Poire le nice guy: portrait robot

Je pense vous avoir suffisamment bourré le mou, chers lecteurs, avec le personnage de Poire. Pourtant, je vais reparler de lui, hé oui.
Rappelons les faits. Je sais que pour certains, et surtout certaines(1), ce sera très redondant. Mais je reçois encore et toujours des commentaires de gens qui n’ont rien compris à l’article originel. Et je ne les publie pas, parce que je ne vais pas réexpliquer la vie à chaque personne individuellement, d’autant plus que ce genre de commentaires expriment en général plutôt une réaction de défense qu’une recherche de vérité, qu’une demande de précision ou qu’un supplément d’informations. Pour faire court, en plus d’être à côté de la plaque, ils n’ont d’intérêt que pour ceux qui les écrivent.

Mais bon, je suis gentille, vous vous souvenez, j’aime les fleurs et les papillons. Donc je vais revenir sur l’article. Ca me permettra d’étoffer un peu, et de préparer la suite…

Poire est un personnage que je n’ai pas inventé, je lui ai juste donné un nom et j’ai analysé son comportement d’un point de vue féministe, ce qui n’avait pas été fait à ma connaissance. Poire est déjà connu sous le nom de « nice guy », bien que d’une façon un peu différente puisqu’il n’est habituellement pas analysé sous l’angle des rapports de genre, mais comme un cas individuel, à part. Ce qui est problématique dans la mesure où il représente quelque chose d’extrêmement courant dans le comportement des hommes. C’est un peu comme considérer le viol comme un évènement isolé: ça ne tient pas. C’est un phénomène social.
Certains tentent d’expliquer le « poirisme » (ou l’existence du « nice guy ») par des interprétation fantaisistes. Dans un grand élan machiste, on accuse les mères, les femmes en général, et même le féminisme, de l’existence de tels comportements masculins. Certains réacs évoquent aussi l’absence de construction de la masculinité par la disparition du service militaire. Des trucs comme ça. Or, j’ai justement montré en quoi le « Poirisme » était justement le fait du patriarcat (ça ne veut pas dire qu’il n’existe pas d’autres facteurs, mais il me semble difficile d’analyser le phénomène d’un point de vue sociologique sans évoquer le patriarcat). Il est possible que des analyses sérieuses aient tenté d’expliquer le pourquoi du Poirisme, mais je n’en connais aucune. Dans les « explications » courantes, le Nice Guy est un Nice Guy parce qu’il est con, parce que sa maman est conne de l’avoir mal élevé, parce qu’il a pas assez de couilles, parce que les femmes sont des chieuses, parce que les féministes racontent des conneries, parce que les filles sont trop superficielles et idiotes pour savoir avec qui elles devraient coucher, parce que les filles préfèrent les connards par masochisme ou stupidité féminine, ou pour aucune raison particulière.

Alors, qui est Poire?


Je rappelle que Poire est une caricature, un personnage, qui représente certains comportements masculins inappropriés de la vie courante. Personne n’EST Poire, un individu va plus ou moins se comporter comme tel, c’est tout. Quand je dis: Poire est ceci, Poire est cela, un vrai humain va être un peu plus ceci et un peu moins cela. Rares sont ceux qui correspondront à la description exacte. Il faut y voir des tendances.
Poire est un garçon inexpérimenté, qui a tendance à projeter ses fantasmes, et parfois même à vivre un peu par procuration (mais pas forcément, ou parfois d’une façon limitée: Poire n’est pas systématiquement un no-life). Dans « Le mythe du mec trop gentil », j’ai expliqué que quand une fille plait à Poire (fille que nous nommerons Cerise, mais en gardant à l’esprit que ça peut être n’importe qui, qu’il peut y en avoir plusieurs, etc), celui-ci, au lieu de lui faire part de ses sentiments, va se montrer « gentil » avec elle, c’est à dire serviable, à l’écoute autant qu’il peut. On peut ajouter qu’il la contredira rarement, l’écoutera beaucoup et ne fera pas beaucoup part de ses réactions, ou sans les exprimer clairement et avec sincérité. Par exemple, il est courant que Poire ait un comportement agacé quand Cerise évoque son petit ami (Melon), mais il ne lui dira jamais « je n’aime pas que tu me parles de ton petit ami parce que j’ai des sentiments pour toi ». En règle générale, Poire n’avoue pas ses sentiments, et c’est justement ce qui pose problème, car Cerise n’en tient pas compte.
Poire finit donc par être frustré, déçu. Ce qui est remarquable est que, sans rien dire, sans rien faire en ce sens, Poire attend quelque chose de Cerise, quelque chose qui ne vient pas. Au cours du temps, sa frustration vire donc à l’aigreur, et il finit par détester son « amie ». Poire est donc quelqu’un qui se voit comme particulièrement gentil, et qui pourtant se plaint de se faire avoir à cause de sa gentillesse, et d’être toujours seul.

La véritable raison de la solitude de Poire, c’est avant tout son incapacité totale à exprimer ses sentiments ou ses désirs, ou même sa personnalité. Je n’ai pas d’explication claire pour ça: pourquoi ce silence absolu ? J’y vois notamment une sorte de puritanisme (honte de ses désirs pour cette angélique créature qu’est lafâme). Il y a peut-être aussi le résultat d’une injonction à la virilité, avec laquelle sont jugés incompatibles les déballages affectifs. Enfin, il faut évoquer l’inexpérience: Poire ignore « comment on fait » pour entrer dans une relation de séduction. Mais je crois que l’idéalisation de l’amour hétérosexuel y est pour beaucoup. « Obtenir » une femme est supposé être le comble du bonheur dans notre culture, comme si le paradis sur terre était dans nos vagins. Il n’y a pas assez de superlatifs dans la langue française pour dire à quel point c’est censé être formidable de tirer sa crampe, ou d’être en couple avec une lafâme. Poire se comporte donc comme une gentille petite serpillère, disant « oui » à tout et évitant soigneusement de contredire sa cible. Il y a du sexe à la clé: il risque gros.
Quoi de plus banal qu’une partie de jambe en l’air ? Quoi de plus banal qu’avoir une copine ? On dirait que pour Poire, c’est tellement extraordinaire, tellement la clé du bonheur, qu’il n’arrive pas à se débloquer. Peut-être qu’au fond, il estime qu’il ne mérite pas d’être aussi extraordinairement chanceux, au point de tremper son kiki dans le « puits aux milles merveilles » (lol). Ou un truc comme ça.

Outre ces problèmes d’inhibitions, il peut arriver que Poire tente réellement d’entrer dans une relation de séduction avec sa cible (souvent d’une façon maladroite). Mais il ne le fera pas très souvent et prendra tout refus comme un cuisant échec, gardant une sévère raucune. On ne peut pourtant pas décemment reprocher à une personne de ne pas avoir voulu coucher avec soi, mais Poire n’y voit pas le problème, pour lui c’est normal. D’une façon ou d’une autre, le sexe lui est dû.

Poire et sa vision des femmes

Tout ça n’est pas sans rapport avec cette espèce de fossé entre les genres, creusée par le patriarcat. Les féministes considèrent qu’un homme n’est pas foncièrement différent d’une femme, si l’on excepte les organes reproducteurs et quelques signaux sexuels secondaires. Mais les discours dominants sur les sexes font état d’une frontière essentielle, naturelle, immuable, entre « l’homme » et « la femme ». Dans les faits, l’éducation différente donnée aux filles et aux garçons creuse effectivement un fossé, pour ce qui est des centres d’intérêts, des façons de réagir, de se comporter. Poire ne parvient pas à se figurer que les femmes sont humains comme les autres. Poire voit en Cerise « la femme », l’éternel féminin. La mère, la déesse, voire la putain; en tous cas, une sorte d’animal d’une autre espèce que lui. Un lecteur se plaignait de n’avoir « jamais appris à socialiser avec le sexe opposé », comme si les femmes étaient aussi différentes de lui qu’un peuple lointain avec ses propres règles de sociabilité.

J’ai évoqué dans l’article « Poire aime les femmes » le machisme et la misogynie dont font preuve beaucoup d’hommes s’identifiant au personnage. Bien que tous n’aient pas des propos aussi caricaturalement machistes, le sexisme demeure une constante dans son comportement, qu’il explique en partie (c’était le sujet principal de l’article: être « gentil » avec une femme et en attendre une récompense sexuelle est une forme de sexisme). Chez Poire, l’aigreur et la frustration constituent un terreau fertile pour le développement d’une véritable haine des femmes. Mais il faut aussi évoquer sa vision déformée de ce que sont les femmes, couplée à son inexpérience. Pour Poire, les femmes sont des sortes de déesses immaculées qui ne font pas caca.

En fait, Poire attend beaucoup des femmes. Pas seulement de Cerise, qui est censée coucher avec lui et/ou devenir sa petite amie juste parce qu’il attend et qu’il est sage. Poire attend beaucoup des femmes en général. Non seulement il les voit comme des êtres totalement différents de lui, mais en plus, il attend et exige d’elles une sorte de supériorité morale, comme si, puisqu’une femme est femme, elle devait nécessairement être douce, gentille, pacifique, aimante, et chaste. Une sorte de princesse Disney, mais en mieux.

Les femmes déçoivent donc en permanence les gigantesques attentes de Poire. Elles ne correspondent pas à ses fantasmes du Féminin, des fois elles rotent et pètent, et comme tout le monde, il leur arrive d’être infidèles, intolérantes, indifférentes, grande gueule, violentes, cruelles, ou pire encore: grosses.
D’une façon assez incohérente, Poire se plaint de son célibat ou du désintérêt des femmes pour lui, mais il est lui-même extrêmement exigeant envers elles, et bien souvent, celles qui ne correspondent pas à ses standards anormalement élevés n’existent même pas à ses yeux. Femmes grosses, moches, trop masculines, ne sont pas vraiment des femmes pour lui. on retrouve ici ce décalage dans le système patriarcal entre ce qui est exigé des hommes et des femmes: caricaturalement, un gros cinquantenaire rouge et ventru n’hésitera pas à faire des critiques ou commentaires désobligeants sur le physique d’une femme jeune et attirante, sans que ça ne choque personne. Ce genre de choses peuvent exister sans même qu’on le remarque !

would not bang memePoire serait fort surpris et probablement amusé si une femme « moche » (par exemple grosse, donc pas dans les critères habituels de beauté) lui en voulait personnellement parce qu’il ne veut pas coucher avec elle. Ce serait le monde à l’envers ! C’est pourtant exactement ce qu’il fait.

Poire, lui et les autres

Poire est extrêmement exigeant avec les femmes, aussi bien sur le plan esthétique que sur le plan moral. Mais soyons justes: s’il l’est tout particulièrement envers les femmes, il a de toutes façons tendance à être exigeant sur le plan moral envers tout le monde, et à beaucoup juger ses pairs. Il distingue les « filles bien » des « salopes », et se voit lui-même comme « un mec bien », espèce selon lui en voie de disparition. Il fait couramment appel à tout un panel de valeurs morales plus ou moins machistes: l’intégrité, la loyauté, le respect des femmes comme pauvres petites choses fragiles, la fidélité, et d’autres qualités très « chevaleresques » (d’ailleurs, certains m’ont même dit qu’ils se considéraient comme des chevaliers modernes). Lui-même globalement inexpérimenté des relations amoureuses, il n’hésitera pas à condamner fermement toute personne ayant, par exemple, été infidèle, ou tout homme ayant fait souffrir sa petite amie. Pourtant, on prend toujours le risque de faire souffrir l’autre dans une relation amoureuse, et de plus, quand on s’investit sentimentalement dans une relation, on prend le risque d’être blessé soi-même.

Poire, lui, ne prend pas ces risques, ou peu. J’ai parfois l’intuition que si Poire se perçoit  comme « quelqu’un de bien » et de moralement supérieur à la plupart des gens, c’est tout simplement parce qu’il en a besoin. Besoin d’avoir une image positive de lui-même. Mais les réactions à « mythes du garçon trop gentil » l’ont montré: sous ce vernis de valeurs chevaleresques, Poire se voit comme un pauvre loser. Pourtant, il n’a de cesse d’incriminer les autres pour ses échecs. Cette double vision de lui-même (comme un « mec bien » dans une société où les valeurs se perdent, et en même temps comme un pauvre minable) est à mettre en miroir avec la façon dont il voit les autres: il les considère parfois comme moralement inférieurs, ou vils, ou détestables, mais il les envie en même temps, et a tendance à surestimer leur bonheur: un mec qui a une copine est forcément heureux et sans problèmes. Il trouvera mille raisons de haïr le mec qui a plus de succès que lui avec les filles (Melon), il incriminera le moindre de ses faits et gestes, mais on sait tous très bien qu’il aimerait souvent être à sa place.

Poire peut parfois avoir l’impression qu’on lui demande de nier ses valeurs pour accéder au bonheur. Il peut voir les séducteurs comme des manipulateurs pervers, ou des hommes peu respectueux des femmes, et se refusera de les imiter (au moins dans un premier temps). Plutôt que de chercher à comprendre ce qui ne va pas dans son comportement, il cherchera les pires vices aux femmes et aux hommes qui ont plus de succès que lui, et finira par amalgamer les séducteurs à des manipulateurs, des connards superficiels, des violeurs ou des machos, et à considérer que les femmes sont toutes des salopes (d’ailleurs, la preuve, c’est qu’elles couchent avec des connards superficiels, etc, alors que lui est l’homme parfait dont elles auraient besoin).

Poire, le sexe et l’amour

Poire n’idéalise pas seulement les femmes. Il a aussi une idée complètement fantasmée des relations amoureuses. Il a profondément intégré l’idée que pour accéder au bonheur, il faut être en couple hétérosexuel. Une de ces idées répétées sur tous les tons par les films, livres, musiques, jeux vidéos, publicités… En particulier, Poire ayant été socialisé comme garçon, il pense qu’il a besoin d’une copine, ou bien de coucher avec des femmes, pour être un homme, un vrai. Son inexpérience participe essentiellement à sa faible estime de lui-même.

En réalité, Poire n’aime pas vraiment Cerise, pas autant qu’il le croit en tous cas. Il projette en elle ses envies, ses fantasmes, mais il tient peu compte de ses sentiments à elle. Il la voit comme la solution potentielle à ses problèmes, plus que comme une amie. Bien sur, il est le dernier à s’en rendre compte. Mais pourquoi vouloir absolument que Cerise sorte avec lui, si elle est heureuse avec un autre ? De quel droit lui reprocher de ne pas être naturellement attirée par lui, de ne pas deviner ses sentiments pour elle, sentiments qu’il dépense tant d’énergie à cacher? Cerise n’est que le réceptacle de ses désirs d’amour et de bonheur parfait. Ils n’ont parfois pas grand chose en commun (bien que ça puisse être le cas) et peuvent être totalement incompatibles sur le plan amoureux. Mais il ne le voit pas, tout aveuglé qu’il est par son fantasme d’une vie parfaite à deux.

Poire a beau jeu de se plaindre de la superficialité des femmes: lui-même aspire à des choses extrêmement superficielles, puisque grossièrement (mais profondément) insufflées en lui par les modèles sociaux. Il s’intéresse lui-même aux filles belles selon les canons de beauté en vigueur (jeunes, minces) et correspondant aux critères communément admis de la féminité, plutôt qu’aux filles intelligentes, intéressantes, fortes, idéalistes, indépendantes… Les valeurs morales des femmes ne l’intéressent qu’en tant qu’elles valident leur féminité (douceur, gentillesse, chasteté), ou en tant qu’outils de contrôle (il s’intéresse beaucoup à la fidélité par exemple, parce qu’il a très peur d’être cocu).

Enfin, il est à noter que Poire a une vision très puritaine du sexe. Il pense que le sexe salit les femmes, que sucer est dégradant, etc. Il n’aspire qu’à coucher avec des femmes vierges ou de peu d’expériences, non de peur d’être comparé (ou pas seulement), mais parce qu’il les voit comme pures, alors que pour lui une femme ayant de l’expérience sexuelle est une pute, une salope, quelqu’un de sali dans son être, dans son corps. Cela n’arrange pas ses affaires, car d’une part, il se retrouve généralement avec des femmes inexpérimentées qui ont aussi des blocages par rapport à la séduction et au sexe; ça n’aide pas. D’autre part, il culpabilise à cause de ses désirs pour ces femmes pures et chastes, considère confusément que coucher avec elles serait leur manquer de respect, et inhibe donc d’autant plus ses désirs sexuels.

Quelques conseils à Poire…

Poire devrait arrêter de se regarder le nombril, de se voir comme un chevalier vertueux dans un monde de brutes, mais aussi de se dévaloriser et de penser qu’il est une merde. Si toutes les histoires qu’il se raconte sur son merveilleux et indéfectible sens moral et sur à quel point il est un mec bien n’intéressent que lui, c’est parce qu’il n’y a que lui à se percevoir comme un parfait minable.

Poire croit que le bonheur lui viendra d’une femme (ou de plusieurs femmes). Il se trompe. J’ai conscience que ça peut prendre des années pour un Poire de changer. Mais Poire a justement besoin de changer. Poire devrait arrêter de faire des reproches continuels aux autres, aux femmes qui ne sortent pas avec lui, aux hommes qui sortent avec des femmes.

Je l’ai dit, et je le répète, la véritable raison pour laquelle Cerise ne sort pas avec Poire, c’est parce qu’il n’entre pas dans une relation de séduction avec elle. Non seulement la séduction est un jeu qui se joue à deux, mais les femmes sont sérieusement inhibées de ce côté-là, ce qui n’arrange pas les choses pour notre pauvre Poire. Disons-le franchement, il vaut mieux, pour un homme, faire le premier pas, car beaucoup de femmes ne se le permettent pas(2). N’oublions pas qu’une femme qui drague est considérée comme une salope.

Mais faire le premier pas, encore, n’est pas le plus important. En fait, Poire emploie généralement une stratégie totalement vouée à l’échec: la pseudo-gentillesse dont j’ai longuement parlé. En fait, Poire inhibe totalement sa personnalité en face de Cerise, évitant par exemple de la contredire, de dire son avis… ce qui fait de lui un individu très peu attractif. Il dissimule aussi ses états d’âme et ses sentiments. En plus de paraître comme une espèce de loque sans personnalité, il semble également, pour Cerise, totalement inhibé affectivement, sexuellement, psychiquement. Même avec une Cerise qui n’hésiterait pas à draguer un mec, c’est quasiment impossible d’entrer dans une relation de séduction avec quelqu’un qui s’inhibe totalement, généralement ça ne vient même pas à l’esprit. Je sais que « sois toi-même » est un conseil donné à tout va et qui ne sert généralement pas à grand chose, mais je pense que c’est un conseil essentiel. Sauf qu’il faut préciser que c’est extrêmement difficile d’être soi-même, c’est tout un travail sur soi, et que ça l’est encore davantage dans certaines situations.

Surtout quand on est face à un genre de déesse possédant un vagin qui serait la chose la plus formidablement merveilleuse du monde. Comment être soi face à un être aussi angélique et divin? Poire devrait se rappeler que les femmes font caca comme tout le monde. Et surtout, que mettre son zizi dans un vagin n’est pas la clé du bonheur, que ce n’est pas parce qu’il aura une copine que tous ses problèmes seront terminés. Que, quand il n’est pas en train d’essayer de se faire tout petit pour espérer avoir les miettes des faveurs de Madame Cerise, il peut être quelqu’un d’intelligent, d’intéressant, de sympathique, en tous cas il a surement des qualités, peu importe lesquelles. Au fond, je dois vraiment une hippie: je pense que tout le monde mérite d’être aimé.

Bref, la clé est dans le développement personnel et dans la déconstruction des mythes de l’existence, pas dans le vagin ni dans les beaux yeux de Cerise. Ha oui, ni dans le fait de m’insulter. Sérieusement, ça ne sert à rien, ça ne changera rien à vos problèmes. Ha et heu évitez d’acheter les bouquins à la con vendus par des gourous de la séduction. Eux-même ont généralement pas mal de problèmes à régler, d’ailleurs, mais j’y reviendrai.

Pour résumer un peu…

On voit que Poire est un personnage très ambivalent. Compensant une médiocre estime de lui-même par une image de lui très positive, se percevant à la fois comme vertueux chevalier des temps modernes et pauvre loser pathétique, enviant et conspuant les autres, il considère les femmes tantôt comme des déesses, tantôt comme des putes, et parfois même comme les deux à la fois. Il méprise la société en général, au nom de valeurs légèrement surannées auxquelles il s’accroche comme à des bouées dans ce grand océan obscur; et pourtant, le bonheur auquel il aspire est celui de cette société-là, ses valeurs même, il ne les a pas inventées. Il rejette et adule à la fois le modèle social, manquant de recul sur les relations humaines et sur son approche du bonheur. Bref, un pur produit de notre société, dans laquelle tout est fait pour nous frustrer un maximum. Ca nous rend plus dociles, on veut toujours plus de trucs, on réfléchit moins et on consomme. Au fond, Poire est un bon petit soldat.

forever alone nice guy

 

(1) Oui ça peut paraitre sexiste. Le fait est que je n’avais pas réalisé, en écrivant l’article, à quel point le mécanisme comportemental que j’avais décrit est répandu parmi la gent masculin. Ainsi, la plupart des hommes peuvent se reconnaître (au moins un peu) dans le personnage, ce qui a tendance à influencer leur perception et leur compréhension de l’article.

(2) Bien sur je pense aussi que les femmes peuvent et doivent se le permettre. Mais je pars du principe que toutes les femmes n’auront pas lu ce texte ;)

135 réflexions au sujet de « Poire le nice guy: portrait robot »

  1. Au fond, je dois vraiment une hippie: je pense que tout le monde d’être aimé.

    mérite ! Et ce n’est pas faux !

    • « Au fond, je dois vraiment une hippie: je pense que tout le monde d’être aimé. »

      Je dirais même que notre auteure avait fumé un truc de hippie en écrivant cette phrase : ce sont deux mots qui manquent, pas un ! :)

      • Ah mince ! Effectivement :D

        Son état… elle élève sa pensée à un stade que peu d’entres nous peuvent atteindre, c’est pour ça qu’elle est incomprise. ^^

          • Je voulais dire : je me demande ce qu’il se passe dans ta tête pour en arriver à de tels décryptage comportementaux. Mais peut-etre que ce n’est que le fait que tu sois intelligente, et moi bête.

            Je ne te charrie pas. C’est sans doute normal ou simple pour toi de réfléchir comme tu le fais. Reste que pour moi, j’en suis incapable. Ou en tout cas, pas avec une telle précision.

            Bon après c’est ton avis, mais moi je trouve que tu as raison dans nombre de tes discours.

            Voilà voilà.

  2. Ah ah! Pour en écrire autant d’articles, sur poire, y’en a un sacré paquet qui ont du se manifester ! :-)

    • Moi j’en ai rencontrés….on en croise pas mal j’ai l’impression (ou alors c’est moi qui n’ai « pas de chance »…)

  3. Bon, il faut que je le l’avoue, même si je commets un « hors-sujet » et que peu de lecteurs comprendront… à chaque fois que je lis un de vos articles sur Poire, je pense à ça : http://www.youtube.com/watch?v=u99WjU47-Sc

    Voilà, c’est tout, c’était un commentaire cathartique, désolé.

  4. Je ne comprends pas vraiment l’intérêt d’offrir la possibilité de laisser des commentaires si tu ne laisses passer que ceux qui vont à 100% dans le sens de tes idées (ou ceux qui sont contre, mais avec des arguments débiles du genre « une femme c’est fait pour ouvrir les jambes lol »).
    Je veux dire, tu en as le droit, bien sûr; c’est ton blog. Mais je m’interroge un peu sur l’intérêt de la chose, surtout si, comme tu le précises dans la présentation, ton but est de provoquer la réflexion…

    • « Mais je reçois encore et toujours des commentaires de gens qui n’ont rien compris à l’article originel. Et je ne les publie pas, parce que je ne vais pas réexpliquer la vie à chaque personne individuellement, d’autant plus que ce genre de commentaires expriment en général plutôt une réaction de défense qu’une recherche de vérité, qu’une demande de précision ou qu’un supplément d’informations. Pour faire court, en plus d’être à côté de la plaque, ils n’ont d’intérêt que pour ceux qui les écrivent. » les tiens en font carrément partie, je pensais que tu l’aurais compris tout seul. Si mon but est de provoquer la reflexion, avec toi c’est raté. Essaie de comprendre un peu le sens du propos et tu pourras éventuellement prétendre participer à un débat d’idées. Pour l’instant ce n’est pas le cas.

      • Si je peux me permettre, le problème est qu’il y a confusion entre « réaction de défense » et incompréhension. Je vais te donner simplement un exemple, le même que celui de mon dernier message qui n’a pas été publié.
        Après, publie ce message ou non, sincèrement, je m’en fiche. J’aimerais simplement que tu prennes le temps de le lire, parce que je pense que c’est important. Désolé pour le long message d’ailleurs.

        Tu écris donc qu’il n’y a rien de plus banal que d’avoir une copine, que de tenter de séduire quelqu’un, que de socialiser, que de nouer de nouvelles connaissances (hommes ou femmes).

        Eh bien non. La phobie sociale, ça existe. C’est un trouble mental documenté et reconnu, dont on estime la généralement la prévalence en Occident à entre 5 et 10% de la population (certaines études l’estiment à plus de 15% considérant que peu de cas sont déclarés) (1)
        Ce n’est certes pas la majorité de la population, mais c’est très loin d’être négligeable. Et j’aimerais insister sur un fait : c’est une _maladie_. Une pathologie reconnue. Pas un délire de gens paranoïaques qui ont décidé qu’ils pouvaient se comporter en conards en s’inventant un problème et en rejetant la faute sur les autres.
        Ce n’est pas la faute des « autres », ce n’est pas parce que leurs mères les ont élevé(e)s de la mauvaise manière. Non, c’est juste un trouble psychologique, dont on essaie de se sortir tant bien que mal, pas s’en plaignant à tous les coins de rues, mais en essayant au moins de faire accepter le fait que ça existe.

        Soyons clair : je ne défends pas Poire, pas plus que je ne m’identifie à lui. Je dis que ton analyse se base sur des axiomes qui sont faux. Tu considères comme évident des choses qui sont loin de l’être pour beaucoup de personnes. Et ça, je pense que ça mérite d’être corrigé.
        Oui, pour toi, tout ça est évident, je comprends bien cela, tu le répètes depuis 4 ou 5 articles. Mais en généralisant ton cas, tu dis, d’une certaine façon, que les gens atteints de cette pathologie ne sont pas normaux. Ils ne sont même pas capables de faire quelque chose « d’aussi banal », pensez-y… Et je pense que c’est ça qui a déclenché (en partie) l’avalanche de commentaires que tu as reçue, et que tu as interprétés comme étant des dénis personnels, des réactions de défense face à quelqu’un qui les met en face de leur reflet, bref, des réactions à côté de la plaque, alors que ce n’est pas du tout ça. Non, c’est une incompréhension face à un article qui leur dit qu’ils ne sont pas des humains, parce que « tout le monde sait » qu’un humain, ça aime et ça trouve banal de socialiser/séduire/faire l’amour (ou alors si vous ne trouvez pas ça banal, c’est que vous êtes un produit du patriarcat et que vous feriez mieux de vous remettre sérieusement en question).

        Je n’ai jamais compris qu’on soit prêt à admettre qu’une personne soit meilleure ou moins bonne en sports que d’autres (que ce soit inné ou acquis), qu’une personne soit meilleure en musique, en peinture, qu’une personne soit meilleure oratrice, ou quoi que ce soit, mais que de dire que certaines personnes sont moins à l’aise socialement que d’autres, ça c’est impossible. Ça ne se peut pas, tout le monde sait qu’il n’y a rien de plus banal, n’est-ce pas?
        Et c’est contre ça que je me bats, oui. En passant, tu es très loin d’être la seule à utiliser ce genre de raccourcis. Mais, à lire tes articles, je me dis que s’il y a sur le web quelqu’un capable de comprendre pourquoi ces préjugés ne sont pas acceptables, c’est probablement toi.

        Après, tu peux aussi me répondre que ce n’est pas le but de l’article. Que l’article parle de Poire, et que les troubles sociocompulsifs de quelques illuminés n’ont rien à voir là-dedans. Que tu ne les désignes pas lorsque tu décris le comportement de Poire, et c’est vrai de façon générale (même si tu le fais dans certains cas, mon message est déjà bien long, mais si tu veux j’y reviendrai).
        Mais je vais te poser une question : imagines-toi que tu lis un article sur la menuiserie (sujet choisi au hasard, on s’en fiche). Dans cet article, qui explique comment bâtir une armoire, on écrit que les femmes ne sont pas capables de travailler le bois, que c’est un travail d’homme parce qu’elles sont faibles, etc., tout ce genre de beaux arguments machistes.
        Tu écris à l’auteur, ou tu écris un article ici-même pour dénoncer cela, et tu te fais répondre que tu es hors-sujet, que c’est un article de menuiserie, et que par conséquent tu es à côté de la plaque. Que tu n’as rien compris à l’article et que tu exprimes une réaction de défense plutôt qu’une recherche de la vérité. Vois-tu où je veux en venir?

        Je pense sincèrement que ce que je dis a de l’intérêt pour d’autres que moi. Ceci étant dit, je l’ai précisé dans mon précédent message : c’est ton blog, tu fais ce que tu veux. Mais quand même, si tu mets de côté les messages insultants, combien as-tu refusé de commentaires « à côté de la plaque »? Je ne connais pas le nombre exact, mais est-ce que des dizaines de personnes peuvent vraiment être toutes à côté de la plaque?

        (1) Par exemple http://socialanxietydisorder.about.com/od/overviewofsad/a/prevalence.htm mais il y a beaucoup d’autres sources (dont des articles scientifiques) là-dessus, si tu veux prendre le temps d’approfondir la question.

        • Les réactions de défense comportent généralement des incompréhensions, c’est même à ça qu’on les reconnait. Tu parles de phobie sociale; je ne dirais pas qu’il n’y a aucun rapport, mais franchement, je crois que c’est évident que ce n’est pas la même chose que ce dont je parle ici. Je crois que tu racontes à peu près n’importe quoi et que tu me saoûles.
          Quand tu viens dire un truc du genre « holala y a trop de paradoxes dans le comportement de poire ça prouve que c’est n’importe quoi », c’est VRAIMENT parce que tu ne VEUX pas comprendre. Je vois pas d’autre explication. Je veux dire, tu es surement pas assez con pour ne pas comprendre que les complexes de supériorité viennent masquer les complexes d’infériorité et forment en réalité un seul et même complexe qui s’exprime de deux façons différentes. Je veux dire, c’est presque de la psychologie de comptoir.

          Tes derniers messages n’avaient rien à voir avec tes histoires de « certaines personnes plus à l’aise socialement que d’autres ». Et certaines personnes plus à l’aise socialement que d’autres n’ont qu’un rapport vague avec le thème abordé dans l’article. En plus, parler de « juste un trouble psychologique » prouve encore une fois que tu n’as rien compris à mon propos. Les troubles psychologiques n’apparaissent pas par magie, mais dans un contexte social. C’est ce contexte social que j’explique. Je me fiche bien de savoir si c’est « une vraie maladie ». Je me doute bien que poire souffre de cette situation et que ce n’est pas facile pour lui de changer. Mais holala, le pauvre, il souffre d’une maladie. Oui, si le sexisme est une maladie. Sans doute un certain nombre de Poire souffrent de phobie sociale, mais ce n’est absolument pas une règle. Et ce n’est pas en faisant de la psychologie de comptoir que ça va les aider. Je crois que ce dont Poire a besoin c’est qu’on lui remette les pendules à l’heure, qu’on lui signifie à quel point son comportement est à coté de la plaque, que NON les filles couchent pas parce qu’on se comporte comme une serpillère.
          J’ai l’impression que là ou tu veux en venir c’est « mais holala le pauvre petit poire il est malade ». Mais quel intérêt, franchement? Ca mène ou? Faut faire quoi? lui donner des petites pilules? Ou alors être gentil avec lui? Le comprendre? ha bon parce que si on n’a pas un nom de maladie, on n’a pas le droit d’être compris et accepté tel qu’on est?
          Je ne sais pas ou tu vas chercher ces histoires de « normalité » des individus, je n’ai jamais parlé de ça, ça ne m’intéresse même pas…

          Je veux dire, même tes histoires de psychologie m’intéressent pas. Tu souffres de phobie sociale? super. Avant tu n’osais pas sortir de chez toi et parler aux gens, tu avais honte. Maintenant tu as un putain de NOM DE MALADIE. Tu peux toujours pas sortir de chez toi et parler aux gens, mais tu as un NOM DE MALADIE. Si ça te permet de ne pas te voir comme une pauvre merde, tant mieux pour toi, mais franchement c’est triste que tu aies besoin d’un putain de nom de maladie pour accepter d’être qui tu es… Et si ça te fait te complaire dans ta merde puisque ta merde est une « vraie maladie », alors ça ne t’aide pas. Parce que, avec ou sans diagnostic/nom de maladie salvateur, la solution reste la même. Se sortir les doigts du cul et élargir sa zone de confort. Les psys n’ont jamais su aider personne. Et le gars qui a un problème et qui a pas de nom de maladie parce qu’y a pas 10 à 15% de personnes qui souffrent de la même chose que lui? Ha pardon, lui c’est une merde, son truc a pas de nom de maladie.
          Franchement je plains ceux qui ont besoin qu’on leur explique que « dépression » est une vraie maladie pour arrêter de considérer un dépressif comme une feignasse. Pour eux a deux sortes de gens sur terre: les vrais malades, et les faux malades (aussi appelés les connards: ils font rien comme les autres).
          Comment? c’est duuuuur de guérir de la phobie sociale / dépression / watever parce que c’est une vraie maladie? Ha bon parce que quand on savait pas que c’est une maladie, c’était plus facile? Non. Ca a toujours été dur. Hé oui c’est dur. Certains n’y arrivent jamais. Il faut les respecter parce qu’ils ont une vraie maladie? J’ai pas besoin de ça moi…

          « Phobie sociale ». Deux mots magiques qui transforment une loque en malade. Le transformer en quelqu’un d’épanoui? houlaaa, le psy il a déjà fait son boulot, hein.

          Bref. C’est la dernière fois que je perds mon temps à t’expliquer des trucs complètement évidents. D’ailleurs je te précise au cas où, que tes premiers messages ont été filtrés parce qu’ils étaient sexistes et chiants, et les suivants parce que tu es toujours à côté de la plaque. Je suis à peu près certaine que tu lis mes articles totalement en diagonale. Tu viens, tu parles de tes propres problèmes, de tes justifications, de tes histoires. Tu sais quoi? fais un blog. C’est facile, même moi j’ai pu le faire.

          • « Les psys n’ont jamais su aider personne. »

            Tu va me prendre pour un emmerdeur qui cherche la petite phrase dans tes discours. Cependant c’est le genre de propos qui fout en l’air tout ton argumentaire.
            Ce n’est pas parce que tu n’as, en tant qu’individu, eu recours ni besoin d’un psy, qu’ils sont tous inutiles.

            Ces propos au milieu de tes argumentations les gâchent et donnent un sentiment d’intolérance mal venue.

            Comment prendre le reste de ton message comme étant documenté, sérieux, alors que tu balance une telle banalité qui ne se fondent sur rien d’autres que des banalités et mettent à mal des années d’études et de travail. Les psys aident des gens. Parlent en à des personnes qui en ont eu besoins.

            Pour le cas de Poire je reste cependant d’accord, tel que tu l’évoque dans ton article il ne s’agit pas d’une personne, d’une caricature, de phobique social mais bel et bien de se bon vieux syndrome super mario (je sauve la princesse et je lui met mon champignon). Cela tient sans doute plus à un problème d’éducation et de socio-anthropologie que de pathologie.

            Dommage.

          • La phrase était peut-être exagérée, mais d’où tiens-tu l’information selon laquelle je n’aurais jamais eu recours à un psy?

            Et puis qui décide s’il a ou non besoin d’un psy? En fonction de quoi? j’ai longtemps cru avoir besoin des psys.

            J’ai eu recours à de nombreux psys au cours de ma vie, aucun ne m’a aidé, certains m’ont enfoncé la tête dans le sable. Certains m’ont donné des médicaments qui m’ont complètement éteinte, d’autres m’ont balancé leurs jugements et normes à la gueule, m’expliquant que j’étais anormale, ou perverse, que j’étais avec mon copain de l’époque juste pour faire chier ma famille (oui, c’est un arabe, quand on se met en couple avec un arabe, c’est pour faire chier sa famille), que les mariages juifs/français de souche/arabe ça peut pas marcher de toutes façons; etc…
            La dernière fois que j’ai vu une psy (le genre qu’on te conseille en te disant: tu vas voir, elle est bien), un jour, après m’être ruinée en longues et dispendieuses séances de psychanalyse inutiles, je suis sortie de son cabinet complètement détruite, et j’ai décidé qu’à partir de ce moment, je m’aiderai seule. Si aujourd’hui je m’en suis sortie, c’est grâce à trois choses: la méditation, le sport, et les drogues.

            Je ne crois pas aux théories sur la psychanalyse, je ne crois pas aux théories débiles (certaines sont totalement délirantes, voire nuisibles, je pense à Freud et Dolto qui nous expliquent que les enfants séduisent leurs parents pour dédouaner les agresseurs pédophiles). Y a qu’à lire psychologies.com. Une théorie est une théorie, elle peut être bonne ou mauvaise, qu’elle soit écrite par un psy ou non. Je ne crois pas à la psychothérapie, qui est un monumental gouffre à pognon; et surtout je pense que les psys se sentent investi d’un savoir complètement exagéré et même de pouvoirs qu’ils n’ont aucun droit à exercer (comme celui de dire qui est normal ou qui ne l’est pas) et qu’ils peuvent faire plus de mal que de bien. Là où la phrase était injuste, c’est que je pense que comme chez tous les humains, il existe des psys qui ont assez d’intelligence humaine et de jugeote pour avoir pu aider des gens. Mais il faut pas faire spécialement plus confiance à un psy qu’à n’importe qui. Il faut pas croire ces balivernes selon lesquelles le psy juge pas, le psy écoute, le psy est objectif… Pas plus que n’importe qui. Les psys ne sont pas des êtres supérieurs, et la science actuelle ne peut pas résoudre les problèmes psychologiques des gens (tout juste les expliquer, et encore), il n’y a que l’attention et l’écoute qui le peuvent, qu’elles viennent d’un psy ou de n’importe qui.

          • « Si aujourd’hui je m’en suis sortie, c’est grâce à trois choses: la méditation, le sport, et les drogues. »
            Et l’éducation, l’accès à une information libre qui te permets de comprendre des trucs. La méditation, ça suffit pas à tout le monde pour faire abstraction de tout, et sortir une personnalité du néant, faut un minimum de directives et de compréhension, d’information, d’éducation, d’influences extérieur/outil intellectuel, comme tu veux …

            Sinon le modèle du psy « Je suis le dépositaire du savoir, tu es le bug social, exprime toi, mais au final t’auras tort » … Ahahah, Lol. Ça ressemble un tout petit peu à un prêtre.
            « à mal des années d’études  »
            Oui voilà, c’est d’anciens étudiants en psycho qui font semblant. Parce qu’ils ont eu leur diplôme/ »label de psy garanti conforme, consensuel, à jour dans ses cotisations ».
            Sans oublier les injonctions « n’essayez pas d’aller mieux par vous-même, vous n’y arriverez pas ! ». Merveilleux.

            .. Cela dit, sans aller aussi loin, l’Elfe avait juste dit que, tout ce que JellyBean a gagné avec son psy, au vu de son message, c’est une reconnaissance formelle de son mal-être, qui le rend concret sans proposer de solution. Du coup, ça fait une maladie à laquelle se raccrocher, et une excuse, une justification officielle pour être malheureux. Une note dans son esprit « maladie incurable certifiée », à laquelle se référer en permanence, c’est pas top ça ?

            Ya aussi des psys qui sont des êtres humains chouettes à coté ? Sans dèc’ …

          • L’éducation, je l’avais avant, quand j’allais mal. Je dis pas que ça m’a pas aidé, probablement que si, mais j’ai cité les trois choses que j’ai acquises activement, dans une démarche d’aller mieux. Je pense que la méditation peut aider tout le monde, mais il faut être régulier et persévérant dans la pratique (et ce n’est sans doute pas la seule solution, chacun peut trouver la sienne). Parce que c’est grâce à la méditation que l’on peut réellement prendre du recul sur ses problèmes. La plupart de nos problèmes, en fait, n’existent pas, dans le sens où c’est nous qui prenons les choses de telle façon que ça nous rend malheureux. On vit dans un monde d’illusions, on s’invente des problèmes, ou alors on laisse les autres en inventer pour nous. Enfin, je suis désolée, je dois avoir l’air de délirer totalement car c’est vraiment difficile à expliquer comme ça, en commentaire. Bref ce que je veux dire c’est que la méditation ça aide vraiment, mais que ce n’est pas la solution de facilité comme prendre des médocs, ça peut prendre des années. Idem pour le sport: ça aide, mais va faire un jogging quand tu souffres de dépression. Ca relève de l’exploit. Il faut entrer dans une spirale ascendante, c’est pas facile. Enfin tu as raison de souligner l’éducation, l’accès à l’info et la réflexion, car tout ça, ça ne se fait pas tout seul, il faut apprendre.

            D’ailleurs en parlant de ça, il me semble que justement, le problème des psys, c’est qu’ils te « prennent en charge », comme le médecin prend en charge ta santé, ton corps, comme l’obstétricien prend en charge ton accouchement, comme le diététicien prend en charge ton alimentation… Et tous ces experts te privent de tout cela. Or, se faire prendre en charge, ça peut pas te mener bien loin. Pour s’en sortir il faut prendre possession de soi-même. Bien sur, un dépressif par exemple, ne peut pas s’en sortir tout seul, sans assistance, mais le but c’est quand même se s’en sortir et personne ne peut le faire à ta place.

            « (…)tout ce que JellyBean a gagné avec son psy, au vu de son message, c’est une reconnaissance formelle de son mal-être, qui le rend concret sans proposer de solution » <- Très bien formulé, et c'est une des choses que je reproche à la psychologie/psychiatrie moderne. Ca sert a comprendre les choses d'une façon rationnelle, à poser des mots dessus, des mots scientifiques. Non pas que poser des mots soit 100% inutile dans tous les cas. C'est juste que la psycho moderne, le but premier c'est de comprendre, décrypter, analyser. Le but premier n'est pas d'aider les gens, d'aller mieux. On pourrait très bien aider les gens sans comprendre à fond tous leurs problèmes, mais aucune science n'existe pour ça.

          • ( Si je peux me permettre, la dépression entre autre maladies psychologiques provoque ou est due -on sait pas encore- à une transformation du cerveau. En bref, c’est une maladie bien physique, mais qui a des conséquences psychologiques.

            Du coup, se dire que c’est bien une maladie ‘tangible’ peut rassurer oui, même si c’est vrai que ça paraît idiot. Disons, qu’avant de savoir qu’ils sont malades, ils s’imaginent que c’est des grosses merdes qui sont rien capables de faire et qu’ils ferait mieux d’en finir. Ce qui n’aide pas à sortir de la maladie bien sûr. Une fois qu’ils savent qu’ils sont malades, ils reprennent confiance parce qu’ils savent qu’ils ont un ennemi un combattre, qui n’est pas ‘eux-même’ à proprement parler, donc ils arrêtent de se considérer comme un ennemi. Ça les rassure de voir qu’ils ne sont pas juste des sous-hommes et qu’il y a une raison à tout ça, en gros avoir un nom de maladie les déculpabilise et c’est un point essentiel de la guérison.

            Alors oui, c’est vrai que ça peut paraître idiot parce que du coup ça entraîne l’idée que s’ils n’étaient pas malades, alors ils auraient raison de se considérer comme des grosses merdes et de se suicider. Mais d’un autre côté, je pense que dès le moment où un trouble entraîne une inadaptation à la vie (donc pas juste une petite flemme passagère mais une flemme qui empêche de vivre), alors on devrait considérer les gens comme malades et s’occuper d’eux. Et si on me sort que c’est de l’assistanat, je réponds que les idiots qui disent ça n’ont jamais eu de troubles psychiques pour comprendre que personne ne choisirait d’en avoir juste pour le plaisir qu’on s’occupe d’eux.

            Voilà, complètement HS mais je ne pouvais pas m’empêcher de ramener ma science.

            Brillant article au passage. )

        • Tout d’abord je m’excuse de relancer un sujet vieux de deux ans. Ceci étant fait je vais pouvoir commencer. Bravo ton article résume bien le comportement misogyne banalisé sous cet métaphore réaliste de Poire.
          Un homme comme tout les autres finalement avec ses qualités et défauts mais toujours cet aspect voilé, masqué, mystérieux, hypocrite (jamais amoureux?).
          Mais à tu approfondit le personnage de Poire et essayer de le comprendre.

          Résumé son comportement ignoble par un simple carde social non favorable ou expliquer ses faiblesse par un complexe d’Œdipe me semble assez minimaliste mais après tout ça reste un point de vue.
          Même si pour défendre pour je pense que les sentiments sont influencer par de nombreux facteurs (tel que la société, le cadre social, spatial et temporel) et que l’amour si il est passionnel ne peut être réfléchi (peut être d’après toi un cliché véhiculer par la société cinématographique).

          Une autre chose qui me frappe dans ton récit c’est la conclusion qu’un homme peut en tirer .
          L’homme idéal serai quelqu’un qui ne chercherait pas à l’être qui ne se soumettrai pas au femme car il les traiteraient comme ses égales il serait virile tout en exprimant ouvertement ses sentiments et verrait dans le rapport sexuelle un épanouissement commun.
          Et si l’on part du principe que Poire est un homme comme tous le monde et que finalement chaque homme devrait ce reconnaître au moins un peu en lui ce pourrait il que le contraire de Poire et par définition l’homme idéal soit une femme…

          Je précise que loin de moi le fantasme caricatural de l’homme avec en son lit deux femmes ou le cliché de la féministe nécessairement lesbienne.

          • Cette conclusion est totalement erronée par rapport au texte. De plus, je trouve ça complètement con de chercher à définir un « homme idéal » (idéal pour quoi ? pour qui ?). Admettons que ce soit possible, ce serait par définition « idéal » donc impossible à atteindre et sans grand intérêt.

  5. Je vais être aussi HS, et je sais que tu peux pas tout traiter, lelfe, mais comme cet article est annoncé assez redondant avec les autres (et remplit son contrat), je ne peux pas m’empêcher de pointer que le poire, plus que sexiste est aussi hétéro-normatif. D’où sa contemplation uniquement dirigée sur lâfame. C’est plus mis en valeur dans cette récapitulation.

  6. Ping : Chroniques du compte à rebours « La Valse des Tempêtes

  7. Est-ce qu’ on pourrait penser que Poire a une vie sexuelle virtuelle bien remplit et que sa frustration envers les femmes pourrait venir aussi de là oú tout est plus  » facile » .

    • Je pense que ce serait simpliste. Si le porno n’existait pas, poire serait toujours poire, enfin a mon avis. Les causes sont complexes et profondes.

  8. Je suis cette histoire depuis le début et je suis en total accord avec toi.

    J’ai jamais laissé de commentaire par grande flemme jusqu’ici. J’avais songer à écrire un article en réaction sur « Pomme » La fille qui aime Poire, (parce que oui, y’en a.)

    Plus je déambule sur l’internet geek, plus il me semble rempli de Poire. Des mecs qui pensent qu’être célibataire fait d’eu des looser (diantre, il n’ont pas lafâme) et être célibataire à cause des femmes qui sont vénales, superficielle, idiotes…

    Tu décris très bien comment Poire est faussement féministe. Outre le fait qu’il agit avec une idée derrière la tête, lorsqu’il est gentil et respectueux il croit que ça fait de lui un mec bien, mieux que les autres, un vrai chevalier, alors qu’il est juste normal. Oui c’est normal de respecter les femmes, on n’a pas à donner quelque chose en retour.

    Et puis là dans cet article tu décris bien que Poire critique Cerise de n’être attirée que par les Melons alors que lui même n’est attiré que par les Cerises. Il se décrit comme looser mais ne s’intéresse qu’aux canons de beauté.

    Et il y a parfois dans les amies de Poires, une Pomme, une fille pas très jolie avec qui Poire n’imaginerait jamais sortir, parce qu’elle est pas jolie, pas douce, pas féminine… Pourtant elle a les même centre d’intérêt, partage les mêmes goûts. Et pendant que Poire dit que les Cerises serait plus heureuse si elles arrêtaient de sortir avec des Melons, Pomme pense que Poire serait plus heureux s’il arrêtait de s’intéresser qu’aux Cerises (qu’elle critique et hait autant que Poire peut haïr les Melons).

    Pomme est peut être trop timide pour dire à Poire qu’il l’intéresse, ou alors elle considère que c’est à l’homme de faire le premier pas, ou bien a peur que Poire le prenne mal si elle prend les devant.
    Ou elle s’est déjà fait rembarrer par Poire qui lui a fait comprendre qu’elle était beaucoup trop moche pour espérer quoique ce soit. Ou alors que « non mais je te vois pas comme ça, tu es une amie, un pote, un frère d’arme » parce que une fille avec qui il partage ses centres d’intérêts connoté très masculin n’est pas vraiment une fille (ou alors il la trouve moche mais a du tact).

    Bon bien sûr tu comprendras que j’ai été une de ces Pommes et que je manque donc totalement d’objectivité (et c’est pour ça d’ailleurs que je n’ai jamais écrit cet article).

    Quant au fait que Poire imagine que le seul moyen d’être heureux c’est de sortir avec la femme pour reproduire le schéma patriarcal, Cerise également veut à tout prix avoir un mâle (quitte à sortir avec un salop). Bref l’image que le bonheur vient seulement si on forme un couple/une famille concerne toute cette société. Il y a un véritable diktat du couple dans notre société, une fois le couple instauré on va pouvoir passé au diktat « enfant » avec le fameux « c’est pour quand ».

    • Coucou. Je pense pas qu’on dise que cerise veut a tout prix avoir un mâle. Certes c’est courant, mais cerise peut être n’importe qui. D’ailleurs j’ai déjà été cerisée. C’est peut être présomptueux mais je pense pas que ça nuise beaucoup a mon objectivité. Ce n’est pas très agréable mais au fond je n’y suis pour rien.

      J’ai failli écrire un truc sur « poirette » ou pomme (enfin c’est peut être pas exactement la meme chose). Mais ça faisait trop pour cette note. C’est compliqué, les femmes sont en meme temps tout aussi irrationnelles que les hommes, mais différentes sur de nombreux points (par exemple elles se permettent moins de dicter aux hommes leurs préférences, elles auront plutôt tendance a essayer de d’y adapter. Ça peut être assez problématique (régimes & co).

      • Oui des pommes et des poires que j’ai connu, les pommes pensaient au fond ne pas être à la hauteur, que c’étaient elles qui devaient changer alors que les poires pensaient que c’étaient les cerises qui devaient changer. Une femme a appris à admirer et un homme a appris à être admirer

  9. Je me suis beaucoup vu dans ta définition de Poire, comme lui, je manque cruellement de confiance en moi, comme lui, je suis gentil, comme lui, je ne sais pas comment m’y prendre avec les femmes, comme lui, j’ai des tonnes d’attentes et j’ai peur de me lancer. Suis-je un gros connard pour autant? Je n’en sais rien, je cogite sur vos articles depuis le premier.
    Je vais d’abord parler de la honte, oui, quand j’entends des femmes qui se font violer, qui se sentent blessées par le regard des hommes, j’ai honte d’être un homme. On en vient à avoir peur et honte de nos désirs, peur et honte de désirer une femme. Pourtant, ça devrait être beau, de « dire » à une femme « je te désire, tu me plais », mais on a peur de faire passer ce message de la mauvaise manière et finalement faire mal. Pour ma part, j’évite de le montrer, peur de passer pour un pervers, peur qu’elle se sente « bout de viande », peur de lui dire « tu me plais ». C’est sans doute idiot, mais c’est ainsi.
    La vision de Poire de la relation amoureuse est la mienne. Je n’ai eu que peu de relations amoureuses et ce furent les périodes les plus heureuses de ma vie. Oui, je recherche ce frisson de prendre ma petite amie dans mes bras, le frisson du premier baiser, l’extase de faire l’amour. C’est sans doute banal pour bien des hommes, mais, pas pour moi, c’est quelque chose qui est tout sauf anodin. Je fais même partie de ces gens qui ne peuvent dissocier le sexe et les sentiments, ceux qui ont « besoin » d’être amoureux pour passer à l’acte. Oui, en ce sens, je suis Poire. Je sais que tout n’est pas rose dans une relation, qu’il y a des moments avec et des moments sans, je ne suis pas naïf à ce point, cependant, la sensation de partager quelque chose, de bâtir petit à petit quelque chose à deux, d’échanger, de communier est définitivement une expérience que j’aimerais vivre. Alors, de là découlent des tas d’attentes, des tas de frustrations, parce que Poire sent qu’on ne lui laisse pas sa chance, il sent et il sait qu’il sera doux et dévoué et que malgré sa tonne de défauts, il vaut quand même la peine. Poire est conforté par d’autres femmes qui lui ont martelé pendant des années qu’il était un mec en or et que des femmes se battraient pour être avec lui. Alors, il reste comme il est. Il sait quand même qu’il y a une marche à franchir, celle de la séduction, dans laquelle il est complètement à la ramasse.
    Poire idéalise les femmes, en même temps, il ne les voit que de loin, pas de près, alors, il en a la vision qu’elles veulent bien lui donner. Il les met sur un piédestal tel qu’elles ne se sentent pas à la hauteur, voire complètement mal à l’aise. Il les voit comme des princesses qu’il veut absolument combler, il les voit supérieures à lui, en tout. Il ne les voit pas nécessairement comme des vierges pures et chastes, mais comme celle qui le sortira de sa misère affective. Mais parfois les femmes sont méchantes, sans trop le vouloir. Mais en silence, sans rien dire, Poire était amoureux et Cerise en un quart de seconde fait s’effondrer le monde de Poire, sans en avoir conscience.
    Poire regarde avec jalousie les autres hommes, avec un oeil envieux et rageur parfois, parce qu’eux font mal à leurs petites amies parfois. Lui se jure qu’il ne le fera jamais, il ne trompera pas sa copine (plus par manque de volontaires que par conviction), et il fera tout pour qu’elle soit heureuse. Lui, se dit-il, ne rentrera jamais bourré après une nuit de débauche alors qu’elle est restée sagement à l’attendre. Poire se dit qu’il peut combler une femme, mais qu’on ne lui laisse pas sa chance.
    Je me fais l’avocat des Poire encore une fois, et sans doute ai-je tort. Je me suis identifié à Poire, du début à la fin et ce que je croyais être une personnalité pas trop dégueulasse me revient à la gueule comme étant celle d’un gros connard. Pourtant, Poire n’a-t-il que des défauts? N’est-il QUE ce loser manquant de confiance en lui, machiste et fruit d’un patriarcat de bas étage?
    Poire est-il victime d’un monde qui a changé sans lui? Est-il victime des femmes ou au contraire leur pire bourreau?
    Finalement, Poire n’est-il pas juste un Melon sans expérience et sans confiance en lui? Un homme timide et sensible est-il nécessairement un Poire?

    Merci à vous l’Elfe pour ces articles.

    • Tu peux me citer le passage exact où je dis que Poire est « un gros connard » stp ?

      Tu peux me citer le passage ou j’ai dit « Poire est un loser »?

      A tout hasard, je tiens à ta disposition les passages où j’ai dit que je refusais de voir les choses comme ça. (ici par exemple)

      C’est plutôt agaçant de voir quelqu’un écrire des romans entiers en interprétant tout ce que je dis à sa sauce. Sérieux, tu veux pas lire ce qui est écrit, juste ? Tu t’apitoieras sur toi-même plus tard. C’est un peu prématuré de commencer à le faire avant d’avoir comprendre ce que les autres ont à te dire, non ?

      • Pas vous, mais c’est ce qui est sorti des très nombreux commentaires, Poire a eu le droit à son quota de noms d’oiseau. Je me suis clairement identifié à Poire, et j’y pense, encore et encore.
        Vous avez clarifié les choses, mais, il est difficile de voir sa personnalité en partie dépeinte de manière assez négative alors même qu’on la pensait finalement pas trop mal. Clairement, je ne voyais pas les choses sous l’angle duquel vous les avez dépeint. Il n’est pas question de m’apitoyer, mais d’essayer de comprendre.
        Si j’ai écrit tout ça, c’est pour vous exposer ma vision, peut-être tenter de me justifier, d’éclaircir certains points, vous donner MON pourquoi de certaines de vos phrases. Je ne voulais en aucun cas mal vous interpréter.
        Je voulais juste vous dire combien vos textes m’ont touché et m’ont réellement profondément bouleversé.
        Toutes mes excuses si je vous ai fait du tort.

        • J’ai eu droit à mon quota d’insultes tout autant que Poire, voire plus. Tu dis ça comme si c’était moi qui l’avais dit, comme si c’était le sujet de l’article, comme si j’étais la responsable de toutes les incompréhensions, d’autant plus que les gens qui définissent Poire comme un pauvre loser, ce sont généralement ceux qui s’identifient à lui à un certain niveau et ça les empêche de réfléchir convenablement, avec objectivité et recul. Je trouve donc ça un peu injuste. Après, j’ai peut-être mal compris, je sais pas. J’espère que mes textes ne t’ont pas seulement touché mais qu’ils te permettent aussi d’évoluer et de prendre du recul.

          • La description que tu fais de Poire n’est pas réellement ce qu’on peut appeler un panégyrique, ni tout à fait un pamphlet, mais il est loin d’être réellement positif. En fait, Poire a beaucoup de défauts dans ce que tu contes de lui. C’est pour ça qu’en lisant tous tes articles, je me suis reconnu et je me suis dit « mon dieu, je suis un vrai connard là où je croyais n’être finalement pas si mal ».
            Ces textes m’ont réellement touché et regarder la vérité en face n’est jamais facile, l’intégrer l’est encore moins.
            Maintenant, que doit faire Poire? Se rendre compte par lui-même que son comportement n’est pas perçu comme il voudrait qu’il le soit, ça peut être long et hasardeux. Cerise peut l’aider, mais Cerise n’est même pas au courant de ce que vit Poire. Aller voire un psy? Peut-être prendre un bazooka à tuer les mouches. Sortir, tout simplement, voir le monde, interagir, parler à des femmes, à des hommes, tenter de changer de manière plus subtile et plus douce qu’un truc trop brutal.
            Je suis dans l’ingestion, la digestion de vos articles. Merci à vous de les avoir écrits, merci à vous de votre patience à mon égard.
            Cordialement.

        • En Poire je reconnais bien des traits de celui que j’étais, il y a vingt ans.
          L’aigreur et la haine en moins – je ne réunissais pas assez de confiance en moi pour me laisser aller à penser du mal des créatures éthérées que devaient nécessairement être les femmes. Heureusement pour moi, je tournais ma révolte contre le contexte social dont j’étais le produit – sans comprendre ce qu’étaient le sexisme, l’hétérosexisme, les rapports de genre. J’incriminais alors en premier chef mon éducation, des moeurs familiales effectivement pudibondes, un isolement subi. Alors, lire Wilhem Reich a été un temps un secours précieux. Je ne connaissais ni ne comprenais grand chose à la pensée féministe. Féministe, je pensais même que je l’étais, vu que j’étais déjà un mec anarchiste.
          Il m’aura fallu presque 15 ans pour parvenir, en tâtonnant, en suivant mon chemin, en souffrant et en découvrant que je pouvais faire souffrir, à changer vraiment.
          Quoi qu’il en soit, je tiens à écrire que, pour l’avoir vécu, je confirme l’essentiel de l’analyse proposée ici – l’expérience de la haine et du mépris en moins, mais je les voyais très souvent affichés chez d’autres presque aussi poires, aussi nice guy que moi.
          Et oui, c’est aux Poires, et aux hommes, dominants, même s’ils sont malheureux dans les relations de domination, de se changer eux-mêmes avant tout.
          Parce qu’avant de commencer à prétendre refuser les relations de domination, il faut se donner la peine d’essayer de comprendre en quoi elles consistent, quelle position on y occupe, qu’on le veuille ou non – et cela mène aussi à devoir admettre, par exemple, que l’on n’a jamais de relation avec autrui qu’au risque de souffrir et de faire souffrir – ce qui n’a pas grand chose à voir avec le patriarcat, mais seulement avec la vie.

          Aux « poires » que la compréhension des relations de dominations dans lesquels nous sommes tous pris, et de leur statut de dominant, certes malheureux mais dominant quand mêmes, intéresserait, je recommande ici chaudement la lecture d’un bouquin comme « L’ennemi principal », de Léo Thiers-Vidal. Et de fréquenter aussi les écrits de quelques féministes radicales: ça aide tout de même rudement à remettre à leur place les angoisses des machos contrariés que sont les « poires ».

          • Bonjour,

            j’ai posté le message précédent un peu rapidement hier soir.
            J’ai oublié de vous y dire la sympathie que m’inspire votre blog, et de vous remercier pour vos écrits.
            Lire un pareil article il y a vingt ans m’aurait probablement fait gagner du temps.

            Je crois que l’on n’a pas le choix, lorsqu’on commence à mettre en question les rapports de domination comme système, et à prendre conscience de la position dominante qu’on y occupe, d’y connaître ensuite le confort. Ne serait-ce que parce qu’on doit admettre qu’on y a au moins jusque là trouvé des avantages, qu’on y jouit de privilèges, même lorsqu’on décide de le combattre. Pour la société sexiste, je suis et je reste « un homme », je suis identifié comme tel.

            Pour paraphraser une phrase ancienne d’Albert Memmi sur le problème que le système colonial posait aux colonisateurs « de gauche » et de bonne volonté, pour un homme qui prend un peu conscience de ce que cela signifie, « être un homme », (et aussi, « être une femme ») dans une société sexiste, le choix n’est pas entre le bien et le mal, mais seulement entre le mal et le malaise. Parce qu’ « être un homme », ou « être une femme », c’est, me semble-t-il, justement faire partie de ce système, qui ne conçoit pas d’aborder les êtres humains sans leur coller de force un genre sur le dos.
            .

  10. La supériorité morale que recherche « Poire » chez la femme, je la retrouve également sur nombre d’hommes « non poire ».
    En tant que femme, je trouve cela extrémement pénible.
    C’est une bonne idée cet article, ça permet d’ouvrir les yeux à certains hommes qui ont auraient bien besoin. La réciproque est aussi une bonne chose pour nous les femmes, car c’est la sincérité des autres qui nous aide à nous améliorer et à nous comprendre malgré nos différences (Pour ceux qui mettent leur orgueil de côté).

    • Oui, c’est vrai, je pense que c’est assez répandu, c’est une forme de sexisme et comme toutes les formes de sexisme « poiresques » elle n’est pas l’apanage de Poire.

  11. Attention : Ce qui suit est un petit pavé.

    « Dans un grand élan machiste, on accuse les mères, les femmes en général, et même le féminisme, de l’existence de tels comportements masculins. Certains réacs évoquent aussi l’absence de construction de la masculinité par la disparition du service militaire. […] Dans les « explications » courantes, le Nice Guy est un Nice Guy parce qu’il est con, parce que sa maman est conne de l’avoir mal élevé, parce qu’il a pas assez de couilles, parce que les femmes sont des chieuses, parce que les féministes racontent des conneries, parce que les filles sont trop superficielles et idiotes pour savoir avec qui elles devraient coucher, parce que les filles préfèrent les connards par masochisme ou stupidité féminine, ou pour aucune raison particulière.  » – L’elfe (voir plus haut)

    C’est malheureusement tout à fait vrai en soi, à la seule condition que l’on considère la « masculinité » (seul le sens évoquée ici) comme étant un composant d’un machisme assez primitif. Donc d’une certaine manière la naissance du phénomène sociétal « Poire » pourrait être due par cette non obligation du service militaire obligatoire par exemple, puisque celui-ci devait à la fois former physiquement et mentalement les hommes à se considérer comme genre dominant. C’est un peu comme si on n’allait pas au bout d’un ensemble de réaction chimique pour passer du stade « enfant de sexe masculin » (en faisant abstraction de la pré-propagande faite aux enfants sur la « différence » fille/garçon) à « homme machiste », le stade « Poire » pourrait éventuellement être dans certain cas un stade intermédiaire à cette transformation mentale de l’individu masculin.
    Peut-être pourrait-on même élargir la création de ce stade de Poire par les modifications comportementales ces deux dernières décennies ? Je ne dis pas que le « Poire » n’existait pas avant, mais juste qu’il était peu présent et que cette modification sociétale ait entraîné deux changements : d’une part l’apparition d’un phénomène « Poire » qui serait la résultante d’une formation « incomplète » de l’homme machiste par une société patriarcale primitive et d’autre part l’apparition (ou transformation) d’une deuxième catégorie assez importante de personne que l’on peut qualifier de « player » et que l’auteure définit très bien. On passera bien entendu sur la troisième catégorie un peu « autre » pour les personne qui existent effectivement, mais qui ne sont pas utiles pour cette analyse.
    A ce moment là, quelle pourrait être la modification sociétale qui met en cause ces changements ? C’est là que tout devient compliqué, car il pourrait y avoir pas mal de causes (beaucoup plus sérieuse que « l’éducation insuffisamment machiste des enfants » et autres meilleures blagues qui ont un goût de déjà vu), mais peut-être l’une des causes serait le déclin du machisme primitif ? Sans toutefois affirmer que celui-ci disparaît totalement, on pourrait penser qu’il évolue en quelque chose d’autre (un machisme plus pervers et caché mais sans perdre de sa virulence ?), car il ne faut pas nier non plus que la place de la femme dans la société actuelle n’est absolument pas la même qu’il y a quelques décennies et que son influence ainsi que la preuve que la femme n’est pas qu’un objet qui pense puisse être à l’origine de cette modification, tout en considérant alors que les féministes ne sont pas nécessairement la cause de ce changement sociétal mais plutôt une conséquence qui cherche à entretenir ce changement afin d’en obtenir une société sans machisme de quelque forme que ce soit.
    C’est certes une analyse très succincte et très incomplète et certainement totalement fausse, mais j’espère avoir apporté une petite pierre explicative pas trop idiote en donnant mon avis.

    Ps : Continuez ce que vous faites, c’est véritablement quelque chose de très bien, très instructif. Surtout pour éviter de tomber dans les pièges communs du sexisme inconscient imposé par le patriarcat actuel. Une sorte de « bestiaire » de ces pièges est-il prévu ?

    • Je pense que Poire existe depuis longtemps, et même qu’il y en a toujours eu. Il y en avait peut-être moins, et/ou ça se voyait moins, et/ou ils s’exprimaient moins, je sais pas. Peut-être qu’ils s’en prenaient moins au comportement des femmes, car en effet plus « conforme » à certaines interjections sociales traditionnelles, mais pas tant que ça, car les « salopes » ont toujours existé, et les « salopes » ce sont les femmes qui couchent avec d’autres mecs que celui qui les traite de salopes. Je pense pas que l’armée ou autres rituels virilisants (qui apportent aussi leurs lots de problèmes – surtout l’armée) ne règleraient le problème. Car l’existence de Poire n’est pas que le résultat de son inexpérience. A mon avis, elle tient surtout au fait que dans le patriarcat, certes les hommes dominent les femmes, mais il y a aussi une hiérarchie au sein du genre masculin. L’image de « loser » que voit Poire dans le miroir, c’est surtout à travers le prisme de ce système de valeurs.

  12. Sinon récemment, je me faisais la réflexion suivante :
    Je crois que tu l’as évoqué dans tes articles, Poire pense que les femmes en général lui DOIVENT du sexe parce qu’il est servile.

    Un truc que j’ai remarqué dans les relations de manière globale, c’est qu’on parle souvent de *mérite*, ça pourrait être lié à ce « devoir » de coucherie des femmes, et cette expression du mérite en serait une manifestation. Je m’explique:
    Dans les histoires d’amour impossible par exemple, Truc va dire à Machin « Non, nous ne pouvons être ensemble [donne plein de raisons à la con…] et de toute façon, je ne te mérite pas »
    Ou alors on va dire « Il/Elle n’est pas assez bien pour lui/elle, il/elle ne le/la mérite pas »
    Or là encore, les relations c’est pas une histoire de bons points à récolter…

  13. Merci tout d’abord pour tous tes articles, tes analyses et opinions, je pense que c’est une radicalité dont chacune de tes causes a besoin…
    Je voulais te dire que j’admire ta patience et ta capacité à répéter les choses en approfondissant devant les nombreuses incompréhensions, c’est vraiment ce que j’appelle de la pédagogie et ça ne doit pas être de la tarte, personnellement j’aurais vite lâché l’affaire en me disant que certaines personnes font vraiment exprès de comprendre de travers… c’est quand même fou après tous ces articles sur le sujet, te répétant (en apportant des éléments bien sûr) en long et en large de toutes les façons possibles, d’en voir encore certains arriver et parler comme s’ils n’avaient rien lu… ou à travers un prisme déformant

    Mais je pense que c’est une des choses qui apportera petit à petit la conscience, et une certaine capacité mentale à prendre du recul, remettre en question, justement, tous les prismes les plus insoupçonnés… je trouve ce genre d’esprit tellement rare, mais peut-être n’ai-je juste pas croisé les bonnes personnes…
    En tout cas tes articles me font réfléchir, éveillent des choses en moi, surement en bien d’autres et c’est très important…

    Bonne continuation à toi et à ce blog !

  14. Je voulais aussi te dire que si, comme j’ai cru le comprendre, tu comptais rédiger à propos des « Players » et autres « PUA » que je considère comme une sorte de plaie du web voir une secte (un grand mot mais que je peux expliquer), ça m’intéresserait grandement
    Ce commentaire tu n’es pas obligée de le publier, je souhaitais juste te le dire et ça n’était pas assez important pour être l’objet d’un message personnel…

    • Je compte écrire un truc sur les PUA. Je pense que je vois ce que tu veux dire à propos du sectarisme. Cela dit, je veux pas non plus mettre tous les « players » dans le même panier. Y a toutes sortes de gens.

  15. Pour le coup, cet article me semble plus clair que le précédent que j’avais lu et porte déjà moins à confusion dans ma petite tête. Peut-être parce qu’il ne se concentre pas sur la relation mais juste le comportement en soi.

    Ceci dit, il me semble aussi important de mettre en exergue un petit truc, c’est que comme Poire ne sait pas exprimer son désir de séduction, du coup il se sent aussi souvent, à la fin, utilisé comme éponge affective. Le phénomène de l’éponge affective (j’utilise celui/celle qui me donne de l’attention pour me vider des merdes que je vis, et je pars ensuite parce que j’ai eu ce dont j’avais eu besoin) est aussi pour beaucoup dans le cercle vicieux dans lequel beaucoup de Poires s’enferment : à force, cela renforce leur idée qu’ils ne peuvent être que des losers qu’on utilise et qu’on jette. Phénomène qui est d’ailleurs souvent involontaire chez la personne en face (bien que certaines personnes se fassent une spécialité de trouver et d’essorer des éponges affectives… mais manipulateur et manipulatrices ne me semblent pas être la norme).

    Je pense que c’est aussi ça qui donne cette impression, si je me réfère à l’autre article, que Poire est n’est pas vraiment gentil mais calculateur et attentiste.

    Ceci dit, je ne suis pas certain que tous les Poires soient un produit du patriarcat « per se ». Certains sont aussi des personnes qui ont tellement souffert dans leur enfance qu’il devient difficile de « prendre des risques ». La souffrance me semble aussi un facteur important de Poirisation, qui est tout aussi valable que l’idée que les schémas que l’on nous inculque sont clairement responsables de tout ça (comme l’idée que gentil = faible pour un homme, d’ailleurs) et qui mérite d’être, si ce n’est exploré, tout du moins cité.

    En tous cas, oui, cet article est plus clair, à mes yeux en tous cas.

  16. Ping : Poire le Player | Les Questions Composent

  17. J’ai hésité pendant plus d’un mois avant de finalement poster ceci : c’est de la merde cet article. Autant je comprenais la caractérisation de Poire dans les articles précédents, autant là c’est un amalgame éhonté ravalant tout homme un peu timide au statut de sous-merde.

    La caractéristique qui définit Poire c’est qu’il estime qu’il est trop gentil, que les gonzesses veulent des « bad boys », ce genre de fadaises. C’était le SEUL élément qui le définissait : attribuer à autrui ses propre tares.

    Or, ici, qu’est-ce qu’on voit ? Je vais prendre UN SEUL exemple qui invalide la totalité du propos.
    « La véritable raison de la solitude de Poire, c’est avant tout son incapacité totale à exprimer ses sentiments ou ses désirs, ou même sa personnalité. Je n’ai pas d’explication claire pour ça: pourquoi ce silence absolu ? »
    Dans certains cas, c’est une maladie mentale. Cette façon de formuler la question est équivalente à « Je ne comprends pas pourquoi les tétraplégiques ne pratiquent pas la course à pied. »

    Tu dérives, l’Elfe. Tu pars dans trop de directions à la fois sur ta caractérisation de Poire. La seule chose qui caractérise vraiment Poire, tel que tu l’avais défini initialement, c’est qu’il ne considère pas vraiment Cerise comme une personne, mais comme un paramètre de son environnement.

    • Eh merde, j’emploie deux fois l’expression « la seule chose qui caractérise Poire » pour parler de deux caractéristiques différentes. Je… on peut débattre quand même, même si je démarre sur un fail ?

    • En plus je relis ce que j’ai posté, et je constate que j’ai manqué de diplomatie, mais je reste d’accord avec ce que j’ai posté, alors je ne vais pas l’amender mais, si j’ai été trop abrasif, je veux bien qu’on en discute au préalable.

    • Quand je dis « la véritable raison », je parle d’une cause motrice, de ce qui fait qu’en pratique, ça ne marche pas. La raison peut toujours en être la misogynie et/ou la fantasmagorie des relations.
      Ta comparaison avec les tétraplégique est tout à fait déplacée. L’histoire de Poire est typique. Il attend que Cerise le récompense par du sexe de ses bons et loyaux services. Mais s’il ne dit pas ce qu’il veut ce n’est pas uniquement parce qu’il pense que ça va lui tomber tout cuit dans le bec. C’est aussi parce qu’il n’assume pas ses désirs sexuels. Et il faut le dire, bien souvent il y a des raisons à cela qui sont de l’ordre de l’inexpérience. Je ne vois pas ce que cette histoire de « maladie mentale » vient faire là-dedans.
      Libre à toi de me prendre au pied de la lettre alors que l’article dit clairement qu’il ne faut pas et que ce ne sont que des caractéristiques indicatives pour mieux cerner le personnage, mais de là à sortir des jugements péremptoires comme « cet article est une merde »… J’y vois plutôt une colère rentrée qu’une véritable critique de ce que j’ai écrit. Et même si je peux compatir, ça n’est pas mon problème.

      • Oui, toutes mes excuses, j’ai projeté des trucs perso sous le coup d’un évènement récent (et, je dois l’avouer, de l’alcool).

        J’y reviendrai peut-être si je trouve que c’est pertinent, sous ce billet ou un autre. Il faut que j’y réflechisse à froid d’abord.

  18. « Disons-le franchement, il vaut mieux, pour un homme, faire le premier pas, car beaucoup de femmes ne se le permettent pas. N’oublions pas qu’une femme qui drague est considérée comme une salope. »

    Et si c’était la clé de toute cette histoire ? Bien sûr, comme vous le dîtes, si Cerise était dragueuse, ça ne résoudrait pas le problème de Poire, c’est toute sa vision des rapports humains qui est perturbée.

    Mais cependant, il y a un contexte : une norme sociale très forte, qui nous dit que dans les rapports de séduction, les hommes doivent être actifs (draguer) et les femmes passives (se laisser draguer). Or l’inégalité créée par cette norme sociale est double.

    D’un côté, les femmes peuvent revendiquer le droit de draguer, ou d’avoir de nombreux partenaires, sans pour autant être considérées comme des nymphos et des salopes.

    Mais de l’autre, les hommes peuvent aussi revendiquer le droit d’avoir une vie sexuelle tout en restant passifs dans leurs rapports de séduction. Je sais, ça peut sembler étrange, c’est un peu réclamer le beurre et l’argent du beurre, ne pas s’assumer, etc. Mais on peut comprendre aussi que Poire ait un sentiment d’injustice : il voit des filles très timides qui ont malgré tout une vie sexuelle et amoureuse « normale » et potentiellement épanouissante, alors que lui-même, du fait qu’il est un homme, est condamné aux sites pornos.

    Loin de moi l’idée en disant cela d’adopter une position « masculiniste », j’essaye au contraire d’évoquer le fait que Poire, s’il est à sa manière un agent du système patriarcal, en est aussi une victime.

    • « D’un côté, les femmes peuvent revendiquer le droit de draguer, ou d’avoir de nombreux partenaires, sans pour autant être considérées comme des nymphos et des salopes. »

      HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA

      tu viens de dire une énorme sottise. Enfin, si j’ai bien compris le sens de ta phrase.

      Une salope c’est une femme active sexuellement.
      D’abord être une salope c’est un des pires stigmates sociaux qui soient. Mais contrairement à d’autres stigmates très forts (comme celui d’avoir des poils, on en parle actuellement) la « punition » ne s’arrête pas aux menaces, ni aux insultes. Ca va jusqu’au viol, au meurtre.

      Une fille qui s’essaierait à ça peut JUSTE se faire violer et se faire dire au tribunal: tu es une salope donc c’est normal que tu te fasses violer. Je crois que tu te rends pas compte de l’injustice de la société dans laquelle on vit. Sans nier les souffrances des hommes, les femmes sont les dominées dans l’histoire, et je trouve qu’être violée est difficilement comparable à ne pas trouver de copine. Et je plaisante pas, ce genre de cas arrive régulièrement. Dans la plupart des procès pour viol la défense s’évertue (!) à prouver que la victime est une « salope », c’est à dire une femme avec une vie sexuelle active. Ce qui apparemment innocenterait les coupables.
      Pour ne citer que quelques exemples:
      http://www.revue21.fr/Le-proces-en-appel-de-Cecilia-si (ici la fille est censée être consentante même en coma éthylique).
      http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/09/24/proces-pour-viols-collectifs-l-une-des-victimes-a-tente-de-se-suicider_1764435_3224.html
      http://actualite.fr.be.msn.com/actualiteetrangere/une-femme-abus%C3%A9e-se-suicide-apr%C3%A8s-une-confrontation-muscl%C3%A9e
      Il y a aussi les viols en réunion dont on a beaucoup parlé il ya quelques mois (sous le terme de « tournantes »); dans les procès et dans la presse on a beaucoup insisté sur le fait que les victimes avaient une vie sexuelle avec plusieurs garçons.

      Bien sur une femme n’ayant pas de vie sexuelle active risque aussi d’être violée, comme toute femme de n’importe quel âge. Mais disons que c’est socialement interdit. Si la victime peut prouver au procès qu’elle n’est pas une salope, ses agresseurs seront condamnés. Les salopes doivent courir les rues puisque moins de 2% des procès pour viol finissent par une condamnation de l’agresseur. Il y a plus de 75000 viols par an en France, le viol n’a rien d’un cas isolé, ça fait partie du fonctionnement de la société et c’est largement toléré.

      Et oui je suis d’accord avec ton dernier point: je pense que les hommes devraient avoir le droits d’être séduits. L’espèce de consensus actuel « l’homme propose, la femme dispose » m’a toujours semblé archaïque et injuste pour les femmes et les hommes. Cela dit, je trouve dommage que certains le revendiquent uniquement par timidité, vu que cette timidité est souvent en rapport direct avec l’idéal de virilité qu’ils ne parviennent pas à incarner. Il faudrait déjà qu’ils se sentent libérés du poids de cet idéal. Le problème avec les « Poire » c’est qu’ils n’arrivent pas à intégrer cet idéal masculin, en revanche beaucoup d’entre eux sont extrêmement sévères par rapport aux filles et ne pardonnent pas celles qui n’entrent pas dans un idéal féminin (rejet des « moches », des grosses, des poilues, des « thons », des filles ayant des attitudes ou traits jugés trop masculins, etc).

      Je pense qu’il faut que chacun, chaque personne dans la société, fasse un effort d’empathie envers les autres et aussi un effort pour essayer de voir en dehors du carcan des normes sociales.

      Enfin, pour rebondir sur ce que tu dis sur Cerise (déjà il faut lire ceci c’est important), dans l’histoire Cerise peut très bien être dragueuse et assumer tous ses désirs sexuels (ce qui est extrêmement rare chez les femmes). A moins qu’elle soit une psychopathe, il y a peu de chances qu’elle se mette à draguer Poire. Crois-moi que quand quelqu’un est totalement inhibé et mal à l’aise en face de toi, ça ne te vient pas à l’esprit de draguer cette personne. Cerise peut aller sauter sur Melon et elle ne touchera pas à Poire ! C’est là tout l’ironie de l’histoire.

      • Et pourtant, les femmes qui osent draguer, ça existe, même si c’est rare. A mes yeux, ce sont des héroines – à commencer par celle qui m’a sauvé de ma « poiritude » et qui partage ma vie depuis un certain nombre d’années maintenant (désolé si mon expérience contredit ta théorie, j’admet que je suis un cas particulier et que ton analyse est parfaitement juste sur le fond).

        Et précisément parce que les motivations de ces femmes qui osent transgresser la norme sociale m’intéressent, à chaque fois que j’en rencontre une, j’essaie d’en parler avec elle, un peu comme une enquète sociologique. Bien sûr je ne peux pas me mettre à leur place, je n’ai pas vécu ce qu’elles ont vécu, et une dizaine de cas particuliers ne suffit pas à en tirer une théorie générale convainquante. Malgré tout j’ai tiré de ces « entretiens » informels deux convictions :

        – Ces femmes sont nettement moins victimes d’aggressions sexuelles que les autres. C’est difficile à expliquer. Une théorie (qui me satisfait que moyennement) serait que ces femmes font peur aux hommes, qu’elles les font fuir. Une autre serait que lorsqu’une femme est active, qu’elle assume d’être un être désirant, elle a beaucoup plus de facilités à se faire respecter.

        – Ces femmes « dragueuses » ne mentionnent jamais la peur d’être aggressées comme un frein à leur comportement. Bien sûr elles redoutent une telle éventualité, mais n’ont pas l’impression que leur attitude vis-à-vis de leur sexualité les met plus en danger que les autres. En revanche, elles insistent toutes sur le fait que le regard des autres, la peur d’être mal vues, est une barrière psychologique importante qu’il est difficile de traverser.

        Ceci étant dit, je suis parfaitement d’accord avec ce que tu dis à propos de la manière dont une femme violée est trainée dans la boue lors du procès de son agresseur, il est effectivement inacceptable que la société cherche à rejeter la faute sur les victimes afin de dédouaner les violeurs.

        Par contre je trouve ton analyse de « l’idéal de virilité » comme cause de la timidité un peu faible. D’abord parce que les femmes aussi sont fortement touchées par le fléau de la timidité compulsive, c’est juste que cela se voit moins, précisément parce que les femmes timides peuvent avoir une vie amoureuse normale tandis que les hommes timides se retrouvent exclus de fait. Mais surtout, parce que remettre en cause l’idéal de virilité, ça passe aussi par le fait de ne pas considérer la timidité comme une tare, une inadaptation sociale, mais juste comme un trait de personnalité comme un autre. L’idéal de l’être humain (homme ou femme) à l’aise socialement, qui ose aller vers les autres, est AUSSI une norme sociale qu’il faut déconstruire, et est en grande partie à l’origine de cet idéal de virilité.

        Enfin, à propos de Cerise, j’avais bien lu ton texte auquel tu me renvoies, et je suis d’accord, même si Cerise est une dragueuse ça ne résoud pas forcément le problème de Poire.

        • Les femmes dragueuses n’ont pas plus peur d’être agressées que les autres car ce ne sont pas celles qui ont le plus intégré les normes de genre, ce qu’on attend d’elles. Je dirais (observations empiriques) que les femmes qui craignent le plus les agressions sont au contraire celles qui ont le plus tendance à se conformer à leur genre. Ce qui veut dire que la femme dragueuse n’a pas forcément l’impression de transgresser une norme. C’est plutôt positif au fond, y a une évolution de la société, tout de même.

          Je ne sais pas si on peut affirmer que les femmes sexuellement actives sont moins agressées que les autres. Mais Si c’était le cas, j’attribuerai cela à leur capacité à se percevoir comme des individus autonomes et à avoir une conscience plus élevée de la nécessité de protéger leur intégrité physique. Cette faculté est à mon avis la plus importante en cas d’agression, plus que la force physique. Les femmes ont tendance à ne pas se défendre comme elles le pourraient face à un agresseur parce qu’elles ont intériorisé l’idée de leur infériorité. Peut-être aussi que les agresseurs le sentent et vont aller davantage vers des femmes perçues comme « faibles », qui dégagent de la fragilité…. Il faut faire attention quand on parle de ça car il ne faut pas non plus perdre de vue que ce ne sont pas les femmes qui sont responsables des agressions qu’elles subissent, et d’ailleurs toute femme risque d’être agressée, pas seulement celles qui se perçoivent comme des victimes ou des êtres vulnérables. (voir: « comment ne pas se faire violer » et la BD qui va avec). Et toute femme risque de ne pas réussir à se défendre.
          En revanche, vu les idées qui sont courantes à propos du viol, une « VRAIE victime de viol » ne pourrait qu’être qu’une petite chose pure, chaste et fragile. Aussi, une femme psychologiquement forte et/ou sexuellement active est toujours suspecte quand elle a subi un viol, et vu que le viol est déjà très peu puni, une telle femme a peu de chance de voir son agresseur condamné.

          Ce que je veux dire c’est pas que les femmes craignent les agressions sexuelles et que donc elles se tiennent dans les clous. C’est que les normes de genre sont très fortes et qu’elles peuvent être sanctionnées par des actes extrêmes (comme le viol). « Une femme ça drague pas, point ». Mais il faut garder à l’esprit que même le fait de paraître anormale ou d’être traitée de nympho, c’est déjà une punition sociale lourde pour une femme.

  19. En me relisant, je m’aperçois que je peux paraître contradictoire : d’un côté j’appelle les femmes à se « libérer », de l’autre je suis beaucoup plus tolérant envers la timidité masculine. Mais c’est le contexte qui veut ça : puisque la norme sociale veut que les hommes soient actifs et les femmes passives, la priorité est d’opérer à un rééquilibrage, en faisant passer le message qu’il n’y a pas de mal à ce qu’une femme soit active et un homme passif. Demander aux mecs timides de se libérer de leur timidité, c’est finalement leur demander une fois de plus de se conformer à l’idéal de virilité omniprésent.

    • Bah ça dépend ce qu’on entend par là. Si on veut que seuls les mecs se libèrent de leur timidité, c’est sexiste. Moi je pense que tout le monde devrait se libérer de la timidité qui est une peur irrationnelle de l’autre et qui est souvent handicapante dans la vie sociale. Mais c’est pas facile car on a peur d’être jugé, et c’est vrai qu’on l’est quasiment tout le temps (ça devrait pas nous affecter autant).
      Mais qu’on soit bien d’accord: je n’ai jamais dit que se libérer des normes sociales était facile pour qui que ce soit!

      • D’accord avec ce dernier commentaire sur les normes – et en lisant cet article, je ne crois pas m’avancer de trop en disant que l’on a toutes eu un Poire-au dans notre vie. En lisant, ça m’a furieusement rappelé certains « faux gentils ». Et maintenant je perçois en plus des mécanismes derrière que je n’avais pas forcément aussi clairement identifiés.

  20. Ping : Louie, ou la souffrance de l’homme blanc hétérosexuel | Le cinéma est politique

  21. Je suis encore une fois totalement d’accord avec cet article. C’est une très bonne description des mécanismes sociaux des rapports hommes-femmes, une très bonne démonstration des contradictions qui existent au sein même de l’image de la femme.

    Les Poires souffrent d’un syndrome que j’appelle le syndrome de Quasimodo. Quasimodo souffre que la belle Esmeralda ne soit pas attirée par lui. Elle s’amourache de l’autre bellâtre, vit sa passion ouvertement et s’attire les foudres d’un homme d’Eglise, qui a lui-même bien du mal à réfréner ses pulsions sexuelles envers elle. Quasimodo assiste impuissant aux déboires amoureux d’Esmeralda, puis à son lynchage public, tout comme dans d’anciens temps, on lynchait publiquement les femmes accusées de sorcellerie, tout comme aujourd’hui, on lynche publiquement (et virtuellement, vive le progrès) les femmes accusées d’être des salopes. Quasimodo souffre qu’Esmeralda ne le regarde pas parce qu’il est né difforme, car lui est transi d’amour pour elle. Mais si elle était difforme, l’aurait-il regardée lui? Qui des deux dans le fond ne s’arrête qu’à l’apparence physique?

    Bref, je pourrais dérouler toute une argumentation et tout mais vous l’exprimez déjà clairement dans votre article, en remettant par A+B les choses à leur place.

    Pour finir, je suis étonnée par le nombre de réactions d’hommes que suscitent cet article et les autres dans la même veine. Finalement, ils parlent de Poire, Cerise ou son mec, mais n’ont pas l’air de rebondir sur le fond même de votre article, sa conclusion qui est pourtant magnifique: LIBEREZ-VOUS, LES GARS. AIMEZ-VOUS, LES GARS. Nous féministes si souvent accusées d’être castratrices, on est en train de vous redonner vos couilles là!

    • J’aime bien ta vision de l’histoire de quasimodo. Malheureusement je n’ai pas lu le roman je n’ai vu que le disney (honte sur moi…) mais l’histoire m’a un peu agacé, surtout la fin, à cause du côté « vous inquiétez pas les beaux, le moche bénit votre union et va rester seul parce que tout le monde sait bien que les belles ne s’intéressent jamais aux moches ».
      L’article « l’avocat des poires » a été très peu lu et pourtant je pense qu’il est important parce que oui Poire se déteste et apprendre à s’aimer c’est la moindre des choses pour être heureux. Pas toujours facile certes.

      • Haha pour tout te dire, moi non plus je ne l’ai pas lu. J’ai juste lu des résumés après avoir entendu à la radio les chansons tirées de la comédie musicale (avec Garou et compagnie) qui date de près de 10 ans maintenant…et qui ne m’a pas donné envie de lire l’histoire originale. Je parle du syndrome de Quasimodo sans avoir lu le roman, pardon à son auteur(e)…

  22. J’ai reconnu dans ce texte un bon nombre de Poire que j’ai connus ; c’est énorme, c’est tout à fait ça XD Poire existe bel et bien, ce n’est pas un mythe.

    D’ailleurs, dans mon cas, j’étais une Cerise « à part », encore plus immaculée et intouchable et puuuure et innocente blabla parce que je suis en fauteuil roulant. Une « faible femme douce et fragile » et handicapée, une aubaine pour Poire le preux chevalier…

    Non mais rendez-vous compte un peu de la situation :

    un Poire me drague (enfin joue à la serpillère corvéable à souhaits, ce qui est une méthode de séduction un brin hasardeuse) parce qu’il se dit :
    Une femme handicapée, quelle merveille : en plus d’être femme (donc forcément douce, gentille, aimable, chaste et innocente, hein) elle est handicapée donc en détresse (mon fauteuil roulant doit être une sorte de donjon duquel il faut me délivrer, probablement) ET ENCORE PLUS CONFORME aux standards féminins (car les handicapés sont, comme les femmes, soit innocents-purs-bénis-gentils-polis-et-forcément-inexpérimentés-sexuellement-youpi-la-virginité-est-une-vertu, soit méchants-sans-raison-et-repoussants) ;

    mais si je n’accède pas à ses désirs, si je ne succombe pas à son charme renversant et à sa personnalité si chevaleresque, c’est incompréhensible : pour Poire, déjà qu’une femme « bien » est sensée naturellement lui tomber dans les bras parce qu’il est un mec « bien », une femme handicapée est doublement sensée lui tomber dans les bras : qui d’autre voudrait de nous, puisqu’on est handicapée ? Si on est handicapé, on est forcément une merde dont personne ne veut. Poire est déjà bien gentil (et c’est environ le problème) de se pencher sur notre triste sort, de nous choisir parmi toutes ces Cerise (pas si nombreuses, les femmes qui ne succombent pas à son charme sont des salopes rappelez-vous), alors le repousser ? Ne pas lui tomber dans les bras ? Ne pas le remercier d’être un « nice guy » en acceptant de devenir sa petite-amie ?! Mais… c’est impossiiiiiible !

    On retrouve bien ici le mécanisme décrit dans le billet : l’ambivalence de Poire à l’égard des femmes, qu’il considère à la fois comme un objet sacré, et comme la dernière des merdes (« si tu ne vois à quel point je suis gentil, serviable et merveilleux, tu n’es qu’une connasse »).

    Ah la la, Poire… Au four, ça fée un bon dessert.

    • Ca me fait du bien de lire ton témoignage parce que je continue à recevoir pleiiinnn de commentaires (que je valide pas) qui m’expliquent que tout ça c’est la faute de Cerise et qu’elle aussi elle est sexiste et soumise au patriarcat et gnangnan… Alors que NON merde. C’est vraiment lamentable qu’un mec soit persuadé qu’il va pouvoir te sauter parce que t’es en fauteuil roulant et que tu as forcément besoin de lui. C’est lamentable que si tu veux pas coucher avec ce mec on considère que « tu as des problèmes ma pauvre petite » et « holala tu es soumise/sexiste/aveugle/conne/autre » (cochez la case correspondante). Et puis c’est lamentable comme un mec peut se rêver le sauveur d’une femme qui ne lui a rien demandé et qu’il connait à peine, finalement les mecs qui veulent te « sauver », ça te concerne même pas, ça concerne qu’eux… c’est triste.

    • Si je peux me permettre un mot, j’ai lu l’article, j’ai laissé mon commentaire puis j’ai voulu lire les réaction des gens et là vous me décrivez non pas un poire (qui normalement est le mec gentil, timide qui a du mal à parler au gens, à s’exprimer, qui est friendzoné et qui ne demande qu’un peu d’affection, même amical, juste pour survivre) mais un melon (le beau mec qui croit que parce qu’il est gentil avec toi, tu lui doit une faveur sexuelle). De plus vous même vous n’êtes pas une cerise mais une pomme (une fille qui n’est pas dans la norme de beauté social car elle est en surpoids, car elle ne marche pas etc), qui se vois comme une cerise avec un handicap (ce qui prouve votre force et votre volonté), alors vous devriez comprendre que si un vrai poire s’interesse à vous, ce n’est en aucun cas pour avoir une relation sexuel mais parce votre coeur à toucher le sien (c’est en tout cas mon image du poire, après je suis peux être un nouveaux fruit encore plus dans la merde que les autres ^^)

        • A force de lire les articles et surtout les commentaires, j’ai l’impression qu’en ayant fait des articles au final plus complexes et qui font poser plus de questions que tu le voulais, tu as lancer des personnages qui ne t’appartiennent plus, c’est vraiment marant !

          Y’a autant de version de poires, de melons et de cerises que de commentatteurs, et des versions qui évolues et qui se complexifient chez certains lecteurs j’ai l’impression.
          Y’a les gens qui s’identifient à certains, qui jugent les deux autres, les gens qui semblent regarder, analyser, ou juger les 3 d’un points de vue extérieurs. Et y’a même, comme ici, des créations de nouveaux personnages/fruits.
          Y’en a même qui s’identifient tellement qu’ils sont hyper vexés, voir en colère !
          D’ailleurs, si tu cherches poire melon cerise sur google, tu commence a avoir des résultats rigolos ! (en rajoutant éventuellement des mot-clés style amis, ou looser,…)

          Je crois que tu as créé des personnages qui ne t’appartiennent plus vraiment, et qui sont en train de rentrer dans l’imaginaire et la conscience collecti.f.ve ;)

          • En effet… la plupart des gens (du moins l’immense majorité des hommes) sont très vexés, et presque tout le monde s’identifie à un ou des personnages…
            Je pense que j’ai foiré un truc dans l’article de base, dans le sens où les gens ont fabriqué un personnage, Melon, alors que pour moi c’était un simple protagoniste nécessaire à l’histoire, il n’avait pas de caractéristiques. Donc pour moi c’est une incompréhension totale. Ça le fait aussi avec Cerise, mais nettement moins.
            Ce qui m’agace c’est que plein de gens voient ce qu’ils veulent voir… Et me prêtent des propos que je tiens pas… Et puis tous ces mecs qui viennent dire « mais poire est gentil, ouin ouin » c’est flippant

          • « Et puis tous ces mecs qui viennent dire « mais poire est gentil, ouin ouin » c’est flippant »
            Pour ma part, je pense qu’on a tous une vision du monde pas toujours parfaitement exacte, à travers le prisme de notre expérience, plus ou moins étendue et de ce qu’on peut percevoir du monde, sur le net ou différents médias. Alors quand on édite un article qui fait réagir autant de monde, ça peut surprendre et nous faire percevoir d’autres aspects de la société et de certains de ses membres.
            Prenons par exemple l’époque précédente, tout le monde était censé se marier vierge, mais c’était hypocrite, car bien des gens en profitaient discrètement. Mais malheureusement, pratiquement aucune Femme n’aurait pu se vanter d’avoir des aventures. Quant aux messieurs, les quelques don Juans étaient fort mal vus de la société, officiellement considérés comme de vils corrupteurs haïssables (bien que secrètement très enviés par la plupart des hommes).
            Depuis la relative libération des mœurs des années soixante – soixante dix, les valeurs se sont inversées : nous sommes toutes et tous sensés avoir une vie privée épanouie. Pas de problème pour les séducteurs doués, qui continuent à avoir autant de succès, si ce n’est plus. Par contre, le gros bataillon des types plus ou moins timides ou incompétents se font très discrets, de peur de passer pour des gros nuls. En effet, plus d’excuses de la religion, des pauvres femmes coincées, etc., pour justifier les tentatives vouées à l’échec. Si on y arrive pas, c’est 100 % de notre faute.
            Une chose n’a malheureusement pas beaucoup changé depuis quelques siècles, c’est toujours au bonhomme d’aller au « casse-pipe », car c’est toujours aussi mal vu quand une Femme drague, alors on prend son courage à deux mains et on y va. Si tu réussi à draguer et plaire à au moins une Femme, c’est certes une belle histoire à vivre à deux, mais accessoirement, c’est aussi socialement valorisant : t’es un homme, un vrai.
            Si tu n’y arrives pas, t’es un « mort de faim qui s’assoit sur sa dignité, prêt à tout pour mendier un peu d’attention féminine » (même si la situation est la même au départ pour les deux messieurs, prêts à saisir l’occasion d’une aventure, la différence étant que l’un plait et l’autre non).
            Je précise quand même que pour ma part, je ne nie absolument pas ma responsabilité en ce sens, et ne considère pas du tout, comme poire, que les Femmes aient quelque responsabilité que ce soit dans cette affaire.
            Résultat, entre ceux pour qui « ça marche » plus ou moins et les autres qui ne pipent pas un mot sur leurs difficultés, nous avons l’impression de progresser vers un « âge d’or » des relations humaines, où tout serait plus facile (même s’il y a évidemment encore beaucoup de chemin à faire, quand on voit les comportements machos de tellement d’individus).
            Alors quand on lit un tel ensemble d’articles, qui recoupent avec autant de talent, des vérités qui font aussi mal, telles un couteau qu’on retourne dans une plaie, je comprends que ça doit piquer pas mal de monde et que nous devons être (j’ai l’honnêteté de m’inclure dans le lot), beaucoup plus nombreux que ce qu’on pourrait s’y attendre, à réagir de manière très émotionnelle. Mais comme on dit, il n’y a que la vérité qui blesse.

  23. J’ai été Poire de façon un peu différente de ce qui est présenté dans l’article. De par mon éducation, l’exemple de mes parents et sans doute d’autres facteurs moins identifiables, j’ai acquis à l’adolescence une sorte de peur de ma « puissance masculine » (j’en ai ni plus ni moins qu’un autre, hein) ayant pour conséquence que je n’osais pas m’affirmer à moi-même la force de mon désir, et a fortiori aux femmes qui m’attiraient.

    Pour ne pas me l’avouer, j’ai développé une sorte d’obsession du respect de la femme. Ne voulant pas être assimilé aux « prédateurs masculins », j’ai cru inconsciemment devoir m’auto-inhiber afin d’éviter que ma « puissance » soit la cause de blessures aux femmes.

    C’est paraît-il relativement fréquent chez les hommes dotés d’une certaine sensibilité, d’avoir du mal à trouver le bon équilibre avec leur virilité, qu’ils ne veulent pas voir perçue par les femmes comme menaçante. Ce n’est donc pas de la honte judéo-chrétienne mais une sorte de peur de ce que, une fois libérée, cette puissance pourrait provoquer ; peur tout à fait non fondée mais tant qu’elle est inconsciente, il n’est pas simple de s’en rendre compte.

    En ce qui me concerne, mon mécanisme de protection n’a pas été de reporter la faute sur Cerise ou Melon ou de considérer que j’étais un être pur au milieu d’êtres avilis (en matière de sexualité, je n’ai aucun jugement moral et très peu de tabous). Il se fait que je suis assez bon dans le rôle du « meilleur ami », du confident intime. Donc, par peur inconsciente de ma puissance masculine, pour ne pas reconnaître cette peur et y être confronté, je plaçais automatiquement et inconsciemment mes rencontres avec des filles sur ce terrain du confident, où j’excelle, et qui me permettait de rester dans ma zone de confort. Cela n’empêchait pas que je puisse parfois avoir des attentes sexuelles (moyennement avouée à moi-même et encore moins à l’autre) mais qui n’étaient pas incompatibles avec cette part sincère de moi qui était à l’écoute de l’autre.

    Mais donc, si j’étais gentil et attentionné avec les filles, ce n’était pas une tactique de drague. En partie c’est un penchant naturel chez moi et en partie cela me permettait de ne pas me retrouver dans la situation inconfortable de devoir être confronté à la peur de ma puissance.

    Globalement, le résultat était assez mitigé en matière de sexe, vu qu’une fois qu’on a endossé la casquette de « meilleur ami/confident », il n’est pas facile de passer à celle d’être sexué et d’amant irrésistible.

    Même si ma vie sexuelle n’était pas aussi satisfaisante que souhaité, je pouvais en ressentir de la tristesse mais pas de rancœur, ne considérant pas que ma gentillesse me donnait droit à une quelconque « récompense ». Je ressentais peut être même une sorte de soulagement diffus d’avoir su éviter la confrontation à ma peur et, avouons-le, une sorte de satisfaction idiote d’être resté « un gars bien » en toutes circonstances.

    J’ai aussi mis longtemps à comprendre que ma relation aux femmes en était faussée et que, celles-ci le sentant intuitivement, cela ne m’aidait pas dans mes succès. En effet, la plupart des filles ressentaient l’ambiguïté entre cette puissance mal assumée (qui dit : « j’ai envie de te baiser ») et cette volonté de développer une relation respectueuse, et ne savaient donc pas trop sur quel pied danser avec moi.

    Il m’a donc fallu faire un difficile travail sur moi-même, consistant tout d’abord à accepter que c’était en moi que les choses clochaient et, ensuite, pour assumer cette puissance et prendre conscience que son affirmation « tranquille » n’est en rien agressant envers les femmes et n’est pas du tout incompatible avec le fait de développer des relations respectueuses avec elles.

  24. Bonjour,
    Ça fait quelques mois que je lis de temps en temps les billets que tu publies, principalement ceux sur le sexisme de la série « poire ». J’aime beaucoup ce que tu fais – ça veut dire que j’en relis régulièrement certains, et qu’ils sont en quelque sorte rentrés dans ma base « support théoriques ».

    Bon puisque tant de messieurs se ont raconté leur vécu – qui était très intéressant sisi – je me suis dit que moi aussi je pouvais m’y mettre. Pardon l’Elfe si ça te casse les pieds.
    Jadis, dans mon jeune temps, j’avais un ami. C’était quelqu’un de très intéressant de très profond, en recherche intense de spiritualité, qui avait de nombreux centres d’intérêt personnels et originaux. Il était très disponible pour ses amis, qui étaient majoritairement des amies, et passait une bonne partie de son temps à marcher longuement pour les raccompagner ou les accompagner partout où elles allaient.
    Nous passions beaucoup de temps à discuter, nous promener, nous avons fait de la musique ensemble, tout ça tout ça. C’était quelqu’un de très important dans ma vie.
    Seulement, au bout de deux ans de fréquentation assidue, j’ai fini par comprendre qu’il attendait autre chose de moi que de la simple amitié. Plusieurs raisons faisaient que je n’ai jamais envisagé de relation amoureuse avec lui :
    – d’abord, il était beaucoup trop respectueux, je n’étais pas très sérieuse en amour, je n’avais aucune envie de le blesser
    – ensuite, de toute façon, il ne s’est jamais déclaré ; il se contentait d’allusions subtiles (« cette nuit, j’ai rêvé de toi, tu étais nue, et blablablabla »)
    – et puis j’avais une vie amoureuse, qui était bien remplie, je n’avais pas de place pour ce garçon sensible dans ce contexte
    – enfin, et surtout, en réalité, il me faisait peur ; je m’explique : il était plutôt bien de sa personne, dans un genre qui me plaisait beaucoup d’ailleurs, et comme je l’ai dit, il avait une personnalité très riche, mais il émanait de lui une espèce de tension sexuelle, comme si sa frustration émanait en ondes palpables autour de lui. Clairement, je ne me sentais pas d’assumer ça, pourtant je n’avais pas particulièrement froid aux yeux. Je ne sais pas si ça va parler à quelqu’un, mais j’avais toujours l’impression de me trouver en présence de Pan.
    Donc il n’y a rien eu. A une soirée chez lui, complètement faite, je me suis couchée dans sa chambre, il est venu me tripoter plusieurs heures plus tard, et j’ai mis plus d’un an à lui pardonner ce geste déplacé.
    Puis finalement, nos rapports se sont définitivement distendus quand je lui ai préféré un de ses amis – même genre, juste plus direct – à une soirée qui, je ne l’ai compris que plus tard, avait certainement été organisée dans le but de me séduire.
    Mais ce qui me parait plus parlant, c’est la périphérie de cette histoire.
    Premièrement, j’ai fini par comprendre qu’avant de me connaitre, il avait « courtisé » pendant deux ans une autre jeune fille, et que après qu’il ait compris qu’il ne me plaisait pas, il en a trouvé encore une autre. Pour le coup, elle abusait consciemment de sa gentillesse, ça existe aussi, mais bon le temps a passé.
    Tout le monde s’est à peu près marié : la première courtisée est sortie du paysage. La dernière en date aussi, parce qu’il a fini par se trouver le melon qui lui convient. Moi aussi je fais ma vie de mon côté. Et lui a trouvé une madame. Une madame qui est un peu difficile à vivre. Mais qui a fait la démarche assumée de venir le chercher.
    Pour ce qui le concerne, à être une poire, il ne lui est resté que l’excuse du patriarcat, mais alors là, puissamment chevillée au corps. Se sortir de ça, ce n’est pas apparemment envisageable. Il aurait même tendance à s’y enfoncer de plus en plus avec le temps.
    Je n’ai pas de conclusion à apporter à mon commentaire, je ne sais même pas s’il revêt un intérêt quelconque. Merci l’Elfe d’avoir eu la patience de le lire, pour voir s’il avait la place dans les coms du blog.

  25. Ping : Chronique du viol ordinaire | Un peu de Mollesse… Et beaucoup de Muflerie

  26. honnêtement chapeau pour l’article, je trouve tes observations très justes et je suis même choqué tellement ta description de « poire » me parle en tant qu’homme. Pour être franc je suis moi même un peu poire, je me reconnais dans pas mal de descriptions que tu fais, c’est dur à dire mais il est vrai que pas mal de fois j’ai adopté ce comportement de poire envers des filles en espérant qu’il y aurait un retour, une sorte de « récompense » , je finissais toujours par m’effacer et par adopter un comportement « fade » pour ne pas avoir à trop m’exposer et pour ne pas avoir à les contredire, en espérant que cela m’apporterais leurs faveurs. En y réfléchissant, je me rends compte que l’ambivalence dont tu parles ( femme étant sacrée et salope à la fois) est l’idée même qui faisait ( ou fait, je ne pense pas encore m’en être totalement détaché) que je me comportais avec les femmes comme poire, et donc employais un comportement différent de mon réel comportement. Finalement ce qui pousse les hommes à se comporter en poire est toujours plus ou moins le fait de clichés sexistes que ces derniers ont ingurgités (femmes vénales aimant les belles attention à leurs égards etc…), je me suis d’ailleurs rendu compte comme tu le souligne dans ton article que cette Cerise été la plupart du temps plus le dévolu de mes fantasmes que de réels coup de coeur, je me suis posé la question avec la dernière « Cerise » que j’ai rencontré  » finalement, te paraîtrait elle si formidable est unique si elle ne correspondait pas autant aux normes de beauté actuelles? » au fond de moi je savais que la réponse été négative. Je me rends compte comme tu le dis que un des autres facteurs qui me poussais à me comporter en poire et une forme de manque de confiance en moi, et comme tu le dis j’essayais de légitimer ce manque de confiance en moi par l’idée qu’il fut la conséquence de mon respect envers les femmes, cela évidemment entraînant son lots de frustration et de se dire que finalement si les femmes nous rejettent c’est parce qu’on les respectent trop. Mais aujourd’hui je crois effectivement voir la différence entre respecter une femme et le fait d’employé une attitude effacée et avoir recours à la gentillesse pour les amadoués, je me rends compte que finalement la plupart du temps la raison même de mes échecs venais du fait que j’agissais différemment avec ces différentes « Cerises » de la façon dont j’aurais agis avec mon entourage ou avec mes amis, en tout cas bravo encore pour l’article, il ma fais beaucoup réfléchir.

  27. Ping : Poire le violeur : quand « séduire » devient « faire céder » | Les Questions Composent

  28. J’aime bien le ton général de l’article, mais n’allez vous pas un peu vite en besogne quand vous évoquez : « tout un panel de valeurs morales plus ou moins machistes: l’intégrité, la loyauté, le respect des femmes comme pauvres petites choses fragiles, la fidélité, et d’autres qualités très « chevaleresques » » ?
    Ce que je recherche chez un homme, c’est précisément l’intégrité, la loyauté et la fidélité – et je trouve normal qu’il attende la même chose en retour, en quoi serait-ce des valeurs « plus ou moins machistes » alors que ce sont simplement des valeurs saines que tout le monde devrait défendre… Je vous rejoins par ailleurs totalement sur la vision détestable des femmes comme « petites choses fragiles », c’est pourquoi je m’étonne d’autant plus de voir une telle vision mise dans le même sac que les valeurs précédentes qui, elles, me paraissent tout à fait nécessaires…

    Pourriez-vous développer sur ce point ? Merci ! et félicitations pour votre blog !

    • Je voulais pas dire que la loyauté est machiste en elle-même. Mais on peut avoir une vision machiste de la loyauté, de l’intégrité, etc.

  29. J’ai répondu pendant longtemps à beaucoup de ces critères, sans aller jusqu’au plus « durs » d’entre eux. J’idéalisais les femmes, et les relations amoureuses, je pense que même que très jeune j’imaginais effectivement que coucher « souillait » les femmes. Je me suis aussi souvent répété que j’etais un mec gentil, mais que les filles preferaient « les beaux gosses ». Jamais été dans la fameuse « friendzone » si chère à 9gag et reddit ceci dit.

    Parce que mes parents ne m’ont pas éduqués n’importe comment, jamais je n’ai « basculé » vers des comportements tels que décrit plus violent et irrespectueux (toutes les femmes sont des salopes etc). Certaines idées m’ont traversées l’esprit plus d’une fois, mais leur refus m’ont finalement conduit à une seule possibilité : me remettre en question.

    Je parle de tout ça, ça date de mon adolescence, jusqu’au bac en gros quoi. Ça fait parti de la construction d’un homme à l’age ou il pense avec ses hormones. D’ailleurs aujourd’hui même mes « critères » (je n’aime pas le mot) de beauté sont à des années lumières de ce qu’ils pouvaient être.

    Tout ça pour dire (à vrai dire on se fout de ma vie) que je trouve l’analyse très juste, très pertinente, et le personnage de Poire très bien décrit. Je réagis ici mais j’ai lu pas mal d’autres articles du blog et c’est toujours la même impression générale.

    Alors bien sur, la vision fait un peu peur, et puis il y a forcément une étape de la construction d’un adolescent qui est compliqué j’imagine, mais la vérité est assez proche de ce qui est décrit ici, et je pense qu’il y a des enseignements à tirer de tout cela…

    Merci pour les écrits donc, je continue de lire le reste en me moquant de mon moi passé. Qu’est ce qu’on peut être con quand on est ado.

  30. Ping : Poire le nice guy: portrait robot | Non, mais n...

  31. Ping : Mon témoignage : 5 ans et + parmi les PUA | Piment du Chaos

  32. Très bon article. L’inexpérience sociale y est pour beaucoup effectivement, d’une façon ou d’une autre la plupart des hommes adultes ayant ces comportements ont loupé un truc pendant leur adolescence (j parle aussi pour moi), n’ont pas eu assez de relations poussées avec les autres, d’où leur vision faussée qui résultent en « moi contre les connards prétentieux pour conquérir les putes-princesses » décrit dans ton texte.
    Y a une vraie confusion sur les valeurs de référence d’un homme dans notre société. Tous ces facettes du « poirisme » masculin existent et s’entremêlent avec l’incohérence des croyances/sentiments/actes féminins. Les croyances limitantes du nice guy sont renforcées au quotidien par les rares expériences qu’il vit avec la gent féminine et sa concurrence supposée de chacals. Un gros travail sur soi-même s’impose pour passer au-dessus de ces considérations. Se libérer de son ego pour enfin vivre.

  33. Je suis un homme et j’avoue que je me suis reconnu dans certains aspects de ce personnage. Je pense que n’importe quel homme se reconnaitrait en fait, d’ou la rage qu’ont certains quand ils tombent sur des articles comme celui-ci. Ca fait toujours un peu mal.

    J’ai été comme Poire, jusqu’a ce que je me rende compte que je n’étais qu’un mec frustré. Je suis tombé sur des sites de séduction, comme beaucoup je pense, et meme si j’ai eu droit a de bons résultats (pas tellement niveau « drague » d’ailleurs, mais plutot d’un point de vue social), aujourd’hui je lis certains articles, et je me demande vraiment si cela va m’apporter quelque chose. Je pense que tous les hommes désirent coucher avec beaucoup de femmes. C’est biologique. C’est instinctif. C’est un désir renforcé par la société. Mais est-ce vraiment un but que l’on doit rechercher?
    Tous ces sites sur la séduction ont tendance a dire aux lecteurs: « Soyez alpha. Soyez un vrai male. Rencontrez beaucoup de femmes. » et implicitement « Vous devez détester les féministes et toute personne qui pense qu’etre un PUA c’est mal. Ce ne sont que des losers » J’avais tendance a penser de la sorte, aussi, ayant plusieurs fois vu des exemples de pseudo-féminisme qui me donnaient envie de vomir. Mais d’un autre coté, cela faisait un moment déja que je trouvais toutes ces histoires de « séduction » un peu ridicules. Je commencais a voir tous ces mecs qui ne vivaient que pour le sexe comme des mecs a problemes.

    Et puis aujourd’hui, je suis tombé sur ce site (et d’autres) qui ont renforcé mes doutes. Qui m’ont fait remettre en cause tout ce que j’avais « appris » jusque-la. Et franchement, je ne sais plus quoi penser. Je ne me considere pas comme un féministe. Du tout.
    Mais j’ai lu plusieurs de vos articles, et franchement, je trouve vos opinions « raffraichissantes ». Ca change.
    Je continuerai a lire vos articles, tout en espérant pouvoir échanger quelques opinions par le biais des commentaires, car j’ai vraiment hate d’en apprendre un peu plus sur cette « facon de penser ».

    Et je tiens a m’excuser pour mes fautes d’orthographe et de francais. N’étant pas francophone, j’ai eu un peu de mal a rédiger ce commentaire, mais j’espere que je réussirai a me faire comprendre.

  34. J’ai lu plusieurs commentaire sur le friendzonage, ainsi que le personnage atypique récurent, le fameux poire (portant d’autre nom sur d’autre site bien évidement).
    Etant moi même une sorte de poire (qu’on prend souvent pour une pomme, désolé, le jeu de mot était plus fort que moi ^^), je voudrais éclaircir quelque point car la définition donné sur tout les site que j’ai vu n’est pas fausse mais erronée.
    En effet, un poire va idéaliser la femme, et en vouloir à tout les mecs qui font pleurer les femmes (jusqu’à les traiter de connards), mais l’idéal féminin est pour lui une femme épanouie dans son travail, une femme intelligente, courageuse (du genre qui va aller envoyer balader un mec dans la rue car il la drague lourdement), en gros une vrai personne à part entière à l’intérieur et un physique de rêve à l’extérieur. Il est donc logique d’aller vers une telle femme et vouloir la connaitre, et là intervient la phase d’approche ^^. Poire n’y connait rien au interaction social, mais une chose est sur, si tout ne se passe pas comme prévue, c’est forcément sa faute à lui car il lui est inconcevable que cela soit la faute de la femme. Lorsque Poire va voir cerise, et c’est là où réside la plus grande erreur de ce texte, qu’est qu’il n’y va pas pour en faire sa copine, sa femme où même un coup d’un soir, il se sent incapable d’apporter du bonheur à cette perfection humaine. Non, si il va la voir, c’est uniquement pour éviter d’être seul, car le plus grand problème de poire, c’est qu’il est détruit par la solitude, il se voit en chevalier juste pour ne pas penser à la réalité. Et même lorsqu’il sait que cerise sort avec melon, il veux rester avec elle, être juste son ami, car il sait qu’être friendzoné, c’est mieux que de ne rien être du tout. Après il est tout à fait exact qu’il voit melon comme un type chanceux, mais après l’avoir jalousé, poire va se dire que tant si cerise est heureuse avec melon, c’est qu’il ne doit pas être méchant. Il est tout aussi juste que poire a des exigences, mais ces exigences coïncideront toujours et comme par magie à la fille qui s’intéressera à lui un jour (enfin il l’espère). Cependant poire a, comme marqué plus haut et dans le texte, un gros problème social, même quand il fait des efforts pour montrer à une fille qu’il a des sentiments pour elle (il lui rend des services, lui achètes des fleurs, et lui récite des poèmes d’amour qu’il a fait lui même pour l’anniversaire de la fille), elle ne le voit pas, ou n’as pas envie de le voir ces sentiments car leur situation actuelle lui convient à elle et que pour elle, poire est un ami, pas un homme. Mais elle n’est pas méchante pour autant, elle se dit juste que poire est trop fragile pour affronter la réalité. Et voilà comment poire fini par être friendzoné. Mais ce n’est pas le plus important pour lui, c’est le bonheur de la fille qui lui plait qui doit passer avant son bonheur, même si c’est avec une autre personne. Alors il la garde dans sa tête (l’amie) et essaye de la virer de son cœur ou du moins la mettre de coté pour essayer de vivre indépendamment d’elle.
    Et ce cycle recommence, encore et encore. Sa tête est pleine d’amie et son cœur est déchiré par toute ces amies qui ont un coin dans son cœur. Alors son cœur s’éteint, il décide d’arrêter de vivre et juste survivre par le biais de ces nombreuses amies qui finiront par oublier même son nom. Et une fois qu’elle l’auront oublié, son cœur se videra et recommencera à battre mais devant la douleur du friendzonage, il préférera vivre en retrait complet, et ne plus laisser ces femmes, pourtant parfaite, s’approcher de lui de peur qu’elle lui arracher de nouveau des morceaux de son cœur. Pourtant, tel une lueur d’espoir au fond des abysses de la solitude sentimental, il se dit qu’il doit exister une femme non seulement faite pour lui, mais à pour qui il sera fait lui aussi. alors il arrête tout simplement de s’attacher, il erre, cherchant « la bonne » de loin, ce qui est impossible et même si il le sait, il préfère s’en tenir là. L’erreur de ce texte est de croire que poire va en vouloir aux femmes de ne pas le choisir lui, car au fond de lui il sait qu’il n’est pas parfait et qu’il n’arrivera sans doute pas à les genre heureuse (même si encore plus profondément, il espère un conte de fée).

    • Tu peux pas parler au nom de tous les « Poire ». Si la plupart sont misogynes et en veulent aux femmes de ne pas coucher/être leur copine, c’est pas un fantasme de ma part mais un simple constat. Tu n’as qu’à regarder autour de toi pour le voir.

      • désolé pour la réponse très tardive.
        Je regarde autour de moi et les seul gars que je vois sont de deux sorte, soit des hommes qui drague des femme, abuse de leur confiance et à la fin, les font souffrir, soit des hommes comme moi, la sorte de poire (comme marqué plus haut, je marque sorte de poire car je ne vais pas généraliser tout les poires, je n’ai pas cette prétention) que les femme ne vois pas en tant qu’homme malheureusement. Ce que j’ai marqué est donc tout comme toi un simple constat de ce que je vois.

          • c’est un peu agressif comme réponse non ? même si on est okay qu’il est d

            Tout d’abord j’adore ton article, tu as réussis à mettre des mots sur une situation qui arrive souvent (et me fait culpabiliser en plus !)
            J’ai l’impression que Kimaro essaie de se convaincre plus lui qu’une autre personne (en mode : seuls les mauvais gars séduisent les filles, les gars bien dont je fais partie ne sont même pas regardés par les filles … c’est exactement ce qu’il a écrit dans son deuxième poste)

            Mais je ne comprends pas ta réponse un peu « agressive » alors qu’il est toujours rester poli et a essayer de bien expliquer son point de vue (comme si lui cherchait le dialogue et que tu le renvoyais dans les 15 mètres)

          • Il cherche pas le dialogue, il s’épanche. Et je ne suis pas sa psy. Ne vous trompez pas d’adresse.

        • Au premier commentaire tu prouvais déjà que tu n’avais rien compris en déclarant que Poire était juste un mec timide et que ce qu’on appelle ici Poire bah en fait c’est un Melon (évidemment puisque c’est un faux gentil, c’est donc un méchant ce que ne peut pas être Poire-le-vrai-gentil-très-timide-et-un-peu-moche alors que Melon qui ne correspond pas au profil du « mec bien » est forcément méchant et vu qu’il chope de la meuf ça veut dire aussi qu’il est beau).
          Après tu t’attaques à celles qui se reconnaissent Cerise; genre arrêtez un peu d’exagérer, si vous n’êtes pas belle et valide alors vous n’êtes pas Cerise et je ne vois pas pourquoi vous vous plaignez que Poire vous accorde son attention, vous devriez plutôt être reconnaissantes que dans sa grande mansuétude il s’intéresse à vous et vous sorte de la misère sexuelle… euh pardon, sentimentale, par contre l’amitié ça ne compte pas comme un sentiment.

          2e commentaire: <>
          Bah oui, parce qu’un homme -un vrai- il n’en a rien à glander de ces conneries d’amitié, ce qu’il veut c’est uniquement baiser (ou « avoir une copine » ce qui lui garantirait de la baise gratuite régulièrement).

          3e commentaire: j’ai bien aimé le rapprochement entre la drague (par un homme) et l’abus de confiance, c’était très rigolo. Tu sembles penser que tout ça c’est le problème des femmes car elles ne considèrent comme partenaire sexuel potentiel que les hommes qui correspondent au modèle du « vrai mec ». Alors que les autres sont si gentils pourtant, tout ce qu’ils recherchent c’est de pouvoir sortir des « abysses de la solitude sentimentale » ou plus exactement que quelqu’un les sorte de là et une bonasse de préférence vu qu’il n’est aucunement ici question d’amitié, seul l’amour est assez fort et pur pour garantir le bonheur éternel.

  35. Madame fonctionne, je vois, sur un mode recette de cuisine. De son piédestal elle a vu et compris tellement de choses qu’elle peut se permettre de faire ses schémas du genre humain. Avec des poires, des melons, des cerises et des salades… J’espère que madame la féministe suit des études de psychologie!

      • C’est plus de la glandouille à ce niveau si éthéré, c’est de la fermentation. Tu est trop intelligente pour ce monde diabolique ô sainte elfe, il faut que les extra-terrestres viennent te reprendre, c’est un supplice pour les génies comme toi de vivre parmi nous. :'( ; #c’est sale

  36. Ping : Le Dico des garçons – Édition Fleurus | Marketing Genrage

  37. Yo l’elfe.

    Après avoir lu quelques un de tes articles (très bien écrits en passant, même si le féminisme n’est en général pas ma tasse de thé), j’ai essayé de chercher quelles étaient, pour toi, les raisons de la création des poires.
    De ce que j’ai lu (jpe me tromper hein, je me suis pas tapé les 9000+ commentaires), pour toi il s’agit un pur produit du partriarcat et de l’éducation reçue.

    Mon hypothèse perso (qu’engage que moi hein), c’est qu’il s’agit tout connement de mecs qu’on grandit sans avoir de soeurs/potes avec des nichons. Enfin un truc féminin avec qui tu partage sans tension sexuelle alors que t’es un ado a la libido débordante…

    D’ailleurs un stéréotype qui est souvent associé c’est le geek a lunette. Si le geek a lunette « s’ouvre pas » au lycée, il est condamné a avoir pas de fille ni en prépa ni en école d’ingé (geek a lunette qui a eu de bon résultat a l’école) ni a Epitech/Suppinfo (geek a lunette qui a eu de moins bon résultat a l’école).

    Pour être (plus ou moins) dans ce milieu, seul les mecs qui ont eu des relations d’égalité avec le sexe faible (/taunt) durant leur adolescence ont, en fin d’études/début de travail des relations amoureuses équilibrés (voir tout simplement présentes).

    Les « poires » ne cherchent pas une copine, ils cherchent juste un boost au moral pour s’accepter eux même. D’ailleurs c’est plus facile pour une fille « moyenne » physiquement de choper un avion de chasse (<- bogoss) qu'une poire, car la poire ne se sentira pas suffisamment boosté par la fille moyenne.

    A l'inverse, y'a le syndrome princesse Disney chez les filles… Même raison de base : manque de pote avec des couilles durant l'adolescence…

    Fin bref', my 2 cents quoi.
    Si t'en a déjà parlé veut bien un hotlink.

    • Et d’après toi, pourquoi les garçons n’ont pas d’amis fille et inversement? Ils vivent pourtant pas si loin les uns des autres, si?

      • Géographiquement, non rarement.
        Mais vers 8-9 ans, dès que les hormones commencent a travailler, des groupes de copains/copine mixtes se scindent naturellement, et ça peut durer longtemps si on apprend pas a accepter ses réactions.
        Les hormones viennent ajouter de nouveaux sentiments dans la balance, et n’ayant pas de réponse émotionnelles toute prêtes, une peur de l’autre s’installe (Pourquoi je me sent comme ça a coté d’elle). D’où scission des groupes.

        Si t’a déjà fait moni de colo t’a du t’en rendre compte. Y’a vraiments le groupes des enfants (osef du genre), des préados (scission) et des ados, lorsque ils reviennent les uns vers les autres lorsque on let met face au bon contexte.

        Pour remédier a ça, bien plus que l’éducation (qui n’est que une partie des expériences de l’enfant), le mieux reste a mon avis le coup de pied au cul vers des expériences collectives extra scolaires (colo, camping, etc…) qui force un peu a sortir des copains habituels et a apprendre les bases du comment nouer une relation et découvrir l’autre.

        • Ben déjà, je suis désolée, mais si tu attribues le fait que les garçons et les filles se séparent aux hormones, c’est que tu n’as absolument pas conscience de l’organisation de la société.
          C’est d’autant plus vaseux comme explication que même biologiquement, ça ne tient pas la route. La puberté n’intervient pas à 8-9 ans, mais bien plus tard. En plus, les enfants forment souvent des groupes genrés bien avant cet âge là. En plus, tous les enfants ne sont pas hétérosexuels, et même les enfants qui se révèleront plus tard hétérosexuels n’éprouvent pas nécessairement du désir pour ceux du sexe opposé, ni à un âge aussi jeune, ni même à la puberté ou après. Donc expliquer tout ça par le désir sexuel, c’est une explication complètement à côté de la plaque, et aussi à mon avis essentialiste, sexiste et hétérosexiste.
          La société est organisée avec deux genre opposés, les hommes et les femmes, et les enfants le comprennent très tôt, d’où la scission très précoce entre les garçons et les filles. Si tu ne tiens pas compte de l’organisation genrée de la société, de la répartition des rôles de genre chez les enfants, etc… ben tu peux rien analyser du tout. Tu en restes à des explications superficielles et foireuses.

          • J’abonde dans le sens de l’elfe avec quelques exemples persos (je suis un mec) : quand j’étais en maternelle, un garçon de ma classe me voyant croiser les jambes se moque de moi « mais ce sont les filles qui croisent les jambes! ». Je n’ai plus croisé les jambes pendant des années (avant d’avoir du recul!). Quelques années plus tard, une fille qui me dit : « mais tu n’as pas honte de traîner avec des filles ? » … Bref, parfois la pression sociale est très évidente comme ici, elle est parfois nettement moins évidente à identifier, mais elle se manifeste dès le plus jeune âge…

  38. Ping : C’est l’histoire d’un tueur misogyne qui n’intéressait personne… | Genre !

  39. Ping : Sophia Gaïa (barbieturik) | Pearltrees

  40. Merci pour cet article (de la part d’un demi-Poire qui va tenter de se soigner ^^).

  41. Je suis globalement d’accord avec ton article, je pense aussi que l’éducation et l’environnement social y est pour quelque chose, surtout la façon dont les femmes sont perçu dans les médias, notamment dans les séries (combien de personnages féminins violé ?) Par contre, socialement le jeu de la séduction peut paraître difficile car tout dépend des personnalités. Mais quoiqu’il en soit, dans la vie, il faut se lancer, Poire est tristement passif. Sa passivité l’amène à trouver des raisons à ses échecs mais le problème c’est qu’il ne tente rien et ne prend aucun risque justement par peur de rejet et ne se remet pas en question. Bref, il se victimise: « c’est pas moi, c’est les autres ».

    Un peu comme les mecs qui trompent leur petite-amie et disent « c’est pas moi, c’est elle, c’est l’autre elle était provocante » ou « c’est pas moi, c’est toi tu ne me satisfait plus » et ils te sortent ça comme s’ils avaient eu un flingue sur la tempe. Pourtant, à ma connaissance très peu de fille se justifiaient ainsi et reconnaissent souvent leur torts. Du moins je dis ça par expérience et ce que j’ai vu dans mon entourage.

  42. Ping : Un refus inacceptable | Peuvent-ils souffrir ?

  43. Ralalala, je suis tellement une Poire. Je me retrouve énormément dans certaines descriptions de la Poire, pas toute, et je vais avoir besoin d’un petit temps de réflexion sur moi même et je vais avoir besoin de faire des sondages autour de moi pour savoir si les descriptions les plus violentes de la Poire me corresponde aussi, par ce que je trouve ça inquiétant. Je ne me sens pas encore frustré par la gente féminine malgré mon quart de siècle, mais qui sait, ça pourrait venir si je ne fais pas gaffe.
    Perso j’ai grandi dans un milieu presque complètement masculin, et j’avais toujours attribué mon manque de tact sociale à ça. Parent divorcé, vie avec le père et le frère, peu de vie sociale jusqu’au lycée ou je rencontre une bande de gens un peu comme moi et finalement on est tous rentré dans la définition du « geek ». Les premières vrai relation sociale que j’ai eu avec des filles c’était avec les copines de mes potes, que je me suis vite empressé d’accuser de « détruire » notre groupe social. Aujourd’hui je suis un peu plus ouvert, socialement, j’ai eu la chance que les ex copines de mes potes, me fasse découvrir les concepts de féminisme, de sexisme, de patriarcat, qui sont des choses auxquelles je n’avais jamais pris le temps de réfléchir. Bref tout ça pour dire que cette article m’ouvre encore un peu plus les yeux sur les choses qui m’entoure. Un bon article que je diffuserais à toutes les Poires de mon quartier, qui sait, peut être que ça débloquera des situations, peut être que ça débloquera ma situation !

  44. Pour être un Poire moi même. c’est un article assez intéressant a lire.
    Tu me permet de faire quelques remarques?

    D’abord, il y a le comportement des Poires d’être super-gentil.
    De quelle influence il prend ça? De ou il  »sait » qu’être gentil est gagnant?
    Ben, les films, les parents des fois (genre quand tu donnes tu reçois),
    les idées reçues du sexes opposé, le fait que faire sourire une fille ça fait fucking du bien….

    Pour revenir a ta culture du viol, je pense que c’est  »normal ». J’habite en amérique du nord, et oui, des Poires il y en a. Tous ces Poires la revendiquent leur droit d’être aimé (un droit que tu as a la naissance, il ne peut pas êter revendiqué). Des fois je me dis que c’est un forme de conditionnement. Je m’explique. Il y a 10 gars et 8 filles dans un cours quelquonque et se croiseront pendant 6 mois. Les gars sont intéressés aux filles, pour être couple avec ou faire le trou de cul et juste les fourrer. Ou encore être leur amis. Bon, ils savent entre eux, sans se le dire, que il en a parmi aux qu’ils veulent des blondes, du sexe, et des amies. S’ils feraient exactement ce qu’ils voudraient, il y aurait des empoignades. Pourquoi? Parce que 2 gars veulent coucher avec la même fille, parce que un autre veut être en couple avec, puis 1 autre veut un ami.
    Les 2 gars pourront pas, on s’entend, coucher en meme temps que la fille, on est pas dans la pornographie. Il y en a toujours un qui va refuser que l,autre couche avec, ou qu’un autre soit son chum. Celui qui veut être son amoureux (le vrai Poire), va refuser que la fille couche avec un autre gars que lui, faique soit il s’y oppose, soit il fait son  »gentil », soit il décalisse. Faique qu’est ce qu’on fait tous sans se le dire? On est tous gentils parce que c’est crissement mieux que rien.

    A propos du comportement du  »super gentil ». Les pères d’aujourd’hui, ils font quoi avec leurs femmes? Il y en a qui leur rendent des services (qu’ils doivent aussi faire, par simple obligation et bienséance). Ce sont pas des services genre des faveurs, mais ils participent a la vie de couple et les taches a répatir et ect. Bon, pour en venir, est ce que le gosse a vu son pere séduire une femme? Peut être que oui, surement que non. Ben qu’est cu que le gars comprend: mon pere est gentil + ma mère est plus contente= ma mère l’aime plus! (C’est le cas pour moi). Le simple fait de voir et  »apprendre » d’un tel environnement peut aider a créer des Poires. Encore la, il faut que ce meme gosse ait de la misère a être en contact avec les autres en étant lui même. Puis qu’il ne sache pas c’est quoi être soi même. Ajoutez les films de Disney (on en a du conditionnement pour les futurs Poires), p-t une enfance de merde et un vide affectif et vous aurez un Poire parfait crée par plusieurs facteurs de la société.

    Encore la, son futur est pas très brillant: suicide (a cause des rejets répétés et autres choses), meurtre des femmes qu’il l’ont rejeté (pour lui, c’est comme si on a rejeté sa personne entière), alcoolisme s’il réussit a survivre ses rejets, si il change, il va vivre un peu plus heureux, misogynie a vie. Le futur des hommes est pas très reluisant…..
    Pis encore la, si il viole la fille, il y aura jamais été en couple avec, c’est même pas une consolation le viol, c’est de la merde.

    Moi même je suis un Poire, et honnêtement, je sors plus de chez nous tellement que sa me déprime voir des belles filles que je pourrais jamais aimer.
    J’ai 17 échecs a date, je suis rendu au point ou je veux plus jamais voir une fille tellement je suis dégouté par elles.

    • heu… tu sais, si les hommes font le ménage et s’occupent des enfants, ce n’est pas « pour être gentils », c’est tout simplement que ce sont des choses qui doivent être faites, et que les femmes ne sont pas toujours que des bonniches.
      et je suis désolée pour les violeurs, c’est très triste, les pauvres. Mais bon les victimes de viol tu sais c’est des êtres humains aussi.

      • A propos des taches ménagères, c’est exactement ce que je voulais dire, merci

        Pour les victimes de viol(s), il y a le psy, mais bon, il y a des suicides pareil :/

        • Miguel ….tu t’es relu sérieux ?

          Tu justifies la culture du viol … et pire encore le viol ….

          Et le nombre de filles violées sans s’être fait courtisées auparavant par un mec, sans l’avoir rejeter ? tu les oublies ?!!
          Et même être rejeter ne justifie rien !!
          Au jour d’aujourd’hui, quand on te lit, on peut penser que tu finiras par violer une « belle » filles puis par te suicider …

          Tu sais qu’il y a d’autres bonheurs dans la vie que de coucher avec de belles filles ?

          (

  45. Les analyses sur poire ne sont pas inintéressantes mais je crois que comme beaucoup d’autres stéréotypes existant il n’est qu’une étape possible dans le développement des individus, on trouve évidemment beaucoup de poires sur internet, des jeunes inexpérimentés ou des gens pour qui ça a pu marcher une fois, deux (ou tout simplement parceque leurs autres qualités compensent) et qui ont été déçus mais c’est une vision du monde qui s’étiole vite une fois confronté à l’âge adulte, à la réalité et à ses nombreuses obligations (il y a un moment ou on doit bien se centrer sur autre chose que sur la recherche d’affection du sexe opposé). C’est difficile d’isoler tous les facteurs à l’origine des poires mais je pense qu’on guérit facilement de ces comportements et de ces idées reçues ne serait-ce qu’avec l’âge. C’est vrai, Poire se plaint beaucoup et contribue énormément au sexisme ambiant (notamment sur internet et dans une bonne partie de la culture dite « geek ») mais comme il n’est pas satisfait de sa situation, il finit par évoluer. Du moins c’est ce que je pense et je pense aussi que ces articles ne sont pas de trop pour tous les poires qui s’ignorent et qui en comprendraient le message. Je serai plus inquiet de ce qu’un poire qui fonderait une famille sans que son opinion des femmes ait réellement évoluée (si c’est possible, je ne sais pas mais pour qu’il y ai autant de poire il faut bien qu’il y ai eu es pères poire quelque part? je n’en sais rien) et la manière dont ces personnes éduqueraient leurs enfants. Parcequ’il est difficile de corriger des mentalités déjà solidement conditionnée par leur éducation, les médias etc, mais je pense qu’on espère tous que des mouvements comme le féminisme tendent vers une évolution positive du rapport entre genre et ne pas transmettre des mentalités comme celle de Poire à nos enfants (si c’est possible, j’espère que ça le sera un jour)

    Petite parenthèse pour finir: Je ne suis pas tout à fait sûr que Poire soit hétérosexuel par définition, c’est une mentalité qui décrit un rapport à la vie sentimentale particulier, presque passif, le fait d’attendre d’être récompensé pour sa gentillesse que ce soit par la personne qu’on convoite ou par la société ou je sais pas moi… par la divine providence c’est tout de même salement naturel. Et quelque chose me dit que l’attitude suivante : « attendre une partie de jambe en l’air en récompense de sa gentillesse » peut se retrouver chez beaucoup de personne confrontée à l’envie de séduire même en dehors du contexte purement hétérosexuel. (Mais j’avoue ne pas avoir lu de témoignage sur le sujet venant de femme ou d’homosexuel(le)/bisexuel(le) alors que les témoignages de Poire mâle hétéro pullulent de partout… Il faudrait entendre plus souvent ce que les autres ont à dire)

    Je ne sais pas ce qui a déjà été dit j’avoue n’avoir pas lu les commentaires, l’article date ça a du être rebattu et rebattu mais je l’ai trouvé bon et j’ai eu envie de laisser quelques réflexion.
    Bonne continuation

  46. Pour certaines choses je me suis retrouvé en Poire. Je me considère comme gentil, j’ai de la peine à aborder les filles. … Enfin non. Les avoir en tant qu’amies pas de problèmes. Mais leur dire qu’elles me plaisent là c’est plus difficile voir impossible.
    Là où je ne suis pas d’accord avec toi, c’est que je ne recherche pas à avoir une récompense à ma gentillesse. Et encore moins je ne cherche à baiser avec la fille que j’aime.
    Mon questionnement est plutôt: Est-ce-que les filles peuvent aimer des mecs… juste gentils. Qui ne les charmeront pas. Des mecs passifs.
    N’est-ce pas aussi un problème d’éducation, sociologique, comme quoi ce serait à l’homme de faire la cour à la dame? Pourquoi les demoiselles ne feraient pas le premier pas plus souvent? (Certaines le font, mais j’entends trop souvent que c’est au mec de prendre l’initiative).
    Toi qui dénonce l’éducation patriarcale, j’ai l’impression que tu oublies ce « poids » (d’accord tout est relatif) qu’il peut y avoir sur le dos des mecs. Un homme doit être fort, grand, protecteur, initiateur…. blablabla.
    Tout comme la femme doit être: belle, séductrice, douce, sensible…

    Je déteste ces stéréotypes genrés… mais malheureusement on vit là-dedans….
    Je pense que c’est à nous d’éduquer nos enfants différemment, en ne sexuant pas leurs pratiques, leurs jeux, leurs intérêts. Pour qu’ils grandissent en dehors de carcans dictés par la société patriarcale dans laquelle nous vivons encore maintenant.

    Voilà pour mon petit apport ici. Je voulais te remercier pour tes articles, cela m’a permis d’en apprendre un peu sur moi, bien que je ne suis pas d’accord sur tout… et c’est normal sinon je ferais l’homme servile :P

    (PS: Ne sois pas trop dure dans ta réponse… merci :) )

    • Si tu ne te reconnais pas dans ce que je décris ici, je ne comprend pas le but de ton intervention.
      A propos de faire le premier pas plus souvent, deux anecdotes vont t’amuser: la dernière fois que j’ai gentiment proposé à un garçon de regarder un film ensemble, il m’a fait tout un laïus sur « NON MAIS TU ME PREND POUR UN CON ESPECE D’ABRUTI COMME SI UNE FEMME ALLAIT PROPOSER A UN HOMME DE REGARDER UN FILM, MAIS CA VA PAS LA TETE, JE MARCHE PAS DANS TON PETIT JEU ESPECE DE CONNARD ».
      Et la fois d’avant, le mec m’a carrément insultée parce que je lui ai proposé de venir passer la soirée, à 23h toujours personne, il m’a dit qu’il viendrait après minuit, je lui ai répondu gentiment que ça faisait trop tard mais qu’on pourrait remettre à une autre fois, il m’a insultée en me disant que je le prenais pour un objet et qu’il était pas à ma disposition et blablabla.

      Et j’ai plein de copines qui ont des histoires semblables.

      Donc tu vois Poire il a pas seulement peur de faire le premier pas (la grande majorité des gens ont peur de faire le premier pas, c’est normal). Il a de véritables problèmes psychologiques qui font qu’il ne peut pas avoir une relation normale avec un individu de sexe féminin.

  47. Intéressant portrait.

    Je n’ai pas lu les autres articles, mais j’ai reconnu mon moi du primaire-collège dedans. Pas aussi extrême, pas avec tout.

    Par exemple, rien à voir avec le sexe, ou la déification du vagin.

    En fait c’est surtout cette croyance étrange que mes qualités étaient sensée se lire sur mon visage. Être à l’écoute et toujours d’accord, je ne sais pas, c’était mon réflexe naturel de séduction. Et surtout, j’avais trop peur du ridicule et du rejet pour m’affirmer. J’ai mis un moment à comprendre que ça ne marche pas comme ça. Et, je ne sais pas, mais à aucun instant je ne m’étais posé la question de la manière dont elles me percevaient. Rétrospectivement, elles devaient me prendre pour un dictaphone ambulant, pas très attirant.

    Et oui, elles étaient toujours attirée par des connards, des vrais connard, du genre à profiter de mon manque de confiance en moi et de mon caractère introverti pour me ridiculiser, me battre, abuser de mes faiblesses. Sauf que ça, elles ne le voyais pas sous cet angle de vue. C’est juste qu’eux étaient fiers, sûr d’eux, et donc se mettaient en avant.

    Bien sûr à ces âges là, difficile de comprendre ce genre de mécanisme qui sonne pourtant comme une évidence : Si on ne te remarque pas, on ne risque pas de s’intéresser à toi.

    Heureusement, je n’ai pas versé ensuite dans l’aigreur et la rancœur. Au bout d’un moment, je me suis dit que c’était trop compliqué pour moi et que je verrais plus tard.

    Et mes deux premières copines, je les ai finalement eues sans même chercher à les séduire, ce qui m’a permis de ne pas avoir peur de les faire fuir, et donc d’être moi même et de l’affirmer.

    Tout le monde s’en fou, mais j’ai eu d’autres rencontres, maintenant tout va bien pour moi.

    Bref au final, ce que je retire de mon expérience, c’est qu’avant de vouloir séduire ou être aimé, il faut s’aimer soi même. Le meilleur conseil que je puisse donner aux Poires, ou ceux qui y ressemblent un peu, c’est de développer et cultiver leur personnalité, et de l’arborer avec défi.

  48. Compréhension n’est certes pas pardon, mais Poire est à mon sens atteint de « timidité amoureuse » : http://fr.wikipedia.org/wiki/Timidit%C3%A9_amoureuse .

    Comment séduire sous un tel déluge d’émotions ? Fight ou Flight ? Non plutôt Freeze : rester là, amical, attentionné, faire comme si. Fantasmer la relation. Mentir aux autres et à soi-même. Échouer encore et encore. Renforcer ses mécanismes de défense, rationaliser. Renforcer le locus de contrôle externe.

    Oh « mais bouge toi bordel », « c’est pourtant pas compliqué », « sois juste toi-même », « dis-lui bon sang que tu l’aimes », « qu’est-ce que tu attends ? », « si tu es gay alors assumes », « il n’y a pas de raison d’avoir peur », « t’es un mec ou quoi ? »… autant de blessures d’enfance et d’adolescence marquées au fer chaud sur son égo trop fragile. Incompréhension, honte, culpabilité. Replis dans son monde imaginaire où tout est plus facile. Sensibilité refoulée. Création d’une carapace émotionnelle. Mise en place de stratégies d’évitement élaborées. Déni. Indifférence. Souffrance indicible.

    Absolument impossible pour les non-Poire de ressentir de l’Empathie pour Poire. De toute façon « il ne vit pas dans le même monde. » A défaut reste la décentration pour celles et ceux qui en ont le courage intellectuel…

    La porte de salut pour Poire est que son âme comprenne enfin qu’il ne peut changer le monde et qu’il n’a d’autre choix que de l’accepter tel qu’il est. Cet abandon de ses croyances ancrées au plus profond marquera sa renaissance vers une seconde vie moins idéalisée et plus réelle.

    • Il ne s’agit pas d’un problème de timidité. Moi aussi je suis timide, je traite pas pour autant de connards ou de connasses les gens que je n’ai pas réussi à séduire faute d’essayer vraiment.
      Il s’agit avant tout d’un problème social, à mon avis. L’ampleur du phénomène empêche de considérer ça comme un simple « problème individuel ». Il faut arrêter de tout ramener à des problèmes individuels, d’ailleurs. C’est ridicule.
      Je pense que ce que doit faire Poire avant tout c’est d’arrêter de croire que le monde tourne autour de lui et d’exiger que tout le monde s’adapte à lui, et accepte que c’est à lui de faire un effort.

  49. En faite tous est resumer dans ceci pour moi <> . Pour ce qui est de la personnalité j’arrive mais du coup sa plait pas a tous le monde mais pas grave . Par contre ce qui est des sentiments et des désirs je n’arrive pas , je n’y arriverais pas…et ne veux pas y arriver !
    Pourquoi ? Parce que dans ma tete montrer les sentiments c’est une faiblesse, je pourrais bien entendu changer sa…..mais je ne le ferais pas. Alors du coup je vois juste les autres etre en couple et heureux (parfois , pas tous le temps mdr ) , et je me dit que sa a l’air super mais que je ne peux pas connaitre sa , donc je souffre un petit peu .
    Certains pourrait dire ; t’aime te faire mal ?
    Réponse; non lol mais je continuerais toujours de penser que c’est une faiblesse et je prefere etre en accord avec moi meme (ce qui du coup minimise la « douleur » d’etre seul, parce que en réalité c’est une pas une douleur mdr c’est juste un manque . Et je respire toujours avec ce manque donc c’est que sa doit pas etre important). Et meme la colere meme si c’est la plus difficle
    Pourquoi je parle de moi ?
    Reponse; Parce que j’ai rencontré pas mal de gens qui pensait la meme chose , certains changer d’avis sur sa mais d’autre comme moi non.

  50. Ping : Mon témoignage : 5 ans et + parmi les PUA

  51. Ping : Pardon maman, pardon les hommes, pardon mes sœurs ! | Caroline Huens

  52. Ping : Du patriarcat chez les anarchistes … | Caroline Huens

  53. Poire est vraiment le gars qui me fait le plus flipper. J’aurais voulu argumenter plus profondément, mais dans mon cas, poire est simplement le pire.
    Il est celui avec lequel je devrais coucher sous peine de finir avec un abuseur.

  54. Ping : C’est mercredi, c’est misandrie! | La Fille Pas Sympa

Les commentaires sont fermés.