Toutes des salopes, ou le mythe du mec trop gentil

Je vais vous raconter une histoire que vous connaissez déjà. Comme vous la connaissez déjà, pour la rendre un peu plus intéressante, et aussi parce que j’ai faim, les protagoniste auront des noms de fruits.

Il était une fois un garçon qui s’appelait Poire.

Poire fréquentait des filles. On lui avait appris qu’il fallait être gentil avec les filles, et Poire était de toutes façons quelqu’un de gentil. Il n’y avait pas besoin de le lui dire deux fois. Il était donc gentil.

Le voisin de Poire s’appelait Melon. Melon n’était pas gentil du tout, lui. Il faisait pleurer les filles et elles allaient se faire consoler par Poire. Celui-ci, bien sur, désapprouvait fort sa conduite. Lui, Poire, c’était un mec bien. Il respectait les filles, il les écoutait, il blaguait avec elles, bref, c’était leur ami.

Et pourtant, Poire enviait un peu Melon. Il ne comprenait pas. Il avait beau être gentil, serviable, agréable et tout, il restait désespérément célibataire.

Melon, lui, avait plein de copines, alors qu’il ne faisait rien comme il fallait. Il s’occupait avant tout de lui-même. Prenons Cerise, par exemple. Cerise, c’était l’ex de Melon. Quand ils étaient ensemble, elle l’appelait tard dans la nuit, et Melon l’envoyait chier, parce que c’était pas des heures pour appeler. Après, elle l’appelait dans la journée, et il l’envoyait chier encore, parce qu’il était occupé, soi-disant. Il ne voulait même pas lui dire ce qu’il faisait. Ensuite, il rentrait tard et oubliait de lui téléphoner parce qu’il préférait être avec ses amis plutôt qu’avec elle. Puis, un jour, il l’avait trompée avec Pastèque, et Cerise avait eu le coeur brisé. Elle avait foncé chez Poire. Poire l’avait écoutée, l’avait consolée. Il lui avait dit ce qu’il pensait de Melon. Mais il faut croire que les filles aiment les salauds: Deux semaines plus tard, Cerise retournait se jeter dans les bras de Melon, et Poire restait seul. Seul et triste.

Poire ne comprenait pas pourquoi les filles aiment les salauds. Lui, c’était un mec bien, jamais il n’aurait trompé Cerise. Elle ne se rendaient pas compte de qui il était vraiment, ou peut-être aimaient-elles souffrir? N’importe comment, Poire était toujours seul, et devenait de plus en plus aigri au fil du temps. Allaient-elles enfin le remarquer? Allaient-elles enfin voir l’évidence, comprendre qu’il était un mec bien, qu’il avait tout à leur apporter? Tomberaient-elles enfin dans ses bras, émues par tant de gentillesse et d’attention?

Non, toujours pas. Poire finit par se dire que les filles aiment les salauds. Lui, il est trop gentil, c’est clair. Il se fait avoir, encore et encore. Tant de gentillesse, et elles en profitent, les garces… Mais pourtant, il continue d’être gentil. Il est comme ça, Poire, il a du coeur, il est toujours là pour les autres, et il continue d’espérer qu’un jour, sa gentillesse légendaire portera ses fruits.

Toutes des salopes,

Ou le mythe du mec trop gentil

Je vous laisse deviner la suite de l’histoire. Est-ce que Cerise est venue vivre une jolie vie fruitée à deux avec Poire? Probablement pas.

Alors, est-ce que les mecs sont trop gentils? Les filles aiment-elles les salauds? Sont-elles masochistes? Poire n’a-t-il simplement pas assez confiance en lui? Sa gentillesse est-elle une forme de soumission?

Question métaphysique numéro un: peut-on être trop gentil?

Mais au fait, qu’est-ce la gentillesse? Est-ce que la gentillesse n’est pas un comportement désintéressé?

Cette histoire, vous la connaissez surement. C’est un grand classique de la vraie vie; Des mecs comme Poire, il y en a plein, à croire que ça pousse aussi sur les arbres, et en toute saison. Y en a plein la vraie vie, et surtout, y en a plein Internet. Et ils se plaignent, continuellement. Ils se plaignent d’être trop gentils et de n’avoir aucune reconnaissance. Leur gentillesse, au final, ne leur rapporte rien.

Mais est-ce que la gentillesse, c’est fait pour rapporter quelque chose? Etre gentil, c’est donner, et non pas échanger. Echanger, c’est du commerce. Bien sur, quand on est gentil, on s’attend à une reconnaissance, quelque part, c’est normal. Mais ce n’est pas pour ça qu’on est gentil. On est gentil parce qu’on aime faire plaisir aux autres. Si Poire aime faire plaisir aux autres, pourquoi l’entend-on sans arrêt se plaindre que ça ne lui rapporte rien?

Poire se vante d’aimer les filles, de les respecter, mais il passe son temps à se plaindre d’elles, et se voit comme une éternelle victime de la gente féminine. Y aurait pas comme un paradoxe?

Poire est-il vraiment gentil, ou agit-il dans un but? Et quel but?

Question métaphysique numéro deux: Pourquoi Poire est-il gentil?

Que veut Poire? Veut-il seulement consoler la pauvre Cerise, malheureuse amoureuse éconduite par Melon? Qu’espère-t-il?

Ce n’est un secret pour personne, Poire espère plus ou moins se farcir Cerise. Ou alors, être heureux avec elle et avoir beaucoup d’enfants. Il ne le lui dit pas, il aurait bien trop peur de se prendre un râteau. Il fait donc tout ce qui est nécessaire pour la garder près de lui, et espère qu’elle viendra de lui-même vers lui quand il aura suffisamment donné de sa personne.

Mais alors, pourquoi ça ne marche pas?

La question serait plutôt: comment peut-il espérer que cela marche?

En ce moment, je suis chez un Couchsurfeur. Il est vraiment très gentil: d’abord, il me laisse pioncer chez lui. Il m’offre du café, il me fait visiter sa ville, et il est même passé me chercher en voiture quand je suis arrivée (en stop). Est-ce que vous pensez que je vais coucher avec lui pour le remercier de tant de gentillesse? Hé bien non, cela ne fait pas partie du programme. Ce que je compte faire c’est le remercier en lui disant merci et éventuellement en lui laissant une appréciation sympathique sur Couchsurfing.org, voire lui envoyer une carte postale depuis ma prochaine destination.

Ce qui est amusant, c’est que certains mecs sont persuadés que Poire est un pur produit du féminisme: toujours gentil avec les filles, ne les blesse jamais… En réalité, Poire est un pur produit du patriarcat. Il ne comprend pas pourquoi il n’obtient pas sa récompense alors qu’il fait tout comme il faut, pense-t-il. Il finit par déduire que les filles n’aiment pas la gentillesse, puisqu’il est gentil et qu’elles ne couchent pas avec lui pour autant.

Les filles aiment la gentillesse, puisqu’une fois le coeur brisé, elles viennent se faire consoler par le pauvre Poire. Elles le fréquentent parce qu’il est serviable et gentil. Par contre, elles ne couchent pas avec lui. Tout simplement parce que trouver quelqu’un gentil n’est pas une raison valable de coucher avec.

Poire est un pur produit du patriarcat parce qu’il s’imagine que les filles couchent pour remercier, pour faire plaisir, en échange de quelque chose. Ca ne lui vient pas à l’esprit que les filles ont des relations sexuelles tout simplement quand elles sont attirées sexuellement par quelqu’un. Il s’imagine, d’une certaine façon, qu’une récompenser sexuelle et/ou affective lui est due en échange de tous ses bons et loyaux services.

Poire ne voit pas les filles comme des personnes qui ont leurs préférences, leurs choix, leur libido, leur libre-arbitre. Poire pense que les filles couchent avec toi de façon automatique quand tu remplis un certain nombre de conditions. Tu butes le dragon, hop, tu te tapes la princesse. C’est comme dans les jeux vidéos.

Le mythe du mec trop gentil, c’est aussi le mythe du héros pourfendeur de dragons, du sauveur, du prince qui à la fin se tape la princesse.

Mais au fait, elles couchent bien avec Melon, les filles, et pourtant c’est un salaud! Alors?

Melon est-il vraiment un salaud? Peut-être.

N’empêche que, quand on sort avec quelqu’un, on court toujours le risque de le décevoir, de le blesser, de le faire pleurer. Poire ne brise le cœur de personne, et ne s’imagine pas en train de le faire. Mais peut-être qu’il briserait des cœurs si toutes les filles lui couraient après. Surement, même.

Poire se donne le bon rôle, celui du gentil. C’est donc Melon le méchant, il ne respecte pas les filles, il les fait pleurer. Bien sur, le monde est plein de Melons, et certains sont un peu, voire carrément machos, et ce ne sont pas tous des anges. Certains sont peut-être effectivement des salauds. Mais qui est le plus macho? Pour Poire, le simple fait de sortir avec une fille, c’est déjà être un salaud, puisque quand on s’investit dans une relation affective, on court le risque de faire souffrir l’autre personne. D’ailleurs, Poire ne remet jamais en question le comportement de ses amies, il ne se dit jamais qu’elles aussi font parfois souffrir des mecs, ou qu’elles ont tendance à s’investir dans des relations qui les font souffrir sans savoir ou oser mettre les limites. Sans vouloir dire que tout est de leur faute, une relation ça se fait à deux. Tout ce qu’il voit, Poire, ce sont de pauvres victimes, et un vilain méchant. Ne peut-on pas y voir son aveuglement par rapport au libre-arbitre des femmes? Ne considère-t-il pas les femmes comme des objets passifs qui subissent tristement leur sort, et qui donc n’y sont jamais pour rien dans ce qui leur arrive? La seule personne impliquée dans les brisages de cœur, c’est Melon, puisque c’est un homme.

Il y a aussi son manque d’expérience. Son idée des relations homme-femme, c’est un mélange de projection, d’idéalisation, et de tout ce qui lui a été transmis par d’autres (surtout par la culture: cinéma, livres, jeux vidéos, etc). C’est donc une idée fausse, totalement fantasmée, des relations amoureuses. Il les idéalise, en pensant qu’être à deux c’est forcément mieux que d’être seul. Il ignore lamentablement qu’il serait peut-être amené à se comporter exactement comme le vilain Melon sans cœur s’il était dans la même situation, avec plusieurs filles qui le considèrent comme un partenaire sexuel potentiel, avec une vie qui ne tourne pas forcément autour d’elles. Il s’imagine qu’il serait un petit copain et un époux parfait, sans avoir suffisamment expérimenté les rapports amoureux pour savoir que ce n’est pas si simple que ça, la vie à deux. Surtout, il a une telle distance par rapport aux filles, qui, dans son regard, ne sont pas des êtres humains comme lui mais avant tout des filles, qu’il n’arrive pas à avoir des rapports humains normaux avec elles. Certains Poire poussent l’angélisme machiste jusqu’à ne pas oser le moindre geste sexuel parce que, dans leur esprit, coucher avec une fille c’est lui manquer de respect, la salir.

« Si c’est comme ça, moi aussi je vais devenir un Salaud ! »

Un jour, Poire pourrait décider de devenir un salaud lui aussi. Il s’inscrirait sur FrenchTouchSeduction ou un autre forum à la con dans lequel des mecs comme lui remettent en question suffisamment de choses pour avoir l’illusion de créer une différence, mais pas assez en réalité pour sortir de l’impasse. Les players n’ont aucun doute sur le fait que, pour obtenir une fille, il faut faire comme-ci et comme-ça, comme dans les jeux vidéos en somme: la fille, c’est la récompense, si tu fais bien tout comme il faut, tu coucheras avec elle. Sur internet, tu trouves des manuels de drague écrits par des mecs dont je n’aimerais pas être le psy, et qui t’expliquent par a+b et avec des théories compliquées comment chopper de la gonzesse, si être gentil ne marche pas.

Les players ne voient toujours pas les filles comme des humains normaux dotés d’un libre-arbitre et d’une personnalité. Pas plus que Poire. Le seul désaccord, c’est sur la marche à suivre pour obtenir le bisou-récompense (ou plus). Le player est une sorte de Poire en pire: il fait exactement tout comme avant, mais au lieu d’être « gentil », il balance des piques, ou utilise la PNL (moyen pratique d’arriver plus ou moins à un résultat sans cesser de considérer les femmes comme des sortes de marionnettes). Il n’y a pas une grande différence, puisque sa prétendue gentillesse n’était en fait qu’un moyen pour obtenir quelque chose. La PNL en est un autre, ainsi que tous les manuels de drague qu’on trouve à droite et à gauche.

En apparence, le Player est plus misogyne que le Poire de base. En apparence seulement. Le mépris des femmes est plus ou moins assumé chez l’un, dissimulé chez l’autre derrière une constante victimisation. Les deux se victimisent de toutes façons: tandis que Poire se voit comme une perpétuelle victime de l’inconstance féminine, Player justifie son mépris et sa méchanceté pour les femmes par une sorte de vengeance à leur encontre pour tout le mal qu’elles lui ont fait. Evidemment, ça ne l’aide pas à avoir des relations harmonieuses et épanouies avec les femmes, mais il y a quelques autres idées que le patriarcat a bien enfoncées dans la tête du player: par exemple, celle que pour être heureux, un homme doit coucher avec un maximum de femmes. Il se persuade donc que s’il n’est pas heureux, c’est parce que son tableau de chasse n’est pas assez pourvu, et que le bonheur viendra avec le nombre ou la qualité de ses partenaires sexuelles.

Il est extrêmement difficile de remettre en question les normes de genres qui sont martelées dès l’enfance. Pour tout le monde, mais en particulier pour ceux qui se piquent de faire partie du genre dominant.

Le plus triste? Poire ignore la vraie gentillesse. Celle qui se donne sans compter, celle qu’on ne regrette pas sous prétexte de n’avoir rien obtenu en échange. La misère sexuelle, c’est triste, la misère humaine, encore plus. Pauvre Poire.

 

LIRE AUSSI:
L’avocat des Poires
Cerise et melon: lâchez-leur la grappe
Poire le Nice-guy, portrait-robot

ET SURTOUT:
Le mythe du mec trop gentil, la suite

Ajout du 15 février 2015:
Suite à un afflux de commentaire qui ne s’arrête pas depuis maintenant plus de 2 ans et demi, et étant donné que les mêmes questions et les mêmes réflexions tournent en boucle de façon totalement répétitive, je considère que nous avons fait le tour de la question. En conséquence, les commentaires de cet article sont désormais fermés.
Merci de votre compréhension.

722 réflexions au sujet de « Toutes des salopes, ou le mythe du mec trop gentil »

  1. J’ai pas trop compris cette histoire de clafoutis lorsque Melon et Poire se mettaient a deux sur Cerise, mais le reste du texte est bien.

    Comme dans beaucoup de commentaires lisibles sur la blogosphere, je parlerais de moi. Et donc moi, j’ai été Poire. Puis Melon. Aujourd’hui, j’espere etre le Fruit de la Passion ^^

      • Bonsoir,
        Avant de lire ton article, j’étais sur le point d’aller voir une escort car je n’ai jamais réussi à être en couple. Je suis Poire, et comme Poire, je n’ai jamais essayer de séduire une femme, pensant qu’être gentil suffirait à recevoir ma récompense (je suis couch surfer). Je te remercie vraiment de cette éclairage, j’aurais fait une erreur en allant voir une prostitué et j’essaie aujourd’hui de changer d’attitude, et c’est difficile.

        • merci pour ton témoignage. Je t’encourage à lire aussi mes articles sur la prostitution (le client est roi) qui t’aideront sans doute dans ton choix de te passer des services de « professionnelles ».

          • Ah oui mais moi je séduis sur toutes ses formes mais je me tape toujours des « non » à la pelle ! faut donc m’expliquer là. C’est vrai que je suis poire mais je le sais. Et même quand je joue au connard je les sens intéressées mais elles ne viennent pas d’elles même, faut encore aller les chercher et là elles trouvent des excuses du genre j’ai un mec etc.. et à force de trop tenter je passe pour un mec en chien ce qui joue sur ma réput’ ! FAut m’expliquer là

          • Mec, en quoi ne pas venir vers toi c’est un truc pour lequel il faut trouver une excuse? Tu ne plais pas à tout le monde, DEAL WITH IT. Ne pas être attirée par toi n’est pas un crime pour lequel il faudrait s’excuser. Si tu penses qu’une femme doit s’excuser pour ne pas coucher ou sortir avec toi alors que toi tu veux, tu es d’office dans la catégorie connard.

        • N’aie pas peur Poire! tu sais moi je suis une fille mais je me reconnais un peu dans Poire.

          Mais quand même j’ai remarqué un truc énervant chez Poire, il se plaint, il te console, mais quand tu lui proposes une p’tite pipe… ben il est dégoutté parce qu’en fait t’es qu’une sale pute comme les autres!

          • Preuve que poire demande autre chose que du sexe, ce qui n’est pas compris par 201094092930342% de ces truc de bouffons d’art de séduire ect

            Mais ils vont nous inventer une théorie tkt

      • Salut à toi auteure, je suis tombé complètement par hasard sur cet article mais tu dois te foutre de savoir comment,je n’entrerai donc pas dans les détails :p
        Bref!
        Je me suis plus ou moins reconnu dans le personnage de Poire et je trouve ton analyse très pertinente! J’étais de ces mecs « trop gentils » qui n’a jamais réussi à avoir de copine, rejetant la faute sur les autres sans pleinement reconnaitre ma totale implication dans mon propre malheur.
        J’ai su apprendre de mes erreurs, prendre du recul, me remettre en question et au bout du compte je n’ai toujours pas de copine, mais j’ai mieux que ça: j’ai évolué. Je sais qu’il y a des choses plus graves dans la vie et qu’avoir une copine ne fera pas mon bonheur, qu’avoir des ami(e)s sur qui je peux compter et cultiver mes diverses passions sont de réelles sources de bonheur. J’ai arrêté de me prendre la tête pour les filles, et ce depuis qu’une d’entre elle m’a brisé le coeur. C’est là que je me suis dis que c’était trop, que je devais arrêter de gaspiller mon énergie pour rien, pardonner et reconnaitre mes torts. Je ne dirai pas que maintenant je suis pleinement heureux (car j’ai d’autres problèmes) mais je ne perd pas espoir, et pour en revenir à ton article (désolé d’avoir un peu dérivé d’ailleurs) il m’a permis d’avoir un éclairage supplémentaire sur la question.
        Par exemple le fait que Poire se range dans la catégorie des « mecs biens ». Même si j’ai arrêté depuis un moment de catégoriser les gens (du moins j’essaye) je continue de me prendre pour un « mec bien » et maintenant je sais que je dois reconsidérer la chose et la voir sous un autre angle.
        Je crois que je vais m’arrêter là mon commentaire est déjà assez long! Je finirai donc par m’adresser à ceux qui n’ont pas compris ou ne veulent pas comprendre le texte: faites un effort. Remettez-vous en question et prenez en compte ce que dis l’auteure. Je ne dis pas qu’elle nous livre la vérité absolue mais ça tiens la route et c’est toujours mieux d’essayer de changer plutôt que de se laisser aller lorsque quelque chose ne va pas. C’est à vous d’agir, ça ne sert à rien d’attendre quelque chose des autres. Personne ne le fera à votre place. Acceptez vos erreurs, acceptez d’être la cause de votre propre souffrance et acceptez vous, tout simplement.

        • Merci pour ton témoignage. Je reçois encore beaucoup de commentaires et de mails de mecs qui ne veulent pas se remettre en question. Et pas mal d’insultes.

          Après pour ce qui est de se voir comme un « mec bien » je pense qu’on a tous besoin d’avoir une perception de soi un minimum positive. Mais de là à se ranger dans une catégorie (et ranger les autres dans la catégorie « salauds » surtout), et de là à ce que ça nous empêche de nous remettre en question et d’évoluer, y a un fossé qu’il ne faut pas franchir en effet.

          Bonne continuation.

        • c’est vrai que les mecs gentils se font jeter
          par les filles , je m’en suis rendu compte
          très souvent , elles cherchent des bad boys
          ou des connards qui les maltraitent ,
          et jettent les mecs gentils , c’est vrai !

      • Bonjour, je viens de lire cet article très intéressant et j aimerais partager un point sur poire :
        Il est clair que le genre d homme comme poire éprouve une frustration car son envie
        de relation échoue. Mais le plus intéressant est sa méthode utilisée pour essayer de trouver un partenaire. Il s’agit d’un double jeux. En effet, poire croit qu en étant ce qu il est fait, il pourrait avoir les filles qu il veut et c’est sur que sa ne marche pas car il n est pas lui même. Sachez que ce genre de personnes ont pour la plus part eu une enfance difficile ( souvent confronté à des rejets ) ils ont donc essayé de changer leur comportement pour plair. Ils croient qu en étant gentil, aimable, respectueux avec une fille ils auront une chance. Ce comportement qui est peut être non naturel représente une manipulation afin de rejeter ses peurs. Sachez aussi que ce genre d hommes peut être inconsciemment sont des pros de la manipulation car ils changent leur caractère en fonction de la personne en face d eux. Ils deviennent un regard différent pour chaque personne mais tous ayant un poit commun: vu comme un gars sympa car leur plus grande peur est d’être rejeté par l’une de ses fréquentations( homme ou femme ). Alors il essaie d être parfait, irréprochable pour qu on ne puisse pas le critiquer. Maintenant j’en viens au point le plus important. Ces personnes tel que poire sont souvent sélectionnés dès leur entrée a l’université ou écoles professionnelles où une personne spécialisée dans le domaine… commence à fréquenter poire pour l inciter a travailler pour le gouvernement !! Cela peut vous paraître incompréhensible ou bizzare ou encore même vous faire peur. Mais voilà une vérité absolue. Vous avez vu tous les james bond ou jason bourne ou je ne sais encore, mais vous voyez de quoi je veux parler… Ce genre de gars sont la base pour tout recrutement d agent du gouvernement ou plus couramment appelé agent secret. Pourquoi ? Parce qu’ils ont la capacité de changer leur comportement envers les autres donc de les manipuler. Avec un entraînement specifique ils deviennent des personnes sans sentiments ni regrets de la gravité de leur acte. Je ne vais pas dire qui je suis ni ce que je sais de plus mais disons que j y connais qqch dans le domaine. Mon adresse est fausse si jamais inutile d essaie de me contacter.

        • Sweet, tu nous laisses bien rêveur de ta situation, mais sans aucun doute, le gouvernement qui t’a recruté n’est pas francophone…

          • Salut salut ! Je suis exactement ce genre de gars qui s’adapte aux autres et change de personnalité en fonction des gens, tout en faisant en sorte de rester amical en permanence. C’est effectivement un moyen de se protéger, et perso ça marche pas mal pour ma part, même si c’est pas facile de trouver la personnalité adéquate dès qu’on est avec plusieurs personne en même temps.
            Cependant je pense que tout le monde est un peu comme ça, on a tous une personnalité différente suivant la situation, l’endroit, les personnes avec qui on est ; on est pas à son taf comme on est chez sois ou chez ses beau-parents, et n’est-ce pas là aussi une « manipulation » de son comportement ? Non je n’ai pas eu une enfance difficile, non le KGB n’a pas essayé de me recruter (xD), effectivement je n’éprouve aucun sentiment pour qui que ce soit, pourtant ma gentillesse n’est pas feinte, je ne demande rien en retour, je suis gentil par pur égoïsme parce que j’en ai besoin pour me sentir bien, et si c’est ce qu’il faut pour être gentil alors soit. Et aussi, l’absence de sentiments est la cause de cette façon d’être, pas l’inverse, et ce n’est pas parce qu’on éprouve pas de sentiments qu’on éprouve pas de regrets, rien à voir…
            A l’auteur du post : désolé mais tu as trop tendance à généraliser les mecs « gentils ». Même si tu ne parle bien que de ceux qui se victimisent, en te lisant on comprend plutôt que TOUS les mecs qui sont gentils le sont en fait juste pour tirer leur coup, donc juste pour préciser que ce n’est le cas ici que parce que c’est le thème du sujet… je trouvais utile de faire la précision…

            pouletpascuit

          • Je suis pas responsable des extrapolations qu’on fait sur ce que je dis des mecs qui se victimisent, désolée

    • Changez de légume ! le piment c’est bien plus efficace !
      (hi hi je sens que ce message va être immédiatement censuré par les déconstructeurs* )

      * hypocrite euphémisme qui cache la vérité: « Déstabilisateurs de notre société »

      • N’importe quoi. Le but n’est pas de « déstabiliser » la société (pour quoi faire??), mais de la changer entièrement. Mais un petit crétin aussi peu ambitieux que toi ne peut pas comprendre ces choses. C’est toi qui est déstabilisé, pas la société. La société, elle, évolue.

    • Tres bonne analyse sur l’homme en general, mais il y a aussi des gars qui ne perdent pas leurs temps a etre gentil et qui ne perdent pas non plus leurs temps a sauter sur tout ce qui bouge car il y a un autre parametre qui est vraiment essentiel pour vivre bien avec soi-meme, c’est le bonheur, et on ne peut pas etre heureux sans stabilite, je pense donc que poire est un peureux et que melon un enfant qui s’amuse. Alors j’attends mon non!

        • En fait je me pose une question. ici vous prenez comme exemple melon qui trompe cerise avec pastèque, ce qui fait de melon un « connard », et le raccourci qui est peut être pris dans la compréhension est « les filles aiment les connards, les gentils garçons se font avoir ».
          Donc ma question, pourrait on dire que parfois cerise se plaint à ses amis de problèmes avec melon (qui pourraient être des questions de chaussettes, ou des question d’avoir un enfant ou non, mais pas des problème d’infidélité) , et que comme poire est son ami, elle se plaint à poire. Et poire se dit alors « ah mais moi je serais d’accord avec elle, je me disputerais jamais avec elle », sans se préoccuper du fait que cerise aime melon. Cela me semble toujours la même situation (mais je me trompe peut-être), mais peut-être qu’on voit mieux le « problème » qu’a poire de ne pas se préoccuper des sentiments de cerise pour melon?

          • Oui on peut tout à fait dire ça.
            L’histoire de la tromperie est facultative, c’est juste un sujet de plainte. Si cerise reste avec melon c’est qu’il partagent des choses ensemble et au fond rien ne dit qu’il soit un connard. Et quand bien même.

  2. Super article comme toujours!
    J’ai rencontré un Poire particulièrement atteint il y a peu, c’est impressionnant! ^^
    Avec lui aucun juste milieu, la femme est soit une sainte (s’il veut sortir avec) soit une salope (si elle l’a quitté « sans pitié »). Lui ne songerai jamais à quitter une femme, bien sûr! Trop heureux d’en avoir une, peu importe laquelle.
    Le plus malheureux c’est que je n’exagère rien, ce sont ses propres mots. Quelle tristesse.

          • oui mais là c’est clairement une forme particulièrement violente de poirisme.
            « je t’aime espèce de grosse salope je vais te tuer » = j’en veux fortement à une femme de préférer un autre à moi et je déguise (mal) ça en amour.

    • Ben le problème, je trouve (Même si j’ai toujours vu la Théorie de l’Echelle comme une théorie parodique dont le but principal est de décharger la frustration des hommes rejetés. Et quand bien même cette théorie se vérifierait, mon amour propre me ferait plutôt devenir moine que de m’abaisser à m’y plier.), c’est que l’histoire de Poire, Cerise et Melon, telle que décrite, rentre tout à fait dans la Théorie de l’Echelle, surtout dans son élément fondateur : Les Echelles.
      C’est à dire que les hommes (hétéros) n’ont qu’une échelle (Plus ils apprécient une femme -physiquement ou intellectuellement-, plus ils envisagent le rapport sexuel.), et les femmes (hétéros) en ont deux (Une échelle pour les amis -Les Poire-, et une échelle pour les relations sexuelles -Les Melon-).

      Et là, euh, c’est un peu typiquement ce que nous décrit l’Elfe.

      Je veux dire… Soit, Poire est gentil ET il a des vues sur Cerise. Mais en même temps, ça me semble aussi assez normal de redoubler de gentillesse avec quelqu’un qu’on apprécie beaucoup. Et ça ne me semble pas non plus totalement incohérent de se faire un film amoureux sur quelqu’un qu’on apprécie beaucoup. Je ne crois pas qu’on puisse conclure pour autant que la gentillesse d’un homme intéressé n’est automatiquement qu’égoïste. La gentillesse ne disparaît pas systématiquement une fois la déception amoureuse confirmée, validée, officialisée.

      Non, parce que là, en conclusion, quand une femme plaît à un homme, il faut, pour espérer lui plaire en retour, ou au moins lui faire comprendre qu’elle lui plait, qu’il ne soit pas méchant avec elle, mais pas non plus, surtout pas, gentil avec elle. Donc plutôt indifférent, j’imagine. Bien lui montrer qu’elle lui plaît, mais en fait non, pas tant que ça. Que c’est super intéressant ce qu’elle raconte, mais il a un bouquin à finir, quoi, alors bon.

      ————————————————

      (Et sinon… Pas la peine de se fâcher, je ne suis que l’avocat du diable. La réflexion de l’elfe ne manque pas d’intérêt. Mais je ne sais pas. Et de toute façon, je n’ai pas d’avis tranché sur cette question. Toutes ces histoires de batifolages entre humains m’échappent à un point que vous n’imaginer même pas. Je dis de la marde.)

      • Pour l’avoir observée, cette théorie est loin d’en être une pour bon nombre de mecs qui l’appliquent telle quelle. La situation décrite par l’Elfe est réelle et je continue de la voir autour de moi même si ce n’est pas systématiquement verbalisé en l’état.
        C’est assez effrayant la manière dont Cerise peut être chosifiée par Poire qui au final lui retire tout droit de déterminer son propre destin et de faire ses choix. Limite, de part son aigreur, il en arrive à penser que Cerise agit instinctivement en se jetant dans les bras de Melon sans estimer à un seul instant qu’elle sait au final ce qu’elle fait et que Poire n’est rien d’autre qu’un ami.
        Etre gentil par intérêt, beurk…

          • Cerise sait ce qu’elle fait, bien au contraire, et fait vraisemblablement ses choix en tout état de cause et c’est à respecter que ce soit positif ou négatif.. C’est simplement Poire qui lui dénie toute capacité à pouvoir décider en lui prêtant une notion d’instinct. Cela déculpabilise Poire à qui Cerise se refuse et il se sent profondément mieux dans sa peau de mec trop bien et trop gentil.
            Dans ce que décrit l’Elfe, Cerise est clairement victime de comportement manipulateur de Poire…

      • Poire n’est pas gentil. Il est servile. Quand on est gentil, c’est pour rien, gratos, cadeau. Quand on est servile, c’est pour obtenir quelque chose en échange.
        Dans la vie, tout n’est pas tout noir ou tout blanc, heureusement. Bon nombre d’hommes pourraient s’identifier à Poire de l’article, et ils ne sont pas tous puceaux ni même célibataires. Mais cet article est (je le répète) une caricature pour comprendre une sorte de phénomène de société. Les femmes ne sont pas perçues comme des êtres indépendants et faisant leurs propres choix, mais comme des objets, ou des récompenses, ou des mignonnes marionnettes. C’est (entre autres) ce qui mène à des situations telles que celle décrite ici.

        Quand un femme plait à un homme, il faudrait qu’ils se plaisent mutuellement, c’est tout. Etre gentil (ou faire semblant, ou croire l’être, ou faire ce qu’on imagine qu’il faut pour l’être) ne change pas grand chose à l’affaire. Etre fidèle à soi-même, exprimer ses sentiments, ce sont des choses beaucoup plus intéressantes.

        • « Bon nombre d’hommes pourraient s’identifier à Poire de l’article, et ils ne sont pas tous puceaux ni même célibataires. »

          Si je puis me permettre, être puceau et/ou être célibataire ne sont pas des tares. Et je trouve votre phrase très insultante à leur égard.

        • Si je puis me permettre, il y a deux gentillesses à démarquer l’une de l’autre. La première est gratuite, basée sur l’empathie. La seconde est couramment utilisée pour consolider les liens qui nous attachent à notre entourage. Quand tu est gentil avec un ami, c’est aussi parce-qu’inconsciemment tu sais que les relations se construisent à deux, et de manière plus ou moins égale si tu veux qu’elles soient pérennes. Donc tu VEUX quelque-chose, mais cet intéressement est naturel. Toute gentillesse intéressée n’est pas à jeter.

          Quant à l’idée que les rapports de séduction devraient se suffire à eux-même, je pense que tu te trompes, Personne. Il ne peut y avoir d’évolution si les deux protagonistes pensent que leurs seuls phéromones vont faire tout le boulot. L’amour, c’est aussi l’idée qu’on se fait d’un homme ou d’une femme. Et l’envoyer sur les roses parce-qu’un bouquin est plus intéressant que son discours, franchement, ça refroidira bon nombre de femmes.

          Labat, il faudrait peut-être nuancer. Une bonne part de notre rapport à l’amour est défini par des échanges chimiques (désolée pour l’absence de poésie) composés entre autre de phéromones et d’ocytocine. On pourrait le relier à l’instinct et à une certaine fome d’eugénisme. Mais il y a aussi une autre partie qui n’appartient qu’au vécu de ces personnes. Qu’ont-elles vécu ensemble ? Quelle est leur conception de la vie, du couple, de la famille ? Quel a été leur environnement familial ? Toutes ces questions nous amènent au pourquoi d’un comportement si « masochiste ». Pour l’avoir vécu moi-même, je peux vous dire qu’on en sort très difficilement. Mon ex est comme Melon, parce-qu’il est malheureux. Son ego est si abîmé (paradoxalement) qu’il s’attribuera le rôle du connard pour déplaire à ceux qu’il pourrait blesser, ce qui l’insupporte. Et pourtant ! Après trois ans d’histoire commune, il évolue parce-que je le soutiens sans l’absoudre, mais parfois, je le revois plonger dans ce rôle si facile à jouer…

          Les rapports humains sont trop complexes pour schématiser. Rien n’est plus dévastateur qu’un mauvais diagnostique. L’article d’Elfe met en lumière une certaine catégorie d’hommes. Ils existent. Mais par pitié, souvenez-vous que chaque personne est unique. Son histoire aussi.

          • Taniouche, mon passage que tu interprètes comme « les rapports de séduction devraient se suffire à eux-même », avec l’histoire du bouquin, c’était de l’ironie… (Bon, ça passait pas très bien par écrit, sans doute, mais moi, j’ai ri en l’écrivant.)

            Mais je suis d’accord pour les deux formes de gentillesse.

          • Un commentaire très pertinent : une bouffée d’air frais !
            Sachez qu’il a aussi des « nice guy » calimero qui ont été maltraités durant l’enfance, mais ça n’a rien de touchant venant d’un adulte comme moi (d’ailleurs c’est aussi une chose qu’il ne doit jamais filtrer…).
            Tout comme certains « melons » certaines « poires » ne sont pas forcement indignes, on est en général -sans s’en rendre compte- un peu trop cruel(le) avec ces derniers.

            Etre une poire était aussi une façon de me dire que je suis autant meilleur que différent de mon géniteur, et, que la beauté intérieure importe en amour (je n’étais pas très futé pour ne pas reconnaître là un mensonge).
            Si votre famille est composée de coureurs de jupons, ne les méprisez pas pour cette raison-là. Ecoutez-les quand ils parlent des femmes et de ce dont elles désirent, parce que les écouter elles c’est foncer dans le mur (enfin je généralise, certaines ne font pas semblant de croire à ce genre de fumisterie).
            Bon gré, mal gré, les gênes ont une part du lion dans le hasard, repousser la marée est encore plus bête que de surfer béatement dessus : c’est se noyer…

            Enfin le résultat peut-être complètement inverse : j’avais un pote « melon » alors que j’étais « poire » (au passage bien trouvé et savoureux) je comprends pourquoi nous nous entendions si bien -inconsciemment nous savions- et c’est récemment que j’ai compris que je valais bien moins que lui (je ne prends en considération que du peu d’affection que les femmes me portaient, seule chose qui compte pour moi au final) alors que j’estimais ma personne bien plus « pure ».
            Mais en dehors de mon côté « gentil garçon pervers » (au sens général, ce qui est sans doute pire), j’étais quelqu’un d’humain : se qui portait encore plus à confusion dans ma petite tête.

            Ma raison d’être n’est plus que de manipuler les femmes, principalement par esprit revanchard, de par un ego démesuré et parce que je suis bien trop blessé et réaliste pour faire confiance (et puis je ne vais pas faire semblant, j’aime beaucoup les câlins :3).

            Coincé entres 2 cases/clichés : devenir le meilleur amant au monde (et oui c’est absurde) ou être cocu (je serais bien incapable de tromper la femme que j’aime, alors qu’elle…), le choix est vite fait (tout le monde trompe tout le monde).

            Si jamais je fais l’erreur de me mettre en couple (j’essaie d’arrêter de dire « macquer »…), il y aura fatalement un mec ayant plus de pouvoir ou plus séducteur qui couchera avec (les niais(es) qui croient le contraire concernant leur conjoint sont des cocu(e)s en puissance qui s’ignorent) et/ou au pire je me ferai plumer (on finit toujours pas baisser sa garde).

            Et dans le meilleur des cas le problème reste entier : un égo démesuré veut être aimé pour ce qu’il y a à l’intérieur, alors que ça n’a aucune importance dans une relation. Le fond de commerce à W.Haleine (au niveau lobotomie, chapeau) n’est au bout du compte que de l’instinct de préservation, des réactions chimiques et de l’eugénisme (pour reprendre les termes de taniouches).

            Etre un bon amant est mille fois préférable que d’être un mauvais père de famille (même si une grande progéniture est tentante).

            Malgré mon nombrilisme je suis sensible aux tracas des autres (je parle bien d’empathie pas de polissage de mon ego), mais le montrer est une faiblesse (pire encore que de pleurer, en public ou non), je cherche à rester impénétrable à ce que je perçois et ressens. Je pense que beaucoup de « melons » sont comme ça (et je ne pourrai leur donner tort).

            Ce qui naturellement était de l’empathie ne sert plus en fin de compte qu’à berner les gens, si exceptionnellement je fais preuve de bonté ou de gentillesse c’est uniquement pour me convaincre moi-même que je suis un mec bien (avec le recul c’est l’impression que j’ai).

            Pour faire de l’esprit (et être redondant) : les pensées n’ont pas de piquants c’est pourquoi les femmes préfèrent les roses.

          • Plutôt qu’écouter les mecs qui parlent des femmes avec tout les prismes déformants qui vont avec, pourquoi ne pas parler directement avec les femmes ? C’est interdit ? Certes les gens ne disent pas toujours la vérité sur eux-mêmes, mais c’est toujours moins déformé qu’en passant par l’interprétation de personnes qui ont aussi des intérêts à se tromper et mentir.

          • Salut, Elfe.
            Les gens ne disent jamais la vérité sur eux-mêmes (à part pour défoncer une porte ouverte et avoir l’air crédible), c’est comme ça qu’on fonctionne. C’est « le désenchantement de la connerie », comme quelqu’un me l’avait -justement- fait remarquer à mon adolescence, pour me remettre en place sur mes principes et mes « idéaux » un tant soit trop « fleur bleue » (même si ça me faisait enrager, c’était pour m’éviter la dé-con-fiture).

            Le plus intéressant c’est qu’au final on sait que ce que ce l’on nous dit est faux mais l’on préfère y croire (c’est bien plus simple, non ?).

            Il ne faut pas prendre ça (les témoignages des Dr Love) comme paroles d’évangiles (que ça soit les filles qui parlent des mecs ou inversement), mais c’est une erreur plus grande encore de croire que tout est faux.

            Je ne cherche pas à stigmatiser les femmes (d’ailleurs ce n’est pas un travail sur soi) ou les hommes, il n’y a pas un sexe plus franc ou honnête que l’autre, on veut tous la même chose : profiter sans contrepartie (ou presque).

          • Ouais enfin avec une vision des êtres humains aussi négative tu vas pas aller loin. C’est en supposant que les gens sont de lamentables hypocrites obsédés par leur petite personne, qu’on attire justement cette catégorie-là. Faut être un peu fort et croire qu’il existe des gens un peu plus intéressants que ça.

          • Ouais, non pas du tout.

            Les gens disent ce qu’ils croient qu’ils devraient croire.
            Ils croient qu’ils devraient croire ce qu’ils ont appris et qu’ils n’ont pas remis en question.

          • à partir de cet état de fait, que faire : remettre en question leurs croyances pour les aider à y voir plus clair.

            Et pas : se demander comment exploiter cet état de fait pour se flatter l’égo en ignorant la possibilité d’arranger les choses pour soi ET pour les autres en remettant en question les dogmes.

          • Je n’ai pas une vision si mauvaise des gens, je parle juste de préservation
            Je n’ai pas dit qu’on était tous pourris, juste que les concepts de « beauté intérieure » (plus on le dit plus ça a l’air bête) n’affecte pas notre façon de chercher des partenaires.
            Il n’empêche que notre espèce est des plus surprenantes, mais il serait bon qu’on arrête un peu de se prendre pour des « divinités » (ou des « démons »…).
            Pourquoi ne veille-t-on plus nos morts ?

            Que l’égoïsme soit avoué (enfin faut déjà s’en rendre compte) ou non, il n’enlève rien aux qualités des personnes (l’idéal est un but pas une fin). L’altruisme est-il vraiment l’opposé de l’égoïsme ? (je ne dis pas que cela revient au même)

            La citation est facile, d’accord, mais elle a le mérite d’être pertinente :
            « Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière et du boulanger que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu’ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme »
            Ca ne fait pas de nous des crapules, et n’empêche personne de faire preuve de bonté.

            @Ribz : Je pense sincèrement que les gens peuvent s’améliorer et évoluer (encore heureux vu que je ne suis pas hors du commun). En revanche la niaiserie (ce n’est pas toi qui est visé) n’est pas une qualité (obviously obvious), même emballée avec du papier fluo.

          • Ok, va falloir définir égoïsme.
            « chercher à satisfaire ses propre intérêts », c’est pas de l’égoïsme.
            « chercher à satisfaire ses propres intérêts au détriment de ceux des autres », c’est de l’égoïsme.

            C’est amusant, on parlait un peu de ça sur un des derniers articles de l’Elfe :
            http://www.tetedequenelle.fr/2012/06/parti-pirate-revenu-de-base/

            Il semble que donner, en ne pensant pas uniquement à son propre intérêt, ça soit profitable, alors que donner au compte-goutte en s’attendant à recevoir beaucoup, ça soit de la connerie. À l’échelle de l’individu, et à l’échelle des sociétés.
            (Ça pue un peu le christianisme de base, pourtant spas du tout mon truc.)

            Tu avais peut-être l’impression que l’altruisme est au service de l’égoïsme, parce que tu avais mal défini l’égoïsme ? non ?

          • Non, l’égoïsme ne fait pas obligatoirement au détriment d’autrui, c’est s’occuper uniquement des ses intérêts. Je ne sais dire si l’altruisme est au service de l’égoïsme, en tous cas ils se rejoignent.
            L' »individualisme » c’est pour faire plus propre, on a peur des mots.

            Pour les histoires d’ordre politique : quand on veut la lune, on est content que quelqu’un nous la promette.

          • Ok, j’essaye une autre façon de le dire :
            Se préoccuper uniquement de ses intérêts, en quoi est-ce de l’égoïsme, si ça ne se fait pas au détriment des autres ? Si ça ne se fait pas au détriment des autres, qu’est-ce qu’on a à y redire ?
            => pas au détriment des autres = pas de l’égoïsme.

            C’est quasiment le seul contre-argument auquel on ait eu droit sur cette page « Mais heu, en fait les gens altruistes, ils sont égoistes aussi, ils font ça pour eux ! Pour leur intérêt ! Comme moi quand je dupe et que j’arnaque, c’est comme de l’altruisme, c’est de l’égoïsme tout pareil ! »
            Arrêtez avec ça, c’est un peu bas de plafond.

            Pour les histoires d’ordre politique, je me méfie un peu de ceux qui promettent, mais les bonnes idées j’aime bien.

          • Grand bien te fasse alors, sache que si ce n’est pas toi ce sera donc un autre. Quand je dit que les mots font peur.

            « « Mais heu, en fait les gens altruistes, ils sont égoistes aussi, ils font ça pour eux ! Pour leur intérêt ! Comme moi quand je dupe et que j’arnaque, c’est comme de l’altruisme, c’est de l’égoïsme tout pareil ! » »
            Je ne l’ai jamais dit ou pensé (dire qu’ils ne sont pas totalement opposés n’en fait pas des synonymes…), il faut arrêter les raccourcis (surtout celui-là).
            Une personne égoïste peut faire preuve de bonté, on n’est pas noir ou blanc. C’est toujours le même problème : l’être humain est l’espèce dominante mais on s’idéalise comme si nous étions des dieux.

            Dire que l’altruisme est de l’égoïsme peut être tentant mais c’est manquer de jugement (et on ne me le fera pas dire). En revanche l’individualisme en est, qu’on veuille le reconnaître ou non.

          • Si ce n’est pas toi qui donne des coups de fouets à ces eclaves, ça sera donc un autre.
            Si ce n’est pas toi qui consomme ces produits malsains, ça sera donc un autre.
            On va juste survoler le point Godwin sans s’y arrêter, si tu veux bien !
            Chouette état d’esprit, bro.

            C’est toi qui te réfugies derrière des mots, tu balances un « individualisme » pour clore le débat en refusant de débattre de concepts. « l’individualisme c’est mal », parce que ..? Parce que ça se fait au détriment d’autrui, peut-être ?

          • Rien à voir (le point godwin et le délire sur l’esclavage)…
            « Si ce n’est pas toi… », c’est juste pour imager l’opportunisme (si ce n’est pas toi c’est donc un autre qui en profitera), expression mal choisie je la pensais connue (sans condescendance).

            Je n’ai pas dit que l’individualisme est mal (mes commentaires parlent justement de ça),
            c’est juste dommage qu’on ne veuille pas se regarder en face. On dirait qu’il n’y a plus de place pour l’introspection, on s’idéalise (ce n’est même pas un but), on se conforte.

            Après je ne refuse pas de débattre. Confronter des idées est intéressant, l’acquiescement ou le refus immédiats ne sont pas productifs.

            En revanche j’ai l’impression que ça tourne plus à une bagarre qu’à un débat, vexer n’était pas mon intention.

          • « On dirait qu’il n’y a plus de place pour l’introspection »
            Ah ouais, quand même.

            Pas de bagarre ni de vexation, t’inquiètes.
            Jpense qu’on peut être d’accord pour ne pas être d’accord, plutôt que de troller plus avant.

        • Je crois que tu schématises un peu trop. Quand quelqu’un nous plait, c’est normal d’avoir l’espoir de plaire aussi, et c’est (un peu) normal d’espérer qu’il y ait une méthode pour faciliter le retour des choses. (Au moins pour le « débutant amoureux », quand on n’a pas encore appris à encaisser les déceptions, et qu’on a trop tendance à s’investir dans des obsessions fantasmées passionnelles…). Qu’on soit homme ou femme. Des méthodes de drague, il en existe autant pour les hommes que pour les femmes, autant venant de le part des femmes que des hommes. Et être gentil, entre autres méthodes proposées, ça semble assez logique que ça facilite le retour des choses (Sauf que c’est rarement la méthode proposée, justement, même si c’est ce qui viendrait naturellement à l’esprit.). Mais on peut être gentil à la fois en espérant un retour des choses, et parce qu’on pense que l’autre mérite notre gentillesse. L’un n’empêche pas l’autre.

          Et dans une certaine mesure, je crois effectivement que tout le monde, hommes comme femmes, est, jusqu’à un certain degré, « manipulable » dans ce domaine. On n’est pas des machines, mais on a tout de même tous nos schémas de fonctionnement, dans une certaine mesure. La psychologie, la psychiatrie, la psychotruquechosie en savent quelque chose.

          Et je crois qu’il y a toujours une part de ce genre de fonctionnements (schématiques, mécaniques, déterministes, « prévisibles » pour un spectateur extérieur, mais pas très rationnels) dans le commencement de toute relation, que les participants en soient conscients ou pas. Par exemple, je pense que les circonstances, indépendamment de la volonté et du « libre-arbitre » des deux participants, peuvent tout à fait se conjuguer avec ces mécanismes et provoquer une relation qui n’aurait pas pu avoir lieu autrement.
          C’est un peu répugnant à admettre, mais c’est forcément vrai à un certain niveau.

          Maintenant, certains n’ont aucun remord à utiliser quelques astuces pour arriver à leurs fins (Astuces qui semblent fonctionner, d’après ce qui se dit… Mais le facteur « Plus on essaie, plus on a de chances de finir par réussir à quelque chose avec quelqu’un. » a aussi son rôle, donc je n’en sais rien.), et d’autres trouvent tout à fait abjects de réduire à de simples machines des personnes qui devraient plutôt nous attirer parce qu’on les apprécierait, et, de fait, « draguer sans estime ». Personnellement, c’est mon cas, je serais incapable d’être attiré par quelqu’un que je saurais avoir « manipulé » sans qu’il en ait conscience.

          Mais bref, je ne pense pas que ça soit réservé aux hommes plus qu’aux femmes.
          Et je ne pense pas que l’idée de Poire trahisse une pensée « Les femmes sont des choses. Elles doivent obéir au désir de l’homme quand il les programme bien. ». Ça trahit juste un désespoir grandissant pour celui qui est constamment rejeté sans en connaître la raison, et qui aimerait, juste une fois, ne pas être rejeté, mais qui n’a aucune assurance que ça puisse se produire un jour. Donc qui espère, oui, qu’il existe une solution, donc une méthode miracle (c’est à dire une « action » qui vienne de lui-même) pour que les choses changent, puisque personne ne peut lui démontrer que le simple fait de rester lui-même suffira à ce que la chance lui sourie un jour. Et comme « solution » désespérée, certains décident de changer leur comportement, tandis que d’autres décident de multiplier les occasions de rencontrer des gens.

          (Et bien sûr, tu n’auras certainement pas manqué de remarquer que tout ça est étroitement lié avec la propagande omniprésente de « L’amour, c’est bien, l’amour, c’est beau, l’amour, c’est le seul vrai bonheur. » qui finit par être gravée en nous comme une vérité absolue, et qui engendre donc ce désespoir inévitable…)

          • « Et être gentil, entre autres méthodes proposées, ça semble assez logique que ça facilite le retour des choses (Sauf que c’est rarement la méthode proposée, justement, même si c’est ce qui viendrait naturellement à l’esprit.). »

            Ça semble assez logique ..? Pourquoi ?
            T’es souvent attiré par des filles « gentilles » mais repoussantes ..?..
            .. Ou plutôt par des filles séduisantes mais pas forcément gentilles ?

            Il y a deux axes : séduisant/repoussant et « démonstrations de gentilesse »/ »démonstration d’indifférence ».
            Pas nécessairement de corrélation entre les deux.

            Maintenant, une gentillesse gratuite et justifié (soutien, empathie, curiosité, don de soi …), ça plait à tout le monde.
            Une gentillesse univoque de la part de Poire, dirigée mielleusement vers Cerise, ça ne trompe pas la pire des pommes, surtout quand Poire fait sa crise de nerf/dépression/retournage de veste et qu’il se transforme en sorbet à la poire glaciale pour se venger de Cerise ..
            C’est pas d’être gentil le problème évoqué dans l’article, c’est de faire semblant de l’être. Même en ayant l’impression d’être plein de bonnes intentions, on peut avoir une conception assez basse de la gentillesse, comme Poire.

            « Et je ne pense pas que l’idée de Poire trahisse une pensée type les femmes sont des choses elles doivent obéir au désir de l’homme quand il les programme bien.  »

            Poire est « gentil », mielleux, et prévenant avec tout le monde ? Ou surtout avec les jolies filles ..?..

          • Très juste, je n’ai tellement rien à ajouter à ton commentaire que je vais apporter un message personnel. Moi la gentillesse, j’aime ça, ça fait partie des rares choses qui me font craquer. La vraie gentillesse bien sur. Par contre les mecs qui rendent tout plein de services à limite devenir ton larbin, non. Et ce n’est pas une question de dominance « l’homme doit être dominant gnignigni » comme disent les players (et leur égo monstrueux). C’est une question de sincérité. Tu vois bien que c’est hypocrite, tu vois bien quand le gars se met en quatre pour toi, mais pas pour untel ou untel, que si t’étais un mec ou si t’étais grosse, tu pourrais aller brosser pour qu’il te prête sa gomme. Tu vois bien, au final, que ça n’a rien à voir avec TOI, mais ce qu’il imagine de toi, et même ce qu’il imagine pouvoir faire avec toi (je parle pas que de sexe, mais toutes sortes de projection: avoir une petite copine, se marier, etc. Dans son imaginaire, tu joues le rôle de la crucruche à qui il offre des fleurs et qu’il chérit jusqu’à la fin de ses jours, ou jusqu’à ce qu’elle prenne 10 kg).

          • Déjà oui je schématise, mais j’ai beau schématiser, la majorité des personnes comprennent de travers, donc je vais éviter de faire dans le trop subtil.
            Ensuite alors oui il y a une part important de désespoir dans le comportement de Poire. Mais je crois que ce serait bien moins pire sans le sexisme. Poire est un homme dans un monde masculin. « La femme » est pour lui cet « autre » inquiétant, jugeant, et tellement éloigné de lui, mais dont, au final, dépend son bonheur. Il a cet abîme à franchir, qui sépare les genres.
            Poire est un garçon qui a peur de l’inconnu. De l’autre côté du gouffre, lafâme inquiétante. Mais de son côté, certains en reviennent et lui disent tout ce qui se passe là-bas. Vision culturelle déformée, pour Poire c’est comme voyager en lisant un guide touristique: lafâme est comme-ci, lafâme est comme ça, voilà comment fonctionne lafâme, le manuel de lafâme en trois volumes, le blog de player69 qui lui explique comment séduire lafâme en 7 étapes faciles, quelques élucubrations débiles sur l’instinct maternel et la propension irrépressible à la reproduction de lafâme, des histoires de mariage qui parait-il intéressent lafâme, quelques blagounettes innocentes sur le cerveau Ô combien différent de lafâme, mais lafâme appartient-elle à l’espèce humaine, en fin de compte?

            Si Poire s’apercevait que cet abîme n’existe pas, il verrait que les femmes sont des êtres humains comme lui. Qu’elles ne sont ni les anges, ni les démons représentés dans la culture masculine. Qu’elles respirent comme lui, transpirent comme lui quand elles font des efforts, mangent et vont aux toilettes, et pas pour se repoudrer le nez, non, juste pour faire caca. Certes, la culture des genres existe, et modèle un peu nos centre d’intérêts, mais il y a quand même une grosse exagération dans le comportement des gens vis à vis des genres, comme si les hommes et les femmes étaient deux espèces vivant sur des planètes très éloignées (il y a d’ailleurs une bouse intersidérale portant tristement le nom de livre, « les hommes viennent de mars et les femmes de vénus » qui renforce ces croyances débiles avec des justifications naturalistes complètement idiotes, du genre les hommes peuvent pas chercher le beurre dans le frigo parce qu’ils sont des chasseurs….).

            Je crois que cette peur des femmes renforce l’attraction exercée par le genre féminin, mais de façon tout à fait absurde. Le besoin de sexe c’est tout à fait naturel, enfin je pense. Mais l’obsession, je crois que c’est quelque chose de très artificiel produit par notre société.

          • Ribz,

            (Ce réseau de commentaires est assez fourni. Donc j’ai hésité quelque jours à répondre ça. Je ne réponds pas non plus à l’elfe plus bas. Ce qu’elle dit n’est pas faux, mais je ne sais pas si on est un peu hors sujet l’un par rapport à l’autre. Quand je n’arrive pas à voir une structure « mathématique » dans un débat -liste d’arguments distincts, positions défendues par chacun, et enchaînements causaux de propositions-, je n’arrive plus trop à suivre au bout d’un moment. Donc je réponds juste à ça : )

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            « Et être gentil, entre autres méthodes proposées, ça semble assez logique que ça facilite le retour des choses (Sauf que c’est rarement la méthode proposée, justement, même si c’est ce qui viendrait naturellement à l’esprit.). »

            Ça semble assez logique ..? Pourquoi ?
            T’es souvent attiré par des filles « gentilles » mais repoussantes ..?..
            .. Ou plutôt par des filles séduisantes mais pas forcément gentilles ?
            __________________________________

            Je ne sais pas.

            Il m’est arrivé, quelques rares fois, de sentir quelque chose comme de la « répulsion » pour des filles trop gentilles (Mais peut-être à raison : Un fille trop gentille peut exprimer son attirance. Et une attirance qui n’est pas réciproque, parce que, par exemple, trop précoce dans l’échange et la connaissance qu’on a de l’autre, peut faire peur, provoquer une sorte de malaise vis à vis de la façon dont l’autre construit son fantasme déréalisé, et donner la sensation qu’on risque de blesser l’autre, ou ne pas être capable de le repousser si le besoin se présente.).

            Il m’est aussi arrivé de ne pas sentir d’attraction pour des filles un peu gentilles qui ne m’intéressaient a priori pas physiquement. Et puis, finalement, en y repensant plus tard, et en les connaissant mieux, les trouver intéressantes (entre autre chose, parce que gentilles) et attirantes (entre autre chose parce qu’intéressantes).

            Il m’est arrivé (surtout quand j’étais plus jeune d’une ou deux dizaines d’années) de construire une attirance d’abord sur le physique pour vaguement chercher ensuite des critères intellectuels qui appuient mon attirance.

            Il m’est aussi (et surtout) arrivé de construire mon attirance principalement sur mon désespoir persistant de célibataire, et sur deux grains de poussières de critères vaguement « objectifs » (« elle est plutôt jolie », « c’est ma voisine », « elle m’a parlé », « on est côte à côte en cours », « elle a rigolé à ma blague », etc.)

            Mais il m’est surtout arrivé de construire mon attirance à partir d’un ensemble d’informations et d’échanges que j’accumulais au fil du temps sur une personne, en construisant ce qu’on peut appeler une « amitié », principalement via internet, quitte à idéaliser son aspect physique avant de la connaître, être « déçu » plus tard en le découvrant, et finalement passer outre et apprendre à apprivoiser son physique pour finalement l’ajouter à mes critères de beauté. (Puisque la beauté, c’est principalement ça : Une base qui correspond à des traits physiques moyens, standards, qui expriment instinctivement la bonne santé, à laquelle s’ajoute un ensemble de traits physique qui correspondent aux personnes qu’on rencontre et apprécie dans notre vie, ou à diverses expériences qui touchent un point sensible inconscient. Donc nos critères de beauté évoluent, presque imperceptiblement, au fil du temps.)

            Et il m’arrive assez souvent (de plus en plus) de trouver des filles (Et je me rends compte à l’instant que je n’ai fait qu’utiliser le mot « fille »… Je déteste ce mot. « fille », « garçon »… Les gens d’aujourd’hui n’atteignent plus la maturité…) physiquement attirantes pendant une demie seconde, et me raisonner automatiquement si je découvre des stéréotypes dans son accoutrement ou son comportement (maquillage, bijoux, talons, etc.) qui me font aussitôt penser « personne sans intérêt » (Bien qu’un peu rapidement, gratuitement et injustement, sans doute.). En règle générale, je me méfie de la beauté standard. Ou quand je me contente de l’apprécier, la beauté, je ne cherche pas à fantasmer sur la personne, juste apprécier dans l’instant le plaisir d’observer ses traits, d’un point de vue esthétique (Bien sûr, en relation avec tout un paquet de critères inconscients accumulés jusque là, notamment ma symbolique de la femme.).

            Je me souviens pas avoir jamais été attiré par des filles/femmes belles mais méchantes.

            Donc est-ce qu’user de la gentillesse pour attirer me semble assez logique ? Oui, intuitivement, ça me semble assez logique, même si je l’ai surtout expérimentée en tant qu’acteur plutôt qu’en tant que cible. Dans la position inverse, peut-être que je ne penserais pas la même chose.

          • Well, tout à fait juste et intéressant, ton message, Personne ..

            Et surtout, tu résumes assez bien l’article de l’Elfe, au début de ton message : une certaine gentillesse peut participer à la séduction, mais pas un dévouement génant utilisé à mauvais escient, qui est même clairement contre-productif .. C’est un problème chez pas mal (je crois) de jeunes, un genre de « sexisme angélique » peut-être, dû à une mauvaise compréhension du féminisme, où une incohérence sociale entre le conditionnement des filles et des garçons, ou que sais-je encore …

            En tout cas, ça vaut le coût d’y réfléchir, surtout pour les jeunes en question. Ça ne répond pas à toutes les questions de ce qui fait la séduction (ton message est une ouverture sur le sujet ..), mais au vu des réactions épidermiques dans les commentaires, c’est une foutue mission de santé publique de pousser certains à apprendre à revoir leur conception de .. Bah, de n’importe quoi, même de trucs simplement évidemment logiques comme ça.

          • bah, c’est sur le même principe que le « racisme angélique », et c’est un truc tellement répandu, ça m’étonne de pas lire l’expression plus souvent. L’expression est libre de droit, feel free.

            (au temps pour moi, le « choper » m’a echappé, je cherchais un biais pour faire entrer ton message dans je sais plus quel crâne épais.)

        • Si plus personne ne fait de bébé, l’humanité s’éteint. Si on en fait, c’est dicté par notre instinct de survie. Si on a tant envie de baiser, c’est aussi pour cette raison. Trouver quelqu’un pour perpétuer l’espèce est aussi vital pour nous que manger ou dormir. Après élever l’enfant tout seul, en couple, c’est plus une question de facilité, de choix et tout.

          Être nice guy c’est quoi? Je me suis pas mal posé la question en me considérant moi-même comme tel.
          Pour moi c’est vivre pour l’autre au lieu de vivre pour soi, faire des choses pour l’autre que l’on ne ferait pas soi-même. C’est comme dit dans l’article, ne pas être dans l’échange mais mettre l’autre sur un piédestal, le considérer comme supérieur, être un carpette et ne pas s’assumer soi-même, ne pas s’affirmer.

          J’étais comme ça, et puis j’ai fini par murir et par comprendre qu’il fallait d’abord exister pour soi avant de se confronter aux autres. Maintenant je ne vis plus pour les filles (je suis un séducteur né), mais pour moi-même. Je développe ma personnalité selon mes envies, si ça plait, tant mieux, sinon tant pis.
          Mais c’est moi et je me sens bien mieux comme ça, parce que j’existe.

          • Y a des gens qui baisent pas et d’autres qui font pas d’enfants et ils se portent très bien, merci pour eux.
            Faudrait arrêter de justifier n’importe quel désir ou comportement par « c’est l’instinct ma bonne dame ». ça ne veut absolument rien dire. Instinct mes couilles. Le désir est construit, la sexualité est construite. L’instinct c’est un mot bête qu’on plaque bêtement sur ce qu’on ne comprend pas.

  3. super article!
    « mais en particulier pour ceux qui se piquent de faire partie du genre dominant. »
    (définition du wikidictionnaire : se piquer de=se vanter de)
    Sauf que les poires, et même les melons s’en défendent toujours, d’en faire partie, du genre dominant. Ce qu’ils adorent, les poires, c’est de dire que les « victimes », c’est eux (parce que ces ingrates de cerises et autres bananes ne considèrent pas forcément la gentillesse comme une injonction à se les taper, comme tu le dis si bien)! Pourtant, le début de l’honnêteté, dans les relations de genre, c’est de savoir ou l’on est situé réellement/matériellement (plutôt chez les dominants ou plutôt chez les dominés, pour faire grossier).

    • Les players adorent se considérer comme dominants parce que c’est le seul moyen qu’ils voient de se sortir de leur état de victime. Et aussi parce qu’ils ont la tête pleine de conneries. Quand ils constatent qu’il y a une domination d’un genre sur l’autre, plutôt que de remettre en question cet état de fait, ils essaient de correspondre à ce que la société exige des hommes. Il y a aussi chez eux une grande crédulité par rapport à toutes les conneries naturalistes qu’on raconte à propos des sexes. Un exemple, lu à l’instant sur FrenchTouchSeduction, ouvrez grand les guillemets: « Les femmes cherchent le meilleur mâle possible pour féconder leur seul et unique oeuf mensuel.
      Les hommes ont eux pour mission de féconder le plus de femelles possible pour assurer au maximum leur descendance.
      C’est simple et juste, ce qui fait qu’effectivement, les besoins sexuels ne sont pas du tout les mêmes ! ».
      Quand on gobe ces foutaises, ça devient impossible de remettre en question les normes de genres. Beaucoup de players sont persuadés que le seul moyen de s’en sortir c’est d’être un « mâle dominant » (un alpha). Poire, lui, considère d’un oeil un peu suspect cette dominance, il l’associe à de la méchanceté, alors qu’il cherche lui-même une sorte de domination plus subtile (« obtenir » les faveurs d’une femme).

      • Juste pour ajouter que le fait de savoir que l’on est a priori dans le groupe dominant n’entraîne pas pour autant nécessairement (même si dans la réalité c’est souvent le cas) un comportement de dominant (c’est par exemple, le cas de rares hommes féministes). C’est à dire qu’ils continuent à bénéficier de certains avantages ( ils sont énormément moins voire pas du tout harcelés sexuellement dans la rue ), mais ils ont également pris conscience de faire partie de ce groupe et d’avoir des pratiques actives qui vont avec ( par exemple couper la parole ( cf étude disponible sur lmsi ) ), qu’ils peuvent, en fonction de leur degré d’engagement politique, essayer de modérer. L’exemple que tu donnes du « player », c’est le cas d’un homme qui prends conscience que faisant partie du groupe des hommes, il peut acquérir des pratiques de dominant encore plus toxiques pour les femmes qu’il va croiser.

        • Exact, avoir conscience qu’on fait partie du genre dominant n’implique pas de vouloir être encore plus dominant. Surtout si on a conscience aussi de ce que ça implique.

  4. J’ai été Melon, longtemps, très longtemps… amoureux transit et interdit, complètement prisonnier d’une admiration exacerbée interdisant jusqu’à un regard trop équivoque… A souffrir en silence, spectateur (supposément) impuissant d’une (supposée) forme d’auto-destruction…
    Mais je ne les voyais pas comme des êtres désincarnés victimes et à secourir, juste comme des personnes faisant de mauvais choix (mais comme tout choix, on sait rarement à l’avance qu’il est mauvais)

    Pourtant je ne me suis jamais sentit « victime », et ne me suis jamais sentit « trahit » pas une rupture (pourtant j’en au connu des assez « injustes »), et surtout j’ai par la force des choses surtout bien vite relativisé tout ce merdier (c’était vitale) : ce n’était pas la bonne personne, pas le bon moment, pas les bonnes affinités ni les bonnes raisons de se mettre ensembles. C’est tout.
    Ou mieux : plus les bonnes raisons de continuer une relation qui avait passé sa période « heureuse », tout simplement.
    Et j’le vis infiniment mieux que l’époque où je cherchais 50000 raisons « claires » qui n’ont jamais existé…

    La vie est ainsi : les gens (de tout sexe et sexualités) se croisent, se lient, plus ou moins intimement, se trompent parfois, parfois ont de belles surprises, et se perdent de vue… et la fin d’une aventure n’est ni un échec ni un constat d’erreur, ça ne remet pas en question les moments certainement chouettes qui ont été partagés.

    Cessons de calculer, planifier, fomenter, ourdir, et prévoir, lâchons un peu prise et laissons nous porter, adaptons-nous aux aléas des relations plutôt que vouloir les plier à nos goûts et conceptions personnelles. :)

    • s’adapter, ce n’est pas en quelque sorte se trahir soi-même et faire voir à l’autre une facette modifiée de ce que l’on est réellement?
      Accepter, respecter l’autre dans une relation quelle qu’elle soit mais ne surtout pas s’adapter à l’autre en lui faisant miroiter des choses qui ne sont pas nous…

      • Je n’ai jamais parlé de s’adapter « aux autres » (se forcer à être différent dans ta vision).
        Je n’ai jamais parlé de faire semblant d’être, bien au contraire. (mes termes sont peut-être mal choisis)

        Je parle de composer avec le hasard des rencontres, savoir voir le bénéfique dans une relation (de quelque ordre que ce soit) en prenant l’autre tel qu’il est, ou bien au contraire comprendre ce qui ne colle pas et avoir le courage d’y mettre fin si ce n’est plus envisageable.

        Je laisse pousser mon jardin chez moi de façon assez proche de la nature telle qu’elle pousserait sans trop de contraintes : je m’adapte à elle.
        Plutôt que faire comme 99% des apprentis jardiniers, à tout couper partout, tondre raz et donner des formes absurdes à leurs arbres et arbustes.
        ça ne m’empêche pas d’être moi-même :)

        Tout le monde adapte (ce qu’il est) en fonction de ses relations : je ne rigole pas des mêmes choses avec ma mère, avec ma copine et avec un ami sur le net par exemple…

        Tu n’as qu’une personnalité rigide, monolithique et résolument monotone 24H/24 tout au long de ta vie quelque-soit la personne en face ?

    • Quand tu dis que tu as été Melon, tu ne veux pas plutôt dire que tu as été Poire (comme l’ensemble du message semble le suggérer)?

  5. Ah !! Merci pour cet excellent article !!

    Des mecs vraiment gentils, il y en a soit-disant plein sur Internet… Dans la réalité, beaucoup moins. Bien sûr, il y en a qui vont te dire « hé t’as de beaux yeux » et qui après se vexent si t’es pas intéressée –‘. Mais ça, ce n’est pas de la gentillesse, c’est de la manipulation.

    Sinon, (3615 my life) j’ai visité l’expo « Crumb » (auteur de BD que je connaissais pas trop trop, mais apparemment il est connu pour sa misogynie, ce que j’ignorais) et j’ai eu droit à une ènième version de l’histoire de poire dans l’une de ses BD, « my troubles with women » où il raconte combien il était méprisant pour les filles, mais que bon, elles aiment les goujats (« désolé pour les féministes » précise t-il)

    –‘

  6.  » Ca ne lui vient pas à l’esprit que les filles ont des relations sexuelles tout simplement quand elles sont attirées sexuellement par quelqu’un »

    Haaaa en fait Poire est moche, Melon est beau, et poire n’a pas le droit de se plaindre de la superficialité de Cerise qui préfère retourner avec un beau Melon plutôt que de tenter avec Poire qui parait gentil et, quand même, moins prompt à la faire souffrir ?

    • Parce que toi, si une fille était gentille avec toi mais que tu la trouvais moche / qu’elle ne t’attirait pas du tout, tu te dirais « allez, soyons fou, « tentons » elle est sympa après tout »? tu coucherais avec elle, t’engagerais dans une relation amoureuse sans en avoir envie « pour voir »? aaah la superficialité des fâmes! il faut voir la beauté intérieure nous dit-on! le mythe de quasimodo ! Évidemment cette injonction n’est faite qu’aux femmes, qui par ailleurs se doivent d’avoir un physique irréprochable. (Esméralda est une bombe atomique, évidemment). Bon, le désir ça ne se contrôle pas, désolée, et ce n’est pas affaire de « superficialité ».

      Juste pour dire aussi, je pense que les Poire enchaînent les râteaux parce qu’ils sont les artisans de leur propre malheur : leur « gentillesse » étant un rôle qu’ils endossent dans le but de trouver femme, ils annihilent leur personnalité (en présence de toute femme) et empêchent celle de l’autre de s’exprimer (il ne faudrait pas se fâcher avec une potentielle future épouse).
      Je dis ça parce que j’en connais un. J’ai vite compris en discutant un peu avec lui qu’on était plus faits pour se taper sur la gueule que pour sympathiser (chaque fois qu’on aborde un sujet sérieux, le clash total, on a des vues teeellement à l’opposé — et je vois le mouvement de répulsion qu’il s’empresse de contrôler, êtregentil nepassefacher et hop change de sujet), alors je ne comprenais pas pourquoi il continuait d’être si gentil avec moi, me recontactant sans cesse, m’invitant très régulièrement à sortir, etc., et s’acharnant malgré mes refus répétés, tout cela en sachant qu’on ne pouvait pas aborder le moindre sujet viable sans avoir envie de s’étriper, qu’on a absolument RIEN à partager. S’acharnant dans son rôle de victime et faisant de moi une fâme cruelle (je fais quoi? j’essaie de lui faire comprendre gentiment qu’il m’emmerde, on va me dire que je suis « ambiguë » ; si je l’envoie chier violemment, on me dira que je suis trop méchante avec ce gentil garçon.) Et ne me dites pas qu’il a eu un « coup de foudre » sur moi et que le pauvre est juste très amoureux : ce mec, chaque fois que je le vois il a une histoire à me raconter, toujours la même : « cette fille je croyais que « ça » allait « marcher » avec elle, parce que on discutait c’était sympa elle avait l’air de m’apprécier, on a bu un café / été au ciné ensemble, eh ben elle m’a quand même mis un râteau ! et maintenant elle sort avec un autre!! pourquoi pas moi?? décidément je ne comprends pas les femmes je suis bien malheureux! pourtant je suis très gentil et je serai totalement fidèle à vie et jamais je ne ferai de mal à une femme » etc etc. Il passe sont temps à « chasser », mais de façon « romantique », c’est à dire qu’il recherche « une femme pour la vie » en était extrêmement « gentil » avec TOUTE individue de sexe féminin qu’il croise (sauf les trop grosses à son goût, ah oui lui il a le droit d’avoir des critères physiques), donc oui il s’en fout de leur (nos) personnalités, il a juste une case vide « femme » à remplir dans sa vie et n’importe laquelle fera l’affaire. (ce qui rejoint les réflexion sur le « couple » comme modèle de bonheur obligatoire etc.) Tout ça pour dire qu’en agissant ainsi, à mon avis il se grille toutes les chances d’une rencontre possible, y compris avec celles qui auraient pu avoir un feeling avec lui. (pour se rencontrer il faut un minimum être « soi-même » et s’intéresser à l’autre en tant que personne me semble-t-il.)
      Bref du coup le coup du « les femmes sont injustes aucune ne s’intéresse à moi » et autre « elles sont superficielles et donc ne me voient pas » (moi qui suis un mec profond), c’est quand même un bon moyen pour ne pas se remettre en question.

    • Zbn: Melon considère peut-être un peu moins les filles comme des aliens venus d’une autre planète, peut-être a-t-il moins de difficulté à se rapprocher d’elles, peut-être est-il moins complexé par son état d’homme et parvient-il plus facilement à se retrouver dans des contextes propices à une partie de jambe en l’air. Tout résumer à une question de beauté, c’est vraiment prendre les gens pour des cons.

      • Mais oui, ouvre un peu les yeux.
        Tu te rends pas compte de la crétinerie de tes articles.
        Là c’est vraiment Melon est beau, Poire est moche, donc voila. Et Melon n’a qu’un seul trait de caractère, il est trop gentil, et après tu traites les gens de cons, laisse moi rire !

        • Chère Elodidie
          -Tu es incapable de différencier un melon d’une poire (vu que tu confond les deux manifestement ici)
          -Tu comprend rien à l’article et tu essaies de blâmer ça sur la connerie des autres
          -Et tu comprend pas la vie non plus

  7. C’est pas la première fois que je lis ce genre d’ « histoire ».
    Ce que je comprends pas, c’est qu’elle est systématiquement observée sous l’angle du patriarcat… Vous n’avez jamais entendu parlé du phénomène symétrique, « les hommes sont tous des salauds » et le mythe des filles trop gentilles ?

    • Je ne crois pas que beaucoup de filles passent leur temps à être gentilles avec les hommes et à les consoler de leurs ruptures amoureuses tout en étant secrètement « amoureuses » d’eux et en espérant coucher avec eux en échange de leur gentillesse. Et tout en se plaignant de leur comportement auprès des autres filles. Je ne dis pas que ça existe pas, tout peut exister, mais ça ne me semble pas être un phénomène de société.

      • Je fréquente un forum sur la virginité tardive (pas doctissimo ;) ), et il y a à peu près autant de filles que de garçons (le désert affectif fait rarement de distinctions basées sur le sexe).

        Et les comportements sont quasi identiques : il y a des témoignages de filles qui tombent amoureuses de leur meilleur ami et qui cherchent à attirer leur attention (ce qui est décrit dans l’article), des témoignages de filles qui se résignent, des témoignages de filles qui maudissent les hommes parce que ci ou ça…
        J’ai dit quasi, parce que pour l’instant, aucune fille du forum que je fréquente n’a franchi la ligne en devenant « playeuse » (si tant est que ça existe, ces communautés étant essentiellement masculines).

        En tout cas merci pour tous les « puceaux » que vous balancez au gré de vos réponses, ça fait toujours plaisir de se faire égratigner gratuitement par des gens qui se targuent d’avoir des valeurs.

        • Déjà je trouve ça con de trouver que puceau est une insulte quand on l’est. Peut-être le terme est-il un peu trop familier, je sais pas. En tous cas si tu considères que c’est insultant d’être ce que tu es, je te plains.
          Ensuite je trouve ça un peu dommage d’être inscrit sur un site de personnes vierges et qui considèrent cela comme un problème (car oui on peut être vierge/puceau sans considérer cela comme un problème) tout en n’ayant jamais remarqué qu’il y a, chez au moins certaines de ces personnes, des problèmes liés au patriarcat et au sexisme. Ca m’étonnerait fort qu’il n’y en ait pas.

          • Si pour toi puceau n’est pas une insulte, tu viens quand même de me traiter de con. Re-merci.

            Et sinon, être vierge ne serait pas un problème si y avait pas des gens pour décréter à ta place de ce qui est ou non un problème pour toi.
            Mais je n’ai pas spécialement envie de parler de ça ici plus longuement non plus.

          • Je pense que tu es quelqu’un d’exceptionnel. Tu as eu le courage à un moment donné dans ta vie de faire ton sac et partir faire le tour du monde, et ça je l’admire. Sincèrement. Et tu parviens à avoir une vie sentimentale malgré de probables aléas matériels, et ça aussi c’est un tour de force.

            Sauf que tout le monde n’est pas toi. Tout le monde n’a pas ta force, tes aspirations, ta facilité. Et ça tu laisses vraiment l’impression de ne pas le prendre en compte.
            Tout le monde ne peut pas partir faire un tour du monde. Et je ne parle pas de l’aspect financier : c’est un choix dont on peut avoir peur des conséquences. On peut avoir peur de quitter ses proches, on peut avoir peur de pas être à la hauteur de la logistique, on peut avoir peur de se perdre, de la barrière de la langue…
            Tu as surmonté probablement ces peurs. Tout le monde ne peut pas le faire. Et ceux qui ne peuvent pas le faire ne sont pas des « ratés », des « loosers ». Ils ont juste leurs propres inhibitions, nourries par leur histoire personnelle.

            C’est exactement pareil pour le sexe. Combien de fois ai je entendu de « taka » ou « yaka » ? « Taka » sortir en boite, « taka » aborder dans la rue, « yaka » être naturel… J’ai eu le droit à des tas de leçon de morales, et un petit tour sur ces forums que tu refuses de t’abaisser à aller voir montre que je suis pas le seul. Peut-être est-ce une injonction du patriarcat que tu dénonces. Ou peut-être est-ce que le problème de la virginité tardive et de la misère affective est orthogonale à celui du patriarcat, vu que cette invitation au « naturel », je l’ai déjà entendu moult fois, bien qu’en grattant un peu on se rend compte que tout le monde a sa propre définition du naturel.
            Toujours est-il que ta facilité dans les relations amoureuses n’est pas partagé par tous. Oui, j’ai peur d’exprimer verbalement mon attrait pour quelqu’un, oui j’ai peur de m’introduire dans sa sphère sentimentale sans savoir si j’y suis invité, et du coup je ne le fais jamais. Et je ne suis pas satisfait de cet état.
            Je suis peut-être looser, mais je ne suis pas con pour autant. Sachant que parfois, y a une « boule » qui ne demande qu’à sortir, et que je sais que me plaindre de mon sort irrite les gens, je me débrouille pour que ça ne se produise pas en présence de mes proches irl. Ils m’acceptent malgré mes faiblesses, je préfère ne pas en rajouter.
            Du coup je préfère aller me plaindre auprès de gens que je connais plus ou moins, généralement pas les mêmes (pour pas dépasser le seuil d’agacement).

          • Je pense que tout le monde peut le faire, et que ceux qui ne le font pas ne sont pas des losers.
            Je n’ai jamais dit que Poire était un loser. Poire est le produit d’une société basée sur la domination des uns sur les autres, inter et intra-genres. Nous sommes tous inégaux face à l’oppression. Traiter de losers ceux qui s’en sortent moins bien, c’est entrer dans cette logique de domination, c’est participer à l’oppression. Je m’y refuse, d’autant plus que je crois que ceux qui s’en sortent moins bien ne sont pas de moins bonnes personnes que ceux qui parviennent en haut de l’échelle sociale (échelle de merde). Ni meilleures, du reste. Je juge peut-être les gens, mais pas à cela.
            Je crois pas que je dirais qu’il faut être naturel. Je dirais qu’il faut être entier, être soi. C’est extrêmement difficile et compliqué, et c’est quasiment impossible de comprendre ce que ça veut dire tant qu’on n’y arrive pas au moins un petit peu. Il faut vaincre ses peurs. J’ai pas vaincu toutes mes peurs, seulement une petite partie, c’est ce qui me permet de savoir que les autres peuvent être vaincues aussi. C’est le premier pas qui est difficile.
            Il faut aussi se rendre compte de la difficulté particulière qui pèse sur les hommes, du fait que traditionnellement c’est à eux de faire tous les efforts de séduction et de se manger les râteaux. (d’ailleurs j’ai écrit un article sur le râteau vécu par les hommes). Je pense que cette situation n’a rien de sain ni de « naturel », elle résulte de l’inhibition de la sexualité des femmes, qui n’ont pas le droit d’exprimer ouvertement leurs désirs. Ce n’est pas un obstacle insurmontable, cela dit. La société est mal faite, et nous devons nous y adapter d’une façon ou d’une autre, chacun trouve des solutions….

        • Mouhahahaha j’ai tellement rit !

          « Tu m’insultes en disant la verité »
          –> Mais non ce n’est pas une insulte
          « Alors tu m’insultes en disant que je suis idiot »
          Mais LOL
          Positive un peu ptêtre ?

          • Moi aussi je fréquente ce forum sur la virginité tardive, et je ne me sens pourtant pas vraiment insulté par cet article, qui relate pourtant en grande partie mon comportement habituel avec les femmes.
            J’ai découvert ce blog ce matin et j’en ai lu pas mal de textes depuis, bravo à l’Elfe pour sa prose. Tu mets le doigt sur des choses tout à fait pertinentes et exprimes avec des mots simples et clairs des situations qui nous semblent souvent beaucoup plus complexes.
            Libre aux autres d’y voir des leçons de vie, je me contenterai d’en tirer les conclusions qui s’imposent. Le rôle de Poire, je le connais bien et je comprends un peu mieux pourquoi il me pesait jusque-là. La vision « extérieure » que tu proposes, sans fards ni méchanceté gratuite, me semble plus constructive que bien des pages du forum sur la virginité (qui remplit quand même un rôle cathartique bien utile).

  8. Comme souvent, dans les billets que je lis(ici ou là), il s’agit d’un procès uniquement à charge. ^^ (lol)

    Et envers une bonne flopée d’aliénés…d’autant plus aliénés d’ailleurs, qu’on leur prête ce nom et adjectif de « poire »…

    Il faudrait se rappeler de temps en temps que le monde ne se divise pas en 2 catégories avec d’un côté les pauvres zombies privés(et privant)d’amour, désespérément aliénés à travers chaque cellule de leur « vie » et de l’autre des intellectuel(les)libertaires éclairé(e), « combattant(e)s perpétuel des aliénations diverses et variées »… (putain cette phrase et longue, et probablement débile en plus ^^)…

    Il y a-me semble-t-il-une infinité de nuances entre ces-pour rester polis-2 « pôles ». lol

    Certaines poires sont gentilles avec les femmes simplement et surtout parce que c’est ce que j’appellerais leur caractère… Tout n’est pas perfidie, névroseS, et calculs chez les « aliénés », hein. Alors après, bien entendu, je ne nie pas que chez certaines poires, il n’y a pas la tentation de croire qu’en réalisant certaines « actions » et notamment en le faisant de manière « gentille » ils augmenteront leur « chances » d’être vu comme autre chose qu’un « pote utilitaire »…

    Parce que oui, la plupart des rapports humains, me semble-t-il, sont purement utilitaires…. Et que les cerises salopes se délectent bien de « manipuler » nombre de bonnes poires pour la simple et « bonne » raison qu’elles sont des « proies » plus faciles-encore que-que les salops de melon(qui soit dit en passant eux, dans ce billet, ont presque vu leur « procès » à décharge en comparaison des « poires » ^^).

     » Poire, lui, considère d’un œil un peu suspect cette dominance, il l’associe à de la méchanceté, alors qu’il cherche lui-même une sorte de domination plus subtile (« obtenir » les faveurs d’une femme). »

    Poire est de toutes façons complètement pourrie. ^^

    S’il est suspicieux envers la domination d’autrui, c’est quoi ? Un acte manqué ? La domination dont il se méfie est en fait celle dont il pourrait faire preuve ? lulz !

    Et s’il refuse avec force cette domination, alors là c’est encore plus suspect j’imagine !! C’est probablement révélateur d’un fruit gâté qui veut se faire prendre en charge par la cerise ? xD

     » Le plus triste? Poire ignore la vraie gentillesse. Celle qui se donne sans compter, celle qu’on ne regrette pas sous prétexte de n’avoir rien obtenu en échange.  »

    Bof. Au jeu du plus du moins… Le plus triste n’est-il pas le manque de nuance ? lulz

    Ca b(i)aise tellement tout d’être carencé affectivement, on crève littéralement de ce manque… Manque d’amour manque d’affection etc

    Et on te bassine qui plus est avec l’autonomie(sacro-saint-principe indépassable s’il en est ^^)… Les libertariens te la serinent(et surinent surtout ^^)de façon/tendance « sois auto-entrepreneur »…. et les libertaires/anarchistes eux ca serait plutôt « sois auto-géré(e)bordel !! :-@ »… xD

    Ce monde est décidément glacial. Quel que soit les pôles vers lesquels on migre… Glacial comme un tribunal, un jour de procès collectif… :-(

    Où sont les avocats ? (lol)

    Nan mais l’elfe j’avoue, t’est une fine observatrice des travers humains, à charge ou pas, y’a des trucs très vrais, très pertinents. :-)

    Mais bon moi perso je fais parti de ces zozos blindés d’aliénations qu’ont le cul-du fait qu’ils ont en conscience et qu’ils tentent vaguement ou avec force et désespoir de combattre leurs aliénations voir aussi celle d’autrui-entre 2 chaises, enfin entre 2 pôles(oui ou 2 citrouilles si vous y tenez ! ^^)… Ou pas en fait… Après tout le manque d’amour et d’affection n’est pas forcément assimilable à un manque de drogue dure mais plus comparable au manque d’eau et de nourriture, cela me semble être des besoins-aussi-fondamentaux…

    Mais c’est chiant, fruit ou pas, on manque clairement de vitamines, m’voyez ? ^^ (oui bon moi je suis cas à part peut être, étant férocement asthénique, pour des raisons encore inconnues VDM)

    Se plaindre, couiner, être perpétuellement désespéré, c’est plus que fatiguant pour « autrui ». J’ai même l’impression que ca réveille le darwinophile en chacun. Quand c’est pas le « psy », en chacun…

    Et là en général c’est parti pour la fête du slip !! ^^

    Tu peux plus exprimer quelque chose ou « expirer » même quoi que ce soit sans que forcément, la Haute Autorité Morale et Intellectuelle représentée par, disons,  » l’environnement ambiant « (que ce soit IVL ou IRL)qui va t’asséner-entre autres choses-de ces sentences/diagnostics diverses et variées ou va te soupçonner tout bonnement d’être je ne sais quel pervers incapable par exemple, de « vrai don »… ^^

     » oh ben non pensez vous ma pauv’lucette, z’êtes trop aliénée/dépendante/incohérente(ca c’est le pire peut être :-S)pour pouvoir être « vraie », vous êtes forcément perverse ma vielle salope de poire ! :-)  »

    Bref. Auto-centrage quand tu nous tiens(^^)… je rebascule sur(malgré tout) une certaine lucidité de l’elfe, puisqu’elle mentionne par exemple l’inexpérience de cette « pauvre » poire…

    Et je conclue sur l’impérieux besoin d’empathie(ou d’un zeste de compassion si t’as pas l’temps ô humanité-intelligente)qui devrait se faire sentir plus souvent, plutôt que le bombardement permanent de pitié et de mépris fruitier… (lol)

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  10. Moui, enfin, la démonstration est très « pure et parfaite », une simple variation et tout part dans la nuance arc-en-ciel de notre monde gris, bleu, rose, noir etc.

    Vous avez raison de parler de mythe car il serait trop facile d’accuser les femmes de faiblesse, de n’être attirée que par les « durs », les « salauds ».
    Mais de l’autre côté, Synthétiser Poire comme un pur produit du patriarcat en faisant l’amalgame gentillesse/protection/paternaliste, c’est hasardeux. Il existe des cas où Poire sera Poire sans le vouloir. Il existe des cas où Cerise demande l’avis de Poire sans arrêt sans jamais l’écouter, pour recommencer inlassablement les mêmes erreurs. Il arrive où Poire a un petit goût de melon (mon profil par exemple) ou du moins est très citronné. Ou explicite si vous préférez.
    Sans faire de relativisme, on se pose de toutes façons la question du « et moi dans cette histoire ? » Et chacun apporte sa propre façon de faire, sa stratégie (ne pas en avoir est une stratégie).
    Nous faisons ce que nous voulons, nous cherchons simplement des réponses. Cerise veut savoir si elle a eu tort, si elle peut continuer. Et elle essaiera quand même (votre libre arbitre). Melon est primaire, il n’est pas explicite, il ne le dit pas mais il se fait comprendre, il veut satisfaire son plaisir primaire avant tout, sans faire de priorité. Poire pense, à tort certainement, qu’il y a un procédé vertueux. Cela le rend malheureux… Mais certainement pas pire que Cerise ou Melon.

    • +1
      Je me suis reconnu dans l’image de Poire, mais pas dans ce qui est censé se passer dans la tête de Poire.

      Franchement, je ne vois le problème à éprouver une attirance pour une personne à qui on apporte occasionnellement de l’aide.

      Les Poires auront toujours une bonne raison de ne pas faire d’avances à un moment donné, simplement par décence : respecter l’indépendance d’une personne dans un moment ou elle n’est pas au mieux de sa forme, respecter l’orientation sexuelle d’une personne, ne pas interférer directement dans les relations entre Melon et Poire (si Poire est un peu féministe, il se contentera de donner des conseils d’ami – tu as subi une agression ? bouge ton cul et vas à l’hôpital pour faire constater, puis commissariat ! – , s’il est d’humeur chiante, ou de la fermer et de boire, histoire d’éviter l’intervention bien paternaliste).

      Et si les hasards de la vie (exemple : passer pour un pervers psychopathe, juste parce qu’on est bisexuel dans un milieu étroit et hétéronormé, bon moyen de faire fuir l’hétéro de base, un peu bi-phobe, quand même présente en force) font que la solitude se fait parfois pesante, geindre devant une personne de confiance, et parler d’une Cerise à laquelle, de toute façon, on ne touchera pas (ben ouais… la Cerise, elle a sa propre vie, et la place qu’on y trouve est plutôt sympa, à bien y regarder, « sobre » en fait), ne me paraît pas l’expression du pur schéma de domination, malsain au possible, présenté dans l’article.
      Des torgnoles pour ceux qui sortiront l’expression « confiance en soi ».

      En général, si Poire et Cerise se connaissent assez, et ont un cerveau, Poire sait si Melon peut légitimement avoir quelque grief contre Cerise, mais là, sur le coup, ce n’est pas forcément ce que Cerise a besoin d’entendre (ah merde, je veux juste que Cerise aille mieux, quitte à fermer les yeux sur ses erreurs, juste parce que si elle va mieux, elle sera plus disponible sexuellement ? Il va me falloir un divan confortable dans ce cas…).

      C’est un peu le problème de l’explication psychologique à deux balles, c’est aussi violent et absurde que la suspicion du côté des hormones (ouais, c’est la testostérone qui parle), mais sans les hormones. Même pas de pseudo fondement scientifique à bousiller à coup de sociologie sérieuse.

      Et franchement, on ne rentre pas impunément dans la tête des gens, parfois, on y trouve des choses pas très plaisantes, mais au fond qui s’en soucie, tant que ça reste bien enfoui. Quitte à marquer un temps d’hésitation quand Poire et Cerise passent une porte (merde, comment on franchit une porte en essayant de s’émanciper du patriarcat ? – essayez, c’est simple à écrire qu’à faire).

      Après concernant « Internet comme exutoire d’un nombre ahurissant de Poires frustrés », ça sent bon la domination venue droit du meatspace, parce que bien sûr, tout ce que tu vis devant un « écran connecté » a moins de valeur que ce que tu vis au milieu d’une prairie. Au fond, une vraie personne, si tu ne la regardes pas dans les yeux, n’est plus une vraie personne, et ce que vous vivez ensemble n’a plus vraiment de valeur, dès que ça implique la médiation d’une ligne ADSL. Mais apparemment, le patriarcat online, lui, devient plus choquant, au lieu d’être choquant tout court. Attention à ne pas utiliser une domination contre une autre !

      Pas envie de me répandre, mais je crois que c’est déjà fait.

      • C’est de l’elfe tout craché, elle écrit BEAUCOUP trop, avec une seule petite idée qu’elle n’est pas capable de développer. C’est normal de lire de telles conneries quand on a la grosse tête, mais encore faudrait-il savoir vraiment réfléchir.

        • J’ai été un « salaud » avec ma copine actuelle sans forcément m’en rendre compte , je me disais que à cause de mes experiences passée j’éviterai d’être collant , empatique , etc .

          Sauf qu’un jour j’ai réalisé que je l’aimais et je me suis lâché laissant tombé toute les barrière que je m’étais fixé , lui montrant mon amour . Et justement il se trouve que je sais depuis quelques jours qu’elle m’a trompé . On peut m’expliqué ? Je suis quoi ? Une poire melon bannane ? Bref j’avais déjà couché avec elle depuis longtemps je m’en foutais un peu du sexe , de la reconaissance ou quoi que se soit , je voulais lui montré mon amour simplement et bah voila ou ça nous mène .

          L’article généralise beaucoup trop rien que mon histoire le démonte . Bref de part cette experience je sais plus trop quoi pensé des filles après ça , elles te gardent quand tu les traites comme de la merde mais te rendent cocu dès que tu t’attaches à elle , bref du grand n’importe quoi , je n’ai pas encore cassé , je sais plus trop quoi faire maintenant , je l’aime…

          • Un conseil ? discute en avec elle. Demande lui comment elle a pris ton changement de comportement, ce qui a motiver son changement de comportement… je pourrais en rajouter des questions mais je te souhaite de pouvoir aussi le faire. Dans ma perception des rapport sociaux (amoureux ou non) en situation de conflit ou d’incompréhension, le meilleur remède reste le dialogue (de préférence une fois les émotions fortes, comme la colère, refroidies)

      • Plop. Bon,je peux me tromper, mais j’ai l’impression que l’Elfe décrit surtout une situation archétypale.
        Du coup, y’a pas de prétention à l’universalité.
        Du coup, oui la situation est simpl(ist)e, son but était de charger le troisième larron qu’on a tendance à laisser tranquille dans le trio infernal du salaud, de la fille éplorée et de sa peluche (c’est mignon une peluche, on va pas cogner dessus quand même, si?).
        Du coup, c’est normal que nous ayons tous du vécu qui contredise cette fable: elle n’est là qu’à but pédagogique.

        • Le problème, c’est que nulle part dans l’article ni dans les commentaires que j’ai lus jusqu’ici, l’auteure ne précise cela. C’est présenté comme une vérité absolue : « Tous les mecs gentils sont des purs produits du patriarcat qui sont gentils uniquement pour tirer leur crampe ».

          Or, c’est totalement faux. Regardons un bref échantillon : Il y a les mecs gentils parce qu’ils sont gentils, il y a les mecs qui trouvent normal d’être gentils/agréables avec les personnes qu’ils aiment plus (ce qui a été présenté plus haut comme une vile action préméditée), il y a ceux qui tombent amoureux de leurs amies avec qui ils étaient déjà gentils sans rien attendre en retour, il y en a qui ne comprennent tout simplement pas pourquoi Cerise s’évertue à aller encore et encore chez Melon alors qu’elle en ressort à chaque fois brisée.

          D’ailleurs, c’est surtout ça l’archétype : Ne pas comprendre pourquoi les filles sortent/couchent/dînent/font des sacrifices avec les ceux qui leurs brisent le coeur, plutôt que d’aller avec des mecs gentils, **alors qu’elles savent ce qui les attend**. Et j’insiste : En général l’issue du couple melon-cerise est visible à 10 000 lieues à la ronde.
          L’archétype c’est pas « pourquoi avec le salaud et pas avec moi qui suis gentil, stupide femelle objet ? », c’est « pourquoi choisi-t-elle d’aller avec un type dont elle sait que c’est un salaud plutôt qu’avec un mec bien, quel qu’il soit ? (Et si c’était moi, ça serait super bonus.) »

          C’est avant tout un problème de compréhension à propos des motivations de la personne, ça n’a rien à voir avec « de toute façon, c’est juste la faute des mecs parce qu’ils sont des mecs issus de la société patriarcale. »
          Au final, l’article est aussi réducteur vis à vis des vrais « Poires&co » que la vision du Poire de l’article vis à vis des filles. Et c’est pas en étant aussi réducteur qu’on est efficace.

          • Nous avons ici un exemple supplémentaire de Poire, qui 1) n’a pas compris l’article 2) ne veut pas admettre que parfois Cerise et Melon se marient, vivent heureux ensemble et ont beaucoup d’enfants. Parce que MELON IL EST MECHANNNNT

  11. Ping : Egalité Hommes et Femmes | Pearltrees

  12. Cerise méprise celui qui espère ramasser les restes, elle vote pour le mâle dominant qui, certes, la trompe, la cogne et la déteste, mais dont elle prend les manières pour de la force. Elle rêve que les vrais gentils « se donnent sans compter », comme un si elle était un gourou ou une idole sacrée… Tous ces fruits me semblent bien antipathiques, tout compte fait. Ils finiront tous insatisfaits.

    • Elle y cherche pas la même chose.
      Melon est peut-être un salaud avec les filles, mais rien ne l’empêche d’être un type cultivé qui emmène ses copines en festival. Un type qui est exclusivement un salaud ne sera pas attirant pour ça.
      Dans le conte que raconte l’Elfe, Poire est montré comme une éponge, du coup, pas forcément quelqu’un qu a une vie passionnante.

      Et dans l’expérience modérée mais assez amusante du 3615 mylife sentimentalo-galipettes, j’ai remarqué que vouloir à toute force aplanir les tensions, c’pas très sexy. <-serpillère.

  13. « Poire ne remet jamais en question le comportement de ses amies, il ne se dit jamais qu’elles aussi font parfois souffrir des mecs, ou qu’elles ont tendance à s’investir dans des relations qui les font souffrir sans savoir ou oser mettre les limites »
    Je croyais que c’étaient « Toutes des salopes ».

    • C’est là le paradoxe, et tu fais bien de le soulever. Poire ne remet pas forcément en question le comportement de ses amies parce qu’il les considère comme passives dans leurs relations. (il faut se dire aussi que je caricature, un Poire de la vraie vie n’est pas forcément exactement comme celui que je décris, y a des nuances…). Mais ça ne l’empêche pas d’être systématiquement déçu par leur comportement et il finira par penser « toutes des salopes ». Sauf que ce qu’il va leur reprocher, ce n’est pas de mal gérer leurs relations, mais d’aller vers ce salopard de Melon au lieu de venir vers lui, Poire qui, pense-t-il, saura les rendre heureuses. Pour lui, c’est ça le problème, ce ne sont pas des problèmes de couple entre le melon et la cerises, c’est le problème que melon est un salaud et que les femmes aiment les salauds.

      Une salope c’est quoi? C’est une fille que tout le monde baise sauf moi.

      • L’article soulève beaucoup de points très intéressant et je t’en remercie.

        Je ne défend pas le mec trop gentil, je préfère les garçons alors les filles salopes voilà un sujet sur lequel j’ai bien peu d’expérience.

        Par contre tu sembles dire qu’on est attiré par quelqu’un. Et c’est tout. Après c’est un connard ou pas un connard. Mais c’est tout. Comme si son attitude ne jouait en aucun cas sur notre attirance. Et ça me semble faux…

        • Je ne pense pas avoir dit ça. Sinon je pense que quand t’es homosexuel-le tu as peut-être moins tendance à accuser le genre opposé d’être « tous des salauds » ou « toutes des salopes » puisque tu en fais partie, de ce genre. Mais sinon je pense que comme l’a dit v3nom, on peut retrouver les mêmes types de schémas. Sinon non je ne dis pas que l’attitude des gens ne joue pas sur notre attirance, je pense que l’attirance est quelque chose de très complexe. Mais en tous cas être « gentil » ne suffit pas à créer une attirance. Je crois qu’il faut surtout être entier, être soi. PLus facile à dire qu’à faire bien sur.

          • Disons que dans ton article il me semble clairement dit que salaud/gentil n’est en aucun cas un critère qui peut pousser à être séduit ou pas.
            Quand je vois ce qui me fait craquer chez un garçon, je pense que si ça peut, pour certaines filles jouer.

            Il n’en est pas moins vrai que ton article pose plein de questions intéressantes :)

  14. C’est un bon billet.
    Je trouve qu’il restreint l’analyse un un schéma passant de fait a coté de bien des nuances.

    Ne pouvant parler que de mon cas, et pour résumer rapidement sans trop m’etaler.

    J’ai été trop gentil pendant un bon moment. Mais je suis loin d’etre le produit du patriarcat. Au contraire je suis plutôt le pur produit du matriarcat avec une mère un peu castratrice (pardon maman :q) et un père silencieux partageant toutes les taches ménagères.

    Comme V3nom au dessus, je suis un timide maladif et je n’ai jamais chouiné pour ça. J’ai jamais vécu une relation comme une récompense pour ma gentillesse.

    Plutôt j’ai eu l’impression de toujours avoir loupé la leçon sur comment socialiser avec le sexe opposé surtout dans le domaine de la séduction.

    Message d’espoir ça fait 7 ans que je suis en couple. Une a finie par me remarquer ^^
    Et même si je suis toujours un peu le même j’ai fait de beau progrès.

    Bon je reste toujours persuader que ma gentillesse est aussi une forme de féminisme. Ce qui a en plus finit par coller avec ma tendance de vilain gauchiste.

    • Je ne vois pas de rapport entre le féminisme et la gentillesse, mais bon. Cet article est évidemment une caricature, et les millions de réalités autour, les millions de mecs qui vont se reconnaitre en Poire, ne correspondent pas mot pour mot à ce que j’ai écrit. Mais ça, c’est tellement évident que je me demande pourquoi je prends la peine de l’écrire.

      • Moi ce qui me gène c’est « comment socialiser avec le sexe opposé ». Moi perso je socialise pas avec des sexes, mais avec des gens. En fait c’est typique du sexisme poiresque décrit dans l’article !

        • J’aurais dû réagir à ça plus tôt…

          Socialiser avec des gens, comme je l’ai mentionné dans un de mes commentaires, ça ne m’a jamais causé de difficulté (enfin, pas depuis longtemps, en tout cas – j’étais très timide quand j’étais môme).

          Mais quand il s’agit d’aller dans une autre direction que la seule socialisation, c’est à dire en matière de sexe, ça devient plus compliqué (je le sais pour l’avoir vécu). De la part de personnes hétérosexuelles, la tentation peut être grande de parler de difficultés à « socialiser avec le sexe opposé ». Mais reconnaissez que cela peut être, de leur part, un simple abus de langage, qui mérite certes d’être corrigé, mais pas nécessairement fustigé.

          • Dire « socialiser avec le sexe opposé » pour signifier « séduire »? Mais c’est totalement tordu comme formulation… Socialiser ça veut dire socialiser, discuter, se faire des amis. « socialiser avec le sexe opposé » est une expression utilisée par les gens qui pensent qu’on ne peut pas discuter / se faire des amis avec un être humain doté d’un vagin.

          • Euh, je ne suis pas sûr que le terme « séduire » soit tout à fait adéquat non plus. Il a de fortes connotations manipulatoires. Je n’ai pas l’impression d’avoir séduit qui que ce soit dans ma vie, ni d’avoir été séduit.

            Mais bon, j’ai parfois tendance à pinailler sur le vocabulaire.

          • l’elfe
            >Dire « socialiser avec le sexe opposé » pour >signifier « séduire »? Mais c’est totalement >tordu comme formulation…
            Je dois avouer que tu m’a bien faire rire avec cette phrase !
            sinon je le vois aussi comme un abus de langage que j’aurais personnellement tendance à expliquer par l’inexpérience :
            avec le conditionnement social du « faut te caser mon vieux ! » et un subtil mélange de timidité et de maladresse, on peu arriver, par manque d’expérience, à ne pas faire la différence entre séduction (que je ne connote pas manipulation personnellement) et socialisation. Surtout si cette socialisation se fait avec quelqu’un que l’on identifie comme un(e) partenaire potentiel(le).

  15. J’ai oublié quelques pensées bonus:

    – l’analyse s’applique aussi au genre féminin qui parfois font de sacrés poire :q
    – où est la dénonciation du stéréotype du « salaud » pour le coup pur produit du patriarcat qui promeut cette « virilité » pour protéger son système de valeur sexiste?

    • Je ne comprends pas ta question. Enfin, plus ou moins, mais… Je ne vois pas pourquoi je parlerais des stéréotypes machistes ici, c’est hors sujet. Ce que j’essaie au contraire de démontrer, c’est que Melon qui fait pleurer la pauvre Cerise n’est pas forcément un salaud machiste. Il l’est selon Poire, qui je le rappelle, a une vision totalement biaisée des relations amoureuses. C’est vrai que le patriarcat encourage des comportements violents et détestables chez les hommes au sein du couple, mais ce n’est pas le sujet ici. D’autant plus que le sexisme du salaud violent est beaucoup plus facile à dénoncer que le sexisme beaucoup plus insidieux d’un Poire plein de bonnes intentions.

  16. Le patriarcat promeut surtout la compétition sous toutes ses formes : trouver tous les défauts possibles dans celui qui a la « chance » d’avoir la fille convoitée en est une aussi. (quand bien même Poire resterait sympa et silencieux, je dirais même qu’il est du coup hypocrite souvent)

    La franchise, ça pique souvent sur le coup, mais ça désamorce tellement de pseudos enfers potentiels… (quel que soit le sujet)

    Tenshu tu as vu juste, j’étais un timide maladif (jusqu’avec mes parents, vraiment absurde), mais j’me soigne, et putain que ça fait du bien d’assumer ce qu’on est sans plus se soucier de l’avis ni du regard des autres… Juste nager librement dans sa propre palette de personnalité de caractères et d’humeurs (ce que j’appelle s’adapter, et non (se) mentir), et laisser venir la vie, accepter ce qu’elle propose et faire le tri selon ce qu’on est au jour le jour… :)
    Plutôt que contrôler ses moindres faits et gestes, parfois jusqu’à l’enfermement de soi.
    En plus, être soi (même si on est original), quand on montre qu’on est bien avec soi-même (et pas besoin de se forcer, ça se voit), c’est tellement plus apprécié… (tout comme la spontanéité, chose dont les gens ne savent plus à quel point ça leur manque souvent)

    • [être soi] Plutôt que contrôler ses moindres faits et gestes, parfois jusqu’à l’enfermement de soi.

      Est-ce nécessairement opposé ? Je me sens bien plus moi en contrôlant mes moindres faits et gestes (voir pensées) qu’en me lâchant. Bon je suis surement passablement névrosé mais je le vis plutôt bien, mon entourage aussi et ma psy ne veux pas encore m’interner :p Il arrive parfois à ma copine de trouver un peu pesant mon obsession du contrôle comme trait de caractère, surtout quand c’est au dépend de l’expression des sentiments et émotions, mais si elle est toujours avec moi depuis le temps, c’est peut-être qu’au final, ça ne pèse pas du mauvais coté de la balance ;)

      A moins que nous soyons deux poires de sexe opposées s’étant par hasard rencontrées et trop contentes de cette état, aucune n’est prête à ce séparer de l’autre, quel qu’en soit la raison, de peur du terrible célibat de la poire traditionnelle.

      Dans tous les cas, l’article comme les commentaires apportent des analyses intéressantes à confronter et qui appellent à la réflexion. J’en remercie leurs auteurs respectifs (bien-sur avec l’arrière pensée d’augmenter mes chances d’accouplement avec les concerné(e)s).

  17. Bon article, j’avais pas vu ça comme ça. Mais vous éludez quand même la question de fond. Dans la phrase « Ca ne lui vient pas à l’esprit que les filles ont des relations sexuelles tout simplement quand elles sont attirées sexuellement par quelqu’un. », vous oubliez de vous demander pourquoi les filles sont attirées sexuellement par les melons plutôt que les poires.
    Votre théorie se base sur le fait que Poire et Melon aurait autant de chances au départ de séduire une fille, et que Cerise choisit en fonction non de la gentillesse mais de sa libido.
    OK, bon point. Mais il n’en reste pas vrai que la libido des filles, statistiquement, va plutôt vers les melons que vers les poires.
    Je suis une fille, et je le dis clairement, dans mon entourage les mecs gentils (et les filles gentilles aussi en fait), sont célibataires. Ceux qui sont en couple ne sont pas des melons (j’ai la chance de ne pas fréquenter beaucoup de melons) mais des gens qui ne sont pas complètement des poires.
    Donc non, les filles ne sont pas des salopes, mais oui visiblement la gentillesse n’est pas un atout séduction. Sinon, les poires auraient de temps en temps une copine sympa.

    D’ailleurs le com sur le fait que « le même problème ne se pose pas massivement entre filles gentilles et filles « melons » » (le propriétaire du canard en peluche), est juste, je ne suis pas d’accord avec votre réaction là dessus. Plein de filles jouent les consolatrices d’un mec dont elles sont secrètement amoureuses.

    • Je pense que le billet dit plutôt que toute poire en couple deviens de fait un melon : Quand on est en couple, y’a toujours un moment ou on fait souffrir l’autre. Toujours un moment ou t’as pas envie de voire ta copine, ou elle a pas envie de te voir, ou on se dit des choses désagréables. Un couple sans conflit, c’est souvent qu’un des deux souffre en silence, un couple sain se dispute de temps en temps. De fait, vu de l’extérieur, chaque mec en couple est un Melon dés que sa Cerise se plaint d’une dispute.

      • Exact. De plus, si Poire n’a pas de copine, ce n’est pas parce qu’il est trop gentil ou pas assez méchant, mais plutôt parce qu’il n’arrive pas à être lui-même, parce que sa vie tourne autour des filles. Un Melon envoie chier sa copine quand elle lui casse les bonbons, ça parait invraisemblable à un Poire puceau et désespéré (pardon pour le cliché, c’est un brin caricatural je sais). Parce que Melon il a sa vie, ses amis, ses passions, et que c’est ça qui attire les gens (et pas seulement les femmes), c’est une personne vraie, entière. D’ailleurs peut-être que Melon est gentil lui aussi, et même gentil pour de vrai, c’est-à-dire parce que des fois, il a envie de faire plaisir.

  18. Il me semble qu’il manque un aspect essentiel dans le raisonnement. Je m’explique : Je me sens plutôt proche de melon, et comme tous les melons, j’ai pas mal d’amis Poires. Or, j’ai pu observer (alors je sais qu’il ne faut pas faire règle d’observation à son échelle) que bien souvent, Poire a tendance à choisir l’impossible.
    Bien peu sur de lui, Poire va souvent choisir l’abricot la plus jolie possible, ayant un caractère parfois très éloigné du sien, et en couple depuis quatre ans avec Figue. Il va se focaliser dessus, longtemps, et souffrir de l’indifférence de Figue. Melon, lui, est moins lourd. Il n’insiste pas, ne fait pas de fixette sur Figue. Quand il comprend que Figue, c’est impossible, il passe à autre chose.
    De plus, quand je discute avec mes amis Poire, je me rend compte que le fruit qui les obsède est très souvent exceptionnellement magnifique. Dans la foulée, poire m’explique que toutes les filles sont superficielles, qu’elles ne s’intéressent pas à lui… Mais lui l’est tout autant. Alors que Melon, vu comme un gros macho, a tendance à marcher plutôt au feeling. Même si j’aime pas l’idée de parler en ces termes du jeu amoureux, la principale différence entre Melon et Poire, c’est que Poire va choisir quelqu’un qui lui plait ET tenter sa chance quelque soit la faisabilité, Melon va prendre dans ses « critères de choix » la faisabilité de l’affaire.
    Je précise que je ne parle pas de physique quand je parle de faisabilité, mais d’affinités, et des points sur lesquels ils peuvent se rencontrer. En fait, Poire doit juste apprendre à prendre en compte la « faisabilité » dans ses « critères de sélection ».
    J’ai vu des Poires geeks, ingénieur informaticien, être obsedés par une jolie coiffeuse passionnée de boites de nuit. Ou Poire, asthmatique passionné de littérature, craquer pour cerise, magnifique blonde passionnée de randonnée de haute montagne.

    Je sais que mes propos sont confus, mais j’espère que l’idée est compréhensible.

    • « Il me semble qu’il manque un aspect essentiel dans le raisonnement.  »
      Lol, il manque 99% d’aspects essentiels ! Poire n’est qu’une Poire et c’est tout ! C’est magnifique ce seul trait chez ce personnage, il n’a aucun autre caractère que TROP gentil, c’est sur qu’avec ça TROP GENTIL vs Trop Méchant, ça va loin, owow vive la réflexion débile de l’elfe !
       » Tu butes le dragon, hop, tu te tapes la princesse. C’est comme dans les jeux vidéos. » Car les mecs trop gentil c’est connu, ils passent leur journée sur les jeux vidéo aussi, et ils pensent que c’est la réalité.
      un tissu de connerie, insupportable.

      • La grosse poire que je suis, qui est loin d’être entièrement d’accord avec lelfe, et qui a aussi été un peu vexé par certains points de cet texte (notamment parce qu’ils sont justes) a quand même compris ce que lelfe a finalement précisé plus haut en commentaire : CA-RI-CA-TU-RE.

    • Je pense qu’un vrai Poire authentique est passionné par n’importe quelle fille, parce que c’est une fille, et qu’il subit une frustration insupportable du fait du fossé qui le sépare de la gente féminine. Evidemment, plus la fille sera féminine (au regard de n’importe quel critère valable pour Poire, que ce soit la beauté ou par ses centres d’intérêt), plus il va s’accrocher. Je pense que choisir n’importe qui et faire une fixette dessus, ça part d’un problème d’inexpérience des relations amoureuses et de frustration. Un gars un peu plus expérimenté et moins frustré accrochera mieux avec des filles plus proches de lui et ça aura plus de chances d’être mutuel.

    • Ça rejoint un peu la question que je me pose quand j’entends ce lieu commun : « Les filles ne veulent pas de moi parce que je suis trop gentil. Elles préfèrent toujours sortir avec des connards ». Quand les mec en question dis « les filles » quelle image a-t-il en tête. J’ai toujours l’impression que « les filles » ce sont des créatures irréelles sorties tout droit des contes de fée ou des couvertures de magasines qui se baladent en groupe riant de rires cristallins en faisant onduler leurs chevelures longues et soyeuses, laissant entrevoir aux pauvres garçons solitaires un monde inaccessible (je me sentais une âme lyrique ce soir). Et les filles timides, les filles ne correspondant pas tout à fait aux critères de beauté de notre société, etc. est-ce qu’elles comptent dans l’équation ? J’imagine bien que tous les Poires de la planète ne courent pas uniquement après des canons de beauté mais pour certains d’entre eux je pense que la question se pose : quand ils disent « les filles » est-ce qu’ils pensent vraiment à TOUTES les filles.

      Ça me fait penser à ces « teen-movies » ou un pauvre nerd se lamente que les filles ne le regardent pas. Évidemment la fille convoitée, et que le héros fini par « gagner » à la fin, est la plus belle du lycée. Donc en gros une femme est « futile » si elle n’est pas capable de faire preuve d’ouverture d’esprit vis à vis de ses éventuels partenaires sentimentaux/sexuels mais la réciproque n’est jamais évoquée.

  19. Amusant et irritant …
    Tu as également démontré par a +b que la vrai gentillesse n’existe pas dans ce monde.
    Que l’espoir fait vivre mais que ça sert a rien au fond.
    Je me reconnais trop dans ce texte pour pouvoir l’apprécier et en faire l’éloge, navré.

    Signé Poire.

    • Je pense que la gentillesse existe et qu’il serait dommage de ne pas la découvrir en continuant à la confondre avec une forme maladroite de manipulation.
      Je pense aussi que tout humain devrait avoir droit au bonheur et que nous sommes tous assez intelligents pour chercher dans la bonne direction. La société, les normes, les règles, font de nous des victimes, mais on peut s’en sortir. On le doit.

      • Sauf que dans le cas qui nous occupe et comme cela a déjà été dit avant : Poire est selon toute vraisemblance gentil AVANT d’avoir des vues sur les filles et – s’il ne devient pas trop aigri – sera toujours gentil APRES. Ce n’est pas tant de la manipulation qui est en cause ici qu’une perception tronquée des relations humaines (véhiculée par une certaine forme de culture, en cela tu as raison) qui lui fait penser que la gentillesse est un atout suffisant pour séduire les femmes.

        Alors, certes, la gentillesse devient intéressé. Mais on pourrait aussi rétorquer que l’altruisme désintéressé n’existe pas : après tout, les saints ne sont vertueux que par orgueil.

        • je ne suis pas d’accord. On peut s’intéresser à d’autres que soi-même sans que ce soit par prétention ou pour se faire mousser l’ego. Mais pour cela il faut déjà être capable de s’occuper de ses propres besoins.

      • « On le doit »… Je ne suis pas d’accord. Tout le monde a le droit à l’échec, à l’erreur. Tout le monde a le droit de ne pas être à l’aise en matière de séduction, tout le monde a le droit de ne pas être satisfait de sa situation, et tout le monde a le droit de chouiner.

        Je pense que vous avez connaissance de l’article « Women can’t have it all » d’A.M. Slaughter et ses réactions. Parmi ces dernières, certaines ont fait (à juste titre) remarquer que si la parité consiste à donner égales chances aux hommes et aux femmes d’atteindre le modèle CSP+ qui ne peut être détenus que par 10% de la population, et d’abandonner tous les « losers » qui n’y parviendraient pas, est en soi très problématique. A mon avis, cette constation peut également s’appliquer au domaine affectif.

    • La vraie gentillesse existe, et elle n’a pas besoin d’un quelconque « espoir » (de quoi ? de récompense ?) pour être. (certes du coup elle est rare)
      La vraie gentillesse est désintéressée. Elle est. Point.

      • On attend toujours quelques chose en retour, que ce soit un merci, de la compassion, complicité, de la reconnaissance, ou même que la personne a laquel on témoigne de la gentillesse pense un peu a nous de temps en temps, en dehors des moments ou elle a besoin de réconfort.
        Dans des situations ou par exemple c’est celui qui a l’habitude de témoigner de la gentillesse qui en a besoin.
        La vrai gentillesse dans ce cas présent, avec ta définition n’existe pas.

        • « On attend toujours » … Quel fatalisme confortable.
          Donner un coup de main à un déménageur qui en chie avec un meuble dans la rue, le temps de l’aider à le sortir du camion, le déposer, et reprendre sa route, qu’est-ce que ça peut foutre d’avoir ou non un merci ? (à part pour ceux qui se sentiraient offusqués de pas avoir ce sacro-saint « merci » tellement bienséant)
          Ou bien rester à tenir compagnie à une dame qui a crevé tard le soir en pleine rue endormie, et qui a un peu peur en attendant l’arrivée de son fils, tout en lui ayant donné son portable pour qu’elle puisse le joindre.
          Ce sont des exemples où je n’attendais rien, j’ai aidé, certes j’ai eu des mercis très sincères, mais il m’est arrivé également de n’avoir ni bonsoir ni merde, voire des regards comme si mon intrusions dérangeait plus qu’autre chose, mais j’m’en fou, quand j’estime que mes bras ou un conseil sont bienvenue, j’le fais, j’me pose pas la question du « qu’est-ce que ça va me rapporter », j’en ai rien à foutre de l’après.
          A moins… a moins de considérer comme « intérêt » le plaisir d’avoir porté secours à quelqu’un (qui n’osait rien demander), ou la pensée, une fois repris ma route, que cette personne est moins dans la merde ou plus confiance en l’être humain…
          Et pour en revenir à une échelle plus amicale, j’ai passé le plus clair de ma vie à épauler, aider, conseiller et accueillir des amies et amis divers, aujourd’hui je n’en ai pour ainsi dire plus aucuns de cette époque, par le hasard de la vie, parfois par des incompréhensions de choix de vie voire des quiproquos malheureux… Certains me manquent, d’autres non, mais jamais je ne regrette d’avoir fait ce que j’estimais juste de faire, par choix, y comprit envers ceux qui plus tard ont pu me voir comme un pauvre con.
          Je l’ai fait. point. J’attends rien en retour. S’il y a des gestes amicaux tant mieux (j’en refuse souvent d’ailleurs), mais s’il n’y a strictement rien, ça ne me manque pas puisque j’en attends pas.
          C’est si inconcevable que ça ?

          • « A moins… a moins de considérer comme « intérêt » le plaisir d’avoir porté secours à quelqu’un (qui n’osait rien demander), ou la pensée, une fois repris ma route, que cette personne est moins dans la merde ou plus confiance en l’être humain… »

            Et voilà, tu as tout compris. On ne fait jamais rien « gratuitement ».

          • Mouai, j’ai du mal à voir la rétribution dans la simple pensée d’une action positive.
            Et puis quand bien même, j’ai envie de dire « qu’est-ce que ça peut foutre que l’acte soit « intéressé » de cette façon : recherche d’amélioration des rapports sociaux, rendre service, devenir le changement qu’on espère voir dans le monde…
            Parce qu’à ce compte-là, l’action désintéressée revient à un mythe qui n’est possible qu’avec un hasard totalement involontaire à la portée ignorée.
            Et je crois que ça plait surtout à ceux que ça fait chier de faire quelque-chose sans rien derrière…

          • Ah la gentillesse désintéressée, mythe ou réalité ? A mon humble avis, c’est une question de définition, pas tant du mot gentillesse, mais plutôt du mot désintéressée.

            Je me suis peut-être construit des biais de langage pour être en accord avec ma conscience mais je me considère comme égoïste et manipulateur là où d’un point de vu extérieur (comprendre avec des définition plus communément admises) je correspondrait plutôt au profil du bon samaritain non autiste.
            Pourquoi non autiste ? Parce-qu’a moins d’être autiste, nous sommes en interaction avec les autres et si nous n’avons pas forcément conscience de les manipuler de ce fait, nous avons au moins conscience d’interagir avec. Quand le perfide manipulateur que je suis demande : « Pourrais tu me passer le sel ? » je suis en fait entrain de pratiquer une immonde manipulation qui fonctionne presque à tout les coups ! vous pouvez même le tester chez vous en toute sécurité avec n’importe qui ! (dans certains cas l’ajout d’un « s’il te plais » augmentera vos change de réussite dans cette vile manipulation mentale d’autrui).
            Par cette exemple commun rendu un peu provoquant par mes qualificatifs, je souhaite mettre le doigts sur le fait que, de mon point de vue tout du moins, toute interaction sociale est apparenté à de la manipulation d’autrui. Et que par la même, la manipulation n’est pas nécessairement à considéré péjorativement. Reste à en prendre conscience et à savoir s’en servir a bon escient en fonction de ses propre valeurs… ou a ne pas se prendre la tête avec et laisser faire la spontanéité cher à certains.

            Revenons en à l’égoïsme et à la gentillesse désintéressée.
            Si l’on considère (ce qui est mon cas) qu’avoir, ne serait-ce qu’une fois sur dix un sourire en remerciement d’un quelconque acte assimilé à de la gentillesse, alors la gentillesse désintéressé n’existe pas. Il n’y alors que des égotistes, certains avare, d’autre moins, certains satisfaisant leur égo de peu de choses (un sourire par exemple) d’autre attendant bien plus (la reconnaissance éternelle de la demoiselle par exemple).

            On dérive ici sur des problématique de langage avec les nuances que chacun apporte au différents mots employé.
            ça pourrais d’ailleurs faire un superbe troll bien stérile : la gentillesse désintéressée existe-t-elle ? (ça pourrais peut-être aussi passer en sujet de philo mais ça fait trop longtemps que je n’ai pas pratiqué cette discipline de manière académique pour pouvoir prétendre à un avis autorisé).

  20. Ping : hommes/femmes | Pearltrees

  21. Ah, la fameuse « friend-zone »…. Moi je trouve cet article très juste.
    Incroyable, en effet ce principe chez certains qui se plaignent que leur Cerise ne tombe pas dans leur bras, émue par tant de gentillesse après avoir subi moults déboires amoureux auprès du vilain Melon, mais SANS JAMAIS RIEN LEUR DIRE… Cerise est-elle censée deviner son « transport » grâce à ses super-pouvoirs de fâme ?

  22. ***Sur Poire***
    « Mais ça ne l’empêche pas d’être systématiquement déçu par leur comportement et il finira par penser »
    Je crois que tu as schématisé Poire à l’envers. Pour avoir eu (et avoir encore) un certain nombre de traits communs avec Poire, je dirais que Poire est « vraiment » gentil et désintéressé 70% du temps (on ne pet pas se sentir gentil en permanence, non plus :p).
    Le souci, c’est que Poire est timide. Il ne veut pas prendre son sabre, tuer le dragon et récolter la princesse (il se sent pourtant obligé d’avoir une princesse avec lui, on lui dit qu’il faut se mettre en couple). Ça, c’est fun dans les jeux vidéos (et pas tous, j’en reparlerai), mais si dragon = princesse, ça devient trop compliqué, et on risque le râteau. Son rapport à la séduction est donc anormal ; il va faire ce qu’il sait faire de mieux : il se montrera comme gentil.
    Que voit-on là ? Un homme passif, qui espère séduire en déployant des caractéristiques typiquement liées à la féminité (la douceur, l’altruisme). Ce rapport à la séduction, chez un homme, est éventuellement louable ; mais peu viable dans nos sociétés viriarcales.

    À mon avis, le raisonnement « je suis gentil donc elle doit sortir avec moi » est rétrospectif, et surtout, ponctuel. Une sorte de « rétablissement de l’équilibre » psychologique et viril, qui lui donne l’illusion d’avoir un plan de séduction, d’être un soft-player.
    Savoir si ce raisonnement est un point de bascule, ou une cure périodique de virilité, est toute la question. Pour ma part, je demeure convaincu que tant qu’il envisage la relation, Poire est gentil par essence, intéressé ponctuellement.
    Les conceptions sous-jacentes de ce raisonnement (« Les femmes ne sont pas des individus ») ne lui pré-existaient pas, mais elles se développent, se solidifient du fait de la nécessité de séduire, de « trouver quelqu’un »

    La troisième étape que je distinguerais, c’est la Poire qui perd l’espoir. À ce moment-là, l’amidon a fondu, le sucre se cristallise, la chair fermente : Poire pourrit. Ses conceptions viriles se cristallisent pour lui permettre de résister à la douleur de l’échec, il cherche des responsables, ne pouvant concevoir que la gentillesse désintéressée, qui était une vraie valeur pour lui, n’ait pas causé une admiration immédiate.
    Je ne crois pas qu’on reste longtemps Poire. Se complaire dans cette sorte de dépression de célibataire frustré, ça ne peut pas durer longtemps.

    **Sur les jeux vidéos**
    Sûrement le passage qui m’a le plus choqué dans tes réflexions. De quel jeu vidéo parles-tu ? Du populaire Pokémon Jaune ? De Final Fantasy VII ? ou FFI peut-être ? Yoshi’s Island ? Counter-Strike ? Age of Empire ? SimCity ? Spyro le dragon ? Rayman ? Tomb Raider ?
    Si le schéma « dragon+princesse » marche dans certaines ébauches de scénario de quelques jeux rétro (Mario, Zelda, Crash Bandicoot 1), il connaît des dysfonctionnements dès que le scénario s’étoffe (FF8, où le combat est avant tout symbolique : en raison de l’essence même du RPG, le scénario nécessite que Squall « s’ouvre aux autres » ; FF9,, même, reprend la thématique de l’évolution du héros, en dépit de son ton nostalgique – voir la fin – ; dans FFX, Tidus passe du Player à la Poire de soutien, mais de toute façon, ça se finit mal pour son couple), voire, disparaît carrément (quid de Coco dans CB2 et 3 ?)
    En matière de jeux vidéos, pas d’automatisme patriarcal. L’œuvre n’est ni plus ni moins sexiste que le cinéma. De même qu’il y a des jeux vidéos qui donnent dans la distinction des genres, de même des films le font ; mais ce n’est pas le cas de tous les jeux et de tous les films.

    Je trouve même que des jeux comme Tomb Raider, qu’on pourrait qualifier comme repaire de la testostérone (des flingues et une mante religieuse à gros seins, quoi de mieux ?) ont un effet positif.
    – À mon sens, Lara est avant tout le Personnage Jouable. En dépit de son petit accident de Chara Design, elle n’est pas plus un objet sexuel que Spyro le Dragon
    – En tant que PJ, elle relève les défis du joueur, l’identification est parfaite en raison de la difficulté du jeu…franchement, rien à voir avec Peach dans Mario !

    Enfin, on a déjà fait la remarque, mais jeux vidéos = garçon, c’est (par bonheur) de moins en moins valable.

    • Je n’ai jamais dit qu’un Poire n’était JAMAIS vraiment gentil. Il peut l’être souvent ou pas du tout, ça dépend des individus. Seulement il prend sa servitude intéressée pour de la gentillesse. Le simple fait que quelqu’un se plaigne d’être gentil et de ne rien avoir en échange prouve que ce n’est pas de la gentillesse. Ca ne veut pas dire qu’il n’y a aucune gentillesse dans sa vie.
      De même quand Poire console la pauvre Cerise éconduite, rien ne dit qu’il n’a pas de véritable sympathie envers elle. Seulement ce qui co-existe et parfois domine cette sympathie, c’est de la jalousie.

      Dire « je suis trop gentil et les gens en profitent pour m’utiliser », ça veut dire en gros que tu donnes mais qu’ensuite tu reproches aux gens de prendre ce que tu leur donne. C’est pas de la gentillesse.

      • « Dire « je suis trop gentil et les gens en profitent pour m’utiliser », ça veut dire en gros que tu donnes mais qu’ensuite tu reproches aux gens de prendre ce que tu leur donne. C’est pas de la gentillesse. »
        Pas d’accord. Enfin, ça dépend sans doute des cas. Mais quand t’aides une personne dès qu’elle le demande dès qu’elle a besoin d’un coup de main (sans avoir d’arrière-pensée « je me la taperais bien ») parce que ça te paraît naturel d’aider une copine et qu’un beau matin tu te rends compte que cette personne t’appelle uniquement quand elle a besoin de quelque chose, ouais, t’as tendance à râler d’être utilisé ; et si en plus tu te retrouves dans la merde et que tu t’aperçois que c’est pas sur cette personne que tu peux compter, ouais, tu râles grave d’avoir été vu uniquement comme un jouet.

        • C’est différent, tu râles pas parce que tu lui a donné un coup de main, mais parce que tu te rends compte que tu n’es pas vraiment son ami alors qu’elle te l’a fait croire.

      • Puisqu’on parle de donner, j’espère juste que Cerise donne quelque chose à Poire, parfois. Même quelque chose d’intéressé. Sinon c’est VRAIMENT une « salope ».

  23. « Le mépris des femmes est plus ou moins assumé chez l’un, dissimulé chez l’autre derrière une constante victimisation. »

    Ou comment inverser les valeurs avec un coup de baguette magique. Du foutage de gueule grandeur nature. Le mec timide et frustré (« gentil » ne veut rien dire), parce qu’il est timide et frustré, serait plus misogyne que le mec qui considère la femme comme un outil masturbatoire « le player » (scientiste du cul) ?

    Et puis quoi encore, si les femmes sont moins bien payées que les hommes, c’est parce qu’elles sont beaucoup plus sexistes que les mecs ? (ad libitum, on peut même arriver au point godwin pour rigoler)

    J’entends déjà : « Mais la poire, elle suit des schémas de contes de fées, c’est patriarcal ». On va passer outre le fait que le respect de ces schémas mène à des attitudes et comportements respectueux envers la gente féminine, on va passer outre le fait que lui considère la femme comme un être humain (conséquence du premier « outre »).
    Et on va rappeler que les êtres humains suivent tous des schémas socio-culturels, qu’ils soient issus de leur culture politique militante féministe (avec ses limites) ou d’une culture traditionnelle (avec ses limites), avec mille variantes (avec leurs limites).
    Ta poire, c’est juste un mec non-sexiste qui sait pas séduire (ou se rendre désirable) et qui en est malheureux. Mais si lui est misogyne, mon/ma pauvre Elfe, alors tu es le/la patriarche. Enjoy !

    • Rien ne dit que Melon considère « la femme » comme un outil masturbatoire. Ca c’est le point de vue de Poire. Melon n’est qu’un gars qui sort avec des filles. Et j’ai suffisamment expliqué en quoi Poire est sexiste que je ne vais pas revenir là-dessus.

      • Y’a malentendu : je sais pas si Melon est sexiste, je parlais de celui que tu appelles « Player », qui l’est à 100%.
        Tu ne reviens pas sur le sexisme de poire ? tu refuses donc tout débat dans la mesure où il me semble avoir assez contre-argumenté pour démontrer qu’il n’y a pas de sexisme chez cet homme.
        Insistons.
        J’aurais besoin que tu m’expliques où est le sexisme dans le fait d’adopter comme stratégie de séduction la mise en conformité de sa personne avec l’idéal féminin, soit : « je vais faire comme les filles disent qu’elles veulent un mec : doux attentionné, à l’écoute ».)
        Si l’on considère donc que cela ne peut être considéré comme du sexisme, ne reste que cela pour te défendre : cet élément sous-jacent structurant ta pensée : tu pars du postulat que désirer une femme, c’est mal ! (qui reste le seul crime de poire).

          • Bon j’essaie quand même.
            Alors voilà. Poire pense qu’il doit être gentil pour obtenir une femme. (une femme n’a pas à s’obtenir, la séduction c’est un truc qui devrait se faire à 2, comme l’amour). Il pense que s’il faut tout comme il faut, la fille qu’il convoite couchera avec lui pour le remercier.
            Mais les femmes ne sont pas des récompenses. Le sexe d’une femme n’est pas une récompense en échange de service ou de gentillesse. Une femme ne devrait coucher avec un mec que si elle le désire. Or, rendre des services ne rend pas une personne désirable. Les femmes sont des êtres humains avec leurs rêves, leurs désirs, leurs fantasmes, leurs peurs, etc. Elles couchent avec quelqu’un lorsqu’elles le désirent sexuellement, pour leur plaisir, et non pas pour dire merci ou parce qu’elles s’y sentent obligées.
            Poire pense que les femmes sont passives dans leurs relations et que si une fille souffre c’est uniquement la faute de son mec.
            Poire pense que, comme dans Mario, une fois que tu as fini le niveau, tu as l’autorisation de te taper Peach. Il ignore que les femmes sont des êtres humains à part entière. Bien sur, il croit qu’il le sait. Il pense qu’il respecte les femmes. Pour lui, respecter les femmes, c’est être gentil avec elles. Parfois même il pense que Melon est un salaud du simple fait qu’il couche avec les filles, car il pense que coucher avec une fille sans être marié avec elle, c’est lui manquer de respect. Donc Poire est sexiste. Tout ça est écrit dans l’article, je ne vois même pas pourquoi je répète tout ça. (je dois être trop gentille HA HA après je vais me plaindre que mes lecteurs sont toutes des salopes)
            Poire s’imagine que les femmes aiment souffrir, il ne se demande pas en quoi Melon est plus attirant que lui sexuellement, il finit par se dire « les femmes aiment les salauds », alors que Melon n’est pas forcément un salaud, c’est un mec qui couche, et comme tous les gens qui couchent, parfois il fait souffrir certaines personnes.
            Poire bien souvent voit les filles comme des êtres à part. Comme dit quelqu’un dans un des coms, « je n’ai jamais appris à socialiser avec le sexe opposé ». Comme si les femmes étaient des extraterrestre parlant une autre langue… Les femmes sont des humains, elles chient et pètent comme tout le monde. Poire ne le sait pas. Il est donc sexiste. Et d’ailleurs, pour assumer clairement ses désirs sexuels envers une femme, il faut être un tout petit peu moins sexiste que le Poire de base.

          • N’importe quoi ! Mario ne se tape pas peach à la fin de chaque niveau puisque Bowser l’emmène dans un autre château à chaque fois et que Mario doit du coup se taper, non pas la princesse, mais le niveau suivant …

            :-p

  24. Je trouve ce raisonnement véritablement réducteur et profondément insultant.
    Ca n’a ni queue ni tête, c’est à sens unique et tout part d’un postulat unique et stupide: « Le gentil voulait se farcir la demoiselle depuis le début de l’histoire. ».

    Alors oui, c’est sûr qu’en partant de là c’est pas très difficile d’en déduire que c’est un trou du cul et que par la même occasion tous les mecs « gentils » avec vous, très chères lectrices le sont également intérieurement.

    Résumons les propos: « Soit t’es un connard assumé, soit t’es un connard qui ne s’assume pas. »

    Désolé mais bon, à force de penser comme cela je ne vois qu’une seule solution viable au problème humain: Devenez lesbiennes.

    Nous sommes des salauds, nous nous entretuerons tous et comme ça tout ira bien dans le meilleur des mondes !

    A bon entendeur,
    salut!

  25. Je pense avoir été Poire, et Melon. Maintenant je suis un peu des deux et je suis heureux.

    Pour avoir réfléchi longtemps à la raison pour laquelle j’étais toujours le « meilleur ami » (membre de la désormais friendzone) et jamais le playboy, j’en ai tiré une conclusion importante :
    – Poire est clairement agréable dans l’espoir de plaire (pas de place ici pour la gentillesse gratuite), pour que Cerise se dise « Il est mignon, et il ne me fera jamais de mal, je peux envisager une relation avec lui sereinement ». En somme, le mari idéal (et non le père). Sauf qu’un mâle qui n’est pas dominateur n’est pas biologiquement attirant. A Cerise, il lui faut de la virilité, de la responsabilité, du charisme et de la force. Un vrai protecteur en somme, qui pourra gérer le foyer et la descendance, même si elle a beaucoup de mal à avouer qu’elle est, elle aussi, animale, avec des instincts.
    Alors pour Poire, il ne s’agit pas là de devenir méchant, mais d’arrêter de vivre pour les autres, et Cerise en l’occurrence. Oh, Cerise a besoin de Poire pour être réconfortée ? Ben oui mais Poire avait prévu autre chose, désolé. Cerise vient pleurer chez Poire pour la 10e fois en 1 mois ? Ben oui mais Poire en a marre de ses lamentations. Ce n’est pas méchant, c’est individuel. Si ça tombe bien, que ce n’est pas trop embêtant, ok. Mais gentil ou pas gentil, au bout d’un moment c’est pénible, c’est tout. Et à partir de là, malgré lui, Poire va devenir beaucoup plus attirant aux yeux de Cerise. Parce qu’il sait dire non, s’imposer, faire preuve de caractère et vivre sa vie. Parce qu’il aura décidé qu’il ne prendra plus la peine de satisfaire si ça implique des contraintes trop importantes pour lui.

    Preuve en est mon expérience personnelle : depuis ce jour où j’ai décidé de faire ma vie de manière égoïste, en étant pour autant tout à fait agréable quand la situation le permettait, j’ai connu un succès plus grand auprès de la gente féminine. Désormais, je vis avec Cerise, qui me sait et m’aime gentil, bon, généreux et de bon conseil, mais qui doit accepter en contrepartie mon caractère direct et mes critiques, si elles ont lieu d’être. Oui je veux partager ma vie avec quelqu’un, mais je reste avant tout moi. Paradoxalement, c’est en restant moi que je deviens nous.

    :)

    • Ces histoires de dominance et de nature d’homme / nature de femme, c’est vraiment de la putain de grosse foutaise.

      • je ne saurais dire ce qui est de la foutaise et ce qui est pertinent véridique, vérifiable, reproductible, quantifiable… ou spéculation, ni ce qui est biologique ou sociologique… quoi que, il y a bien quel différence entre homme et femme qu’il n’est pas difficile de constater :
        Les femmes on une poitrine plus développé que celle des hommes, sauf cas exceptionnel.
        Elles sont également doté d’un appareil reproductif différent et complémentaire à celui des hommes.
        Il y a aussi quelques différence coté génétique et hormones qui entraines par exemple des prise de poids différentes…
        Après on arrive sur un terrain moins unanime, par exemple l’impact sur l’humeur des variations hormonales (lié au règles chez ses dames, aux piques de testostérone chez ces messieurs). Là on parle de biologie (variation hormonale) mais aussi de comportement (variation d’humeur) comportement qui sont aussi influencé par le caractère de chacun, lui même influencé par l’environnement social présent et passé. On est donc dans du sociologique.
        Si ensuite on parle de culture judéo-chrétienne, de tradition patriarcal, de féminisme et d’impact sur les caractères de chacun… on s’éloigne du biologique, mais l’a-t-on totalement quitté ? retrouvent-on ces mêmes comportement dans des culture matriarcale par exemple ?

        Balayer sous les termes de « grosse foutaise » les analyse sociologie observant des différence comportementales entre homme et femme dans notre société occidentale me semble quelque peu abusif. Il est vrai cependant que parler de nature d’homme ou de femme fait plus référence à du biologique qu’a du sociologique et introduit de ce fait un biais qu’il peut être bon de souligner.

        • Je suis biologiste. Parler de nature d’homme ou de femme ne releve en aucun cas de la biologie. Ca releve de l’essentalisme, donc du religieux/spirituel. Merci de ne pas melanger les torchons et les serviettes. Pour repondre a ta question: Petits rappels sur le genre
          Sinon non on ne s’eloigne pas du biologique. Biologie = science de la vie. Dire qu’on s’eloigne du biologique est revelateur d’un point de vue non-rationnel de type religieux et non pas scientifique (judeo chretien par exemple).

  26. Politiquement, le combat des femmes a toujours été le mien mais je combats de même la bêtise de certaines qui pensent que la condition des femmes est le produit de la lutte des sexes – et pourquoi pas des genres tant qu’on y est. Cette vision réductrice (pragmatique certes) ôte totalement le système au sein duquel nous vivons. La fin du film « Louise Michel » exprime à merveille ma vision : ce sont les employeurs qui décident de quel sexe demain sera fait. Tout le reste est d’un subjectivisme éhonté. Ce qui me laisse à penser la chose suivante : si certaines « filles  » réagissent à ces types de comportement (encore qu’il faudrait qu’il demeure le même tout le temps autant pour Poire que Melon), ne sont-elles pas elles-mêmes le fruit soumis à la loi patriarcale ? … Vous voyez ce que cela fait ? Des divisions généralisantes, des préjugés tout sortis de la Caverne d’où l’on voit encore l’ombre portée, la marque noire de l’ennemi, vacillante à mesure que les flammes la font vaciller : rien n’est fatal, je le dis ! mais faudrait déjà commencer par cesser ce genre de considérations judéo-chrétienne sur la culpabilité, qui divise plus qu’il n’exploite la conscience et les ressources de certaines « hommes » à propos de la condition féminine. Non aux marches non-mixtes ! Chassons les parasites s’il y en a ! Les hommes ne sont pas fatalement des petits-bourgeois déterminés par leur genre ! Et si pour certaines fascistes – car ce type de division reposant sur la génétique est typiquement scellée du sceau fasciste – je suis le fruit d’un patriarcat, je leur dis qu’il n’y a rien à faire, je fais ça pour ma gueule, parce que je suis fier de porter le message d’une condition épanouissante pour toutes les femmes partout où je passe… et aussi partout où je trébuche sur ce type de discours agité du bocal. Bocal ? Bocal ! Salade de fruits pour tous !

  27. Article intéressant et assez juste je trouve, je n’avais jamais pensé Poire sous cet angle, même si effectivement beaucoup de garçons dans mon entourage se comportent comme lui. L’exemple classique que j’ai vu à maintes reprises se résumant à :

    Un célibataire qui veut à tout prix « se caser » (ça me rappelle l’article sur le couple d’ailleurs) ; dès qu’une fille plutôt jolie croise sa route, il met une pléthore de stratagèmes en œuvre pour la séduire (diner aux chandelles, massages, petits cadeaux, promenades, confidences). Il demande aussi à ses amis de ne pas avoir des vues sur cette fille. Malheureusement, ce jeune homme ne fait plus toutes ces choses une fois qu’il est en couple. Il les fait uniquement dans le but d’avoir la princesse-trophée en se faisant passer pour un preux chevalier. C’est tout aussi triste que la méthode d’approche de Melon.

    Ce que je ne comprends pas, c’est que certaines Cerise recherchent justement ce type de comportements, elles aiment être courtisées et faire courir un paquet de mecs après elles. Leur attitude n’est tristement pas plus honnête que celle de Poire ou Melon, mais au moins ils font bien la paire. :P

    Enfin bref, rien de tel que le naturel et le spontané ! Jamais je n’ai tenté de séduire quelqu’un, jamais je n’ai altéré mon comportement, ni ne me suis cachée derrière des tonnes de maquillage face à un homme qui m’attirait. Si quelqu’un devait lui plaire c’était « moi-même ». Au final ça a dû me réussir, j’ai rencontré quelqu’un qui m’apprécie avec mon bagage de défauts et de qualités ; et après 5 années passées ensemble, même si j’ai mûri dans mon petit crâne, au fond je suis toujours la même que celle qu’il a connu. :)

  28. Sans remettre en question les tenants sexistes qu’une telle situation revêt, je crois avoir été témoins de déboires (et plaintes) similaires de la part de personnes homos…

  29. Perso, je comprends un peu par quoi passe Poire pour avoir un vécu similaire, mais ce qui m’a fait échapper à ses travers, c’est que je suis malgré tout resté conscient que le problème venait de moi, même si je n’ai réussi à l’identifier précisément (et m’en débarrasser dans la foulée) que tout récemment.
    Bon, je ne dis pas que je n’ai pas eu des phases de récriminations amères, mais la plupart du temps elles étaient dirigées contre la société, le Mur des Genres – ou moi.

    Un aspect qui rendait le problème difficile à déceler par un observateur (ou une observatrice) extérieur(e), est que je n’ai jamais eu de difficulté à engager la conversation avec des personnes des deux sexes, sans distinction. D’où moa préférence pour le comptoir dans les bars, puisque c’est là que les conversations s’engagent le plus facilement. J’en ai eu des centaines, de ces conversations, sur toutes sortes de sujets, avec des personnes très diverses.

    Mais voilà, s’il arrivait que je sois en train de discuter avec une femme avec laquelle j’avais l’impression que le courant passait, ou pouvait passer, j’étais bloqué, je ne savais pas quoi faire pour aller, ou tenter d’aller, dans cette direction. Du coup, je poursuivais la conversation comme si de rien n’était. Bon, ceci dit, la plupart du temps, l’idée ne me venait qu’après que la conversation fut finie. J’attribuai tout cela à mon inexpérience…

    Une anecdote particulièrement parlante, c’est une fois où, en 2007, j’étais au comptoir de mon bar favori, un endroit où il était facile de discuter, et dont je n’ai pas retrouvé d’équivalent depuis qu’il a changé de propriétaire. Une discussion s’était engagée avec un petit groupe de personnes assises à une table voisine du comptoir : une femme et deux hommes. Je fus invité à les rejoindre, et nous continuâmes la conversation. À un moment, la femme me demanda la permission de jouer avec mes cheveux, que j’avais longs et bouclés, et je lui accordai avec joie. Plus tard, ses deux amis partirent, et nous restâmes à discuter tous les deux jusqu’à la fermeture, après quoi nous partîmes vers un bar de nuit, et nous poursuivîmes notre discussion… Jusqu’à ce qu’elle se lasse de mon manque de coopération, tombe sur un type qu’elle connaissait, et parte avec lui. J’étais tout à fait sûr de ses intentions, elle avait fait 90% du chemin, et moi, paralysé par la panique, j’étais incapable de faire le reste. Je ne peux pas lui reprocher de s’être lassée.

    Cet épisode, qui m’a déprimé pendant plusieurs semaines, illustre bien que le problème venait de moi.

  30. J’ai été un « salaud » (grande façon de parler d’ailleurs) avec ma copine actuelle sans forcément m’en rendre compte , je me disais que à cause de mes experiences passée j’éviterai d’être collant , empatique , de plus en période d’examen je ne pouvais pas vraiment être 24h sur 24 au téléphone comme elle le désirai etc .

    Sauf qu’un jour j’ai réalisé que je l’aimais et je me suis lâché laissant tombé toute les barrière que je m’étais fixé , lui montrant mon amour . Et justement il se trouve que je sais depuis quelques jours qu’elle m’a trompé . On peut m’expliqué ? Je suis quoi ? Une poire melon bannane ? Bref j’avais déjà couché avec elle depuis longtemps je m’en foutais un peu du sexe , de la reconaissance ou quoi que se soit , je voulais lui montré mon amour simplement et bah voila ou ça nous mène .

    L’article généralise beaucoup trop rien que mon histoire le démonte . Bref de part cette experience je sais plus trop quoi pensé des filles après ça , elles te gardent quand tu les traites comme de la merde mais te rendent cocu dès que tu t’attaches à elle , bref du grand n’importe quoi , je n’ai pas encore cassé , je sais plus trop quoi faire maintenant , je l’aime…

    • « Bref de part cette experience je sais plus trop quoi pensé des filles après ça… »

      Qui parle de généralisation au fait ?

    • (désolé j' » je voulais lui montré mon amour simplement et bah voila ou ça nous mène « 

    • J’ai des soucis de clavier qui me font valider sans le vouloir quand je fais un retour à la ligne :/ (le commentaire du dessus est à effacer du coup)

      Je voulais ajouter que rien qu’en disant des choses du genre « je voulais lui montré mon amour simplement et bah voila ou ça nous mène  » laisse à penser que tu fais pourtant bien partie du schéma (volontairement caricatural, ça serait bien de lire les commentaires aussi avant de poster) de Poire, qui s’attends a avoir automatiquement tel comportement « des filles » parce que tu as eu tels comportements…
      Mais voilà, les filles ne sont pas toutes pareilles (pas plus que les mecs), ce ne sont pas des robots, et il arrive (souvent… presque toujours) que les deux personnes qui se font du mal ne vont pas ensembles… Et c’est d’autant plus difficile à déceler quand ça ne semble évident que de façon unilatérale (si en plus on songe au fait que l’adoration pour une personne nous fait oublier ses défauts, jusqu’aux pires…)

      • « (volontairement caricatural, ça serait bien de lire les commentaires aussi avant de poster) de Poire, qui s’attends a avoir automatiquement tel comportement « des filles » parce que tu as eu tels comportements… »

        Non ça n’a rien à voir , cette phrase n’est que la conséquence de ce qu’il s’est passé , c’est le fameux raisonnement du « pourquoi »? L’envie de comprendre , chercher pourquoi elle a eu se déclic , c’est justement une preuve de la reconaissance de l’autonomie de ma copine

        • « l’article généralise trop car il parle d’un schéma de relation dans lequel je ne reconnais pas mon cas personnel, et d’ailleurs mon cas montre que toutes les femmes sont des salopes ».
          Super.

  31. Ou pas…

    Je fus Poire, un Poire qui eu le droit à de nombreux « mais pourquoi sont ils pas tous comme toi » mais sans que cela se concrétise. C’est quand même frustrant, quand t’es partant en plus, ou que t’as pas de succès, de t’entendre dire que t’es attrayant.
    T’es le mec parfait, mais avec toi j’peux pas… Ca m’a longtemps exploser le cerveau.
    Passer « Melon » (dans le sens grand ennemi de Poire), non, en tous cas, pas dans le but de faire du mal pour coucher, hors de question.
    Passer Player, à voir… En tout cas, si c’est pour devenir Melon, ca sert à rien…
    Mais pour moi et les quelques que j’ai rencontré, ça a avant tout été reprendre notre vie en main, retrouver confiance en nous, accepter de pouvoir faire mal et de souffrir (possibilité lié à toute relation), mais surtout et avant tout, d’avoir une vie, de s’aimer et de s’épanouir, d’arrêter de croire que c’est Cerise qui t’apportera (seule ou en panier) le bien être que tu n’as pas.
    Et bizarrement, à partir du moment ou j’ai réussi à m’aimer, m’apprécier, m’autoriser à être moi tout le temps, j’ai commencer à rencontrer le succès et pas que sentimentalement parlant.

    • Je pense que les gens perçoivent « l’aura » de ceux qui se sentent bien dans leur peau et qui ont confiance en eux. Sans compter qu’être naturel, être soi, permet de rencontrer des personnes qui s’intéressent vraiment à nous pour ce que nous sommes et non pas à une image que l’on donne. :)

  32. Deux lectures à vous conseiller pour étayer votre réflexion :

    Ayn Rand (La Source Vive, La vertu d’égoïsme, Hymne)
    et
    Friedrich Nietzsche (Généalogie de la Morale)

  33. Il y a pas mal de vrai dans l’article et des trucs auquel je ne suis pas d’accord, mais ce dont je veux parler est le fait que Poire et Melon en prennent pour leur grade (souvent à raison) mais bizarrement pas Cerise….
    Pourquoi Cerise accepte la gentillesse de Poire alors quelle sait ce qu’il veux vraiment…., pourquoi retourne t’elle avec Melon alors que son expérience lui dit que ça va la faire souffrir….
    Au final à cause de cette absence j’ai l’impression d’avoir lu un article très subjectif et je comprends pourquoi certains passage me paraissaient à coté de la plaque.

    • C’est dingue à quel point les gens lisent mal, enfin bon, on va dire que c’est moi qui ai mal écrit.
      Il n’y a qu’une seule personne qui est critiquée dans cet article. Les autres protagonistes ne sont absolument pas critiqués. Melon ne prend rien pour son grade, il n’y a que des suppositions au sujet de son comportement, qui est vu du côté de Poire. Melon est peut-être un salaud, peut-être pas, cerise est une fille qui retourne avec son ex, je crois qu’y a pas grand chose à dire là-dessus. Il n’y a rien à dire sur le comportement de Cerise ni sur celui de Melon. Si les gens ont envie d’écrire une série fruitière en 8 volumes, grand bien leur fasse, mais ici ce sera totalement HORS SUJET.

  34. Croyez le ou non, moi qui suis un jeunot à la base plutôt de l’opinion de Poire (mais je me plais à croire que j’en suis pas à son niveau), ça m’a fait réfléchir cet article, et c’est assez rare pour être signalé.
    Bien sûr j’avais déjà réfléchi au problème, mais ça m’apporte un nouvel angle de vue, et rien que pour ça, merci.

    • Bien vu, t’as capté que l’article était sur les Poires pour les Poires, et pas sur les Cerises ou les Melons.

      En resumé, soit gentil gratuitement et pas en éspérant une contrepartie, sinon c’est calculateur ou servile. Donc pas avec d’éventuels partenaires sexuels plus qu’avec n’importe qui.

      Soit gentil pour être gentil uniquement, et séduisant pour être séduisant, mélanger les deux c’est juste une erreur de logique.

      N’empèche quand même, ton « opinion de Poire », c’est une meilleure chose qu’une non-opinion de Melon de base « conformément séduisant », c’est une graine de questionnement moral, à la décharge des Poires.

      • >Soit gentil pour être gentil uniquement, et séduisant pour être séduisant, mélanger les deux c’est juste une erreur de logique.

        j’ai un petit souci :
        être gentil et séduisant en même temps auprès d’une même personne est illogique ?
        la gentillesse ne peut-elle pas faire partie de la séduction (sans en être la clef de voute façon poire)

  35. Le problème de la caricature, c’est que peu importe la manière dont on tourne la question, ce sera toujours inexact.
    Volontairement inexact, mais inexact quand même.

    Ce que je vois dans ce texte (ce que la personne qui m’a emmené ici aussi, apparemment), c’est que le mâle n’agit que pour amener la femelle dans son lit.
    Surtout s’il joue aux jeux-vidéos (comparaison plutôt boiteuse d’ailleurs, puisque c’est bien buter le dragon à coups de massue la finalité du jeu, pas tringler la princesse potiche à coups de phallus virtuel. Absolument personne ne va butter le seigneur des démons pour sauver une poignée de PNJ, on y va juste pour lui casser la gueule, c’est très gratuit).

    C’est intéressant comme article, mais je trouve l’approche franchement glissante. On à tendance à vouloir en retenir que les hommes sont tous des bêtes, et c’est triste.

    • En même temps si des gens sont assez stupides pour retenir de n’importe quel article que « tous les hommes sont bêtes », 1) je ne peux pas les empêcher d’avoir des opinions stupides, 2) je ne peux pas les empêcher de lire mon blog et d’en tirer des conclusions idiotes et 3) de toutes façons, je ne pourrai rien leur apprendre d’intéressant. Et surtout 4) je ne suis pas responsable de la stupidité des gens

      • C’est difficile de répondre quelque chose à ça =s…

        Je préfère penser que les gens ne sont pas stupides. Du moins pas plus stupide que je ne le suis.

  36. Mais en quoi avoir envie de baiser est méchant ? Tout le monde a envie que tu sois sympa, macho, curé (oops). C’est pas sale ma p’tite dame, c’est naturel !

  37. Cet article m’a donné envie de me suicider, merci…
    Je me sens Poire, pourtant je me comporte comme un gougeât avec ma copine donc je pense être un mix entre une sous-merde et un connard.

    Mais ma copine c’est encore pire vu qu’elle reste avec moi.

    • Mais lol, vu ta victimisation en trois phrases seulement effectivement on peut t’apeller Poire…
      Déjà commencer par « ______ m’a donné envie de me suicider » tu fais pas dans la dentelle !
      SMILE ! IL FAIT BEAU DEHORS !

  38. Bonne analyse de ce qui se passe actuellement et de la perpétuel victimisation que ce font les filles et les mecs. Car oui malgré tout peut-être que poire est faussement gentil et affectueux envers la fille qu’il convoitent ,mais aux final est-ce que beaucoup de poire deviennent réellement gentil ? Pour moi il y a deux sortes de poires. Les premiers comme tu la décrit et le second qui lui cherche vraiment à aider la fille en question et qui peut-être était un poire de la première catégorie et en est devenue un autre, car il c’est attachée avec la fille en question. Mais peu importe puisque même si les femmes n’arrivent pas a faire cette analyse du pourquoi poire ou melon est-il comme cela avec moi ? Je pense que si les poires échoue c’est tout simplement car ils sont trop gentils, pour moi la gentillesse est une qualité rajouté. Par exemple la gentillesse c’est rassuré quelqu’un pour ce qu’il est et même si c’est un gros thon par exemple. Je crois que le vrai problème c’est que les poires et les Goyaves (Les mec perdus) attendent toujours quelque chose de l’autre. Je pense que comme toujours et ce que j’en tire comme moral a chaque analyse et récits traitant de ce genre de problèmes c’est qu’il faut toujours être naturel et sincères avec soi-même et ne jamais chercher a tromper l’autre, car d’une façon ou d’une autre cela finira toujours par nous retomber dessus.

    Je finirai sur une citation de Tyler Durden qui résume bien ce que je viens de dire :

    Si vous lisez ceci, alors cet avertissement est pour vous. Chaque mot que vous lisez de ce texte inutile est une autre seconde perdue dans votre vie. N’avez-vous rien d’autre à faire ? Votre vie est-elle si vide que, honnêtement, vous ne puissiez penser à une meilleure manière de passer ces moments ? Ou êtes-vous si impressionné par l’autorité que vous donnez votre respect et vouez votre foi à tous ceux qui s’en réclament ? Lisez-vous tout ce que vous êtes supposés lire ? Pensez-vous tout ce que vous êtes supposés penser ? Achetez-vous ce que l’on vous dit d’acheter ? Sortez de votre appartement. Allez à la rencontre du sexe opposé. Arrêtez le shopping excessif et la masturbation. Quittez votre travail. Commencez à vous battre. Prouvez que vous êtes en vie. Si vous ne revendiquez pas votre humanité, vous deviendrez une statistique. Vous êtes prévenu…

  39. J’ai lu avec grand intérêt votre article.

    Il y a, quoi qu’on en dise, beaucoup de vérités, et ce texte vient de m’ouvrir littéralement parlant, les yeux.
    J’étais poire, j’étais melon, et je me suis même approché de cet équilibre.

    Tous ceux qui démentent ce texte ont encore cette part de naïveté, d’inexpérience, ou tout simplement de trop forte croyance. Mais la triste réalité est bien ici.

    Ce texte peut choquer certains, mais nous avons la l’écrit d’un(e) homme/femme, j’espère femme, qui a su comprendre que l’attirance est humaine et qu’elle gouverne depuis des millions d’années.

    J’ai compris par moi-même que les femmes ont autant besoin de sexe que les hommes , qu’elles le désirent autant que nous. Seulement ces derniers siècles, avec les poètes à l’eau de rose, ont clairement tracé et définit les contours de ce que doit être une séduction.

    Donc nous ne pouvons en vouloir à poire, car il est encore sous l’emprise de ces normes sociales, de toute une éducation. Son cerveau est programmé, tel un ordinateur, il n’y a pas d’autre paramètres que celui d’être « gentil ». Nous ne pouvons pas le blâmer!

    Melon? Pareil, c’est une poire qui à mûrie, mais il en veut toujours aux femmes. Melon est aussi un player dès lors, car il réussi à coucher avec des femmes. D’ailleurs, et là je te rejoins « elfe », il est même meilleurs que les players, puisqu’il est vrai, avec lui les femmes savent très bien que ce sera sexe pour sexe, pas autrement. Un désir mutuel assouvit. Finalement heureusement que des melons sont là.
    Problème, si une femme ne réagit pas à ses attentes, cela réveille chez lui sa vieille frustration…

    Cerise? Une fille tout à fait normale, qui couche avec ceux dont elle à envie. Il lui manque juste une certaine compréhension, car elle sait très bien ce que pierre fait et ce qu’il attend en retour, mais comme c’est une poire…. ( une bonne poire…)
    Ne serait-ce pas là non plus de la manipulation ? Mais nous ne pouvons pas la blâmer non plus, puisque poire est là et ce propose gentillement, qu’en serait-il autrement ?

    Bref, On critique ici une communauté (celles des players si vous avez bien suivis), et le comportement qu’adopte certaines personnes. Mais, en contrepartie, ceux qui le fréquente trouve enfin un moyen de contourner ce « formatage » décrit plus haut, ce qui n’est pas aussi mauvais que souligné dans ce texte. Parce que à qui la faute, si pierre est toujours malheureux? Les cerises ne sont vraiment pas capables d’être franche? Tout comme les Melon et les Poires?

    On relate un fait indéniable, une fille couche avec un homme car elle se sent attirée, quelle a les même désirs qu’un homme. J’approuve totalement, une fois que bon nombre d’homme s’arrêterons et réfléchirons sur ce fait indéniable, ils auront beaucoup moins peur des femmes, et un jour n’aurons plus peur du rejet, qui est simplement une source d’angoisse sociale.( Car le réel problème n’est qu’ici, si les hommes sont frustré c’est par peur )
    Et une femme qui l’assume (car oui, marre que ce soit toujours les hommes de réfléchir et de se remettre en cause depuis la montée du féminisme…) pourra peut-être être franche, et arrêtera de vouloir être « gentille » pour ne pas se sentir coupable ( ne serait-ce d’ailleurs pas là un autre problème sur la gentillesse ?)

  40. Ah, les méchants hommes, venant d’une féministe, cela ne m’étonne guère.
    Le couple = patriarcat = saymal
    Les hommes = patriarcat = saymal
    Les américains font massivement circoncire leurs poupons, je suppose que tu es pour la castration.

    « Je discute avec des personnes » = relens de la gender theory, un progressisme socio-trouducul qui dénie les réalités et les faits biologiques d’avoir un vagin ou un pénis.

    melon = arabe
    poire, bonne poire = blanc
    Ca, on l’avait compris.

    Au final, un article caricatural, pauvre intellectuellement, misogyne, mysandre, misanthrope, issu d’un cerveau aliéné, traumatisé de ne pas assumer son statut: Notre instinct se limite à la survie et la reproduction. Ta gueule et écarte les cuisses.

    • Tu vis à poil dans un arbre et tu manges de la viande crue ..?..
      L’instinct comme argument d’autorité ? Dans le genre « pauvre intellectuellement », t’es un champion.

    • Voilà, c’est de ça que je voulais parler que je disais que c’est triste.

      Si on devait résumer la vie à une nécessité biologique, ce ne serait plus de la vie mais de la survie. J’ai l’audace de penser qu’un mâle ne créé pas qu’avec sa kékette.

      • Ce blog s’apelle les questions composent… Qu’on pose à qui ? Aux amérindiens, connus pour leur sagesse ? Qui ont été opprimés et génocidés pendant la période des conquistadors ? Donc en fait, tu encourages le génocide ???? ET LE VIOL AUSSI ?

  41. En tout cas, on connait maintenant la méthode pour faire exploser le compteur de commentaires : Utiliser les mots clés « amour », « séduction », « sexe »… et le reste du champ lexical.

    Ah la la…
    Déconstruire (un peu) l’amour dans les articles précédents n’a visiblement pas été suffisant pour éduquer tes lecteurs…

  42. Un article intéressant, si je ne partage pas le côté binaire de la représentation au moins il me fait réfléchir et c’est déjà beaucoup !

    Il y a une situation notoire qui est liée à Poire et qui n’apparaît pas dans votre article. Pour schématiser je l’appellerai Pomme.
    Pomme est une Poire qui se donne des allures de Melon. Il n’agit pas tout à fait comme Melon, mais il ne montre pas que c’est une Poire non plus. Pomme donc, comme les deux autres, n’est pas lui-même : c’est un « vrai gentil » qui se protège avec de faux airs. Il n’a pas trop de problème pour avoir une copine, ce n’est clairement pas un tombeur mais il se débrouille comme il peut, et il s’en contente.
    Pomme trouve une copine un jour, une de celles qui vous chamboule complètement. Il tombe amoureux de cette Cerise, différente à ses yeux. Pomme est heureux, malgré le caractère secret de sa Cerise qui n’arrive pas à s’exprimer émotionnellement. Mais il n’a pas besoin de ça, il la connait bien et se dit qu’il sait lire en elle. Tout va pour le mieux dans un premier temps, et Pomme se laisse aller à montrer qu’il est Poire, de plus en plus. Après tout, il ne souhaite que la rendre heureuse, sa petite Cerise.
    Pourtant un jour, sans crier gare et alors que Pomme est persuadé que tout va pour le mieux (rien en effet ne laisse transparaître un malaise, ils ont même projeter de rendre plus sérieux cette relation), Cerise le quitte, en disant qu’elle ne l’aime pas, qu’elle a essayé mais qu’en réalité elle ne l’a jamais aimé.
    Pomme est déconfit, désabusé. Cerise lui a dit beaucoup pendant le temps de leur relation, mais rien dans ce sens et Pomme n’aurait jamais pensé entendre ça. Pomme est la bonne Poire en somme.
    Pomme lui en veut d’avoir joué avec son cœur, et pourtant (et là vient le point soulevé) il est prêt à pardonner à Cerise. Même si c’est très douloureux, même si son monde à lui s’effondre, il ne se préoccupe que de l’état de Cerise. Pas dans l’espoir de se remettre avec, mais juste parce qu’il ne veut pas la voir mal, parce que c’est une personne qui lui est chère. Pomme tend donc une main amicale vers Cerise, et elle la prend quelques temps puis la rejette brusquement au grand désespoir de ce grand con de Pomme.
    Et encore une fois, il lui en veut de jouer avec lui, il le lui dit (Pomme essaye d’être toujours honnête), mais continue de se soucier du bien-être de son ex-Cerise au détriment du sien (et au grand damne de leur entourage).

    Alors où le caser ce cas pas si rare que ça ? Cette moitié de Melon en apparence, comme carapace, renfermant une Poire désintéressée. Car Pomme n’est pas gentil dans un but puisqu’il ne le montre pas, c’est un vrai gentil, serviable et attentionné.

    (et oui ça a un arrière-goût de vécu tout ça !)

    • On est pas obligé de faire un recensement fruitier et d’évoquer toutes les situations amoureuses possibles. Ca n’a pas vraiment de rapport avec l’article, en fait.

      • On est certes pas obliger de faire faire de la botanique mais je lui concède que la plus part des poires (ou pommes) que je connaissent correspondent plus, sur le temps, à ce schéma de fonctionnement, qu’a celui de l’article initial, donc y répondre de façon plus étayer si quelqu’un a une réponse à y apporter me semble intéressant.

        A première vu, je dirais que ça se rapproche un peu du scénario décrit par Ico plus haut : se construire une facade pour séduire, puis révéler sa vrai personnalité et à l’issu de cette révélation, se faire rejeter.
        En marketing on parle de publicité mensongère et même si c’est très rependu et inconsciemment admis (et autorisé avec à la mention image non contractuelle), quand le consommateur en prend conscience, habituellement, il réagit aussi par le rejet, ce qui est compréhensible, on l’a trompé sur la marchandise.

        La on ne parle pas de marchandise mais d’individu avec leur personnalité, mais un individu qui au bout d’un certain temps vois la personnalité de l’autre changer de beaucoup pourra aussi ce sentir trahi, trompé et en tenir rigueur au concerné, parfois en s’en séparant, parfois au travers de quelques mise au point, là ça dépend des caractères…

        Pour faire dans le binaire, il y a ceux qui change façon kleenex et ceux qui essaient de réparer.

        Après il peux aussi s’agir de la fin de la passion initial qui aveugle beaucoup de jeunes couples, a cette issu les habitude de chacun reprennent souvent le dessus sur les attentions mutuelle particulière qui s’espacent et s’estompe.
        A cette période charnière, beaucoup de couple s’effondre, d’autre redéfinissent leur base pour pouvoir continuer sur un socle plus solide. Je pense que cela dépend de la faculté à discuter et résoudre les problèmes du couple, ainsi que de la compatibilité des caractère une fois l’aveuglement initial passé.

        • C’est marrant de comparer le marketing et la seduction. Ca montre qu’on a une conception des rapports humains totalement malade, pour ne pas dire zombifie. Ou c’estnotre rapport au sexe (sexe = marchandise).

    • Jcrois que ton Poire, tony, se prend pour un martyr, à tort, avec la persécution, la mortification et tout le saint tremblement.

      Il prend sur lui parce que ça lui plaît, parce qu’il croit être hautement moral ce faisant, et parce que ça lui donne le bon rôle dans sa misère affective. Il devrait se poser quelques questions genre : qu’est-ce qu’il veut exactement avec les nanas, des relations amicales d’égal à égal ou des histoires sordides ? Est-ce qu’il ne pourrait pas utiliser ses bonnes intentions et sa résilience à une vraie bonne oeuvre, plutôt que de tout donner à une Cerise qui s’en bat les graines ?

  43. « Les players ne voient toujours pas les filles comme des humains normaux dotés d’un libre-arbitre et d’une personnalité. » <- non l'attirance sexuelle n'est pas une affaire de libre-arbitre ni de personnalité. C'est même la seule chose que n'a pas comprise Poire. En lisant les guides de séduction, il arriverait à devenir attirant sexuellement tout en restant gentil.

    L'auteure a l'air traumatisée par des mauvaises expériences avec des players extrêmistes. Dommage de mettre tout dans le même panier, c'est pourtant la seule porte de sortie de Poire pour être moins dépressif, changer son comportement.

    Pour rassurer l'auteure qui assimile les manuels de séductions à de la manipulation mysogine, les techniques des filles sont tout autant décevantes (les décolletés et le maquillage sont exactement le même type de manipulation). Au final, même si ces comportements ne sont pas ceux que l'on idéalise chez l'être humain, bien utilisés dans la peau de personnes agréables, elles font de la vie un plaisir. N'y renonçons pas parce que certains en abusent.

    • Sexisme ordinaire: une femme écrit sur un fait de société, elle a donc été traumatisée. ouin ouin pauvre traumatisée que je suis. C’est vrai que c’est traumatisant de demander à trois gars différents ce qu’ils font dans la vie et que chacun te répondre « je suis éleveur de pingouin sur pluton », mais je vais bien, merci. Je ne pense pas qu’un player puisse occasionner un traumatisme plus grave que ça (mais c’est déjà pas mal).

  44. Je trouve ce texte malhonnête, injuste et violent.
    Faut vraiment avoir l’esprit tordu pour pondre ça.
    En fait c’est consternant car quasi entièrement faux.

    De la bonne haine pro-féministe, en somme c’est bête et méchant.

    • Attention, on va te dire que tu es une poire.
      Cet article a été rédigé par une Hippie frigide et poilue alors n’y prête pas trop attention.

      • C’est triste de partir d’une déception personnelle (ou plusieurs) pour en tirer une analyse générale sur la société.
        Poire c’est le résultat du féminisme, la castration de plusieurs générations d’hommes (ils auraient du être Melon mais ils sont devenus Poire). Et maintenant il y a une féministe qui vient faire un procès très malhonnête à charge contre le sous-produit du féminisme, Poire. La victime du féminisme attaquée par une féministe. La quintescence du féminisme radical, du délire !!!
        Pendant ce temps-là des millions de femmes tueraient père et mère pour être belles, cosmétiques, vêtements, régimes, sport, chirurgie, etc….. tout ça pour être belles, tout ça pour plaire aux hommes. Totalement dépendantes de cette recherche de beautée afin de l’échanger contre des rapports sexuels. Difficille d’être plus superficiel. Si Poire est un macho refoulé alors ces dizaines de millions de femmes asservies par la nécessité suprême de « plaire aux hommes » sont quoi, Elfe ? Je dirais des esclaves, c’est peut-être mieux que d’être une Poire.

        • C’est injuste et violent d’essayer d’expliquer leurs erreurs à des mecs sûrement plein de bonnes intentions, mais qui se trompent de méthode pour parvenir à leur fin ..?

          Leur fin : être heureux dans leurs relations avec les autres; leur erreur : tenter de s’attirer de l’affection par une manipulation plus ou moins assumée.

          Le féminisme c’est pas changer le statut des femmes de « esclave dévouée » à « poupée de sucre gatée et cajolée », c’est de passer de « sous-homme » à « égale à l’homme ».

          On parle des erreurs de jugement d’un type précis de mecs, et tu réponds avec le comportement d’une vague majorité de femmes dans un certain type de société …. Pourquoi ? En quoi ça va aider qui que ce soit ? Le procés à charge contre les nanas, c’est toi qui le fait.

          • Une vague majorité ? Tu n’es peut-être pas dedans mais elles sont des centaines de millions voire des milliards (on est 7 milliards). Mais cet asservissement est beaucoup marqué dans les sociétés occidentales. Désolé je peux pas continuer la conversation aujourd’hui mais demain ce sera avec plaisir.

          • Mais ouais il faut une méthode, comme pour le travail, rien de naturel la dedans vu que l’homme s’est fait complètement formater de force il faut le remodeler.

          • Je suis Certainement pas dedans mec, à part quelque fois dans l’intimité.

            C’est pas une question de quantité. Ce que je te disais, c’est que l’Elfe parle d’un type précis d’hommes et de leurs erreurs, et que le comportement des femmes n’a rien à faire dans le débat. On parle de Poire et de ses problèmes. Si tu parles du comportement des nanas, tu dérives, ça l’Elfe l’a fait dans d’autres articles, mais ici c’est pas le sujet.

          • On parle pas d’un type précis : on parle d’une caricature qui n’existe pas. Les gens changent, et ils ne sont jamais a 100% Poire. L’elfe le dit elle-même, ça dépend du point de vue.

            Au final, cracher sur les Poires comme c’est fait, ça rime a rien.

          • @ Ribz : ça c’est vrai je dérive, je m’écarte du sujet, c’est bien vrai. Laissons donc les femmes de côté. Poire il ne sait pas pourquoi il agit comme ça (Melon non plus), Poire il ne veut pas que des relations sexuelles mais aussi et surtout de l’amour, contrairement à Melon qui lui enchaient les relations sexuelles. Au moins Melon on sait ce qu’il veut. Poire est une victime du féminisme car il a grandit en entendant Manman lui dire « il faut être gentil avec les filles » (en opposition au macho dominant brutal) alors il a été féminisé. Devenue une bonne Poire et bien il ne rencontre aucun succès avec les femmes parce que Manman a oublié de dire à sa chère fille Cerise qu’il fallait aimer les hommes gentils. Poire est évidement une victime, Poire ne représente pas le moindre danger pour les femmes, Poire serait un mari fidèle et aimant. Et voila que ELFE vient tourner le couteau dans la plaie de Poire en balançant des stupidités plus grosses qu’elle, se permettant se reprendre les gens, qui justement, critiquent son pauvre papier à 2 francs…..
            Heureusement c’est un site/blog et tout le monde sait que n’importe qui peut vraiment y écrire n’importe quoi.

          • C’est tout à fait impossible que tu sois sérieux, là, David …

            Tu continues à extrapoler sur Melon alors que, rappel, on parle du comportement de Poire.
            Aritméthique de base : dans ce contexte, Melon c’est tous les hommes qui ne sont pas Poire.
            On est soit Poire (= faussement gentil et frustré) soit un séducteur sans moral ?

            Ensuite, tu expliques clairement que Poire fait une erreur de jugement quand il essaye de séduire les filles, tu expliques que les filles ne sont pas attirés par les larbins (= les mecs qui font semblant d’être gentils avec elles. Parce qu’un mec réellement gentil, ça plaît, et ça n’est pas un larbin).

            Et tu crois que le but de cet article c’est de « retourner le couteau dans la plaie de Poire » ?
            Tu n’as pas un tout petit peu l’impression que le but de l’article, c’est d’AIDER les poires à remettre en question leur comportement pour a) réfléchir à ce qu’est la gentillesse et b) éviter d’être frustrés ?

          • Heureusement qu’y a encore des gens qui comprennent ce que j’écris!
            Pour ta dernière remarque, cet article est simplement une analyse, mais oui je pense que ça peut aider beaucoup de Poires, s’ils l’utilisent correctement.

          • Bien sûr que ça peut en aider. C’est mieux que l’alternative des gourous de la séduction « être gentil c’est pour les nazes, soyez individualiste et jouisseur, c’est la voie du bonheur », basiquement le principal moule pour les jeunes mecs.

            C’est très clair ce que t’écris, c’est aussi pour ça que les commentaires me fascinent, c’est comme si les gens avait un mode « Berserk de la logique » qui s’enclenche, qui les rend irrationnels et pas content dès que tu touches à leur comportement ou à leur « personnalité » ^^

          • ça fait plaisir d’avoir une réponse de l’auteure. Looser ou Poire c’est pareil et c’est un jugement de valeur puisque Poire est donc un looser ou alors le looser est une Poire. Pour moi ce n’est pas le problème, ça n’a pas beaucoup d’intérêt. On va en rester à Poire.
            Je ne suis pas de mauvaise foi c’est juste que ce que tu écris semble intégralement pompé (ce n’est pas si grave car ce n’est pas l’objet du débat) sur deux fameux livres de séduction. Pas besoin de les avoir lu, on peut tout à fait retrouver l’idée directrice n’importe où dans un article, un commentaire, un forum. Ce que tu dis au début est mot pour mot ce qu’on retrouve dans « attraction is not a choice » (très bon titre et livre soit dit en passant). Faut croire que les maîtres en séduction et les féministes s’échangent leurs textes. Macho refoulé ou Poire qui en fait est un macho……. bon on va pas jouer sur les mots. Quelles sont les conneries que je te fais dire et que tu ne penses pas ?
            Dans mon monde, je n’ai jamais rencontré un gars Poire qui se soit plaint d’être trop gentil et de ne pas avoir en échange les faveurs des femmes. Nous sommes 65 millions en France, c’est pas parce t’as vu 10 commentaires sur internet que cela fait une règle générale pour une certaine catégorie d’hommes. Je viens commenter dans l’espoir que tu te rendes comptes que tu as écris n’importe quoi et qu’en plus c’est bête et méchant. Si moi je ne peux pas te convaincre, soumets donc ton texte à un ou deux sociologues traitant de ce genre de questions et tu verras bien ce qu’il te répondront.
            Ce qui me gêne vraiment c’est que tu dis que Poire est, consciemment, gentil avec les femmes pour attirer leur attention, comme si la gentillesse était une monnaie d’échange pour Poire. C’est tellement faux et archi-faux, c’est très très simpliste et super caricatural….
            M’enfin tout le monde a le droit de faire des erreurs.Tu sais moi je fais des conneries tout le temps, je me trompe, je dis des choses incorrectes, comme tout le monde. Mais ce n’est pas grave de se planter, ça fait parti de la vie.

        • Si si je suis sérieux. Ok bon on laisse aussi Melon de côté alors pour se concentrer sur Poire. Les mecs gentils ou faussement gentils ne plaisent pas aux femmes, je parle de la majorité des femmes. Cependant certaines femmes aiment les hommes gentils et d’autres moitié/moitié. Poire n’est pas faussement gentil sinon ce n’est pas une Poire. Celui qui est faussement gentil n’est pas une Poire mais un usurpateur franchement dans l’erreur puisque que la gentillesse ne remporte que peu de succès. Poire est naturellement gentil, pas forcément pour gagner des rapports sexuels car il est gentil avec tout le monde sans beaucoup d’exceptions. Il est gentil naturellement sans même y penser, il est comme ça Poire. Il est gentil avec tout le monde et avec les femmes puisqu’elles rentrent dans la catégorie « tout le monde ».
          En fait ce que Elfe développe partiellement c’est le grand classique des premiers bouquins sur la séduction. Livre étant destiné aux hommes. Ils expliquent pourquoi le Looser agit d’une certaine façon, ce qui ne va pas et pourquoi. En somme parce que Poire veut échanger sa gentillesse contre un rapport sexuel et ça ne marche pas. Mais c’est LEUR analyse. Et Elfe se base dessus… partiellement. C’est ça le coeur de l’analyse d’Elfe, une autre analyse discutable reprise partiellement et retournée dans le sens voulu.
          Franchement, je crois pas que ce papier puisse aider les légions de Poire fraichement crées en leur disant qu’en vérité ils sont des machos refoulés qui chosifient les femmes et les voient commes des objets.
          C’est tellement bête, faux et agressif que ça ne peut qu’attirer la haine.

          • « être gentil c’est pour les nazes, soyez individualiste et jouisseur, c’est la voie du bonheur »

            Et bien excuse-moi mais être gentil c’est une véritable catastrophe mais ils ne disent pas qu’il faut être individualiste et jouisseur, ils disent qu’il ne faut pas être trop gentil, qu’il ne faut pas être en demande (sexe/amour), qu’il faut être indépendant, qu’il faut s’aimer (confiance en soi) et prendre soin de soi (vêtements), qu’il faut être drôle et imprévisible, etc….. qu’elle femme ne voudrait pas d’un homme répondant à ces critères ? Moi-même je ne voudrais pas sortir avec une femme dépendante, en demande, sans caractère, qui dit oui à tout, etc…. c’est normal. Tout le monde a le droit de partager son temps avec des gens qui leur plaisent, ce qu’ils expliquent dans ces bouquins de séductions. J’entends très réguliérement des femmes dire je veux un « homme, un vrai » alors ils expliquent comment le devenir mais ça passe d’abord par une remise en question strictement personelle. C’est à dire qu’on pourrait utiliser ces livres uniquement pour améliorer sa personnalité sans même projeter de draguer qui que ce soit par la suite. Ces maîtres en séduction sont les véritables sauveurs des Poires. Y’a énormément de travail mais si ils peuvent en sauver quelques uns ce sera déjà bien. Quant à Elfe, tu pourras aller aider un SDF dans la rue en lui disant qu’en vérité c’est un vrai bourgeois refoulé et que si ce salopard te fais un sourire c’est bien parce qu’il compte avoir une pièce en retour…….

          • Je suis désolée mais je n’ai rien à voir avec ces conneries de manuels de drague. Je n’ai jamias dit que Poire était un loser, je me fiche pas mal de ces conneries de jugements de valeur. Dire que je me base sur ça, c’est de la pure mauvaise foi, je ne les ai même pas lus, et en plus c’est une analyse féminisme, donc qui explique les problèmes sociaux en se basant sur les problèmes de genre, donc aucun rapport. Je n’ai jamais parlé de « macho refoulé » j’ai parlé de macho. A quoi ça rime de me faire dire des tas de conneries que je ne pense même pas, sinon à prouver que tu ne comprends rien à l’article?
            D’autre part si tu penses que tout ce que j’écris est basé sur du vent (puisqu’apparemment, dans ton monde, aucun mec ne s’est jamais plaint d’être trop gentil avec les femmes et de ne rien avoir en retour), alors pourquoi viens-tu commenter?

          • C’est dommage de censurer les commentaires surtout si ils sont corrects ou polis. Ce serait mieux d’y répondre plutôt que de les faire disparaître. Cependant je comprends, c’est moins gênant pour toi.

          • Tu me fatigues. Tu es chiant, condescendant, méprisant, et pénible à l’extrême. Tu cherches à discuter, (ce qui est toujours mieux que la plupart des abrutis désormais filtrés), mais tu ne fais pas d’efforts pour comprendre le point de vue des autres. Tes propos montrent clairement que tu n’as pas compris l’article, si bien que je l’ai relu après avoir lu tes commentaires, et j’en viens à la conclusion qu’il est parfaitement clair (d’ailleurs d’autres lecteurs l’ont parfaitement compris) et je ne comprends pas pourquoi tu ne le comprends pas. M’est avis que ça te gène, et/ou que tu t’identifies au personnage, et/ou que tu ignores totalement ce qu’est le féminisme, ou quelque chose comme ça. Bref…

            Ce n’est pas un problème de ne pas comprendre, cela dit. Ce qui me gène c’est le cocktail : je comprends rien + je donne des tas de conseils non requis et des leçons de vie à ceux et celles qui ne m’ont rien demandé, parce que je détiens la science infuse + je cite des sociologues anonymes qui appuieraient mon propos (bravo, moi aussi je peux le faire…) + je cite aussi des féministes très vilaines tout aussi anonymes (mais je cite les noms des 2 assos les plus connues pour montrer que je sais taper « association féministe » dans google) + pas la peine de lire un livre féministe, j’ai vu l’asso « la barbe » à la télé l’autre jour + tout ce que je lis c’est des livres qui expliquent comment chopper et donc j’assimile tout ce que je lis à ça + je comprend toujours rien quand on me rééxplique + je donne encore des conseils non requis pour me donner de la prestance. (bientôt il va m’appeler « mademoiselle » pour se donner une contenance, comme l’autre con de neoxys).

            Alors, franchement, j’ai pas que ça à foutre. Si tu veux en apprendre plus sur le féminisme, sache qu’il existe une littérature de qualité très abondante sur le sujet, et que si tu daignes t’y intéresser, tu verras bien vite qu’il n’y a pas UN féminisme, mais DES féminismes, parfois avec des conceptions de l’égalité très différentes selon les courants. Les sargeurs ne sont pas les seuls discuter, à se contredire et à écrire des livres.

            Donc tes interventions ont peu de chances de passer ici, tout simplement parce que tu es trop fatiguant et que c’est vraiment chiant de discuter avec quelqu’un qui comprend rien et qui ne fait aucun effort. Je ne pense pas que ça va t’aider à comprendre ce que j’écris, ce sera juste plus reposant pour moi. Donc en quelque sorte oui, moins gênant. Mais si tu veux exposer des théories sur les points commun entre les idées des féministes et des sargeurs (lol), tu es tout à fait libre d’ouvrir un blog.

        • ça fait plaisir d’avoir une réponse de l’auteure. Looser ou Poire c’est pareil et c’est un jugement de valeur puisque Poire est donc un looser ou alors le looser est une Poire. Pour moi ce n’est pas le problème, ça n’a pas beaucoup d’intérêt. On va en rester à Poire.
          Je ne suis pas de mauvaise foi c’est juste que ce que tu écris semble intégralement pompé (ce n’est pas si grave car ce n’est pas l’objet du débat) sur deux fameux livres de séduction. Pas besoin de les avoir lu, on peut tout à fait retrouver l’idée directrice n’importe où dans un article, un commentaire, un forum. Ce que tu dis au début est mot pour mot ce qu’on retrouve dans « attraction is not a choice » (très bon titre et livre soit dit en passant). Faut croire que les maîtres en séduction et les féministes s’échangent leurs textes. Macho refoulé ou Poire qui en fait est un macho……. bon on va pas jouer sur les mots. Quelles sont les conneries que je te fais dire et que tu ne penses pas ?
          Dans mon monde, je n’ai jamais rencontré un gars Poire qui se soit plaint d’être trop gentil et de ne pas avoir en échange les faveurs des femmes. Nous sommes 65 millions en France, c’est pas parce t’as vu 10 commentaires sur internet que cela fait une règle générale pour une certaine catégorie d’hommes. Je viens commenter dans l’espoir que tu te rendes comptes que tu as écris n’importe quoi et qu’en plus c’est bête et méchant. Si moi je ne peux pas te convaincre, soumets donc ton texte à un ou deux sociologues traitant de ce genre de questions et tu verras bien ce qu’il te répondront.
          Ce qui me gêne vraiment c’est que tu dis que Poire est, consciemment, gentil avec les femmes pour attirer leur attention, comme si la gentillesse était une monnaie d’échange pour Poire. C’est tellement faux et archi-faux, c’est très très simpliste et super caricatural….
          M’enfin tout le monde a le droit de faire des erreurs.Tu sais moi je fais des conneries tout le temps, je me trompe, je dis des choses incorrectes, comme tout le monde. Mais ce n’est pas grave de se planter, ça fait parti de la vie.

          • Poire croit qu’une gentillesse surjouée fait partie des rapports de séduction.

            Poire c’est, d’après toi, à la fois un comportement type évoqué au début du bouquin « attraction is not a choice », et aussi .. un gars qui n’existe pas dans ton monde, une caricature qu’Elfe a inventé ?
            Il va falloir me ré-expliquer ça. Il faut être dans un certain état d’esprit pour saisir ce genre de concept, non ? Manger des timbres ? Des infusions de cactus séchés ? C’est quoi ton truc ?

            Sinon, tes prophètes du « comment être et comment plaire », j’ai un message pour toi de leur part : « arrête de nous idolâtrer, on t’explique seulement comment plaire dans une societé très précise en étant conforme, ça ne t’empêche pas d’essayer d’améliorer ta compréhension des autres, de toi-même, et d’imaginer comment tout et n’importe quoi pourrait être amélioré, c’est souhaitable pour ton développement personnel. Peace out »

            Bref, je laisse l’auteure prendre éventuellement la suite, si tu préfères.

          • C’est super de savoir que j’écris la même chose que ce qui est écrit dans un livre dont je ne voudrais même pas les pages pour me torcher le cul avec. Ca prouve une excellente compréhension de ce que j’écris.
            Enfin bon, tout le monde ne peut pas être intelligent, mais quand on tient des raisonnement aussi géniaux que « tu n’as pas dit que poire était un loser, mais en fait tu l’as dit, car tu le penses, puisque je le pense », on arrive à faire passer d’autres raisonnements crétins comme presque intelligents (« demande à ce sociologue que je ne connais pas et dont j’ignore le nom et l’opinion, il te dira que j’ai raison »).

            Franchement, tu devrais arrêter d’écrire, je n’ai jamais lu un tel tissu de foutaises.
            Le pire c’est que non seulement tu écris des foutaises, mais tu LIS des foutaises quand tu as sous les yeux un texte normal. C’est fou.

    • Alors ça c’est vachement intéressant. Nous avons là un individu qui commence d’abord par pleurnicher. Je le cite: « Cet article m’a donné envie de me suicider, merci…
      Je me sens Poire, pourtant je me comporte comme un gougeât avec ma copine donc je pense être un mix entre une sous-merde et un connard.

      Mais ma copine c’est encore pire vu qu’elle reste avec moi. »
      Il signe « slurp ».

      Il revient le lendemain et signe plusieurs commentaire « slurp », mais en s’épanchant un peu moins.
      Puis, le même jour, il revient sous un autre pseudo (roger-bernard) et insulte l’auteure du blog, avec des insultes sexistes (« hippie frigide et poilue »).

      Puis, il resigne un autre com de son premier pseudo.

      Enfin, toujours le même jour, il prend un troisième pseudo et balance des propos carrément misogynes et violents.

      Je crois qu’on a là une parfaite illustration de la façon dont les mecs soi-disant « trop gentils avec les filles » sont sexistes et peuvent éventuellement dévoiler leur visage de vulgaire macho qui utilise la violence comme outil pour que les femmes restent à leur place. (même si ici ce ne sont que des mots, la violence physique a toujours été un outil pour empêcher les femmes d’agir en égales des hommes).

      Heureusement tous les Poires ne sont pas de ce goût-là et certains auront utilisé l’article pour mieux voir les choses, évoluer et peut-être progresser vers un certain mieux-être.

  45. Ton texte est juste … enfin ne connaissant pas ce site, étant venu par le biais d’un lien qu’une amie m’a envoyé, sachant que je réagirais probablement.

    Alors la poire, joli nom, n’est finalement qu’un connard qui pense que tout lui est dû parce qu’il se comporte avec gentillesse simplement pour espérer avoir une récompense (la cerise …)

    AHAHAHAHAHAH déjà je ne vois à aucun moment, l’inverse abordé et pourtant personnellement j’ai des exemples concrets de filles dans exactement le même cas que tu as décris…. s’aurait été sympa de l’abordouiller.

    Alors le nigaud trop naïf, déjà qu’il est pas trop bien loti, quand il se trouve que, projetant ces désirs puérils de relations idéales, il se fait rappeler gravement à la réalité par … cerise, il doit culpabiliser après parce que s’il a simplement été gentil, c’était juste pour avoir la récompense…

    Mais je pense que tu n’as jamais été à la place de ce genre de type, ma grande, n’essaie pas de parler de PNL pour avoir de la crédibilité ou de grand discours sur la gentillesse.

    J’en connais des gentils, j’en connais des poires (j’en été une aussi, mais je suis pas réellement gentil) et bien elles ne ressemblent pas à ta vision culpabilisatrice, elles sont simplement trop naïve pour changer et un peu idiote aussi.

    Je vois même pas pourquoi j’ai perdu du temps à répondre, ça n’a aucun intérêt de te faire évoluer dans ton avis, tes assurances, garde-les, ne prends pas la peine de répondre un texte pour me casser et prouver ta supériorité d’écriture en te moquant de la mienne, je t’assure ça n’en vaut pas la peine,

    ne change pas,
    la bise.

    Poire

    • « je dis mon avis, mais ne me réponds surtout pas, je suis bien trop intelligent pour toi ». En effet, tu dois faire vachement évoluer les mentalités. Sinon c’est dommage que tu n’aies absolument rien compris à l’article, mais belle démonstration de connerie crasse. merci.

      • Surtout ne te remet jamais en question, on sait jamais tu pourrais grandir et réfléchir, et là ça deviendrait grave pour toi !
        A t’entendre personne comprend ce que tu écris, à ta place je me dirai que le problème viendrait de moi. Mais tu es tellement parfaite l’elfe, rien que ton pseudo on a tout compris.

      • c’est marrant presque 8 mois après je reviens sur cet article et j’en ai lu des nouveaux et je pense pouvoir dire que j’avais tort (enfin pas sur tout) mais sur ma manière de répondre et mes non-arguments, mais que veux-tu, c’était une réponse sincère d’une poire blessée par une vision un peu trop cru du couple.

        je pourrais répondre plus longuement sur le fait d’être une poire ou pas, mais en vrai comme tu l’as abordé dans d’autres articles plutôt intéressants je ne vais pas n’apporterais pas de précisions très utiles.

        une dernière chose, le manque de confiance amène bcp de dérives et de rancœur, c’est (juste) humain comme réaction, après penser que c’est que la faute des « autres » (filles, cerise, melons, les gens …) c’est souvent une erreur mais bon c’est un mécanisme de défense.

  46. Je pense avoir été poire à une époque, mais je dois dire que je ne me reconnais pas du tout dans la description qui est faite dans l’article. Quand j’étais attiré par une fille, je ressentais le besoin physique d’être avec elle, de discuter, d’être gentil, de lui rendre plein de service, juste parce que c’était elle. Mais je n’ai jamais eu la sensation de faire tout ça « en échange » d’un truc qui pourrait se passer par la suite. Et quand la fille se détournait de moi et que j’étais déçu, c’est simplement par dépit de n’avoir pas su l’intéresser à moi, non pas parce que je lui avais rendu des petits services, mais simplement pour ce que j’étais. Il existe sans doute de véritables poires, des comme décrit dans l’article, et j’ai effectivement connu des mecs qui ressemblaient à cette définition, mais à mon avis on fait sans doute un mauvais procès d’intention à beaucoup de poires supposées qui n’en sont pas réellement.

    Maintenant je ne pense plus être une poire, je suis depuis plusieurs années avec une femme qui me plait beaucoup, nous allons nous marier et tout va très bien dans ma vie, mais pourtant j’ai toujours ce réflexe d’être gentil avec certaines personnes (pas forcément que des femmes d’ailleurs, même si c’est assez rare avec les hommes) à partir du moment où je ressens une affinité. Par exemple il m’arrive parfois d’être très serviable et attentionné envers une femme sans vouloir pour autant tromper la mienne. Mais simplement c’est un réflexe, une sorte de pulsion que je ne contrôle pas et qui me pousse à être gentil, sans attendre quelque chose en retour. Mais effectivement si j’étais célibataire et que je finisse par tomber amoureux de la personne (ça peut arriver à la longue), alors il est très possible que son indifférence amoureuse finisse à la longue par me ronger et que ma gentillesse se transforme en déception, et que ça vire à l’aigreur. Un observateur extérieur comme Elfe en déduirait alors que j’étais gentil uniquement dans le but de la sauter et que je suis furieux de ne pas être arrivé à mes fins, ce qui serait sans doute faux.

    • J’ai jamais dit que c’était conscient. Pourquoi tu n’apprendrais pas à être gentil et serviable avec les hommes aussi?

      • « J’ai jamais dit que c’était conscient. »

        Ben oui mais pour être gentil par intérêt il me semble qu’il faut au minimum avoir une intention au départ ? Quand je suis gentil avec une fille que j’apprécie bien, je le suis réellement sans intérêt puisque je n’ai jamais eu l’intention de tromper ma copine (et il faudrait vraiment que j’ai un problème pour le faire à peine quelques mois avant notre mariage). C’est difficile à expliquer comme sentiment, c’est simplement une envie d’être gentil avec quelqu’un, de lui rendre service, de l’aider etc… sans qu’il y ait de calcul par derrière. Je ne dis pas que ça me fait plaisir d’aider quelqu’un pour qu’ensuite la personne s’en aille sans dire merci, mais ça ne veut pas dire pour autant que je l’ai aidé pour avoir son remerciement (et il faudrait vraiment que je n’ai que ça à faire)

        « Pourquoi tu n’apprendrais pas à être gentil et serviable avec les hommes aussi? »

        Mais je le suis avec certains, c’est juste qu’il y a moins d’hommes avec qui je me sente des affinités, mais ça existe.

          • Libre à toi de servir de larbin à toutes les filles que tu croiseras… Mais faudra pas te plaindre après.

          • C’est un peu le fond du probleme, si on est gentil de façon désintéressée (lol), on s’offre juste gentillement au filles (qui sont très loin d’être désintéressées, elles).

            donc on fait quoi, chloroforme et mouchoir? ca manque de … gentillesse justement.

          • « En d’autres temps, on appelait ça la galanterie. »

            Je ne pense pas que ça soit de la galanterie, en tout cas je ne le ressens pas comme ça, vu que c’est une gentillesse « asexuée » (je peux être gentil avec un type bien également, ou quelqu’un qui me semble en difficulté par exemple, pourtant je ne suis pas homosexuel).

          • « Libre à toi de servir de larbin à toutes les filles que tu croiseras… Mais faudra pas te plaindre après. »

            Je ne sais pas si ce commentaire m’était destiné mais dans le doute je vais quand même y répondre. Tout d’abord, je suis gentil avec les personnes que j’estime, donc ça me coûte rien (au contraire). De plus, il me semble que le fait d’être un larbin dépend entièrement de tes intentions : si tu fais quelque chose par intérêt, sans y trouver directement du plaisir mais simplement parce que tu te sens obligé de le faire, alors effectivement tu es un larbin. Si tu fais quelque chose parce que ça te fais plaisir également à toi (y a plein de gens qui font ça tous les jours, ça n’est pas sale) alors tu n’es pas un larbin et la relation est gagnant-gagnant. Et si au bout d’un moment tu te rend compte que tu t’es trompé sur la personne et qu’elle tente de profiter de ta gentillesse, et bien tu passes tout simplement à autre chose sans en faire tout un fromage.

  47. N’empêche que si tu post cet article, c’est qu’il y a une raison (ou du moins un élément déclencheur) et donc, surement une Poire qui t’a saoulé avec ses histoires de cœur.

    A ce moment là, tu lui a répondu quoi ? Un truc gentil ? Ou tu lui a dis que c’était de sa faute ?

    Et de toute façon, le gentil / le méchant … c’est très subjectif toussa.
    Peut être que pour toi dire ses 4 vérités aux Poires c’est gentil, mais pour la plupart des gens, bah tu passes pour la méchante.
    Être gentil (ou au moins faire semblant) dans notre société est une NECESSITE pour survivre. Personne n’est gentil et non intéressé. Comme dit plus haut, une gentillesse, ça implique forcément un retour, même implicitement, au moins un « pas de coup fourré dans le dos ». Y a des trucs dans la théorie des jeux qui peuvent s’appliquer à ça (Dilemme du prisonnier à plusieurs itérations).
    Après t’as raison, Poire qui attend quelque chose de la relation gentillesse = sex, c’est pas cool mais ça, on peut rien y faire, car pour séduire quelqu’un, il faut être un minimum gentil avec elle (même si c’est que 5 minutes et que ça te fait passer pour un méchant aux yeux des autres).

  48. Macho

    Gros con pitoyable dont on a dit depuis trente ans tout le mal possible, mais aussi : mâle pudique à l’ancienne, qui respectait sa mère, protégeait sa femme, et se sentait responsable de ses enfants. Soit le contraire de la demie-fiotte actuelle, si fragile et toujours à sa propre écoute, dont les femmes avouent avoir beaucoup de mal à se satisfaire.

    A.S.

  49. Pour moi qui suis une fille, la gentillesse est la qualité suprême qui me fait craquer. Je parle évidemment de la vraie gentillesse, désintéressée et qui ne s’applique pas qu’à moi et à l’entourage proche de la personne (bref, pas la « gentillesse » d’un Poire)… Si si, ça existe, on a déjà été gentil avec moi sans rien attendre en retour, ce qui me touche d’autant plus qu’en général les hommes qui m’abordent sont intéressés. C’est un peu triste je trouve de penser le contraire, mais ça prouve que c’est rare et que surtout, les gens ne perçoivent pas vraiment ça comme une qualité, et s’imagineraient d’autant moins agir de la sorte. Ce qui est encore plus triste.
    Alors évidemment, il faut aussi que la personne me plaise physiquement, qu’il y ait une attirance réciproque. Pourquoi ce n’est pas une évidence pour tout le monde ?

    • Combien de fois devra-t-on la répéter ?! La tomate est un fruit ET un légume. « fruit » est un terme botanique, tandis qu’un « légume », qui comprend aussi bien racines, que tiges, feuilles et fruits, est un terme culinaire. Le concombre, la courgette et l’avocat, par exemple, sont également fruits (sans différencier fruits et faux-fruits) et légumes.

      Melon est un cas litigieux : C’est bien un fruit, mais sa légumité est quantique. Il est alternativement considéré comme légume, servi en entrée, et comme non-légume, lorsque servi au dessert.
      Cerise et poire ne sont que fruits.
      Parmi les commentaires, on recense des figue, abricot et fruit de la passion : Ce sont exclusivement des fruits. Mais on y trouve aussi quelques patates, c’est-à-dire de simples légumes.

  50. « Si si, ça existe, on a déjà été gentil avec moi sans rien attendre en retour »
    Et c’est là que je dis foutaise.
    Même si la personne n’attend rien en retour, personne n’est gentil pour être gentil. Le fait d’être content d’avoir fait un truc gentil pour son karma ou être mieux dans sa peau, même inconsciemment, ça compte comme un intérêt, même pour Mère Térésa.
    Et on est bien d’accord que notre Poire, il est gentil par dépit, parce que c’est son seul atout séduction et parce que pour approcher la gente féminine il a pas vraiment d’autre choix dans le postulat qui est fait.
    Si c’était un playboy, il se baladerait en maillot de bain. Si il était friqué, il aurait un manoir à la Hugh Hefner. Pas de bol, il rentre dans l’archétype du Poire classique, moche/nerd/geek/boutonneux/à lunette/rayez la mention inutile.
    Et donc oui, à postériori, quand il voit que même son seul atout c’est cool pour « rester amis », forcément, il devient aigris.
    Alors vous lui donnez quoi comme solution à Poire pour qu’il soit pas un con ? Apprend à être gentil sans rien attendre en retour ?
    Je sais pas pour vous, mais perso l’amour Platonique et l’accomplissement par le bonheur d’autrui, même si j’admire les gens qui font ça, j’ai besoin de plus.

    • « Alors vous lui donnez quoi comme solution à Poire pour qu’il soit pas un con ? »
      Ben… c’est un peu le cœur du problème, non ? La gentillesse, ça marche pas, ça n’a rien à voir avec la séduction (je pense d’ailleurs que le maillot de bain et le manoir, utilisés en pure ostentation, n’ont pas beaucoup plus de chances de marcher), et ça aigrit les pauvres poires qui s’entêtent dans cette voie. Du coup il faut sortir de cette logique stérile.
      C’est tout le message de l’article, qui n’est pas une critique du comportement des poires mais une analyse.
      Je comprends très bien la frustration qui ressort à la lecture de celle-ci : dans cette histoire, le seul à souffrir c’est Poire, et il souffre pour rien, absolument rien. Beaucoup se font un manteau de cette souffrance, s’érigent en martyrs. Qu’au moins leur souffrance ait un sens, leur confère une espèce de fierté. Mais c’est aussi un leurre, une voie sans issue, qui part de la souffrance pour en créer encore plus, et toujours pour le même.
      La bonne nouvelle, c’est qu’on n’est pas obligés de s’obstiner dans cette logique.

      • On en arrive quand même…à rien. Ok, il est nul notre poire à faire comme il fait, mais quelle solution pour lui? D’ailleurs, tout le monde nous dit que la séduction et la gentillesse n’ont rien à voir, mais c’est quoi même la séduction pour chacun qui dit ça?
        Comme Fana, je dirais c’est bien beau l’analyse (qui est ici une critique, Poire est jugé), comprendre l’origine d’un problème peut aider le concerné, mais ca n’aide pas forcément plus. Quand on a tout déconstruit, et qu’on se retrouve entouré de nos pavés inutiles, on est pas bien avancés pour refaire la maison. Il est pas obligé de continuer ainsi, mais quelles sont ses alternatives?

        • C’est certes une critique, donc un raisonnement logique qui expose des défauts logiques, dans un but constructif … quel est le problème avec ça ?

          On en arrive pas à rien, on en arrive à : « n’essaye pas de manipuler les gens avec une gentillesse feinte, ça n’est ni moral, ni même une façon efficace de séduire »

          A partir de là, on a deux directions : réfléchir à une amélioration morale (ne pas feindre la gentillesse), et réfléchir à une meilleure façon de séduire (se rendre séduisant efficacement. A la limite, ne rien ajouter, déja Arrêter d’être un larbin c’est Déja une amélioration)

          • Je pense qu’il y a un manque de définition: Séduction? Comme Schmurglock, je trouve que ce mot connote « manipulation », donc si on est dans une perspective de séduire, pourquoi la gentillesse ne serait pas un atout?…Si le Poire est gentil en général, il pourrait se dire que cette caractéristique de sa personnalité est un atout séduction. Ce qui ne marche pas? Pourquoi? Ca, c’est une autre question. Pour moi, le gars qui se plaint que sa gentillesse ne paie pas, ne le fait pas parce qu’il s’attend à une récompense de toutes les filles (et de tout le monde en général avec qui il serait gentil). J’ai du mal à voir cette inclinaison sexiste, car tout le monde peut se plaindre d’être une poire à un moment donné quand on donne et on a l’impression de ne rien avoir en retour (ceux qui se contenteront comme retour du sentiment de la justice accomplie sont très forts). Cette plainte pourrait venir de toute personne qui voudrait avoir des amis en étant gentil, mais qui n’en a pas (par exemple). Bref, je deviens confuse, mais j’ai dû mal à voir l’association « Gars qui se plaint d’être trop gentil = macho, sexiste inconscient ».

          • T’as jamais été séduite par quelqu’un autrement qu’en étant manipulée ?
            C’est juste triste là, du coup.

            Séduisant = attirant, excitant.
            Manipulation = … bah, manipulation ? C’est tout, rien d’autre.

            « Si le Poire est gentil en général, il pourrait se dire que cette caractéristique de sa personnalité est un atout séduction. »
            Oui. Tu dis exactement la même chose que moi plus bas, en fait.
            L’elfe parle d’une éspèce de mec qui existe, observée empiriquement, bien documenté, les jeunes mecs qui ne comprennent pas pourquoi ils n’ont pas de filles alors qu’ils se comportent comme des chevaliers servants avec la première qui passe.

    • Je ne serais pas aussi catégorique que toi sur la gentillesse. On peut, quand on rencontre une personne avec laquelle on se sent bien, ressentir l’envie d’être gentil et de lui rendre de petits services simplement pour lui faire plaisir, parce qu’on l’aime bien et qu’on a de l’estime pour elle. Alors certes peut-être qu’inconsciemment quelqu’un de gentil le sera pour obtenir des faveurs, ou simplement une certaine estime sociale, mais au final je pense que c’est l’intention qui compte. Si la personne n’est pas consciente d’attendre quelque en échange, si elle est sincère, alors je ne vois pas où est le problème.

      Si on part du principe que la gentillesse (la vraie, pas la feinte) face à une situation donnée est un caractère totalement inconscient, si la la nature a sélectionné les individus gentils par rapport aux gros cons parce qu’à un moment donné les premiers avaient plus de chance de s’insérer dans un groupe et donc de survivre (voir même de conférer un avantage au groupe entier, en lui évitant d’être composé uniquement de gros cons qui feraient foirer toute stratégie collective en se tirant dans les pattes en permanence), ça permet de mieux comprendre le comportement des gens et d’éviter de faire des procès d’intention sur le caractère prétendument « poire » des vrais gentils.

      Ca ne veut pas dire par ailleurs qu’il n’existe pas de vrais poires, des mecs qui se font passer pour des gentils ou se rabaissent dans le seul but de se rapprocher des filles (j’en ai moi-même connu et c’était assez pathétique), ou des poires intermédiaires, des gens qui ont quand même envie d’être gentils mais attendent malgré tout quelque chose en échange, mais c’est loin d’être une généralité.

    • Bien d’accord aussi. De mon avis, On est toujours gentils par but: goût d’aider les autres/ justice, réduire la souffrance, intérêt matériel ou/et affectif…
      Peut être que le mot « intérêt » est péjorativement connoté, mais on peut parler de motivation.

  51. J’ai tout lu, et honnêtement ça m’a fait rire.
    Autant le type lambda trop gentil « friendzone » est trop vrai, autant je pense que vous n’imaginez pas à quel point les filles sont facilement « draguable ».
    Effectivement les types qui croient que tout est dans un livre sont honteusement pitoyables, autant il n’y a nullement besoin de considérer la fille en tant que « femme » pour l’avoir dans son lit.
    Un physique banal, habillé convenablement et en ayant les « techniques » (qui sont propres au séducteurs et non pas apprise dans un bouquin) suffisent généralement à draguer n’importe quelle fille.
    Je crois que tu surestimes un peu la capacité des filles face au prédateur, et force est de voir que ce sont les techniques clichées qui marchent le plus ;)

    • C’est tellement hors sujet, tellement débile, tellement cliché, tellement neuneu…. « Haha je suis un vilain prédateur, je ne suis pas au courant que les femmes ont des désirs sexuels pour les hommes, et ça m’obsède tellement de prédater que j’arrive même pas à comprendre le sens de l’article ! GRAOU GRAOU ». Tu fais quoi aux filles, tu les tues et tu les manges, ou tu couches avec? On s’y tromperait. Vision patriarcale et merdique du sexe dans laquelle lafâme est une pauvre petite proie fragile qui ne veut pas être baisée (mais pourquoi elle voudrait pas???). Et L’Hôme un chacal en rut sans cervelle (« ça marche haha je baise je suis un kikou »).
      Mais heureusement, il y a des hommes qui savent que les femmes peuvent avoir du désir pour eux, et qui pensent que le sexe est attrayant et agréable entre deux personnes (ou plus…) consentantes, responsables et librement attirées l’une par l’autre, et non pas un truc que L’Hômme fait à Lafâme. Franchement, si tous les mecs étaient aussi déprimants, je deviendrais lesbienne illico.

      • Oui en effet, c’est un truc que je ne comprenais pas avant. Je me disais que ce n’était pas difficile de séduire une femme, qu’il suffisait d’être naturel (par contre je n’avais pas de « technique de drague » comme draff) avant de prendre conscience qu’en fait, si la fille avait été attirée par moi, ce n’était pas grâce à une subtile technique de drague que j’aurais employé sans m’en rendre compte, mais simplement parce que je devais lui plaire déjà au départ et que le fait de rester naturel n’avait pas gâché cette attirance qu’elle avait eu. Si j’avais commencé à devenir poire pour améliorer mes chances, elle n’aurait pas vu ma véritable personnalité et son intérêt pour moi se serait estompé au fil du temps.

    • A lire les commentaires, je crois que certaines personnes qui parlent de « mettre la fille dans son lit » comme si la fille en question n’a pas d’envies, de pulsions sexuelles, ne souffre jamais de famine sexuelle (laule) doivent parler d’une poupée gonflable, voire d’un vagin en plastoc. C’est pas possible autrement.
      Les femmes ont un cerveau, c’est même un équipement de base. Donc faire passer les êtres humains qui ont un vagin pour des énucléées du bulbe, c’est se foutre franchement de la gueule du monde.

  52. Toutes des hippies feministes.

    ah, non, on me dit que certaines femmes apprécient encore la gentillesse (et qu’on soit d’accord, la gentillesse désintéressée, ca n’existe que dans les films.)

  53.  » Franchement, si tous les mecs étaient aussi déprimants, je deviendrais lesbienne illico.  »

    La même de l’autre côté cocotte.

  54. Bonjour à toutes et à tous…
    c’est mon premier post ici, bien que cela fait un bout de temps que je consulte irrégulièrement ce forum-blog-site-galerie (en remerciant l’auteure au passage, pour son travail)…
    j’avais l’intention de poster un jour un sujet sérieux (concernant la situation actuelle où grands médias usent quotidiennement mensonges, propagande etc… pour vendre une guerre à venir en Syrie), d’ailleurs je me suis fait presque virer du forum de l’assoc végétarienne car j’avais osé dans un sujet parler de pacifisme (vu les événements actuels).
    Donc, j’irais « polluer » ce forum éventuellement car il semble qu’il y a pas mal de monde à l’écoute, peut-être plus que celui de l’AVF (se demander pourquoi ?)…
    En attendant, cette histoire de salades de fruits m’a bien fait sourire, et j’ai survolé à peu près l’ensemble des commentaires…
    Alors pourquoi ne pas intervenir sur un sujet « léger » ?
    il y a quelques années j’ai ouvert un petit blog chez auf afin de glorifier les « amazones », il est vrai que je ne comprenais pas pourquoi lorsque l’on est gentil comme des poires, ça ne marche pas, et que si on ne fait rien, ou si on est indifférent (pour de vrai ou de faux) on s’attire plus d’intérêt de la part des cerises ? bon, je ne dis pas que c’est une vérité scientifique, mais simplement une constatation d’après ma modeste expérience.
    Bon, ici le lien du blog, c’est pas pour faire de la pub mais simplement pour servir de contribution à ce sujet et que je ne vais pas tout recopier ici, n’est-ce-pas ?
    http://blog.aufeminin.com/blog/see_56506_2/-A-M-A-Z-O-N-E-S
    Bon, ce sont de p’tites histoires vécues peut-être un peu naïves, mais j’en ai pas honte…
    bonne journée à tou(te)s.

  55. Oulala tu en attires des débiles sur ton blog, c’est impressionnant O__o

    Je te laisse un petit message pour te souhaiter bien du courage ! :)

    • et bien, si ce compliment m’est destiné, je te remercie de cette politesse qui reflète bien je pense le fond de ta petite personne.
      Si cela ne m’était pas destiné, et bien, les gens apprécieront ce genre d’intervention gratuite qui ne sert qu’à extérioriser des frustrations refoulées.

      • Si vous pouviez aller extérioriser vos frustrations refoulées ailleurs que sur mon blog, ça me ferait des vacances. C’est vraiment pas le lieu pour ça en plus.

  56. Je trouve cet article totalement stupide car il range les hommes dans 2 catégories. C’est très sexiste, misandre même.
    C’est un peu l’équivalent de la théorie de l’échelle.
    Au final, cela démontre bien que l’auteure de se texte croit comprendre les homme et se croit surtout supérieure à eux.
    C’est bien dommage car on voit bien là une idéologie d’une partie des féministes.
    Les féministes expliquent souvent que les hommes qui veulent en savoir plus sur les féminisme doivent d’abord écouter et ne pas parler pour les femmes.
    Ce serait bien que ce conseil s’applique dans l’autre sens aussi.

    Cordialement.

    • Personnellement, même si je ne suis pas forcément d’accord avec tout, je pense que l’auteure a néanmoins réussi à cerner certaines catégories d’hommes. Je ne pense pas qu’elle range tous les hommes gentils dans la catégorie poire, simplement qu’elle explique que cette catégorie existe et que certains hommes prétendument gentils sont en fait des manipulateurs (conscients ou non) qui vont en attendre quelque chose en retour.

      En effet, ceux qui sont réellement gentils, sans arrières pensées, ne vont pas se plaindre en retour de ne pas avoir été « récompensés » de leur gentillesse. Ca prouve donc au moins que cette catégorie de personne n’a pas forcément des intentions aussi pures qu’elle veut bien le dire (je ne dis pas que je suis d’accord sur toute la ligne, mais en tout cas c’est ce que l’auteure a souligné il me semble). Bref, on peut ensuite discuter de la validité ou non de cette thèse, mais le simple fait qu’il existe des hommes gentils avec les femmes qui leur plaisent (et seulement avec elle) et que ces mêmes hommes se plaignent ensuite que ces femmes se soient détournées d’eux pour quelqu’un d’autre, prouve au moins que cette thèse repose sur quelque chose de concret.

      Sinon, le texte est également intéressant car il permet de comprendre le rapport entre les filles et les melons, c’est à dire en gros des mecs normaux qui ne vont pas se travestir face à une fille, qui continueront à se comporter normalement, et permettront donc à la fille de percevoir leur vraie personnalité, ce qui lui donne les bonnes cartes pour pouvoir le cerner. Etant donné que ce n’est pas le cas avec la poire, elle aura beaucoup plus de mal à ressentir quelque chose (d’autant plus qu’elle pourra se méfier, consciemment ou pas, d’un mec qui parait trop gentil pour être honnête) et aura donc naturellement tendance à se détourner de lui (sauf éventuellement comme pote). De plus, ce texte est également intéressant par le fait qu’il explique pourquoi ces mecs sont perçus, souvent à tort, comme des salauds par les poires, car quand on a des relations on prend forcément le risque de faire souffrir quelqu’un (alors qu’un mec toujours célibataire ne pourra évidemment faire souffrir personne et se percevra systématiquement comme le preux chevalier au grand coeur).

      Enfin, et même si ça peut paraitre évident dit comme ça il n’est pas superflu de le préciser, l’auteure pointe du doigt le fait que ce n’est pas la gentillesse, dans quelque rapport que ce soit, qui puisse créer l’attraction.

      • En fait, je n’ai pas clairement réfléchi au sujet, mais je me dis (peut-être à tort) que n’importe quoi peut créer de l’attraction. L’attraction c’est quelque chose qui se passe entre deux personnes, au sein d’une relation, et pas une réponse à un ensemble de critères présentés par une personne et évalués par une autre. Je crois que quelqu’un de gentil (réellement gentil) peut être attirant aux yeux de certaines personnes, de par sa gentillesse, entre autres choses, si c’est un trait de sa personnalité, parce qu’une telle personne va avoir des relations agréables avec les gens, qu’elle va dégager une impression positive. Bien sur la vraie gentillesse est rare, mais c’est une forme d’ouverture: les autres m’intéressent, j’ai de l’empathie, de la sympathie pour eux… Ca demande aussi une certaine force morale.

        • « En fait, je n’ai pas clairement réfléchi au sujet, mais je me dis (peut-être à tort) que n’importe quoi peut créer de l’attraction. L’attraction c’est quelque chose qui se passe entre deux personnes, au sein d’une relation, et pas une réponse à un ensemble de critères présentés par une personne et évalués par une autre.  »

          Oui en effet, je n’y ai pas réfléchi non plus mais en y repensant, je me dis que les attractions que j’ai ressenties sans le passé n’étaient peut-être pas entièrement dépendantes de la personne, mais également du contexte de la rencontre (lieu, époque, expériences mutuelles etc…)

      • .. Il y a juste ton dernier paragraphe qui pourrait être corrigé, Bastiat.

        Des formes un peu plus pures de « gentillesse », ça peut être séduisant (au-delà du fait que c’est une attitude saine à adopter ..)
        Genre, la politesse, l’empathie, une sensibilité à une forme ou une autre de détresse, des élans de gentillesse ici où là, une gentillesse universelle façon Jésus ou Buddha …

        C’est juste que de « faire le gentil » avec une nana pour la séduire, c’est la prendre pour une pomme consciemment ou pas. C’est pas être gentil. Ça n’a rien à voir.

        • Sauf que la nana ne sait pas forcément si la personne fait ou est le gentil.
          Donc, finalement, un mec gentil à la Jésus, même s’il est sincère, ne sera t-il pas tout aussi suspicieux que le « faux » gentil?

          • Un mec gentil à la Jesus sera passioné par l’humanitaire ou le veganisme et ça l’aidera à choper, ou il sera mystique et persuasif, ou peut-être pas interessé par les autres, peut-être qu’il méditera sur un coin de montagne au tibet.

            Ça a pas tellement de rapport, de me poser une question très théorique sur autre chose que le problème de Poire, qui n’est pas du tout théorique et bien défini …

            Mon avis, c’est que la dissonance cognitive te fait repérer le mec faussement gentil à 100m. Ça t’ait jamais arrivé ? Un mec mielleux qui a besoin d’un service ?

            MJ, je sais pas si t’es sérieux ?
            Melon, c’est l’idée que Poire se fait des autres « ceux qui y arrivent parce qu’ils n’ont aucun scrupule ». Melon n’est pas défini autrement que du point de vue de Poire. L’avis qui est donné sur les « melons », ce n’est pas celui de l’Elfe, c’est celui de Poire.
            La seule catégorie que l’Elfe caractérise dans son article, c’est les Poires, et elle explique leur point de vue de Poire, et elle explique en quoi il est biaisé.

            Bref, tu n’as pas compris l’article, tu peux éventuellement le relire.

          • Je dois me répéter, mais MERCI. Y a quand même des gens qui comprennent ce que j’écris… Comme quoi ce n’est pas si inaccessible au commun des mortels… Y a juste un afflux de crétins dans les commentateurs. Ca fait plusieurs dizaines de coms que tu es le seul à avoir compris l’article.

          • Perso, je dois être aveugle mais des Poires qui pensent VRAIMENT, et consciemment, que la « gentillesse » seule va séduire, et se sentent en DROIT d’avoir leur « morceau », je n’ai jamais vu, donc je ne peux identifier le phénomène.
            Des gars déçus de ne pas plaire, bien qu’ils soient gentils, oui…
            Poire m’a l’air très théorique justement, inexistant telle la caricature décrite, d’où une projection théorique.
            Le côté mielleux d’une personne, quelque soit son sexe, fait fuir.

          • Personne n’a dit que c’était conscient. Si c’était conscient, ce serait d’ailleurs très facile pour Poire de changer. Ce ne serait donc plus Poire.

        • « Des formes un peu plus pures de « gentillesse », ça peut être séduisant (au-delà du fait que c’est une attitude saine à adopter ..)
          Genre, la politesse, l’empathie, une sensibilité à une forme ou une autre de détresse, des élans de gentillesse ici où là, une gentillesse universelle façon Jésus ou Buddha … »

          Oui en effet j’ai généralisé un peu trop vite, mais en même temps je me pose quand même une question philosophique lol : est-ce qu’on peut être attiré par quelqu’un simplement parce qu’il est gentil, ou bien est-ce un ensemble de qualités déjà séduisante à nos yeux (mais ne se démarquant pas sur ce point d’autres personnes tout aussi séduisantes) qui vont permettre à la gentillesse de la démarquer des autres, et donc déclencher l’attraction ?

          C’est vrai que la gentillesse d’un Jésus le rend attirant, mais est-il attirant juste pour ça ou parce que cette qualité s’ajoute à d’autres ( réelles ou fantasmées) ?

      • Le problème est que lorsque l’on lit l’article, on ressent quand même que l’auteure catégorise les hommes, elle signifie bien qu’il y a énormément d’hommes comme poire ou melon.
        Et elle analyse et donne ses conclusions donc sur les hommes, ce qui est un peu le propre d’une partie des féministes actuelles qui pensent détenir la vérité sur les hommes.
        Ce qui revient à valider en qque-sorte la théorie de l’échelle.
        C’est comme si je disais qu’il y a énormément de femmes qui préfèrent les hommes friqués ou de pouvoir (la vénalité des femmes etc), donc que l’argent et le pouvoir sont un signe important de la séduction pour de nombreuses femmes…en disant cela je me ferais tout de suite traité de sexiste, misogyne etc…

        En fait ce « Poire » ou ce « Melon » ne représentent qu’une infime partie de la gente masculine. Comme les femmes vénales ou les « salopes » ne représentent qu’une infime partie de la gente féminine.

        De plus, le fait de penser qu’au final le seul problème vient de poire et non pas au moins se dire que le problème viendrait peut-être aussi de Cerise, c’est un peu montrer qu’au final c’est toujours de la faute des hommes. Cerise pourrait être une femme tout bonnement stupide et poire un pauvre mec tout simplement amoureux.

        Bref, typiquement un article sexiste (ici misandre) qui à partir de qques exemples de l’entourage en fait une généralité.

        Cdlt,

        • Commentaire complètement con et qui base une pseudo-argumentation sur des choses que « l’auteure » ne dit pas, et pour cause car elle ne les pense pas. L’auteur (du commentaire) ferait mieux de citer ses sources et de dire qui sont ces soi-disant « féministes actuelles » (des noms !) dont les écrits sur les hommes sont si discriminatoires (des citations ! des livres ! des sites internet, n’importe quoi). Parce que là ça fait vraiment « j’ai entendu parler d’un gars qui avait dit un truc à propos de quelqu’un qui avait lu un truc sur le féminisme ». Mais les gens, LISEZ, bordel. Lisez des livres, regardez des documentaires, arrêtez de parler dans le vide!
          Sinon y a rien de misogyne à dire que beaucoup de femmes sont attirées par l’argent et le pouvoir, c’est un simple constat de société… Misogyne ça veut pas dire « les filles sont méchantes », c’est une question de discrimination. Enfin bon, le mec assez idiot pour catégoriser les femmes en « salopes » et « pas salopes »…
          Et puis j’adore quand j’écris un article pour critiquer le comportement de truc et qu’on me dit que « le problème vient de bidule ». Ca prouve juste que tu n’as RIEN compris à l’article, et franchement, c’est pas un article difficile. A part une sérieuse propension à s’identifier à Poire qui empêche d’avoir le moindre discernement, je vois pas comment c’est possible de ne pas comprendre le propos.

        • @Ribz

          Le fait de faire de Poire une catégorie d’hommes et de Melon une catégorie d’homme par rapport à la vision de Poire, cela revient au final à catégoriser Melon d’une manière indirecte.

          Des le départ, catégoriser de nombreux hommes comme étant des « poires », là est le propos sexiste. Et donc c’est encore plus sexiste via le prisme de poire de catégoriser les « melons ». Comme si l’auteure pouvait mieux savoir, connaître les hommes que les hommes eux-même. Et donc de pouvoir en tirer des conclusions généralistes.
          elle est où l’étude sociologique, scientifique, psychologique qui permet d’étailler cette vision générale des hommes ?
          Je ne met pas en causes que certains hommes agissent comme poire, mais arrêtons les généralités. Qques exemples de notre entourage n’est pas du tout représentatif de la réalité.

          • .. On parlait de gourous de la séduction, de communautés de la séduction et de ce genre de choses, un peu plus tôt ..
            Renseigne toi sur la question. Il y a effectivement des tas de mecs dans le cas de Poire.
            Y a pas de généralité, on parle d’un cas d’école, Poire, et de son comportement incohérent. Ce comportement de Poire est répandu.

            C’est assomant en fait, on a fait le tour de la question plein de fois. T’as tout dans l’article et dans les com’.

    • « Je trouve cet article totalement stupide car il range les hommes dans 2 catégories »
      Je trouve ce commentaire totalement stupide car il part du principe que l’article aurait dû parler de tout les hommes.

      • Merci. c’est incroyable le nombre de gens qui viennent pleurer sans avoir compris l’article, j’écris pourtant pas des choses incompréhensibles. Aussi en relisant les coms, ça me gène un peu que tant de gens se soient imaginés que cet article a pour but d’expliquer comment chopper. Je ne pense pas que la vie des gens devrait tourner autour de « comment chopper », je ne crois pas que le bonheur réside dans le « comment chopper », je crois qu’il y a des aspects du problème (psychologiques, sociologiques, etc) bien plus intéressants que « comment chopper ». Plein de gens écrivent des sites sur « comment chopper », je trouve que c’est très limité et réductif, mais bon, ça existe, alors du coup, si les gens qui ont envie de discuter de « comment chopper » pouvaient s’y rendre, ça m’arrangerait (je ne dis pas ça pour toi bien sur).

        • Ceux qui n’ont pas compris ton article sont victime d’un espèce de biais de confirmation : ils ont leur vision des rapports hommes-femmes et n’en imaginent pas d’autres, alors ils les lisent partout, même là où ils ne sont pas. Ils pensent connaître la Vérité, et refusent de la remettre en question. Manque d’ouverture d’esprit.

          Le problème, c’est que même si j’ai beaucoup aimé ton article, tu sembles pencher dans le même travers. On dirait que tu n’es pas consciente du fait que ta théorie ne reste qu’une hypothèse (plus probable que la plupart, certes), qu’elle est peut-être fausse, sûrement perfectible (comme tout), et que tu ne détiens pas la Vérité universelle. Enfin, du moins, c’est ce que ton ton condescendant (lorsqu’il ne s’adresse pas aux trolls mais à certains commentateurs pourtant eux peu agressifs) laisse entendre.

          La nuance est indissociable de l’intelligence.

          Mais je ne t’ai peut-être pas bien comprise.

          • Pourquoi, à chaque fois que quelqu’un exprime une opinion, on lui reproche de prétendre détenir la vérité universelle?

            Quand même, c’est dingue de lire des choses pareilles ! <---- mais bien sur, ceci n'est que mon opinion, et non pas la vérité universelle. Ce message n'a aucune valeur contractuelle, existencielle ou métaphysique.

  57. ps : En fait en général les zombies mangent plutôt de la chaire fraiche.
    L’idée des zombies mangeant des cerveaux n’apparait que dans les 3 films « Le retour des morts-vivants » (d’ailleurs je me demande même si c’est le cas dans le 3eme).

      • De toute façon, les vrais zombies sont les zombies de Romero, lents, amateurs de chair fraîche.

        On pourrait me rétorquer que les vrais zombies sont les zombies de la culture Vaudou (ce qui n’est pas faut).

        • Les « vrais » zombies restent tout ce qu’il y a de plus imaginaires, et je ne conçoit pas l’imaginaire plus figé que la « vraie vie » ne l’est pas elle-même… ça permet notamment de ne pas se sentir « trahit » par le premier pet de mouche n’ayant pas la bonne note habituelle…
          A ce compte là les vrais jeux de stratégie sont les plus basiques à l’image de Dune 2 de 1992, les vrais Xmen la bande de joyeux drilles en combi latex bleu flashy ou encore que les seules vraies formes de vie sur la planète sont les bactéries procaryotes unicellulaires…
          Pourquoi ce besoin (très culturel) de définir un « vrai » absolu et universel quand il ne s’agit que de goûts personnels ?

  58. @ Ribz
    Au final, je crois que je cerne ce que tu dis, le problème est juste un choix de mots, je crois.
    Pourquoi dire que séduction connote manipulation est triste? Je n’ai pas dit que c’est exactement la même chose, mais il y a de ca. A mon avis, séduction = technique visant à se rendre attirant pour autrui, maintenant qu’on le fasse en se « vendant » ou en « arnaquant » l’autre sur ce qu’on est réellement, c’est autre chose…
    La langue n’est qu’un outil pour transmettre ce que l’on veut dire, mais souvent de façon imparfaite (Tu utilises un mot A qui me fait penser à B, alors que tu voulais plutôt dire C).
    Ne t’inquiètes pas pour moi, tout va bien!

    • « AudVoo a dit :

      Perso, je dois être aveugle mais des Poires qui pensent VRAIMENT, et consciemment, que la « gentillesse » seule va séduire, et se sentent en DROIT d’avoir leur « morceau », je n’ai jamais vu, donc je ne peux identifier le phénomène.
      Des gars déçus de ne pas plaire, bien qu’ils soient gentils, oui…
      Poire m’a l’air très théorique justement, inexistant telle la caricature décrite, d’où une projection théorique.
      Le côté mielleux d’une personne, quelque soit son sexe, fait fuir. »

      Je suis assez d’accord avec ce qu’a écrit AudVoo.
      D’une caricature, faire une généralité sur de nombreux hommes (ce que tu as écrit en début d’article), c’est ce point que je trouve anormal et sexiste.

      • C’est effectivement un comportement répandu.

        Elle n’a pas dit que chacun était uniquement Poire à 100%.
        Ils ne s’appellent pas Poire, non plus, souvent ils ont d’autre nom. Ils ne sont pas Rouge et vert comme des Poires. Par contre, énormément de mecs ont ou ont eu ce comportement de Poire.

        « HURR durr, tu dis qu’il y en a plein mais c’est pas vrai, les gens sont pas tous pareils ! Les gens sont tous différents ! »

        MJ et David, continuez la foire du Troll sans moi. Chouette discours d’ouverture.

        Audvoo : effectivement,on était plus ou moins d’accord sans bien se comprendre ^^ un débat de forme, ça arrive.

  59. « La seule catégorie que l’Elfe caractérise dans son article, c’est les Poires, et elle explique leur point de vue de Poire, et elle explique en quoi il est biaisé. »

    Et justement, c’est là que l’article pêche le plus je trouve. Je critique pas tellement l’article en lui même mais la légitimité de celui-ci.
    Je connais pas du tout l’Elfe. J’ai découvert ce blog il y a 2-3 jours.
    Par conséquent, j’ai l’impression de voir le point de vue biaisé de Poire par le point de vue biaisé de l’Elfe (POINTDEVUECEPTION), et c’est ça qui m’embête.
    En fait ça manque d’informations sur les circonstances qui ont amené à avoir cette façon de penser.
    Ribz parle d’un type de gars observé empiriquement par l’Elfe. C’est là qu’il faudrait plus d’informations (5 mecs ? 20 mecs ? Ou juste un individu, un soir où l’Elfe voulait commencer le dernier Marc Levy au coin du feu avec un bon bordeau, qui est venu taper à la porte en gémissant tel une banshee).
    En y réfléchissant, je suis pas sur d’en connaître un seul comme ça (faut dire qu’en tant que geeks endurcis, les femmes sont pas vraiment le principal centre d’intérêt de mes connaissances).
    Même si je suis d’accord sur pas mal de point de l’article, c’est ce léger manque qui me fait douter.

    • Pourquoi tu ne poses pas la question aux commentateurs qui s’identifient à Poire? Tu peux les classer en deux catégories: ceux qui disent se reconnaitre dans le personnage, et ceux qui racontent de grosses conneries et agressent tout le monde parce qu’ils n’assument pas de s’identifier à un mec qui a du mal à chopper (ce qui apparemment est l’insulte suprême pour eux).

      Le « mec trop gentil qui aime machine qui sort qu’avec des connards » c’est un grand classique, il y a des webcomics sur le sujet, des centaines de témoignage sur le web, (rien qu’ici y en a), des manuels de séduction (dont une sévère proportion de torchons) pour leur expliquer comment s’en sortir, des blogs de « trop gentils »… Je me souviens notamment d’un webcomic qui comparait la séduction aux entretiens d’embauche, le candidat se voyait répondre un truc comme « vous êtes le mieux qualifié pour ce poste, mais nous allons engager l’autre candidat qui n’est pas qualifié du tout et chaque semaine nous vous appellerons pour nous plaindre de lui ». Point de vue poiresque par excellence. J’en fais une analyse féministe, c’est peut-être ce que tu appelles « point de vue biaisé ». En tous cas le principe de « dû sexuel » ou « sexual entitlement » est un phénomène qui a déjà été abordé dans des théories féministes, mais apparemment les féministes françaises s’y sont peu intéressées (à ma connaissance). Il y a notamment une note en bas de page de cet article (sur le sexisme dans les jeux vidéos) de l’excellent blog Genre qui résume très bien le phénomène:

      Ce n’est pas le sujet de cet article, mais cette représentation médiatique des femmes comme récompenses méritées n’est pas sans poser problème : elle contribue à encourager une attitude masculine que les théories féministes nomment « sexual entitlement », ou « dû sexuel ». Pour résumer, il s’agit du sentiment de frustration développé par un homme qui ne séduit pas les femmes qu’il souhaiterait séduire, malgré son impression de les « mériter » (« Je suis un chouette type, pourquoi ne s’intéressent-elles pas à moi ? »). Cette frustration découle notamment du décalage entre la fiction dont il est abreuvé, où l’attitude et les actions du héros masculin lui assurent de recevoir son dû – la femme de ses rêves – et la réalité, où les femmes sont des êtres humains au libre-arbitre indépendant de tout « mérite ». Le sentiment d’un « dû sexuel » est à l’origine de plusieurs phénomènes : tout d’abord, une tendance pour les hommes à surestimer leur pouvoir de séduction, en convoitant par exemple des femmes beaucoup plus jeunes qu’eux ou en dédaignant systématiquement les « laiderons » pour ne s’intéresser qu’aux canons de beauté, quelle que soit leur propre apparence ; un mythe, « les femmes n’aiment que les connards », qu’on peut résumer par « les femmes couchent avec d’autres hommes mais pas avec moi, qui suis un chouette type » ; un autre mythe que les anglophones nomment la « friendzone » : « elle sait que je la désire et en profite pour m’extorquer des faveurs, mais elle se refuse à moi sous prétexte que je suis un ami », etc. Pour plus de détails, voir ici, ici ou encore ici (en anglais : à ma connaissance le féminisme français ne s’est jamais approprié la question) (^)

      • Je profite que tu mentionnes les webcomics pour mettre un lien vers XKCD qui m’a démangé dans toute cette discussion. Comme je ne sais pas comment créer des liens dans un commentaire, et qu’il n’est pas possible de prévisualiser son post pour faire des essais (si ça existe en option sur le moteur de blog que tu utilises, je t’encourage à l’activer) je mets l’adresse directement : http://xkcd.com/513/

        J’avais envisagé de faire un commentaire un peu critique qui signalait que ton portrait de Poire n’est pas spécialement original. Mais au fil des commentaires, j’ai réalisé que le concept de Nice Guy, qu’on rencontre tout le temps dans des discussions sur le web anglophone (en tout cas, la partie que je fréquente), au point d’être parfois galvaudé, que ce concept, donc, est mal connu des francophones. Or, ce concept est à la base de pas mal de choses, et notamment la propagande des « players », dont l’auteur de XKCD, Randall Munroe, s’est moqué également sans pitié à plusieurs reprises. En particulier, ce comic http://xkcd.com/1027/ qui a sucscité des commentaires, disons, hauts en couleur, sur le forum du webcomic. J’ai lu quelques trucs intéressants sur le thread concerné, que les modérateurs ont fini par fermer.

        C’est grâce à TVTropes (vers lequel je ne vais pas mettre de lien, parce que c’est méchant de mettre un lien vers TVTropes – Randall Munroe, encore lui, l’explique mieux que moi http://xkcd.com/609/ ), grâce à TVTropes donc, que j’ai découvert que le concept de Nice Guy a été largement enraciné par les comédies romantiques bas de gamme.

        Le fait qu’on s’en moque est relativement récent, mais ce personnage apparait dans pas mal de films. Le gentil garçon qui semble être ignoré par sa « meilleure amie » et qui se débat pour finir en couple avec elle à la fin du film, parce que franchement elle est un peu conne de pas avoir remarqué que l’homme de sa vie était sous son nez pendant tout ce temps. Vous voyez le délire.

        Je crois qu’il est utile de noter que c’est un scénario totalement distinct du cas d’un type qui a une amie proche pour laquelle, avec le temps, il développe des sentiments inattendus qu’il n’ose pas exprimer de peur de ruiner leur amitié.

        • Le portrait de Poire en lui-même, c’est un sujet souvent abordé, mais je n’ai jamais lu d’approche féministe du problème, sauf dans la note en bas de page de l’article sur le blog « Genre », note que j’ai intégralement citée ci-dessus.

          • Merci pour le lien. Je dois avouer que je lis peu en anglais. Comme ça a été dit au-dessus, ce sont surtout les féministe anglophones qui abordent le sujet. C’est dommage d’ailleurs car la seule analyse du phénomène sur le web francophone c’est celle des players, qui est, je trouve, très pauvre et superficielle. (c’est bien triste que certains lecteurs ne voient pas la différence).
            C’est marrant, si tu lis souvent l’anglais tu a sans doute l’impression que je parle d’un truc très courant et souven abordé, mais d’autres lecteurs me reprochent d’avoir inventé le concept du Mec-trop-gentil qui se plaint de son désespoir sexuel et affectif. J’ai inventé le café aussi?

  60. Mouais… En tant que Poire assumée, j’ai envie de dire que ce texte ressemble beaucoup plus à une justification de Cerise qui voudrait expliquer pourquoi elle préfère les Melons aux Poires qu’à une réelle analyse du comportement de Poire. C’est dommage, habituellement j’aime bien les textes de l’Elfe, même lorsque je ne suis pas 100% d’accord, mais là, je trouve que le raisonnement est un peu bancal sur pas mal de points, sans doute par manque de ce qui fait une vraie bonne Poire: l’empathie.

    Les poires (je vais parler pour mon propre cas, toutes les poires ne sont pas de la même variété) sont gentils par excès d’empathie. Je me suis retrouvé pas mal dans le cas de Poire-Cerise-Melon, et si certains points sont vrais (comme le manichéisme Bon/mauvais à propos de Melon, Manichéisme qui est surtout exacerbé par les propos de Cerise à Poire d’ailleurs), l’idée que cette gentillesse est de la servilité est fausse, et semble pour le coup à un procès d’intention plus qu’à autre chose. Personnellement (et je parle uniquement à mon titre, je ne suis pas le représentant des Poires), je suis toujours gentil, et avec tout le monde, pas qu’avec Cerise, je le suis aussi avec Melon, Fraise et consort. Et si je suis gentil avec la femme que j’aime, ce n’est pas uniquement pour lui plaire, c’est aussi par empathie. Cette empathie à la con, qui fait qu’aucun geste social n’est réellement désintéressé (puisqu’on recherche l’auto-satisfaction dans son acte, via ce qu’on imaginera faire ressentir aux autres) sans pour autant être de la servilité (il n’ y pas de but réel à cette gentillesse, même si on attend une réaction positive de la part de la tiers personne – qui n’ a jamais insulté une personne qu’on a aidé par gentillesse et qui, en réponse, nous fait une crasse?). Je ne suis pas gentil qu’avec elle, je suis gentil avec tout le monde, même les gens que je n’aime pas spécialement, même si parfois ça m’a couté mon budget bouffe pour la semaine ou d’aller au boulot en étant à l’état de loque humaine.
    Au final, moi, Poire, je pensais plaire à une femme qui venait se conforter dans mes bras plutôt que dans ceux d’un autre, en particulier ceux de son ancien copain. Pourtant, c’est pas moi qui ait « récupéré la princesse », c’est le plus souvent des douchebag finis, des bully, des enfoirés. Chose qui me choque d’autant plus en étant une Poire, car je vois le genre de comportement que ces gens ont vis à vis des connaissances communes (que ça soit les brimades à l’école, ou les coups de putes au boulot, sans parler des bagarres pour un regard de travers) et la réponse des Cerise vis à vis de ça (une des commentatrices de l’article, qui disait que « le pauvre, il s’enfermait dans le rôle du connard et il en souffrait »… Ouais, moi aussi quand je me retrouvais au Lycée coincé dans les chiottes entre 5 Melons, je souffrais, mais Cerise préférait surement plaindre le pauvre Melon et sa dichotomie sociale ?) je me dis qu’effectivement, les femmes aiment les connards. Ou se foutent du fait que les connards en soient.

    Mais surtout, outre l’empathie, je trouve que ton article élude surtout ce qu’il y a autour de Poire et Melon. Pourquoi Poire est un « gentil célibataire puceau » et que Cerise lui préfère Melon? La personnalité? Heu… Ça; ça aura été le plus joli foutage de gueule de l’article. Soyons clair, si Poire est célibataire, c’est parce qu’il est moche et affublé d’un statut social minable à cause de ça (surtout dans la jeunesse, ou les minettes et minots sont beaux-gosses, et les détails sociaux fatals pour la réputation) et de passions beaucoup moins sociales, comme le jeu vidéo plutôt que le foot. Cerise aime Melon parce qu’il est beau, qu’il a une grosse queue et une belle voiture et qu’il menace de foutre son poing dans la gueule de tout ce qui l’emmerde (Misogyne, moi? Je ne fais que décrire ce que je vois, pas ce que je pense, et beaucoup de femmes semble aimer s’enfermer dans ce joli rôle de femme du barbare plus que dans celui de femme de Jacquouille). Poire, lui, c’est celui qui s’écrase devant une mamie qui râle, qui est puceau (et s’il est puceau,c ‘est qu’il y a surement une raison, genre il a une petite bite et ne sait pas s’en servir en comparaison de Melon, qui est passé sur les copines de Cerise qui ne lui en dise que du bien), qui est bien gentil pour filer des mouchoirs quand ça va pas, mais qui a tellement une sale gueule que Cerise, bourrée en soirée, préfère aller baiser avec un inconnu rencontré 15 minutes plus tôt qu’avec lui. Personnalité de Melon qui marche au feeling? Ouais, bien sur, c’est ça, c’est pour ça qu’autant de couples Melon-Cerise se font en boîte de nuit, c’est parce que c’est le meilleur endroit pour se comprendre.
    C’est probablement réducteur (ou « caricatural », pour rester dans les termes que tu utilises) mais c’est en général, je trouve, beaucoup plus réaliste que cette histoire pudibonde de « personnalité », qui ressemble plus à une excuse de ta part pour justifier un de tes choix personnels(désolé si ce n’est pas le cas, c’est ce qui en ressort, plus qu’un « point de vue féministe », je vois plus un point de vue « désolé, mais… ») qu’a une réelle analyse du comportement de Poire. Poire n’est pas doué, Poire n’a que la gentillesse sur laquelle s’accrocher et est désespérément seul. Poire est devenu aigri simplement parce qu’il a été enfermé dans la solitude trop longtemps, pas parce qu’il attendait un comportement automatique « gentil->baise » de la part d’une femme, mais parce que personne ne se soucie réellement de lui au fil des années, et personne ne lui donne de mouchoirs quand lui pleure (et , heu… Poire ne dit rien et c’est pour ça qu’il est seul? De mes expériences personnelles, Poire qui se révèle à Cerise fini par une vieille Poire pourrie et humiliée laissée seule hors du bac à fruit). Surtout que tu as pas mal éludé (volontairement?) les rapports Poire-Melon, qui sont en général tendus, et ou Cerise fermera bien les yeux lorsque Melon, fort de sa virilité d’Alpha, ira humilier publiquement Poire pour marquer son territoire. Mais non, Melon n’est pas comme ça, c’est un bon type qui vit mal son rôle de connard, c’est uniquement Poire qui le voit comme une brute sans cervelle lorsqu’il se prend le poing fruitier de l’amant de Cerise dans la gueule. Quel con, ce Poire, non seulement il a une sale gueule mais en plus il critique ce beau gosse de Melon. Et puis, il est misogyne. Et impuissant. Et il mange des enfants. Pas étonnant qu’il soit seul.

    J’ai presque envie de dire, à quand l’article pour traiter les SDF de putain de fainéants?

    • Y a pas à justifier le comportement de Cerise. Cerise est une personne qui fait ses choix de vie. L’histoire dit seulement qu’elle n’a pas envie de sortir avec Poire. Il n’y a rien de répréhensible à ne pas désirer de relation sexuelle ou amoureuse avec quelqu’un. Le fait que tu ne comprennes pas ça, c’est quand même un peu grave, je trouve. Si tu le comprenais, ça te permettrait peut-être de ne plus t’enfermer dans des comportements qui te rendent malheureux.

      Melon un connard, Cerise une salope? Peut-être, ou pas. Ce n’est pas le sujet de l’article, le sujet c’est Poire. Si la discussion revient sans arrêt sur les deux autres protagonistes (dont le comportement n’est pas du tout analysé dans l’article, mais seulement vu à travers les yeux de Poire, donc tout jugement de leur comportement est TOTALEMENT hors sujet, je l’ai déjà dit) c’est en raison de la propension des Poires (nombreux à commenter) à rendre toujours les autres responsables de leurs malheurs. Or, il y a bien une erreur quelque part dans son comportement. C’est ça le sujet.

      Pour le reste, « quel con ce poire » etc, y a rien, c’est toi qui tires tes propres conclusions, avec ton imagination fort développée d’ailleurs. Personnellement je n’ai traité de con aucun des protagonistes, ni de « loser » comme cela a été dit dans les commentaires, encore moins d’ « impuissant » (wtf???) et je ne pense pas que quiconque soit un con ni un loser, je me fiche bien de ces jugements de valeur à la con. Poire est aigri, souvent malheureux. Si les gens ont envie de le traiter de loser, c’est leur problème, pas le mien.

  61. Je pense que tu ne sais pas ce que je reproche à ton point de vue (et je pense ne pas être le seul).

    Donc pour te répondre, point pas point, tout d’abord: « Y a pas à justifier le le comportement de Cerise ». Ok. Pourquoi faire un tel procès sur Poire, sur son comportement, sur ce qu’il fait, sur ses intentions cachées derrière sa gentillesse? « Cerise fait ce qu’elle veut », certes, mais n’est ce pas le cas pour tous les protagonistes, y compris pour Poire, qui a le droit de dire que Cerise est une connasse si ça lui plait, après tout? Mais surtout, je ne parlais pas de justifier le comportement de Cerise, je disais simplement que le point de vue présenté, ou Poire est présenté comme un monstre de manipulation, semble être plus le point de vue de Cerise qui essaye de se justifier. Autrement dit, je dis que là, c’est quand même un point de vue sacrément biaisé, ou l’on passe d’un « toute des salopes » à « tous des manipulateurs ». Voir dire « ouais, toutes les poires assimilent toutes les femmes à des objets », c’est on ne peut plus ironiquement comique.

    Ensuite, « je ne comprends pas »… Mouais Si je comprends, c’est là que tu te trompes. Le poire (ou du moins, moi) comprend parfaitement que la femme est libre de son choix de ne pas l’aimer. Il ne comprend simplement pas le pourquoi surtout. Et ce pourquoi, il est beaucoup plus terre-à-terre que ce que tu sembles exprimer sous forme d’euphémismes. Personnalité? Feeling? Allons, c’est clair que Melon à fait la cours à Cerise du haut de son balcon, alors que Poire est une coquille vide qui feint la gentillesse. Pour le coup, du présente, toi aussi, l’état des choses sous une forme manichéenne . La simple vérité, c’est que les poires ne sont souvent pas très gâtés par la nature, et qu’ils le paient cher. La seule chose qu’à Poire, très souvent, c’est sa personnalité et sa gentillesse, qui sont carrément inutiles devant la beauté de Melon. Et les Cerises, qui clament chercher le prince charmant qui les feraient rêver sont, en fin de compte, terriblement matérialiste, au grand dam de Poire qui n’a plus rien pour se draper qu’une vieille aigreur qu’il a cultivé pour supporter son impuissance à la situation. Ce que « je ne comprends pas », ce n’est pas le fait que Cerise ne l’aime pas, c’est pourquoi malgré tous les efforts que l’on peut faire sur tous les tableaux, Poire reste désespérément seul alors que Melon trouve des filles aussi facilement. Poire est la victime du culte de l’image plus que celle de Cerise. Le voir soudainement se(devrais-je dire me, sachant que me définissant comme Poire, je me vois moi aussi me ramasser une étiquette Machiste non assumé?) prendre un procès pour machisme sur fond de « Cerise a bien raison, Melon est pas méchant et Poire, c’est un gros facho/macho/etc », avec, derrière chaque défense la pancarte « Je ne parle que de Poire, Melon et Cerise sont des visions de Poire » lorsqu’on justifie le comportement de Poire face aux comportement des autres, alors que dans le fond, Poire lui même est vue dans les yeux d’une Cerise… Qui voit quoi, qui juge-t-on?

    Melon et Cerise ne sont pas le sujet de l’article. Ah bon? On ne parle que du comportement individuel de Poire, et pas de son comportement social vis-à-vis de ces deux individus? Les relations dans ce triangle ne dépendent donc que de Poire? Poire (tout comme Cerise et Melon, sauf que eux ne s’en plaignent pas) n’est il pas forgé tel qu’il est pas son entourage social? Il a choisi d’être Poire le faible, le mal aimé, le gentil copain qu’on aime pas? Justement non, Poire est souvent enfermé dans ce rôle qu’il n’a pas choisi sans pouvoir en sortir, parce qu’il n’a pas ce qu’il faut pour changer son rôle. Poire ne demande que ça, de ne plus être Poire et de passer du coté obscur du Melon, se comporter en connard et être aimé en retour. Sauf qu’en toute honnêteté, Melon, même lorsqu’il se comporte en crétin, récupère la fille. Poire, s’il est gentil, il est le copain, s’il est méchant, il est seul. Parce qu’ici, la gentillesse n’est pas le facteur de séduction, et personne, et surtout pas Poire, n’est dupe. Sauf que, ce n’est pas ce que Cerise prétend, bien souvent, entre autre à l’oreille de Poire. Poire s’entend donc dire en permanence « je voudrais un mec gentil et bien » par Cerise, mais Cerise fini par choisir un mec qui n’est pas forcement gentil ou bien, mais qui est un mâle bien défini. Anormal que Poire, qui voit Cerise céder à la cloche de la beauté au dessus de la cloche de sa gentillesse, considère Poire comme une fille superficielle intéressée par la beauté (disons salope pour raccourcir) ? Et quand quelqu’un te bouscule, c’est anormal de penser « connard »?

    Bref, tu considères que si Poire est dans cette situation, c’est sa faute, c’est lui qui est en faute, même s’il rejette cette faute sur Cerise. Personnellement, je pense que ce n’est pas simplement Cerise qui est en cause, mais simplement la faute à pas de chance de ne pas être ce que la société présente comme un partenaire acceptable, pas de pot pour lui. Voir Poire se prendre dans la gueule un « c’est de ta faute », suivi d’un « en plus t’es une ordure manipulatrice et misogyne », « si t’es seul, c’est de ta faute, tu sais pas t’y prendre »… Heu? Si les Animaux sont abattus par milliards chaque années, c’est forcement qu’il font un erreur quelque part dans leur comportement, et peut être même qu’ils sont encore plus spécistes que les humains parce que eux ne s’assument pas? Les animaux voudraient bien être à la place des humains, ,et ils critiquent le comportement des carnivores alors qu’il n’y a pas lieu de le justifier, les carnivores étant des personnes qui font des choix de vie?

    Pour les « quels cons », oui, c’est moi qui les tire ces conclusions pour faire parler le reste du monde qui regarde Poire. Parce que Poire est, dans ce récit comme souvent dans la vie, le pigeon de l’histoire, et le voir se faire tirer dessus me trou un peu le cul. Poire n’est probablement pas parfait, mais Poire est souvent l’une des rares personnes qui a tendance à être trop gentil pour son propre bien. Te voir te ranger contre Poire en le dépeignant comme un DSK qui aurait raté son coup alors que, au final et quoi qu’on en dise, la seule chose qui reste à Poire seul dans son coin, c’est l’idée qu’il aura été un chic type jusqu’au bout et que s’il est mal aimé, ça aura pas été faute d’avoir essayé d’être sympa… D’ou la dernière question du paragraphe suivant: on a bashé un miséreux sexuel qui se raccroche à la gentillesse comme un monstre écœurant, quand présente-t-on les SDF comme des profiteurs de la société?

    Ps: je tiens à préciser, je suis toujours une Poire, mais je vis aujourd’hui avec une Poire féminine, et nous sommes très heureux d’être excessivement gentils l’un envers l’autre. Je parle au masculin car je parle pour moi, mais ma femme aurait tout autant à en ajouter. D’où le fait que je trouve cette histoire de supposée machisme de la part de Poire ridicule, Poire est un homme autant qu’une femme. Poire est capable d’être gentil sincèrement sur le long terme. Poire a simplement gardé une rancoeur profonde contre tous ces gens qui parlent beaucoup de leurs grands principes, de leurs aspirations à un prince charmant ou a un monde équitable, et qui se jettent sur Mickael Vendetta ou crachent sur leur prochain.

    • « Bref, tu considères que si Poire est dans cette situation, c’est sa faute, c’est lui qui est en faute »

      Bien sûr que oui ^^ c’est pas « SA FAUTE » avec un coup de tonerre et un immense barbu vengeur qui sort des nuages en le pointant du doigt, sourcil froncé, c’est pas une faute morale grave, c’est évidemment la faute de son éducation et du milieu … Mais une fois qu’on lui explique les raison de son Comportement de Poire, qui est le sujet unique de l’article, je le résume encore une fois pour toi : « ÉTRE SÉDUISANT C’EST SÉDUISANT, ÊTRE GENTIL C’EST AUTRE CHOSE », à partir de là c’est « sa faute » s’il ne reconsidère pas les tenants et les aboutissants de son comportement, pour améliorer a)sa séduction et/ou b)sa gentillesse et/ou c) ses raisons de vivre (avoir des relations saines avec les autres, ou de l’ordre de la manipulation ? Refuser certaines formes de couples et de séduction pour être conforme à sa morale personnelle ?)

      Le machisme de Poire peut être inconscient (à la base), mais il est expliqué de manière extensive par l’Elfe.
      Vous êtes quand même géniaux (plusieurs commentateurs, t’es pas le seul) de dire à l’Elfe : « tu fais des schémas trop caricaturaux ! Tu es manichéènne et tu fais des projets d’intentions alors qu’il est évident que Melon est un salaud et que Cerise fait les mauvais choix ! Et que Poire à une foultitude de qualité ! » C’est quand même l’incohérence poussée à son éxtrème, essayez de vous en rendre compte.
      L’Elfe parle d’UN travers de « Poire ». Elle en parle pourquoi ? Parce que c’est un comportement qui fait souffrir Poire, qui ne comprend pas pourquoi, et qui se plaint. Alors l’Elfe lui explique pourquoi et comment CE comportement précis peut-être amélioré : distinguer une « gentillesse » univoque et utilisée à mauvais escient (mauvaises raisons en soi ET MÊME inefficacité au vu du but égoïste visé). EN QUOI cette explication de l’Elfe peut-elle lui être reproché ?

      Sinon, un autre truc. Si tu es heureux avec une Poire (soit dit en passant, la seule chose caracterisée chez Poire c’est un comportement précis. Le reste, tu le rajoutes avec tes projections et les modèles préconçus que tu as dans le cràne.), c’est génial pour vous deux. Tu es gentil avec elle et elle est gentille avec toi. Ne changez rien à ça.
      Cela dit, un truc à méditer, c’est ce qu’Aldous Huxley appelle l’alter-égoïsme. L’égoïsme, c’est de chercher à améliorer ta propre situation au détriment des autres. L’Alter-égoïsme, c’est de chercher à améliorer la situation de ta femme, tes gosses, ton chien, ton peuple, au détriment des autres.
      En quoi l’alter-égoïsme est-il plus sain, moins néfaste que l’égoïsme ? Cette gentillesse de Poire n’a rien de moral ou de réfléchi. C’est essentiellement de l’échange de faveurs. C’est la gentillesse qu’on apprend aux enfants quand on s’y prend mal, mais elle est essentiellement égoïste et individualiste.
      Cette gentillesse est valorisée socialement (pas dans les rapports de séduction, dans les rapports affectifs), mais c’est cette forme là de gentillesse qui est essentiellement égoïste.

      • ((Mais une fois qu’on lui explique les causes et les effets de son comportement de Poire*
        Fuck, ça m’apprendra à pas me relire, toutes mes confusions pour la faute de frappe dégueulasse qui traîne))

  62. Ouais ce qui rend aigri donc c’est surtout les filles qui te prennent pour un queutard patriarcal parce que tu es gentil. Un queutard patriarcal, et de seconde catégorie en plus…

    • tu es un queutard patriarcal lorsque tu pense que TOI tu es un type bien et que l’autre est un connard, parce que tu aimerais bien que la cerise, c’est TOI qu’elle viennent voir parce que ah bien sur, toi tu saurais comment faire, t’es tellement le plus gentil de tous.
      Lorsque tu considère que cerise elle a pas vraiment d’avis, qu’elle se fait avoir par melon alors qu’elle ferait mieux d’aller se blottir au creux de tes bras, et d’ailleurs la pauvre, tu vas la consoler, tu la consolera toujours, c’est une fille triste. C’est une fille, on fait pas pleurer les filles d’abord.
      Elle parle PAS de tous les hommes gentils, elle parle de ces hommes qui considèrent que PUISQU’ILS sont gentils avec une fille, elle DEVRAIT coucher avec lui/tomber amoureuse comme si c’était quelque chose qui lui est dù. Alors que l’amour et l’attirance ça n’est pas une question de cases à cocher, c’est au feeling. C’est ça dont elle parle, bon sang!

      • Bon y a peu de chances que tu lises jamais ça, Simone, mais je voulais juste quand même te dire que probablement que je suis un poire; faut pas t’embêter comme ça à faire des tirades. C’est très gentil, mais ça sert pas à grand chose.

        • Je suis pas d’accord, tu es peut-être un Poire mais ce n’est pas parce qu’un mec « est » un Poire qu’il est forcément comme toi et qu’il n’y a aucune évolution possible dans leur vision du monde et leur comportement !

  63. « ÉTRE SÉDUISANT C’EST SÉDUISANT, ÊTRE GENTIL C’EST AUTRE CHOSE »
    Non. Juste non. Tu pourras jamais séduire quelqu’un qui te demande l’heure en lui répondant d’aller se faire foutre. Par contre, tu pourras en ayant des petites attention gentilles. Partant de là, y a bien une relation entre gentillesse et séduction.
    J’ai pas dit que ça suffisait, j’ai dit qu’il en fallait.

    A partir de là, vous avez raison, être gentil, c’est pas une qualité pour séduire car tout le monde doit l’être. Vous insistez sur le travers de Poire : sa gentillesse, en précisant que vous vous attaquez qu’à cela, que il n’y a que cela d’important dans la discussion. Et encore une fois, je ne peut dire que non.
    Comme dit précédemment, si Poire mise sur sa gentillesse, c’est qu’il ne peut pas miser sur autre chose. Et c’est là qu’est tout le problème de Poire. Si il avait d’autres qualités qu’être gentil (argent, pouvoir, physique, rang social), et qui attirerait le sexe opposé, vous pensez bien qu’il les montreraient et qu’il miserait la dessus … et donc il ne serait plus Poire à se plaindre « que la gentillesse ne suffit pas ». Les autres points sont à prendre en compte dans une critique du comportement de Poire, que vous le vouliez ou pas.

    « distinguer une gentillesse univoque et utilisée à mauvais escient »
    Faudrait aussi différencier vos Poires.
    Quelqu’un de foncièrement gentil avec tout le monde et qui arrive pas à trouver l’âme sœur car la gentillesse suffit pas : Poire.
    Quelqu’un de gentil avec 1 ou 2 Cerises en espérant planter son pépin : Melon.

    Le Poire, c’est pas parce que Cerise lui dira non qu’il va pas continuer à l’aider quand elle aura besoin d’aide. Ça le fera peut-être chier parce qu’il pense que Melon c’est un connard, mais il le fera quand même. Il acceptera d’être le parrain de Melon Junior, etc …

    Oui les Poires ont une vision fantasmée de la relation de couple, mais tant qu’ils n’en auront jamais eût une, ça ne pourra pas changer.
    Oui Melon est un con, car coucher avec Pastèque pour se remettre avec Cerise 2 semaines après ça se fait pas.
    Oui Cerise est conne pour être retournée avec Melon.
    Oui Poire est con de continuer à consoler Cerise.

    Au final, dans cette équation, tout le monde est en tord. Poire aveuglé par sa gentillesse, Cerise par son amour pour Melon, Melon par son infidélité envers Cerise.
    Ces histoires de triangles amoureux ça existe depuis la nuit des temps, depuis la Belle et la Bête, Cyrano de Bergerac, etc … Ça a toujours été le bordel, et c’est jamais les même personnes qui en sortent vainqueurs.

    « En quoi l’alter-égoïsme est-il plus sain, moins néfaste que l’égoïsme ? »
    En élargissant ton cercle d’alter-égoïste assez grand, t’englobe tout. Voilà pourquoi. « The needs of the many outweight the needs of the few … or the one » © Spock – La colère de Kahn

    Enfin, pour finir sur une note d’espoir :
    Oui, les poires on leurs chances en étant gentils. C’est juste qu’il ont pas trouvé la bonne Cerise ou qu’ils l’ont trouvé et, par extension, ne se plaigne pas (Comme Aurelien et comme moi même.)

  64. Si t’englobes tout, t’es plus dans le cas de l’alter-égoïsme.
    Si t’es gentil avec tout le monde, t’es plus dans le cas de Poire.

    Essaye de comprendre les différents sens des mots. Au hasard « gentillesse », tout le sens du débat c’est d’en saisir les différents sens plutôt que de faire des phrases qui sonnent bien avec. « Comme dit précédemment, si Poire mise sur sa gentillesse, c’est qu’il ne peut pas miser sur autre chose » ça par exemple, ça prouve que tu n’envisage toujours pas de remettre en question la « gentillesse » de Poire, qu’Elfe a essayé de relativiser en la rapprochant d’autres concept comme la Servilité et la manipulation.

    Quant à Cerise et Melon. Par pitié, arrête d’en parler. Ils n’ont aucune caractéristique propre, aucun comportement type. C’est juste deux êtres humains lambdas qui sont là pour illustrer la façon de penser de Poire. Le Melon peut même être une Poire aussi. Leur comportement n’a strictement aucune importance, hormis le fait que Cerise n’est pas attiré par Poire mais par Melon.

    Merci d’être aussi imperméable à la logique dialectique la plus élémentaire, tu mets ma patience à l’épreuve.

    • +1000, c’est pas faute d’avoir répété que melon et cerise sont hors sujet. Tant qu’à faire dans le hors sujet total Ppurquoi ne pas projeter vos fantasmes encore un peu et conjecturer sur la vie de pastèque? La pauvre, on l’oublie un peu. Le sujet de l’article y en a pas 15, c’est poire, c’est tout. C’est pourtant pas dur a comprendre…

      • C’est pas dur à comprendre, mais Fana tique quand on remet ses schémas mentaux en questions.

    • « ça par exemple, ça prouve que tu n’envisage toujours pas de remettre en question la « gentillesse » de Poire, qu’Elfe a essayé de relativiser en la rapprochant d’autres concept comme la Servilité et la manipulation. »
      C’est pas que je la remet pas en question. C’est plutôt que quelqu’un qui utilise la servilité et la manipulation, je le considère plus comme une Poire. Il change de catégorie car être manipulateur/servile, c’est pas être Poire, pour moi.

      « Quant à Cerise et Melon. Par pitié, arrête d’en parler. Ils n’ont aucune caractéristique propre, aucun comportement type. »
      Melon « blesse » Cerise qui accourt chez Poire. Si ça c’est pas du comportement type. Enfin c’est l’exemple pris dans l’article.

      Tu dis que Melon peut être Poire. Bah non il a blessé Cerise, il se plaint pas, ou si il se plaint parce qu’il à des vues sur Clémentine, dans ce cas c’est un mufle.

      ———————————————————————————–

      Après on est d’accord, il y a beaucoup de Poires qui se croient Poire alors qu’en fait non. Ils idéalisent la vie de couple, et tomberont de haut quand il devront jongler entre amis, famille, boulot, loisirs et petite-amie. Ils se rendront compte qu’en fait, c’était pas des Poires, c’était des Melons qui envoient également balader Cerise pour faire une partie de Playstation. Mais cela, ça vient avec l’expérience.

      En fait Poire, je vois ça comme la virginité. A la naissance, tout le monde l’est. Quand tu fais des conneries en amour, que tu blesses quelqu’un, que tu manipule pour obtenir quelque chose, etc … tu perds ton statut de Poire, et tu deviens un Melon. Et une fois perdu, c’est fini, tu le redeviendra jamais. Tout le monde doit perdre son statut Poire un jour ou l’autre ? Peut-être.

      • Ah, si tu veux généraliser pour savoir comment tous les humains se comportent, grand bien te fasse …

        L’idée ici c’était de peser le pour et le contre d’un comportement type bien défini, et aussi les raisons éducatives/morales/personelles de ce comportement, de ses conséquences …
        « C’est plutôt que quelqu’un qui utilise la servilité et la manipulation, je le considère plus comme une Poire. »
        C’est le Poire défini dans l’article. Elfe a défini les termes clairement dans l’article. Tu as pris le Poire de l’Elfe et tu l’as mis à ta sauce, il n’a plus rien à voir avec le comportement décrit dans l’article.
        Pourquoi ? Tu t’identifies à Poire ? Mais toi, tu es effectivement une personne, Poire c’est une image. L’interêt de l’image c’est de parler UNIQUEMENT du comportement « trop bon trop con et égoïste dans le fond » de Poire. Relis l’article en faisant abstraction de Tes foutus schémas et essaye de saisir l’analyse logique du comportement unique de Poire.
        Poire c’est pas un statut, c’est un comportement qui n’est pas universel.

      • C’est un peu trop caricatural. Encore une fois, Poire n’est qu’une caricature. Un mec peut avoir un comportement « poiresque » même s’il a déjà eu des relations avec des femmes, qu’il a une copine, etc. Les fantasmes et les préjugés culturels sont très forts, ils ne s’évanouissent pas immédiatement au contact de la réalité.

    • C’est une bonne question. La réponse est très complexe, et je vais répondre très partiellement pour faire un peu vite. Force est de constater que la « gentille fille qui n’arrive pas à avoir de copain » est beaucoup plus rare que son équivalent masculin (ce qui ne veut pas dire que ça n’existe pas). Les femmes comprennent que les hommes sont des êtres à part entière, qui ont leurs préférences, font leurs choix. Elles peuvent faire des généralités sur les hommes, surtout suite à de mauvaises expériences (tous des salauds, ne pensent qu’au cul, n’écoutent rien…) mais je dirais qu’elles ont légèrement moins tendance à les classifier en anges ou démons. Surtout « a priori », sans avoir aucune expérience des hommes. Tandis que les jeunes hommes sans expérience classifient déjà les femmes en « saintes » et « salopes », c’est une tendance machiste qui se retrouve beaucoup dans la société. Les hommes sont moins jugés que les femmes sur le critère de leur conformation aux attentes de l’autre genre.

      L’équivalent féminin de Poire, ce serait par exemple une fille qui veut séduire en pensant qu’être gentille et attendre suffit. Ce serait peut-être quelqu’un à qui on a appris la soumission et la passivité, et/ou qui n’ose pas exprimer ses désirs (car les désirs c’est mal). Ce n’est donc pas exactement un équivalent, puisque les filles et les garçons n’apprennent pas les mêmes choses. Poire a des fantasmes plein la tête, il voudrait être le chevalier de la demoiselle en détresse. Que pense, désire ou fantasme une Poirette? C’est probablement différent, ses attentes, ses rêves, ses préjugés ne sont pas les mêmes.

      • À ce compte là, la Poirette est quand même aussi responsable que le Poire de reproduire des schémas sans les remettre en question …
        Le poire reproduit des schémas dégradants pour les nanas, la poirette reproduit des schémas dégradants pour les nanas …

        L’ensemble Nanas est celui qui subit beaucoup, et l’ensemble Mecs est celui qui subit peu le sexisme, mais le sous-ensemble « Poirettes » est à la jonction entre « nanas » et « conservateurs des schémas » …

        Si on considère que les féministes luttent contre le conservatisme sexiste, et pas uniquement quand il vient des mecs … (je sais que tu le sais Elfe, mais vaut mieux le dire avant qu’un troll le fasse)
        Minimiser la responsabilité de Poirette, jsais pas .. Il y a quand même énormément à changer chez les nanas pour faire avance la cause féministe, autant sinon plus que chez les mecs =/

        (avant l’épiphanie Trollesque, ça ne remet rien de l’article en question, c’est un hors sujet total ..)

        • Bonne remarque, on reproduit tous plus ou moins (certains plus que moins, mais pas tellement en fonction du sexe/genre) des schémas patriarcaux… C’est ce qui rend le féminisme si difficile.
          Je ne minimise pas la responsabilité de poirette, c’est juste que poirette c’est pas pareil que poire, et c’est pas aussi courant. On peut pas vraiment analyser la contribution des femmes au maintien du système patriarcal en se contentant d’inverser les genres dans un schéma courant de relations homme-femme (déjà parce que c’est pas symétrique, ensuite parce que Poire c’est qu’un exemple parmi d’autres de comportement sexiste). Pour que ce soit intéressant, il faudrait plutôt se pencher directement sur le comportement des femmes ou sur le comportement des gens en général.

          • Du peu que j’ai connu des Poirettes (deux ou trois, pas plus, donc je caricaturise peut être les poirettes), la réaction masculine est également différente je pense.
            Les poirettes étant le plus souvent des jeunes filles assez niaises, c’est amoureuses qu’elles sont, pas juste attirées, et ça finit souvent entre les draps, mais sans sentiments. Parce que la Poirette est un peu une personne dévouée dénuée de bon sens, elle ouvre ses cuisses à tout va pensant que la consolation d’un coït pour le cerise pourra changer les choses et notamment les sentiments.
            La donne est donc tout autre, elle finit souvent en se comportant comme une fille à l’orgueil et au coeur bafoué, crachant sur le comportement du cerise, comme si elle n’était elle même pas responsable de ses actes…
            (qui finirait par « les mecs, tous des connards! »?)

          • « c’est amoureuses qu’elles sont, pas juste attirées »
            les poires aussi, pour ce qu’on en sait …

            « Les poirettes étant le plus souvent des jeunes filles assez niaises »
            Ça c’est un foutûment gros problème pour tout le monde, les niais-es irresponsables.

            J’en veux pas spécialement aux poires ni à tes poirettes, mais si tu sous-entend que les poirettes sont plus innocentes ou moins responsables que les poires, je t’avoue que je saisis pas bien en quoi ..?..

            « La donne est donc tout autre, elle finit souvent en se comportant comme une fille à l’orgueil et au coeur bafoué »
            Ça me semble pas si différent de Poire.

            (en fait, jsuis quasiment tout à fait d’accord avec tes deux messages, juste de minimiser la responsabilité du « sexe faible » chez les poires, quand tu expliques deux lignes avant comment et pourquoi elles se trompent, ça me fout un peu mal à l’aise ..)

  65. J’ai pas mal réfléchi au sujet hier.

    D’abord, sur la gentillesse en général… Ça n’est pas une condition suffisante pour être de bonne compagnie. Et c’est une notion largement perpendiculaire à la notion d’attirance, même si la plupart du temps ça ne gâte rien.

    Sur la question de savoir s’il est possible d’être trop gentil, ma réponse est oui. Une expérience récente m’a éclairé sur ma propre attitude : à la dernière Fête de la Musique, dans la foule, j’ai constaté que ma tendance à m’efforcer de ne pas bousculer les autres avait pour résultat que je me faisait souvent passer devant par des gens moins scrupuleux. C’est sans doute une de mes raisons principales pour détester la foule.

    En matière relationnelle, ça peut avoir des conséquences néfastes. À faire des avances à quelqu’un, on court parfois le risque de mettre la personne mal à l’aise, si ce type d’attention est malvenu. Ce qui peut inhiber quelqu’un de « trop gentil » (je ne parle pas de Poire, son cas est différent). Pas tellement la peur du rejet, mais la peur de géner, surtout si la gène potentielle est montée en épingle, surestimée. J’ai longtemps cru que c’était ça mon problème. C’est du moins comme ça que je rationnalisais la chose.

    Depuis que je me suis débarrassé de mon VRAI problème (trouble d’anxiété sociale) j’ai pris conscience de deux choses :
    1) À moins de s’y prendre vraiment comme un rustre, la gène éventuellement occasionnée est rarement si grave qu’elle ne puisse être désamorcée par un sourire aimable.
    2) De toute façon, cette théorie ne collait pas avec l’anecdote que j’ai racontée précédemment, avec cette femme qui avait clairement des visées sur moi pour un plan cul. Il n’y avait aucune ambiguité, je n’avais donc pas à craindre de la géner.

  66. Être gentil avec une fille : je pensais que c’était une manière de se désexualiser, d’éviter d’avoir à être un mâle potentiel à conquérir. Eh ben non, je suis désolé : être gentil avec les filles ne permet pas de les garder à distance, du tout.
    Certaines en profitent quand même pour vous sauter dessus « parce que t’es gentil justement » alors qu’en fait on se dit en notre fort intérieur « Mais si j’avais voulu te sauter mamzelle je n’aurais pas été gentil mais je t’aurais dragué grave ».

    Bref, tous et toutes des incompris :-)

    • En effet, ce n’est pas parce qu’un mec est gentil qu’il devient automatiquement asexué aux yeux des femmes…

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  68. Player here.
    Je ne viens pas ici pour faire du déni, seulement y apporter de l’expérience personnelle. Donc ce que je dis n’engage que moi, et je n’ai pas vocation à en faire une généralité.

    Je suis un ex-Poire* (comprendre que je ne suis plus l’épaule que de quelques personnes choisies et que je ne prive pas de leur dire leurs quatre vérités), et j’ai commencé à radicalement changer mon approche avec les filles pendant ma vie d’étudiant. Je n’ai découvert le LAIR que bien plus tard. Cela dit, dans les endroits où je me suis balladé après une conversation avec un ami, je suis allé voir, par cursiosité (exclusivement anglophone, il m’avait déconseillé les sites français sur le sujet).
    Ce que j’y ai trouvé m’a beaucoup surpris: certains sites proposent de véritables « how to get prepared », et ça parle d’abord de trois choses: confiance en soi, conversation et culture G, arguant qu’un gusse qui sait pas quoi dire en regardant ses pieds intéressera pas grand-monde.

    Le deuxième truc que ça apprend, c’est gérer le rejet. Assimiler que si une fille te fait comprendre qu’il n’y a pas moyen, c’est pas un drame ni la fin du monde. C’est juste un rejet; ça arrive.

    Ensuite, ça parle de méthodes pour établir le contact, et ce que j’avais trouvé intéressant était la quantité de gens venus suggérer des choses, mais surtout le feedback que laissaient des dizaines (parfois plus) de personnes, et un rapide survol écrit en toutes lettres que non, il n’existe pas d’abc pour finir dans le pieu d’une fille (ou la mettre dans le sien), rien de mécanique/automatique/obligatoire. Le Lair apprend à repérer les grandes lignes de fonctionnement de notre interlocuteur/trice, mais ça n’a rien de figé. La manière dont je l’ai compris, c’est que c’est un espèce d’énorme essai grandeur nature, à charge pour toi d’y repérer ce qui te permettrait de mieux t’en sortir sans avoir à tricher avec ce que tu es.

    Ce sont des raports humains, donc fluides. La technique de drague d’un fier à bras sera pas la même que celle d’un intello (et j’ai eu franchement eu envie de détourner la tête d’un nombre incalculable de scènes dans des films/séries où l’intello essayait de draguer une fille comme le fait le playboy de l’histoire). le Game tel que je l’ai compris aide avant tout à améliorer la facilité avec lequel on a des rapports humains.
    Mais comme je l’ai dit, je ne suis pas dans le déni: ensuite, viennent les techniques de drague proprement dites, les phases, les approches, etc. Des trucs à faire pour mettre la fille en confiance, lui signifier qu’on est exactement sur la même longueuer d’onde, et comment continuer à partir de là. C’est de la manipulation. Ouaip. C’est apprendre à manipuler; mais en partant de là, tous les rapports humains reposent sur une manipulation. Le propos du LAIR est justement de faire une mise à niveau des gens qui ne savent pas s’y prendre naturellement. C’est une boîte à outils.

    Ils n’apprennent pas à se faire passer pour quelqu’un qu’on est pas, mais à mieux se débrouiller. Le gros warning que mettent les sites de Lair sur la « gentillesse » (que l’Elfe appelle avec justesse sertvilité) trouve une réponse toute simple: ne pas donner à une fille l’impression qu’on cherche à l’acheter. Ne pas lui donner l’impression qu’il n’y a pas de challenge et qu’elle a toutes les cartes en main, et ainsi de suite. Du coup, cet avertissement n’induit pas d’être un salaud, mais de prendre garde à ne pas être une serpillère. Dans le récit de l’Elfe, Poire est une serpillère.
    Une serpillère persuadée d’être condamnée au célibat, qui idéalise ce qui se passe en couple par manque d’expérience, et qui en conçoit autant de mélancolie/rancoeur. Mais une serpillère quand même, le meilleur moyen de se faire friend-zoner au premier regard.

    Du coup, comme tous les outils, ils dépendent de ce qu’on en fait. A mon sens, le Game aide à nouer des rapports humains, mais j’ai toruvé un certain consensus dans les communautés à considérer les mecs qui couchent avec énormément de filles comme des sujets de test et des posteurs de feedback que comme des légendes vivantes.
    D’un point de vue personnel, coucher avec le plus de filles possible n’a qu’assez peu d’intérêt. Je trouve que le cul, sans tout le fun qu’il y a autour, avant, pendant et après est aussi insipide (si vous me passez l’expression) qu’une branlette améliorée. Même si c’est que pour une nuit. Alors oui, y’a toujours cet espèce de mythe autour des types qui couchent avec une tonne de filles, mais ceux que je connais/ai connu sont pour moitié des gens qui connaissent une grande solutide et un grand recul, parce qu’ils se sont perdus dans le rôle qu’ils se sont donnés. Je ne les plains pas, mais ne les envie pas non plus. Les autres s’amusent entre adultes consentants.

    Bref, là où je voulais en venir, c’est un player n’est pas forcément pétri de mépris pour les filles. Le Game est une boîte à outils, et ceux qui s’en servent ne font qu’exprimer leur nature; je ne dis pas que ce soit vraiment très reluisant vis à vis de la place que la plupart accordent à la femme**, mais c’est plus lié à la société dans laquelle ont vit qu’aux players eux-même (ça ne les en décharge pas, cela dit).

    En revanche, je trouve un peu dérangeante l’idée qu’un mec veuille forcément coucher avec toutes les filles qu’il apprécie d’une quelconque manière. Je sais bien qu’on pense avec nos hormones, mais à ce point-là… ^^ Je suis tout à fait capable de trouver le beurre dans le frigo, cela dit.
    Etant un ex-Poire, j’ai beaucoup aimé cette histoire. Et assez d’accord avec l’analyse qui en est faite: Le piédestal ne vaut pas mieux que le mépris.

    * Et je n’était suis pas un sous-produit du féminisme. J’ai grandi loin de lui, c’était mon caractère et justement l’éducation que j’ai reçue à travers les films et les livres que je dévorait (non non, à l’époque le jeu vidéo était encore assez marginal). Mais je ne crois pas que le patriarcat soit en cause en tant que tel: l’idée du mâle dominant, oui, mais les… les… en y réfléchissant pour écrire ces lignes, je suis parti des histoires qui véhiculent ces conneries. J’ai réfléchi à leurs sources, commencé à remonter aussi loin que je pouvais de mémoire. Non. Tu as raison. La source du problème est le système patriarcal de nos sociétés qui a généré ces archétypes en dépréciant peu à peu la femme comme une commodité pendant des siècles.

    ** Au sujet du ‘ « l’homme doit être dominant gnignigni » comme disent les players’, je l’ai plutôt compris et vu exprimé comme ‘prendre des initiatives; montrer de la confiance en soi; mener le jeu’. A mon sens (mais, comme dit en intro, c’est une opinion qui ne regarde que moi), ça ne traduit pas un rôle de domination, mais au contraire d’être à l’écoute pour prendre des initiatives qui ne soient pas complètement à côté de la plaque. Mais c’est vrai que c’est très proche de la frontière: ‘ne lui laisse aps d’initiative; sois arrogant; rien à battre de ce qu’elle veut’, et je ne crois malheuresuement pas me tromper en disant qu’un grand nombre de players ont franchi cette frontière sans même s’en rendre compte.

    Au sujet du « Les players adorent se considérer comme dominants parce que c’est le seul moyen qu’ils voient de se sortir de leur état de victime. » La encore, ça reste mon expérience personnelle et je ne cherche pas à en faire une généralité, mais comme dit, j’ai découvert le Game longtemps après avoir commencé à évoluer. J’ai commencé à sortir la tête de l’eau avec l’inhibition que procure l’alcool, et ça m’a permis de constater que ce qui était en cause, c’était surtout mon manque d’action et mes pleurnicheries sur mon sort. Du coup, j’y suis retourné sobre, progressivement. C’était une affaire de volonté. En vous lisant, l’Elfe & ko, je comprends pourquoi mon poteau m’avait déconseillé les communautés françaises. C’est complètement dévoyé.

    Désolé pour le pavé.

    • J’admets me permettre de larges généralités quand je dis « les players ». Je ne parle pas forcément de tous les mecs qui ont lu des bouquins de sarge ou qui en appliquent les principes. Mais je pense que tu sais de quoi je parle. N’importe quel forum ou blog étiqueté « player » est farci de mecs qui ne comprennent rien au développement personnel et qui se la racontent parce que ça leur permet de se mettre en avant, ce dont ils ont grandement besoin. Rien qu’ici, avec tous les glandus aigris qui sont venus se la dérouler en public… Et encore, j’ai pas fait passer récemment les commentaires les plus machistes (parce que ça gave). Mais en gros « le player » c’est le gars qui a lu deux trois sites ou même un bouquin ou deux, et qui s’est mis dans la tête que poire (le nice guy) il est SOUMIS et qu’il faut être DOMINANT parce que LES FEMMES AIMENT CA CES SALOPES VENALES et que c’est comme ça qu’un jour ils arriveront à se tremper la nouille. Ces idées n’aident pas beaucoup à aller mieux ou à acquérir plus d’expérience de la vie et des relations amoureuses ou sexuelles, mais elles sont rassurantes, poiristiquement parlant. Tous ces mecs sont persuadés que n’importe quel fille vaut le coup de coucher avec, parce que coucher avec des filles c’est bien, et plus t’en baises mieux c’est. Tout ça est très poiresque finalement.

      Non, je pense que parmi la multitude de mecs qui s’intéressent aux théories de la sarge, quelques-uns sont intelligents et parviennent à de véritables résultats en matière de développement personnel. Ici, j’ai abordé la question de Poire sous l’angle féministe, mais c’est vrai que le problème du Poire de base, ce n’est pas seulement sa culture sexiste mais aussi son manque de confiance en lui, entre autres. Cela dit, je suis assez perplexe devant le fait de partir de l’idée de draguer pour améliorer sa vie, comme si le bonheur d’un gars dépendait de son succès auprès des femmes. Mais je pense aussi qu’un gars intelligent et qui sait se remettre en question, n’importe quel déclic peut l’aider à améliorer sa qualité de vie ou son image de lui-même. Et se rendre compte de plein de choses, par exemple qu’il a le droit lui aussi d’être séduit, d’avoir des critères, etc. Se rendre compte que les fantasmes poiresques sont des fantasmes. Ca demande pas seulement de l’intelligence d’ailleurs, ça demande le courage d’affronter la réalité, de faire des expériences, ça demande beaucoup de qualités.

      • « comme si le bonheur d’un gars dépendait de son succès auprès des femmes »
        En dépendre, je ne sais pas, mais au cas où tu ne serais pas au courant, il y a des gens qui aiment le sexe, et pour lesquels ça fait partie de leur bonheur.

      • Je précise que je plaisante, hein (en partie), mais pour le coup j’ai trouvé ta formulation plutôt maladroite.

  69. Le coup du « IL FAUT ÊTRE DOMINANT et cragnagna », c’est des conneries: n’importe qui qui a fait un peu de PUA l’aura fait pour baiser plus souvent ou tenter de séduire une fille/femme désirée, je peux pas le nier (ou des curieux comme moi, ça m’étonnerait que je sois un cas unique), mais quiconque y va, lis quelque conseil et se rue dans le premier bar venu en essayant des trucs apris par coeur sont de la merde si recrachés comme tels.
    Cela dit, soit je me suis mal exprimeé: je ne dis pas que draguer à proprement parler peut améliorer la vie d’autrui.
    En revanche, tout ce que ça implique, oui.
    Ca implique d’abord un travail sur soi pour y gagner de la confiance en soi; avoue que c’est pas seulement utile pour aller faire des galipettes :)
    Ensuite, ça implique de savoir faire la conversation, ce qui implique d’avoir des choses à dire. Les tutos de PUA insistaient sur le fait de se trouver un hobby, d’approfondir sa culture G; c’est toujours bon à prendre pour l’épanouissement personnel. Faudrait être un peu timbré pour se piquer de trucs qui ne nous intéressent pas dans le seul but d’avoir des choses à dire, mais dans ce cas, c’est pas les tuto de PUA le problème ^^.
    Enfin, comme dit dans le pavéle Game n’est pas fait pour baiser toutes les filles qu’on rencontre. Il incite à avoir des critères et à pas sauter sur tout ce qui bouge. Les techniques permettent de faciliter le passage au pieu, en revanche, dans l’intervalle, le RAFC (pour recovering average frustrated chump) va rencontrer beaucoup de filles, y dégotter quelques rencarts, donc il va apprendre à gérer le rejet, à modérer ses ardeurs, à être naturel, au contact des filles qu’il va rencontrer. Le pourcentage qu’il va mettre dans son lit est infime, et franchement, de mon point de vue, c’est pas ça l’intérêt.
    Voilà ce que je sous entendait par « draguer pour améliorer sa vie ». Mais j’ai jamais dit que c’était le seul moyen de parvenir à l’épanouissement. De mon côté c’était par l’escrime médiévale (alors j’arrête tout de suite, le substitut à la virilité, je le laisse aux toilettes: c’est le maniement de l’arme en lui-même qui me parle, pas jouer au poseur… Ou alors pour faire le mariole, mais ça fait pas très subsitut phallique), la musique et les jeux vidéo, donc bon.
    Bref.

    Si le RAFC ne mûrit pas/grandit pas pendant le processus et qu’il devient un genre de bidule qui se sert de ses techniques pour chopper tant que faire se peut sans souci d’honnêteté envers les filles/femmes qu’il drague, alors, à mon sens, il a loupé l’essentiel (jouer un rôle, je ne vois pas ça comme un problème; en revanche, ne jamais laisser entendre que c’est un rôle, là c’est déjà éthiquement discutable).
    Je ne dis pas que je n’aime pas le sexe et que je ne me suis pas servi de ce genre de techniques moi-même pour améliorer mes chances d’y parvenir. Cela dit, de la façon dont je le comprends, si on s’en sert pour simuler un alpha qu’on n’est pas, ou pour faire semblat d’être quelqu’un qu’on n’est pas, on ne tormpe pas seulement la personne qu’on drague, mais aussi soi-même.
    Tout à fait honnêtement, si une occasion se présente que je n’avais pas vue venir mais qu’elle me tente bien, je vais pas cracher dans la soupe, mais tout comme je trouve débile de perdre une soirée à draguer une fille (avec toutes les chances que ça comporte de se faire coller l’étiquette pot de colle dans le dos), je ne comprends pas ceux qui se perdent corps et âme dans cette quête pour devenir un dragueur ultime. Ca veut dire qu’ils baiseront beaucoup de filles différentes s’ils s’en sortent, oui… Mais… et alors? Ils ne se souviendront pas du quart, donc à quoi bon perdre toutes ces heures à s’entraîner, si c’est juste pour ça?

    Une des bases de la PUA est d’arrêter de penser en terme « une fille, n’importe laquelle, tant qu’elle est consentante et qu’elle m’excite » pour penser en terme de « une fille qui me plaise ». Donc, imho, quelqu’un qui drague et (cherche à) chouche(r) avec tout ce qui lui tombe sous la main (oui je sais, c’est graveleux et macho) a raté un des fondamentaux de la PUA. Rien que ça.

    • «  »Donc, imho, quelqu’un qui drague et (cherche à) couche(r) avec tout ce qui lui tombe sous la main (oui je sais, c’est graveleux et macho) a raté un des fondamentaux de … »

      Il a raté plusieurs fondamentaux : estimer les nanas au même titre que les mecs, donner un sens personnel à sa vie (et pas récupérer le sens d’un autre), remettre en question les schémas préétablis Plutôt qu’oublier ses anciens schémas pour les remplacer par d’autres …
      C’est pas spécialement le rôle de tes PUAs d’améliorer la condition et la considération des nanas, c’est un des rôle de l’Elfe. Elle fait une analyse d’un phénomène qui est peut-être le même, mais l’analyse n’est pas la même, les raisons fondamentales de la faire ne sont pas les mêmes.

      « De mon côté c’était par l’escrime médiévale »
      Ça, c’est extrèmement lucide de ta part. On peut « s’améliorer » (avec d’énormes guillemets) en pratiquant n’importe quelle foutue discipline, l’escrime ou le surf, le Bonsaï, la méditation, l’étude du bouddhisme ou la consommation intensive de LSD.
      Tes PUAs prétendent se poser la question du « comment s’améliorer », mais pas tellement « pourquoi s’améliorer » et « qu’est-ce que s’améliorer ». En fait, ils répondent essentiellement aux questions « comment être conforme pour plaire, comment avoir un succès subjectif dans notre societé ». Ils se servent d’un biais cognitifs pour persuader leurs suivants de l’utilité de leur quête : « vous serez meilleurs car vous aurez plus de succès ». Or, c’est faux, en realité « vous aurez plus de succès parce que vous aurez appris à atteindre ce succès subjectif ».

      Bref. Une entreprise qui se base sur l’envie de baiser des jeunes mecs, étonnament, ça marche. Ça a quand même un effet vaguement bénéfique : ça leur apprend à se discipliner pour parvenir à leurs fins, mais sans rapport avec le contenu de la discipline, qui est plutôt vide de tout, matière/sens/morale/réflexion … C’est problématique quand les mecs érigent ce supposé « développement personnel » en art de vivre, et qu’ils ne le remettent pas en question.

    • Oui mais l’idée de base c’est quand même de draguer, même si ça t’ouvre beaucoup plus de portes que ça, et que ça te permet d’explorer plein de choses beaucoup plus intéressantes en terme de développement personnel. Mettons que Poire s’intéresse à ces trucs-là pour combler son désespoir affectif/sexuel, son idée de base sera (prenons un bon gros Poire bien caricatural) de trouver une fille, n’importe laquelle, et de sortir avec. Mais s’il prend les choses intelligemment, s’il parvient à travailler sur lui-même d’une façon positive, il évoluera, il se rendra compte que c’est pas ça le bonheur, que la vie est plus compliquée que ça, que les femmes sont des êtres humains normaux avec leurs qualités et leurs défauts. S’il s’inscrit, par exemple, à un cours de théatre juste pour avoir mieux confiance en lui pour chopper, il finira donc par faire du théâtre pour le théâtre, parce que le théatre c’est génial, et des fois quand t’as le choix entre coucher et faire du théatre, tu choisis le théâtre.
      C’est un peu étrange car tu pars de l’idée de faire plein de trucs pour draguer, puis tu finis par t’apercevoir que draguer c’est pas toute la vie (même si ça en fait partie) et que le bonheur est ailleurs. En toi, pas dans une fille.
      Le truc c’est que la grande majorité des mecs qui parlent de sarge ou de PUA sur internet se contentent en fait de lire quelques trucs et sont proches du niveau zéro (la plupart n’évolueront que très peu et pas du tout, seule une minorité parvient à réellement améliorer sa vie). Ils disent donc un paquet de conneries…

      • + plein de points.
        Je le répète, je ne cherche pas à faire de mon cas une généralité, mais c’est personellement le genre de choses que j’en ai retiré.
        Après c’est comme tout… Les crétins, c’est pas ça qui manque.

  70. Tu peux le modérer ce post, mais désolé pour les fautes.
    Je croyais m’être relu, mais je dois être plus fatigué que je ne le pensais.

  71. Ancien Poire… Ancien Player…
    Ni l’un, ni l’autre actuellement.

    J’apprécie beaucoup cet éclairage concernant le fait que le comportement « gentil » de Poire soit le fruit du patriarcat. C’est un éclairage auquel je n’avais pas songé et je vois désormais son problème sous un autre angle.

    Concernant la communauté des Players, il y a des points où on peut difficilement leur donner tort. Très difficilement.
    Avouons qu’un homme qui se tient droit (voire qui s’entretient physiquement, par une activité qui lui plait), qui se tient propre (ça paraît élémentaire… mais ça ne l’est pas pour tout le monde), qui a un peu de caractère (en gros, qui ne dit pas Amen à tout ce que dit une personne, tant qu’elle est de sexe opposé), qui a quelques passions dans sa vie (en dehors de l’histoire d’amour unilatérale pour son ex) a plus de chances de plaire à une femme qu’un qui ne répond pas à ces critères. J’ai bien dit « a plus de chances », on ne maîtrise pas le désir de l’autre, et il faudra bien accepter cela.
    C’est la base même du Game : être soi-même, ou bien le devenir. Suite à une remise en question profonde, je pense qu’après avoir compris et assimilé cela, l’individu n’a pas besoin de manuels, de communautés, de coaching, de langage non-verbal, etc.

    Mais les Players ont aussi leurs défauts… et vices.
    La communauté a tendance à imposer des standards inutiles. Du genre « la montre qu’il vous faut » ; « ayez toujours un machin/grigri sur vous pour vous distinguer de la masse » ; « mais pas deux, vous êtes un homme » (pas comme ces femmes qui sont comme des pies frivoles) ; « désintéressez-vous des jeux vidéo » (allez voir sur FTS à quel point la pratique d’un de mes loisirs favoris est perçue) ; « atelier relookage, pour qu’elles vous remarquent » (mais je suis bien comme je suis, bordayll).
    Et puis, il ne suffit pas d’un ou deux conseils et d’une bonne remise en question personnelle… Il faut qu’ils vendent aussi ! L’aspect mercantile est très présent : conseil téléphonique, des ateliers de coaching, des manuels « comment draguer dans la rue », « comment draguer à une soirée », « comment draguer aux chiottes ».
    Au delà de la vente de manuels/séminaires, les créateurs du site font fonctionner leur site comme une secte. Il faut avoir dépassé un certain niveau de sarge (et donc être reconnu par ses pairs et avoir un tableau de chasse homologué) pour accéder à certains tutoriaux, qui font appel à l’imaginaire de l’homme comme le « project threesome », pour ne citer que lui.

    Lacune plus grave encore, la femme est considérée selon une note. Elle est notée sur sa seule beauté, de 0 à 10. Quelques 11 sont rarement décernées. Qu’elle ait la tête bien pleine ou qu’elle sonne creux, on s’en fiche. Qu’elle me plaise parce qu’on partage une passion rare (le saxophone) ne rentre pas en ligne de compte.
    Lacune grave donc, car le Player part du principe que plus belle la femme est, meilleure sera la récompense.
    L’ennui est qu’il y a un proverbe connu qui dit que « la femme la plus belle du monde ne peut donner que ce qu’elle a ». Et aveuglé par son désir de mannequins ou d’autres très belles créatures, le Player est vite rattrapé par la terrible véracité de ce proverbe.
    Conclusion : il aurait mieux valu traîner dans une bibliothèque qu’en soirée. Et laisser les machins brillants et joujou débiles en magasin.

    • La montre qu’il vous faut et autres foutaises, c’est bien pratique pour vendre des montres. Les coachs et autres sargeurs/PUA savent bien que les Poire c’est un gros marché pour se faire de l’argent.
      Je rejoins également ton analyse sur le côté sectaire. Je me rappelle qu’à l’époque ou je jetais un oeil de temps en temps sur FTS, certaines critiques de la « sarge » étaient complètement interdites.

      • J’avoue, je ne suis jamais allé sur les sites français (oui je sais ça fait hipster, mais tomber sur quelques blogs francophones apparement trsè fréquentés -je me souviens plus desquels- m’a un peu découragé. Vos commentaires ci-dessus me font limite penser à Mickaël Vendetta, c’est assez désespérant.
        Et sur les communautés américaines, y’a plusieurs gros sites qui ne sont pas détnenus par des types qui vendent des bouqins ou font des éminaires. Ces gars-là sont présents, mais qui sont pondérés par tout le feedback présent, les newsgroup, etc.

        Je suis d’ailleurs entièrement d’accord avec le premier paragraphe de krokenstein, ne dirait rien sur le deuxième pour ne pas parler de ce que je ne connais pas, si ce n’est que si j’avais découvert le PUA par eux, je ne m’y serais sans doute pas intéressé: je suis un gamer avec une dégaine de viking (et ça s’arrange pas quand j’ai une épée bâtarde entre les mains), et mes trois montres sont des trucs à gousset =^

        Quant à son dernier paragraphe, les communautés américaines mettent aussi l’emphase sur la notation de la HB (hot babe), mais enjoignent à chacun de trouver sa propre définition (je me souviens d’un article à ce sujet qui s’introduisait plus ou moins en différenciant les filles que ton milieu social trouvent belles, celles que la société trouve belle et celles que toi tu trouves belle. Ca reste purement physique, mais c’est au stade où on aborde quelqu’un (et ne niez pas, quand on accoste quelqu’un au débotté, c’est la plupart du temps sur le physique pur). Oui mais voilà: comme le PUA se base autant sur la conversation que sur le langage coroporel comme méthode de séduction, on se rend compte assez vite si on a des atomes crochus avec quelqu’un.
        Les techniques enjoignant d’engager la conversation avec beaucoup de filles, si on est pas trop débile, on se met à chercher des gens avec qui il est plaisant de discuter, avec qui rigoler un bon coup et passer un bon moment, donc progressivement la sélection de qui on aborde ou pas sur le physique pur fond comme neige au soleil.

        Si les players de la communauté française sont tous comme ça, je trouve ça assez désespérant.

        • Pas tous non, mais c’est difficile de sortir de sa zone de confort, difficile d’évoluer aussi même en se frottant à la réalité. Les players d’internet ne le font pas nécessairement (et même rarement). Le plus drôle, c’est que certains, même au niveau, disons, 0,0001 d’évolution personnelle, arrivent quand même à des « résultats » (genre ils abordent 1000 filles dans la rue et ils arrivent à sortir avec une ou deux d’entre elles, comme quoi la drague peut relever de la loi des grands nombres…) ça leur suffit à se prendre au sérieux et à se prendre pour des tombeurs. C’est assez drôle. Enfin, au moins eux ils sortent de chez eux, beaucoup ne dépassent même pas le stade de la théorie ou de la drague sur internet (en croyant appliquer des principes de la sarge). Le player français, c’est comme ce gars qui m’a abordée la semaine dernière sur AUM en me disant ces charmants mots doux: « avec ta gueule, je comprends pourquoi tu cherches des mecs sur internet ». NEG HIT LOL

          • Dans la rue ? Carrément ? La vache, il y a de ces tordus quand même…

            Non mais sérieusement, aborder des femmes comme ça dans la rue, il y en a vraiment qui le font et pour qui ça marche, alors même que c’est une attitude que pratiquement tout le monde s’accorde à trouver odieuse ?

          • Schmorgluck, aller vers quelqu’un pour lui parler, ou Même pour lui vendre quelque chose, c’est pas odieux en soi, quoi qu’en pense « pratiquement tout le monde » …

            Après si ta question c’est « y a des tombereaux de crétins indélicats sur terre ? », la réponse est Oui.

          • Le terme « odieux » était peut-être un peu fort (en anglais, j’aurais dit « obnoxious »), mais réellement, sauf raison spécifique (demande de renseignement, offre d’aide à quelqu’un qui a l’air perdu, etc), il ne me viendrait pas à l’idée de taper la discute avec un(e) inconnu(e) dans la rue, à plus forte raison flirter. Je me sentirais grossier et envahissant.

          • Et bien Schmorgluck, pour m’être essayé à cet exercice, à défaut d’être habituel, je ne vois pas ce qu’il a d’odieux ou d’obnoxious… Je ne suis pas un fan des rues, je préfère mon trajet de retour.

            Il m’est dans les transports en commun d’entamer la conversation avec des personnes qui avaient un détail particulier « t-shirt » de jeu vidéo, porte-clé figurine d’un manga, livre de SF, etc. Et d’entamer la conversation à partir de cela.

            La plupart du temps, même si elles n’ont jamais rappelé (jamais, zéro, nada, que dalle, niet), ça s’est très bien passé : nous avons échangé des propos sur nos passions respectives et nous sommes quittés avec le sourire.

            Par contre, si tu parles des « hé mamzelle, t’es bonne ! »… Je n’appelle pas ça « abordage », j’appelle ça « agression verbale ».

          • Une des raisons de ma réticence est le fait que j’ai été dans la situation inverse, avec quelqu’un qui me tenait la grappe et moi qui ne trouvai pas moyen de m’en dépatouiller. Je n’ai pas envie d’infliger ça à autrui.

            Je ne fais pas de mon cas une généralité, mais je suis conscient que de nombreuses femmes, de par leur éducation, ont du mal à manifester leur ennui, à couper court, parce qu’on leur a enseigné à ne pas faire de vagues, à ne pas faire d’esclandre, à être affables en toutes circonstances. Pas mal de pratiques des « players » s’appuient là-dessus, d’ailleurs.

            Mais peut-être que je me fais des idées, ou que je monte le phénomène en épingle ?

            Il y a aussi la peur d’être flippant. Il y a quelques mois, dans le tramway, j’avais dans mon champ de vision une jeune femme en train de lire un roman d’un de mes auteurs favoris, Terry Pratchett. Je l’ai observée discrètement, parce que je trouve qu’il y a peu de choses plus belles qu’un visage qui passe d’une expression neutre à une expression hilare et, connaissant le roman qu’elle lisait, je me doutais que ça arriverait assez vite (c’est un auteur formidablement drôle).

            Je n’ai pas été déçu : deux minutes plus tard, elle était visiblement à deux doigts d’éclater de rire, c’était magnifique. J’ai carressé l’idée de la complimenter sur son choix de lecture. Si elle était descendue avant moi, je l’aurais fait juste avant qu’elle descende. Si j’étais descendu avant elle, je l’aurais fait en passant, avant de descendre.

            Mais comme nous sommes descendus à la même station, je n’ai pas osé, de peur d’être inquiétant, ou de ressembler à un mauvais plan drague. J’en conçois quelque regret a posteriori. C’est quand même sympa de rencontrer des gens qui partagent vos goûts dans un domaine. Et j’ai probablement sous-estimé ma capacité à neutraliser les inquiétudes.

            Merde, en y repensant, j’aurais pu donner des gages de sincérité avec une dose de références à la série. J’aurais même pu me contenter de lui dire « ook! » et elle aurait compris.

            J’ai encore pas mal de boulot à faire sur moi-même, apparemment.

          • Haha Terry pratchett, c’est ce que je lis en ce moment ^^ J’adore.
            Je pense qu’aborder les gens dans la rue pour discuter, ça peut être quelque chose de vraiment très sympa. Tant qu’on respecte la sphère privée de la personne, ce qui inclut de couper court si on voit qu’elle (ou il) est embarrassé par le fait de discuter avec un-e inconnu-e. Par contre, aborder les gens dans la rue dans le but de coucher avec, je trouve ça pas terrible, surtout que c’est souvent fait d’une façon super lourde, même pour les mecs qui se croient subtils. Mais faut pas non plus généraliser. Disons qu’un gars qui a l’habitude de parler aux gens dans la rue, il peut aborder une femme qui lui plait avec une arrière pensée. Mais le gars qui parle jamais à personne et qui s’en fiche de parler aux gens juste pour parler, s’il fait la même chose, ça fait vraiment crevard, et il va probablement être très pénible.

  72. Je ne suis sûrement pas un lecteur attentif, mais c’est seulement en lisant les commentaires que j’ai fini par mieux cerner où voulait en venir l’auteur.

    Pour moi il y a un décalage net entre deux parties dans ce post. D’abord il y a la petite fable du début : Poire y est présenté comme naturellement gentil avec tout le monde (même aigri il reste gentil…). Dans cette partie, le seul tort de Poire (à mon sens) c’est de généraliser à toutes les filles le comportement d’une seule (qui de surcroît n’est pas assez clairement décrite dans le texte pour connaître ses motivations… ce qui est normal puisqu’on est dans un style « fable »).
    En passant, je voudrais juste souligner un point qui me semble en contradiction avec ce qui est dit dans les commentaires : il n’est absolument pas clair pour moi que Melon est vu par Poire, j’ai plutôt l’impression que, tout en n’étant pas le personnage principal, il y est présenté par le narrateur (et non par Poire) avec des actes qui semblent objectifs : ne pas appeler Cerise car il préfère être avec ses potes ou tromper Cerise. Tel que je lis le texte, ces exemples ne sont pas issus de la subjectivité de Poire.

    Dans la seconde partie, on découvre un autre Poire. De « uniformément gentil » (il est gentil avec LES filles, il est LEUR ami, il est toujours là pour LES autres), il devient gentil par calcul (conscient ou non, finalement peu importe) : « Leur gentillesse, au final, ne leur rapporte rien », et sélectif (gentil surtout avec une personne). La seconde partie du texte tourne surtout autour de l’idée : « Poire espère plus ou moins se farcir Cerise » et pour ça il fait semblant d’être gentil avec elle.

    Je pense que de ce décalage entre les deux parties du texte naît de nombreuses incompréhensions qu’on retrouve dans les commentaires et aussi une certaine animosité chez des lecteurs se retrouvant dans la description du début mais pas du tout dans l’évolution de Poire dans la seconde partie.
    En résumé le Poire du début est un personnage sincère, attentionné, qui ne comprend pas ce qui se passe, frustré et outré par le comportement de Melon, le Poire de la fin du texte est un misogyne, calculateur, hypocrite et qui geint et vitupère. La réaction épidermique de celui s’étant identifié au premier Poire ne peut, au final, qu’être négative.

    Une fois qu’on comprend que la fable du début ne décrit pas du tout le personnage dont on va vraiment discuter dans le post et qu’il vaut mieux en faire abstraction, ça devient beaucoup plus clair (moins de personnification (car oui, si ce n’était pas déjà clair, je m’identifie pas mal avec le Poire du début ;) ) d’où plus de recul) et du coup, je n’ai rien à redire au fond. Enfin, j’aurais au moins appris une chose en lisant cet article : le mot « player » et ce qui va avec…

    • Le fait de ne pas appeler sa copine pour Melon, ça ne veut pas forcément dire que celui-ci est un salaud. Salaud, c’est un jugement, ce que nous on sait, c’est qu’il ne l’appelle pas quand elle s’y attend et qu’il ne répond pas à tous ses appels, mais on ne sait pas pourquoi. Peut-être qu’il a d’autres choses à faire, qu’il se sent étouffé, peut-être qu’il veut quitter Cerise ou qu’il ne la considère même pas comme sa copine, qui sait? Peut-être qu’il lui a laissé croire des choses, peut-être que… enfin bref, tu vois l’idée. On ne sait pas tout entre Cerise et melon. Et ce que Cerise raconte à Poire, c’est sa version, et Poire ne voit et n’entend pas tout, même dans son discours. Le Poire de base ne va retenir que le négatif quand on lui parlera de celui qu’il perçoit un peu comme son rival.

      L’histoire du début est un peu contée à travers Poire lui-même, tel qu’il perçoit les choses, alors que le reste, c’est une analyse de son comportement.

      • Voici ce qui, je pense, a pu provoquer ces réactions négatives : « On ne sait pas tout entre Cerise et Melon » – certes, et le traiter de salaud en ayant uniquement la version de Cerise est largement prématuré. Toutefois j’ose penser qu’on n’en sait pas beaucoup plus entre Poire et Cerise. Dans quelles circonstances est-ce que ces deux-là se sont connus ? Est-ce que Poire a fait sa connaissance avec d’emblée la volonté de coucher avec ? Ou bien a-t-il juste été un confident sympa et sans arrières-pensées (donc un vrai gentil) pendant de nombreuses semaines avant de finalement ressentir une attirance pour elle à force de la fréquenter mais ne pas oser le lui avouer (ce qui semble selon l’article le faire tomber dans la catégorie des derniers connards) ?

        En fait je trouve que vous condamnez Poire largement plus violemment que Melon auquel, finalement, on trouverait presque des excuses. Ce qui à mon sens n’est pas tellement le message que vous voulez faire passer (ou alors je me fourvoie totalement).

        L’essentiel est de « rester vrai » plutôt que faire la Poire ou le Melon. Non ?

        • Encore un qui n’a absolument rien compris à l’article.

          C’est pas grave, j’ai encore plein de patience en rab !

          Répétez après moi les petits amis:
          On – s’en – fout – de – Melon –
          Le – personnage – c’est – Poire
          On – s’en – fout – de – Melon –
          C’est – juste – un protagoniste – Pour illustrer l’histoire de Poire
          On – s’en – fout – de – Melon –
          Arrêtez de lui chercher des poux dans la tête
          On – s’en – fout – de – Melon –
          On regarde la poutre qui est dans son oeil et on arrête de toujours croire que ses malheurs viennent des autres !

          Il faudrait mettre ça en musique

  73. J’ai apprécié l’article, que je pense avoir compris. j’ai aussi parcouru la section commentaires, instructive elle aussi. j’ai été assez choqué par le « alain soral est un facho, donc etc. » qu’il soit facho ou non, c’est un auteur qui a beaucoup écrit sur le féminisme, les hommes et les femmes, dans la même optique que l’article proposé ici (c à d : aider les gens à y voir plus clair dans leur rapport aux autres et dans leurs rapports aux conventions dominantes). je pense sincèrement que c’est une grave erreur de s’interdire sa lecture, surtout pour des raisons aussi mauvaises. dans une optique de critique sociologique, qu’un auteur soit « facho », communiste ou végétarien, ça ne devrait pas changer grand chose. l’important est de se confronter à la pensée exprimée et ensuite en apporter une critique. et actuellement en france, sur ce sujet, soral est, malheureusement peut-être, incontournable tant sa critique du féminisme est frontale.

    • On peut pas être féministe et facho. A moins d’avoir une définition du féminisme qui se rapprocherait davantage de ma définition du sexisme que de ma définition du féminisme. D’ailleurs faire l’apologie du macho qui défend sa femme et ses gosses, c’est pas du féminisme. Alain soral est un pseudo-féministe. A d’autres, le féminisme mou.
      Avant tout, dans ce blog, il y a l’idée que toutes les luttes sont liées, car les oppressions le sont. Ca n’a pas de sens d’être féministe et raciste, végane et raciste, féministe et anti-véganisme, anarchiste et anti-véganisme, anar et sexiste, etc etc. S’interdire des livres? Pfff. Qui a parlé de censure ici? C’est de la merde, ça m’intéresse pas, c’est tout. Je vais pas lire alain soral alors qu’y a des auteurs beaucoup plus intéressant. C’est comme lire du roman arlequin alors que terry pratchett écrit des libres.

      • Hitler était bien végétarien… Point godwin certes, mais tout ça pour dire que rien n’est jamais réellement incompatible dans la pratique.

        Sinon, je me suis peut-être mal exprimé, parce que je ne voulais pas dire que Soral était féministe, bien au contraire. Il a seulement beaucoup écrit sur le féminisme du point de vue de « l’opposition » sur le terrain des concepts et de la vision du monde qu’ils véhiculent. Pour moi il fait donc, par définition, partie intégrante du sujet.

        Il a par exemple avancé que les rapports de domination étaient souvent présentés, dans le contexte des pensées féministes, comme relevant quasi-exclusivement de la question des genres, alors que dans son interprétation des faits, il s’agirait plus souvent d’un rapport de classes. Le salut se joue, selon lui, dans le cadre d’un rapport de force socio-économique concret qui n’oppose pas les femmes aux hommes, mais les « riches » (hommes et femmes) et les « pauvres » (hommes et femmes). En gros, il voit le féminisme comme mettant par définition Christine Lagarde et la caissière du Aldi au coin de la rue dans le même panier, simplement parce qu’elles sont des femmes, alors qu’en réalité leurs statuts (femme d’affaire et prolétaire) les oppose en tout.

        C’est une critique d’un certain type de pensée féministe qui n’a rien de particulièrement macho ou facho, et qui, à mon sens, touche à quelque chose de fondamental. C’est à ce Soral là que je pense quand je le recommande, pas à celui qui roule des mécaniques pour choquer la galerie. Mais je n’insisterai pas d’avantage.

        C’est un blog très intéressant.

        • hitler n’était pas végétarien, et je suis pas végétarienne mais végane. Franchement si c’est pour sortir des arguments aussi cons, pas la peine d’user ton clavier.

          • « toutes les luttes sont liées, car les oppressions »
            « Ca n’a pas de sens d’être féministe et raciste, végane et raciste, féministe et anti-véganisme, anarchiste et anti-véganisme, anar et sexiste »

            oui, on ne peut pas manger des yaourts et aimer les chats !
            Paille, poutre, ahem.

          • Alors là, c’est incroyable de lire des choses pareilles. « aimer les chats = être antispéciste ». C’est encore pire que « aimer les femmes » = être féministe… (cool, tous les hommes hétérosexuels sont féministes, l’égalité c’est pour aujourd’hui alors !). Argh j’arrive même pas à trouver un autre exemple aussi idiot, en fait c’est encore plus caricatural que tous les exemples que je peux imaginer. Tu as caressé un chien? Félicitation, tu es un militant antispéciste ! Caresser un clébard a le pouvoir magique de te faire considérer que tous les animaux méritent la même considération pour leurs intérêts quelle que soit leur espèce. (à moins que ça ne marche qu’avec les chats?)

            Avant de prendre un air condescendant et moralisateur, ce serait peut-être bien de savoir de quoi on parle. Tu es sur d’être bien renseigné sur la définition de l’antispécisme? Si oui, c’est plutôt inquiétant.

            Petite FAQ pour comprendre ce qu’est l’antispécisme:

            Un article à propos de « j’aime les animaux et je suis spéciste ».

        • Si l’idée est que « le féminisme doit être inter-sectionnel ou il est bullshit », je suis tout à fait d’accord.
          Je pense qu’à partir du moment où les gens sont uniquement focalisés sur une oppression (sexisme, racisme, homophobie…) en la mettant en avant, et disant que le reste, on s’en occupera après, ils peuvent être très choquants.
          Mais je pense que c’est l’idée de l’Elfe, comme elle le dit, « les oppressions sont liées ».

      • Aucun rapport : Je t’ai vu citer plusieurs fois Terry Pratchett. Et pour cela, je te souhaite d’être vénérée par mille wee free men. Ah, et tiens, les soldats du Monstrous Regiment trouveraient certainement leur place sur ce blog.

    • Bah, Alain Soral est un orateur de génie (à l’écrit aussi.)
      Pour ça il est intéréssant, mais pour ses « idées » non merci ..

      Si certains le croient néo-crypto-féministe j’en sais rien, mais il est assez conventionnel dans sa façon de voir les genres, bien conservateur, convaincu du naturel et content du schéma classique des genres, pas le genre à vouloir bouleverser les genres quoi.

      Ya certes plusse de féminisme chez Pratchett, entre Conina et Mémé Ciredutemps.

  74. Ping : L’avocat des Poires | Les Questions Composent

  75. Ping : [BroCode] La Friendzone, une amie déguisée » Chroniques d'un Mec Normal

  76. Ping : Poire at Well… just me?

  77. Je vais vous compter mon histoire de player….

    Il y a quelques années une nana m’a jeté comme une merde et ça m’a mis dans un très sale état.

    Décidant que ce n’était pas normal qu’une personne puisse en mettre une autre dans un état pareil sans lui faire de tort physiquement, je me suis remis en question et j’ai donc cherché des réponses. Je n’éprouvais de difficultés particulière pour séduire, mais je n’étais pas non plus particulièrement doué.

    J’ai atterri sur FTS (FrenchTouchSéduction) et me suis rapidement rendu compte que c’était un site de cons lobotomisés, destiné à vendre des méthodes et du coaching hors de prix. Dès que je demandais une explication sur un terme, volontairement, alambiqué, on se foutais de moi. Je me suis rapidement rendu compte que ce site et le forum ne me ferais jamais avancer.

    J’y ai malgré tout rencontré un type qui m’a conseillé de pratiquer la drague autrement. Il m’a présenté ses amis et on s’est mis ensemble à draguer dans la rue, mais de façon instinctive en essayant de faire abstraction des stéréotypes culturels, hollywoodiens et d’oublier toutes les conneries décrites dans les pseudos méthode de drague.

    Après pas mal de pratique tu rencontres d’autres personnes dans la rue, tu apprends des trucs pratiques et tu atterris sur un autre forum, largement moins dogmatique. Ca reste un forum de drague, mais c’est aussi un forum de développement personnel. Il ne faut pas voir tous les forums de drague comme des forums fréquenté par des geeks dogmatiques, qui s’échinent à appliquer à la lettre une méthode totalement inadapté à la situation qu’il rencontre.

    Comme le dit justement l’auteur, les femmes ont leur libre arbitre et la majorité des « players » ne comprennent pas qu’il s’agit avant toute chose d’un feeling. Ils tentent par des moyens artificiels de voler le numéro de téléphone de la femme (alors que si elle est d’accord et bien elle va le donner volontier), par des moyens artificiels d’obtenir un rencard (qu’ils nomment « Day2 » pour faire affranchis !), par des moyens artificiels d’obtenir un baiser et finalement d’attirer la nana dans un traquenard (leur lit).

    Ils mettent du temps à comprendre qu’au final la femme atterrie dans leur lit parce qu’elle était d’accord dès le départ et qu’ils se sont inutilement compliqué la vie. En se compliquant la vie, ils ont également raté des opportunités car une femme qui se retrouve en face d’un type qui a un comportement pas très cohérent met les deux pieds sur le frein !

    Du coup quand ça ne fonctionne pas, au lieu d’expliquer cela pour une simple raison émotionnel (le courant ne passe pas, c’est tout) il cherche une explication technique vu qu’ils ont utilisé une méthode. Du coup le site en question peut revendre encore et encore une méthode ou un coaching (formation en Français, mais en Anglais ça fait mieux !).

    Les coachs, et autres vendeur de rêves, n’ont pas besoin de psy. Ils savent très bien ce qu’il en est. Ce sont des arnaqueurs pur et simple à mon sens. Au final ça fonctionnera car le type aura pris suffisamment confiance en lui pour être naturel et finalement plaire à une femme. Le plus con n’aura même pas compris que c’est simplement la prise de confiance qui est la cause de son succès, il est persuadé que c’est l’application d’une méthode qui ne fait généralement que décrire mécaniquement ce qui se passe lors d’une rencontre entre un homme et une femme. Un peu comme un technicien qui décrirait techniquement comme Léonard de Vinci à réalisé la Joconde et vendrait un méthode pour apprendre à peindre.

  78. Pour amener un avis personnel:

    Je suis un peu comme poire, je suis gentil et je ne comprend pas qu’on aille se faire mal ailleurs. Je comprend bien qu’il ne suffit pas d’être gentil mais qu’il est aussi question d’attirance. Malgré ça je n’y comprend toujours rien après cet article…

    On peut être gentil sans forcément réclamer une récompense, mais il est aussi normal d’être gentil avec quelqu’un parceque cette personne nous attire…

    Enfin bref l’article est sympa, même si je pense qu’il ne présente que certain cas et que les poires ne sont pas forcément gentil par intérêt mais simplement par gentillesse et qu’il sont peut être trop maladroit et pas assez affirmés…

    Sur ce je suis toujours aussi perdu…

    • Si tu es gentil par gentillesse et pas par intérêt, et donc que tu ne te plains pas ensuite d’être quand même tout seul même si tu es gentil, alors cet article ne te concerne pas, mais merci d’être passé.

      • Donc en résumé si je comprend bien la gentillesse oui, mais seulement si elle est désintéressé et dans un but altruiste?

        Au final quelqu’un qui est gentil uniquement pour séduire n’est intéressé que par lui-même selon ton article?

  79. m e r c i

    nan sérieux c’est BON de lire ça. et puis ça m’arrange que ça soit toi qui l’ait fait, j’aurais pas aimé me taper les commentaires si j’avais du écrire pareille vérité, hinhinhin.

    Je suis femme seule avec deux gosses sans emploi, des Poire qui veulent m’aider et m’apprendre ce que c’est que les gentils « après les salauds qui ont peuplé ta vie ma pauvre » et me sauver de je ne sais quoi contre mon gré en prétendant connaître mon bien mieux que moi…j’en croise des chiées, ils cherchent les nanas comme moi et ils se jettent dessus t’as aucun moyen de fuir ils te collent comme des chewing gums usagés sur une semelle.
    Je les appelle mes trolls.
    Le Poire chasse partout. Sur internet mais aussi devant les entrées d’école à la piscine le dimanche et au supermarché le samedi. On n’échappe pas comme on veut au Poire, il est à l’affût de la damoiselle en détresse, le Poire, il est motivé, c’est un putain de chevalier, tu vois.
    J’ai un peu pitié, des fois j’essaie de leur parler, de leur expliquer la vie, mais souvent maintenant je les dégage comme des merdes parce que je sais très bien que de toute manière ils n’arrêteront de me faire chier que quand je serai passée du statut de pauvre petite chose à protéger (ils proposent souvent des câlins, les Poire, ils sont « très câlins », faudrait pas qu’ils aient l’air d’avoir envie de sexe, tvôa, pis tfassons ils risquent pas en général ils ont tellement peu d’expérience et de connaissance de leur corps que de ce côté là ils sont pas à l’aise non plus, d’où l’intérêt pour eux de chercher plus faible et plus mal en point qu’eux pour pouvoir se la péter super héros) à celui de sale pute dans leur tronche binaire de stupides, autant gagner du temps et m’en débarrasser, je n’ai aucun besoin de leur prétendue gentillesse, merci je m’autogère.
    Ces mecs là te pourrissent la vie mieux que n’importe quelle vérole.
    Ils vont très loin…cette année 3 m’ont proposé des lieux de vacances gratuits « pour tes enfants » (lol, elle est belle la manipulation sérieux, pour les gosses, bin tiens, non parce qu’aussi le Poire il t’as pas demandé ton avis mais il veut déjà adopter tes enfants, tu sais, pour leur bien, hein) et 5 de l’argent si jamais j’avais besoin. « en toute amitié par pure solidarité humaine », bien entendu (et mon cul c’est du poulet et tu me prends absolument pas pour une pute et t’es absolument pas en train de me dire que de toute manière sans aide extérieure je n’arriverai à rien et d’essayer de monnayer le vieil archétype salaire contre cul, non non).
    Evidemment j’ai refusé. Evidemment j’ai eu droit au laïus sur « tu refuses la main tendue », jusqu’à l’analyse de comptoir sur « tu n’es vraiment pas capable de distinguer les bonnes figures d’attachement », en clair je suis une pauvre conne j’aurais bien besoin d’un brave Poire pour être heureuse, hein (oui parce que dans la tête de Poire, Cerise ne peut pas décemment être heureuse seule, allons, ho, hé, c’est une fille, quoi, c’est une moitié de quelque chose, hein).
    mouahaha
    Je peux pas les sacquer, je les méprise à un point inimaginable, au moins autant qu’ils me méprisent eux, tiens. Il cherchent simplement des faiblesses pour s’infiltrer dedans, je ne vois pas en quoi se nourrir l’égo des faiblesses d’autrui pourrait être de la gentillesse, encore moins de l’amour. Ce sont des purs connards manipulateurs et quand on est leur cible on est clairement maltraitée méprisée et infantilisée au possible c’est super insultant on a envie de leur coller des mandales (combien de vieux Poire m’ont appelé « jeune fille » avec ce petit ton paternaliste …hahaha…c’est sympa, dis donc…le jour où moi, mère isolée qui gère sa vie toute seule depuis des années, je devrai recevoir des leçons de vieux trolls mous qui ont du mal à gérer leur petit cul avec l’aide de leur maman chez qui ils vivent encore pour la plupart en prime, je ne manquerai pas de…courir à l’HP. laule).
    Il est à noter aussi que la plupart en effet se disent féministes. Très respectueux des femmes. On les trouve sur les forums féministes par centaines. En vérité ils sont machistes au dernier degré et ils vouent une haine féroce aux femmes (paie ta frustration de vieux troll), et certains sont carrément de dangereux harceleurs capables de débarquer chez vous sans prévenir en ayant stalké vos coordonnées.
    Cet article est très gentil avec les Poire. Ils ne méritent pas tant de bonté, sérieux. Ce n’est pas pour rien que je préfère les Melon. Et de loin. Melon c’est mon mec. Je l’ai choisi. Il ne s’est pas imposé. L’amour est un choix, une liberté, pas une obligation ni un dû. C’est aussi simple que ça.

    (le Poire, fillette, si jamais tu fais pas gaffe et que tu te fais avoir, je peux te garantir que tu finiras par morfler bien bien cher…il a une image dans le crâne le Poire, si tu n’y corresponds pas tu vas vite découvrir les limites de sa gentillesse, ma fille…le Poire est en réalité le plus dangereux des hommes, je déconne pas.)

    J’ai un message pour les Poires du monde :
    je suis une salope, pire, une pute, et j’ai le culte du malheur, je ne sais pas aimer les gentils, je n’aime que les salauds, je suis une grosse conne et je ne vous mérite pas, vous avez bien raison, ne perdez pas votre précieux temps de travail et d’investissement sur la bête femelle avec moi.

    ;)

  80. Il est enorme ce texte :) merci, super bien.

    (j’ai adoré le comm de « la pauv petite lafame » :):) )

    Bisous

  81. Ping : Confusion Anachronique d’une Réalité Tourmentée et Ecoeurante « Digital Wanderer

  82. Juste pour écrire que l’on est pas tous gentil pour avoir une récompense, juste le fait d’être bien éduquer et galant avec ces dames sans aucune arrière penser ça existe. ;^)
    Car faut vraiment être une sacrée andouille pour attendre quelque chose d’une femme que l’on soit gentil avec elle ou pas. :^)

    • Très bien, c’est juste que ça n’a pas de rapport avec l’article, mais merci d’être passé.

  83. S’il a bien quelque chose de patriarcal à vouloir obtenir une relation en échange de la gentillesse, ce n’est pas pour autant agréable d’avoir l’impression que les femmes te considèrent comme asexué.

    • Je n’ai jamais dit qu’être un Poire était agréable, si? Le truc, c’est que si les femmes le considèrent comme asexué, c’est parce qu’il se comporte comme tel, en refoulant tous ses désirs sexuels au lieu de les exprimer.

  84. J’ai connu pas mal de Poire-fille, qui pensaient que tout les hommes aimaient que les chieuses et qu’elles étaient trop gentilles.

    Je vois pas trop le rapport avec le patriarcat, du coup. C’est juste une façon de justifier le fait qu’on plaise pas….

    • « j’ai pas pigé ce que t’as dit, donc t’as tort »

      the fuck ?!

      Te laisses pas abattre l’Elfe, ya des masses de gens qui comprennent ce que t’écris et qui ne disent rien, et quelques uns qui ne comprennent pas et qui l’ouvrent.

      Le rapport avec le patriarcat, c’est que si on ne bourrait pas le cràne des gosses avec des conneries (« fais attention aux garçons, si ils te touchent ils te salissent », « sois exigeant, fort et domine les autres pour parvenir à tes fins », « soit un parfait chevalier avec les filles, c’est des princesses en sucre pures et sans sexualité », « choisis en un et un seul, si t’as envie d’en avoir deux, t’es une salope »), ils se débrouilleraient sûrement mieux pour s’amuser et être heureux.

      Ou peut-être qu’on fabule et que l’egalité des sexes est parfaite, qu’il n’y a pas de « genre » culturellement imposé aux garçons et aux filles. T’as peut-être raison, Noli.

  85. Ping : Tous des connards, ou le mythe de la jeune femme innocente | Cancer Internétique

  86. Ping : All men are assholes, or the myth of the innocent young lady | Cancer Internétique

  87. J’irais pas jusqu’à dire que je suis entièrement d’accord avec tout à propos de tes notions de gentillesse et tes avis sur les arrières pensées finalement pas si « arrières » que ça de Poire, mais si il y a une chose avec laquelle je peux et dois crier, répéter, amplifier ( ALLELLUYA !) mon accord, elle tient en quelques mots: l’idée de causalité dans les relations.
    Le schéma est finalement exactement le même dans le cas du player et de Poire: Je veux arriver à une situation B (coucher avec Cerise/ l’embrasser / danser la bamboula en claquette avec elle). Pour y parvenir, je dois suivre un protocole précis (être gentil, suivre les règles du jeu, etc).
    Toutes mes excuses, l’elfe, si je te paraphrase, mais j’arrête là. Tu dis que tu méprises au plus au point ces comportements. Pour moi c’est ce genre d’approche qui est la cause même du non-attrait systématique de Cerise pour Poire. Poire est plat, chiant, prévisible. Il est gentil, d’accord. Finalement, qu’il aie des idées derrière la tête, Cerise s’en fout, ne s’en rend pas compte, ou les deux. Mais en revanche, quand elle n’a pas envie de pleurer, qu’est ce qu’elle peut s’ennuyer avec Poire! Toujours d’accord, toujours à la défendre contre « ces salauds ». L’a-t-il déjà fait rire aux éclats? Lui a-t-il déjà crié ce qu’il avait dans les tripes? L’a-t-il déjà surprise? Non. En un mot comme cent, aucune personnalité.
    Poire aura beau être mignon comme pas deux, comment aimer quelqu’un sans personnalité?
    Le plus drôle dans tout ça, c’est que quand Poire sortira de ce moule et apprendra à s’affirmer, il se rendra compte que c’était pas le célibat qui lui posait soucis ;)

    • Je comprend pas du tout ou tu veux en venir. D’ailleurs je ne vois pas de quoi tu veux parler quand tu évoques des comportements que je méprise. Je pense que je me fais très mal comprendre.

  88. « En réalité, Poire est un pur produit du patriarcat. »

    Je ne pense pas que Poire ne soit qu’un produit. Comme tu l’expliques très bien dans ton article, Poire est gentil par intérêt. Parce qu’il a un besoin sexuel d’ordre biologique, parce qu’il a envie d’une reconnaissance sociale, parce qu’il pense atteindre un certain degré de bonheur en satisfaisant ce désir, parce qu’il souhaite partager sa vie au-delà du lien amical. J’irais même jusqu’à dire que la peur de la finitude joue son rôle là-dedans.

    « Le plus triste? Poire ignore la vraie gentillesse. Celle qui se donne sans compter, celle qu’on ne regrette pas sous prétexte de n’avoir rien obtenu en échange. »

    Ça s’appelle la générosité, et à partir du moment où on est d’accord pour dire que Poire agit par intérêt, il est normal que vis-à-vis des femmes qu’il convoite, il ne puisse pas être généreux dans un premier temps. On peut trouver ça triste bien sûr, mais le raisonnement n’implique pas que Poire ne puisse pas l’être avec d’autres femmes (sa grand-mère ou sa cousine, par exemple).

    • C’est fatiguant les gens qui comprennent rien a l’article mais qui commentent quand meme…

        • Poire est peut-être altruiste par ailleurs, c’est pas la question.

          Dans sa relation avec une nana, à l’instant où il se plaint parce qu’il n’est pas assez récompensé pour sa gentillesse, il est incohérent, il prouve qu’il est plus calculateur que « gentil ».

          Même chose pour un gosse qui se fait racketter son goûter et qui se plaint le lendemain quand le bully revient « mais j’ai été gentil hier, jtai filé mon goûter, ça mérite une récompense maintenant, laisse moi tranquille ! ». Nope mon gars, t’as pas été gentil, t’as juste été une loque calculatrice et t’as cru que ça séduirait quelqu’un.

          Pas tellement d’interêt de « philosopher » sur les gosses qui se font racketter, mais sur les rapports de séduction, ça a un peu d’intérêt pour éduquer les gens, qui pour beaucoup ont des idées assez abominables sur la question quand on creuse un peu. Un peu comme si tout le monde en occident était éduqué dans l’idée que les rapports entre les humains sont essentiellement commerciaux. Diable.

          (t’es probablement pas un abruti, Hughes, mais on en a vue des vertes et des pas mûres sur cet article, et l’Elfe en a peut-être marre que tout le monde focalise sur ces histoires de séduction, alors que les concepts sont quand même assez simple à saisir, pour peu qu’on arrête de généraliser/ de recycler nos vieilles habitudes de pensées débiles)

          • Soit dit en passant, tes exemples de gentillesse alternative sont remarquablement mal choisi (le prend pas mal). Avec sa cousine et sa grand-mère, il est aussi gentil par « intérêt » : elles ont une qualité qui fait qu’il doit les séduire.

            Cerise, il veut la séduire pour faire des bébés fruits, sa cousine et sa grand-mère, il veut les séduire parce que c’est sa cousine et sa grand-mère. c’est le « parce que » qui est important. S’il est « gentil » avec sa grand-mère et qu’il bouscule les autres vieilles dans la rues .. Bref, voilà.

        • Je ne pense pas que tu sois un abruti, mais que tu as lu en diagonale et/ou sans chercher à comprendre le propos.

  89. Ping : Commandements. « Titre sans importance

  90. Ping : Misère sexuelle mon cul | Les Questions Composent

  91. Bonjour,

    L’article est intéressant. Je voudrais insister sur un point : les femmes sont tout autant que les hommes, si ce n’est plus en fait, coincées dans les schémas phallocratiques. Y a qu’à voir la presse dite féminine, c’est beaucoup plus macho que l’Equipe.

    L’idéologie des dominants forme la justification de l’oppression des dominés. Elle est faite pour être apprise et inculquée à ces derniers. Ceux-ci (celles-ci, dans le cas présent) ne peuvent pas ne pas adhérer à cette idéologie sans une prise de conscience de leur aliénation. En gros ça ressemble au coup du syndrome de Stokholm. On ne sort de cette emprise idéologique qu’au prix d’un douloureux effort. Le point de vue de l’auteure de l’article n’est, me semble-t-il, pas encore assez féministe. Elle suppose encore que des relations naturelles et dégagées des carcans idéologiques puissent arriver, comme ça, par chance. Elle reporte la faute sur les « Poires », en tant qu’ils sont les véhicules des schémas patriarcaux. Poire est indiscutablement, à l’insu de son plein gré, porteur de ces valeurs idéologiques. S’il commence à s’intéresser aux PUA, il ne fera en effet qu’expliciter les valeurs auxquelles il adhérait déjà sans le savoir.

    Mais l’unique différence entre Poire et Melon, dans le cadre posé par l’auteure, c’est que le second est bien dans sa peau, alors que le premier ne l’est pas. Et ceci s’explique par le fait que Poire est déchiré entre deux systèmes de valeurs, deux visions du monde, en quelque sorte tenté par un réveil de sa conscience politique d’un côté, mais tout autant attiré par l’abrutissement des vieilles certitudes rassurantes de l’autre. Poire est bloqué, ne sait plus trouver de code de conduite approprié. Melon, lui, peut être le dernier des machos moyenâgeux, ou le plus progressiste des modernistes, en tout cas il est davantage en accord avec lui-même, donc se porte beaucoup mieux et plaît davantage.

    S’acharner ainsi sur Poire, sur celui qui renvoie à la figure de l’esseulé, du coeur brisé, témoigne d’un salutaire refus de jouer le jeu de l’adversaire (l’oppresseur) et d’une sympathique combattivité ; mais, outre que cela tend à dissimuler les véritables enjeux de la bataille idéologique, ça revient quand même un peu à tirer sur une ambulance.

    Dans tous les cas la vraie question, politique, est celle de l’émancipation des femmes de l’oppression phallocratique, et celle-ci ne peut en aucun cas venir de Poire, ni de Melon, mais uniquement de Cerise. C’est son affaire à elle. La liberté ne se donne pas, elle se prend.

    C’est du moins ainsi qu’une analyse féministe de la question peut être faite. Je recommande à ce sujet la lecture du site « Les mots sont importants », qui publie beaucoup d’articles sur ce thème.

    • Je précise que mon commentaire est en lui-même un exemple parfait de paternalisme condescendant, dans son genre. Etant moi-même un homme, je fais mine de prendre un point de vue surplombant sur la question. Alors qu’en fait je suis plutôt une Poire qui s’est sentie piquée par l’article. Les positions respectives des intervenants n’étant pas neutres, il est illusoire de croire à la possibilité d’un échange parfaitement objectif sur ce sujet. Néanmoins, il est permis d’espérer que, même quand on peut plus rien dire, on peut quand même en parler. lol

    • Tu n’as pas compris l’article.
      Je ne parle pas ici d’émancipation des femmes. Ce n’est pas le sujet. Cerise fait ce qu’elle veut et Poire le lui reproche. Et au final c’est Poire qui est malheureux.
      De toutes façons, toutes les personnes qui parlent de melon/cerise/pastèque n’ont pas compris l’article. Alors oui il est peut-être moyennement clair (pourtant je l’ai relu de nombreuses fois et je ne vois pas en quoi), mais c’est comme ça. C’est Poire qui est en question ici, c’est pourtant pas bien compliqué à comprendre. C’est lui qui est malheureux. Il est malheureux à cause de son propre comportement. Cerise elle s’en fout, elle fait sa vie. Et il le lui reproche parce que selon lui ça ne devrait pas être comme ça. Mais c’est quand même comme ça et au final c’est pas elle qui est malheureuse, c’est lui.

      Je ne parle pas d’émancipation des femmes, mais de comportements machistes qui sont source de souffrance chez les hommes eux-même. C’est quand même pas compliqué à comprendre. On s’en fout de Cerise. Et arrêtez de dire que je « m’acharne » sur Poire, mais bordel c’est pas possible, j’ai écrit UN ARTICLE, qui sert à mettre en évidence un comportement de ce personnage qui le rend lui-même malheureux. Arrêtez de faire du misérabilisme, la victimisation, arrêtez de chouiner. « ouiiiiinnnn le poooovre on s’achaaaaaarne ouiiinnn ». Non mais c’est pas bientôt fini ces pleurnicheries ? Poire il est malheureux parce qu’il a une vision biaisée des rapports de genre, c’est ça le sujet de l’article, et c’est en son pouvoir de changer s’il le veut. Si cet article vous dérange parce que vous avez l’impression qu’on s’acharne sur votre pauvre petit être, vous êtes pas obligés de lire. Prenez des vacances, pensez à autre chose. Mais quand une 123ème Cerise vous enverra chier, c’est pas auprès de moi qu’il faudra venir pleurer.

      • J’ai tout à fait compris l’article. Je sais que tu ne parles pas de l’émancipation des femmes. Moi j’en parle, c’est tout. J’ai le droit, je suppose, non ? C’est une réaction à l’article, quoi. Je dis que l’article parle d’une chose, mais qu’il y a une autre chose reliée à la première, dont il serait possible de parler éventuellement, si on voulait élargir le débat. Ce qui n’est pas du tout indispensable, en effet.

        • Ok. Sinon on peut aussi parler de l’histoire des peintres flamands du XVIIème au XVIIIème siècle. Ou des propriétés antioxydantes de la banane.

          • Bien sûr. Mais ça serait sensiblement moins relié au sujet de l’article, tout de même.

            Allez, encore chapeau pour la combattivité et bonne continuation.

          • Tu n’es pas le premier à essayer de détourner le débat de ce qui te dérange. Je ne trouve pas ça très intéressant personnellement.

  92. Après avoir affirmé péremptoirement que je n’ai pas compris ton article, tu m’informes que tu te fiches éperdument de la teneur de ma réaction à celui-ci, et pour finir tu te paies ma tête. Qui ici refuse le débat ?!

    • La teneur de ta réaction consiste à détourner le débat du problème qui te dérange. Non pas que je m’en fiche, mais je ne trouve pas ça intéressant, surtout que si tu lis les commentaires au-dessus, tu verras qu’il y a eu des dizaines de personnes avant toi qui ont fait la même chose (sans compter les très nombreux dont je n’ai pas validé les commentaires). Tu le fais d’une façon plus élégante et intelligente que la plupart, et tout ce que tu dis n’est pas entièrement faux. Mais enfin moi ce que je vois c’est surtout quelqu’un qui veut surtout pas parler du sujet alors qui se met à parler d’autre chose, donc je vois pas trop l’intérêt. Je veux dire par là que si le problème exposé dans l’article te dérange, tu n’es pas obligé de le lire, et ça ne sert à rien de parler d’autres problèmes pour le masquer.

  93. Tout de même, tu écris : « Poire est un pur produit du patriarcat parce qu’il s’imagine que les filles couchent pour remercier, pour faire plaisir, en échange de quelque chose. » Or moi je réponds : pourquoi pas, mais selon moi, on définirait Poire plus justement en disant qu’il est déchiré entre les valeurs patriarcales et des valeurs plus récentes.

    Tu définis Poire par la gentillesse hypocrite, moi je le définis aussi et d’abord par l’hésitation, l’indécision, le blocage. On ne parle pas vraiment de la même chose, et pourtant il me semble qu’on parle bien du même genre de type, timoré, ne sachant pas y faire, gardant pour lui ses sentiments… Comme il est si coincé, qu’il n’arrive pas à exprimer ses émotions, ne lui reste guère en effet que le mode de la gentillesse hypocrite, forcément hypocrite parce que froide, désinvestie, pour communiquer, non seulement avec les femmes, mais avec tout le monde en fait.

    Les poires sont à tout le monde, ce blog t’appartient. Je ne faisais que proposer une autre vision, une autre explication de Poire (entre autres sujets évoqués par mon commentaire, cela dit). Nous ne sommes pas d’accord, nous ne parlons pas tout à fait de la même chose, nous ne les voyons pas tout à fait de la même façon. Ça ne t’intéresse pas, ok, pas grave. Il n’y a d’ailleurs pas grand chose à dire. Mais je ne crois pas tant que ça me détourner de la nature du problème évoqué dans ton article. Ne me fais pas passer pour une autruche.

  94. Même si Poire c’était le moins pire des trois, selon des critère très subjectifs, tu peux vraiment pas voir ce que l’Elfe lui reproche ?
    Agir par intérêt, très égoïstement, et se plaindre parce qu’il n’est pas récompensé pour se « gentillesse » comme il le voudrait, en niant la personnalité et les envies des gonz quand elles diffèrent de ses petites conceptions étriquées, et de son idéal mercantile de « un prêté pour un rendu et si tu n’es pas comme je voudrais t’es une salope » ..
    Tout ça nop, c’est des hallus ? Ou alors, ça ne vaut pas le coût d’être arrangé, Poire ne devrait pas essayer de s’améliorer, il est déja assez malheureux le pauvre, on devrait le laisser tranquillement dans ses mauvaises habitudes qui nuisent, à lui et aux autres ? (il y a une petite erreur de logique dans cette dernière proposition, tu peux essayer de la retrouver.)

    • Je pense, Ribz, que cet article de l’Elfe n’est pas le plus réussi…Désolée l’Elfe. En effet, l’Elfe essaye d’expliquer ce qu’est le Nice Guy TM : le gars qui veut « Agir par intérêt, très égoïstement, et se plaindre parce qu’il n’est pas récompensé pour se « gentillesse » comme il le voudrait, en niant la personnalité et les envies des gonz quand elles diffèrent de ses petites conceptions étriquées, et de son idéal mercantile de « un prêté pour un rendu et si tu n’es pas comme je voudrais t’es une salope » » (je te cite parce que ça reprend bien le thème). Sauf que dans le premier temps de l’article, on passe plus de temps à parler de melon et cerise (sans voir clairement que c’est forcément à travers l’oeil de Poire), et surtout la dimension « en niant la personnalité et les envies des gonz quand elles diffèrent de ses petites conceptions étriquées, et de son idéal mercantile de « un prêté pour un rendu et si tu n’es pas comme je voudrais t’es une salope » » n’apparait pas pour un sou dans le « récit ». Du coup, quand l’Elfe veut décortiquer notre bonhomme, on ne voit à mon avis qu’un gusse qui veut « Agir par intérêt, très égoïstement, et se plaindre parce qu’il n’est pas récompensé pour se « gentillesse » comme il le voudrait », et ça n’a rien de forcément patriarcal, bien que pouvant être problèmatique, et d’où les problèmes de compréhension, je pense.

    • Te fatigue pas j’ai supprimé le com parce que j’en ai un peu marre de lire des gens qui étalent leur mauvaise foi crasse pour éviter de regarder la poutre dans leur oeil.

      J’ai déjà expliqué en long, en large et en travers que les deux autres protagonistes n’étaient là que pour illustrer l’histoire de Poire et permettre de critiquer son comportement. Ceux qui ne veulent pas comprendre ça n’ont qu’à aller écrire leur propre histoire où Poire se tape Cerise à la fin, ils eurent beaucoup d’enfants et ils furent très heureux.

  95. Pourquoi les femmes seraient les plus aliénées? Rien ne me semble moins sûr, mais alors rien! Au contraire, disons que bizarrement, plus de femmes que d’hommes seront féministes, tout simplement parce que souffrant le plus souvent de cet état de fait qu’est le patriarcat. Si je fais encore le parallèle avec le racisme, ça serait dire que les personnes de couleur seraient plus aliénées que celles de type caucasien (qui sont plus à mêmes de croire que ça n’existe plus le racisme, bah oui, c’est pour ça qu’un couple qui fait une traque à l’homme (non blanc évidemment) n’a même pas dans son chef d’accusation « tentative d’homicide »: http://www.lepoint.fr/societe/un-couple-condamne-apres-avoir-tire-sur-des-jeunes-et-profere-des-propos-racistes-06-08-2012-1493563_23.php).
    Le problème, je trouve, à vouloir pointer du doigt le complexe d’infériorité du groupe oppressé, c’est que ça sert souvent à ne pas se concentrer sur le sentiment de supériorité du groupe opprimé (pourtant qui « aide » – litote – à la dynamique d’oppression). Qui croit le plus de ces 2 groupes? Hmmm…

    • http://haifischgeweint.wordpress.com/2012/05/22/whites-who-oppose-racism-heres-how-to-stop-doing-it-wrong/
      Quelqu’un avait cité ça un peu plus haut, ces réflexions sur le racisme sont intéressantes, si tu les as pas lu.
      Sinon .. Jsuis d’accord avec ce que tu dis, mais reconnaître que Poire n’est pas un petit saint, en le comparant ou sans le comparer à Melon, ça serait un bon début, pour BC.
      C’était un peu l’idée du message précédent.

      • Il est possible que ça soit moi dans un autre article, mais je ne m’en rappelle plus. Je connais bien ce blog, et ce post-là est pour moi super si tu es de type caucasien, et veut comprendre ton privilège. Mais il y a aussi des réflexions intéressantes sur la sexualité (la raison pour laquelle j’étais tombée dessus).
        D’accord avec toi pour le Nice Guy TM, surtout que le message est plutôt: « Même Poire, si si, est dans les schémas patriarcaux ». Après son classement…c’est une question bien secondaire.

  96. Jsais pas si tu connais ce blog, l’Elfe :
    http://pervocracy.blogspot.fr/2012/09/models-of-sex.html
    La conclusion de cet article précis est un plutôt chouette climax, assez en rapport avec ton article :

     » If I have a Grand Unified Theory Of Everything, it’s this: I believe that people always do things that make sense to them. Hard as it is to believe with all the hurting out there, almost nobody hurts others just to be a jerk. So if you want to change human behavior on a grand scale, you can’t tell people « stop being a jerk. » You have to dissect and then recreate their models of the world until being a jerk doesn’t make sense. »

  97. Ping : Cerise et Melon: Lâchez-leur la grappe. | Les Questions Composent

  98. Ping : Poire aime les femmes | Les Questions Composent

  99. J’ai trouvé ce texte génial! Tu m’as vraiment amené à me remettre en question, tu as apporté une réelle réflexion,… J’ai adoré ! Cependant(et c’est sûrement la Poire que je suis qui parle) je pense que la réalité est quand même plus nuancée. Là Poire passe quand même pour un gros salaud, alors qu’il faudrait peut être tenir compte de l’histoire(la sienne, la leur) et l’environnement qui ont conduit à son comportement par exemple. Et puis je pense qu’il y a une différence entre attirance sexuelle et sentiment amoureux.Tu sembles faire la par belle à l’apparence(ce qui est on ne peut plus vrai, la vie est dure dans ce domaine) mais le comportement à tout de même une importance, les salauds existent… Je pense aussi que (homme comme femme) personne n’aime quelqu’un qui se « donnerait » trop vite : savoir que quelqu’un nous est acquis risque grandement de diminuer l’intérêt qu’on lui porte et donc en ce sens il est très possible d’être trop gentil justement parce qu’on est trop désintéressé. Enfin ( et cela reflétera sans doute mon incurable naïveté) je trouve censé, logique, naturel d’essayer d’être gentil avec la personne qui nous plaît. (J’ai pas lu tous les commentaires désolé si certaines choses reviennent)

  100. Votre point de vu a été très satisfaisant pour moi. Je ne sais pas si c’est parce que c’est l’avis d’une femme sur ce sujet que celui-ci est justement plus pertinent. Peu importe.

    Ca enlève une sacrée pression en fait quand on prend conscience (même si on pense le savoir) que l’attirance se fait à deux et qu’elle n’est pas liée à une liste de conditions à remplir uniquement assumé par l’homme.

    Je me rends compte à quel point le zèle de sympathie que je déployais auprès des femmes qui m’attiraient – zèle que je mettais sur le compte d’un nature empathique et généreuse (même si c’est le cas mais peu importe) – s’appuyaient en fait sur la secrète espérance que celles-ci tombent sous mon charme par une magique déduction.

    La fausse gentillesse.

    L’attirance n’a rien d’intelligible.

    Je pense que c’est à partir du moment que l’on comprend cela que l’on peut être entier, avec ses envies, ses vraies gentillesses, ses humeurs et avoir un rapport sain avec l’autre.

    Du coup, juste, merci pour l’article pertinent, ça change de ce qu’on peut trouver sur le net.

    • You’re welcome. Sinon je pense que quand on lit quelque chose il vaut mieux ne pas savoir si ça a été écrit par un homme ou une femme, car ça brouille un peu la façon dont on le perçoit. Je suis ravie si ça a pu t’aider, c’était le but.

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  104. Bonjour, c’est une théorie intéressante qui m’a fait un peu peur ! Car je fais partie des gens gentils. Mais ça a toujours été sans attendre de retour. Il n’empêche que je me suis posé la question vu que je n’avais pas de copine. Mais je ne pense pas que ce soit la gentillesse qui pose problème, c’est la timidité, tout simplement. Dans certains cas, la gentillesse est fausse, dans d’autres elle est vrai, mais c’est la timidité qui bloque pour aller plus loin. Avec plus d’audace, quand la fille vient pleurer dans les bras de Poire, il pourrait essayer de l’amener à devenir sa copine.

      • Alors là je vous comprends vraiment pas… Quelle phrase horrible, alors pour vous limite les personnes gentilles sont soit seules et malheureuses soit hypocrites ? A mon avis vous avez du avoir un traumatisme quelconque parce que là ça me parait irréel. Pourquoi un personne gentille ne pourrait elle pas être amoureuse ? Et pourquoi si elle le devient elle devrait changer de comportement pour pas que les gens comme vous viennent à dire que c’est un comportement intéressé ? Vous n’êtes jamais gentille avec les personnes que vous aimez ? Vous n’avez jamais voulu faire plaisir à une personne pour lui montrer que vous vous intéressez à elle ?

        Celà doit impliquer des rapports étranges parce que dans ce cas, les petits cadeaux, les calins, les invitations au cinéma, café, restau, etc etc. Tous ça relève alors de l’hypocrisie et de l’égoisme ?

        • Absolument. Dans la mesure ou toutes ces charmantes attentions disparaissent lorsque le bonhomme comprend qu’il a aucune chance de se taper la demoiselle. Je ne vois pas en quoi c’est de la « gentillesse » à partir du moment où il y a un but, une idée derrière. Etre « gentil » de façon intéressée, pour obtenir quelque chose, n’est pas vraiment ce qu’on appelle de la gentillesse, de la générosité. C’est juste de la manipulation hypocrite et le pire c’est que ça ne marche absolument pas. Aucune femme n’est jamais sortie avec un homme parce qu’il lui avait fait des cadeaux, ou alors c’est une relation lamentable proche de la prostitution, une relation vouée à l’échec.

          Et oui, je fais des cadeaux aux gens que j’aime. Je ne vois pas le rapport.

          NB: je n’ai subi aucun « traumatisme », merci ça va bien, et je te permet pas de te mêler des affaires des autres et de faire de la psychologie de comptoir de bas étage. C’est un manque de respect flagrant et en plus si tu n’as pas d’autres arguments que ça, je te suggère de te la fermer.

          • bah, on peut distinguer deux états d’esprit.

            « Oh chouette elle pleure, Donc je vais la consoler, Pour me l’approprier ensuite, Pourvu que ça marche Sinon j’aurai perdu mon temps »
            (Là, on pense seulement au retour sur investissement. Comme un banquier qui gère des biens matériels.)

            ou bien « a/ j’ai envie de la consoler. Et puis d’ailleurs b/ elle me plait, faudra penser à lui dire. »
            (Là, on essaye pas d’être un manipulateur calculateur.)

            La différence est subtile et à nuancer, mais c’est un peu deux archétypes. L’option ou on agit pas seulement en pariant sur un éventuel retour sur investissement futur, mais ou on agit concrètement pour produire immédiatement un « mieux » est souvent à privilégier.
            Et aussi, considérer l’autre pas seulement comme un moyen, mais aussi comme une fin en soi (je te console pour te consoler, l’action se suffit à elle-même. Je t’offre un truc pour t’offrir un truc, l’action se suffit à elle-même, parce que t’es un être humain et pas une machine à sous).

            C’est pas trop cryptique, Shelton ?
            C’est des concepts assez simples, t’y aurais réfléchi un peu avant de pousser les hauts cris, t’aurais compris.

          • De toutes façons il n’a clairement pas lu les articles complémentaires que j’ai cités en bas du premier article, avec mention « lisez-les avant de commenter ». Donc il ne comprend pas le sujet et répond totalement à côté de la plaque, et d’ailleurs je pense qu’il ne comprend pas la problématique et donc qu’il ne comprend pas intuitivement la différence entre les 2 cas que tu cites. Dans son message j’ai l’impression qu’il confond allègrement toute attention envers autrui dans n’importe quel but, comme si le but n’existait pas ou comme s’il n’avait pas d’importance. Pourtant quand on est « gentil » dans le but d’obtenir quelque chose en échange…

            D’ailleurs peu de « Poire » la comprennent cette différence parce que cela fait partie de leur fonctionnement de chercher à ramasser les miettes, parce qu’ils sont tellement intéressés dans leurs relations aux femmes qu’ils n’arrivent pas à imaginer qu’ils pourraient avoir des interactions sans espérer quelque chose en retour. Je constate (et le commentaires me le confirment) que bien souvent Poire a l’impression d’agir de la façon la plus gentille et altruiste qui soit, alors qu’il ne fait qu’essayer d’obtenir de l’attention ou du sexe, et qu’il ne serait jamais aussi « gentil » avec un homme, avec une femme moche ou qu’il n’aurait aucune chance de mettre dans son lit (ou plus largement dans sa vie amoureuse).

      • Ben où est la méchanceté ? Enfin, en quoi proposer ça à une fille lui ferait perdre sa gentillesse ? ça ne se perd pas comme ça du jour au lendemain. Peut-être qu’il rendrait la fille plus heureuse que l’autre, il ne peut pas savoir avant d’avoir essayé.

        • Ah désolé, je n’avais vu que la première réponse… C’est le fait que j’ai choisi qu’il propose ça quand elle pleure qui vous dérange ? Dans l’histoire, on a l’impression qu’ils ne se voient qu’à ces moments-là, donc j’ai pris cet exemple. Mais ça pourrait être n’importe quand, quand elle est célibataire par exemple.

          De toute façon, pour moi, tout ça est très théorique, j’ai toujours été sympa avec les filles mais de la même manière qu’avec les garçons. Et je n’ai jamais eu personne évidemment mais ma gentillesse n’existe pas dans ce but.

          Quand on transpire le manque de confiance en soi, on n’est pas attirant, ça n’a rien à voir avec la gentillesse.

          • « C’est l’intention qui compte ».

            Il y a une certaines quantités d’humains qui font preuve de « gentillesse désintéressée », jusqu’au jour où ils se rendent compte que ça ne leur apporte pas de bénéfice en retour … Et là, ils se plaignent.
            On tient ça pour acquis. On relit la phrase jusqu’à bien comprendre comme c’est contradictoire.
            J’ai pas envie d’expliquer pourquoi c’est contradictoire, il suffit juste de comprendre les mots « désintéressé » et « bénéfice en retour ».

            Si tu traites avec des gens comme ça, tu es toujours sur le mode de la transaction. « tu m’apportes un truc ? Tu peux rester. Sinon casse toi. »

            C’est à nuancer, je grossis le trait pour que tu captes, évidemment qu’on est ni Parfaitement désintéressé ni Totalement dans la transaction, mais c’est quand même une grille de lecture sensée pour pas mal de rapports humains.

          • Ribz, c’est contradictoire mais c’est logique. Quand tu vois que des femmes sont malheureuses avec des gens qui les traitent mal et que toi, qui es gentil, tu n’as personne, eh bien tu te demandes si ce n’est pas ta gentillesse qui est repoussante. Certains s’arrêtent à cette conclusion.

            Je me suis posé la question aussi et j’en ai conclu que je ne devais pas changer car ma gentillesse est appréciée ! Elle fait du bien à tout le monde, y compris moi qui en retire le plaisir d’avoir fait plaisir, et là j’y perds quasiment le désintéressement bien malgré moi. :)

            Mais sur ce point, je suis bien d’accord avec l’article finalement, sauf que je pointe du doigt le fait que ce n’est pas forcément de la fausse gentillesse comme « Poire ». Et que pour moi, les raisons sont tout autres, et la principale : timidité. Après peut-être la laideur aussi mais j’ai déjà vu des gens que je trouve vraiment laids en couple. Ou des problèmes mentaux encore plus gênants que la timidité (je parle de timidité poussée bien sûr, d’une grande dévalorisation de soi, voire de phobie sociale).

          • La « vraie gentillesse » n’est pas le sujet de l’article. Personne n’a dit qu’elle n’existait pas ou qu’elle n’avait aucun intérêt, au contraire.

            (enfin, si, des « Poire » qui ne voient aucune différence entre la vraie gentillesse et la servilité dont ils font preuve envers les femmes pour espérer coucher avec sont venus souvent dire que de toutes façons la vraie gentillesse n’existe pas, mais évidemment je ne suis pas d’accord avec eux, ils ont juste trop de problèmes personnels et ils espèrent trop des femmes pour être véritablement gentils).

          • Je te suggère de lire l’article et aussi les articles complémentaires cités à la fin, ce qui te permettra de mieux comprendre la problématique du personnage présenté ici. Le sujet ici n’est pas la gentillesse ou la sympathie envers les gens, mais les actions intéressées déguisées en gentillesse, celles que l’on regrette quand on n’a pas eu en échange ce qu’on espérait avoir (un rendez-vous, du sexe, une relation de couple, etc).

        • J’ai déjà lu l’article, c’est pour ça que je l’ai commenté ! Et j’ai dit que j’étais d’accord, j’avais juste peur que la gentillesse soit décrite comme une utopie vu qu’il n’y est fait allusion que de manière péjorative. Et j’ai aussi proposé une autre explication au comportement de certains hommes comme moi qui ressemble à celui de « Poire » dans les faits mais qui n’a pas du tout les mêmes raisons.

          Mais je suis content de voir qu’en fait nous sommes bien d’accord sur tout et que l’article est simplement focalisé sur un comportement précis, sans faire de ce cas une généralité.

  105. Ping : Poire le Player | Les Questions Composent

  106. En fait l’auteur tu censures tout les messages, c’est pas grave c’est à toi que s’adressaient mes autres messages.

    Mais tu n’as donc aucun argument contre le pavé que j’ai envoyé la semaine dernière, que tu t’es bien gardé de publier.

    Tu as la rage de pas avoir de copain « gentil » et t’essaie de les dévaloriser, mais on est pas dupe, t’es une salope qui rage que les mecs bien te considères comme tel.

    • Celui-là je le valide juste pour faire rire mes amis. merci. Je t’aime. Ta gentillesse incroyable déborde tellement de ton message qu’elle me va droit dans mon petit cœur d’elfe. <3

    • Ahaha, il est mignon. Donne lui un cookie pour son pavé, l’Elfe ! C’est la moindre des choses. T’es rien qu’une ingrate.

      • Ouais. Enfin je sais pas si ça mérite vraiment un cookie. C’est vrai que l’effort d’écrire beaucoup est conséquent, mais il n’a strictement rien compris à l’article et n’a pas lu les articles cités en lien pour mieux comprendre. Le pire c’est que son com était truffé de « je comprend pas ceci », « je comprend pas cela », « je comprend pas l’article », « si je comprend bien tu dis que poire est moche », etc. Et après il s’étonne que son com soit pas validé XD je trouve ça assez énorme.

  107. Bonjour !
    J’ai trouvé cet article, ainsi que tout les articles sur Poire, très intéressant, et expliquant bien certains schémas. (Très personnellement d’ailleurs, quelqu’un se comportant en Poire collant sans enregistrer les signaux de « fiches moi la paix non de dieu » va plus m’énerver et me crisper qu’autre chose. Je dois avouer n’avoir pas tout lus les commentaires précédents -il y en a vraiment beaucoup- mais je pense ne pas être la seule dans ce cas.)

    Je voulais seulement signaler que, trouvant justement l’article instructif, je me suis permise de le linker dans un commentaire (ici http://www.coachdrague.com/blog/comment-parler-a-une-fille-sujets-de-conversation ) (Si le commentaire est accepté par la modération) en réponse à certains des commentaires au dessus, afin de, peut être, les aider à comprendre que leur attitude d’auto-apitoiement ne mène à rien. Bref.
    En gros, s’il y a un nouvel arrivage de troll sur le blog ici présent, je crains que ce soit de ma faute, et j’en suis navrée.

    Dans tout les cas, bonnes continuation à vous, l’Elfe !

  108. Bonjour,
    Merci pour ce billet léger et surtout plein de bon sens !
    Je connais des poires à qui je l’ai conseillé, car à force de rabacher sans cesse que la gentillesse n’est pas un faire valoir mais juste un savoir être, on finit par penser que Poire en est bien une !
    Moi-même un jour où je planai puis retombai dans les affres de la descente canabyssale j’ai bien cru que j’en étais devenu une… Mais non j’étais juste devenu une noix de coco, trop haut pour se laisser atteindre… Heureusement que tous les fruits finissent par tomber de l’arbre :)
    Bon courage avec les Poires blettes et leurs coms rageurs !
    Je m’en vais lire vos autres articles.

  109. Très bon article, très vrai et très bien résumé !
    C’est un peu l’histoire de beaucoup de mecs inexpérimentés qui n’arrivent pas à voir plus loin que le bout de leur nez et de leur égo dans les relations !
    Salutaire démontage de mythe !

  110. Je plussoie cet article génial! Je suis tellement d’accord que j’ai envie de l’imprimer et de l’envoyer par la poste à d’anciens potes, de le scotcher sur mon front avant d’entrer dans un bar, etc. J’avais moi aussi écrit sur le sujet mais j’aime particulièrement votre façon d’amener les choses avec juste ce qu’il faut de sarcasme, vos analyses et puis la métaphore des fruits me met des images d’Oasis en tête assez marrantes!

  111. Ping : Le gentil-geek, la bête-sportif et la belle-princesse | Chroniques de vie ordinaire

  112. Excellente vérité qui éviterait bien des désillusions si elle était mieux connue (d’où les vertus de ce post – merci l’Elfe) : la gentillesse n’est pas un critère d’attirance sexuelle. Il y a des tas de raisons intéressées ou désintéressées d’être gentil mais s’il y en a bien une de foireuse, c’est d’espérer que cela emmènera une fille dans votre lit.

    Le critère de la (vraie) gentillesse jouera pour des plans à plus long terme (vie commune, faire des enfants…) mais pour ce qui est de l’envie irrésistible de faire l’amour, cela est et restera une question d’hormones, d’odeurs, de corps qui s’entendent au-delà des mots, d’alchimie indescriptible…

    Mon adolescence en fut un douloureux apprentissage… Si l’on n’est pas porté sur l’aigreur, cette prise de conscience n’empêche pas après de continuer à être gentil pour le plaisir de l’être, tout en abordant sa relation à l’autre sexe de manière plus saine et plus épanouissante.

  113. Hallucinant, tu décris parfaitement hyi hyil pov’poire, il a que des amies filles, il veut se les taper mais elles le considèrent comme un frère et pour lui elles le friendzonent car elles font des plans cul avec des connards mais pas avec lui car il se dit gentil mais ne comprend pas pourquoi quand il est en couple, les filles s’en fuient, pour lui la gente féminine sont tous des salopes qui voient pas le bon mec qu’il est, il se croit tellement parfait, il est narcissique à mettre des photos que de lui et se gêne pas pour insulter tous ses ex par vengeance, jamais il se met en question que le probleme c’est lui meme mais prefere dire que les femmes lui font tous du mal mais il n’a rien pour lui pour etre un mec genial et aimant si il ne respect pas les femmes, cyril est vraiment la poire que vous décrivez, le parfait connard sexiste qui fait du mal aux femmes en leurs volant leur dignité

  114. Ping : Sexisme ordinaire | Pearltrees

  115. Again : Poire est objectivement le meilleur allié disponible, ou potentiel, de la cause féministe (la cause de cerise) dans la distribution poire-melon-cerise. Précisément parce qu’il ne parvient pas à occuper sa place réservée de dominant, parce qu’il est dysfonctionnel du point de vue de la domination.

    Sur ce blog a été développé tout un dossier sur ce poire : c’est bien la preuve qu’il occupe une position stratégique.

    The brilliance of objectification as a strategy of dominance is that it gets the woman to take the initiative in her own degradation (having less freedom is degrading). The woman herself takes one kind of responsibility absolutely and thus commits herself to her own continuing inferiority: she polices her own body; she internalizes the demands of the dominant class and, in order to be fucked, she constructs her life around meeting those demands. It is the best system of colonialization on earth: she takes on the burden, the responsibility, of her own submission, her own objectification.

    http://www.nostatusquo.com/ACLU/dworkin/IntercourseII.html

    • Poire n’est pas un allié du féministe. Il est le plus souvent anti-féministe et son attitude vis à vis des femmes va de légèrement à très profondément misogyne; avec une proportion de « sexisme positif » très variable également d’un individu à l’autre, mais toujours présente (les femmes sont des princesses à protéger, etc).

      Certes, Poire échoue à incarner les symboles de la virilité et à s’affirmer comme dominant. Mais pourtant, Poire se comporte comme un dominant. Son attitude vis-à-vis des femmes est dominante, même s’il échoue à les « conquérir »: d’ailleurs vouloir conquérir une personne, c’est se considérer comme sujet vis à vis d’un objet. Poire réifie les femmes et d’une certaine façon les méprise. Pour caricaturer grossièrement, la position Poiresque serait une peu de se dire « bon ok je suis pas le plus viril, mais au moins je ne suis pas une femme ». Ainsi, bien qu’il se perçoive comme inférieur à ses congénères masculins, il n’hésite pas à traiter les femmes de salope parce qu’elles ne font pas ce qu’il veut qu’elles fassent. La réaction que j’ai eu le plus souvent de la part des Poires qui hantent ce blog, c’est en gros « oui bon ok mais n’empêche que Cerise devrait sortir avec lui, elle devrait faire ci ou ça, elle devrait… » etc. Mais messieurs, QUI êtes-vous pour dicter les choix de partenaires sexuels des femmes? C’est une attitude de dominant.

      On peut penser a priori que Poire est un bon allié potentiel du féminisme. Mais la réalité est plus nuancée. Je pense même qu’on peut dire que Poire est beaucoup moins acquis à la cause féministe qu’un Melon. Même si, paradoxalement, le féminisme peut tout pour Poire, c’est à dire régler ses problèmes avec les femmes (j’en suis absolument persuadée), Poire rejette le féminisme parce que c’est un « dominant dominé »: se sentant infériorisé par la hiérarchie des genres, il surjoue de son statut de dominant par rapport aux femmes, et tient à appuyer ce statut par tous les moyens. Au lieu de s’en prendre à la hiérarchie qui l’écrase, il se réjouit de n’être pas tout à fait en bas, et refuse de lâcher le moindre de ses privilèges de dominant (comme dire aux femmes comment elles devraient s’habiller, avec qui elles devraient sortir, etc) ce qui équivaudrait pour lui à « descendre » dans l’échelle sociale plutôt qu’à simplement la refuser. Elle est trop ancrée dans son esprit.

      Alors oui, le féminisme peut beaucoup pour les hommes, et encore plus pour Poire, puisque, je l’ai dit et redit, son malheur ne vient pas des femmes comme il la prétend, mais de la hiérarchie des genres, et des injonctions à la virilité qui l’oppriment.

      Bien sur je dois apporter une nuance à mes propos en disant que Poire c’est en réalité personne, c’est un personnage, auquel les hommes réels se conforment plus ou moins, et donc dans la vraie vie, certains « Poires » réels se rapprochent du féminisme, mais selon moi ils le font malgré leur Poirisme. Et la plupart des Poire rejettent le féminisme et en ont très peur, parce qu’ils se sentent facilement menacés par la remise en cause de leurs privilèges masculins.

  116. Nous disons des choses pas si éloignées, mais la logique du débat nous amène nécessairement à mettre en relief les points de désaccord. Et il est difficile de chercher les points de désaccord sans s’énerver (je parle en général).

    Le fait est qu’un « tombeur » est par excellence quelqu’un qui s’opposera à la cause féministe. Je ne crois pas une seule seconde qu’un « homme à femmes » puisse être chose qu’un instrument particulièrement dévoué du patriarcat, dans le cadre actuel des rapports de genre. Au contraire, il est celui qui se sert en permanence des mécanismes du patriarcat pour asseoir sa domination sur les femmes. Son style de vie, son comportement impliquent d’emblée une réification « réussie », opérationnelle et sans complexes, des femmes.

    Quand tu as pu écrire des choses comme « Poire croit qu’il faut être gentil avec les femmes pour les avoir », ce n’est pas là le message du patriarcat. Le patriarcat ne dit pas qu’il faut être gentil avec les femmes pour les dominer : il dit qu’il faut dominer les femmes ; point final. C’est-à-dire, non pas en étant gentil avec elles, mais en se sentant d’emblée supérieur à elles, de sorte qu’on n’hésitera pas à les manipuler, à leur mentir, à les traiter comme des enfants (comme il ne faudrait pas traiter les enfants), à les rabaisser ; à tout faire pour parvenir à ses fins avec elles.

    Poire (qui est une abstraction, off course) dans cette configuration est celui qui a le cul entre deux deux chaises, un exploiteur raté. Il peut devenir aigri, se diriger vers une misogynie de ressentiment : c’est ce problème que tu pointes, et tu as raison de le faire. Mais il peut également réfléchir et prendre l’autre direction. Une possibilité dont le macho décomplexé ne dispose pas, a priori. Si pour ce dernier tout va pour le mieux, il sera le dernier à vouloir que les choses changent : non ?

    Ta série d’articles a donc une raison d’être, en pointant une question stratégique, et son succès démontre son efficacité. La polémique ainsi créée permet à beaucoup de gens de se poser de bonnes questions, à mon avis ; mais je maintiens qu’ils sont amenés à se les poser d’une manière qui n’est pas forcément la meilleure. Voir le commentaire d’Olympia juste au-dessus : comment ne pas y voir un surenchérissement de la guerre des sexes la moins « politique » ; la mise en place d’une guerre des tranchées, d’une ligne de front qui n’est pas la principale ligne de front, mais une ligne annexe.

    C’est un peu comme si des vegans consacraient tous leurs efforts à s’attaquer à des végétariens plutôt qu’à des mangeurs de viande, et les déclaraient leur ennemi principal.

    Enfin, je suppose que tu ne peux guère envisager mes propos comme autre chose que ceux d’un chicaneur. Et je dois finalement te remercier pour ta démarche dans son ensemble, puisque les problèmes qu’elle me pose m’intéressent.

    • Le patriarcat ne dit pas seulement qu’il faut dominer les femmes. Il y a de nombreux messages patriarcaux beaucoup plus subtils qui tendent à justifier cette domination. Par exemple, l’idée que les femmes sont douces, vulnérables, et ont besoin des hommes pour exister. De plus, pour qu’il y ait domination, il faut qu’il y ait clivage, donc deux catégories sociales nettement définies; la domination patriarcale se base donc sur l’idée que la femme est l’Autre, qu’elle est fondamentalement différente. Cette idée n’est pas nouvelle, elle est développée dans le 2ème sexe de Beauvoir, et Delphy l’approfondit en expliquant que ce n’est pas la distinction homme/femme qui permet la domination masculine, mais que c’est en réalité la volonté de domination qui accentue ce clivage et transforme des différences biologiques en différences essentielles, de « nature ». (on peut en dire autant pour la domination raciale: d’une simple différence de couleur de peau, on a créé des catégories fondamentalement différentes pour asseoir l’esclavage).

      Autrement dit, pour Poire, la femme est un Autre, elle n’a rien à voir avec lui ou avec n’importe quel mâle.
      Elle n’est plus vraiment sujet, mais objet. Elle n’a pas de désirs propres, de volonté propre, elle est ce qu’on en fait (on = les hommes). C’est ce qui fait croire à Poire qu’il faut se comporter d’une certaine manière pour l’obtenir.

      Je ne comprend pas ce que tu entends pas « tombeur ». Si par « tombeur » tu veux dire: un homme qui cherche par tous les moyens à obtenir le plus de relations sexuelles avec les femmes et y parvient, alors oui, un tombeur est un homme sexiste, puisqu’il s’imagine que sa valeur augmente avec le nombre de ses partenaires sexuelles (et il estimera généralement que c’est le contraire pour une femme…). Qu’il y parvienne, d’ailleurs, ça ne change pas grand chose, un « tombeur raté » sera aussi sexiste. Poire n’est pas moins sexiste qu’un tel tombeur.
      En revanche, si par tombeur tu veux dire un homme qui couche avec de nombreuses femmes, alors ça n’a rien de sexiste. Un homme peut très bien, à un moment de sa vie, multiplier les partenaires sexuelles, comme une femme pourrait le faire, ça n’a rien de sexiste en soi. Un homme (ou une femme) peut apprécier beaucoup le sexe et rechercher des sensations nouvelles… Ce qui est sexiste c’est d’y accorder une énorme importance et d’y chercher une sorte de reconnaissance sociale (et pas du plaisir sexuel, le plaisir d’échanger, de découvrir, etc). Si tu considères que coucher avec beaucoup de femmes est dégradant pour les femmes, alors c’est une pensée machiste, car le sexe n’a rien de dégradant pour une femme.

      Je ne comprends pas très bien pourquoi tu opposes le mec qui couche avec des femmes pour se faire mousser l’égo, au mec qui voudrait coucher avec des femmes pour se faire mousser l’égo mais n’y parvient pas. D’un point de vue féministe, à mon avis, ça n’a aucun sens. Le succès ou l’échec dans cet entreprise est une question qui concerne les machos, pas les féministes: un « tombeur » sera réussi ou raté selon la logique patriarcale « un homme viril arrive à se faire des nanas », moi je n’en ai rien à faire, un macho est un macho qu’il arrive à coucher ou non.

      De plus, un macho décomplexé, ça n’existe pas. Un macho est toujours complexé. Ses partenaires ne sont jamais assez nombreuses, sa femme jamais assez bonne/douce/serviable/soumise, sa bite jamais assez grosse. Il n’y a pas d’épanouissement dans le machisme, seulement une échelle qui ne mène nulle part et qu’on essaie de monter néanmoins jusqu’à l’épuisement.

  117. Je peux le dire autrement, et sur un ton plus personnel, lol. Mon papa est plutôt melon et moi plutôt poire. Il a vraiment essayé de m’expliquer et de me montrer qu’il ne fallait pas être trop gentil avec les femmes ; qu’il fallait plutôt les « dresser », leur montrer leur vraie place, ne pas hésiter par exemple à leur balancer des petites vannes, des petites vexations. Et c’est fou le nombre de femmes qu’il a fréquentées dans sa vie. Les mécanismes du patriarcat bien appliqués ont visiblement été payants dans son cas, c’est un vrai « homme à femmes »; un macho classique de type latin. Mais pour toutes ses compagnes, il n’a jamais eu qu’indifférence polie, et l’attachement qu’on peut avoir pour un serviteur : difficile d’avoir des sentiments pour quelqu’un qu’on estime inférieur.

    Son modèle ne m’a donc jamais paru enviable, mais c’était le modèle : je n’en connaissais pas d’autre. Me sentant incapable d’appliquer ses préceptes, j’ignorais quels autres préceptes j’aurais bien pu appliquer. La question des rapports de genre m’a donc paru parfaitement incompréhensible, jusqu’au moment où j’ai fini par trouver des écrits féministes. Enfin je pouvais comprendre ce que faisait mon père, et pourquoi je ne voulais pas le faire moi-même. Enfin m’apparaissait clairement son problème : il était en quelque sorte un « winner », mais il était surtout terriblement seul.

    Bien sûr mon cas particulier ne prouve rien, mais il illustre très bien ma vision des poires et des melons.

    • Poire est gentil avec la catégorie « femmes » parce qu’il a une catégorie « femmes » dans la tête. Il considère qu’elles sont différentes de la catégorie « homme », il les traite différemment.

      Si il va vers chaque femme qu’il croise dans la rue pour lui offrir des bonbons, c’est pas « méchant ». C’est réducteur. Il parle d’une certaine manière aux hommes, et d’une manière différente aux femmes.

      Si tu expliques gentiment des choses à des noirs, en leur parlant comme si c’était des attardés alors que tu ne les connais pas plus que ça, tu es peut-être plein de bonnes intentions, mais t’es raciste quand même.

    • Je ne comprend pas le rapport que tu fais entre « melon » et les conseils donnés par ton père. « melon » n’est pas un personnage machiste, c’est un simple protagoniste de l’histoire de Poire. Il n’y a rien de machiste en soi dans le fait de sortir avec des filles. Et être persuadé qu’il faut pas être « trop gentil » avec les femmes mais au contraire être dominant, c’est une forme de poirisme en fait ^^ car un mec n’ayant jamais été « trop gentil » à la façon de Poire (c’est à dire non pas gentil, mais mou) ne voit pas le problème à être « trop gentil ». Etre gentil est en fait une qualité merveilleuse et peu répandue, et on ne peut pas être trop gentil si on parle de vraie gentillesse!

      • OK, dans ton analyse tu refuses d’attribuer des caractères à « melon », c’est juste un protagoniste pour toi, il est neutre, et se définirait comme « n’ayant pas les problèmes de poire ». Dans mon idée il occupe la place du machiste : un point de vue fondé sur le fait que notre système est essentiellement machiste. Je force le schéma que tu proposes, sans doute : mais il n’y a pas de raison de supposer a priori que celui qui est neutre par rapport au système machiste est moins machiste que celui qui a des problèmes avec ce système. C’est bien ce qui me perturbe depuis le début dans ce que tu dis. Mais je comprends bien maintenant que pour isoler la pathologie-poire tu aies besoin de recourir à l’hypothèse de la santé – et celle-ci existe, certainement : il y a des mecs qui ont des rapports sains avec les meufs, off course. Mais un mec qui voit un problème à être trop gentil sans jamais l’avoir été, le pur machiste, le dsk, ça existe aussi.

        • Qu’il l’ait été ou non, un mec qui voit un problème à être « trop gentil » considère que la gentillesse c’est une forme de mollesse, et ignore ce qu’est la vraie gentillesse.
          Oui, melon est un protagoniste neutre. Le problème c’est que considérer melon comme sexiste, c’est dû à un biais sexiste dans l’analyse du problème. Si tu lis attentivement l’histoire tu verras que rien ne dit que melon est plus sexiste que n’importe qui. Poire voit melon comme machiste car pour lui un machiste est quelqu’un qui 1) couche avec les femmes 2) est « méchant » avec elles (ne les traite pas comme les princesses qu’elles sont). Donc Poire considère que Melon est un macho à cause de son propre machisme. Il n’est donc pas étonnant que beaucoup de gens aient vu en melon un personnage sexiste: c’est notre conditionnement sexiste qui parle (nous sommes tous conditionnés à un point que nous ne soupçonnons même pas). D’ailleurs j’ai expliqué ça dans l’article « Cerise et Melon lâchez-leur la grappe« .

          • Si on part de l’hypothèse que la société EST majoritairement conditionnée par le sexisme comme tu dis le faire, il est logique de supposer que Melon l’est aussi : car s’il ne l’est pas, il constitue une exception. Et par ailleurs, « Melon » est un terme connoté, qui suggère l’idée d’un individu qui « a la grosse tête », est prétentieux et imbu de lui-même. Dans le « paradigme » poire-melon-cerise, il est normal de supposer que si « poire » se vit comme une « bonne poire » et se reproche de l’être, « melon » à son tour souffre de narcissisme exacerbé et d’égoïsme rampant. C’est l’effet que ta formulation ne peut pas manquer de provoquer chez le lecteur. Ensuite tu t’en défends, et tu jures tes grands dieux que « melon » est un terme neutre dans l’analyse : mais dans ce cas-là, il aurait mieux valu l’appeler autrement. Il y a là une ambiguïté que tu ne peux pas reprocher à tes lecteurs. Surtout si ceux-ci connaissent réellement des types qui sont égoïstes et méchants, et dont la méchanceté sans scrupules leur assure réellement des succès auprès de certaines femmes, succès qui s’explique bien facilement par le conditionnement sexiste général…

          • Bon tu commences à me gaver, là. Dans le style « j’ai mieux compris que toi ce que tu voulais dire », tu te poses là. TON biais de compréhension ne remet pas en cause ce que JE pense.

          • Y a le signifié, et le signifiant. Melon c’est du signifiant, c’est un signe, on pourrait l’appeler « Y » mais ça serait juste plus chiant à lire.

            Quand tu lis le seigneur des anneaux tu te dis en découvrant le nom Frodon : « ok, alors F comme frais, R comme rose, O comme optimiste … », ou tu lis la description que Tolkien fait du personnage ?
            C’est pas une question réthorique, il y a réèllement UNE bonne réponse là. Ce que tu sais de Frodon, c’est ce que l’auteur dit de Frodon.

          • Ce que tu sais du féminisme, c’est ce que les féministes en disent.

            Tu peux pas avoir un à priori sur un personnage fictif simplement en partant de son nom. En rêgle général, tu peux pas avoir d’à priori sur un concept en partant simplement d’un assemblage de lettres. La réalité et les mots qu’on utilise pour les désigner, c’est pas la même chose. Melon, c’est le concept dans l’esprit de l’Elfe, qu’elle t’explique. Les lettres M-e-l-o-n, fait abstraction, si tu projettes tes à priori dedans, tu n’essayes pas de comprendre le concept que l’Elfe tente de communiquer.

            Voilà, au plaisir :)

          • « Qu’il l’ait été ou non, un mec qui voit un problème à être « trop gentil » considère que la gentillesse c’est une forme de mollesse, et ignore ce qu’est la vraie gentillesse. »

            Pas forcément. Je parle pas spécialement du cas amoureux mais de manière générale.
            Etre trop gentil, ça peut aussi vouloir dire être trop permissif, ne pas oser s’affirmer, ne pas oser dire ce qu’on veut, ne pas oser dire non. Quel mal y a-t-il à y voir un problème?

            Trop de gentillesse peut inciter certaines personnes à nous rouler dessus sans aucun respect, alors qu’avec un peu d’affirmation, certaines personnes nocives seraient moins tentées de le faire (le cas de certaines femmes battues par exemple qui n’osent jamais s’affirmer de peur de blesser peu importe la situation).

            Le fait de trouver problématique qu’ « être trop gentil » dans le sens « pas oser s’affirmer (de peur de blesser par exemple) » ne veut pas forcément dire « ne pas vraiment être gentil »…
            Tout dépend du sens qu’on donne à « gentillesse ».

            C’est comme cette notion de désintéressement : dans ma conception des choses, ça n’existe pas réellement, il y a toujours un intérêt aux actes de chaque personne pour moi, ne serait-ce que pour la satisfaction d’avoir fait une bonne action. Mais dans ce cas c’est pas si grave : on peut dire que quelqu’un est vraiment gentil s’il ne vise pas beaucoup plus loin que le plaisir de faire plaisir, et là je suis d’accord, même si au fond de nous, tout un chacun je pense souhaite un minimum de reconnaissance, ne serait-ce qu’un merci car c’est ce que notre éducation nous a appris….

          • La gentillesse n’est pas la mollesse. La gentillesse n’est pas l’effacement de soi. La gentillesse est un élan de soi vers l’autre, ça ne consiste pas à s’oublier soi-même.
            Après tu peux appeler « gentillesse » le fait d’être effacé, mou et de ne pas oser, mais la vraie gentillesse ça existe. Penser aux autres, donner sans forcément attendre un retour, ça existe. Bien sur on est en droit d’attendre de la gratitude, mais quelqu’un qui est « gentil » POUR qu’on lui envoie des fleurs ce n’est déjà plus de la gentillesse mais du calcul.

          • bon l’elfe comme j’ai pas la possibilité de répondre au dernier message du fil je réponds ici.
            En fait chacun a sa propre définition de la gentillesse et bizarrement on a un peu la même idée de la gentillesse au fond même si on a pas les mêmes mots pour la définir.
            Je voulais juste dire qu’une personne gentille peut quand-même trouver qu’elle est « trop gentille » pour dire qu’elle aimerait s’affirmer et que ça n’empêche pas qu’elle soit vraiment gentille au fond d’elle (vécu dans mes très proches relations). Après effectivement il peut y avoir des gens mous qui « n’ont pas d’autre choix que d’être gentils » mais qui pourraient ne plus l’être s’ils s’affirmaient, mais ça c’est autre chose. Voilà après chacun son avis.

          • Encore une fois, être gentil est un choix. On peut s’effacer sans être gentil, et être gentil sans s’effacer, donc je ne vois pas en quoi ces 2 notions devraient se confondre.

  118. En fait je pense que, tendre à expliquer à Poire que son seul avenir est dans la compréhension du féminisme est exactement ce que tu fais. En réalité je n’ai pas de point de désaccord.

  119. Ping : Féminisme | Pearltrees

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  121. Ping : sexisme ordinaire | Pearltrees

  122. Ping : Toutes des salopes, ou le mythe du mec trop gen...

  123. Bonjour,

    J’imagine que ce commentaire passera surement au travers vu le nombre que tu en reçois sur cet article très intéressant offrant un point de vue inédit mais surtout plus que recevable.

    Je m’explique, dans un premier temps, je n’ai pu m’empêcher de m’identifier un minimum à Poire (étant célibataire depuis 2 ans et demi environ, je ne tiens pas le compte exact ^^ ) mais cependant, en y réfléchissant un peu plus, il y a aussi du melon en moi. Je crois que chacun a un peu de chaque caricature en lui et beaucoup est question de situation.
    En période de célibat non désiré, de doutes, on a souvent cette tentation de rejeter en bloc le comportement des autres et non de se remettre en question, je pense que c’est une réaction normale dans un premier temps, mais si on prend le temps de réfléchir, on peut (mais surtout on doit) en tirer d’autres conclusions.
    Pour ma part, je ne pense sincèrement pas avoir pris la meilleure des conclusions, plutôt que de me faire violence, de me bouger un peu, de me forcer à aller vers les gens, j’ai tout simplement fait le choix que je ne plaisait pas aux filles (ou en tout cas à celles qui seraient susceptibles de m’intéresser).
    Je sais pertinemment que cette conclusion est fausse, n’étant pas affreux (pas un canon non plus) et n’étant pas un gros abruti non plus, je sais bien que je peux plaire, mais c’est plus simple à accepter comme cela.

    Et lorsque j’ai reçu des avances de filles ne me correspondant pas, je dois avouer qu’il y avait un peu du melon en moi, et je ne pense pas que ce melon soit spécifiquement un enfoiré (on peut le dire ça? ^^ ) mais quelqu’un qui pense avant tout à lui et qui ne va pas s’embarrasser des sentiments d’une personne tierce si lui n’en ressent pas. (bon ok j’ai peut-être une vision un peu idéaliste)

    Ou puis je en venir avec tout cela? je pense qu’effectivement, personne n’est tout noir ni tout blanc, comme tu l’indiques dans tes articles, mais que tout est une question de situation, de moments. le plus gentil garçon du monde pourra se transformer en salop si quatre superbes filles lui tourne autour et inversement, le plus gros salop avec les filles pourra devenir un parfait « nice guy » s’il rencontre une personne lui correspondant. Quand à cerise, elle paraît juste être une fille à la recherche de la personne, ça ne va pas forcément plus loin que cela parfois.

    Voilà, je ne suis pas sur de faire avancer le débat mais je souhaitais y laisser un commentaire, car je trouve que tu as cerné un point vraiment intéressant au niveau des relations ou plutôt de l’absence de relations amoureuses.

    • Tu devrais quand même lire les articles complémentaires listés en bas, normalement je refuse tous les coms montrant que l’auteur ne les as pas lus, et je pense que tu ne les as pas lus, et du coup ta compréhension des choses est un peu biaisée. Enfin merci pour ton témoignage.

  124. Très bon article, ayant beaucoup d’ami homme, je les ai vu se plaindre d’être poire, j’avais été choquée par le fait que certains m’idéalisait, et me reprochait d’avoir de l’intérêt pour d’autres « pourquoi lui et pas moi ». Pas que j’ai fréquenté beaucoup de Melon, juste le fait que je n’étais pas avec une poire.

    Maintenant je suis avec une gentille patate, qui, au lieu de se plaindre, a montré de l’intérêt pour moi et a réussi à me séduire. La majorité de mes amis poire de l’époque se sont casé, sauf un, qui s’en plaint encore et encore, je pense lui envoyer cette article, car moi même j’ai du mal à lui expliquer que être gentil ne suffit pas.

  125. L’article était intéressant. Cependant, à part vouloir que les hommes comprennent que les femmes ne sont pas des objets et que ni la gentillesse ni la méchanceté ne sont déterminants dans leurs choix, l’auteure ne donne aucun indice sur ce qui plait ou pas. Du coup, les hommes ne peuvent que continuer à se fantasmer la bonne méthode, à être des Poire ou des Melon…

    En résumé : voilà un constat, maintenant débrouilles-toi

    P.S: Je suis en couple et ma relation marche très bien. Toutefois, ma fiancée m’a choisie et je ne sais toujours pas pourquoi. Selon elle ce n’est pas important (elle a peut-être raison) mais quand je lis que Cerise sait exactement ce qu’elle fait, j’attends une réponse : Quelles sont ses critères au juste ?

    • C’est vraiment pas à moi de répondre à ce genre de questions…

      Surtout qu’en gros tu demandes « qu’est ce qui plait aux femmes? ». C’est qui « les femmes »? Toutes les femmes? Je pense en effet que les mecs devraient apprendre à se débrouiller un peu avec leurs problèmes de gonzesses. Ce n’est pas à moi de les coacher (y a des arnaqueurs qui arnaquent très bien pour ça). Chaque individu est unique, chaque interaction de séduction est donc tout aussi unique. On ne peut pas les décrypter dans l’ensemble, à moins de rentrer dans des clichés assommants et peu réalistes.

      • Merci pour ta réponse franche, juste et objective… bien que précédée d’une inutile pic « féministe » (qui dans mes mots doit faire machiste) me demandant qui sont « les femmes ».

        Sans ça, la réponse aurait été autrement plus sympathique et moins sujette à catégorisation (aussi bien de ma part que de la tienne)

        • je ne comprend pas le sens de ta remarque. je ne vois pas en quoi c’est antipathique que de signaler que « les femmes » ne sont pas une entité homogène et que donc « la séduction (des femmes) » n’est pas quelque chose dont je pourrais donner des leçons. En plus ce n’est pas une pique, c’est une simple remarque, ça n’a rien de condescendant ou d’agressif, ou de moqueur, il faut pas le prendre mal.

          • Je dois avoir trop l’habitude des féministes acerbes qui pensent que « les femmes » est une interjection négative dans les termes d’un homme. De ce fait, j’ai cru que tu employais un ton condescendant pour me retourner la remarque.

            Désolé d’avoir mal compris!

          • Je n’ai pas d’a priori spécial par rapport aux hommes, je pense que la plupart des gens sont malheureusement plus sexistes que féministes, mais pas les hommes spécialement plus que les femmes.

      • Salut !

        Après avoir lu ta réponse au commentaire de Mouton, qui est je cite (plus particulièrement la 2ème et la 3ème ligne) :
         » Surtout qu’en gros tu demandes « qu’est ce qui plait aux femmes? ». C’est qui « les femmes »? Toutes les femmes?  »

        Mouton n’aurait pas le droit de faire une allusion englobant « toutes » les femmes ? Alors que tu ne t’interdis rien en faisant allusion aux « Poires » …

        Je suis un mec « gentil » donc une poire comme tu le dis si bien, mais je ne me retrouve pas dans ton texte ? suis-je encore une autre espèce de fruit que tu n’as pas cité ?

        Je sors d’une relation avec une fille qui m’a fait le topo du « t’es un mec génial, jsuis pas faite pour toi ! » … Un ami à moi qui habite plus proche de chez elle en a parlé avec elle et cette nana lui a tout simplement dit « Je ne tiens pas à lui donc ça sert à rien de continuer … » !
        C’est son droit ! Mais alors pourquoi a-t’elle été gentille au moment de la rupture en ne me dévoilant pas la vérité ? C’est une poire féminine ? ou alors c’est normal de la part d’une femme ?

        Au plaisir de lire votre réponse !

        P.S : Citation de la réponse suivante :

        « Je ne vois pas en quoi c’est antipathique que de signaler que « les femmes ne sont pas une entité homogène »  »

        Et je répondrais, je ne vois pas pourquoi les Poires devraient toutes finir dans le même panier ! Tout comme tu ne désires pas que les femmes soit une seule et unique entité … Ça fonctionne dans les deux sens …

        • Si tu te reconnais pas, pourquoi tu dis t’appeler poire? C’est complètement débile. Soit tu te reconnais soit non.

          Et que veux-tu que je te dise? t’es un pauvre malheureux, ouin, elle a été salope avec toi, la vilaine, la méchante, bouh, t’es une victime, ouin ouin.

          Poire adore pleurnicher et tu ne fais pas exception.

          Et « poire » et « les hommes » ou « les femmes » ça n’a rien à voir. Poire c’est poire. C’est un type de comportement. Ce n’est pas un sexe, ni un genre. Personne n’est réductible à cet archétype même si on trouve beaucoup de gens qui en ont des traits comportementaux typiques. Mais bon Poire adore se réduire à un archétype. « ouin je suis poire ouin ouin ». Sois autre chose. C’est pas à moi de régler tes problèmes.

          • «  »Et que veux-tu que je te dise? t’es un pauvre malheureux, ouin, elle a été salope avec toi, la vilaine, la méchante, bouh, t’es une victime, ouin ouin.

            Poire adore pleurnicher et tu ne fais pas exception. » »

            C’est pas un peu sexiste de se moquer d’un mec parce qu’il se plaint, et de le caricaturer à ce point? Il a pas le droit de se plaindre ou de pleurer? C’est parce que c’est un homme? J’imagine qu’après une rupture, il doit se saouler, ne pas pleurer et garder sa détresse pour lui? Ta réaction est dégueulasse!

          • Tu as le droit d’être triste quand quelqu’un ne veut pas coucher avec toi. De là à en vouloir à la terre entière, ou aux femmes en général, ou traiter une meuf de salope juste parce qu’elle veut pas de ta bite dans elle… oui je me demande si se saoûler la gueule n’est pas préférable. Moi en tous cas je suis pas psy pour régler les problèmes des gens.

          • Le post est ancien, tu ne l’as peut-être pas relu. Il n’est pas question de sexe. D’ailleurs, je tiens à te rappeler que vouloir entamer une relation avec quelqu’un ça ne veut pas dire « vouloir du sexe avec elle ». Les impuissants aussi entament des relations, à titre d’exemple. Du coup, n’as-tu pas envisagé que les « poires » cherchent simplement à séduire avec la gentillesse, non pas à être rémunérés avec du sexe? Perso si une fille me drague, je ne me dis pas « elle veut coucher avec moi », juste, « je lui plais ». C’est flatteur, pas avilissant…

  126. entant que mamifere de sexe masculin, je dirai que L’elfe est une bonasse, et qu’elle en à marre de se faire draguer en mode  » aller steuplé, chui triste, j’ai beusoin d’amour, steuplé  » …. ça parrait logique. Aprés, ne soyons pas trop durs envers les bonnes poires. Ils ne se transforment pas tous en pauvre connard aigri si mademoiselle ne veux pas lui apprendre la vie alors qu’il lui à payé le resto. En plus si il l’ammene au buffallo grill et qu’elle se fait super chier, ça peu se comprendre.
    Petit conseil aux Poires, enlevez le terme  » femme de ma vie  » de votre champ lexical. et dites vous bien que ( et la c’est macho mais aprés tout…) dans la vie, on ne te laissera pas les clefs d’une Ferrari, si tu n’as pas deux trois notions. Conclusion : Passez d’abord votre permis. et prenez vous une bouze pour commencer. ça sert à ça les filles moches.

  127. Donc si je comprend bien ton texte il faut voir les filles comme si c’était des «  »garçon » » et donc chercher à passer du bon temps avec elles, échanger sur des sujets qui plaisent aux 2 personnes, rirent avec elles et ne pas chercher la relation amoureuse comme but ultime car ce n’est pas forcément ça qui apportera le bonheur ?

  128. Bonjour, d’abord je voulais te féliciter pour tes articles drôles et tellement vrais.
    Ensuite je voulais apporter mon expérience de femme à Poires lol et oui y’a des femmes qui peuvent succomber à la fausse ou pas gentillesse des poires… le résultat en est que soit la Poire se transforme en Melon quand il sent qu’on lui donne de l’importance, soit la Poire se transforme en compote fade inintéressante en dehors de sa gentillesse et tu te lasses vite…

  129. Bonjour,

    Très bon travail de la part de l’auteur.

    Même si pour moi la gentillesse de Poire n’est que la compensation de son manque de confiance en soi …
    Le fait de manquer de conversation, d’initiatives, de séduction entraine forcément vers une des seules options possible : Être gentil et serviable. Je pense qu’un mec est ‘gentil’ parce qu’il n’a pas le choix. (Dans ce que tu décris dans ton article ; les personnes réellement gentil ne le sont pas qu’avec un seul sexe.)

    Bon, après on remarque aussi que pour beaucoup de femmes le technique de séduction reste dans l’ensemble la même, que le mécanisme est universel et au final les critères de choix reste toujours les mêmes.

    Une femme à besoin de rêver et peu importe l’homme en face, s’il sait s’y prendre ….

    Et en dehors de ça, 2 êtres vont s’aimer, se déchirer, souffrir ensemble, séparément … Mais c’est ça qui fait la vie et ses risques. Connaitre une déception amoureuse et en faire connaitre à d’autre.

    Enfin, ton article me fait penser qu’au final il y a 2 type de personnes : les personnes sincères et les menteurs. Et dans les 2 cas y aura manipulation, séduction, etc … Que ce soit pour passer une nuit ou une vie avec, sauf que les menteurs ne sont pas honnête quand à la finalité de leurs actes.

  130. Article très intéressant qui remet les choses en perspective et casse le mythe. Personnellement, si j’ai toujours été là pour réconforter mes ami(e)s je n’ai jamais espéré quoi que ce soit d’autre qu’un merci (en même temps je suis une fille, je n’ai pas été baignée dans l’idée que la simple gentillesse m’offrirait autre chose que de la reconnaissance). Merci pour cet article !

  131. Ce qui est génial quand je commence à lire un de tes articles, c’est que je finis par en lire 10.

  132. Bonjour !
    Après avoir lu cette article, je pense que je serais plutôt Poire, pour le côté gentil. Mais la comparaison s’arrête là. Je suis gentil (enfin je pense, on a plus souvent qu’on ne le croit une image biaisée de soi … foutu orgueil) mais pas par intérêt. D’ailleurs, on m’a souvent fait la remarque du « Ouha tu es amoureux de XXX ou YYY, tu lui a passé ton parapluie » …. ben non. Il pleuvait, elle avait rien, j’avais une capuche et un parapluie, je propose le parapluie. Dès qu’on est « gentil » les gens croient qu’on a un intérêt derrière. Notre société a de sacré travers parfois … pour ne pas dire souvent, et les idées collectives font carrément peurs. Bref, juste pour dire que le côté « gentil », je ne le vois pas automatiquement associé à « intérêt ». Après, oui, quand une personne nous intéresse on peut l’être un peu plus (si on peu considérer qu’il y a un jauge pour ce genre de chose !), mais je ne pense pas que le caractère de la chose est liée toujours à un intérêt, ça finirais d’achever mes derniers espoirs dans l’humanité. Mon défaut est peut être l’idéalisme au final !
    Et pour le « être gentil et se plaindre de pas de retour de la reconnaissance des filles », pas exactement en fait. Je pense que le gentil, par manque de confiance, se fait bouffer par d’autre. Parce qu’il est « gentil », parce qu’il ose pas dire « merde », et donc son espace de vie est piétiné par d’autres. Et là, il dit alors : je suis gentil mais on me marche encore dessus. De là, un manque de reconnaissance oui. Mais pas seulement par les filles. Il va se dire : malgré que je sois gentil (et me considère comme tel avec tout les schémas de mon éducation et de ce que je suis, gentil étant une notion différente pour chacun), les gens continuent à m’ignorer. De là, une frustration. Et plutôt que s’affirmer, il peut effectivement tomber dans le rôle de la victime des autres, comme décris dans l’article. Bref, voilà mon ressentie sur cette article que je trouve un peu trop catégorique sur certain point de vue, mais merci pour ce moment de réflexion !

    • Je suis pas sure que tu aies vraiment compris l’article… Pas vraiment de rapport avec le fait d’être gentil…

      • Humm …. pourtant monsieur Poire se dit gentil non ? Et il y a aussi un paragraphe qui met en avant le fait de savoir si c’est vraiment être gentil son comportement ou un moyen pour arriver à ses fins ? Ou alors j’ai extrapolé dans le mauvais sens -_-« 

        • il se dit gentil pour avoir une bonne image de lui-même mais c’est clair pour moi qu »il ne l’est pas et je pense que c’est clair dans l’article. d’ailleurs il y a aussi les articles complémentaires pour éclaircir certains points.

  133. Dire que nous avons tous tellement soufferts au collège et (surtout) au lycée de cette concurrence infecte visant à conquérir les filles, seules capables de nous ouvrir « les portes du bonheur », de « nous affirmer en tant qu’hommes », de connaître « le goût divin de la chair » et autres conneries visant à mystifier les femmes pour mieux nous diviser, nous haïr.

    De nos jours on considère le coït comme :
    – Le summum absolu, céleste, nirvanaesque de l’amour. Un truc à prendre très très au sérieux.
    ou
    – Un acte pervers, sauvage, violent, dont l’intensité équivaut au plaisir.

    Dans les deux cas il s’agit d’une vision extrême et fantasmée, accessible à une race d’élus, et le commun des mortels en bave tellement qu’il crée des milliers de Poire.

    L’auteure a raison de dire que ce pauvre (?) Poire est le produit d’une société puritaine divinisant le sexe à outrance, dont l’interdit et l’inaccessible supposé nous amène aux pires horreurs de la pornographie.

    Alors qu’en vérité le sexe est quelque chose de décontracté, un plaisir qui se partage parfois avec le rire, des boutades, des maladresses. Bref, quelque chose de terre à terre, loin des considérations extrapolées mises en avant dans les magasines « féminins ».

  134. Bonjour,

    Tout d’abord, merci beaucoup pour cet article clair, concis, qui m’a fait prendre conscience de beaucoup de choses et j’aimerais faire part de mon témoignage qui je pense peut etre interessant dans le sens où il a exploré les deux côtés de l’histoire.
    Je m’explique.

    Je suis une vraie fille gentille, dans le sens où j’aime faire plaisir aux gens que j’apprécie, et je préfère éviter les conflits par une bonne discussion. Seulement, cette gentillesse a été handicapante pour moi pendant longtemps, tout simplement parce qu’elle était trop extrème et surement, un peu déformée. Je pensais que je devais être gentille en toutes circonstances et surtout, ne froisser personne, et cela également avec un garçon qui me plaisait par exemple, car l’inverse pourrait amener la personne en question a ne plus m’apprécier. J’étais intimement persuadée qu’en montrant vraiment qui je suis, mes goûts personnels, la personne allait être rebutée. J’en suis arrivée à gommer complètement ma personnalité, et forcément, je ne comprenais pas que le problème venait de là précisement. Je pense que c’est un peu le problème de Poire ici : il est tellement obsédé par la volonté de renvoyer une image conforme à l’idéal de Cerise qu’il s’oublie lui-même. Or, personne ne peut s’intéresser à une coquille vide. D’autant plus que cela se ressens, lorsque la personne essaie d’endosser un rôle, si habile soit-elle (de meme lorsque la gentillesse est forcée, ce qui va d’ailleurs souvent de paire). J’en fais la déduction suivante : Melon est attirant, non pas parce que c’est un salaud, qu’il est viril ou autres idioties, mais parce qu’il est entier. C’est un être humain, avec ses qualités et ses défauts, qui peut être adorable parfois ou blesser les gens d’autres fois, mais surtout, qui n’a pas besoin des autres pour renvoyer son propre reflet, contrairement à Poire.

    Un peu plus tard, je suis quand même parvenue à sortir avec des garçons sans trop de problème, mais là encore je restais fortement centrée sur lui au lieu d’être moi, et je continuais à rester assez secrète sur ma vraie personnalité même si j’avais déjà un peu plus pris confiance en moi. Je ne peux pas les blâmer de s’être lassés. C’est finalement quand je leur montrais après la rupture que je pouvais m’amuser sans eux, vivre en somme en dehors du couple idéalisé sur lequel je me centrais habituellement qu’ils revenaient tous vers moi… Depuis, j’ai rencontré mon copain actuel avec qui je fais ma vie depuis 5 ans. C’est un vrai gentil, c’est d’ailleurs l’une des choses qui m’ont séduites chez lui. C’est moi qui suit allée vers lui, pour la première fois de ma vie, et l’attirance était réciproque. Bien sur tout ne s’est pas fait en un jour, mais j’ai pu énormément évoluer avec cette relation. J’ai souvent croisé la route de faux gentils par la suite, c’est là que je me suis vraiment rendue compte de ce pourquoi cette attitude est rebutante. On sent tellement que la personne essaie de se conformer à un idéal pour plaire et qu’elle est dans l’attente d’un retour affectif, que c’en est vraiment malsain. Ce n’est plus une relation classique pour apprendre à se découvrir l’un l’autre. C’est un échange qui, personnellement, me mets profondément mal à l’aise parce qu’il y a toujours ce sous-entendu : en continuant à la fréquenter, tu profites de cette personne car tu ne lui rends pas la gentillesse qu’il te donne, quand bien même celle-ci n’est pas désirée et qu’elle est intéressée. Cela me pousse d’ailleurs à ne plus voir cette personne si aucune discussion n’est possible.

    Toujours est-il que, si mon histoire n’est pas à 100% similaire à celle de Poire, j’espère qu’elle apportera un complément à la réflexion et une vision un peu différente des choses.

  135. Bonjour,

    Voilà un article qui me ramène à mon adolescence, puisqu’en effet, j’ai aussi été une bonne poire avec certaines filles…celles dont j’étais pris de sentiments ! Quand à la normale, je n’ouvrais pas les yeux pour celles qui s’intéressaient vraiment à moi, voilà mes véritables regrets !
    J’ai tellement eu mal de ne pas avoir su comprendre avant qu’il fallut être soi et attirer que d’être un idéal et faire fuir…
    Un jour je rencontre une fille, on ne s’aimait pas forcément mais on à su se connaitre et s’apprécier mutuellement, maintenant on sait qu’on s’est trouvé et la vie est ainsi, pour ceux qui restent eux-même !

  136. bonjour,
    Cela peut paraitre ‘étrange’ ,mais ayant compris que j’étais cette « poire » de but en blanc, bien je me sent bien mieux maintenant… en effet je viens de rompre récemment avec une fille qui m’a trompée… Etant dans un état de tristesse (ouin :'( elle ma trompée…) alors que je ne l’ai jamais aimé ni aucune autres d’ailleurs , je suis poire pour cette gentillesse malsaine pour obtenir le fruit voulu…je n’ai jamais eu aucune difficultés a trouver quelqu’un et pourtant je n’ai jamais « dragué » personne (grand timide dans l’ame) j’ai certe un physique avantageux et aprés une deception il ne me faut que quelque temps pour retrouver quelqu’un…je laisse venir, … forcément étant une poire je m’engage, envisage un futur, me projete avec une personne ‘qui au font je le sais’ je n’aimerai jamais…car j’aime se que j’ai envi de voir cher elle, se que je veux quel soit ms je ne l’aime pas elle…le paradoxe, c’est que comme poire je suis toujours tres gentil … et quelles finissent toujours par me trompé ou me quitté pour un autre…et que je souffre énormément jusqu’à ma prochaine cerise…prise de consciense a l’heure d ‘aujourdh’ui que je n’ai jamais aimé une fille pour se qu’elle était mais pour ce que je voulais quelle soit…j’ai eu tort ce ne son pas toutes des s….., c’est juste qu’aucune fille que j’ai eu ne ma vraiment intéressé , mais juste plus ou moins attiré physiquement ou autre et de ce fait je me suis toujours menti a etre trop gentil, trop serviable, pour obtenir se que je voulai d’une personne qui ne me plaisait pas au fond…bien fait pour ma poire ;), je serai melon, serai moi meme , mais forcémment décevrai pas mal de fille qui ne me plairons pas , car en ayant voulu plair a tout le monde, c’est moi et moi seul qui en ai souffert. lecon tiré ;) merci

  137. je suis une poire mais je me soigne :)
    excellent article vraiment, à partager parce que plein de poires s’y reconnaitrons (et bizarrement, toute bonne poire à un ami melon :) qu il méprise et jalouse en même temps !
    mais j aime la conclusion, la vrai gentillesse est gratuite

  138. J’étais jusqu’à assez récemment avec quelqu’un de » « gentil » et puis j’ai rencontré quelqu’un avec qui je pouvais parler de tout de rien de comment on voyait le monde …. et un jour il m’annonce que je lui plait et là ce fut des mois difficiles pour enfin me mettre d’accord avec moi même, et quitter le mec « gentil » pour essayer de faire un bout de chemin avec ce qu’on pourrait appeler au départ un ami.

    Et là la vrai nature du mec « gentil » se révèle. Si je suis pas avec lui je ne peux être avec personne d’autres, manipulation de ma famille pour faire croire que mon amis est en fait un dangereux psychopathe……
    Tout ça pour dire que des mec gentil qui essaye de faire ce qu’il pense devoir faire pour plaire, quand ça ne marche pas ou plus, peuvent mettre tout en œuvre pour se faire passer comme la seule et unique victime de la grande méchante femme sans scrupule.
    Se remettre en cause c’est apprendre que tout n’est pas noir ou blanc mais qu’il existe tout un dégrader de gris

  139. wouai
    ben euh
    y’a peut-être pire que poire hein
    nan parce que au départ là, vous posez la question de la gentillesse : c’est quoi la gentillesse et est-ce que c’est désintéressé ?
    ben moi mon hypothèse, c’est que la gentillesse c’est une stratégie de moindre dépense énergétique dans les tensions relationnelles. donc c’est radicalement intéressé. ce qu’on veut à tout prix éviter, c’est les emmerdes. alors on est gentil, serviable dans les rapports qu’on a ou pas avec les gens qu’on croise.
    du coup, on est pas du tout un ou une poire
    mais plutôt un genre d’hannibal lecter qui utilise les us et coutumes en louvoyant dans la société de sorte qu’on ne soupçonne guère quoi que ce soit sur soi.
    et ça donne quand même tous ou partie des apparence que vous indiquez quant à poire.
    finbon, j’ai pas rencontré beaucoup de poire dans ma vie de misanthrope congénital, mais j’ai pas du bien regarder.
    simplement, dans un monde qui me frappe par sa brutalité, son principe de domination libertaire individuelle, la stratégie de gentillesse, c’est une tactique pour éviter les coups.
    effectivement, les autres sentent qu’il n’y a pas grande sincérité, engagement, crédibilité dans cette distanciation perpétuelle, donc, on ne lie pas beaucoup, mais on attend son but : éviter les emmerdes parce qu’un être humain, c’est toujours un risque plus qu’une chance… et puis y’a toujours le moment où on n’est plus « gentil », parce qu’en fait on a envie de se débarrasser de son obligation de gentillesse et de serviabilité : donc on se barre, parfois sur un mot dur, voire méchant.
    z’aviez pas vu ce genre de profil ?
    statistiquement, je sais pas ce que ça représente…

      • aaaah d’accooord…
        (j’suis allé me renseigner sur le sens du terme oxymore, d’abord sur mon robert où je l’ai pas trouvé puis sur wikipédia où il était expliqué gentiment dis-dong)
        bon
        sérieusement
        j’suis pas du tout d’accord
        en plus, ce que vous exposé de ce profil de poire est en soit une forme de gentillesse stratégique
        ce que je vous indiquais là, c’est que tout simplement, la gentillesse peut avoir de multiples intentions et donc peut correspondre à de multiples stratégies sociales donc j’indiquais là un exemple.
        le monde masculin que vous décrivez est très laid : ben moi je pense qu’en fait il est beaucoup plus laid que ce que vous en dites.

        • par définition la gentillesse n’est pas intéressée.
          Sinon on appelle ça de la manipulation, de l’hypocrisie, de la servilité, de la mollesse, ce que tu veux mais pas de la gentillesse.
          La gentillesse est sa propre récompense.
          Poire pense être gentil, mais il ne l’est pas.

          • tiens autrement, après ma réponse à la suite du commentaire de pascale
            ce qui me frappe dans votre réponse c’est le contenu de l’alternative que vous donnez à la gentillesse si elle n’est pas désintéressée : ce sont typiquement les qualificatifs négatifs que les mâles attribuent aux femmes fréquemment. or je vous en indique d’autres possibilités (et y’en a encore beaucoup d’autre à trouver) qui ne font pas référence aux valeur viriles fondées sur la domination, mais au contraire sur la logique vécu par toute personne en situation de soumission, toute personne dominée par des individus et des circonstances.

            autre remarque, votre ébauche du profil de poire procède d’une logique d’explication psychologique que l’on appelle logique interne et consiste à expliquer un comportement par les caractéristiques centrées sur l’acteur.
            ce type d’explication est contredit par le type de la logique externe, l’externalité consistant à s’appuyer sur les caractéristiques circonstancielles, environnementale comme inductrices sur les caractéristiques individuelle du comportement non plus seulement de l’acteur mais des acteurs sociaux.
            ce qu’on remarque par ailleurs, c’est que la logique de l’internalité est systématiquement prise et valorisée par les tenant de l’idéologie dominante et de la domination, type individualisme libéral, capitalisme, colonialisme. et que la logique de l’externalité est orginairement le fait de sociologues mais est systématiquement prise inconsciemment par les populations dominées par les tenants de l’idéologie dominantes, donc d’une part, des anthropologue, féministes, marxistes, et d’autres part le raisonnement externe est le fait communs aux populations dominées, gens de couleur, ouvrier, femmes : on leur reproche d’ailleurs systématiquement d’expliquer leur état en rejetant la faute sur les autres et le système…
            ce que je veux indiquer là, c’est que votre construction du profil de poire est construit selon la logique de l’individualisme libéral viril et ne tient pas compte de la logique externe, des habitus qui induisent les différents acteurs avec l’acteur central à certains comportements.
            ce défaut de construction peut venir aussi du fait que la construction d’un profil d’acteur faisant état des éléments externes à l’acteur est beaucoup plus complexe et donc difficile à construire et à décrire et que cet effort n’est dans la plus part des cas fait que par des gens qui sont acculés à leur situation et n’ont plus rien à perdre : là, ils jettent toute leur énergie à éclairer les ténèbres qui les étouffent…
            je ne vous souhaite pas d’être dans cette situation
            bonne continuation

          • Bref, tu t’identifies au personnage et tu cherches à lui trouver des excuses pour te prouver que tu es un gentil garçon et non pas un queutard opportuniste.

      • La « vraie gentillesse désintéressée » n’est-elle pas un mythe ? On agit toujours en fonction d’intérêts plus ou moins conscients/inconscients, ne serait-ce que pour être en accord avec sois-même, il y a toujours le fameux « renforcement positif » de Laborit, et toute personne se prétendant détachée de ce principe de renforcement positif est probablement très hautement manipulatrice et perverse. Rien n’est totalement gratuit et totalement désintéressé. Et nombre de personnes ne sont « gentilles » que par pure facilité, simplicité, ou logique, tantôt pour éviter d’être agressé par l’environnement(humain ou animal), tantôt par besoin de facilité, pour fuir les relations « commerciales »(qui sont fatigantes et compliquées)dans lesquelles les calculs et autres comptes d’épiciers n’en finissent plus de nous épuiser. C’est plus facile de se prétendre désintéressé-e et de passer très vite à autre chose, c’est plus simple et plus valorisant pour tout le monde. Plus « positif » que de renifler sans cesse l’autre et juger chacun de ces mots et de ces actes pour savoir si on doit être « généreux » envers lui-elle. Après faut peut-être revoir la définition des mots, l’internaute et le wiktionnaire n’ont pas l’air de définir des choses différentes… J’imagine que chacun se fait sa propre définition de mots et qu’il y a autant de définitions possibles qu’il y a de personnes sur ce genre de mots. J’entendais il y a peu un philosophe prétendre que la solidarité était surtout une convergence d’intérêts, pourquoi pas. Pourquoi vouloir un monde plus juste, plus éthique, si ce n’est avant tout pour sois-même parce qu’on l’on souffre par empathie interposée, entre autres choses. N’y aurait-il pas confusion parfois en « gentillesse », et « générosité » d’ailleurs, je m’interroge…

        • Sauf que la récompense de la vraie gentillesse, c’est le simple fait d’avoir été gentil.
          Pas d’avoir du sexe, de l’argent ou de la reconnaissance sociale en échange.
          La gentillesse est sa propre récompense. Si je vois un escargot au milieu de la route et que je le pose plus loin dans l’herbe, je me plains pas ensuite parce que je n’ai pas reçu de médaille pour cela. Je suis satisfaite car j’ai sauvé un escargot.

          • bon, pascale vous a très bien répondu…
            et quand on reprend ce qu’elle indique et auquel je faisais aussi référence, il vient très vite que votre propre exemple de sauvetage de l’escargot montre clairement quel intérêt vous donne satisfaction en le faisant : votre propre image, en fait votre narcissisme élémentaire. ce qui n’est d’ailleurs ni une critique, ni un jugement négatif car le narcissisme est au même titre que l’énergie de conservation nécessaire.
            ce qui est une critique en revanche c’est que vous restreignez comme vous le faite dans votre réponse l’intérêt au sexe, à l’argent, à la reconnaissance sociale.
            or
            pour beaucoup de gens, très pauvres comme moi socialement, le simple fait d’éviter les dangers, l’agressivité d’un dominateur, de survivre à la méchanceté ou à tout contrainte destructrice (plus ou moins) est le seul intérêt que dans la plus part des cas l’on espère dans un monde où l’on n’espère plus vivre mais où l’on insiste instinctivement à survivre.

          • Je suis désolée, NON, il y a une motivation à sauver un escargot qui ne relève pas du narcissisme. C’est simplement de la gentillesse, être content pour une petite créature autre que soi. Franchement ne pas être capable de comprendre ça, c’est triste. D’autant plus que la satisfation narcissise d’être un « sauver d’escargots en détresse » heu comment dire… Faut vraiment être desespéré-e niveau estime de soi et avoir un énorme égo capable de se nourrir de tout et n’importe quoi.

  140. Justement, des gens nourrissent leur égo avec absolument tout et n’importe quoi, ca existe, ce n’est pas un mythe, de plus chacun a probablement SA définition de ces notions(gentillesse ; bienveillance ; « être content de… » ), ceci dit le lien entre la simple gentillesse et le narcissisme n’est pas si évident je suis désolé Paul. Je pense que si narcissisme il y a, il s’articule dans un continuum, dans un ensemble de paroles, d’actions, d’actes posés, et d’autres choses n’ayant pour le coup, aucun rapport avec la gentillesse. En fait les choses sont assez compliquées, parce qu’il y a ce que les gens disent, et il y a ce qu’ils pensent réellement. Et souvent c’est très différent.

    • Oui enfin, d’accord si on veut, l’égo peut se nourrir AUSSI de ça, mais de là à dire que la gentillesse sert uniquement à nourrir son égo, je trouve ça non seulement faux, mais parfaitement dégueulasse. Ca voudrait dire qu’on est incapable de la moindre empathie sincère: être heureux parce que quelqu’un d’autre est heureux, ce qui amène naturellement à faire des gestes pour le bonheur des autres.

      • Non elle sert effectivement à plein d’autres choses, dont les choses mentionnées par Paul d’ailleurs, tout n’est pas a jeter. Les gens sont vraiment capableS d’être réellement gentils d’un côté tout en étant parfaitement ignobles d’un autre côté, ca m’a toujours déconcertée mais avec l’expérience et le recul, ma foi, on s’y fait.

        • Bref c’est comme si j’avais absolument pas été lue, donc plutôt que de tout reprendre depuis le début, je vais m’arrêter là.

      • nan
        ce que vous ne comprenez pas de ma critique c’est que je vous indique simplement que vous donnez une origine unique à certains comportements comme la gentillesse, alors que précisément du fait que tout comportement est influencé par plusieurs paramètres dont par exemple entre autres le narcissisme, un truc comme la gentilesse peut-être le fruit de plusieurs choses différentes chez un même acteur et a fortiori chez différentes personnes…

  141. Bravo pour cet article, parfois il est bon de lire ce genre de choses ça nous permet de refaire le point sur notre célibat ;)

  142. Ping : Poire le violeur : quand « séduire » devient « faire céder » | Les Questions Composent

  143. Bien écrit, bien analysé, super pertinent. Quelques lignes qui t’évitent des années de questionnement (voire de psychanalyse).
    Perso je suis gentil prace que j’aime bien les filles, j’aime causer avec, j’aime leur compagnie. Pas pour coucher avec car je suis marié et fidèle (je ne réclame pas de médaille, je suis juste trop paresseux pour me compliquer la vie à ce point). L’hétéropatriarcal de base (pléonasme) pensera que je suis homo refoulé.

    Je suis quel fruit dans la salade?

  144. Je suis poire et je le vie presque bien, il est certes difficile de vivre seul et on croit toujours que l’on trouvera le bonheur parmi les jeunes femme que l’on côtoie autour de nous car on apprend a les connaître, on les console et on les conseilles et on tombe facilement amoureux quand on partage leur souffrances

    mais il y a une chose qu’il faut bien comprendre, l’homme ou la femme a toujours cette partie primitive en eux qui fait que leur désire se transforme en fantasme et leur sentiment de vouloir s’approprier se qu’il convoite, alors que se soit poire ou melon, l’envie de convoitise reste présent qu’elle qu’il soit, il y a juste une choses qui diffères poire de melon, poire ne considérera pas cerise comme un objet , poire ne jettera pas cerise après l’avoir gouté puis croquer, poire sera près de cerise quand elle en aura besoin, même s’il fait nuit , qu’il vente ou qu’il pleuve, il fera passer le bonheur de cerise avant tout,

    et le meilleur c’est que poire existe a cause des melons et que pour sa répugnance envers eux, il préférerait mourir seul avec fierté de pouvoir être une pauvre poire, plutôt que de devenir comme eux

    je suis une pauvre poire certes mais fière de l’être , et si cerise préfère souffrir et pleurer dans mes bras, alors je ne dirait qu’une chose  » j’existe pour t’être dévoué a tout jamais et si je n’ai pu combler ce vide au fond de mon coeur de ton amour j’ai pu toutefois le combler de ton amitié »

    je suis poire, je suis seul, mais je ne serait jamais un salaud

    • être poire c’est pas juste consoler cerise, c’est surtout ensuite la traiter de salope parce qu’elle baise pas avec toi.

    • Franchement, ça pue le mec qui est célibataire depuis x mois/années, qui était une poire et qui l’a été tellement longtemps qu’il en est devenu un extrémiste. Un américain geek dirait que vous êtes dans « la friendzone lvl over 9000 », et je suis persuadé que vous êtes un homme triste OU que vous avez une foi inébranlable (voir aveugle) en votre sainteté et pureté d’esprit. La preuve, vous avez idéalisé les « salauds » comme des êtres mauvais « répugnants ». Votre discours est quasiment religieux et est encore plus dangereux que pourrait être celui de Poire.

    • salut Volf, je pige ton raisonnement et me dis que si vraiment tu te met a la place de Poire tu n’a pas tout compris à qui il était. tu t’y retrouve surement car t’es pas quelqu’un de mauvais, mais si tu es comme tu a l’air de le dire, c’est ni à la place de Poire qu’il faut que tu te mette (car lui c’est consoler pour obtenir quelque chose) ni à celle de Melon car lui il s’est probablement ce qu’il veut mais fais souffrir Cerise. pourquoi tout le monde veut cette Cerise, il existe aussi des Peches, des Pommes etc, et si t’es gentil t’a pas besoin d’avoir à consoler quelqu’un pour esperer finir avec. chaqu’un fais sa vie et chaqu’un voit midi à sa porte. pense plutot à toi deja et te trouver Une demi poire pour qu’avecta moitié vous n’en fassiez qu’une, et quand ce jour sera la , tu pourra mettre à profit la veracité de tes dires. Chaque choses vient à qui sait attendre, et quand tu croise le chemin de ta destinée à toi de pas le louper.

  145. Alors en faite je suis assez d’accord avec ton article mis a part un détail qui a son importance selon moi ……

    Le fait d’être gentil n’implique pas de « récompenses » pas besoin d’être féministe pour ça et puis je ne pense pas non plus que le patriarcat a quelque chose a voir avec ce genre de personne car ils ont pas d’expérience et ont seulement un manque affectif dans le fond et donc leur conclusion sont légitime dans la mesure ou si on manque de quelque chose on veut le combler et dans ce cadre la on idéalise tout on simplifie tout enfin je sais pas si tu vois où je veux en venir….

    Par contre ton exemple du chevalier et du dragon laisse moi me permettre de te dire que quand même comparée l’éxécution d’un bête féroce qui crache du feu ce n’est pas un simple service tu risque ta vie quand même!(je ne le ferais absolument pas j’aurais trop peur il est courageux ce chevalier!) ce n’est pas rien ne dit pas le contraire ! je dis ça car à être gentil on risque rien, on tente rien donc a la rigueur si il fait comme le chevalier poire au moins il prendra des risques et il sera sur la bonne voie enfin je le pense .

    Mais bon ces comte et tout ça reste idiot d’ailleurs c’est pour ça qu’on les montre qu’aux enfants c’est bien triste…..

  146. bonjour,plutot bonsoir…

    bon,je vais pas faire long ni remettre en question quoique ce sois…et en plus je vais faire plein de faute car je suis illétré.

    je fus poire et maintenant j’ai sombré du coté obscure…je profite quand je peut,ne m’investi pas (trop dangereux le risque de souffrance,oui je suis egoiste :) ) .Et du coup mon tableau de chasse evolue et mon gibier est de plus en plus nombreux…

    Au début c’etais genial!une par ci,une par la..et hop hop…(oui je suis un connard j’assume ,meme MR connard svp).Mais en faite c’est nul aussi,juste des coit sans reel sentiment ca devien vite lassant et on se rapelle qu’en fin de compte ce n’est jamais (et ne sera peut etre plus jamais) aussi bien que la remiere fois ou l’on etait amoureux et ressentait la passion..oui cette flamme qui fais que ca deviens vraiment bon et ne reste pas qu’un simple contact physique d’une serie de pratique et de position presque copier collé sur un film porno sur youporn…

    bref je sais pas pourquoi je temoigne et on s’en fou…mais bon je pense qu’il faut arreté de reflechir a: suis je trop gentil?sont elles toute des salopes? (oui on a tendance a se dire ca apres que la partenaire de cette premiere fois pleine de passion que l’on a idolatré et pour qui on aurais fais tout les sacrifice du monde nous ai trahi,enfin trahi peut etre pas,juste laissé pour une raison ou une autre).

    euh me suis perdu la,bzzzt je reconnecte mes neurone,enfin ce qu’il en reste pour arrivé a une conclusion qui n’en serait peut etre pas une suivant le point de vu…oui toute est une question de point de vue on le sais,mais ca c’est une autre affaire,enfin facon de voir les choses…

    Donc pour conclure je dirais juste qu’il faut vivre sa vie,faire ce qu’il nous plais…ne pas cherché a se mettre en couple parceque la doctrine de la société l’impose dans nos idées…on s’en fou!!!vivons,soyons heureux et si par le plus grand des hasard la vie fais que le chemin d’un bout d’ame, avec qui la passion oublier renaitra,croise notre route alors profitons en sans pensé a demain ou autre idée bisard…juste profité de cette passion qui a tendance a disparaitre aussi vite qu’elle est apparue…oui apres ca fais un peu mal mais bon..il y a la drogue pour se soigné..;mouhahaha non je deconne…bref on s’en fou quoi,on a qu’une vie.point.oui j’ai plus d’inspiration la…

      • je deteste la chasse et je trouve que les animaux sont bien plus respectable que les humains…
        mais la,la métaphores cynégétique(terme que je viens d’apprendre grace au net,oui desolé je n’ai pas été a l’école..enfin pas longtemp)etait bien choisie je trouve,car quand on passe de poire a celui qui deteste toute les personnes de la gente féminine alors oui on par en mode chasseur de gibier…
        d’ailleur ce qui est marrant c’est qu’a ce moment on entend plus les:t’es trop gentil comme mec…mais plutot des:t’es vraiment un connard inattentionné qui ne pense qu’a toi…mais elles reviennent quand meme…gniark
        Mais bon comme j’ai dit plus haut apres on enchaine les partenaires et l’acte qui a la base est d’amour se transforme presque en acte de haine…et la mouai bof…
        bref je vien de me lever,j’ai la tete en vrac et les yeux collé…mon café est pret est mon corp n’attend que de pouvoir le délécter avec une bonne clope,….donc j’arrete d’ecrire car je sais pas trop ce que j’ecris!comme d’hab…c’est mes doigt et mon cerveau ils font des trucs bisard!meme a l’HP ils ont pas voulu de moi!
        mais je pense que quand je disais de ne pas se posé de question,ne pas etre poire,melon ou cerise mais simplement sois c’est deja un bon bout de chemin de fait…oui c’est bien moin facile d’etre sois que l’on ne le pense je pense…mais quand on arrive a obtenir rien qu’une esquise du sois profond alors je pense que poire et melon deviennent juste des exemple de personnes perdue,noyer dans cette ocean de matraquage et de formatage d’idée en tout genre…bref poire et pomme ils servent a rien!je suis sur c’est tout les deux des chasseurs qui abatent leur gibier d’une maniere ou d’une autre!(hein?c’etait ce qu’etait dit dans le texte au debut?ha…)

        bon je file,mon café va etre froid!desolé pour les fautes et tout le bordel…mais il est tot et l’ecole m’a rejeté…

        • et ça te dérange pas de considérer des êtres humains comme du « gibier »? quel est le but?

          • mon ecriture est mauvaise est je m’en excuse…j’ai essayer de faire passé le message que c’etait passé la phaze coté obscure…donc je ne considere personne comme du gibier…enfin ne considere plus…meme si on est le cancer de la planete(moi y compris)mais c’est un autre sujet…
            mais quand j’ai u ma phaze « connard chasseur de gibier » apres avoir été poire,encore que je suis pas sur d’avoir été poire car la gentilesse etait sincere et je n’attendais rien en retour…mais je m’y suis identifier apres avoir remarqué que pas mal de personnes profitais de cette gentilesse….et je pense que certaine femme,surement des hommes aussi,je ne veut pas faire de machisme,mais il y a une categorie de femmes,arf le mots categorie..on va dire que je l’ai pas utilisé,mais certaine personne,qui sont mauvaise a mon avis,ceux et celle qu’on appelera les manipulateur(trice),abuse vraiment trop des personnes gentille…bref on s’en fou c’est la vie,c’est un des differents comportement humain déplorable…
            donc pour répondre a ta question de pourquoi?si ça ne me dérange pas?je dirais que c’est certainement qu’a un moment de ma courte existence j’ai cherché a me venger,ratrapé un manque d’experience,oublier que je peut avoir des sentiments,ne plus aimé pour ne plus souffrir…bref forgé une carapace et rejeté tout les sentiment qui font qu’on est humain…
            parfois il faut se perdre pour mieux se retrouvé,comme on dit rien n’existe sans son contraitre;bien et mal,amour et haine..etc;donc peut etre que c’est juste logique de se perdre pour se trouvé vu que c’est encore des opposé qui forment un tout…
            oui je sais je suis pas net,mouhahaha mais je pense que j’ai a peu pret repondu…personne n’est parfait..;parfois on se perd,on se trouve puis on se reperd pour mieux se retrouvé…c’est des cycle comme la vie…on change,on evolue,on regresse,on fais des choses bien,des choses mal…on vie quoi…
            Donc vivons!soyons libres…brisons les chaines d’etre poire melon ou cerise…faisons notre chemin sans nuire a autrui et sans vivre pour les autres…et peut etre que la tout les fruits et legumes pourrons trouvé leur complement sans manipulé,attendre quoique ce soit…etc
            il y a des poire ,melon,cerise homme ou femme…pas un pour rattrapé l’autre,on est pareil!
            et j’arrive pas ecrire car chaque chose dite engendre d’autre chose vu que tout est lié…donc il n’y aura jamais de fin…mais bon le plus dure reste de trouvé l’ame qui fera secrété ces substance chimique dans notre cerveau qu’on apelle l’amour…c’est en gros le but de tout les poire melon cerise non?le truc c’est qu’on a l’esprit pourri par toutes les image publicitaire,televisuelle…les idée inculqué par les religion,les parent,la société…etc qu’on sais meme plus trop ce que c’est en fin de compte que d’aimé simplement sans rien attendre…d’aimer l’ame,l’esprit de quelqu’un…
            zou la faut je file parceque sinon je vais pas m’arreté et la vie m’attend…

  147. Ping : Toutes des salopes, ou le mythe du mec trop gen...