Poire aime les femmes

Poire se définit comme un pur produit du féminisme. C’est en fait un pur produit du patriarcat.

La méprise vient en partie de sa supposée « gentillesse » envers les femmes, qui est en fait une forme de manipulation très peu habile et ne ressemblant que de très, très loin à la séduction, autrement dit de la servilité, envers celles qu’il ne saurait pas considérer comme des humains normaux.
L’autre partie étant bien sur l’habitude des personnes sexistes de mettre tous les problèmes de la société sur le dos des femmes, et en particulier de celles qui, pour eux, ne savent pas rester à leur place : les féministes. Ce travers est commun à la plupart des personnes sexistes mais c’est encore plus marqué chez le Poire moyen, en raison de son habitude à s’apitoyer sur son sort et à mettre la responsabilité de ses problèmes sur le dos des autres.

C’est donc la faute des femmes. Les pères absents, les vilaines mères castratrices, celles qui ont appris à Poire à être gentil avec les fifilles qui ont de pauvres petits cœurs fragiles. Ce sont les mêmes vilaines mères castratrices qui ont omis d’apprendre aux filles qu’elles devaient coucher avec le mec qui leur sert de larbin plutôt que celui qui manifeste son désir sexuel. Les connes.

Ces théories de psychologie de bistrot me font rire. Pauvres Poires, leur maman leur a appris des choses fausses sur la drague ! Pour ma part, Maman ne m’a jamais appris à draguer. Mes parents m’ont appris à faire mes lacets, cuire des pâtes et jouer à la belote, mais ils ne m’ont jamais dit quoi faire si j’avais envie de m’envoyer en l’air avec un homme. Les sales mauvais parents ! Je devrais les fustiger ! A écouter Poire, c’est le rôle de ta génitrice de t’expliquer comment coucher. Ils attendaient aussi sans doute de leur maman qu’elle leur explique comment ne pas se tromper de trou.

Les mauvais dragueurs, la faute des mères. C’est une des théories les plus débiles que le patriarcat ait jamais produit. Mais la théorie fourre-tout de « Maman-castratrice » et « Papa-absent » est bien pratique, elle a servi à expliquer tout ce que les machos considèrent comme des dysfonctionnements : de l’homosexualité à l’autisme en passant par la pédophilie et les filles qui couchent avec plus d’un homme au cours de leur vie. Papa absent, Maman castratrice, on vous doit tout. Tout ce qui cloche, c’est de votre faute. C’est de ta faute, Maman-castratrice, si ton pauvre fiston sert de larbin à une fille qui lui plait au lieu de simplement lui demander de sortir avec lui. C’est ta faute, Maman-castratrice, si ta fille couche avec un connard de séducteur au lieu de coucher avec le gentil larbin qui, pourtant, la mérite tant !

Cette théorie a été dite et répétée jusqu’à la nausée dans les commentaires dont seulement une petite partie a été validée. Ca et d’autres conneries monumentales concernant l’absence de virilité du pauvre Poire, car évidemment, le problème de Poire serait de ne pas être assez viril, parce qu’il n’a pas fait l’armée, le pauvre chou. Parce que oui, il aurait fallu qu’il fasse l’armée, qu’il apprenne à buter des gens, parce que quand on bute des gens, on emballe des gonzesses, c’est mathématique.

Mais si Poire déplore son manque de virilité, et s’en prend aux femmes et aux féministes pour l’expliquer, il se réjouit en revanche d’être un mec bien™, un gentil, un féministe, en somme. Lui, il aime vraiment les femmes, pas comme cette ordure de Melon qui, lui, arrive à coucher, le salaud.

Comme tous les machos, Poire est paradoxal. Il s’en prend au supposé sexisme des mecs qui couchent (oui, d’après Poire, les mecs qui couchent avec des filles sont sexistes). Il passe son temps à se faire passer pour un mec bien™, un mec qui aime les femmes, alors qu’en réalité il considère que toutes les femmes sont des putes (la preuve, elles ne couchent pas avec lui). Il se plaint que les femmes ne le trouvent pas attirant, mais il les divise en « baisables » et « boudins ». Il se considère comme une personne altruiste et généreuse, et passe son temps à se plaindre et à se lamenter sur son sort sans jamais s’intéresser aux problèmes des autres. Il prétend respecter les femmes en tant qu’êtres humains, et pense qu’elles devraient coucher avec lui en échange. Se voit comme un « gentil » dévoué au service d’autrui, et reproche à autrui de ne pas le récompenser par du sexe. Il considère les femmes comme futiles, mais ne pense qu’à baiser avec celles qui ressemblent le plus aux couvertures de magazine, sans trop se préoccuper de leurs qualités humaines.

Poire est sexiste, misogyne à en crever, je ne le répèterai jamais assez.

Non pas pour convaincre, puisque j’ai déjà largement argumenté, mais pour s’amuser, et parce que haters gonna hate, voici un petit florilège des commentaires qui ont été supprimés du blog, pour vous rendre compte à quel point Poire aime les femmes. Tous ces extraits ont été prélevés dans des commentaires de personnes qui s’identifiaient au personnage de Poire.

Admirez, admirez l’amour infini et inconditionnel de Poire pour les femmes ! Admirez son féminisme !

 

les femmes (ou les relations hommes-femmes en général) créent plus souvent des emmerdes, malheurs que du bonheur

 

Ses parents auraient dû expliquer à M. Poire que la femme est l’égal de l’homme tout simplement et qu’il n’est pas censé se mettre à genoux devant ses caprices, ses bouderies, ses névroses, son despotisme inné, ses chantages affectifs, son nombrilisme insupportable, et sa boulimie consumériste dictée par des magazines débiles.

(C’est l’égale de l’homme, cette grosse pute consumériste, folle, égoïste et superficielle. Je me demande ce qu’il pense des hommes.)

Avant il y avait les « prostituées » officielles
De nos jours, les femmes se prostituent gratuitement, indirectement, comme on aguiche pour promouvoir un service, une carrière, comme on vend un produit de consommation,

(Toutes des putes, on vous dit !)

les « autoroutes » ou marie couche toi là ne m’ont jamais interessé, je n’aime pas les trucs d’occas ;) et j’ai assez d’estime de moi pour ne pas chercher de filles qui ont plus d’ex que de doigts de mains

Berk, les filles qui ont couché, c’est sale, berk, caca. Les « trucs d’occase » c’est d’être humains que tu parles, coco.

La femme est soumise à ses désirs, et comme il lui suffit souvent de se maquiller la facade pour trouver des prétendants, elle se fait avoir par des tas d’hommes, pas les meilleurs, souvent les pires, vu qu’eux ne sont dirigés que par leurs hormones; Rien de plus logique donc

En effet, rien de plus logique. Observez la misandrie qui complète si bien la misogynie.

je ne crois pas que les femmes n’ aiment pas les mecs gentils,je crois qu’ elles sont trop gatés, comme les gosse.

poire a grandi avec une mère célibataire qui lui a répété ce qu’ il faut dire, qui la émasculer, poire n’ a pas fait de service militaire ou vécu d’ autre situation critique pour prendre de l’ assurance,

(Salopes de mères !!!!)

Les mères disent aux garçons d’être gentil ave les filles, ensuite les filles le leur reproche, mais zavez qu’a vous en prendre a vous même au fond (bande de cruchasses :p.)

je suis loin d’etre le produit du patriarcat. Au contraire je suis plutôt le pur produit du matriarcat avec une mère un peu castratrice (pardon maman :q) et un père silencieux partageant toutes les taches ménagères.

(matriarcat = père qui partage les tâches ménagères… Pour en rajouter une couche, il ajoute : « Bon je reste toujours persuader que ma gentillesse est aussi une forme de féminisme ». Ben voyons !)

vous allez dans le sens mauvais, au lieu de dire la vérité aux gonzesses et dieu sait si elles ont besoin que l’ on les sortent de leurs mondes de princes charmants,vous essayez de vous confortez à leurs illusions leurs mondes , en gros vous êtes des gars efféminés

(« Ouais, il faut leur dire, à ces connasses, de coucher avec moi »).

Ta gueule et écarte les cuisses.

 

Cerise méprise celui qui espère ramasser les restes, elle vote pour le mâle dominant qui, certes, la trompe, la cogne et la déteste, mais dont elle prend les manières pour de la force. Elle rêve que les vrais gentils « se donnent sans compter », comme un si elle était un gourou ou une idole sacrée…

(Personne n’a jamais dit que Melon était dominant et encore moins violent, mais bon, on nage en plein fantasme dans la plupart des commentaires du style aigri/pleurnichard).

La partie la plus marrante est celle où est diabolisé, à coup de grandes comparaisons propagandesques, ce qui est communément appelé, dans le langage courant, la séduction. Oui, le truc selon lequel on essaie d’aligner le plus de points positifs avec l’autre personne en vue de coucher avec elle. Je ne savais pas que c’était scandaleux, mais admettons.

 

Il n’y a vraiment que les féministes pour croire encore que les sociétés occidentales sont des patriarcats. La plupart de ces sociétés (c’est-à-dire les sociétés de consommation) sont depuis belle lurette des matriarcats. Il faut vraiment avoir de la merde dans les yeux pour ne pas constater que les Usa, Le Canada, la France ou le Danemark sont des matriarcats.

(Des matriarcats dirigés par des hommes, mais bon, certains d’entre eux partagent les tâches ménagères, alors…)

Sauf qu’un mâle qui n’est pas dominateur n’est pas biologiquement attirant. A Cerise, il lui faut de la virilité, de la responsabilité, du charisme et de la force.

 

Cet article a été rédigé par une Hippie frigide et poilue alors n’y prête pas trop attention.

 

Si la femme devient l’égal de l’homme, je lui casse la gueule.

 

Plus d’images du meme « Nice guy »: ici

91 réflexions au sujet de « Poire aime les femmes »

  1. Je sais pas si la théorie fourre-tout de « Maman-castratrice » et « Papa-absent » est fausse ou juste. Mais peu importe à la limite parce que même si elle est vraie, ça n’empêche la nécessaire remise en question que se doit d’avoir Poire.

    • c’est vrai que les mecs gentils se font jeter
      par les filles , je m’en suis rendu compte
      très souvent , elles cherchent des bad boys
      ou des connards qui les maltraitent ,
      et jettent les mecs gentils , c’est vrai !

    • Moi aussi. Par contre, je ne sais pas où il a été chercher le « frigide » dans ce blog. (Les deux autres termes sont plutôt des compliments, de mon point de vue.)

      • C’est simplement une insulte sexiste. D’ailleurs sur un autre forum un gars me traitait dans le même message de frigide frustrée et de salope qui se prend des « kilomètres de bites ». Y avait comme une légère contradictions. C’est ce genre de petites choses qui fait que j’apprécie les haters : ils sont drôles.

        • C’est simple :
          – « frigide frustrée », c’est parce que tu ne couches pas avec lui.
          – « salope qui se prend des « kilomètres de bites » », c’est parce qu’il t’arrive de coucher avec d’autres.

          Ah tiens, un Poire…

          • Mais non, c’est tout à fait logique, on peut se prendre des kilomètres de bites parce que, justement, on est frigides et donc incapables d’apprécier à leur juste valeur les mââââles qui ont l’extrême générosité de nous faire bénéficier de leur précieux engin à faire jouir…

  2. Mon préféré à moi est le « Si la femme devient l’égal (sans e, n’est-ce pas) de l’homme, je lui casse la gueule » !! Surréaliste !

  3. Pensée à vif : tout système produit du déchet. « Père absent/Mère castatrice » est peut-être un cliché, qui peut peut-être expliqué qu’on devient pas le « modèle parfait et pur », mais la questions : est-ce que ça justifie quoi que ce soit? Je veux dire, beaucoup de personnes pensent qu’on est dans un monde fataliste et rationnel (pour certains preuves de la vérité) et donc ont du mal à croire qu’on peut changer, réfléchir autrement. La croyance à la fatalité et à la faiblesse de l’être fait parti aussi de ce « système », car elle empêche la remise en question.

  4. Ne mettons pas tous les Poire dans le même panier de crabes. Il y a des Poire foncièrement gentils. Pour me faire l’avocat des Poire (et donc du diable) Poire compense un manque cruel de confiance en lui et un sex appeal médiocre en étant gentil. Technique lamentablement naze, ça va de soi. Il se dit que peut-être, s’il est gentil, une femme s’attendrira devant lui et ainsi verra qu’il y a un homme sexué derrière ces yeux tout mignons qui cachent un appétit de hyène.
    Bien entendu, il est nettement plus facile de se cacher derrière papa-castratrice et maman-absente ou l’inverse que de regarder les choses en face. Après, il ne faut pas oublier qu’il y a des hommes (et des femmes aussi) qui n’ont réellement pas confiance en eux, pour qui draguer n’est vraiment pas naturel et qui ne se sentent pas à l’aise dans ce genre de choses. Sans compter qu’il y a l’effet Pierre Richard qui transforme un mec un peu timide en mec super maladroit. Cet aparté passé, oui, Poire est un putain de sexiste qui pense qu’il faut obtenir un certain nombre de points pour coucher. En gros, ce qu’il perd en points de charisme, il compte le gagner en étant mielleux. Il place le sexe en-dehors de toute considération de désir ou de séduction, pour lui, c’est mathématique, voire logique. Gentil (20 points)+l’écouter chialer et jouer le mec tendre et prévenant (25 points)+la saouler un peu (2 points par verre)=je baise à partir de 40 points. On est dans le sexisme pur et dur où les femmes sont des objets sans désir et qu’on peut amadouer avec trois fois rien.
    Il ne faut peut-être pas confondre quelqu’un qui est vraiment timide et un peu maladroit et une hyène déguisée en mec bien ™. La virilité n’a rien à voir là-dedans.
    Le Poire que tu décris dans tes articles aime bien se comporter en victime, parce qu’il est plus facile, encore une fois, de se lamenter et de pleurer que les femmes sont toutes des putes que de tenter de faire ce qu’il faut pour avoir une copine.

    Maintenant, il serait de bon ton de la part des femmes de ne pas confondre mec un peu timide qui n’ose pas trop et Poire qui baiserait tout ce qui bouge si il le pouvait (mais, il ne peut pas donc, les femmes sont toutes des salopes).

    Une blague typique de Poire pour conclure, la différence qu’il y a entre une cochonne, une coquine et une salope? La cochonne fait tout avec tout le monde, la coquine fait tout avec celui qu’elle aime, la salope fait tout avec tout le monde sauf moi.

    Merci pour ce bel article.

    • Il n’y a aucune différence entre « mec un peu timide qui n’ose pas trop et Poire qui baiserait tout ce qui bouge si il le pouvait ». Enfin, du moins, l’un n’est absolument pas incompatible avec l’autre. Au contraire : généralement les mecs très timides et qui n’osent pas avouer leurs attirances sexuelles finissent tellement frustrés qu’ils coucheraient avec n’importe qui s’ils le pouvaient. Ca ne veut pas dire que l’un va nécessairement avec l’autre, mais c’est souvent le cas.

      Oh, et je l’ai déjà dit plusieurs fois (et j’ai insisté là-dessus dans l’article précédent) , mais rien n’empêche Poire d’être réellement gentil. La vraie gentillesse n’a juste rien à voir avec la « gentillesse » qu’il affiche pour essayer de chopper des filles: servilité, soumission, hypocrisie (« mais non ça ne me dérange pas du tout que tu me parles de ton petit copain »). Mais encore une fois, ça ne sert à rien de projeter. Parmi les « Poire » il y a des mecs très bien, et d’autres moins bien, tout ce qu’ils ont en commun c’est des choses comme: penser que les femmes se méritent par un comportement particulier genre chevalier servant, ne pas oser avouer son attirance en face d’une femme et faire ses 4 volontés plutôt que d’essayer de la séduire. Ca c’est Poire. Sinon il peut être chômeur ou PDG, riche ou pauvre, intelligent ou bête, ignorant ou cultivé, etc. Bien sur il y a certains traits communs, mais la réalité est complexe, un homme peut plus ou moins se reconnaitre dans le profil, certains traits seront plus marqué chez l’un et moins chez l’autre, etc.

      • Dire qu’en général « les mecs très timides », ceux qui « n’osent pas avouer leurs attirances sexuelles » vont finir « tellement frustrés qu’ils coucheraient avec n’importe qui s’ils le pouvaient » c’est horriblement fallacieux. Tu as beau dire qu’après l’un ne va pas nécessairement avec l’autre tu restes quand même dans le sophisme. Je ne comprends pas? Je croyais que tu cassais les préjugés à coup d’arguments cohérents et solides.

        En tout cas, j’espère ne pas avoir mis dans ta bouche des choses que tu n’as pas dites.

        • Je me suis mal exprimée. Je dis pas qu’un mec timide va nécessairement finir par être frustré, encore moins au point de vouloir coucher avec n’importe qui (ce n’est pas parce qu’on est frustré que…).
          Mais je dis que 1) il n’y a rien d’incompatible entre la timidité et la frustration et 2) au contraire, il peut y avoir un lien de cause à effet.

          Et des mecs timides, qui n’osent pas avouer leur attirance et qui sont très très frustrés, ça existe. Alors bien sur, il ne faut pas voir dans leur timidité la seule cause de leur frustration et de leur désir de coucher avec n’importe qui (d’ailleurs la frustration n’implique pas qu’on soit prêt à coucher avec n’importe qui) . Tout ça va avec une certaine psychologie, une certaine culture, une certaine façon de fonctionner, plein de facteurs humains imprévisibles. Le facteur « timidité / coinçage sexuel » c’est qu’une partie d’un tout.

          Je souligne ça parce que le « gentil mec timide » qui n’ose pas avouer son attirance aux femmes et qui au final en arrive à être totalement désespéré sexuellement, ce mec-là existe. Bien sur l’un n’implique pas l’autre et réciproquement: on peut être frustré sans être timide, et inversement. Mais ça peut être frappant de voir des mecs « gentils et timides » stalker des filles, mater des quantités astronomiques de pornographie, ou encore aller voir des prostituées. C’est un certain fonctionnement social, encore une fois. Et c’est difficile de parler de ces phénomènes sociaux autrement qu’en les caricaturant, enfin je trouve.

          • Le passage que j’avais cité m’avais fait tomber des nues, je ne comprenais vraiment pas. Maintenant, je comprends, merci de m’avoir éclairée.

  5. XD… pauvre Joseph Gordon-Levitt

    Oui, bon, l’acteur on s’en fout, ce qui compte c’est l’article.

    J’adore : « Si la femme devient l’égal de l’homme, je lui casse la gueule. »…il va tous nous casser la gueule une par une? J’aimerais bien savoir.

  6. L’elfe j’ai l’étrange impression que tu ne comprends pas pourquoi tes articles sur les poires ont suscité tant de réactions, tu es le cruel miroir qui montre au Dr. Jekil ce qu’il est vraiment.
    En fait je demande si poire plutôt de considéré que les femmes lui doivent quelque chose ne croit pas plutôt que « LA VIE » au sens large du terme ne devrait pas le récompenser pour « son infinie bonté » et que par la suite il se met à en vouloir à la gente féminine car il faut bien un coupable.
    IL ne comprend pas pourquoi il n’a pas le droit à ça et effectuer le travail sur lui-même afin de ce rendre compte que d’un point de vue moral il ne vaut pas mieux que le reste du genre humain et que de surcroît vu qu’il n’est pas séduisant, il devrait soit diminuer ses prétentions, soit augmenter la qualité de « l’offre »( je ne vois pas comment définir la séduction autrement que comme un système d’offre et de demande, que l’on peut résumer par « voila ce que j’ai offrir, voila ce que je peux espérer en retour »), ne lui apporterais pas grand chose vu que ça condition est lié à ce qu’il est(et on ne change pas comme ça, il faut pouvoir le faire (et peu de gens peuvent changer).
    De part le fait qu’il vive dans le dénie (tu l’a assez démontré dans tes articles) la rédaction d’articles qui lui soient s’adressé est un peu vaine, voire même légèrement cruelle, vu que le peu d’entre eux qui te comprendront ne pourront pas grand chose à leurs situations et souffriront de la vérité.
    Bon sinon à part ça tes articles sont vraiment sympa bien que je persiste à trouver le ton un peu dur, mais bon c’est ton style tu dois être assez franche IRL, donc sur internet ça donne assez vite une impression d’un coté un peu sec.

    • J’avoue que ce dernier article était un peu un pied de nez. Mais non, je ne suis pas d’accord avec toi, je crois aux gens, je crois qu’ils peuvent changer, évoluer. Tous n’évolueront pas, mais au moins une partie d’entre eux. Et des gens sont venus me dire que l’histoire de Poire les avait fait réfléchir avec un tout nouveau point de vue, que ça les avait aidé à y voir plus clair sur certaines erreurs.

      La vraie vie n’est pas comme les histoires que je raconte. Elle est beaucoup plus complexe et changeante. Il n’y a pas d’un côté les mecs « Poire » et de l’autre les mecs « pas Poire ». Le poirisme est une erreur commune à beaucoup de gens, dans laquelle on s’enfonce plus ou moins. Tous les « Poire » ne sont donc pas totalement dans le déni. D’ailleurs, ils ne sont pas forcément misogynes comme ceux que j’ai cités ici. Certes, il y a du sexisme à la base, mais le sexisme est quelque chose sur lequel on peut réfléchir et travailler.

      C’est vrai que mon blog est parfois un miroir tendu, et que ce qu’y voient les gens ne leur plait pas toujours. Je le vois bien dans les nombreux messages d’insulte que je reçois. Mais un miroir tendu, ça peut être très utile, si on sait regarder sous le bon angle. Et si je parle aux gens, c’est que je pars du principe qu’ils sont intelligents. Des fois je me trompe, des fois non.

    • Mais qui a dit que Poire n’était pas séduisant? Tout ce qu’on sait c’est qu’il ne semble pas plaire à UNE fille. Manque de pot, c’est celle qu’il convoite. Peut-être qu’il y en a une autre qu’il n’a pas remarqué et qui se languit de lui. Et peut-être qu’il a lui même le sentiment de ne pas être séduisant, mais notre pire juge c’est souvent nous même.

  7. Chère Elfe, je tenais à te dire que maintenant, je ne peux plus guère manger de poires le matin sans manquer de m’étouffer de rire avec. Je ne sais pas bien si je dois te remercier ou te maudire et remplacer les poires par des pommes.

      • Ou des clémentines. Aaaaah, Clémentine! C’est qui celle-là encore, hein? Peut-être celle qui se languit secrètement de Poire pendant qu’il regarde Cerise ^_^ .

          • Zut, je suis démasquée ¬_¬ . Pourtant, j’avais pris un nom anglais pour ne pas qu’on me reconnaisse :) .

  8. Je pense qu’une partie des réactions que tu as eues à cette histoire de Poire vient d’une omission dans ton article original: comment devient-on Poire? Tu expliques bien comment ce comportement se maintient et comment on le justifie, mais pour ce qui est de commencer à poirer, tu passes un peu vite. Les raisons que tu évoques sont:
    – la frustration, mais ça n’explique pas pourquoi on commence à approcher les femmes de cette manière;
    – la misogynie latente, mais ça ne distingue pas Poire de Melon;
    – le manque d’estime de soi, mais ça ne cadre pas avec la fierté que Poire affiche de se comporter comme il le fait.
    Aucune de ces raisons ne permet d’imaginer que Poire a été à un moment sincère. Par élimination, on est portés à croire qu’un matin, Poire s’est réveillé et, cyniquement, a décidé que son truc ce serait la servilité. Je pense que c’est faux et injuste, ce qui rend le propos blessant, alors que c’est simplement un point que tu n’as pas évoqué: comment devient-on Poire? D’où les nombreuses réactions: si l’on se reconnaît en Poire, c’est un procès d’intention que tu fais.

    Pour en revenir au fond de la question, je pense que Poire commence à se comporter comme tel à l’adolescence, non pas pour «unlocker» les femmes, mais pour «unlocker» la gentillesse. Poire-ado a envie d’être gentil, parce qu’il n’est pas très sûr de lui, et aussi parce que c’est sa conception de la vie. D’ailleurs, les femmes, pour l’instant, il s’en fiche pas mal. Seulement, avec les autres garçons, être gentil, ça n’est pas possible, sinon on est un pédé. Du coup, il est gentil (sincèrement) avec les filles. Spécifiquement avec les filles.

    Plus tard, quand il s’intéressera à elles, s’il n’a pas beaucoup de succès et qu’il est frustré, alors il pourra rentrer dans le fonctionnement que tu décris. Sinon, tant mieux pour lui. Remarque aussi qu’être gentil avec les filles, c’est suspect pour la virilité. Pour justifier ça, il faut (se) raconter que c’est pour les draguer, et donc s’afficher comme Poire. Histoire qu’à force de se raconter, peut devenir réalité.

    On devient Poire au moins autant par réaction vis à vis de la norme masculine —des injonctions à la virilité— que par rapport aux femmes, mais c’est moins ton propos sur ce blog (c’est la vie).

    • J’ai largement expliqué pourquoi les gens se comportaient comme Poire. Et je ne suis pas d’accord avec ton analyse, je trouve ça complètement tiré par les cheveux. Poire se comporte de façon servile tout simplement parce qu’il croit que c’est comme ça qu’on couche, et s’il croit que c’est comme ça qu’on couche, ça n’a rien à voir avec le fait qu’il faille pas être gentil avec les autres garçons (je vois vraiment pas le rapport). Poire est gentil avec les filles parce qu’il pensent que ce sont des êtres totalement différents de lui (sexisme ordinaire) et qu’elles l’intimident, parce qu’il a quelque chose à attendre d’elles (le sexe, le truc qu’on lui a fait miroiter pendant des années), parce qu’il croit qu’elles récompensent la gentillesse et les services donnés par du sexe. J’ai parlé de la culture, des livres, des jeux vidéos, du cinéma. Il faut pas chercher plus loin. Dans la culture mainstream, les femmes couchent souvent en récompense avec le « mec bien », et rarement pour le plaisir. Poire s’imagine que c’est pareil dans la vraie vie. Pourquoi croirait-il le contraire ? (un exemple ici avec les jeux vidéos).
      Cette même culture lui fait totalement idéaliser le sexe et l’amour hétérosexuel et lui faire croire que son bonheur dépend de sa relation avec une femme, ce qui créé un cercle très vicieux de déceptions et d’échecs.

      Tu n’as clairement pas compris l’article: pourquoi est-ce que tu t’imagines que Melon est misogyne ? C’est encore des projections poiresque, sans vouloir te heurter. Le gars qui couche pas accuse toujours le gars qui couche de misogynie. Melon c’est le gars qui couche, c’est rien d’autre.

      En plus ton analyse est totalement bancale. C’est évident que si Poire est gentil avec les filles, c’est parce qu’il attend quelque chose en échange. Sinon, pourquoi se plaindrait-il qu’elles ne couchent pas avec lui ?

      Enfin, si Poire se raconte qu’il est un « mec bien » et se voit comme une sorte de héros, c’est simplement pour compenser un complexe d’infériorité. D’ailleurs, on le voit parfaitement bien dans les réactions sur ce blog : tout le monde gueule que c’est la faute des autres si poire est malheureux, le pauvre incompris, mais les mêmes le traitent de loser, de nul, de moche. C’est eux-même qu’ils insultent.

      • Juste quelques éclaircissements:
        – je suis d’accord avec ton analyse. Poire est misogyne et servile. La stratégie de Poire est tirée par les cheveux et vouée à l’échec. Tu expliques comment il s’enferre dedans, et je souscris en tout point à ton analyse. Seulement, pourquoi un comportement aussi tiré par les cheveux se présente-t-il fréquemment? Pourquoi celui-là plutôt que d’écrire des poèmes et les dédier à toutes les filles qui passent (tout aussi tordu et peut-être un peu moins voué à l’échec)?
        – pour le coup de Melon qui est misogyne, j’ai utilisé ton «Melon» pour désigner les non-«Poires», c’est un raccourci malheureux. Je reformule: beaucoup d’hommes misogynes n’adoptent pas la stratégie de Poire. Donc la misogynie ne suffit pas à distinguer Poire, même si elle est une de ses caractéristiques. Que Melon m’excuse, j’étais à court de fruits.
        – je souscris à ton explication des causes du comportement de Poire, mais comme explication de pourquoi il ne se remet pas en question, pas comme explication complète de comment il en est arrivé à l’état que tu décris
        – Autrement dit, la première question que je me pose c’est quels sont les garçons qui deviendront Poire. Il me semble qu’une des condition, c’est de s’être forgé cette image de confident/bon chevalier. L’existence d’un tel modèle dans la culture dominante est un élément nécessaire, mais il faut aussi que son propre comportement se prête à l’identification avec ce modèle.
        – Je propose juste un scénario cohérent avec le fait que Poire s’identifie en opposition avec les comportements misogynes: il s’en est effectivement éloigné (mais pour mieux y revenir). C’est aussi cohérent avec le fait que Poire a/a eu des amitiés sincères avec des femmes (ou des filles, je regarde ce qui se passe avant que Poire ne le devienne). C’est ces deux points qui me semblaient un peu pécher dans ton explication: on peut se tromper sur son comportement, mais il faut quand-même qu’il y ait un fond, ou plutôt un souvenir, de vérité là-dedans. Bien sûr, c’est aussi une question de degré, et on peut devenir Poire uniquement par frustration, mais ça complète ton explication en ce qui concerne les Poire les plus sincères, qui me semble être ceux qui s’indignent dans tes commentaires.

        • Quand je dis qu’il s’est éloigné «des comportements misogynes», il faut comprendre «de ceux de la norme de la virilité». Il reste (peut rester) dans un comportement misogyne, mais comme il s’éloigne d’une norme qu’on lui présente comme misogyne, il a l’impression de l’être moins. Ma tournure de phrase était ambigüe.

          • Tu met le doigt sur un truc intéressant, que j’ai évoqué plusieurs fois mais sans l’expliciter clairement: Poire a une vision totalement biaisée de la misogynie, puisqu’il est lui-même sexiste. Pour lui, être misogyne, c’est coucher avec les femmes, « traiter mal » les femmes, tromper sa copine, bref être méchant avec les femmes. Alors que ça n’a rien a voir avec de la misogynie: un mec qui couche avec des femmes et qui se fâche avec certaines d’entre elles, ça n’a rien de sexiste. Poire voit les choses comme ça parce qu’il est incapable de réfléchir sérieusement au sexisme, pour lui les femmes sont des êtres purs, angéliques, totalement mystérieux et différents des hommes, il ne lui viendrait pas à l’idée qu’on peut traiter une femme de la même façon qu’un homme.
            Je dirais même que pour lui le sexisme ça peut être traiter une femme comme on traiterait un homme (du genre, pas lui porter ses affaires). Alors que c’est le contraire du sexisme. Pour lui les femmes sont des princesses (ou des putes), de pauvres petites choses fragiles, il faut leur dédier un traitement spécial.

            En même temps comme Poire est un mec qui a fort besoin d’avoir une image positive de lui-même, il se plait à considérer sa timidité et son côté « coincé du cul » comme une forme de respect envers les femmes. Alors qu’en fait au fond de lui il aimerait bien leur péter le cul. Il n’assume pas ses désirs et s’imagine que ça fait de lui quelqu’un de respectueux (comme si c’était irrespectueux d’avoir du désir).

        • Ce que tu n’as pas compris dans l’article, c’est que Melon ne peut être Melon que par rapport à un Poire. Il n’existe pas tout seul. Il n’y a pas d’un coté « melon » et de l’autre « poire ». Ca n’a pas de sens. Melon n’est Melon que parce qu’il arrive à coucher avec la fille qui n’a pas voulu coucher avec Poire. Ca ne veut en aucun cas dire qu’il n’est pas Poire lui aussi. Sauf que Poire ne le sait pas. Poire c’est le gars qui croit qu’il est seul au monde et qui croit qu’un mec qui couche, c’est son ennemi. Il se rend pas compte qu’il pourrait très bien se comporter de la même façon, ou qu’il l’a fait. Tous les Poire ne meurent pas vierges, certains n’arrivent jamais à coucher avec une fille, mais je pense que la plupart arrivent à avoir quelques copines dans leur vie (et même à se marier, etc). Donc il ne faut pas rester sur une vision aussi binaire des choses.

          Certes beaucoup d’hommes sont sexistes, mais le comportement « Poire » n’est absolument pas rare ou marginal. Je dirais qu’il concerne plus d’un homme sur deux. Ne se comportement plus comme Poire un mec qui en arrive à avoir suffisamment d’expérience de la vie et des relations amoureuses pour comprendre que ce qu’on lui a appris est faux. Je dirais même que la grande majorité des hommes se comporte à un moment donné de sa vie de façon « Poiresque ». Les deux facteurs qui jouent sont 1) la culture hétérosexiste et 2) le manque d’expérience. Il n’en faut pas plus.

          Quand tu parles d’amitiés sincère, tu raisonne de façon trop simplifiée. Poire n’est pas forcément ouvertement hypocrite, il l’est envers lui-même bien avant de l’être envers les autres. Il peut tout à fait avoir des amitiés sincères avec des filles, sauf qu’il a envie de coucher avec elle et qu’il ne le lui fait pas comprendre, et donc ça finit par le rendre aigri et éventuellement par foutre en l’air leur amitié (mais pas forcément, ça peut durer longtemps comme ça, puisqu’il cache son ressentiment).
          Si Poire s’identifie à un « chevalier » ou autres conneries, c’est simplement parce qu’il a en tête une idée totalement binaire des hommes: les gentils respectueux, et les salauds qui respectent pas les femmes. Il faut bien se rendre compte d’un truc, c’est qu’à la base, Poire idéalise les femmes comme des êtres purs, angéliques, etc (c’est d’ailleurs en partie pour ça qu’il finit bien souvent par les considérer comme toutes des salopes, puisque les femmes réelles sont loin de correspondre à ses attentes de jeunes princesses vierges angéliques, pures, généreuses, douces, sensibles etc). Pour Poire, coucher avec une femme, c’est déjà lui manquer de respect. C’est pourquoi il considère Melon comme un salaud, juste parce qu’il couche avec une fille et que sa façon de faire ne correspond pas au cliché romantique hétérosexuel (la femme est une princesse, blablabla, limite il faudrait qu’il l’épouse avant, et encore). Mais rien ne correspond jamais à ce que Poire a en tête de toutes façons.
          C’est pour cette même raison (sa vision idéalisée des femmes) qu’il n’avoue jamais son attirance, ce qui est susceptible de le rendre complètement frustré et aigri: pour lui, son désir de coucher avec une femme, c’est sale, le sexe c’est sale, son désir n’est pas avouable, pas exprimable. Pour beaucoup de Poires, coucher avec une femme, c’est la salir, la souiller. Pour lui, un homme qui respecte les femmes, il ne couche pas avec elles. (certaines Poire m’ont ouvertement dit qu’ils ne couchaient pas avec les femmes parce qu’ils les respectaient, pour d’autres le discours est un peu plus subtil, mais cette idée de respect/chasteté revient souvent).

          • Encore des précisions:
            – Il y a plusieurs éléments dans le comportement de Poire, qui sont plus ou moins spécifiques et reviennent chez plus ou moins d’hommes. Entre être frustré (très fréquent), être frustré et s’estimer floué d’un trophée mérité (assez fréquent), faire parfois le raisonnement de Poire (fréquent) et avoir de manière récurrente presque tous les comportements/discours que tu décris (assez spécifique), il y a une marge. Je pensais que tu expliquais le cas le plus caractérisé et le plus spécifique (tu précises pas mal des caractéristiques de Poire). Je m’intéresse à une caractéristique de Poire: parmi tous les chevaliers blancs possibles, il s’identifie au confident. Mon explication vaut pour les Poire-confidents (ce que je pensais être ton propos). Si pour toi, ce n’est pas une caractéristique importante, effectivement mon raisonnement n’est pas pertinent de manière générale, et ton explication suffit. Mais je maintiens que le fait de se considérer comme le confident (plutôt que le protecteur, ou le panégyriste, ou que sais-je) est un point pertinent.
            – Je n’aurais pas dû utiliser le terme «Melon». Je parlais bien des hommes qui adoptent par frustration d’autres comportements misogynes plutôt que ceux de Poire-confident. C’est tout. Et effectivement, rien à voir avec Melon.
            – Pour la sincérité, je suis obligé de forcer le trait, et je dis bien que Poire se retrouve à se raconter des histoires. Mais pourquoi celle-là plutôt qu’une autre? Il y a bien des injonctions contradictoires, mais c’est le cas de tous ceux qui sont arrivés à la conclusion que «toutes des salopes sauf maman». Tu expliques à juste titre que Poire ne fait qu’utiliser cet adage à sa manière (mais toutes les femmes sont sa maman). Puisqu’il partage cette position avec le misogyne «pas-spécialement-Poire» (qui lui même se considérera comme Poire de temps en temps), et c’est d’ailleurs l’objet de ta démonstration, je me demandais, en complément, ce qui les sépare, puisqu’il y a des nuances à leurs comportements et à leurs discours (même si tu soulignes à juste titre les 90% de similitude).

          • Rien ne les sépare. Il n’y a pas vraiment de différence entre considérer les femmes comme des saintes ou les considérer comme des putes. On le voit bien dans les citations que j’ai mises dans l’article : Poire est misogyne, il pense que toutes les femmes sont des putes, superficielles, idiotes, folles, « capricieuses » (donc subordonnées aux hommes, puisqu’on ne peut pas être « capricieux » sans une autorité au-dessus). Il pense ça parce que :
            -C’est ce qu’il a appris
            -Parce qu’il pense que les femmes sont totalement différentes des hommes, il ne peut pas voir en une femme simplement un être humain, il va donc interpréter tout ce que fait/dit une femme comme un comportement féminin et en tirer une conclusion sur les femmes en générale. C’est comme le racisme: pour un raciste, un Noir est un Noir avant d’être une personne, si un Noir dit une connerie ça veut dire que les Noirs sont cons. De même pour une personne sexiste, une femme est une femme avant d’être un humain, si elle dit une connerie c’est que les femmes sont connes.
            -Parce qu’il n’arrive pas à voir, dans les vraies femmes, la version idéalisée qu’il s’imagine. Pour lui, une femme est pure, chaste, gentille, docile, sensible, attentive aux autres… Donc quand une femme agit différemment de son idée, alors c’est une pute. D’ailleurs dans son idée une femme récompense la gentillesse, si elle ne le fait pas, c’est une pute.

            Donc je ne vois rien là de différent du machisme ordinaire. Quand tu parles de mecs misogynes qui ne sont pas des Poire, ça peut exister, mais leur misogynie n’est pas différente. Un mec peut être sexiste mais comprendre que les femmes ne couchent pas avec les mecs « gentils », mais sa misogynie est la même que celle d’un Poire. Il ne tombe simplement pas dans les mêmes pièges.
            Le sexisme est tout un ensemble d’idées, et certaines personnes sexistes vont adhérer davantage à certaines d’entre elles, d’autres un peu moins à celle-ci et plus à celle-là… Mais ce qui définit Poire, ce n’est pas seulement le sexisme mais aussi le manque d’expérience. Son problème n’est pas seulement qu’il a une vision stéréotypée des rapports humains. Son problème c’est que c’est la SEULE CHOSE qu’il a, et qu’il n’arrive pas à fonctionner autrement. Un homme peut très bien être imprégné de culture sexiste, mais avoir appris par l’expérience que ce n’est pas en devenant le confident d’une fille qu’on couche avec elle et avoir appris d’autres moyens de séduire. Donc il aura une vision un peu plus réaliste des rapports de séduction, bien que parfois déformée par le prisme de son sexisme.

    • Ya un truc que je comprends pas bien. Sachant que (comme elle l’a dit plusieurs fois) il y a de multiples façon de devenir un Poire, et même qu’on peut être plus ou moins Poire, comment l’Elfe pourrait expliquer comment on le devient ?

      Ce qu’elle a fait n’est pas un procès d’intention (bonjour les termes qu’on utilise à tout va sans bien savoir ce que ça signifie), elle a donné un nom (de fruit) sur un type de machisme qui, au premier abord n’a pas l’air d’en être un (puisqu’on a affaire à des garçons « gentils »). Elle ne vise pas un type d’homme, donc, mais une tendance que peuvent avoir des hommes à plus ou moins grande échelle.

      Cette tendance existe, on l’a tous remarqué. Explique moi en quoi on peut faire un procès d’intention à une tendance ?

      Toi par contre, tu essaies de définir un Poire selon ton vécu. Seulement tu n’en définies qu’une partie. Parce que tu as besoin (je ne sais pas pourquoi) de préciser un Poire. On en vient presque à se demander si en défendant Poire tu ne te défends pas toi-même, en fait. Bref, tu oublies que Poire n’est jamais qu’un trait de caractère qu’on a plus ou moins et pour des milliers de raisons différentes.

      Et une bonne fois pour toute : Poire, ce qu’il fait avec les femmes, non, ce n’est PAS gentil. Sinon, il n’est plus Poire. Ce que fait Poire, c’est se vendre et jouant les carpettes dans l’espoir de ramasser du sexe. Et quand ça marche pas, il devient cruel. A partir du moment où un homme est gentil avec des femmes de manière parfaitement désintéressé, ce n’est PLUS un Poire. C’est juste un mec qui sait se lier d’amitié avec des femmes sans les voir comme des proies ou des trophées.

      • Effectivement, il y a une nuance que je n’avais pas saisie: à la lecture du premier article, j’ai perçu des choses spécifiques dans le comportement et le discours de Poire, à savoir que sa façon d’être servile, c’est par la compassion (feinte, ou non). C’est quelque chose que l’on retrouve dans le discours sur la «friendzone». On n’y parle pas d’efforts matériels pour les femmes, par exemple. Ça me semble pertinent, pas à vous, dont acte. Donc oui, je cherche à définir «un poire», celui qui ressort des lieux communs sur le «mec trop gentil». Pour ce qui est de défendre Poire, je n’ai jamais dit que ce qui lui arrivait était inévitable ni qu’il n’en était pas responsable. Si je dis que la violence à un certain endroit se fait par armes à feu parce qu’elles circulent facilement, ça ne contredit pas une explication de pourquoi il y a de la violence, ni ne rend la violence moins violente. Comme je pensais que «les questions sont plus importantes que les réponses», je me suis dit que j’allais poser celle-là.

        Je trouve que l’explication (juste, je répète) qui est donnée laisse quand même une question en susens: pourquoi des gens adoptent-ils de manière significative ce comportement *spécifique*, alors qu’il est absurde (à la fois néfaste, moralement condamnable, inefficace, contraire aux idées qu’ils prétendent avoir, et pas spécialement valorisé socialement). Pourquoi cette forme-là de servilité? C’est un complément, pas une réfutation. Mais je pense que ce complément permet aussi d’expliquer la virulence des réactions, sans les excuser, en particulier pourquoi on lui reproche dans les commentaires ayant un minimum de contenu

        Tu expliques comment on peut passer de Poire à mec bien. J’expliques que le passage inverse existe aussi, et qu’il peut être encouragé à l’adolescence (je pense m’en être sorti, merci). Deux choses:
        – Ça explique la fréquence du stéréotype, par rapport au crack-dans-un-domaine-qui-n’intéresse-pas-les-filles par exemple. Celui-là aussi est très présent dans la culture populaire, il embrasse les filles à la fin des films, mais on ne se réclame que peu de lui. Pourquoi?
        – Il me semble plus facile d’apprendre la servilité (c’est à dire intéressé) quand on est déjà dans des relations proches avec des femmes, et qu’on peut s’identifier à ce rôle de «mec gentil». D’autant plus si cette position permet de se distinguer. En partant de toute autre position, c’est une pilule difficile à avaler.

        • A ce stade, je ne peux pas davantage répondre à la question que je l’ai déjà fait, à moins de me répéter encore et encore.

          • Pour répondre aussi à ta réponse plus haut (13h16), je dis comme toi que c’est du machisme ordinaire, et j’aurais dû être beaucoup plus explicite dans mon premier message, mea culpa. Je me demande simplement pourquoi il prend cette forme-là et qui tombe dans cette forme du piège. Tu sembles considérer que ces interrogations ne peuvent pas aboutir, je pense qu’en regardant le détail du discours, on peut trouver quelques éléments.

          • Non mais tu le fais exprès ? je ne pense pas que « ces interrogations ne peuvent pas aboutir » puisque J’AI REPONDU A LA QUESTION AU MOINS 5 FOIS. Tu commences à être franchement lourd là.

        • « pourquoi des gens adoptent-ils de manière significative ce comportement *spécifique*, alors qu’il est absurde »

          Parce qu’il ne leur semble pas absurde. Parce qu’ils manquent d’information, d’intelligence, ça se travaille, c’est pas une fatalité.
          C’est le créneau de l’Elfe, c’est ce que permettent internet et les autres moyens de communication, répandre l’information et accroître l’intelligence.

          C’est pas très compliqué, Eski.

      • Grave. L’Elfe tu ES une sainte d’avoir réussi à répondre à Eski Armut.

        Eski : « Attache-toi au sage qui réprouve tes fautes. »

        Ça n’intéresse pas grand-monde de savoir si Poire est Fautif, Coupable, Maléfique et Condamnable : ici l’Elfe analyse le comportement de Poire pour le faire comprendre aux Poires, pour que les Poires comprennent leurs erreurs et aient une chance d’améliorer leur comportement et d’accroître leur bonheur et celui des autres.

        Cela dit, c’est intéressant de réfléchir à la responsabilité de Poire comme tu le fais : il est à la fois responsable et pas responsable ? À la fois il a (l’impression d’avoir) un libre-arbitre, et il est déterminé par son environnement et sa naissance ?
        Du coup, il semblerait qu’on s’en càlisse de chercher des responsables, et que chercher et expliquer des erreurs pour les éviter, c’est ça qui est « bien ». Nop ?

        • Je ne vais répondre qu’à ton dernier paragraphe: connaître le mécanisme par lequel Poire se met dans cette situation situation pour peser ses responsabilités, ça ne me semble pas intéressant (et ça irrite à juste titre). En revanche, en supposant qu’il ait effectivement un libre-arbitre (et donc qu’il est responsable), ça permet de savoir quand et comment le convaincre. Je ne fais que mettre 3 kopecks sur «au début de l’adolescence» et «en démont(r)ant la construction de la virilité». C’est une hypothèse qui vaut ce qu’elle vaut, mais qui me semble être soutenue par le contenu du discours de Poire (en plus des autres traits que l’Elfe y a relevé à juste titre).

          • Des messages aliénants, t’en reçois du tout début jusqu’à la toute fin de ta vie, ya pas un àge charnière.

            « ton agitation hormonale naturelle prends fin ..? On se sent mieux, non ? C’est donc que tu es prêt, tu es mûr pour comprendre et accepter la société, qui est bien comme elle est. Et dire amen à tout ce qui vient d’en haut, comme un adulte responsable. Amen. » => Massive bullshit.

            http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=79

            http://antisexisme.wordpress.com/
            Y a pas d’àge pour lire ça, ya pas d’àge meilleur que d’autre pour comprendre des trucs, l’àge ne fait rien à l’affaire.

  9. Et il y a eu tant de réaction que ça ? Pour un simple article ? Au point qu’il vous faille rédiger d’autres articles pour exposer l’évidence ? C’est dingue !

    • 393 commentaires à l’article original, mais sans compter ceux qui n’ont pas été validés, ni ceux des articles que j’ai écrits par la suite, dont certains ont des réactions bien gratinées aussi. J’hésite à écrire des articles carrément « enfonceurs de porte ouvertes » sur le sujet, je le ferai peut-être…

  10. Merci, merci, merci. Je suis on ne peut plus d’accord avec cet article (et le precedant). Mention quand même spécial aux gens qui pensent que « femme au foyer ayant « du caractère »  » = matriarcat.

  11. Le problème, c’est que Poire et un cas très particulier de l’ensemble des personnes (des garçons en l’occurrence, car il ne faut pas oublier que les Poirettes existent dans un phénomène symétrique (j’ai déjà entendu des filles se demander pourquoi tel ou tel garçon ne voulait pas aller avec elle alors qu’elle se trouve vachement « bonne », sous-entendant que ces messieurs ne pensent qu’à l’aspect extérieur, dans une sorte de sexisme parfaitement symétrique à celui qui tend à dire que les femmes ne pensent qu’aux sentiments)) euh… cette grosse parenthèse m’a un peu perdu.

    Je disais donc que Poire est un cas très particulier de l’ensemble des garçons qui vivent un échec amoureux avec une fille qui devient leur amie et non leur « petite amie » comme on dit. J’ai lu vos articles précédents sur le sujet, et en fin de compte vous définissez vous-même Poire : vous le décrivez comme un garçon profondément frustré par son échec, qui voulait baiser Cerise car il attendait ça en échange de sa gentillesse, etc. Et vous attaquez Poire. Je suis assez d’accord, un Poire qui voit le sexe avec Cerise comme une récompense à sa gentillesse, et qui lui en veut de ne pas coucher avec lui, c’est un connard.

    Mais il faut faire attention. Tous ceux qui espèrent coucher avec Cerise, ou plus généralement qui sont amoureux d’elle (car on peut très bien avoir envie de vivre quelque chose de fort émotionnellement avec quelqu’un sans forcément avoir envie de coucher avec cette personne) mais pour qui ce n’est pas réciproque, bref, tout ceux-là n’agissent pas forcément comme Poire, ne pensent pas forcément comme Poire, tout en étant triste tout de même (on ne peut pas reprocher à quelqu’un d’être triste lorsqu’il vit un échec amoureux). Inutile donc d’ériger Poire en représentant connard de tous ceux qui sont susceptibles de s’identifier à un cas vaguement similaire.

    Maintenant, on peut tout de même réfléchir sur le phénomène. S’il y a évidemment les cas où la fille n’est simplement pas intéressée par une relation amoureuse pour ses raisons, il faut aussi reconnaître qu’il y a la dimension sociale de la chose. Quand on se balade sur le Web à la découverte de tous les témoignages sur l’effet Poire (qui n’est autre que l’effet friend zone en fait) de la part de garçons ou de filles et aussi de vrais méchants Poire, on a bien l’impression que ces gens-là ne sont pas vraiment entreprenants. Ils sont amoureux, mais ils attendent. D’ailleurs dans les commentaires des blogs, sites, etc, on leur répond souvent d’arrêter de se plaindre que la fille sorte avec un autre mec s’il n’a même pas essayé de lui demander de sortir avec lui, qu’il vaut mieux faire preuve de confiance en soit que de gentillesse, et certains même, qu’il n’y a pas à s’étonner que (j’adapte avec les noms de votre histoire) Cerise finisse avec Melon compte tenu que c’est au garçon de faire le premier pas. Si Poire, étant gentil et simplement là à être gentil ne bouge pas son popotin, évidemment que Melon va lui passer devant. Évidemment tout ceci est profondément machiste (« c’est au garçon de faire le premier pas », oh pitié…). Et pourtant, je me suis demandé si ça n’expliquait pas en pratique certaines histoires de ce genre. Je ne sais que penser.

    Cordialement.

    • Pour la millième fois, je n’attaque personne. Je fais des observations et des critiques ***CONSTRUCTIVES*** sur un comportement social largement répandu.

      Pardon pour ma perte de patience, mais je me répète beaucoup, même si tu n’y est individuellement pour rien.
      L’article est court, j’ai du faire des raccourcis. Je pense que c’est à chaque personne de faire sa réflexion là-dessus et pas à moi de tout expliquer de A à Z. J’observe ici que les hommes s’identifiant à Poire sont massivement sexistes et même misogynes. Je l’ai observé, je le transmet. Chacun en tirera ses conclusions.

      Cela dit, l’article originel sur Poire (le mythe du mec trop gentil) explique que le moteur du comportement problématique de Poire est double:
      1) le manque d’expérience sociale/affective/amoureuse
      2) le sexisme ordinaire (celui généralement transmis dans la culture).

      Cet article n’était pas un procès et j’ai même écrit un article supplémentaire (l’avocat des poires) pour dire que je ne considérais le personnage Poire ni comme un « salaud », ni comme un « loser », ni comme un « connard » ou autres. En revanche, la gentillesse dont il croit faire preuve est un leurre, puisqu’il se plaint de donner sans rien recevoir en échange (ce qui n’empêche en rien de pouvoir faire preuve de véritable gentillesse dans d’autres contextes sans rapport: avec sa famille, ses vrais amis, etc).

      Poire est un « faux gentil », c’est mon propos depuis le début. Il est gentil, puis il se plaint. Il adore les femmes, mais c’est toutes des putes. Il les respecte, mais elles veulent pas sortir avec lui, ces sales chiennes. etc. (je caricature). Le problème est que son sexisme « de base » (celui que partagent beaucoup de personnes dans la société) est exacerbé et monté en mayonnaise par sa frustration. Les femmes sont, à la base, des étrangères pour lui, mais d’un autre côté, il attend beaucoup d’elles, bien plus que ce qu’elles sont capables de lui apporter. Il finit par les haïr.

      Bien sur tout ceci est caricatural. Certains mecs un peu poiresques sur les bords ne parleraient jamais des femmes aussi mal que dans les extraits que j’ai postés dans l’article. Certains mecs ont un peu de rancoeur, sont un peu amers, mais tous n’ont pas cette haine féroce des femmes.

      Cependant, j’attire l’attention des lecteurs sur le fait que les personnes qui ont posté ces charmants extraits sont des Poire, autrement dit, qu’ils se voient comme des mecs gentils, trop gentils, qui aiment et respectent les femmes, blablabla. Le mythe du mec gentil en prend un sévère coup dans l’aile. C’est le but de l’article: non, le mec gentil n’est pas gentil.

      Autre chose, tu emploies le terme de « friend zone ». Ca me gêne beaucoup. La théorie de la « friend zone » est une théorie sexiste selon laquelle les hommes verraient toute femme comme partenaire sexuel potentiel tandis que les femmes auraient une case « mec baisable » et une case « amis » (la friend zone) (comme si on ne pouvait pas coucher avec un ami, mais c’est un autre sujet). C’est poser des termes naturalistes/essentialistes sur des problèmes sociaux de genre. Le fait que Poire considère Cerise comme partenaire sexuelle ou amoureuse potentielle alors qu’elle ne montre à la base aucune velléité de le séduire, c’est un problème social de genres, tout comme le fait qu’il se comporte de façon entièrement chaste alors qu’il a du désir et de l’attirance pour elle. Le problème ne vient pas d’une quelconque case dans laquelle les filles rangeraient leurs congénères masculins, mais du décalage entre le comportement de Poire et ses pensées, désirs ou aspirations. Le problème ne vient pas de Cerise en particulier: leur relation n’est « pas comme ça », ce n’est pas une relation de séduction parce que Poire ne sait pas ou n’ose pas séduire. Certes, le terme de « friend zone » peut aider certains mecs à dépasser ce blocage qui les empêche d’engager une relation de séduction avec les femmes qui leurs plaisent, mais je le trouve extrêmement réducteur et au final, limitatif. A un moment, il faut le dépasser.

  12. Je plussoie bien ces articles, comme toujours, mais pour une fois j’ai trouvé une faille. Je sais pas si ce point a déjà été évoqué dans ta centaine de commentaires (tout article sur le sujet compris), mais il y a un cas où Poire mérite une certaine défense.

    J’ai été Poire, et j’ai connu pas mal de Poires, mais pas dans le sens que tu décris.
    Je m’explique : quand on est amoureux, vraiment amoureux, on a une certaine tendance à vouloir passer du temps et à rendre service à la personne concernée. Ce qui est assez normal en soi. A un certain moment ça devient quand même franchement évident.
    A partir du moment où la personne courtisée se doute qu’il y a une invitation amoureuse derrière tant de gentillesse, et que cette personne préfère attendre parce qu’elle a pas envie de mettre en quarantaine un bon pote (le rateau engendre souvent un froid entre les deux personnes) et aussi un peu parce que c’est bien pratique, on peut dire que c’est pas super fair play de sa part. Une personne amoureuse a pas forcément la force ou la lucidité d’admettre que c’est mort, elle va continuer parce que son amour ne lui laisse pas beaucoup de choix.

    Au moment où la personne courtisée a une relation, c’est le drame pour le ou la Poire. Le « pourquoiiiii » de ce moment là, c’est pas du style « pourquoi ma gentillesse n’a pas marché??? ». C’est plutôt la version athée de « Mon Dieu, aide moi, pourquoi tant de haine ;_; « . Sans vraiment chercher à trouver la raison qui n’existe pas (pourquoi on est amoureux de telle personne et pas d’une autre ? )…
    Pareil quand ladite relation se passe mal. On est indigné, on se dit qu’on ne ferait jamais souffrir cette personne tant chérie (même si c’est pas forcément vrai, on le croit dur comme fer parce que l’amûûûûûr nous ampute d’une bonne partie de notre lucidité).

    Dans un sens, c’est le même comportement : le ou la Poire n’arrive pas à voir que son aimé/e ne veuille pas de lui/elle, tombe des nues en voyant que cette personne est attiré/e par d’autres (qui sont pas toujours du haut du panier, ce qui a tendance à fortement énerver), se demande pourquoi tant de haine et de souffrance… Sauf que le Poire, la Poire que je décris ne baiserait jamais n’importe qui. Il ou elle « a faim », si jpeux me permettre l’expression, mais n’irait jamais aux putes ou en boite pour trouver du sexe facile. Ca ne lui viendrait même pas à l’esprit.

    C’est la différence entre le Poire gentil qui aimerait bien se farcir Cerise mais qui la traite de salope parce qu’elle couche avec d’autres que lui, et le Poire amoureux qui se rend compte que Cerise sait pertinement qu’il la désire et qu’elle en profite un peu lâchement pour son confort avant de le friendzone. Et dans le deuxième cas, c’est vrai que Cerise est pas super sympa avec Poire…

    (et oui, je met un peu de niaiserie et de sentiments, ça manque un peu dans tous ces articles pourtant orientés relations amoureuses. Je suis peut-être over naïve, mais j’assume)

    • Ouais enfin tu peux enjoliver et broder comme tu veux, mais c’est pas compliqué:

      -soit tu te comportes de façon en apparence « gentille » dans l’espoir d’obtenir une récompense (que ce soit en terme d’affection, de sexe, de sentiments) mais ensuite tu te plains d’avoir été « trop gentil » ce qui veut dire que tu attendais quelque chose en échange et que donc ce n’était pas de la gentillesse mais une forme maladroite de manipulation / et au final tu en veux à la personne qui ne t’a rien donné en échange de ta « gentillesse » et tu éprouves du ressentiment à son égard alors qu’elle n’avait pas de raison spéciale de croire que tu attendais quelque chose d’elle => TU ES POIRE

      -soit ton comportement ne peux pas être décris en ces termes => tu es pas poire => tu es hors sujet.

      Etre « amoureux » de quelqu’un et déçu parce qu’il ne partage pas ce sentiment ne fait pas de toi un poire et n’a pas de rapport avec l’article. On ne peut pas faire rentrer toute situation dans l’article.

      Y a pas de « oui mais si tu corresponds à tel ou tel critère et pas tel autre ». Non. C’est un fonctionnement. Il peut y avoir plein de subtilités, plein de différences d’un poire à l’autre, que ce soit dans le degré de poiritude, dans les formes de sexisme, dans ce qu’il attend de Cerise (amour ou sexe ou amitié proche), dans son ressentiment (de simple aigreur passagère à haine féroce)… etc, etc… Mais à la base il y a une DEFINITION. Une définition c’est simple: soit ça correspond, soit ça correspond pas. Pratique non?

      Et on ne doit pas avoir la même définition d’amour parce qu’être amoureux de quelqu’un qui n’en a rien à foutre de tes sentiments, ce n’est pas de l’amour mais une fixette. Alors oui ça peut aller très loin, ça peut être très fort, ça peut faire très mal, mais c’est pas de l’amour. L’amour c’est s’intéresser vraiment à l’autre, ce qu’il espère, aime, souhaite et ressent; et je doute très fort que ce soit possible à sens unique.

      • Désolée, je vais être HS (Je préviens, histoire que tu te dises pas « gniééé »…) mais la dernière partie me fait quand même tiquer: pourquoi l’amour à sens unique n’est pas possible? Ca me fait vaguement penser à l’amour parental…

        • L’amour parental n’est pas vraiment à sens unique, il est plutôt assymétrique mais à double sens. En fait, en pensant à l’amour parental, je peux imaginer une forme d’amour à sens unique, mais ce serait une forme d’amour totalement désintéressée, aimer sans rien attendre en retour. Donc le contraire total de l’amour passionnel que certaines personnes projettent sur autrui (genre je connais à peine cette fille et elle m’a même pas remarqué mais je veux l’épouser et lui faire des enfants). Moi j’appelle ça une fixette.

          • Sous-entendu, l’amour parental n’est pas le plus conditionnel de tous ?

            Ça n’est pas : « tu es mon enfant Donc je t’aime ? »
            « Je t’aime Parce Que tu es mon enfant ? »

            Au risque de paraître biblique, « je t’aime parce que tu es », c’est une bonne phrase, si tu rajoutes un truc derrière, tu rentres dans le conditionnel.

            Aimer à sens unique et sans rien exiger de l’autre, c’est possible, mais ça n’a certes Rien à voir avec une fixette, un couple ou un foutu mariage. (t’as bien raison d’appeler ça une fixette et pas « obsession amoureuse », l’Elfe, histoire de ne pas entretenir la confusion …)

          • Ça n’était pas une question, c’était une réponse à « l’amour à sens unique n’est pas possible? Ca me fait vaguement penser à l’amour parental… »

            J’essayais vaguement de faire une distinction « amour à sens unique », « amour inconditionnel », « amour sans exigences ».

            Mon expérience me prouvent que « l’amour parental » n’est ni inconditionnel ni sans exigences, je pensais apporter un peu d’eau au moulin d’Audvoo, mais c’est peut-être un peu hors sujet, sorry.

  13. Un article intéressant, bravo ! J’avais jamais considéré ce phénomène du « larbin » comme quelque chose de profondément machiste, mais maintenant que tu le dis…

    Par contre, l’illustrer avec des photos de Joseph Gordon-Levitt est limite criminel. :<

    • Apparemment c’est un mec très bien car tu n’es pas le premier à être indigné ! Mais bon les meme d’internet ça va, ça vient, ça prend des sens inattendus… Peut-être est-ce en rapport avec un personnage qu’il a joué, ou alors c’est juste quelqu’un qui a pris cette photo en particulier et qui a pensé qu’il ressemblait à un Nice Guy.

      • C’est parce que Joseph Grodon Lewitt a joué dans des films où il joue un Poire. C’est plus le personnage qui est représenté que l’acteur, donc. :p

  14. Commences par être honnête avec nous.

    Tu es devenu son ami parce que tu voulais te la faire. Ne fais pas genre tu es un mec bien, c’est d’abord sa beauté intérieure qui t’a intéressé, tout ça.

    On est des mecs aussi hein, tes ruses de renard ne passent pas.
    extrait du 18-25 le sujet traitant d’un homme qui devient obsédé par une amie.
    Je ne sait pas si tu amené une certaine forme d’honnêteté dans la communauté ou si cette personne est juste doté d’un cerveau en état de marche.
    Dans tout les cas merci, à défaut de changer les méthodes, au moins tu fais prendre conscience de celle-ci.

  15. Le père n’est-il pas par définition toujours absent?

    Car éduquer un enfant, c’est une tâche domestique qui incombe à la mère.

    Le père gratifiera de temps à autre son rejeton d’une tape sur l’épaule et incarnera cette lointaine figure d’autorité.

    • En 1994, dans la petite ville d’Ontario, dans l’Iowa, un père aurait été aperçu en train de changer une couche. Cette information est bien sur à mettre au conditionnel.

  16. Ping : Poire le nice guy: portrait robot | Les Questions Composent

  17. Ping : Epidémie inquiétante | Les Questions Composent

  18. Et si on devient ami avec Cerise parce qu’elle « préférait qu’on soit ami », on est pas Poire, n’est-ce pas ?
    Bravo, c’est une série d’article qui a bousculé mes représentations, c’est pas si fréquent.

  19. Ouf !… ; )

    Ce serait difficile de ne pas l’aimer, c’est une fille super… Je l’ai remercié d’être si franche, c’était il y a 4 ans et depuis nous nous voyons très régulièrement, en toute amitié.
    Je l’ai d’autant mieux compris que l’inverse m’est déjà arrivé et que j’ai toujours trouvé cela très gênant (je n’ai, par contre, jamais revu ces femmes; à part une qui n’a pas voulu comprendre et m’a poursuivi pendant des années de son amour et de sa haine)

    Sinon, je crois que j’ai été Poire plutôt quand j’étais marié et que j’attendais le « devoir conjugal » (!)

  20. Aie y’a certaines réactions de mes congénères mâles… comment dire… FACEPALM.

    Bon là, cet article c’est la mega prise de tête, néanmoins, j’ai noté ceci :

    Personne n’a jamais dit que Melon était dominant et encore moins violent

    Faux, dans l’histoire Melon trompe Cerise avec Pastèque, arrêtez je vous en prie, d’occulter la violence psychologique… qui sous certains traits dépasse la violence « physique » Merci

    • C’est totalement inique de penser que l’infidélité est de la violence. Occulter la violence psychologique, mes fesses oui. Plus de la moitié des gens sont infidèles au cours de leur vie. Sans défendre l’infidélité (je m’en fous un peu et je trouve nul de mentir), la violence serait plutôt d’interdire aux gens de faire ce qu’ils veulent et de leur tenir la laisse avec sa jalousie. Et quel est le rapport avec la dominance? Y a des abrutis, pardon j’ai pas d’autres mot, qui disent que Melon frappe et insulte Cerise. Mais ou ? Quand ? C’est complètement débile.

      • L’infidèlité, si elle n’est pas consentie, peut amener du conflit et de la violence quand même. Je ne dirais pas que tromperie = infidèlité. Or, la tromperie, plus que de l’infidélité, c’est quand même un mensonge plus une restriction de liberté imposée à l’autre, un peu violent non?

        • Je dirais irrespectueux, lâche, voire blessant… Dire que c’est de la violence, je trouve ça tiré par les cheveux. Et en tous cas, ce n’est certainement pas de la domination. En plus, sans connaitre le contexte (parce qu’on connait pas le contexte, hormis que le couple bat de l’aile) ça ne veut strictement rien dire.

          Puis faut voir les messages aussi. C’était du style « Cerise est trop conne, au lieu d’aller avec le gentil poire tout mignon elle préfère rester avec Melon qui la méprise et la frappe parce qu’il est viril ». Heuuuuu… ouais. Des trucs comme ça. Franchement je vois pas le rapport entre « tromper » et être violent physiquement, ou dominateur, c’est complètement neuneu comme interprétation. Ou est-ce qu’ils sont allé chercher ça ? En plus, l’idée de l’infidélité servait à illustrer l’histoire, à dire que dans les couples, tout ne se passe pas toujours bien, tout en restant loin de problèmes graves comme les violences conjugales, coups, humiliations etc. Mais à la rigueur on s’en fout, sans la tromperie l’histoire est la même. Si j’ai parlé de tromperie c’était plus pour simuler le côté « chevalier servant à la rescousse » de Poire, qui va considérer Cerise comme une pauvre petite chose maltraitée. Malheureusement, ça a UN PEU trop marché avec les « vrais » Poire qui ont lu l’article et ont commencé à se faire un cinéma pas croyable dans leur tête. Purée, mais c’est pas parce qu’on trompe UNE FOIS sa copine dans sa vie (et a plus forte raison quand le couple est bancal) qu’on est forcément un « bad boy », un « mâle alpha », un dominateur ou un mec violent ! Quand une femme trompe son mec alors que son couple bat de l’aile, on dit pas qu’elle est violente ou qu’elle le frappe, si ?
          Encore une fois, je cautionne pas la tromperie dans un couple supposé être exclusif, mais il faut pas non plus partir en total délire.

          Bref là encore on voit que les gens ont totalement projeté leurs fantasmes et n’ont même pas lu convenablement les articles, ce qui explique que plusieurs mois après, y ait encore des commentaires complètement cons et à côté de la plaque (que je ne valide pas).

  21. Merci :’)
    Super article, j’ai kiffé grave ! :D
    Par contre, j’ai pas eu le courage de lire tous les commentaires de l’article, y avait l’air d’y avoir des trolls/haters/dialogues de sourds ^^’
    Si ça peut en rassurer certains : OUI il y a des femmes qui aiment les homme GENTILS et pas forcément « virils » (mot valise désignant tout être humain portant des poils et trois tonnes de muscles et croyant que c’est ça qui le rend irrésistible) et OUI j’aime coucher avec des gens qui me plaisent sans être des canons de beauté :p Enfin, même si je montre ma façon de vivre en exemple, ça empêchera pas les gros frustrés qui sont plus coincés qu’ils en ont l’air de dire que « je suis une salope frigide et une grosse gourdasse pleine de caprices et de complexes en tous genres à force de lire des magazines de filles » (sauf que bon : 1) frigide = personne qui ne veut jamais coucher 2) salope = personne qui cocuhe pour réussir 3) j’ai 128 de QI man 4) je passe pas mon temps à me faire belle 5) je passe mon temps à jouer à des jeux vidéos et à mater des films « pour adultes » sans que ça m’empêche de trouver un partenaire de temps à autre)
    Have a nice day :)

  22. Ping : Poire le violeur : quand « séduire » devient « faire céder » | Les Questions Composent

  23. Ping : Poire aime les femmes | Non, mais non, mais non...

  24. Ping : Construction de la virilité | Pearltrees

  25. J’ai lu pas mal d’articles sur cette approche de Poire sur ce site. Si au début, j’étais très remonté face à la représentation de la Friend Zone, Je me suis vite rendu compte que la principale raison était que ça tapait juste. Et c’est quand ça tape juste que ça fait le plus mal.
    Je suis un Poire, c’est vrai. Et plus je lis, plus je me reconnais (sauf certains aspects, ouf). Mais clairement, le gars gentil, sympa qui attend quelque chose en retour, autoritaire, jaloux du succès de certains Melons, mais qui les insulte en place public (même s’il ferait de même en leur for intérieur).
    On peut tenter d’analyser le pourquoi de Poire. Dans mon cas, rien de folichon, à part un père qui ne parlait pas, qui ne m’a jamais éduqué, mais mes frères sont différents (même si marqués eux-même, l’un d’eux est un PUA d’ailleurs), une mère au foyer. Je ne pense pas qu’il y ait une raison unique. Chacun a ses faiblesses, et avec un ensemble d’événements externes, on arrive à une totale absence de confiance en soi. Malgré de très bons atouts (bien bâti, mignon) mais aussi un terrain prédisposé (introverti et fonctionnant différemment de la majorité bien-pensante), il suffit de petites choses (incapacité à exprimer ses émotions par ex) pour qu’on se retrouve dans un endroit inconnu. Certains s’en sortent parce qu’ils constatent leur problème. J’imagine que l’entourage tient un rôle important dans cette détection et dans l’aide à la remise en question.

    • Je trouve ça idiot de chercher des causes individuelles/psychologiques à chaque Poire alors que 90% des mecs le sont. Il faut plutôt y voir des causes sociologiques. C’est un phénomène de société.

  26. Ha ha « Si la femme devient l’égale de l’homme je lui casse la gueule » celle ci est suffisamment drôle pour être notée. Parce que ça renvoie au fait que si on est un homme et qu’on veut en dominer un autre on lui casse la gueule donc si la femme est égale, on aura droit de lui casser la gueule (parceque les femmes on les toucherait pas non plus je veux dire elles sont frailes quand même mais si on dit qu’elles sont égales ça va), c’est peut être pas l’idéal sûrement mais je ne pense pas que ça soit un commentaire aussi bêtement sexiste que les autres cités dans l’article

    • Ben heu je suis désolée mais chez moi on ne casse simplement la gueule de personne, on discute comme des gens normaux.
      Et 300 femmes battues à mort chaque année en France je ne pense pas que ce soit un sujet de plaisanterie. Sachant en plus que les hommes frappent les femmes pour les « remettre à leur place », comme le suggère ce monsieur.

  27. Personnellement en tant qu’ancien Poire (ou actuel après tout), je reconnais que cet article tape juste, et personnellement j’ai trouvé la solution! Puisque je suis un nabot pourris de tiques nerveux et qu’ à 25 ans ça ne changera pas,j’ai décidé il y à un an à peu près de cesser de m’intéresser (sentimentalement ou sexuellement ) aux femmes. Ça m’a pris des années mais j’ai l’impression d’avoir trouvé l’interrupteur « off » de ma libido.

    Donc je crois que c’est avant tout une question de hiérarchie social, il y à ceux qui ont les qualités pour plaire (le capital) et qui bénéficient de l’amour, de la tendresse et du sexe (et qui en définitive se reproduiront), et les autres qui doivent rester à leur place. Depuis que je suis à ma place je vais beaucoup mieux, je suis moins aigris puisque moins envieux ect.

    Donc le meilleur conseil que j’ai à donner aux Poires c’est capitulez! vous êtes laid, ce qui vous à empêché d’apprendre à interagir normalement avec les gens (et notamment les femmes), capitulez parce qu’en plus d’être laid, vous n’êtes pas très malins, votre rancœur envers les femmes sur qui vous reporter la tristesse d’une adolescence solitaire vous rend définitivement incapable de leur plaire (et c’est bien normal vous ne les aimez pas, vous leur en voulez à tord).

    • Oué enfin ce qui me pose problème c’est que t’as l’air de croire que tu vaux moins qu’un mec qui a du succès avec les femmes, ce qui est stupide, baiser avec des femmes n’augmente pas ta valeur en tant qu’être humain…

      • Je pense que la personne du post précédent propose une porte de sortie intelligente, SI elle est faite sans esprit de « sacrifice. » Si tu n’éprouves plus de désir sexuel pour les personnes avec qui tu entres en interaction, alors cela veut dire que cette interaction est désintéressée (ou tout au moins qu’elle ne cache pas ce désir). Du coup, mécaniquement, tu n’es plus un « Poire. »

        Mais le coeur du problème est quand même ce rapport au désir et l’incapacité à l’exprimer sainement. Pour avoir connu de près beaucoup de « Poire, » je pense que la description que L’Elfe en fait est assez pertinente, en particulier sur la misogynie (et la misandrie) sur laquelle leur caractère est construit.

        Mais elle laisse une question en suspens : pourquoi les « Poire » sont-ils incapables de percevoir leur propre sexisme – pourquoi même se perçoivent-ils comme antisexistes ? Comment vivent-ils ce qui semble relever de la dissonance cognitive ?

        Je crois que la réponse est justement dans cette question de l’expression du désir. Pour un « Poire, » exprimer un désir *est* sexiste. Il faut dire que les modèles de séduction qui nous sont proposés et auxquels il est bienvenu de se conformer pour parvenir à exprimer son désir (et s’assurer d’une éventuelle réciprocité) sont des modèles basés sur un ensemble de coutumes sexistes d’une société patriarcale. Le « Poire » ne souhaite pas suivre ce modèle, mais n’a pas suffisamment d’imagination pour en imaginer un autre, alternatif, qui serait respectueux de lui-même et de son ou sa partenaire. Le « sacrifice antisexiste » que s’imagine faire le « Poire » en n’exprimant pas son désir (de fait il sacrifie sa libido : ce n’est pas rien !), fait qu’il ne peut pas comprendre que malgré ça on le « traite » de sexiste, d’où une bonne partie des réactions outrées que tu as eues…

        Je suis tombé sur tes articles sur « Poire » en faisant des recherches sur des réflexions autour du rapport féminisme et séduction (je précise, pour donner des éléments de contexte !). J’ai pas trouvé beaucoup de choses pour le moment, si tu as quelques liens, ça m’intéresse :).

      • Dans tout les cas c’est parce-que les femmes ne trouvent pas chez moi ce qu’elles trouvent chez les autres, il me manque donc quelque chose, en ce sens je suis un peu inadapté quand même, d’une part pour notre société, et puis ensuite pour la reproduction (en même temps je me dit que la nature est peut-être bien faite, et que puisque je ne suis pas grand, fort, avec une aptitude innée à plaire, c’est seulement la sélection naturel qui fait son effet). .

        Les êtres humains ne sont jamais qu’égaux en droit.
        Le but maja ce n’est pas non plus d’éviter de tomber dans le sexisme, de nombreuses femmes subissent le sexisme de leur copain (mari), non ce renoncement il est plutôt égoïste et survient d’une volonté personnelle de trouver un place dans la société. Le but est d’au moins réussir à entretenir des rapports dé-sexualisés avec les hommes et les femmes. Mais ces rapports restent à inventer tant nous nous façonnons au travers de rapports de séduction.

        Je ne vaux pas moins que les autres en fait, comme le Rom dans son bidonville ne vaux pas moins que Nelson Mandela…mais il est vrai que l’une est l’autre n’ont pas tout à fait la même considération dans la société…

        • Chépa. On dit « tous les goûts sont dans la nature, » il n’y a pas besoin d’être grand et fort pour plaire… J’ai même plutôt l’impression que pour plaire il faut avant tout arriver à communiquer à l’autre qui on est réellement – et donc prendre le risque que ça ne plaise pas à l’autre personne. L’apparence que l’on a n’a pas tant d’importance que ça.

          Sauf si bien évidemment tu cherches à « trouver une place dans la société. » Car on baigne au quotidien dans le culte de l’apparence, c’est sûr. Tu culpabilises peut-être un peu, intérieurement, de ne pas être un canon de beauté, parce que tu t’identifies peut-être à l’image virile de l’homme telle qu’on la véhicule dans les média, et tu t’imagines que c’est ce qu’attendent « les femmes. »

          Mais ce n’est pas grand chose en comparaison de la pression que elles elles ont à faire attention à leur apparence – et l’infinité des complexes que ça engendre. Quand tu te balades dans un centre commercial, quelle est la proportion de boutiques de mode féminine vs masculine ?

          A mon avis, ce qu’il te manque n’a rien à voir avec l’apparence. Il te manque l’acceptation de toi-même. De l’accepter intérieurement, de l’exprimer extérieurement (y compris, pourquoi pas, en jouant sur ton apparence ?). Et il te manque du recul sur le fonctionnement réel du monde et sur les systèmes de domination et de manipulation qui sous-tendent nos existences.

          Si tu te sens « inadapté à la société, » quand on voit dans quelle société on vit aujourd’hui, est-ce que c’est réellement toi le problème, ou bien la société ? Est-ce qu’il ne serait pas intéressant de se battre pour que tu puisses vivre comme tu es, et te faire accepter comme tu es ? Tu as un cerveau, et puisque tu es seul (désolée de remuer le couteau dans la plaie, hein…), tu as du temps pour lire, pour analyser, pour réfléchir, pour te poser des questions. Ce que l’Elfe voulait dire en parlant des Poire, c’est que ce n’est pas Poire le problème, mais son comportement, et pour moi ce comportement est une réponse inadaptée à un problème social qui lui est bien réel, et qui à mon sens est celui de la domination masculine. Et le gros risque que court Poire sur le moyen terme, c’est de blâmer les femmes pour un problème causé par les hommes.

          Et voilà, j’ai encore écrit des tartines… v_v

  28. Le , Si tu te sens « inadapté à la société, » quand on voit dans quelle société on vit aujourd’hui, est-ce que c’est réellement toi le problème, ou bien la société ? a dit :

    « Si tu te sens « inadapté à la société, » quand on voit dans quelle société on vit aujourd’hui, est-ce que c’est réellement toi le problème, ou bien la société ?  »
    Oui ça ce n’est pas faux (même si c’est prétentieux de le croire). La société devrait être plus inclusive, elle est en fait assez étanche.
    Le comportement le moins douloureux que j’ai trouvé pour l’instant reste néanmoins la « mise en retrait ».
    A la réflexion il n’y à pas que vis à vis des femmes et des relations de couples (que je n’ai jamais trouvé naturelles) que je me sens étranger, mai également par rapport à la vie quotidienne, aux obligations sociétales…donc en fait cette inadaptation est sans doute plus globale, j’me suis toujours plus vu en hermite qu’en « people » après tout.
    Aujourd’hui j’avoue que mon but absolu dans la vie c’est être tranquille,trouvé une forme de calme, alors les histoires de coucheries m’intéressent plus franchement,
    et même si je me sent humilier quand, lors des repas de famille, tout le monde rigole des nouvelles conquêtes de telle ou telle personne, et que à moi, on ne me demande rien (ou alors sous forme d’allusion à une homosexualité cachée), je m’entraine à le vivre mieux.
    Par contre « l’acceptation de soi même » ça veut tout est rien dire. Il me semble que c’est le pendant psychologique de l’acceptation de sa condition sociale. C’est comme dire à un ouvrier exploité: « la condition de ton bonheur réside dans l’acceptation de ta condition d’exploité »…D’ailleurs c’est plus ou moins ce que je fait en « me tenant à ma place ».

    Sinon tes arguments sont évidemment de bon sens.

  29. Ping : Privilèges masculins | Pearltrees

  30. Excellent article seul petit bémol le coté papa absent ,c’est sur que pour poire ou un autre ,c’est facile de blâmer son papa ou sa maman alors qu’il doit s’en prendre à lui même et arrêter de se plaindre et agir tout simplement.

    Mais l’absence d’un parent peut avoir des conséquences mais ces « conséquences » peuvent être une force et pas une faiblesse ,un homme qui a été élevé par sa mère n’est pas plus faible ou plus fort qu’un autre ,il est à sa manière ,un point ,c’est tout.
    Il peut être plus sensible ,plus compréhensif ou autre ,mais ce sont des qualités ,ça fait pas de lui un mec fragile… ce sont des façons d’être comme des autres et cela peut plaire ou non…

    Beaucoup de gens ont de mal avec ça tant on est aveuglé par l’image du vrai homme ou l’image de la vraie femme (comme dit dans tes précédents articles).
    Alors qu’au fond ,chacun est comme il est et a le choix d’évoluer ou non.

    Super blog ,j’adore et je me sens sent moins seul sur certains sujets de pensées ,dur dur d’exposer ses points de vue quand des gens (que je connais) suivent une voie par défaut… (sans se poser de questions de si ça leur va ou non).

    • Je trouve juste que mettre tout un phénomène social sur le dos du « papa absent » c’est un peu facile et simpliste. Quand bien même ce serait vrai, vu le nombre de mecs qui ont un père absent, il faudrait envoyer une mission sur d’autres planètes pour aller chercher tous les pères manquant, histoire de voir s’ils se cachent pas dans un cratère sur la lune ou sur la face caché de jupiter.

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