on a envie d’en coller une », ça se posait fort).

        Toi, tu es végétarienne : tu ne consomme pas de viande mais t’ira pas non plus en acheter pour le plaisir de la jeter à la poubelle. Il le savait pertinemment quand il est venu avec son sauciflard et qu’il l’a laissé chez toi. (ou alors c’était un calcul, comme lorsqu’on prête un livre pour avoir une occasion de se revoir… aheum !) Alors te reprocher de l’avoir jeté, c’est franchement du foutage de gueule ; et quoi, il ramène son pinard dans un groupe de musulmans parce qu’il y aura surement pas de gros rouge et tape un scandale parce qu’on l’a gâché en le jetant à l’évier, aussi ?

        Moi je suis carnivore à temps partiel ; je consomme parfois de la viande. Je suis consciente que c’est pas issus de gisement de viande brute, qu’il a fallu tuer une bête pour que j’ai une tranche de steack ou du poulet dans mon assiette, et pour cette raison, ça me fait mal de gâcher. C’est vrai que quoiqu’il arrive de sa viande, la bestiole est morte de toute façon. Mais qu’elle soit morte pour finir dans la poubelle parce qu’on a commandé un steack d’un kilo rien que pour voir si on arrivera à le bouffer entièrement en laissant les trois quart dans l’assiette… Ca me déprime !

        • Honnêtement, je dirais que les animaux n’en ont rien à branler que leur cadavre soit jeté ou mangé, mangés avec plaisir ou dégoût, ou qu’on les cuisine bien ou mal.

        • …On dit omnivore pas carnivore… et heu, on ne peut pas être omnivore à temps partiel. Le « flexitarisme » c’est du gros n’importe quoi…

  13. Je me suis bien amusée à lire cet article, bien écrit et bien vrai!
    La dernière photo avant/après est géniale: fallait y penser! Congratulations.

  14. « C’est plein de merdes, personne ne comprend les noms des additifs, et en plus, je vois pas l’intérêt de lire qu’il y a de la « viande bovine » dans cette merde étant donné que cette viande personne ne sait d’où elle vient, comment elle est faite, à quoi ressemblaient les animaux, d’où ils venaient, combien ils ont souffert, ce qu’ils ont bouffé, à quoi ils ont servi avant, quelles parties de leurs corps on a utilisé, etc. »
    Oui mais heureusement, certains produits sont étiquetés « viande bovine de France » Et ça, ça change tout, parce que c’est Français.

    J’ai beaucoup ri avec les lasagnes mangées pour leur lasagne ;-)
    Et ça faisait longtemps que j’étais pas allé voir la désencyclopédie. Faut dire, j’adhère moyen, même si ça me fait sourire.

    • La page sur la condition masculine est absolument fantastique je trouve.
      http://desencyclopedie.wikia.com/wiki/Condition_masculine
      Notre club, la Condition Masculine, fut dissous quelque temps plus tard, par le Gouvernement, ou plutôt, comme il fallait désormais l’appeler, la Gouvernemente. La nouvelle présidente de la République Française, Isabelle Alonso, mit fin à notre rêve. Les mots eux-mêmes furent « féminisés ». D’ailleurs on ne put plus dire « les mots », mais « les motes ». Les motes furent donc féminisées. Les droites des hommettes blanches furent anéanties. Notre cheffe, Jean-Marie Bigard, fut jetée à la cachotte.

  15. coucou,
    je comprends ta colère, ne pas manger un animal parce qu’il est mignon c’est à mon avis ignoble, cela voufrait dire que seuls les beaux ont une chance dans la vie. Je crois que ce qu’on mange est vraiment une construction culturelle… les anglais ont été choqués, ils ne voient pas les chevaux comme de la viande…

    Sinon, j’ai deux questions:

    Y at-il une position spécifique aux véganes ou végétariens relative au concept d' » animal de compagnie » ( pour, contre?) et si oui, acceptent-ils de leur donner de la viande à manger? (j’ai un petit chat recueuilli que j’aime beaucoup, je lui donne des croquettes, du pâté à la viande)

    deuxième question, un plus personelle : manges-tu du chocolat?

    bises

    • Je pense qu’on peut remettre en question les normes culturelles (sinon ce blog n’existerait pas ;)

      Pour les animaux de compagnie, les vegans ne sont jamais d’accord entre eux.
      Mon avis (qui est relativement répandu mais pas partagé par tous): Pour recueillir les animaux de compagnie, contre leur achat et leur reproduction (car beaucoup d’entre eux finissent dans les refuges, tués, abandonnés etc).
      Nourrir les chats et les chiens est un problème. Il existe des croquettes véganes spécifiquement adaptés aux chats ou aux chiens. Je comprend qu’on puisse être méfiants à l’égard de ces aliments mais il y a tout ce qu’il faut dedans. David Olivier a écrit un très bon article là-dessus:
      L’alimentation végétarienne des chats et des chiens
      Cela dit, ces croquettes doivent généralement se commander en ligne pour les provinciaux et beaucoup de véganes acceptent de donner des aliments carnés à leurs animaux (rarement de la viande telle quelle, cela dit).

      Le chocolat est une question compliquée! J’évite généralement d’en acheter mais je ne dirais pas que je n’en mange jamais. J’aime beaucoup le chocolat noir, il m’arrive parfois d’en acheter, presque toujours issu du commerce équitable, mais c’est un autre problème. Tous les vegans n’achètent pas commerce équitable (bien que ce soit souvent le cas). De même il m’arrive d’acheter certains produits importés (mangue, banane). Etre végane ne suffit pas à avoir un mode de vie éthique, c’est nécessaire mais pas suffisant.

      • Ça a un tel impact que ça, un peu de chocolat ou quelques bananes ?
        Je demande ça, parce que je suis pas du tout renseigné ; si tu avais un petit lien, ça serait pas de refus d’ailleurs.

      • pour ce qui est des croquettes je ne suis pas d’accord (comme beaucoup de vegan) pour ce qui est de les nourrir avec des croquettes vege…on verra l’état de santé de ces pauvres bêtes dans quelques années…non les chats et les chiens sont bel et bien des carnivores et je trouve cela abusé de vouloir leur détraquer tout l’intérieur (comme je dis on en reparlera dans quelques années pour le moment c’est trop récent comme « invention »). Les céréales sont très mauvaises et causes pas mal de maladies au chat (quand au chien je ne m’y connais pas assez donc je ne sais pas).

        Tout les vegans n’achète pas équitable ou même bio, j’en fais partit (même si j’achète beaucoup de bio) mais pour l’équitable le jour ou j’aurais les moyens on en reparlera!
        Être vegan ne veux pas dire « être parfait » sinon j’ai échoué dsl…les vegans sont trop durs avec eux même, ne pas se mettre la pression! moi j’encourage régulièrement de « simple » végétarien car c’est peu à peu qu’on fait au mieux :)

        • C’est un préjugé, j’ai connu des chat vegans et ils vont très bien, pour peu qu’ils aient eu certains apports comme la taurine de synthèse.
          D’ailleurs les mêmes molécules synthétiques sont souvent ajoutées aux croquettes « normales » car les déchets d’abattoirs utilisés dans leur fabrication ne contiennent pas tout ce qu’il faut pour leur équilibre alimentaire.

        • Je te conseille vraiment d’aller lire en détail l’article indiqué par l’elfe, je l’ai trouvé très bon, très instructif et très utile à titre personnel :
          http://david.olivier.name/fr/sur-l-alimentation-vegetarienne-des-chats-et-des-chiens

          « non les chats et les chiens sont bel et bien des carnivores et je trouve cela abusé de vouloir leur détraquer tout l’intérieur » = « non les hommes [et les femmes] sont bel et bien homnivores et je trouve cela abusé de vouloir se détratquer tout l’intérieur »

          « on en reparlera dans quelques années pour le moment c’est trop récent comme « invention » »
          Récent ou pas, ça prend en compte toutes les connaissances actuelles en nutrition animale…tout comme la bouffe omnivore !

          Bien entendu, si je veux faire faire une transition à un chat déjà sevré, j’hésiterai un peu plus, et je sais pas si j’abandonerai tout à fait la viande, si c’est ce que leur goût désire.

    • Y a plus qu’à espérer qu’elle donne son cerveau à la science.. ce serait tellement dommage qu’il finisse bouffer par un zombie..

  16. Bonjour :)

    Je ne mange plus de viande depuis deux ans et j’ai récemment cessé de consommer du poisson des laitages et du fromage.

    Je mange encore des oeufs parce que j’ai des poules chez moi (en liberté 3000 m2 d’espace pour une dizaine de poules :D) et qu’elles font chaque jour des oeufs librement ^^ sans contrainte!

    Bref.

    En cherchant quelques recettes pour varier le smenus de ma progéniture parfois encore un peu récalcitrante, je suis tombée sur des boutiques vegan en ligne et j’ai découvert un monde étonnant… qui m’a fait me poser quelques questions dont la principale : pourquoi certains végétaliens achètent t-il des produits « qui ressemblent à de la viande, qui portent des nom de viande (ou de fromage) ?

    Enfin je veux dire, sur ces boutiques tout semble être proposé pour avoir l’impression de manger de la viande (ou du fromage) sans en manger?

    Comme si finalement c’était un énorme sacrifice, ou très difficile de ne plus manger de viande et qu’on voulait conserver l’illusion de cette consommation par des produits déguisés en viande ou en fromage…! ^^ (pour ma part j’ai eu du mal il est vrai à renoncer au fromage et c’est d’ailleurs en cherchant un « remplaçant » à celui ci que j’ai atterri sur ces sites!)

    Bref, je sais pas si mon questionnement est bien formulé… ^^
    Toi, qu’en penses-tu de ces produits imitant le fromage ou la viande…? (je ne te demande pas un avis sur la qualité hein?! ;D

    • Perso j’en achete jamais. Ca ne me manque pas et j’ai tendance à me méfier des trucs industriels, mais je n’ai rien contre manger quelque chose qui a le gout et la texture de la viande si c’est fait via des produits végétaux. Idem pour les trucs qui remplacent les produits laitiers.

      Non je ne trouve pas que ca soit un sacrifice d’arrêter de manger de la viande, et je n’ai aucun besoin de satisfaire mon manque avec des substitus, tel un fumeur avec ses patchs à la nicotine!

      En fait je dirai que les fromages végétaux et les seitans sont cool quand on veut recevoir des omnivores à la maisons et qu’on veut briser le stéréotype du végé qui mange que des graines. Ou alors quand on veut sortir entre végés et qu’on mange de la « viande » de ouf, on ressort tous pleins d’espoir, de se dire que s' »ils » étaient tous au courant « ils » arreteraient la viande demain.

      Mais c’est marrant parceque quand j’étais au restau, je me suis rendue compte en arrivant à la fin de mon assiette que j’avais mangé les légumes et que j’avais laissé la fausse viande. ^^

    • Je pense pas que les gens achètent tant que ça ces produits. D’abord ils sont chers et la plupart ne ressemblent pas tant que ça à ce qu’ils imitent. Mais y a plusieurs raisons de les acheter: ils sont utiles dans les périodes de « transition », pour remplacer dans certaines recettes qu’on aime bien, retrouver un peu les goûts auxquels on est habitués (même si le succès est très variable)… Par exemple j’aimais bien les crevettes donc j’ai acheté quelques fausses crevettes pour une recette de wok. Ca sert à rien mais c’est un petit caprice. Elles ont pas le goût des vraies je dois dire, c’est un truc un peu psychologique.
      Je dois dire que je connais pas de végane qui intègre ces produits à ses menus de façon quotidienne, mais je n’en connais pas non plus qui n’en achète jamais (sauf les crudivores) et tout le monde en apprécie quelques-uns. Par exemple le « fromage » vegusto est très bon, j’aime bien les saucisses viana aussi. De toutes façons même si je voulais en manger tous les jours, je ne pourrais pas me le permettre, mais ce serait vite lassant et puis même s’ils sont moins pires que leurs équivalents animaux, je doute qu’ils soient très bons pour la santé.

    • Je pense que ça dépend des gens et des pays. En France, le secteur des « substituts » vegan est quand même assez restreint, en comparaison à d’autres pays.
      Ayant vécu un temps en Suède, j’ai remarqué que des rayons entiers sont consacrés à ce type de produits dans les supermarchés classiques. C’est donc qu’ils y trouvent un public, ce qui n’est pas le cas en France.

      • Je plutôt que « l’offre fait la demande », et comme on est dans le pays des fromages et des viandes l’offre est faible même si la demande est là.

        En cherchant des pâtes au blé complet (je digère mal les pâtes au blé « raffiné ») je suis tombé sur des pâtes véganes étiquetées « pâtes au blé complet » dans le leclerc à côté de chez moi.

  17. Ah merci, j’ai bien ri ! Et c’est à peu de choses près ce que je me disais.. Quel patacaisse chez les omnis ! Le côté positif, je trouve, c’est que ce genre d’actu met en avant les alternatives végés. Bonne continuation !

  18. Les médias surfent sur le sensationnel et mettent en avant cette population d’amoureux des chevaux qui s’insurgent pour faire monter la sauce alors que le problème est essentiellement la tromperie sur marchandise quelque soit sa nature.
    Si on te vend une salade bio et que tu apprends finalement que cette salade n’est pas du tout bio, le problème de traçabilité est le même. Quelque soit le produit, lorsqu’il y a mensonge sur la provenance, sur la nature, sur la méthode de production et sur le prix, il y a tromperie et raison de s’insurger.

    • Tu parles, charles. les gens qui achètent des lasagnes surgelées n’ont aucune idée de ce qu’il y a dedans et c’est bien pour ça qu’ils payent. Personne ne paierait pour bouffer ça s’ils savaient comment c’est fait et avec quels morceaux de quels cadavres. Donc après faut pas venir pleurnicher « ouin on savait pas ce qu’y a dedans »

  19. Merci à tous en tout cas.

    Bon, entre temps je suis devenue végétarienne. Mais je ne me crois pas capable du tout d’un jour pouvoir me passer de lait/oeuf/etc… Mais je me rappelle d’un jour où petite, j’ai vu des poules dans de minuscules cages, et j’ai trouvé ça cruels. J’ai aussi assisté à des gavages d’oies, c’est vraiment très cruel. Mais l’homme est vraiment capable de se couper de ses émotions, et de dire:  » ça ne leur fait pas mal, ça ne les dérange pas ».

  20. Il est juste parfait ton article, on sent bien le « fallait que ça sorte » et c’est sorti comme il fallait! Je n’ai rien à rajouter mais je te fais un bon gros hug virtuel ♥

  21. J’ai beaucoup aimé cet article même si j’ai déjà eu beaucoup de conflits avec toi dans le passé, ca m’empêche pas de lire et d’apprécier certains articles.

    La vache mérite surement plus que le cheval d’aller a abattoir hein. C’est ancré dans la mentalité de la majorité de personnes. J’ai grandi entouré de vaches et je trouve qu’elles ont plus la classe quand même :p Bref, c’est très hypocrite de bien vouloir manger de la vache et pas du cheval.

    Je ne sais pas si ils vont jeter ses lasagnes ou non mais j’aimerais vraiment qu’il y ai juste un ré-étiquetage.
    Merci pour cet article :)

  22. Salut !
    Je suis juste vachement déçue parceque dans tes liens google vers des recettes de lasagnes végétaliennes il n’y en a pas un qui soit capable de faire sa pâte tout seul !
    Je suis pas vegétalienne parcequ’en autre je n’ai pas résolu le problème suivant : comment faire des pâtes fraîches mangeables sans oeufs ?
    Bon, tu as la réponse ? Quelqu’un a la réponse ?
    J’ai essayé lait végétal+farine, eau+farine… je crois que je vais essayer tofu soyeux+farine :)

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  24. Ping : Des lasagnes sans animaux gentils (ni méchants) dedans ! | Véganisme et autres tofu-thèses

  25. Cimer pour l’article. Non en fait : cimer pour ton blog que j’ai découvert il y a plus de quatre mois et que je dévore en long en large et en travers.

    Bon je ne suis toujours pas devenue Végé (mais dès que j’ai l’opportunité de quitter le nid familial c’est vraiment un objectif à atteindre), mais tes réflexions me poussent sans cesse à prendre du recul sur notre société et en particulier sur mon rapport avec l’animal. Je partage en effet la vie d’un jeune cheval et je me pose énormément de questions d’un point de vue éthique (le cheval étant quand même l’un des seuls animaux que l’homme dit faire « travailler »…).

    Je ne vais pas rentrer dans les détails ici (sauf si vous me suppliez ^^) – étant moi même en pleine « expérimentation » -, mais avoir ton opinion sur le rapport que l’homme entretient avec les animaux de compagnie (même si les équidés s’inscrivent dans un statut « d’animal de rente »), et plus particulièrement sur la question de l’équitation, serait , j’en suis persuadée, passionnant (d’autant plus à travers un point de vue totalement « vierge » à ce niveau).

    Tchô!
    Parodie.

    • Coucou, merci pour ton message
      Pour ce qui est des chevaux je vais essayer de faire court sans toutefois blesser des gens, ce qui n’est pas facile… Je pense que l’équitation c’est utiliser des animaux pour son plaisir. C’est une forme d’exploitation qui parait « sympa » et c’est vrai que certaines personnes traitent bien leurs chevaux mais on y trouve aussi les pires abus. J’ai personnellement renoncé à l’équitation quand je suis devenue végane (pourtant j’aimais ça). Certains diront que les chevaux aiment être montés… C’est possible, mais ça ne change pas grand chose: le débourrage reste quelque chose de plutôt violent qu’on ne fait que pour utiliser le cheval. au final on casse le caractère des chevaux et on attend d’eux qu’ils soient toujours dociles et prêts à accepter le mors, quelqu’un sur le dos ou même les câlins de parfaits inconnus.
      Il existe un forum de personnes qui ont des chevaux mais ne pratiquent pas l’équitation: Chevaux en vacances.

      Pour ce qui est des animaux en général j’apprécie la compagnie de certains et je pense que c’est bien de prendre des animaux abandonnés ou en refuge pour leur offrir une vie meilleure mais je suis contre le fait de les faire reproduire car ils sont déjà trop nombreux et beaucoup finissent mal.

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  27. Bonjour,

    Je suis végétariens, militant de la cause animal, anti-spéciste convaincu.

    Je partage tes idées sur les animaux, pourtant je reste mal a l’aise lorsque je lis tes messages, parce que tu mélange défense de la cause animale avec d’autres opinions personnelles que je ne partage pas:

    Lorsqu’on défends les animaux ont doit forcément vouloir manger sains, bio, et faire sa cuisine soit même ?
    Moi personnellement je ne mange QUE des lasagnes surgelée et ça me va très bien. Je préfère regarder les étiquettes en détail plutôt que de cuisiner.
    D’ailleurs je rentre de mon travail à 20h le soir donc je n’ai n’y le temps, ni l’envie de cuisiner quoi que ce soit. Et votre plat de lasagne ouvert me parait appétissant !

    Enfin j’adore les produits simili carné, quel mal à cela. Vous avez le droit de ne pas aimer cela, mais laissez les autres en profiter, pourquoi les dénigrer. Un bon hamburger avec une tranche de viande de soja, du saucisson végétal sur du pain beurre, et mon poulet végétal au wok sont délicieux…
    Non je ne cherche pas a retrouver la pulsion de manger un animal lorsque je mange du simili carné. Je cherche à manger un hamburger parce que c’est un type de plat que j’aime et c’est tout.

    Enfin, dernier point : j’ose espérer, dans l’intérêt du végétarisme, que le végétarisme n’est pas réservé aux seuls gens de gauche ?Je suis anti-spéciste convaincu, et de droite. Ca veux dire que les propos du type « tout les riches et les patrons sont des salops d’exploiteur » me hérissent le poil. D’autant que je suis moi même patron d’un pme et que je n’ai pas l’impression d’être un exploiteur mais plutôt d’aider les autres en leur fournissant un travail. Donc oui je me sens visé lorsque vous attaquez les patrons.

    Bref, l’objet de mon propos est de suggérer de ne pas mélanger promotion de la cause animal avec d’autres causes qui sont certes respectables mais à vouloir transformer en un bloc les omnivores en : vegan, qui font leur cuisine eux même, sans simili carné et qui vote à gauche vous risquez d’avoir plus de mal à convaincre. Mieux vos faire la promotion de chaque point séparément.

    • Je ne mélange rien avec quedalle. Oui, vouloir savoir ce que contient mon sandwich plutôt que de bouffer ce que me sert une grande chaine de restauration en laquelle personne ne peut décemment avoir confiance, ça reste un choix personnel. Je respecte mon corps et donc je réfléchis avant d’y insérer n’importe quoi, nourriture médicaments ou drogues. D’ailleurs je n’ai jamais dit que je boycottais les simili, il m’arrive d’en faire, et très occasionnellement d’en manger du commerce.
      Enfin je vois pas en quoi y a un quelconque « mélange » il me semble évident que le but de cet article était de rire un coup.

      En revanche, être antispéciste c’est être pour l’égalité, c’est seulement une partie d’une lutte globale, et donc ça a un rapport direct avec l’orientation politique. D’abord que je ne suis pas « de gauche » mais anarchiste. Etre de droite, donc défendre l’ingérence de l’Etat dans la vie des personnes, l’inégalité de la répartition des biens, la violence que constitue la pauvreté au nom d’une méritocratie qui n’existe que pour conforter les puissants, défendre les hiérarchies qui s’entrecroisent dans notre société pour opprimer les uns et les autres (les hommes sur les femmes, les adultes sur les enfants, les riches sur les pauvres, les brillants cultivés sur le « peuple »…) c’est une position politique possible, mais du coup je ne vois pas l’intérêt de s’opposer à la hiérarchie spéciste qui rend les animaux supérieurs aux humains. A quoi ça sert de boycotter l’exploitation des cochons et des vaches si c’est pour exploiter des travailleurs pauvres et vulnérables qui n’ont pas les mêmes droits que toi pour des raisons obscures de propriété?
      Je suis antispéciste, anticlassiste, anticapitaliste, antisexiste, antiâgiste, antiraciste, pour exactement les mêmes raisons, et il n’y a pas un combat qui soit supérieur à un autre, ni détaché et indépendant des autres.

      Que tu te sentes attaqué, ma foi, c’est ton problème. Si tu ressens le besoin de te défendre, c’est ton problème exactement comme les gens qui ressentent le besoin de se défendre parce qu’ils mangent de la viande et se sentent attaqués. Je me fiche de savoir que tu sois une personne bonne ou mauvaise à vrai dire, ça c’est une question qui t’intéresse toi (ce qui est déjà bon signe).

      Je me fiche aussi de te convaincre puisque je sais très bien que tu ne vas pas envoyer bouler ton mode de vie donner tout ce que tu possèdes aux nécessiteux et partir en mission humanitaire à pétaoushnoke parce qu’une petite RSA-iste « parasite de la société » t’aura dit son avis. En revanche je trouve parfaitement malhonnête de prétendre que les luttes pour l’égalité ne sont pas liées les unes aux autres. Je me fiche que dire ça aide ou non à « convaincre ». Ca s’appelle dire ce qu’on pense, à défaut de changer le monde, on aura tenté avec intégrité plutôt qu’en ayant honte de sa vérité et en prostituant ses idées.

      • Chante hosanna à la gloire des directeurs de banques, c’est comme ça et pas autrement qu’on fera comprendre au monde que tuer un être, c’est commettre un meurtre.

        Sinon, Daniel, on a jamais dit que tous les patrons de PME étaient entièrement néfastes. On a jamais parlé de prendre des mesures contre eux. On suppose que certains humains se font exploiter, travaillent « volontairement » contre leurs intérêts, et qu’il faut les aider à avoir une vision d’ensemble, à prendre conscience de leurs intérêts, de leur pouvoir, et des libertés et des droits qu’ils peuvent s’offrir par leur action, autrement que par les voies qu’ils connaissent déjà. On fait mal ?

  28. À quelqu’un qui me disait que la viande, c’était bon, comment pouvais-je arrêter de manger de la viande, j’ai répondu :
    –  » Le bon, n’est pas un argument. Les pédophiles trouvent bon de se faire des gamins, et ça n’a jamais été une circonstance atténuante pour les crime qu’ils commettent. »
    Désolé pour la modération mais les réponses idiotes des carnivores m’exaspèrent à ce point.

  29. Pour la souffrance des animaux, la « science » pourra résoudre le problème (ironie), si l’on en croit l’article suivant (en anglais) : des grosses têtes anglaises imaginent un élevage de poulets sans cerveaux (et sans pattes aussi, parce qu’il faut gagner de la place), afin de leur éviter toute souffrance… en gros, on en arrive à une volonté de « légumiser » les animaux. M’enfin bon, on parle déjà de « minerais de viande » dans l’industrie, alors bon… une folie de plus, quoi…

    http://we-make-money-not-art.com/archives/2012/02/farming-the-unconscious.php

  30. Ingrédients farce: poivrons, tomates, aubergines, oignons, carottes (prendre garde à endormir les carottes avant de commencer, sinon elles crient et c’est mal) épices, sel, herbes, huile d’olive. Une cuillère de miel d’acacia ou autre miel liquide, ou la quantité équivalente de sirop de sucre. Éventuellement: mauve (des fleurs qui servent en tisane habituellement). Une cuiller à soupe de vinaigre maison de préférence.
    Des olives.
    Éventuellement du fromage râpé (facultatif).

    Pâte: un bol de farine complète, épices, sel, une petite cuillère de levure chimique, éventuellement un œuf mais je pense que ça marche sans. Et de l’eau.

    D’abord la pâte.
    Comme épices je mets du cumin et du gingembre, mais c’est suivant les goûts. Il faut mélanger la farine avec les épices, la levure, le sel et éventuellement l’œuf entier et ajouter l’eau petit à petit jusqu’à obtention d’une pâte homogène. Rouler cette pâte finement et la laisser reposer au moins une heure sur un torchon, propre de préférence, mais c’est selon les goûts. On peut placer le torchon et la pâte sur le dossier d’une chaise si on veut qu’elle s’étire mais attention alors qu’elle ne se déchire ni ne choit.
    En général, une heure c’est le temps qu’il faut pour préparer le reste.

    Confiture d’oignons: prenez 4 gros oignons, ou alors 2 gros plus 4 oignons frais, coupez les en très fines lamelles. Mettez (dans un confiturier de préférence) du beurre ou de l’huile d’olive (suivant préférence) et vos oignons à feux doux, avec la cuillère de miel ou de sirop de sucre. Il faut remuer souvent. Ça réduit doucement. Quand ça commence à être bien doré, je rajoute les épices (cumin et gingembre encore une fois, mais c’est selon les goûts). Puis les fleurs de mauve, qui vont se dissoudre doucement, une minute avant d’arrêter la cuisson.
    Réserver dans un bol, et rajoutez la cuillère a soupe de vinaigre maison. (si vous n’avez pas de vinaigre maison, utilisez du vinaigre balsamique)

    Tomates: faites bouillir de l’eau, et incisez vos tomates à leur base. Il en faut environ 1kg. Hors du feu, mettez les tomates dans l’eau chaude et laissez les quelques minutes. La peau va s’enlever toute seule. Majik.
    Coupez et épépinez les tomates, mettez les à feu doux avec un peu d’huile d’olive et quelques herbes (thym et romarin pour ma part, mais vous pouvez mettre des poils du chien du voisin suivant le goût)
    Il faut laisser cuir jusqu’à ce que l’on obtienne une belle sauce, et faire réduire suffisamment pour qu’elle ne soit pas trop liquide. Mais bon, liquide un peu quand même, il faut que l’eau permette de cuire la pâte dans le four.
    Carottes: 1 ou 2, c’était pour le gag. Il faut les rapper en julienne fine et on les rajoutera hors du feu à la sauce tomate lorsque celle-ci sera prête.

    Poivrons et aubergines: genre 2 poivrons et une belle aubergine. Coupez le tout en fines tranches et faire revenir avec un peu d’huile jusqu’à obtenir une sorte de ratatouille sans courgettes ni tomates. Touiller pour lui donner une consistance un peu homogène, rajouter selon convenances épices et herbes. Réserver.

    Beurrer ou huiler un plat de four d’une taille qui vous semble juste.
    Mettre une couche d’aubergines/poivrons.
    Puis une couche de pâte.
    Puis une couche de sauce tomate.
    Pâte.
    Puis oignons
    Pâte
    Puis sauce tomate.
    Etc.
    Sur le dessus les olives. (et éventuellement le fromage, qui peut aussi être mis dans les couches intermédiaires, c’est suivant le projet de chacun.)

    Au four au moins une heure. Mais globalement, jusqu’à ce que ce soit cuit.
    À servir lors d’un dîné avec beaucoup de monde, de préférence sans dire qu’il n’y à pas de viande, juste pour voir.
    :p

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  33. Je déterre un peu :$

    Comme tu le dis si bien dans ton article (comme toujours xD) le point le plus médiatique de ce « scandale » était qu’on avait fait manger du cheval à des gens qui pensaient manger du « bœuf ». (soi dit en passant, le cheval « ne se mange pas » en France uniquement parce que avant les tracteurs les chevaux faisaient un peu partie de la famille vu qu’on s’en servait tous les jours dans les champs et que maintenant c’est devenu un objet de loisir « crop moignon »).

    Ce qui aurait dû être au cœur du « débat » c’est que les industriels nous font manger de la merde (histoire de se faire le plus de sous possible vu que la majorité préfère/est obligé d’acheter de la nourriture pas cher, donc bas de gamme), et que « personne » ne peut savoir exactement ce qu’il y a dans les « plats cuisinés » (ayant travaillé dans une « cuisine » industrielle, je peux vous dire – tout comme les cuistots qui y travaille – que ça n’a rien à voire avec de la cuisine).

    Comme d’habitude, un fait divers qui aurait put devenir une prise de conscience suivi d’actions personnelles/politiques (la traçabilité et la transparence des étiquettes), s’est transformer en scandale médiatique (manger le crop moignon Pompon alors qu’il y a déjà des milliers de vaches laitières « à la retraite » franchement c’est dégueulasse).

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