Je finirai par ouvrir une coopérative fruitière

Ça fait 3 ans et demi maintenant que j’ai écrit « toutes des salopes, ou le mythe du mec trop gentil ». Si vous pouviez d’ailleurs arrêter de le commenter, ça m’arrangerait. Je supprime de toutes façons tous les nouveaux commentaires. Le débat est clos. Cela m’agace prodigieusement de devoir débattre et débattre encore sur un article si vieux et que je n’écrirai certainement plus de la même façon aujourd’hui. Peut-être certaines choses n’étaient-elles pas assez claires, bien que les femmes semblent parfaitement comprendre le propos dans l’ensemble, contrairement aux hommes (l’élite intellectuelle de notre nation, vous savez, ceux qui possèdent quasiment tout le pouvoir politique mais sont supposément trop stupides pour savoir se servir d’un lave-linge).

Quand même, il y a quelque chose qui revient en permanence dans les réactions, pas seulement à cet article mais en général; c’est ce besoin irrépressible de critiquer les choix amoureux des femmes.

Donc on va revenir sur notre triangle amoureux fruitier. Poire aime Cerise. Cerise aime Melon. Poire pense que Melon est un connard. C’est l’éternelle histoire, le grand cycle de la vie qui recommence. Dans les films, Poire finit par évincer Melon et chopper Cerise à la fin. Pourquoi? Parce que c’est Poire qui écrit les scénarios des films.

Si je devais résumer les commentaires pleurnichards que j’ai reçus, en synthétisant un maximum (oui d’ailleurs si vous pouviez éviter de m’envoyer des romans et de me raconter toute votre vie en long, en large et en travers, alors que je ne vous connais même pas, je trouve que c’est tout simplement un manque de considération de votre part de faire ça, bref) ça donnerait un peu ça: « Ouin, tu parles que de Poire, et pas de Melon qui est un méchant, ni de Cerise qui blablablabla ». Ce à quoi j’ai répondu au début: non, il n’y a rien à dire, ils sont là pour peupler l’univers de Poire, le sujet c’est Poire et personne d’autre, l’article parle de Poire, seulement il fallait bien une meuf et un gars. Ce sont des figurants, si vous voulez.

Melon ou le mauvais garçon

Depuis j’ai quand même un peu réfléchi à la question, donc je vais reformuler cette réponse. Et finalement c’est important de le préciser. On va commencer par Melon. Pourquoi ne pas critiquer le comportement de Melon? Hé bien c’est simple: Melon n’existe pas. Il n’existe tout simplement pas. Je disais plus haut que dans les films, la meuf finit toujours avec Poire, parce que Poire écrit les histoires. Pourquoi c’est Poire qui écrit les histoires, et pas Melon? Hé bien parce que quasiment tous les hommes sont au moins un peu « Poire ». Le « gentil garçon » est un mythe d’identification, c’est ce que pensent les hommes à propos d’eux-même. C’est un personnage construit à partir du regard des hommes sur eux-même. Ils sont toujours « le gentil garçon qui aime la fille et si seulement elle pouvait se rendre compte à quel point je suis un mec génial ». Et Melon est aussi un mythe masculin, mais construit en miroir de Poire, à son opposé, un personnage construit à partir du regard des hommes pour les autres hommes. Melon c’est l’Autre, le « mec pas assez bien pour elle ». C’est pour ça que ça n’a aucun intérêt de parler de Melon.

Pour le dire autrement, Poire est une sorte de condensé de ce que pensent les hommes à propos d’eux-même, alors que Melon est une sorte de condensé de ce que pensent les hommes à propos d’autres hommes. Mais tous les hommes sont un peu Poire, plus ou moins selon les individus, les stades de la vie… Bien sur, ils peuvent aussi être le Melon d’un autre homme. Dans l’histoire Poire-Cerise-Melon, sans doute que Melon est le Poire d’une autre Cerise qui sort avec un autre Melon qui est lui-même le Poire… etc.

Si vous n’avez pas compris ça, vous n’avez pas compris l’histoire. Dès lors, critiquer le comportement de Melon n’a aucun intérêt puisque cela revient à critiquer le comportement de « l’autre ». Or, dans la vie on ne peut évoluer qu’en critiquant et en s’interrogeant qu’à propos de son propre comportement, et pas de celui des autres. Personne n’est Melon pour lui-même, ça n’existe pas.

Pourquoi c’est très important de préciser ça? Hé bien parce que, je m’en suis rendue compte avec les réactions, en écrivant l’histoire de cette façon, j’ai, sans le vouloir, raconté un mythe dans lequel les hommes ont tendance à croire. Les hommes croient parfois sincèrement qu’il y a d’un côté les gentils gars, dont ils font partie, et de l’autre côté les mecs violents, méchants, misogynes, etc. Et pourtant, il peut arriver à tout homme de se montrer violent ou sexiste, de tromper sa femme ou n’importe quel comportement jugé immoral. Mais « c’est pas pareil« : ils ont toujours une bonne raison. Poire a toujours mille et une excuses, tandis que Melon, lui, ferait ça par pure méchanceté, juste parce qu’il est mauvais.
C’est évidemment complètement bidon. Je pense que cela répond au besoin de toute personne de se voir comme une bonne personne, même si elle agit parfois mal. Et, désolée de le dire sans fards, mais les hommes ont une fâcheuse tendance à mal agir par rapport aux femmes. Non pas parce qu’ils seraient nés mauvais ou quoi que ce soit (on ne nait pas homme de toutes façons, c’est de genre qu’il s’agit, pas de sexe), mais parce que [feminazgul incoming] nous vivons dans des sociétés patriarcales. Harcèlement, violences physiques, violences sexuelles et inégalités diverses sont la réalité de très nombreuses femmes. Donc, de très nombreux hommes.

[Je sais que ce paragraphe va faire hurler, mais il faut bien le dire. on passe notre temps à dire qu’il y a beaucoup de femmes victimes de violence conjugale ou de violences sexuelles, mais si on a le malheur de faire remarquer que ça signifie qu’il y a beaucoup d’auteurs de violence conjugale et de violences sexuelles, d’un coup on devient une féministe hystérique misandre qui « juge tous les hommes ». Il n’est pas question de juger qui que ce soit ici: ce sont des faits. J’énonce des faits. Après, on en pense ce qu’on veut. Messieurs, votre opinion de vous-même vous importe, ce n’est pas à moi de vous prendre en charge, arrangez-vous avec votre conscience. Sachez cependant que certains hommes ont la conscience assez calme pour ne pas prendre ça pour eux et pour ne pas venir se justifier en disant « moi, je suis pas comme ça ». Bref. Et au passage : oui je sais que des hommes aussi peuvent être victimes de violences, et oui c’est grave aussi, mais vous devriez à mon avis vous en préoccuper pas uniquement quand on parle des violences subies par les femmes. Fin de la parenthèse.]

On m’a dit parfois des choses comme: Melon est violent, il frappe Cerise, etc… Je n’ai JAMAIS parlé de ça. J’ai parlé d’une infidélité. Une infidélité n’est pas nécessairement de la misogynie. ça peut être des tas de choses. J’ai jamais parlé de violence. Et le pire, c’est quand on m’oppose le gars qui frappe à celui qui offre des fleurs. Mais, bande d’innocents, les gars qui frappent sont les mêmes que ceux qui offrent des fleurs. C’est justement pour ça que des femmes restent parfois avec des hommes violents. Ce n’est pas par masochisme. C’est parce qu’ils offrent des fleurs, des bijoux, des promesses, parce qu’ils pleurent et jurent qu’ils ne recommenceront jamais. Voire se victimisent. C’est parce qu’ils sont des Poire, eux aussi.

C’est bien confortable de croire qu’il existe des hommes mauvais et des hommes bons, qu’on fait partie de la première catégorie et qu’on a toujours une bonne raison pour mal se comporter quand cela arrive, mais ce n’est pas vrai. Tout auteur de violences (ou d’autres choses communément admises comme mauvaises, comme la tromperie) croit toujours avoir une excellente raison. Tout auteur de violence se range parmi les Poire et pas les Melon, tout comme les autres hommes d’ailleurs, qu’ils soient responsables de violences ou pas.

Vous savez, je crois que les femmes ne voient pas du tout la gent masculine divisée en gentils et méchants hommes. Ou alors pas très longtemps. Les femmes croient des tas de choses au sujet des hommes, mais très rarement qu’il en existe des bons et des mauvais. Elles auraient tort, puisque la plupart des violences surgissent au sein du couple. Il n’existe pas d’hommes foncièrement mauvais qui agiraient mal juste parce qu’ils « sont des connards ». Même les hommes qui agissent de façon la plus inacceptable envers les femmes, même ceux qui violent ou tabassent, même eux pensent être des mecs bien, avoir une bonne raison. Même eux, en lisant la petite histoire, s’identifieront à Poire.

Je sais que c’est dur à lire parce que, d’une part, certains hommes liront là une remise en question du fait qu’ils soient, au fond, de bonnes personnes, puisque rien ne les distingue catégoriquement, objectivement et fondamentalement d’autres hommes qui se comportent mal, si ce n’est leurs actions, action qui évidemment ne sont pas toujours au top. Personne n’est parfait.

Et c’est dur à lire aussi parce que je présente les hommes comme une catégorie de personnes dont les femmes ont des raisons valables et objectives de se méfier. Et d’expérience, je sais que les gens détestent ça (et pas seulement les hommes. Mais surtout les hommes, quand même). Je sais que ce n’est pas très drôle. Je trouve tout de même étrange que ce soit vécu, bien souvent, comme une déclaration de guerre, alors que je ne fais que pointer du doigt la guerre qui existe déjà. 75000 viols par an, les femmes encore en charge de 80% des tâches domestiques, plus d’une centaine de femmes qui meurent chaque année de violences conjugales… Je trouve que, devant les faits, il devient difficile de faire passer la méfiance envers les hommes comme une espèce de lubie ou de phobie personnelle déclenché par un traumatisme totalement aléatoire. Il devient difficile de prétendre que les féministes déclarent la guerre quand elles ne font que faire remarquer l’état des relations de genre et qu’il va falloir songer à se défendre un peu. Je ne remet pas en question le besoin de tout homme, et de tout humain en général, de se voir comme une bonne personne. Je crois en revanche qu’on peut se conduire mal même si on est quelqu’un de bien au fond. Et que, ne pas vouloir reconnaître ça, c’est, bien trop souvent refuser de reconnaître qu’on a pu mal se comporter, et donc potentiellement se comporter comme un sale connard.

Bref. Si vous devez retenir une seule chose, retenez que Melon n’existe pas, et qu’il n’y a aucune raison de critiquer le personnage auquel personne ne s’identifie. Le besoin de certains de voir critiquer le comportement de « l’autre, là » est à mon avis un peu immature. Vous n’avez pas de prise là-dessus, de toutes façons. Il est d’ailleurs assez intéressant que certains mecs m’ont dit qu’à un moment de leur vie ils « devenaient melon ». En lisant à travers les lignes, j’ai l’impression que « devenir melon » pour eux c’est une façon de « faire comme les autres » parce que leur façon de faire jusque là ne les satisfaisait pas. Et même parfois une sorte de renoncement à eux-même, comme s’ils avaient tellement peu d’estime pour ce qu’ils pensaient être au fond, qu’ils ne voulaient plus l’être. Mais on ne devient pas un autre. Personne d’ailleurs, aucun homme parmi les centaines qui ont réagi, ne m’a dit « être melon ». Et même quand ils me disaient qu’ils étaient « devenus Melon », j’avais l’impression d’un témoignage un peu faux, un peu fanfaron, comme s’ils ne parlaient pas vraiment d’eux-même, mais se présentaient sous un jour qu’ils voulaient favorable. J’en profite pour glisser que je vous connais même pas et que je m’en branle au plus haut point. C’est votre opinion de vous-même qui compte pas la mienne.Maintenant, passons à…

Cerise, cette fieffée s**** qui a son propre désir, ses propres idées sur les gens et qui préfère un autre mec que vous.

J’ai eu encore plus de demandes de critiquer les comportements de Cerise que ceux de Melon. Genre, c’est admis que Melon est un sale connard, ok. C’est l’autre là bas qui est méchant et choppe la fille alors que moi ben je suis gentil et je me b… Enfin bref c’est un connard, il fait des trucs de connard, c’est admis. Mais Cerise, elle… POURQUOI VA-T-ELLE AVEC LUI ALORS QUE JE SUIS UN MEC TELLEMENT GÉNIAL? Est-ce de la stupidité purement féminine, ou de la méchanceté purement féminine?

Vous auriez aimé que je vous dire que si Cerise va avec l’autre, là, c’est qu’elle ne voit pas quel mec formidable vous êtes, mais qu’un jour elle le verra, et que là elle tombera amoureuse, et même qu’elle est bien conne et méchante de pas l’avoir vu plus tôt. Mais, je suis sincèrement désolée, oui, sincèrement parce que je vois bien que, pour certains, ça leur aurait vraiment fait du bien que je dise ça. Et j’aime bien faire du bien aux gens. Mais j’aime l’honnêteté, surtout. Et il faut grandir, mes p’tits poulets. Je dis pas que vous êtes pas des mecs biens à votre façon, ni qu’aucune fille ne s’en rendra jamais compte. Mais c’est pas comme ça que ça marche, sauf dans les films produits par Hollywood et écrits par des Poire en puissance (oui, même les hommes riches et célèbres qui font des films à gros budgets sont des Poire). Dans la vraie vie, c’est plus compliqué. Dans la vraie vie, Melon aussi est un mec bien. Lui aussi a des rêves, des espoirs, des qualités cachées. Lui aussi est un Poire tout comme vous, les mecs. Et si Cerise l’aime, c’est surement qu’elle a des raisons.

En fait, plein d’hommes m’ont sincèrement posé la question, attention j’ouvre les guillemets avec des pinces monseigneur:

« POURQUOI CERISE RETOURNE AVEC MELON ALORS QUE MELON L’A TROMPÉE ET QUE POIRE EST SI GENTIL AVEC ELLE? »

…Non mais vous êtes sérieux, les gars? Genre, personne ne retourne jamais avec quelqu’un après une tromperie? Genre tu peux pas aimer quelqu’un après une tromperie? Genre tu peux pas partager des sourires, des rires, des caresses, des orgasmes, des sushis, puis perdre un peu l’autre de vue, puis ça se passe mal, puis vous vous éloignez, puis un jour il va avec un.e autre, puis tu es jaloux.se, tu lui en veux, mais finalement il se dit que c’était une erreur et vous vous remettez ensemble?

Les gens qui estiment qu’ils pourront jamais se remettre avec quelqu’un qui les a trompé sont généralement totalement inexpérimentés sur la question. La jalousie se gère. Étant polyamoureuse, ces histoires ne me concernent et ne me parlent pas tellement, mais je suis quand même pas née hier, et je vois bien que les tromperies, les histoires de jalousie, parfois, ça se gère. Parfois non. Tout dépend. Chaque situation est unique et particulière.

Cette question de pourquoi Cerise retourne avec Melon est totalement égoïste, égotique, égocentrée et j’en passe. Et oui, j’ai écrit l’histoire comme ça, du point de vue du pauvre gars qui voit la meuf qu’il convoite (comme un premier prix de tombola, je dis ça en passant) aller avec un autre. Donc ça oriente le point de vue des lecteurs, et pas forcément de la meilleure façon. Mais jamais vous vous dites que si la fille que vous aimez bien sort avec un autre gars, c’est parce qu’elle a de bonnes raisons? Et non, ça veut pas dire qu’il est mieux que vous. Les femmes ne sortent pas avec le gars qui est « le mieux » que les autres. Bon, je vous l’accorde, c’est vrai que certains femmes aiment bien se raconter que leur gars est le plus fort, le plus beau et a la plus grosse teub de tout l’univers, mais elles disent ça parce qu’elles sont amoureuses(1). Et non pas l’inverse. On choisit pas un mec parce qu’on trouve que c’est le meilleur, on trouve que c’est le meilleur une fois qu’on l’a choisi.

On m’a demandé des dizaines de fois de porter un regard critique sur le choix amoureux que fait Cerise en sortant avec Melon. Mais allez vous faire shampouiner les poils du derche, sérieux. Peut-être qu’il est beau. Peut-être qu’il est intelligent. Peut-être qu’il la fait rire. Peut-être rien de tout ça. Peut-être qu’il est moche, con et sans humour et qu’il y a un quelque chose chez lui qui l’attire à elle. Peut-être qu’ils partagent une même passion pour le tuning ou les peintres hollandais du XVIIème siècle. Vous n’en savez rien. Et franchement, ça vous apporte quoi de savoir pourquoi la meuf que vous aimez bien sort avec un autre? Elle a surement de bonnes raisons. Si ça vous a pas traversé l’esprit, c’est sans doute un signe que vous la considérez un peu comme un objet et pas trop comme un être humain comme vous. Pas autant qu’il faudrait.

Et me dites pas que c’est parce qu’elle est malheureuse que vous mettez en doute ses capacités de choisir la bonne personne. D’abord j’ai jamais dit qu’elle était malheureuse, avoir des problèmes de couple, ou même des doutes sur son couple, ne signifie pas être malheureux. Mais surtout, vous me dites tous, presque sans exception, être très malheureux en amour, et pourtant je vous dis pas que vous êtes juste trop idiots ou masochistes pour choisir la bonne personne. Quand vous critiquez les choix amoureux d’une femme, c’est le sexisme qui parle.  IMG_1854Au fond, ça vous apporte quoi de le traiter de connard et de penser que vous êtes fondamentalement quelqu’un de plus éthique que lui, alors que vous ne savez rien de leurs histoires de cul ou de cœur, si ce n’est que sa copine se plaint de lui quand ils se disputent? Évidemment, quand on se dispute avec son gars, et qu’on se confie à un ami (supposé être totalement désintéressé, je le rappelle au passage)  on se plaint. C’est logique. Au passage, si ça vous agace, si vous n’aimez pas cela, si ça vous fait mal d’entendre parler des histoires de cœur de la fille pour qui vous avez des sentiments, ou encore si vous ne vous sentez pas l’énergie de la consoler parce que vous avez vos propres problèmes, c’est votre droit. Vous n’êtes pas obligés de faire ça. Vous avez le droit de dire non. Vous avez le droit de dire: je suis désolé j’ai des sentiments pour toi et t’entendre parler de ça, c’est douloureux pour moi. Vous avez le droit de dire: Je n’ai pas le temps/pas l’énergie de t’écouter aujourd’hui, mais on peut en parler à un autre moment quand je serai plus disponible. C’est ce que ferait un vrai ami. C’est même ça, la vraie gentillesse: donner ce qu’on se sent capable de donner, de façon désintéressée, et non pas ne pas oser dire non et finir par détester l’autre. Vous avez le droit de ne pas entendre parler des histoires de Cerise si ça vous fait chier. Si vous l’écoutez, si vous prenez sur vous de la consoler ou de la rassurer, vous n’avez pas à le lui reprocher ensuite. Sauf si elle vous a mis un couteau sous la gorge pour le faire. Ce qui, je dois dire, n’arrive pas très souvent.IMG_1855

A propos de la friendzone…

Vous savez, je pense que les femmes n’ont pas besoin d’une personne totalement et 100% dévouée qu’elles peuvent appeler à tout heure du jour ou de la nuit. Ce sont les petits bébés qui ont besoin de ça, à la limite, mais pas les adultes. Les femmes n’ont pas non plus besoin d’une carpette humaine qui ne leur dit jamais non. Ça, personne n’en a besoin. Je crois que les femmes ont besoin d’être considérées comme des êtres humains à part entière. Et pas comme des choses. Et cette histoire de friendzone, c’est extrêmement insultant pour les femmes. Notre amitié n’est pas un putain de lot de consolation. Nous écouter parler de nos peines de cœur devrait être un geste désintéressé (et c’est pas forcément à sens unique, hein, je précise) et pas un espèce de travail dont le paiement serait de l’amour ou du sexe. Des copines le font et je n’ai jamais vu aucune femme venir se plaindre d’avoir écouté les histoires de quelqu’un et de ne rien avoir obtenu en échange.

Réfléchissez à cela: le féminisme, c’est la croyance radicale que les femmes sont des personnes. A quel moment dans votre vie, vous considérez les femmes comme des gens? Si vous écoutez vos copines vous plaindre de leurs gars alors que ça vous fait chier mais que vous espérez qu’en dissimulant votre lassitude et votre agacement, elles finiront par savoir quel mec formidable vous êtes au fond et à récompenser votre abnégation avec du sexe, hé bien ça ne marchera pas. Vous pouvez bien imaginer que quand une femme se rend compte que c’est comme ça qu’un « ami » la considère, ça lui donne pas franchement envie d’aller plus loin. Si vous considérez les choses comme ça, c’est quand même un peu que, d’une certaine façon, vous avez du mal à voir les femmes comme des gens. Et la culture nous influence toutes et tous dans ce sens-là, à considérer que les femmes doivent des services sexuels aux hommes, mais, malgré tout le sexisme intériorisé, les femmes se vivent tout de même comme des êtres humains, des individus. (Et d’ailleurs, quand vous faites semblant de vous intéresser aux problèmes de quelqu’un alors que ça vous emmerde, vous lui montrez pas que vous êtes quelqu’un de bien. Vous lui montrez votre hypocrisie. ça veut pas dire que vous êtes pas quelqu’un de bien, mais quand vous faites ce genre de choses, vous montrez pas une très belle partie de vous-même, franchement).

Manuel de drague pour les Poire en détresse?

Encore une chose qu’on m’a demandé bien souvent, c’est (en résumé, encore une fois, vous avez vraiment tendance à me raconter vos vies dans le détail) : « ok, je suis Poire, mais alors que faire pour chopper Cerise? ».
Vraiment, si vous traversez des déboires amoureux, si vous vous sentez seuls et vivez des choses difficiles comme de la frustration, vous avez toute ma sympathie. Seulement, je n’écrirai pas un N-ième manuel de drague. Les réponses à vos questions ne se trouvent dans aucun livre, ni aucun blog, ni aucune vidéo de PUA. Les PUA apprennent à faire céder les limites que les femmes peuvent déjà avoir du mal à placer, et vous rendre auteur de violences sexuelles n’améliorera ni votre vie, ni, j’espère bien, l’image que vous avez de vous-même. Ils n’apprennent qu’occasionnellement et sans le faire exprès à séduire, souvent encore plus maladroitement qu’ils ne l’auraient fait sans méthode, et de façon beaucoup plus dangereuse. Je ne méprise pas les problèmes des hommes qui se sentent seuls ou frustrés, mais s’il vous plait, prenez vous-même la question du consentement éclairé avec le sérieux qu’elle mérite. Ne soyez pas le relou de service à qui on doit dire 30 fois non. Ne soyez pas ce type qui insiste à mort pour coucher avec une fille au point qu’elle finisse par dire oui de lassitude et se sente sale et dégoûtée d’elle-même. Ne soyez pas ce type qui essaie de faire boire une fille pour profiter d’elle quand elle sera ivre. Ne soyez pas ce type auquel quand une meuf repense elle se sent super mal. Ne soyez pas un violeur. Ouvrez les yeux, ça n’a rien de cool de faire ça, c’est juste horrible, et, oui, ça fait de vous quelqu’un de mauvais. Et ça ne vaut pas le coup. Jamais.

C’est le message que j’ai à faire passer aux hommes. A travers l’article sur Poire, et la série qui a suivi, j’ai pas voulu donner des solutions à son problème, j’ai voulu simplement lui donner un autre regard sur lui-même. Et je pense que ça peut être très utile. Mais j’ai pas toutes les solutions. Moi ce qui m’intéressait, déjà, c’est de démontrer que ces comportements sont en réalité des comportements de dominant. Estimer qu’on a droit à du sexe, critiquer les choix amoureux des femmes parce qu’ils nous conviennent pas, c’est des comportements de mec dans une société patriarcale. C’est des comportements de patron. C’est des comportements de personnes qui estiment un peu (inconsciemment, sans doute) que les femmes sont des objets, qu’elles leur appartiennent un peu, qu’elles sont propriété publique et qu’on devrait quand même un peu régenter leur vie amoureuse parce qu’elles ne sont pas capables de faire des choix éclairés en la matière. Et je pense que c’est important que les hommes prennent conscience de ça. Je sais pas si ça peut vous aider, mais je pense que oui, un peu. C’est un début.

Quant à « comment draguer Cerise »… Ben, si vous avez tout bien suivi, Cerise étant une personne, un être humain à part entière, il n’existe pas de solution toute faite pour qu’elle décide de coucher avec vous. Elle fait ses propres choix. Peut-être qu’elle n’en aura jamais envie. La séduction est une chose compliquée, et ça se fait à deux, et dans les deux sens. Vous expliquer comment faire en sorte qu’une femme veuille de vous, non seulement c’est pas mon rôle, mais c’est le rôle de personne. Toute personne qui se piquera de vous expliquer comment changer les choix amoureux d’une femme a oublié que les femmes n’étaient pas des animaux de compagnie et surtout que la séduction n’était pas du dressage. Et employer des techniques de contrôle d’autrui pour obtenir des faveurs sexuels, ça porte un nom: le viol.

Je suis désolée de pas avoir réponse à vos questions. Mais, parmi les mecs qui m’ont écrit, je suis sure qu’il y a des personnes vraiment super. Seulement, c’est pas à moi de décider qui est un mec bien. C’est pas à moi de  vous rassurer. C’est pas à mois de régler vos problèmes. C’est à vous. Commencez par respecter les femmes et les autres hommes, ce sera un bon début. Vous pourrez avoir une bonne opinion de vous-même sans vous mentir.

Quant à comment chopper Cerise, la question est mal posée. Si chopper Cerise est la seule chose qui puisse vous rendre heureux, réfléchissez. Genre, vous êtes sûr? Genre, elle a quoi cette meuf, pour être la seule clé de votre bonheur? Elle est si extraordinaire que ça? (et si oui pourquoi lai traiter de salope?) Si vous avez tant de facilités à considérer ses choix amoureux à elle comme critiquables ou mauvais, pourquoi vos choix à vous vous semblent si évidents et non questionnables? Pourquoi vous êtes absolument certain que votre plus cher vœu c’est de finir avec elle, mais que par contre vous remettez en question son choix à elle d’être avec un autre? Tout ça est du même tonneau. On est tous des humains, on fait tous des choix imparfaits de temps à autre, mais ce sont les nôtres. Et seuls vous pouvez vous interroger sur vos choix, et savoir si ce sont les bons, alors je vous invite à le faire.

Ah et, oui, comme conclusion, je le redis: C’est pas de la vraie gentillesse si vous la traitez de salope et si vous vous plaignez de son amitié. Oui c’est évident, pourtant. Je comprend pas pourquoi il faut le répéter.

pdd-nice-guy

 

Je glisse ça ici parce que j’ai eu beaucoup de questions angoissées sur ask à ce sujet, mais la taille du pénis est quelque chose de totalement subjectif. J’ai eu une copine dont je mesurais le sentiment amoureux pour ses gars à la taille du pénis qu’elle leur décrivait. Taille qui allait apparemment en décroissant quand le couple battait de l’aile(1) ).

112 réflexions au sujet de « Je finirai par ouvrir une coopérative fruitière »

  1. Merci pour ces réflexions.
    En me documentant sur les statistiques des violences domestiques, je suis tombé sur cet article Wikipedia :
    « Some sources state that gay and lesbian couples experience domestic violence at the same frequency as heterosexual couples,[6] while other sources state domestic violence among gay, lesbian, and bisexual individuals might be higher than among heterosexual individuals […] »
    https://en.wikipedia.org/wiki/Domestic_violence_in_lesbian_relationships
    Outre « les sales connards », ne faudrait il pas remettre en cause les relations toxiques au sens large ?

    • Il faut bien sur dénoncer les relations toxiques. Le genre n’est pas le seul facteur qui entre en jeu dans les relations humaines, c’est pourquoi il peut aussi y avoir des hommes victimes de violences conjugales de la part de femmes (même si c’est plus rare que l’inverse) et apparemment on aurait tendance à sous-estimer la violence dans les couples homo… (surtout lesbiens car les femmes sont douces et inoffensives n’est-ce pas). En fait, n’importe quel humain peut être abusé. Mais ça arrive aux personnes les plus fragiles, et le genre est un facteur de fragilité parmi d’autres. D’ailleurs, je pense que subir l’homophobie est aussi un facteur de fragilité.

  2. J’ai beaucoup aimé cet article ! D’un côté, tout me semble être d’une évidence totale, de l’autre il faut bien reconnaître que pour pas mal de personnes ça n’en est pas (encore) une. Je ne pensais pas qu’on t’écrivait autant sur ce genre de choses, j’espère que tout ça pourra aider et faire réfléchir des gens. :)

  3. Ping : Sexisme - Comprendre la discrimination | Pearltrees

  4. Je suis trop d’accord, surtout que j’ai jamais vu une femme se plaindre de se faire « friendzoner ». Moi aussi, on m’a jugé inapte à faire des choix amoureux et en prime avec des relents de xénophobie (il est sicilien): pourquoi tu sors avec x , tu vas finir femme battue, pourquoi ne pas te mettre avec poire, il est gentil.
    C’est fatiguant, mais maintenant dès que je vois qu’un gars que je considère comme un ami est attirée par moi ou a des sentiments, je m’éloigne, c’est beaucoup plus simple même si c’est vrai que c’est le genre de truc super dur à voir parfois.

    Ton article est véridique, je hais tous ses articles, vidéos avec pour titre: comment ne pas se faire friendzoner ? ou comment sortir de la friendzone ?

    Merci :)

  5. Ah, cette histoire de friendzone… A entendre ce mot, on croirait que l’amitié n’a aucun intérêt… :/ Je vais vraiment finir par avoir ce terme en horreur. Comme tu l’as dit, c’est insultant, c’est vexant… c’est triste, aussi. L’amitié n’est pas moins importante qu’une relation de « couple » ou sexuelle, bien au contraire. Je ne comprendrai sans doute jamais cette hiérarchisation. ça me fait penser aux réactions de ma famille quand j’allais voir mes potes (des mecs), seule, alors que j’étais en couple… « Et il réagit comment, ton copain ? » ; « Il va être jaloux ! » ; « Et toi, tu réagirais comment s’il allait voir d’autres filles, comme ça, tout seul ? » – alors qu’il le faisait déjà et que je m’en battais les ovaires. La jalousie, ça se gère, effectivement, surtout quand elle n’a aucun lieu d’être.

    Sinon, novembre dernier, j’ai eu le « privilège » d’avoir affaire à deux Poires réunis. Tu parles de vacances… Le rôle de Cerise n’a rien de drôle, pas plus que celui de Poire. Mais bon, eux deux avaient l’air de s’en foutre. Pour faire simple : l’un m’a fait des avances, auxquelles je n’ai pas répondu, et il l’a très mal vécu. J’étais désolée pour lui, vraiment, j’ai même éprouvé de la culpabilité (alors que je n’avais rien à me reprocher, en fait)… Mais voilà, je n’étais pas intéressée, point barre. C’est là que son compère est entré en jeu, commençant à m’emmerder et à limite me menacer sur Skype, disant qu’il n’avait pas apprécié mon comportement, que c’était pas bien de repousser un mec « prêt à tout pour moi », que j’étais insensible, et gnagnagna, et gnagnagna… Comme si ça m’avait fait plaisir, tiens. Cerise sur le gâteau (jeu de mots complètement non intentionnel^^), je viens tout juste d’entamer une relation plutôt approfondie avec un autre de leurs amis (appelez-le Melon si vous ça vous chante), et Poire n°2 m’a reproché ça aussi.

    PUTAIN.

    Mais qu’on nous lâche la grappe, sérieux…

    En plus, dans cette situation, je me suis vraiment sentie utilisée. Et mes désirs, mes pensées à moi, on les prend en compte ou pas ?! J’ai eu l’impression d’être un foutu colis, une pochette surprise ou une autre connerie dans le genre.
    Résultat : deux semaines de déprime totale pour moi. Poire n°1 s’est calmé – même s’il continue à me faire la gueule (c’est son droit, after all) quand je vais parler à mon Melon, qui s’est d’ailleurs pas mal senti embêté pour moi dans cette histoire – mais l’autre… Erm.

    Je ne sais pas si mon témoignage sera utile, j’espère quand même qu’il permettra à certains de comprendre. C’est la première fois que je vis cette situation, et NON, ça ne fait pas plaisir, NON, je ne suis pas une salope insensible et cruelle, j’ai juste fait mes choix et je les assume, et tant qu’on y est, NON, Melon n’est pas un connard, c’est juste un mec dont vous êtes jaloux.

    En espérant que les mentalités changent un jour…

    Voilà. Cerise avait besoin de s’exprimer. Je ne sais pas si mon commentaire sera très utile, mais je voulais parler.

  6. Bonjour l’elfe ! J’ai hésité à plutôt venir t’en parler sur Twitter parce que c’est un peu HS par rapport au cœur de l’article, mais comme tu insistes sur le sujet et que j’ai besoin d’un peu de place, je laisse un commentaire.

    Je voudrais revenir sur « dans le monde, la violence subie de la part des hommes est la première cause de mortalité des femmes en âge de procréer » et « Néanmoins, même si ce n’est pas très marrant, méditez bien autour de cette statistique: les hommes sont la première cause de mortalité des femmes de 19 à 44 ans, devant la guerre, le cancer et les accidents de la route. ». Il y a quelques années j’ai fait beaucoup de recherches autour de cette phrase de Sandra Barnes pour l’article Violence conjugale de Wikipédia, et il s’avère que cette phrase est fausse.

    Il s’agit d’une information déformée tirée d’un rapport de la Banque mondiale de 1993, Violence against women : the hidden health burden, qui dit que la violence conjugale est l’un des risques majeurs pour la santé des femmes de 15 à 44 ans et celui qu’elles ont le plus nombreuses à subir, mais non la première cause de mortalité. Le rapport est disponible ici : http://documents.worldbank.org/curated/en/1994/07/442273/violence-against-women-hidden-health-burden

    Si tu veux voir comment j’en suis arrivée à cette conclusion, tu peux lire https://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion_utilisatrice:Matou91#Violence_conjugale_2 et https://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Violence_conjugale#Premi.C3.A8re_cause_de_d.C3.A9c.C3.A8s_.3F . Tu peux également demander à @_batou_, il m’avait aidé dans mes recherches. J’avais même écrit à l’OMS, ils m’avaient gentiment renvoyé les docs susceptibles de comporter ce genre d’information : aucun ne disait que la violence conjugale était la première cause de mortalité des femmes en âge de procréer.

    Les extraits du rapport qui circulent ont des formulations un peu ambiguës, surtout en français, ce qui explique que l’erreur soit répandue y compris chez des personnes comme Sandra Barnes. Mais elle est fausse et je pense qu’il en va de notre crédibilité en tant que féministes de ne plus la présenter comme vraie.

    • ha d’accord, merci. Désolée pour la fausse info. Je continue néanmoins de considérer qu’il y a bien assez de décès et traumatismes dus à la violence pour que les femmes se méfient légitimement des hommes.

      • Bonjour,
        Je pense que ce serait mieux si tu corrigeais la phrase dans ton texte d’origine. Je m’explique.
        Quand j’ai lu ton texte et que je suis tombé sur cette affirmation, j’ai été très surpris et j’ai été vérifier sur diverses sources, et comme ses sources me disaient que ce n’était pas le cas, ça m’a mis très mal à l’aise. En effet, cette accusation est assez grave et le fait qu’elle soit inexacte lui ôte beaucoup de crédibilité. Un de mes réflexes primaires a d’ailleurs été de me dire que si cette affirmation était fausse, le reste reste du texte devait être aussi faux et que ça ne valait pas la peine de le lire. Hors ce n’est pas le cas: le texte est très intéressant, très pertinent.
        Je suis un vieux schnock, c’est ce qui a fait que j’ai persisté dans ma lecture, et dans la lecture des commentaires, dont justement celui de cha_matou. Mais je pense qu’un mec plus jeune aurait été définitivement rebuté. Hors justement, tes propos sont très intéressants et très éducatifs pour les poires que nous sommes tous (d’ailleurs faudrait les enseigner au collège, je pense). Et c’est eux sur lequel ce texte peut avoir le plus grand apport éducatif, pas sur les femmes qui vivent et connaissent déjà ce que tu décris.
        Donc s’il te plait, pourrais-tu corriger cette phrase, afin que tous les mecs poires du monde qui lisent ton texte le lisent en entier et deviennent donc moins cons?

    • Merci, cette phrase m’avait également choqué et je cherchais les sources de cette information. Je ne trouve pas ça HS du tout car c’est le genre d’argument-massue qui est relayé de blog en blog sans jamais être vérifié.
      Ça ne remet pas en cause le fond de l’article mais ça décrédibilise totalement le travail effectué en amont.

  7. Mais heu j’suis gentil moi, les autres j’veux bien qu’ils soient concon mais moi…

    Non je déconne, par contre : » C’est parce qu’ils offrent des fleurs, des bijoux, des promesses, parce qu’ils pleurent et jurent qu’ils ne recommenceront jamais. Voire se victimisent. C’est parce qu’ils sont des Poire, eux aussi. »
    Je crois que ça s’appelle des pervers narcissique et ma mère en a déjà croisé deux.

    Sinon je me souviens de ton article sur Poire il y a 3 ans, ça m’avait beaucoup changé ma façon de voir, étant venu au départ pour le végétarisme. Et du coup je me suis rappelé mes expériences de lycée. Par moment je me sens très con.
    Mais ça toujours été les femmes qui m’ont apprise les vrai leçons et les bonnes claques dans la g****e ( c’est figuratif ofc ).
    Mais du coup avec cet article je te remercie pour l’autre article, d’ailleurs je me demande si je ne t’avais pas déjà envoyé un message à ce propos il y a 3 ans et demi de remerciement ou je ne sais quoi.
    Bref mici bicoup.

    • Je pense que c’est un raccourci de dire que tous les hommes qui font ça sont des pervers narcissiques. Je pense que le pervers narcissique est un profil bien précis, bien sur les pervers narcissiques sont manipulateurs et violents, mais d’autres hommes peuvent l’être aussi dans une certaine mesure, sans être nécessairement des PN. En tous cas, tous les hommes violents ont un côté « gentil », ils ne sont pas QUE violents tout le temps.

      • Tout le monde est « pervers narcissique… » Le contraire est l’exception, non la règle. Narcissique, on vit dans une époque qui promeut ça comme un idéal de vie. Et pervers… Ben nécessairement, quand on pense qu’à sa gueule, quand on est dans la consommation de l’autre, on a tendance à ne plus trop considérer l’autre comme un être vivant. Tout ça pour dire que l’expression « pervers narcissique » n’a aucun sens.

        • Tu sais juste pas ce que ça veut dire en fait. Y a rien de mal à pas savoir. Mais je vois pas pourquoi vouloir à tout prix ramener sa science quand on sait pas.

          • Quand un mot peut servir à désigner 100% d’une population donnée, il est temps d’envisager que ce mot est un mot-creux.

          • Oui, comme par exemple « humain » ça ne veut rien dire
            Euh attends
            Y aurait une faille dans ton raisonnement?
            Tape juste « pervers narcissique » dans google et instruis-toi, sérieux

          • Je trouve ça drôle que tu aies affiché mes deux commentaires signés mt16, qui je te l’accorde n’ont aucun intérêt ; et que par contre tu aies modéré mon commentaire signé « maja » où j’aborde concrètement la question du rôle social masculin, qui est un point aveugle de tout ton raisonnement sur « Poire. » Mais à vrai dire tu m’as modéré plusieurs fois à ce propos, dans plusieurs articles (j’ai gardé une copie de mes textes, je les posterai pê sur indymedia à l’occasion, tiens).

            Je crois que je réalise maintenant que tu laisses passer les commentaires où tu as la possibilité de rabaisser ton interlocuteur et de le traiter comme de la merde, et que tu modères ceux qui te mettent en difficulté sur ton argumentation – en bref, tu choisis ceux qui te permettent de te positionner en dominant.

          • En fait j’ai supprimé ton commentaire d’une part parce qu’il était extrêmement long, donc c’était difficile de répondre point par point. Et d’autre part parce que tu n’as simplement pas compris le propos de l’article, et on dirait que tu ne l’as pas lu du tout. Tu as le droit de ne pas être d’accord avec moi, mais dans ce cas là il faut tenir compte de mes arguments afin d’y objecter les tiens. Tu peux juste pas partir du principe que Poire est un dominé et pas un dominant, sans argumenter sur ce point, alors que je dis clairement le contraire et que je l’ai argumenté dans les articles. Tu peux simplement pas juste lire ce qui t’arrange et ignorer le reste. J’ai bien indiqué dans la section « avant de commenter » que commenter implique d’avoir lu les articles en entier.

            Et si je peux me permettre, je t’encourage à publier tes textes si tu le souhaites. Simplement ça n’a pas sa place ici, parce que les commentaires de ce blog sont un espace de dialogue autour des articles qui sont écrits ici. C’est pourquoi je ne valide pas les commentaires de gens qui n’ont visiblement pas lu en entier ou n’ont pas compris l’idée maîtresse et donc commentent à côté. Je n’ai juste pas envie de rentrer là-dedans, je n’ai pas envie de réexpliquer 100 fois ce que j’ai déjà expliqué dans l’article. J’expose mes arguments une seule fois, c’est à ça que sert mon blog.

  8. Sur l’internet en général c’est très très très très (très, très très) fréquent de lire ce genre de réaction de la part des hommes : le méchant c’est l’autre (tout en insultant les femmes).
    Pour faire court ça tient à deux choses : « l’entitelement » ou le « droit » que les hommes pensent avoir sur les femmes. Et le narcissisme qui en résulte chez les hommes. Les hommes sont éduqués dans l’idée qu’ils sont supérieurs, qu’ils ont la priorité dans de nombreux domaines (dont le travail) et ils ont l’habitude qu’on prenne LEUR avis en priorité, qu’on les représente EUX en priorité, etc etc. a tel point qu’ils vivent dans un monde où ça leur semble parfaitement normal que ça se passe ainsi. Au final, quand on a le malheur de les contrarier ils se mettent en colère (essayez de faire entendre que les femmes ont leur place dans le monde de la tech ou qu’elles jouent depuis des lustres aux Jeu vidéo).
    Ils pensent aussi qu’ils ont un droit prioritaire sur les femmes (chacun pense ça sur les femmes qui les intéressent), même vis à vis des autres hommes.
    Peu d’hommes sont d’une hostilité extrême envers les femmes, mais nombreux sont les hommes qui entretiennent dans un coin de leur tête l’idée que les agressions envers les femmes sont en quelque sorte justifiées quand ils en sont les auteurs (puisque eux sont seulement en train d’accéder à leur dû, auquel ils ont droit selon leur logique narcissique qui les place en supérieur mais aussi vis à vis des autres hommes en forcément-meilleur-choix-que-l’autre).

    Je parie que rien qu’en disant ça, 90% des gens qui me liront penseront que je suis une féministe radicale alors que je ne fais que décrire le patriarcat. Mais oser décrire les hommes et leurs privilèges est déjà une transgression dans le patriarcat.

    Donc la femme qui se refuse à l’homme est une connasse et l’autre homme qui fait barrage à ce que l’homme puisse accéder à une femme (qui lui revient de droit donc) devient problématique. Il empêche d’accéder à qqch que l’homme considère comme étant déjà acquis.

    Cette vision narcissique du monde est utile pour justifier tout acte que l’homme entreprend à l’égard des femmes ou même des autres hommes : quoi qu’il se passe il est protégé, car lui est dans son bon droit et quoi qu’il fasse c’est forcément une bénédiction pour celui ou celle qui le reçoit.

    Je suis désolée de ramener un peu ça sur le tapis mais ça rappelle les agressions à Cologne (qui d’après les derniers éléments seraient majorité des vols, et en majorité commis par des non réfugiés mais peu importe, c’est l’image qu’on en a dont je veux parler). Les hommes blancs scandaient « ils agressent NOS femmes ». Il y a donc un droit prioritaire des hommes blancs sur les femmes (supposément blanches, parce qu’évidemment, les femmes agressées dans les camps de réfugiés, elles ils n’en parlent pas). Et par contre, le nombre phénoménal d’agressions quotidiennes auxquelles font faces les femmes, on n’en parle pas, ce sont des actes « isolés » comme m’a dit un mec (75 000 viols par an, ça fait quand même beaucoup d’actes «  » » » »isolés » » » » »). Ce que font les hommes blancs, ce n’est en rien des agressions (ce sont des salopes affabulatrices qui essaient de faire du mal à des gentils hommes blancs en inventant des faits), par contre, les « autres » n’ont pas le droit de toucher « nos » possessions.
    Enfin il y a bien sur beaucoup de choses qui entrent en ligne de compte ici, mais les discussions sur ces agressions ont fait émerger beaucoup de choses je trouve sur la vision très narcissique et « magnifiée » que l’homme blanc a de lui même.

    La seule façon d’inverser un peu ça c’est de rééquilibrer un peu les représentations des femmes dans les médias/le travail/la politique, etc. afin que l’homme comprenne que ce n’est pas normal qu’il se sente ainsi le centre du monde comme s’il était roi en tout pays.

    • Mais c’est faux. Je suis tout à fait scandalisé par de tels propos. Les chiffres sont peut-être vrais, je ne suis pas un expert en chiffre, mais je n’ai JAMAIS prétendu avoir la priorité sur quoi que ce soit par rapport à une femme PARCE QUE c’est une femme, et puis je ne me suis jamais senti supérieur aux femmes. Et si je dis ça c’est aussi parce que je sais que mes amis proches ont le même avis que moi. Je ne sais pas quels hommes tu côtoies, mais ils doivent être bien con et j’en suis triste pour toi.

      • « PAS TOUS LES HOMMES MOI JE SUIS PAS COMME ÇA OUIN OUIN JE SUIS GENTIL MOI »

        merci, voici un bon point

    • « Pour faire court ça tient à deux choses : « l’entitelement » ou le « droit » que les hommes pensent avoir sur les femmes. »

      =>Toutes (sans exception) les mères de garçons que je croise estiment normal de dire à leur fils de faire la bise à ma fille alors qu’elle n’aime pas ça. On parle d’enfants de moins de 3 ans. Leur éducation est je pense faite à 100% ou presque par des femmes.

      Je crois qu’un peu de sensibilisation vers ce public ne serait pas de trop.

      • Et un peu de sensibilisation pour que les hommes s’occupent de leur progéniture, j’imagine que c’est hors de propos?

  9. Au fait, pourquoi ne parler que de Cerise? Et Pêche? Et Châtaigne?
    Dans les conseils tarés des PUAs, il peut y avoir des choses utiles à retenir. J’en ai retenu que si devenir un vrai PUA c’était… absurde (?) apprendre à se respecter soi-même pour ne plus être Poire, c’était la base de relations saines:
    « Tu n’arrives pas à plaire à Cerise, mon petit Poire? Et bien arrête de t’entêter (car non seulement tu passes pour un con mais en plus tu l’emmerdes) et « nexte ». Regarde si des fois tu ne plairais pas à Châtaigne ou Pêche. Ou Prune. »
    « Cerise t’as trompé dans les grandes largeurs comme jamais tu n’aurais osé le lui faire? Pose toi les bonnes questions. Es-tu capable de lui pardonner ou lui en voudras-tu toujours, même si tu t’obstines à le nier « pour des raisons idéologiques »? Ce frisson qu’elle a été chercher chez Melon, es-tu capable de lui fournir: après tout, c’était peut-être juste que pour cause d’éducation à la con tu n’osais pas. Si oui, assume et évolue. Si non assume et agis: explique à Cerise que non, ça ne le fera plus et au revoir. Ce n’est pas la fin du monde, d’autant que ça tombe bien, Châtaigne semblait intéressée par ta poire. Ce serait intéressant de voir ce qu’elle cache sous son dehors piquant. »

    Note: je n’ai pas d’opinion précise sur les « aventures conjugales », mais je pense que dans l’idéal elles devraient faire l’objet d’un consentement préalable avec définition des limites. Si on accepte la liberté de tromper son conjoint, je ne vois pas comment on pourrait refuser la liberté de larguer son conjoint.

  10. Je pense qu’un lien vers le site du Dr Nerdlove pourrait bénéficier a beaucoup des lecteurs de cet articles (et des précédents).
    Pour présenter le site rapidement, il s’agit d’articles pour donner des conseils aux hommes (principalement, étant donné que l’auteur est un homme lui-même, même si certains conseils s’appliquent aussi aux femmes) sur comment trouver, selon ce qu’ils cherchent, un partenaire d’un soir ou quelqu’un pour la vie.
    Mais il ne s’agit d’apprendre à manipuler qui que ce soit, ou de convaincre une personne en particulier de changer d’avis. Et il y a aussi une vraie exploration des dynamiques de genre…
    Quelques articles, pour donner une idée:
    http://www.doctornerdlove.com/2015/06/why-is-it-so-hard-to-be-a-good-man/
    http://www.doctornerdlove.com/2014/03/fck-like-a-gentleman-pt-1/
    http://www.doctornerdlove.com/2013/04/nerd-role-models-pick-up-artist/
    http://www.doctornerdlove.com/2016/02/fix-your-dating-failures/
    Un extrait du premier lien
    “A key to being a good man is very simple: having respect for other people, for their perspectives, for their capabilities and for their lived experiences.[…]This is one of the reasons why so many women ask men to simply stop and listen; by listening instead of deciding we’re experts in lives we’ve never experienced, we can begin to understand. By understanding, we are able to relate better. We become better.”

    • Oui, c’est excellent comme site (bon, pas toujours parfait mais il met réellement l’accent sur le développement personnel, le respect des femmes et de soi-même, construire une masculinité non toxique, dénonciation du harcèlement dans la culture geek et conseils aux hommes pour être des alliés…)

      Mais quand tu dis « certains conseils s’appliquent aussi aux femmes » justement, ce que je trouve assez remarquable, c’est que pour un site sensé être pour les mecs, je m’y suis toujours retrouvée. Dans les conseils de développement personnel, l’anxiété qu’on peut ressentir en situation de drague, les peurs et les angoisses qu’on peut avoir vis-à-vis des autres… je me disais toujours « mon Dieu, c’est trop MOI, c’est pour moi qu’il a écrit ça ». Ce qui montre bien, à mon avis, que les hommes et les femmes sont loin, très loin d’être aussi différents qu’on l’affirme, et ce malgré nos éducations différentes.

  11. Bien le bonjour! Déjà félicitations pour le travail, on voit que tu t’es donné du mal : )
    J’abonde fortement dans le sens de presque toutes tes analyses. Je me permets juste de préciser là où je pense que ta pensée (ou ton expression) manque peut-être de précision justement.

    « Personne n’est Melon pour lui-même, ça n’existe pas. »

    Je ne suis pas vraiment d’accord avec cette afirmation. Je crois qu’il y a bon nombres de personnes qui se construisent Melon, et ceci très consciemment. Bien souvent parce que la frustration qu’elles ont ressentie de se sentir Poire injustement négligée ne les a mené à la seule solution de devenir Melon consciemment pour pouvoir enfin « chopper » Cerise.
    Tu touches du doigt ce point d’ailleurs un peu plus loin, en parlant des hommes qui disent être devenus Melon. Tu leur réponds que c’est une fausse impression. Je ne suis pas totalement d’accord. Tu prônes l’introspection, et l’analyse qu’ils font d’eux mêmes là dessus me semble bien souvent bien-fondée. C’est réellement déprimant de se dire que certains choisissent de devenir Melon consciemment, mais je crois qu’il faut reconnaitre que les gens changent, et que c’est pas forcément et toujours pour le mieux.

    J’ai l’impression que les efforts que tu as mis dans cet article ont été fournis justement pour faire changer les gens. Comme je trouve que c’est dans un très bon sens, je t’en félicité et t’en remercie.
    Bonne continuation, toutes mes amitiés!!

  12. C’est quoi ça veux dire aux juste juger, critiquer et culpabilisé? Parce que si pour la plupards des hommes, analyser une situation pour dire avec preuve à l’appuis que telle type de personnes ne sont pas assez correcte pour leur faire faire une prise de conscience pour qu’ils soient meilleur: tous ça veux dire juger, critiquer et culpabilisé, alors ça veux dire qu’on a pas bien compris la signification de ces mots. C’est venu que les termes jugé, critiquer et culpabilisé on une connotations péjorative. Comme si c’était un moyen hypocrite pour censurer la liberté d’expression et resté dans le politiquement correcte.

      • C’est parce que vous dites souvent en gros dans vos articles que votre intention n’est ni de jugé ni de critiquer ni de culpabilisé personne. Cependant, la majorité des «nice guy» se sentent jugé, critiqué et culpabilisé dès qu’ils se font dire des propos qui ne font pas leur affaire. Résultat, à force de se justifier devant les «nice guy» que vous ne voulez pas juger, critiquer, culpabiliser les «nices guy», les nice guy croient que vous leurs dites que vous ne voulez pas froisser leur égo alors que c’est sur et certain qu’il faut dire des choses qui déplaient aux autres pour les faires réfléchir. Résultat, certaines nices guy vous trouve extrémiste et hypocrite. En passant je ne sais pas si vous avez déjà lus sur le sujet de la «violence éducative ordinaire», mais j’aurais aimé un article dessus un jour.

  13. À propos de ça : « Vous savez, je crois que les femmes ne voient pas du tout la gent masculine divisée en gentils et méchants hommes. Ou alors pas très longtemps. Les femmes croient des tas de choses au sujet des hommes, mais très rarement qu’il en existe des bons et des mauvais. »

    Pardon, hein, mais moi je pense que la situation est irrécupérable. Et encore pardon, mais mes bientôt 50 ans de vie d’inceste, de multiples agressions sexuelles et probablement deux ou trois viols sous alcool mais je me souviens pas bien, sans parler de mes 10 ans dans le lot de devoir conjugal (auto-imposé d’accord mais sous une pression méditico-sociale PERMANENTE) (et même la nuit de noce, en état d’épuisement avancé, mais ça s’appelle céder) et utilisation sans scrupule de mon travail gratuit pendant que la carrière de monsieur avançait, j’ai compris que le mariage ou quoi que ce soit qui unit un HOMME et une femme était un mariage de dupe et que la FEMME se faisait TOUJOURS baiser jusqu’au trognon, (et non mon mari n’était pas plus un connard que n’importe quel autre, il était normal, et même plutôt gentil).
    Alors après mon divorce, j’ai fait vœu de chasteté et de plus-jamais-ça, ça fait 14 ans, ok, j’ai des toiles d’araignée dans le vagin et je suis sans doute redevenue vierge -j’ai vraiment totalement arrêté le sexe-, mais je suis à peu près heureuse, en tout cas plus que je ne l’ai jamais été quand je vivais l’amoûr (haha).

    Plus jamais, c’est la seule solution que j’ai trouvée, bordel ! ET VOUS CROYEZ QUE C’EST CERISE LE PROBLÈME ?
    REVEILLEZ-VOUS LES MECS !
    RÉVEILLEZ-VOUS !!!!!!! Faites un PUTAIN de ménage dans vos rangs !!!! MERDE !

    • Bonjour,

      il n’y a pas de « vos rangs » chez les hommes. « Les hommes » sont des personnes, des individus, chacun différent, ayant chacun une personnalité, et vivant des expériences différentes (comme les femmes, en fait). Il y a certes des mouvements de fond qui touche un plus ou moins grand nombre, mais les propos généralisant comme ça ne sont pas forcément constructifs…

      Je compatis toutefois avec ce que vous avez vécu.
      Pour ma part, je garde toujours espoir dans le futur et dans la capacité des gens à évoluer et je crois en l’éducation des générations futures.

      • Je trouve ça assez hypocrite. En gros c est une façon à peine détournée de dire « pas tous les hommes ». D’autant plus que dans tes autres commentaires tu parles toi même des hommes, des femmes, des nice guys, des militants etc… Donc utiliser des catégories pour parler des gens c’est bien pour toi mais pas pour les autres?

      • Oh moi je l’ai dit hein, j’ai renoncé, alors je m’en fous un peu d’être constructive. Je commence même à penser que la seule constructivité qui marche dans certains domaines, c’est la constructivité à grands coups de marteau pour aider quand ça veut pas rentrer, alors hein, tu vois un peu où j’en suis rendue, en constructivité ? (Pas d’inquiétude, c’est théorique et surtout symbolique, je ne tue même pas les mites alimentaires).
        Sinon, je veux bien qu’on soit tous des « individus », mais quand il manque 200 millions d' »individus » femelles sur un continent, ça finit par faire tout de même BEAUCOUP « d’expériences différentes » similaires, non ? Un peu comme un « mouvement de fond » un peu plus mortel pour les femmes que pour les hommes, non ? Not all men ? C’est ça ouais !

        • En fait ça me gave parce qu’à chaque fois que j’écris un trucs vaguement féministe, on est obligés de discuter pendant 99% des commentaires de si tous les hommes sont pareils ou pas et de si ça se fait ou pas de dire que les hommes ceci et les hommes cela et si c’est constructif et gnagnagni et ganagnagna… Putain de merde, marre d’essayer de trouver des modes d’expression qui conviennent à ces messieurs! Alors oui franchement renonce à être « constructive » pour les gars, partagez vos expériences dans les commentaires, laissons les être pas contents, j’en ai plein le cul des mecs aujourd’hui sérieux… On a le droit de partager nos expériences d’une façon qui satisfait pas les mâles à 200%, et on les emmerde.

  14. Je reviens parce que dans ma colère, j’ai oublié de te remercier pour ton site et tes articles. Merci pour ton courage. Il en faut pour affronter les poires et les melons qui vomissent sans arrêt sur tes pompes. Pour les femmes comme moi, qui ont renoncé, heureusement qu’il y a des femmes comme toi, qui ont le courage de se battre. Tu nous fais du bien. Merci.

  15. Ce que je trouve triste avec cet article, c’est que, sur le fond, tu as tout à fait raison. Pas à 90%, pas 99%, tu as 100% raison. Néanmoins, ça va encore se déchaîner dans les commentaires / autres blogs, parce que tu ne vois pas comment certains écrits, même lorsque tu les dis appuyés par des faits, peuvent faire réagir et discréditer à eux seuls (sur la forme) l’article :

    « les hommes sont la première cause de mortalité des femmes de 19 à 44 ans, devant la guerre, le cancer et les accidents de la route. Je trouve que, devant ce fait, il devient difficile de faire passer la méfiance envers les hommes comme une espèce de lubie ou de phobie personnelle déclenché par un traumatisme totalement aléatoire. Il devient difficile de prétendre que les féministes déclarent la guerre quand elles ne font que faire remarquer l’état des relations de genre et qu’il va falloir songer à se défendre un peu. »

    Certes. Mais moi aussi je peux énoncer des faits, par exemple que les néoinfanticides (meurtre d’un bébé moins de 24 heures après la naissance) sont commis quasi exclusivement par des femmes ( http://www.erudit.org/revue/smq/2003/v28/n2/008623ar.html ). Donc, les femmes (notons l’article utilisé : pas certaines, pas quelques-unes, « les femmes ») sont dangereuses pour les bébés : c’est incontestable, puisque c’est un fait, n’est-ce pas?
    La criminalité chez les femmes, en particulier les crimes violents, est en hausse depuis plusieurs décennies, alors que celle des hommes est en baisse (au Québec du moins : http://www.asrsq.ca/fr/salle/porte-ouverte/0601/salle_por_060103.php ); c’est donc dire que les femmes (pas certaines, pas quelques-unes, « les femmes ») sont de plus en plus une menace pour la sécurité de tous. Je ne fais que « remarquer l’état de la société actuelle ». C’est un fait que j’énonce, comment peut-on s’y opposer?

    La réponse est bien simple : on s’y oppose parce que bien que ces énoncés soient effectivement factuels, la généralisation à outrance que j’en fais par la suite est irrationnelle, illogique, et, disons-le, inacceptable.
    C’est exactement la même chose pour les généralisations faites ici, et dans tes articles précédents, sur « les hommes ». À partir d’un énoncé factuel — et extrêmement triste, soit dit en passant, je ne le nie pas — tu généralises d’une manière abusive, et décide que ce sont « les hommes » qui sont dangereux pour « les femmes ». Forcément que ça déclenche un réflexe de protection, que tu interprètes comme étant du déni, alors que, pour beaucoup d’hommes, c’est simplement une réaction de distanciation vis-à-vis de cette généralisation qui les inclut à tort.

    Et non, ce n’est pas parce qu’on sent le besoin de se distancier de cette affirmation qu’on devrait se regarder dans la glace. Même en n’ayant absolument rien à se reprocher, de tels énoncés appellent à une impression d’attaque, de par la seule appartenance à un groupe social. Exactement comme l’écrasante majorité des femmes se sentiront attaquées et voudront donc démentir — avec raison! — les « faits » que je présente plus haut, et ce même si elles n’ont absolument rien à voir avec ces deux situations!

    Cette idée selon laquelle on peut vivre en vase clos et simplement laisser couler de telles affirmations sous prétexte que « si vous vous sentez blessés par ces écrits, c’est parce que vous avez quelque chose à vous reprocher, les vertueux lisent ce genre de chose sans tiquer, eux, détendez-vous un peu quoi! » ne tient donc pas vraiment la route, à mon avis.

    P.S. Juste pour être bien clair, je ne crois à aucune des deux généralisations sur les femmes faites dans ce message. Absolument pas même. Je voulais juste démontrer à quel point le glissement entre « fait » et « généralisation basée sur un fait » est facile, et, par ailleurs, extrêmement vexatoire.

    • De fait, si les femmes maltraitent les gosses, c’est parce que les mecs ne s’en occupent pas. Présenter seulement une partie de la vérité est extrêmement malhonnête et trompeur. Venir me dire ça alors que je prend la défense des enfants comme catégorie victime d’oppressions est d’ailleurs particulièrement malvenu. Et 90 ou 95% des criminels sont des hommes , il faudrait une sacrée hausse de la criminalité féminine pour équilibrer. En effet on peut dire n’importe quoi avec des chiffres, quand on présente seulement une partie biaisée et tronquée de la réalité, et qu’on dissimule soigneusement certains faits pour en mettre d’autres en avant. mais nier la violence patriarcale comme tu le fais est le pire des dénis. La négation du patriarcat ne résiste pas bien longtemps à l’épreuve des statistiques, contrairement à tes petits tours de passe-passe merdiques qui consistent à prendre des chiffres soigneusement choisis pour peser à charge des femmes et à faire abstraction de tout le contexte. C’est comme dire que les labradors sont plus dangereux que les loups domestiques car il y a plus de morsures de labradors, alors qu’il y a beaucoup plus de labradors que de loups domestiques. Tu crois vraiment t’en tirer avec des trucs pareils? C’est stupide.

      Puis enfin, réfléchis un peu, quoi. Alors toi quand on te dit « il y a 75000 viols par an » ou « il y a eu 118 femmes tuées par des hommes en 2014 » ton premier réflexe c’est de défendre les hommes parce que tu es un homme? Hé ben désolée mon gars mais on est pas dans le même camp. Si tu veux qu’on soit dans le même camp, éduque-toi, apprend à écouter les femmes, et quand un de tes potes fait une blague misogyne encourageant la violence ou la culture du viol, ose un peu ouvrir ta gueule et dire que tu n’es pas d’accord. C’est comme ça qu’on sera dans le même camp. Pas en étant dans le déni et en faisant l’autruche comme tu le fais là.

      • Juste une question. vous dite que si un homme se sent mal en regardant vos article qui dis que les hommes en générale sont mauvais «pardonnez moi l’expression» c’est qu’il a quelque chose à se reprocher. Donc, si un homme est vraiment correcte, il ne se sentira pas mal en voyant vous article sur les méchants monsieur puisque ça ne le concernerait pas. Dans ce cas pourquoi vous n’aimez pas ça quand un homme ou même une femme écrit un article sur des femens qui sont allé trop loin comparé aux vrai féministes sachant que vous faites partie des vrai féministes? Si vous avez le droit de vous sentir visé quand on parle en mal de certaines femme, je ne vois pas pourquoi nous les gentil homme «ça dépend si j’en suis vraiment un» n’aurions pas le droit de se sentir visé quand on parle du méchant patriarcat qui gouverne le monde. Aux pire vous pourriez bannir du forum tous les commentaires de gens qui ose se plaindre de se sentir visé où les commentaires qui se plaint que vous bannissez du forum tous les commentaires de gens qui ose se plaindre de se sentir visé.

        • Je critique moi-même les femen, donc non je ne me sens pas spécialement visée quand des gens critiquent les femen. Je ne vois pas d’où tu sors que je me sentirais visée face à des critiques concernant les femen, je n’ai rien à voir avec ce mouvement. Et non je vois pas en quoi je devrais me sentir automatiquement visée quand « on parle de certaines femmes ». Si tu dis « certaines femmes aiment le foot » je me sens pas visée, non.

      • Tu as réagi exactement comme il était logique et cohérent de réagir. Sauf que je ne pense absolument rien des débilités que j’ai utilisées comme exemple. Je cite mon propre message :

         » la généralisation à outrance que j’en fais par la suite est irrationnelle, illogique, et, disons-le, inacceptable. »
        « Juste pour être bien clair, je ne crois à aucune des deux généralisations sur les femmes faites dans ce message. Absolument pas même. »

        Je ne vois pas comment l’écrire plus clairement, mais je réessaie néanmoins : les deux exemples que j’ai écrits _sont_ débiles. Idiots. Stupides. Sans bon sens. Trompeurs. Biaisés. Ajoute ici le terme que tu veux. Ok?

        Si tout ce que tu retiens de mon message, c’est que je nie l’existence du patriarcat — ce qui n’est absolument pas le cas –, que je fais l’autruche et refuse de voir les graves problèmes qui affectent les femmes — ce qui n’est absolument pas le cas — alors c’est que mon exemple a malheureusement trop bien fonctionné. Tu t’es tellement braquée à la lecture des énormités que j’ai pondues que tu n’as même pas lu les deux endroits où je précisais clairement que ces énormités n’avaient aucun sens.
        Tiens donc, comme certains commentateurs qui accrochent sur ta généralisation à propos du « danger que posent les hommes », et que tu dis ne pas comprendre parce que « c’est un fait, comment on peut être contre? » et que de toute façon ce n’est pas ça le but de l’article (exactement comme mes deux généralisations stupides n’étaient pas le but de mon message).

        ATTENTION : ce que j’énonce dans le paragraphe suivant est faux et débile, je le sais pertinement.
        Si quelqu’un écrit, dans un article portant sur la diversité raciale, que « la criminalité des noirs est plus élevée que celle des blancs aux États-Unis, c’est donc dire qu’ils sont dangereux et qu’il faut s’en méfier », que va-t-on répondre?
        Si quelqu’un écrit, dans un article portant sur les différentes orientations sexuelles, que « le taux de ITS chez les homosexuels est plus élevé que celui des hétérosexuels, c’est donc dire que les gays sont dangereux et qu’il faut s’en méfier », que va-t-on répondre?
        ATTENTION : ce que j’ai écrit dans le paragraphe précédent est faux et débile, je le sais pertinement

        Oui, Oui, Oui, Oui c’est débile! Ne me tombe pas dessus à bras raccourcis en me disant que j’encourage la haine, ce sont des non-sens, même si, à l’origine, très très loin, ils sont basés sur des faits — que j’ai en effet déformés.

        Mais je suis désolé, ça n’a pas plus de sens d’utiliser une statistique quelconque pour en tirer par la suite une conclusion généralisée sur « les hommes », a fortiori pour dire que tous les hommes (oui oui tous) sont une menace pour les femmes. Déclarer tout de go que, quoi qu’on fasse, 50% de la population ne sont que de potentiels agresseurs, c’est sûr que ça ne risque pas d’aider à la compréhension de l’idée générale de tes articles qui, elle, est, comme je l’ai précisé, tout à fait véridique.

        • En gros ce que tu dis c’est « pas tous les hommes sont dangereux pour les femmes ».
          Désolée je résume mais tu écris beaucoup et c’est le seul truc que j’arrive à sortir de tes messages.
          C’est comme si je te disais que je mange pas de champignons que j’ai trouvés dans la forêts parce que certains sont vénéneux et qu’il y a des précédents d’intoxication aux champignons, et que tu me répondais: « mais enfin, pas tous les champignons sont vénéneux ».

          Alors explique moi, toi, Grand Connaisseur de la dangerosité des hommes, explique moi comment on fait pour distinguer un homme qui va nous violenter, nous frapper, nous agresser, nous violer, nous tuer?

          On fait comment? on regarde s’il a une tête de méchant? On engage un détective privé? On fait établir son profil psychologique par un expert?

          Sérieusement, là, tu fais que démontrer le résultat d’une éducation typiquement masculine. Au lieu d’écouter et de chercher à comprendre, tu te justifies au nom des hommes, tu prends la défense des hommes, tu te la ramène et tu causes, tu causes, comme si y avait que toi qui savais des choses utiles à savoir. Mais tu sais rien sur la dangerosité des hommes pour les femmes. Alors tais-toi et écoute, c’est le mieux que tu puisses faire.

          • Comme j’ai beaucoup répondu aux machistes au sujet de l’affaire Jacqueline Sauvage, au delà de l’injonction à être « plus intelligente et courageuse pour fuir ce monstre », j’ai également demandé, du haut de leurs expériences de grands chevaliers blancs sans peur et sans reproche qu’elle était leur conseil ultime pour permettre à toutes les femmes battues de reconnaitre que leur conjoint/copain/mari était en fait un monstre ? Quel détail ? C’est quoi la limite qui, une fois franchie permettait de déterminer que tout d’un coup, hop ! C’est un un bon mari, mais un monstre à fuir aussi vite que possible ? Le 4ème coup de pied dans le dos ? La 2ème claque ? La 3ème insulte ? La première engueulade ? C’est quand que ça se voit aussi facilement que ça semble l’être selon les dires de tous ces grands spécialistes en melons-connards ? (bizarrement je n’ai jamais eu l’ombre d’un début de réponse, pourtant j’ai insisté)
            C’est tellement facile de se complaire dans l’imagerie fantasque du mauvais gars qui l’est depuis sa naissance, du monstre violeur comme le cinéma aime tant nous en gaver (hostel, I spit on your grave, wrong turn, etc…), tout en rendant ça à la fois malsain, et sexy (le « torture porn », c’est pas uniquement parce-que les fringues sont déchirés et qu’il y a des viols hein, c’est aussi une certaine façon de filmer, par et pour le regard masculin surtout).
            Mais surtout ne jamais se demander pourquoi on nous dresse en fiction tout comme dans les médias la même image de l’agresseur solitaire, armé, nocturne, si possible étranger, et si en plus il est simple d’esprit ou congénital, c’est parfait. Zéro mise en perspective dans un quelconque environnement social, zéro contexte, nada. ça permet de ne jamais envisager le fait que cet agresseur puisse être : ton voisin de palier, ton grand-père, ton père, ton frère, ton meilleur pote, voire (soyons fous) toi-même… (Aucun homme -sain en tout cas- n’a envie de s’identifier à Elliot Rodger, et pourtant son discours avant son passage à l’acte, s’est la copie conforme de bien des messages plaintifs d’hommes en mal de réussite avec le sexe opposé)
            La question la plus fréquente dans l’affaire Jacqueline sauvage : « mais pourquoi personne n’a rien vu ?? ». Peut-être parce-qu’à force d’être encouragés à ne rien voir ou à tout considérer comme normal tant que « ce ne sont que des mots », personne n’a envie de voir ? (associé à la honte très sociale d’avoir peut-être raté son mariage, de se sentir démunie, de tout cacher pour éviter qu’une tonne de menaces pires que les violences déjà en place ne soient mises à exécutions).
            Bref, cette récente affaire à surtout été de la part des anti-féministes une nouvelle occasion de faire un étalage manifeste et ostentatoire de déni et d’ignorance (volontaire je crois pour la plupart).

      • « Et 90 ou 95% des criminels sont des hommes »

        96,3% de la population carcérale, plus exactement. Il y a vraiment de quoi se méfier, en effet…

    • C’est marrant parce que, bien que je sois un homme, je ne ressent aucune agression de la part de ce texte, juste une profonde (et bien légitime) lassitude de la part de son auteur vis à vis de commentaires qui n’ont pas lieu d’être.

      Quand bien même vous trouveriez les formulations maladroites, agressives ou accusatoires, si vous vous sentez irréprochable vis à vis des femmes, je ne vois pas comment vous pourriez prendre ce texte pour vous.
      D’ailleurs, vous le dîtes vous même, les faits sont là. La situation est, d’après les statistiques, assez dramatique (« triste » est un peu faible) et ce depuis plusieurs années. De fait, est-ce que cela vaut la peine de s’opposer à l’auteur pour un problème de forme ou de ton ? Devant l’ampleur et l’impact réel des problèmes causés par la société patriarcale, j’imagine que l’on peut mettre de côté nos petites sensations de vexation individuelles. Ne serait-ce qu’au nom d’un principe de proportionnalité.

    • Que les femmes se retrouvent dans la grande majorité du temps les seules à devoir s’occuper d’une progéniture commune, avec tout l’enfer que cela peut devenir (en plus d’avoir eu à le porter 9 mois et accouché), tout en se rendant parfois compte que finalement avoir un enfant n’est pas le paradis promis par trop de messages trompeurs des médias, ou que finalement « l’instinct maternel » n’existe pas et que bien des femmes se retrouvent seule confrontées à un soucis « d’adoption » de leur propres enfants tandis que monsieur est à la chasse (au boulot quoi), non ce n’est pas automatiquement de la faute aux femmes, pas plus concernant les infanticides (plutôt que lire les stats brutes sur les infanticides, il serait plus intéressants de lire des conférences de pédiatres, obstétriciens et psychologues sur la question, c’est à mon avis bien plus intéressant, surtout en recoupant avec un peu de sociologie).
      C’est toujours ma même rengaine, quoi que fassent les femmes, elles ont tort et s’est de leur faute, y comprit quand elles sont victimes. (cf la tournure pratique du « elle s’est faite xxx » qui envisage sans problème qu’elles sont l’origine de tout ce qui leur arrive)
      Combien de commentaires ais-je pu lire au sujet du « manque de courage et d’intelligence » de Mme Jacqueline Sauvage, tous les machistes en herbe ont défilé pour expliquer comment les femmes battues doivent se comporter ou mieux choisir leurs conjoints, mais je n’ai jamais lu la moindre ligne, pas le moindre conseil à l’attention de leurs conjoints violents. Et ils parlent de haine des femmes envers les hommes et de féminisme hystérique qui récupèrent tout ce qui passent dans les faits divers… des « faits divers », sans déconner…

    • Je ne pense pas qu’elle ne voie « pas comment certains écrits […] peuvent faire réagir », ce que tu avances est un point ultra-classique dans le féminisme, le genre de choses qu’on rencontre absolument tout le temps quand on parle de féminisme.

      On appelle ça le « notallmen », donc « pas tous les hommes » en français. C’est un procédé qui consiste à se vexer fortement d’une supposée généralisation, à cause de l’inconfort à se trouver dans le groupe des potentiels agresseurs. Et à oublier au passage que les victimes sont les femmes et que c’est autrement plus grave d’être frappé, violé ou tué que d’être vexé.

      Je pense que cette vexation est nécessaire, parce qu’il faut justement intégrer qu’un agresseur n’est pas un cliché sur pattes et qu’il n’est pas si rare que ça d’en croiser. Et que ça peut être son frère, son voisin ou soi-même.

      Une personne qui a accepté ça cesse entièrement de se vexer sur ces sujets, c’est pour ça que ça a du sens de dire que si on n’est pas d’accord on a des choses à réfléchir. Je sais bien que c’est inconfortable comme position mais cela reste important (dans toute discrimination d’ailleurs).

      Je t’invite à te demander, pour toi-même, juste pour toi-même, pourquoi quand tu lis que beaucoup de femmes sont tuées par des hommes, le point qui te semble essentiel à discuter, à signaler, c’est la possible vexation des hommes.

      • Et bien moi ça me vexe de savoir que temps d’homme violent et tuent des femmes parce que j’ai honte de faire partie du groupe des méchants. C’est comme les musulmans qui ont honte que les terroristes islamiste se servent de leur religion comme excuse à des barbarie et ainsi ils salissent la réputation des musulmans.

        • ça me pose pas problème en soi (enfin bien que le parallèle que tu fais soit un peu bancal dans le sens où les musulmans peuvent être victimes de racisme à cause de leur religion, les hommes ne sont pas victimes d’oppression pour leur genre). Le problème c’est que bien souvent la seule réaction des hommes face à ce genre ce discours féministe c’est de prendre la défense des hommes en tant que groupe. Au bout d’un moment est-ce que tout groupe auquel on appartient mérite d’être défendu?? Par exemple je suis végane et la plupart des véganes sont racistes, au début je les défendais en mode « pas tous les véganes blabla » mais il faut bien admettre que là n’est pas le sujet et apprendre à se mettre du côté des gens qui subissent le racisme plutôt que de se poser systématiquement en défense du groupe accusé. D’autant plus que personne n’a dit que TOUS les véganes étaient racistes. De même que je n’ai jamais dit que TOUS les hommes étaient des agresseurs sexuels par exemple. Seulement, beaucoup d’hommes le sont et du coup, on se méfie des hommes, c’est normal et ça n’a même pas à être critiqué. Et c’est quelque chose qui est quasiment propre aux hommes (tout comme le terrorisme d’ailleurs: j’ai jamais entendu parler de femmes terroristes, si ça existe ça doit être rarissime, mais on retient jamais que ce sont des hommes, on ne retient que leur religion quand ils sont musulmans).
          Encore une fois ça veut pas dire que tous les hommes sont des terroristes. Ce serait stupide et ridicule de dire ça. Mais enfin le fait que tous les terroristes (ou presque) soient des hommes, ça devrait poser question, peut-être. Surtout en fait le fait qu’on le remarque jamais, comme si c’était « normal » au fond. Je dis pas que les femmes peuvent pas tuer des gens ou être remplies de haine et endoctrinées et dangereuses, hein. N’empêche qu’on pourrait se poser la question du genre dans l’usage de la violence, entre autres questions autour de ça.

          Mais enfin bon voilà. Au lieu d’en rester systématiquement à « elle dit du mal du groupe des hommes je suis un homme donc je dois prendre la défense des hommes » ou de pinailler sur les chiffes, ce serait plus intéressant de se dire de temps en temps: Tiens, il semblerait que certaines femmes se méfient beaucoup des hommes, il semblerait que beaucoup d’hommes soient responsables de violences, comment me positionner par rapport à ça? Est-ce que parfois j’ai des comportements un peu limites? Qu’est ce que je pourrais remettre en cause de mon éducation? Est-ce que parfois je tolère des trucs un peu limites aussi de la part des autres hommes, des blagues sexistes ou des propos violents envers les femmes? Est-ce que je participe? Et si je ne participe pas, est-ce que je peux faire quelque chose pour changer les choses?

          De fait, étant donné que les hommes prennent presque systématiquement la défense des autres hommes quand on parle de problèmes graves subis par les femmes (en tous cas, il y a toujours un ou plusieurs hommes pour le faire), ça n’améliore pas du tout l’image des hommes. ça ne fait que donner l’impression qu’ils sont égocentriques, égoïstes, voire immatures. En tous cas, qu’ils manquent d’empathie envers les femmes. Et je pense que oui, en général, les hommes ont tendance à manquer d’empathie envers les femmes. (j’en parle plus en détail dans la post-face du bouquin « les crocodiles » de Thomas Mathieu). (En vente dans toutes les bonnes librairies).

          Quand on te dit que les femmes sont victimes de viol de la part des viols, de qui dois tu prendre la défense? Des femmes ou du groupe des hommes parce que certains violent pas? Moi je sais pas, dans cette situation, il me semble plus logique de prendre la défense des victimes. Plus humain en tous cas.

          Les gars, vous êtes pas QUE des hommes, merde. Vous êtes avant tout des êtres humains et les femmes aussi sont des êtres humains. Alors prenez aussi la défense d’autres êtres humains qui sont pas uniquement des hommes.

          • Tu dis « la plupart des véganes sont racistes ». Heu… ah bon ? Je tombe des nues, là… Tu peux développer ? Enfin perso je vois pas le rapport entre véganisme et racisme, donc si tu pouvais m’éclairer…

          • La société est raciste. La plupart des gens sont racistes. Et les véganes ne font pas exception. Et ça se ressent parfois dans certaines formes de communication. Il y a eu des débats entre des personnes noires et des personnes véganes à propos de savoir si tel ou tel truc était raciste, ce qui à mon avis prouve en soi qu’il y a un gros problème.

          • Merci pour cette parole.

            Je suis tout à fait d’accord avec vous, et, franchement, c’est grâce à cette rhétorique et ces arguments que j’ai appris, il y a quelques mois, à me distancier de cette réaction automatique de défense, et que j’ai pu prendre du recul là dessus, merci pour ça ; aujourd’hui, je peux lire les mêmes paroles, et simplement me dire au moment où ça parle « des hommes » que je n’ai pas à me sentir concerné, ou que j’ai pu un jour faire ça, mais que, depuis, j’ai mûri. Ou que peut être la prochaine fois, je devrais faire attention à X ou Y.
            Et c’est vrai que c’est beaucoup moins crispant, finalement, ça fait comme lâcher une vieille chaussette, de laisser glisser ce qui ne nous concerne pas au lieu de prendre la défense d’un « corps », d’une « étiquette » qui en plus de ne pas exister ne donne pas vraiment envie de le défendre.

            On est pas OBLIGE de se sentir concerné, de se crisper et de réagir au premier degré et faire son connard en se disant qu’on a raison et que l’autre à tort.

            Et c’est aussi à ce moment là qu’on se rend compte que, même si on se pense féministe on a encore beaucoup à apprendre sur le sujet.

          • Euh, désolé pour ce hors-sujet, mais quand tu écris « Par exemple je suis végane et la plupart des véganes sont racistes » c’est de la pure abstraction pour l’exemple et il faut lire « Si je suis végane et que la plupart des véganes sont racistes », ou… pas du tout (et dans ce cas je suis un peu choqué de l’apprendre) ?

          • C’est un fait qu’il existe certaines formes de racisme dans la façon de communiquer autour du véganisme. D’ailleurs comme je le disais la plupart des gens sont racistes et y a pas vraiment de raison qu’il en soit autrement pour les véganes.

          • Si je puis me permettre une précision historique sur les terroristes, cela dépends fortement des mouvements idéologiques auxquels ils appartiennent, et du contexte social.
            Par exemple, la Fraction Armée Rouge, organisation terroriste communiste en Allemagne de l’Ouest, comptait de nombreuses femmes, autant parmi les chefs des organisations que pendant les opérations de terrain.
            Bien entendu, cette branche du terrorisme a tendance a être de plus en plus oubliée de nos jours…

          • Et ça représente quel pourcentage sur le total du terrorisme? C’est pas parce que tu es capable de citer 2 ou 3 exemples de terroristes femmes que ça change le fait que l’immense majorité des terroristes sont des hommes. A part étaler ta science, ça sert à rien.

  16. Bonjour, j’ai lu tous vos précédents articles sur le sujet (je n’ai jamais commenté cela dit car je n’avais pas grand chose à dire), je trouve votre analyse très intéressante, par contre j’aurais une question:

    Je sais qu’il est très facile d’accuser « l’autre », le « melon », mais dans les cas de figure (peu communs, mais existant), où l’on est témoin d’une relation de couple réellement dangereuse pour l’une des deux personnes, est-ce qu’il vaudrait mieux ne pas s’en mêler, ou bien, il faut quand même agir, même si cela ressemble à une attitude de Poire ?

    La question est peut-être hors sujet, mais je pense qu’il serait intéressant d’avoir une réponse de votre part si ça ne vous dérange pas, dans la mesure où selon moi ça représente un dilemme assez important: dans le cas où l’on agit pas, ça serait de la non-assistance à personne en danger (et accessoirement, que l’on ait envie ou non d’avoir une relation amoureuse avec la « victime », c’est assez dur de rester impassible alors que l’on a l’impression qu’une personne à qui l’on tient, subit une relation toxique), mais dans l’autre cas, si on considère que « ce cas là, c’est pas pareil, c’est différent », alors n’importe quelle personne peut utiliser cette excuse pour « légitimiser son poirisme »).

      • En lisant votre article, j’ai cru comprendre que vous considériez comme méprisant de « critiquer » les choix de couple d’une personne car ça serait considérer que cette personne n’a pas le droit à une volonté propre (je fais référence à la partie où vous parlez des commentaires critiques vis à vis de Melon et sa relation avec Cerise).

        D’où le fait que je me demandais si c’est l’attitude même de « juger une relation de couple » qui est irrespectueuse, ou bien uniquement le fait d’être de mauvaise foi vis à vis de celle-ci car ça arrange « Poire » de se dire que lui serait mieux à la place de Melon?
        En gros, ce que l’on reproche chez Poire, c’est le fait de critiquer la relation de Cerise, peu importe la raison, ou bien simplement le fait qu’il fait preuve de mauvaise foi vis à vis de Melon ? Est-ce l’acte même du reproche sur Cerise qui est condamnable, ou bien le fait de le faire de façon purement arbitraire et infantilisante dans le but de s’auto-glorifier ?

        En vous lisant je pense qu’il s’agit simplement du fait que quoiqu’il arrive, Poire n’a pas à critiquer le choix de Cerise (ce qui me parait logique) mais dans un cas ou il y a vraiment quelque chose de grave et non pas juste « Melon a trompé une fois Cerise », par exemple de la violence conjugale, ou bien du viol, s’agit t-il d’une attitude de Poire et donc à éviter, de « critiquer l’autre », ou bien on accepte un cas de figure ou il est « légitime » de critiquer une relation entre « la personne et l’autre » (la cerise et le melon quoi).

        En lisant votre article, je me suis posé cette question, et comme vous l’avez dit plus haut, l’attitude la plus intelligente pour un homme, serait de se questionner sur quels sont les comportements limites que l’on pourrait avoir et qu’est ce que l’on doit de ce fait éviter ou faire pour régler le problème, et si tout me semble très clair jusqu’à présent, je n’ai pas réussi à trouver une répondre à cette question.

        Si vous considérez cette question comme hors sujet, je suis désolé pour le dérangement, vous pouvez supprimer ce commentaire.

        • Pourquoi c’est si important pour toi que Poire puisse critiquer les choix amoureux de Cerise? Je veux dire, si une femme est avec un mec violent, ok c’est pas bien pour elle, mais en quoi ça apporte quelque chose de porter un jugement ou un regard critique? Apporter du soutien ou de l’aide matérielle, des choses comme ça, oui ok, c’est bien, mais en quoi il faudrait « critiquer la relation »? C’est pas à la personne concernée de critiquer sa relation? Je pense que si tu considères les femmes comme des êtres aussi raisonnables et intelligents que les hommes, tu peux partir du principe que c’est à elles de s’en sortir de situations difficiles et pas aux autres de les sauver malgré elles. Bien sur, les gens ne se tirent pas toujours indemnes des difficultés de la vie, et bien sur ils peuvent avoir besoin d’aide ou de soutien dans les moments difficiles (comme s’extraire d’une relation toxique). Mais on ne peut pas les sauver, on ne peut pas sauver les gens malgré eux. On ne peut pas décider à la place d’une femme que sa relation est mauvaise et faire en sorte que cette relation prenne fin, quand bien même cette relation est indiscutablement mauvaise (par exemple s’il y a de la violence conjugale). Je veux dire, dans les faits, c’est les gens concernés qui décident de si une situation leur convient ou pas. Et non seulement juger ne sert à rien, mais c’est contreproductif. Car le fait de se sentir jugé-e peut être un frein pour s’en sortir dans les mauvaises situations (par exemple les gens peuvent éviter de demander de l’aide ou d’exprimer leurs difficultés, de peur qu’on les juge ou qu’on les critique).
          Désolée je sais pas si je répond bien à ta question mais je suis pas sure d’avoir compris où tu voulais en venir.

          • Oui je le reconnais, je m’exprime très très mal (le mot « critiquer » était complètement de trop je pense, je voulais dire « être contre » sans trop savoir quel mot utiliser).

            Je pense que malgré tout vous avez bien répondu à ma question.
            En fait ce qui m’avait fait me questionner était la phrase « Quand vous critiquez les choix amoureux d’une femme, c’est le sexisme qui parle.  »

            Du coup je me suis demandé, quand une personne (peu importe son sexe) est en couple avec une personne toxique, est-ce acceptable de « s’y opposer » car cette relation peut être dangereuse, ou bien si au contraire c’était une attitude à éviter car irrespectueuse.

            Dans l’absolu effectivement, ça me semblait naturel que l’on n’a pas à être contre ou pour. Mais je me suis demandé si « dans un cas d’urgence, ne rien faire pouvait être considérer comme de la non-assistance à personne ne danger ».

            Mais vous avez entièrement raison, si la personne n’a pas demandé d’aide, c’est irrespectueux d’imposer son aide.

            Merci d’avoir pris du temps pour répondre, et désolé pour le dérangement.

  17. Attendez une minutes. Le coup des champignons venimeux, c’est très intéressant. En gros vous faite dans la généralité et vous vous méfiez de tous les hommes parce que c’est presque impossible d’être sur et certains qu’un homme sois bon. Sauf que d’après votre raisonnement, seul les hommes qui ne réagis pas négativement à vos commentaires sont bon. Donc les hommes qui serais contre la violence faite au femme, mais donc les féministes agressive «d’après le point de vue des hommes» les fatiguerais seraient des hypocrite. Pourtant Ginger force, un youtubeur féministe a le même point de vue que vous pourtant je ne me sentais pas agressé du tous. Il faudrais vous trouver un manuel vous montrant quelle champignon est bon et les quelle est vénéneuse si vous voyez ce que je veux dire. Par contre un homme qui insulte une féministe c’est automatiquement un méchant garçon.

      • J’ai lus votre commentaire où vous avez répondu par rapport aux parallèle que j’ai fait à propos du terrorisme. Je ne récapitulerais pas, mais je suis vraiment d’accord avec vous. Ça a répondu à ma question. Au faite plus ça va moins je joue la carte de la défensive envers les hommes. Aux faite j’ai une ami française dont je ne vais pas dire son identité, mais elle a de sérieux problème familiale et je la trouvait «TELLEMENT CONNE» «Pardonné moi l’expression» de se laisser faire par peur de se faire punir par la «méchante société». Sauf que j’ai gardé mon sang froid et je l’ai consollé et donné de petit truques pour avoir moins de problème plutôt que de céder à la tentation de la brusquer. J’ai fini par faire le parallèle entre sa famille qui l’a prend affectivement en otage et le cas des madame victime de la violence conjugale. Du genre qu’elle sont tellement manipulé psychologiquement que c,est presqu’impossible qu’elle s,en sorte seul. Mon dieu que je me sentais mal de l’avoir trouvé moumoune avant d me rendre compte de mon erreur. Maintenant j’ai une toute petite idée de ce qui se passe par la tête des jeunes femmes pris avec de la violence, mais je ne peux rien faire de concrète à part lui écrire de temps en temps. Elle a trouvé une porte de sortie pouru que ça s’a s,arrange un jour.

    • Heu, je sais que je répond à coté et c’est pas spécialement pour faire chier, mais Ginger Force c’est une femme, hein.

  18. Au début quand j’ai vu le titre j’ai cru que tu allais parler d’une envie de créer une nouvelle association végane coopérative…. OKAY JE SORS =>
    (à part ça très bonne article!)

    • (Bon, je vois que je ne suis pas seul à m’être mépris sur la teneur de l’article en voyant son titre… Quoi ?! Véganisme, coopérative fruitière, c’était pas forcément absurde ! xD )

      J’avais bien aimé la série d’articles sur Poire, bien qu’ils m’aient fait tiquer (comme une grande majorité de mecs, j’imagine). J’avais failli rejoindre les nombreux commentateurs sur ce sujet mais, en fin de compte, je n’en avais rien fait… Car plus je murissais une réponse, plus je tentais d’envisager le sujet de différents points de vue – plus je réalisais que cet article ne parlait pas de moi. :) Bien sûr ça me parlait, comme à tous ceux et celles qui se sont retrouvés dans une situation similaire. Mais en y réfléchissant, je n’ai jamais été vraiment Poire ; je ne fonctionne pas comme ça. (J’ai peut-être été le Melon d’un autre mais ça semble inévitable ; c’est là que ton article devient super pertinent, d’ailleurs. ^^)

      Je me suis donc abstenu de commenter pour défendre, nuancer ou justifier. Ce n’était tout simplement pas le propos de ces articles ! Je ne pense pas que les histoires de Poire soient une fable universelle que tu aurais écrite pour commenter la vie amoureuse de tout un chacun. Au-delà des interprétations personnelles que cette fiction suscite, j’y ai surtout vu une lecture très intéressante des relations entre personnes, de bonnes pistes de réflexions sur le sexisme ; et des chiffres glaçants sur les violences conjugales…

      Merci donc, pour un article une fois de plus très apprécié ! Je ne sais pas si ça changera « les mentalités » mais pour chaque lecteur ou lectrice que tu fais réfléchir, c’est déjà un petit succès. :)

  19. Au sujet de la propension des hommes à critiquer les choix amoureux des femmes, il y a quelque chose qui m’amuse beaucoup.

    Il existe un mythe qui veut que les hommes opèrent leurs choix amoureux d’une façon assez primitive, en ne les asseyant que sur la seule apparence des candidates. Que cela est joliment tourné. Je ne vais pas citer toutes les blagues ô combien hilarantes sur les facultés de décision des organes sexuels masculins, j’imagine que toute le monde les a en tête.

    Bien évidemment, il s’agit d’un mythe. Je suis personnellement extrêmement fière des raisons que mon copain avance pour expliquer l’amour qu’il ressent pour moi. Je n’adhère donc en rien à ce mythe. Mais la question n’est pas là.

    Le paradoxe qui m’amuse, c’est que ce mythe appartient aux clichés de genre. Les personnes qui y adhèrent le plus sont donc précisément celles qui adhèrent à toute la cohorte de mythes sexués à laquelle appartiennent Cerise, Melon et la friendzone.

    Résumons. Les garçons qui s’arrogent le plus le droit de critiquer les choix amoureux de Cerise sont précisément les garçons les plus enclins à croire que les hommes tombent amoureux d’une femme en raison essentiellement de sa plastique.

    Donc ceux qui devraient se sentir les moins légitimes à critiquer les choix amoureux de qui que ce soit.

    Mais bon, par expérience, la logique m’a toujours parue très optionnelle pour le macho de base.

  20. Un grand merci pour cette suite, c’est très intéressant de creuser plus avant la fausse dichotomie « poire / melon » je trouve et de mettre en avant qu’un poire est aussi un melon (et qu’il cumule tous les défauts selon les moments), d’autant plus qu’elle ne vient de fait pas forcément à l’esprit directement.

    Si c’est les réactions casse ovaires des mecs qui se sont plaint au fil du temps qui vous a poussé à y repenser, finalement on pourrait (presque) dire que ça valait (presque) le coup (bon en fait, sans doute pas vu comment ça a du être horripilant sur la longueur, pour ne pas dire plus, mais enfin restons positifs).

    Les articles « historiques » sur Poire le nice guy m’avaient à la fois fait découvrir votre blog par ailleurs, je m’en suis servi très très souvent pour réfléchir et faire réfléchir sur les comportements masculins, en renvoyant vers vos liens, je les relis de temps en temps et trouve cela toujours aussi percutants et justes.

    Bref un grand merci pour vos réflexions toujours passionnantes, qui alimentent ma réflexion sur mon comportement masculin et sur le féminisme, et depuis peu sur le fait de manger de la viande …

  21. Bon j’avoue, c’est mal j’ai eu la flemme de lire tous les commentaires et donc le mien fera peut être un bis repetita malvenu vu tous ceux qui ont déjà été posté… Si c’est le cas, supprime je ne t’en voudrais pas.
    Juste qu’après avoir lu (avec attention là par contre) ton article, il m’a fait réalisé qu’il y a plein de gens, hommes ou femmes, qui dans une relation sont gentils avec l’autre en attendant d’avoir en retour de la gentillesse et de la considération. Bon j’ai l’impression que c’est un comportement plus caractéristique chez les femmes mais j’ai peut être une vision biaisée. Bref, très souvent, on voit des couples ou l’un des deux, fait tout pour l’autre, est au petit soin, laisse sa vie de côté pour favoriser la carrière de l’autre, etc… s’oublie et en échange espère de la reconnaissance, de la gentillesse, etc… et je peux d’autant mieux en parler que je me rends compte à quel point ça a pu être mon cas dans de précédentes relations.
    Et je me demande dans quelle mesure le fait qu’on nous ai demandé petit d’être gentil avec plus ou moins de chantage affectif ou de récompense à la clef peut être à l’origine de ce comportement…
    Avoir été conditionné tout petit à ce qu’être gentil puisse amener à espérer quelque chose en retour.
    Donc pas seulement une question de machisme, féminisme, etc… mais un comportement conditionné depuis l’enfance et touchant les deux sexes.

      • Bing dans ma face lol
        Et bien je persiste à penser que si, car dans cette histoire Cerise espère quand étant gentille, elle aura en retour ce qu’elle espère avoir de Melon, et Poire en étant gentil espère être reconnu pour ses qualités de la part de poire. J’ai l’impression que beaucoup de gens sont « victimes » de l’illusion que c’est en étant gentil qu’on avance dans la vie. Et donc à force d’être gentil et de ne pas avoir ce qu’on espère (de l’amour, de l’attention) que ça génère de la frustration, de l’aigreur, etc…. Et que ce problème touche les 2 sexes et que ce n’est donc pas seulement un problème de sexisme. Cerise comme Poire ferait mieux de moins chercher à être gentil, mais de penser aussi à eux, avec leur propre choix, leur propre personnalité, leur propre individualité, de vivre la vie qu’ils aiment et d’être moins frustré de ne pas avoir ce que l’autre ne leur donne pas.

        • Oui d’accord mais tu me parles d’un problème qui n’a rien à voir avec le genre. Ce n’est pas que ça n’a AUCUN rapport, mais le problème dont je parle, lui, a un rapport avec le genre. Le problème n’est pas que Poire soit « trop gentil » et regrette d’avoir été « trop gentil ». Ce dont je parle c’est la façon dont il se permet d’exprimer de la haine misogyne à cause de ça, d’ériger sa frustration sexuelle en grand problème de l’humanité, de critiquer les choix amoureux des femmes et de considérer celles-ci comme des objets. ET il est « trop gentil » (entre guillements car ça n’a rien à voir avec la gentillesse). Seulement ce n’est pas le fait d’être « trop gentil » qui fait qu’un gars est un Poire. Un gars qui se dirait « je suis trop gentil, mais les femmes ne me doivent pas du sexe » serait pas concerné par ce que j’écris ici.

    • Je trouve votre réflexion intéressante, parce que Poire en fait reproche à Melon de se comporter selon des valeurs « viriles » occidentales. Lui joue la carte des valeurs dites « féminines » sous couvert d’évolution de la société pour avoir sa récompense – le sexe et comme il ne l’obtient pas forcément il réagit en disant puisque c’est comme ça vaut mieux être un bon vieux macho à l’ancienne. Je vous rejoins dans l’idée que dans les relations de couples on a pris le concept de « gentil » (et non pas de gentillesse) et on y a mis la conformité à certains usages dont devraient découler des droits sur l’autre personne. Les femmes sont éduqués à être gentille – c’est à dire s’occuper des gosses, faire plus que leur part de tâches ménagères, à pas trop ouvrir leur gueule et en échange leur « récompense » c’est d’être en couple, d’être « protégée ». On reste encore sur des schémas traditionnels, et en échange de sa « protection » et de ses finances, monsieur (qui lui a le choix de ne pas être en couple n’est ce pas?) a bobonne et des cuisses ouvertes à disposition (il n’y a qu’à voir toutes les plaintes que s’attirent le « pauvre » nouveau père que la nouvelle mère ne soit pas encore assez bien physiquement pour qu’il se vide les couilles alors qu’elle est blessée physiquement – mais les couilles bleues sont considérées comme une plus grande souffrance que 20 points de sutures).
      Le but pour une femme reste d’être en couple pour se sentir reconnue dans la société et l’homme de baiser, Poire a juste copié la stratégie des femmes où effectivement rendre service, sourire, faire de la bobologie un peu plus à un homme qu’aux autres est considéré comme une invite, une acceptation du jeu amoureux. Il n’y a qu’à entendre la justification de certains pédophiles ou violeurs « elle m’a souri donc elle était consentante », on est dans une culture délirante où si un enfant sourit à un homme celui-ci peut croire sincèrement à une séduction, cela lui paraît logique comme argument.

      • J’aime pas trop quand on dit des trucs du genre « Le but pour une femme reste d’être en couple » ou encore « le but de l’homme est de baiser ». Pourquoi, comment, d’après qui? Je veux dire, ce sont des lieux communs. Je pense que tout décrypter et remettre en question, c’est une raison d’être de ce blog. Et c’est ce qui me fait avancer. Dès lors, ça me fatigue considérablement de lire des machins comme ça. Enfin, ça remet pas en cause tout ce que tu dis, mais quand même si tu bases ta réflexion là-dessus…? Moi j’ai toujours voulu éviter d’être en couple, et je connais des mecs qui s’intéressent pas du tout au sexe et des femmes qui s’intéressent pas du tout au couple.
        En plus y a un truc que je comprends vraiment pas c’est quand tu dis que la stratégie de Poire est féminine. En fait, je peux pas être d’accord avec ça, puisque ma série d’articles sur Poire expose justement, et c’est une idée maîtresse, que Poire se comporte en dominant par rapport aux femmes, qu’il EST macho justement.

        • Je parlais de la culture ambiante bien sûr pas de l’inné. Dans les repas familiaux, on reste encore sur des taquineries « alors tombeur t’as raison d’en profiter » à un homme et des « quand vas-tu ENFIN te caser, il était bien machin ne sois pas si difficile, faut faire des efforts dans le couple aussi, la nièce de madame Machin vient de se fiancer » à une femme. Que l’un choisit et l’autre subit. Même si on commence à s’en défaire (et encore seulement dans certains milieux « culturels »), cela reste un lieu commun.
          Poire est macho dans le but – que s’il est « gentil » avec une femme elle lui doit du sexe. Il « copie » la stratégie qu’on inculque aux femmes le syndrome Blanche-neige « souris et rend service » et le prince t’épousera, sous prétexte de féminisme en opposition à de la drague frontale dite « masculine ». Et ce qui est aussi macho c’est que s’il ne réussit pas il va effectivement réagir en dominant « quelle salope c’est de sa faute » alors que les femmes ont plutôt intériorisé « je n’en n’ai pas assez fait c’est de ma faute ».
          Disons que je pense qu’on ne peut tout à fait exclure le fait que le terme « gentil » dans les relations de couples est utilisé pour qualifier le comportement de conformité à un certain idéal pour les femmes pour avoir en retour le fameux sezame du couple, et que cela a été « détourné » par les Poires – mais que par contre si ça ne va pas en tant que dominée elles se disent que c’est de leur faute (ou de l’autre femme) alors que Poire ne se remet pas en cause du tout sauf qu’il a été trop gentil.

  22. De temps en temps, je fais du « fafwatch » chez ce gros lourd qui tient le blog trouples.fr et, de fil en aiguille, je suis arrivé sur ce tweeet de ce gros con de Laurent Ozon qui illustre bien ton article.

    « Les femmes sont plus attirées par les hommes avec des traits narcissiques, machiavéliques et psychopathes. »
    https://twitter.com/neobiotique/status/703695957431599105

  23. D’ordinaire je ne laisse pas de commentaire, parce que je ne prends pas le temps de construire un propos suffisamment intéressant. Mais si du coup la balance penche vers un grand nombre d’hommes qui ne comprennent pas et/ou crient au scandale, et bien je vais laisser mon impression, tout bête :

    Je comprends, et je me reconnais dans ce que tu écris. Ça fait mal, l’esprit résiste mais j’essaye de déconstruire tout ça. Tes articles font du bien je pense, ça nous aide à nous remettre en question et à aller dans le bon sens. Merci.

    (On remarquera d’ailleurs la construction de ce commentaire – je m’en rends compte, mais je laisse, ça illustre bien – consiste à me séparer d’un grand nombre d’hommes qu’auraient pas compris, de moi, le gentil poire qui ne gêne pas et qui comprend. Youpi. Je vais frapper ma tête sur un mur dur).

    [Tu peux supprimer ça : j’en profite au passage pour signaler une faute que j’ai relevé : tout début de la 1ere phrase du second paragraphe de Cerise : « …que je vous dire… »]

    • Je trouve ça fou qu’on a pas le droit de se considéré moins pire que d’autres hommes sans se faire passer pour un hypocrite.

  24. « Toute personne qui se piquera de vous expliquer comment changer les choix amoureux d’une femme a oublié que les femmes n’étaient pas des animaux de compagnie et surtout que la séduction n’était pas du dressage. »
    Quel fucking rapport avec les animaux de compagnie? Je capte pas l’intérêt d’une telle phrase, surprenant surtout venant de toi. Sinon, super article.

  25. Bonjour,

    en lisant l’article que vous avez écrit sur « la vraie fille féminine », on a l’impression (si on part du principe que Cerise est une VFF) que vous critiquez les choix amoureux de Cerise, vous faîtes un peu la même chose que Poire (dans la mesure ou la manière dont vous vous exprimez laisse sous-entendre qu’elle a tort de choisir ce type de mecs).
    « Elle aime aussi que les hommes soient virils, insensibles et couillus. »
    En gros, elle a une préférence mais elle a tort.

    « Les hommes, eux, ne font pas de caprices: il n’y aurait personne pour y céder. Ils n’ont que des exigences. C’est ainsi qu’elle les aime. »

    Ceci revient à dire: la VFF aime les « melons » et c’est n’importe quoi!

    • non mais ça existe pas une vraie fille féminine. Je l’ai écrit plusieurs fois dans l’article. Il faut lire tout l’article, pas seulement les passages qui t’intéressent.

  26. Crève saloperie de juive. N’oublie pas qu’en France tu n’es en sécurité nulle part et qu’il y a des gens qui sont déterminés à vous bannir de cette planète.

      • Et par la même occasion, apprendre à t’aimer un peu : personne ne pourra le faire à ta place, et l’elfe, comme tout le monde, a mieux à faire que s’occuper de tes appels au secours, surtout quand ils se cachent derrière une haine aussi crasse. Choquant, n’est-ce pas.

    • Mais va chier ailleurs, « shike ». Sérieux, à quoi tu sers là ? Tu sais que c’est illégal d’inciter à de la haine ainsi (oui, même sur internet, on ne t’a donc rien appris), ça t’excite d’être un connard ou quoi ?

  27.  » le féminisme, c’est la croyance radicale que les femmes sont des personnes »

    —> Une Croyance?? Non pas ça s’il te plait… Une croyance on peut y croire ou non. Que les femmes sont des personnes c’est un fait, un fait! Mais je suis sure que ce n’est pas ce que tu as voulu dire.

    Ton texte fait quand meme du bien.

    • C’est bien une croyance, ça dépend de ce que tu entends par « personne » et de comment tu considères les femmes. De fait, beaucoup de gens n’ont pas l’air de considérer que les femmes soient des personnes au même titre que les hommes. Le fait que ce soit un fait n’y change pas grand chose. Je ne me place pas dans la subjectivité des femmes dans le contexte de cette phrase, mais dans la globalité de la vision que les gens peuvent en avoir, et qui est influée par des facteurs sociaux, culturels etc… De même, les animaux ont une certaine forme de conscience et ressentent des sensations et des émotions (peur, douleur, plaisir etc) mais pour autant beaucoup de gens ne le croient pas et n’agissent pas comme si c’était le cas.

  28. Je sais que c’est pas ton devoir suprême d’aider les gens en détresse mais qu’est-ce les gens seuls sont sensés faire si ils se font pas épauler dans leur relations avec les femmes? Aller aux putes et se sentir encore plus misérables?

      • « tu n’es pas un enfant et je ne suis pas ta maman »

        Ouais bah vas dire ca à ceux qui vont voir des PUA. Surtout en plus pour leur dire « hé faut être gentil avec les femmes ».

        « Pas désolée. »

        Un peu froid ca de la part d’une personne dont le compagnon a tenté de se suicider :(

        Enfin bon fais ce que tu veux me sens pas concerné.

        • ha oké si je ne t’épaule pas dans tes relations avec les femmes, moi inconnue du web, tu vas te suicider?
          Tu me fais du chantage au suicide alors qu’on se connait même pas?
          Si tu gères tes relations comme ça, normal que ce soit le merdier. Je ne peux pas t’aider, va voir un psy.
          Et sache qu’il y a une différence entre faire du chantage au suicide pour manipuler les gens et être suicidaire.
          Ne reviens plus sur mon blog, merci. J’en ai marre des gens toxiques. Et d’ailleurs j’en ai aussi plus que marre des mecs qui croient que je suis leur petite maman, que je suis là pour eux, pour faire du « care », écouter tous leurs problèmes et les aider à les résoudre et blabla, tout ça pour quoi? Parce que je suis une femme, et que les mecs sont élevés dans un monde où les femmes sont à leur service. Mais foutez-moi la paix, sérieux, j’ai mes propres problèmes dans la vie vous savez? Trouvez-vous un psy et lâchez-moi.

  29. Bonjour,
    Je me suis permise je m’excuse d’avance de prendre un paragraphe de votre texte comme guise de réponse sur une chaîne de YouTube d’un prétendu maître de la drague et de la séduction sociologue à deux balles séminaires bien payer !
    qui a intitulé sa vidéo  » Peut-on ne pas devenir misogyne après avoir entendu ça? (audio) un poire de 21 ans qui se plaint q’une fille lui a posé un lapin à leur rendez-vous sans excuser sans envoyer un SMS pour annuler…
    le coach à deux balle lui a dit que quand tu va devenir melon donc « bad boy » ce genre de fille femme-enfant vont te manger dans la main
    C’est terrifiant le nombre de vue et des likes sur cette vidéo le comble c’est que même certaines femmes sont d’accord avec lui!
    des râteaux et des poser un lapin sont l’apanage des deux sexe mal élevés . certaines femmes m’ont raconté qu’elles sont sûre et certains que l’homme est venu de loin pour voir la marchandise mais comme il ne l’a pas trouver assez jolie à son goût il s’est volatilisé sans donner suite !
    Un grand merci pour ce travail gigantesque de bien décortiquer le comportement des hommes mal dans leur peau car les femmes sont devenus indépendantes et n’ont plus besoin de supporter un énergumène mal élevé, méprisant juste pour rempli le frigo et subvenir aux besoin des enfants ! des hommes qui ont peur et regrette le beau vieux temps de leur privilèges du genre dominé.
    C’est bien dommage que vous n’avez pas de chaîne youtube car les gens ne lisent pas vraiment les sites et les articles et préfère écouter des vidéos !
    je m’excuse pour les erreurs en français ce n’est pas ma langue maternelle
    Un grand salut du Maroc

    • pardon mais je trouve ça normal de refuser une relation sans avoir à rendre des comptes, même si on est « venu de loin » et même si les raisons en sont « futiles » (comme ne pas toruver quelqu’un physiquement à son goût).
      Sinon je comprend pas tout à ton message…

      •  » je trouve ça normal de refuser une relation sans avoir à rendre des comptes, » je n’ai pas dis le contraire! la vidéo ce ce con prof de la drague a traité la femme d’immature car elle ne sais pas pointue au rendez-vous galant ! tout on nommant sa vidéo comment ne pas devenir misogyne après ça !
        alors que les femmes aussi prennent aussi des râteaux on leurs pose un lapin
         » Sinon je comprend pas tout à ton message… » dans qu’elle partie de mon email ça n’ ps été clair ?

  30. « Étant polyamoureuse, ces histoires ne me concernent et ne me parlent pas tellement, mais je suis quand même pas née hier, et je vois bien que les tromperies, les histoires de jalousie, parfois, ça se gère »

    Je vais oser un parallèle audacieux, mais dans les sociétés traditionnelles la finalité de la polygamie est d’éviter que l’homme ne s’attache trop à une femme et se renferme sur son propre couple au détriment des intérêts de la société.
    Dans le cas du polyamour ça a l’air d’être l’inverse, la finalité c’est d’asservir tes propres intérêts, de satisfaire des pulsions individualistes.
    On ne va pas se lancer dans des débats foireux sur la hiérarchie des valeurs, mais je ne peux que souligner le fait que la civilisation ne s’est pas construite sur la convergence hasardeuse d’intérêts individuels, mais plutôt à partir de l’abnégation, d’un travail sur un idéal de vie, de société , qui va bien au delà du petit nombril qu’on se plait parfois à contempler.
    Que l’on privilégie l’intérêt des individus n’est pas un choix anodin, dans la mesure où la post-modernité c’est avant le  » moi  » qui devient la mesure de toutes choses.
    C’est un fait quasiment inédit, exclusif à notre époque, on se demande bien où tout cela va nous mener, si ce n’est dans le mur : nombre de divorces en hausse , nombre de naissances hors mariage en hausse, taux de natalité morose malgré l’aide non négligeables des migrants issus de sociétés traditionnelles, augmentation de la consommation de psychotrope, de la prévalence de la dépression, du nombres de tentatives de suicide etc…
    Alors bien sûr le lien de causalité est évidemment discutable , mais si tu penses avoir d’autres hypothèses je suis bien entendu ouvert à tes suggestions.
    On a pu reprocher à la morale d’antan d’avoir renversé les valeurs en mettant en exergue les  » pulsions de mort  » , force est de constater que la post-modernité que tu cautionnes totalement n’offre pas grand chose de solide.
    Bref le féminisme ressemble finalement à une imposture, considérer la femme en tant que personne pour asservir ses pulsions individualistes ça finit par créer une société complètement fragmentée et désorganisée in fine.
    Heureusement que l’importation en masse d’individus issus de sociétés patriarcales vont remettre tout ça en place.

    • T’es sur que t’es pas malade? T’as un peu de vomi qui dégouline sur ton clavier
      Ha non pardon c’était un commentaire

  31. Bien évidemment le commentaire ne sera pas publié, tes critères de validation c’est grosso modo
    – le mâle très con qui va raconter sa vie et coller à ton profil sociologique de  » poire  » que tu vas pouvoir humilier sadiquement en public sur internet
    – les commentaires dithyrambiques

    Tout ce qui ne rentre pas dans ces cases, ça sera du  » troll « , ce qui est bien élégant pour éviter toute forme de discussions constructives.
    Bref l’échec de la dialectique hégélienne : thèse, thèse et encore thèse à la fin.
    Tu vas garder tes mêmes schémas jusqu’à ce que ton gosse devienne pubère puis finisse  » poire  » à son tour.
    Triste ironie de l’histoire.

    • Par chance, dans le style « mâle très con », tu t’illustres. Tes pleurnichages du style « ouin, nos valeurs de notre chère République se perdent à cause du divorce, du féminisme et des pédés et du coup tout le monde divorce et c’est mal et y a des dépressifs ah ma bonne dame dans l’temps c’était pas comme ça il nous faudrait une bonne guerre » ne font qu’ajouter une petite touche réactionnaire bien dans le ton de la manip pour tous, qui donne juste envie de t’enfoncer les 2 tomes du « deuxième sexe » de beauvoir édition reliée illustrée cuir dans ta grande gueule pour ne plus entendre tes jérémiades.
      Je ne sais pas si ma réponse respecte bien ta dialectique hégélienne de mes couilles. Je me torche avec ton opinion. Repasse quand tu veux, mais de préférence ailleurs qu’ici.

  32. Je viens de lire les articles et une bonne partie des commentaires : déjà merci !

    J’ai vu pas mal d’hommes demander  » mais alors, comment faire ? »
    J’ai bien compris que tu ne voulais pas jouer les mamans et que de toute façon la recette miracle universelle n’existe pas. Et que si on considère les femmes comme des déesses plutôt que comme des êtres humains aussi diverses que les hommes, ça donnera pas grand chose.

    Toutefois, quelqu’un a écrit un texte qui à mon avis répond à la question. Bien sûr, il faut d’abord digérer le fait que ce truc a été écrit pour des ados. En dehors de ça, le fond reste intéressant (et moi aussi, je le garderais de côté pour mes fistons dès fois que… d’ailleurs je pense que même pour les amitiés ça fait sens, fin la partie non sexuelle s’entend). Remarque totalement perso sur ce qui va suivre : plutôt que d’aller à la gym, déplacer vous en vélo ! (ouais, je suis dans la mécanique cycle, c’est un commentaire totalement intéressé)

    Ca vient de Dan Savage : http://www.thestranger.com/archive/dan-savage,columns et http://www.thestranger.com/seattle/SavageLove?oid=4642012 pour cet article en particulier :

    You’re having a hard time getting girls. That sucks. I remember what it was like when I was a young teenager and wanted boys and couldn’t get any. It sucked. But the sad fact is that most young teenage boys are repulsive—that is, they are half-formed works in progress. Girls mature physically more quickly than boys, which means most girls your age already look like young women and they’re generally attracted to (slightly) older boys—and there you are, aching for your first girlfriend, but still looking like a short, hairless chimp.

    But don’t despair, HUTB. Your awkward/repulsive stage will pass. In the meantime, here’s what you need to do: Worry less about getting your young teenage self laid and start thinking about getting your 18- or 20-year-old self laid. Join a gym and get yourself a body that girls will find irresistible, read—read books—so that you’ll have something to say to girls (the best way to make girls think you’re interesting is to actually be interesting), and get out of the house and do shit—political shit, sporty shit, arty shit—so that you’ll meet different kinds of girls in different kinds of settings and become comfortable talking with them.

    Some more orders: Get a decent haircut and use deodorant and floss your teeth and take regular showers and wear clean clothes. Go online and read about birth control and STIs, and learn enough about female anatomy that you’ll be able to find a clitoris in the dark. Masturbate in moderation—no more than 10 times a day—and vary your masturbatory routine. I can’t emphasize this last point enough. A vagina does not feel like a clenched fist, HUTB, nor does a mouth, an anus, titty fucking, dry humping, or e-stim. If you don’t want to be sending me another pathetic letter in five years complaining about your inability to come unless you’re beating your own meat, HUTB, you will vary your routine now so that you’ll be able to respond to different kinds of sexual stimulation once you do start getting the girls.

    Good luck, kiddo.
    (The above advice was for a straight teenage boy. Gay teenage boys should read « boys » where I said « girls, » « anus » where I said « vagina, » « prostate » where I said « clitoris, » and « fist » where I said « fist. »)

  33. Ping : Sayuri_mj | Pearltrees

  34. Bonjour, j’ai lu l’article que j’ai apprécié et lu la majorité des commentaires, et mon avis est que les femmes doivent arrèter de se poser en victimes surtout dans les pays dit civilisés. Il y a du boulot mais heureusement on ne m’a pas lapidé pour adultère… J’ai connu des abus mais je ne suis pas rester 10 ans avec ce connard, j’ai préféré rester seule avec les galères que ça apportent et je ne regrettent pas. Résultat à 36 ans je ne bois plus en soirées, je préfère payer le taxis pour rentrer, dans la rue je marche la tète haute en gardant toujours mes écouteurs, je suis féminine mais en plus classe, les connards n’aiment pas femmes surent d’elle. Quand un homme me draguent comme les américaines j’attends au moins 3 mois avant d’etre intimes car il n’y a que le temps pour connaitre un homme, et encore ça peut durer plus longtemps. Quand je sors j’ai toujours un taser ou une arme blanche car si on m’agresse je me déféndrais. J’aime les sports de combats et je conseille à toutes les femmes de faire du self-défénse et j’ai aussi beaucoup travaillé au contact des hommes donc je les connais très bien et je le considère comme des ado et comme j’en ai un, je me lasse vite de jouer les mamans.

    Pour conclure, des poires j’en ai rencontré pleins et quand je dis à un mec que je ne le connait que depuis d’une semaine et qu’il me faut un peu de temps pour le connaitre, il m’ont tous répondu sans exception qu »ils n’attendraient jamais 1 semaine pour baiser, et que je devrais etre reconnaissante de l’attention qu’il me porte. Comme j’étais dans le batiment et que j’ai bossé avec des hommes, j’ai bien vu la différence de comportement, je suis une collègue pas de commentaires salaces mais si je passe près d’un chantier j’entends des sifflets.
    Moi j’hésite pas à dire que le mec ne me plait pas car je le trouve gros ou chauve, ils ne sont pas contents mais je m’en fout, mais je vois bien qu’il n’ont pas l’habitude d’etre jugé sur leur physique car on dit à tout bout de champs que les femmes se foutent du physique. Et bien pour moi ça compte, je prend soin de moi et j’attend la meme chose de mon partenaire, et des mecs ont été choqué que je leur dise qu’ils avaient du ventre, en faite je m’adapte si le mec parle mal des femmes je ne vais pas refuser ses avances emballées dans du sucre.
    Résultat je suis girlfriendzonée mais je m’en fout, j’adore les envoyer chier les mecs et leur dire que je fais du taekwondo, je vois direct qu’il pense aux coups qu’ils vont prendre si ils lèvent la main sur moi.
    j’ai investi dans un bon vibro et je drague un mec à mon rythme depuis plusieurs mois, et c cool.

    Désolée pour la longeur et les fautes d’orthographes, et je rajouterais que j’en ai marre des films ou les femmes se font tuées sans bouger le petit doigt.

    Bise

    • Ha bon tu trouves que notre pays est civilisé toi? Genre on est traitées en égales avec les hommes? D’après ce que tu dis j’ai pas l’impression… D’un côté on subit aucune injustice, d’un autre la vie est un éternel combat contre les hommes?

      Y a rien de mal à être ou avoir été victime, tu dis toi même avoir subi des abus même si tu n’utilises pas le mot victime pour parler de toi (tu n’es pas obligée). Ce n’est pas sale, tu as le droit d’avoir été victime de quelque chose, ça ne te définit pas, rien ne t’oblige à t’enfermer dans un statut de victime. Ce n’est pas MAL d’avoir subi ou de subir des abus. Personne n’a à te reprocher d’avoir subi des abus. Tu peux préférer le terme « survivante » qui est plus positif pour dire que tu as vécu ou vis des injustices. Par contre ce qui me gène dans ton message c’est que j’ai l’impression que tu te met implicitement en opposition avec les femmes qui s’en sortent moins bien que toi dans la vie et par rapport aux hommes. Il n’y a pas de jugement a porter là-dessus, chaque personne vit son propre parcours, chaque personne essaie de faire ce qu’elle peut. Les gens ne souffrent pas parce qu’ils aiment ça mais parfois ils n’arrivent pas à faire autrement. Les femmes ne sont pas « des victimes », mais elles sont opprimées, de fait elles ont des probabilités plus importantes de subir des abus. Plutôt que d’opposer les « victimes » et les autres, si on essayait d’être un peu solidaires? Le patriarcat exige des femmes d’être beaucoup plus fortes et courageuses que les hommes pour s’en sortir dans la vie. Reconnaître que c’est injuste, c’est déjà un premier pas. Et puis arrêter de s’opposer et de se comparer entre femmes, parce que c’est faire le jeu du patriarcat.
      Depuis que j’ai écrit cette série d’article plein d’hommes m’insultent parce que je leur ai mis leur nez dans leur caca (d’autres me remercient pour la même raison). Je ne crois pas me poser en victime, non. En quoi je me pose en victime, tu peux me le dire? Ce que tu ne sembles pas voir par contre (mais peut-être que j’ai mal compris ton message?) c’est que beaucoup d’hommes, eux, se posent en victime quand ils n’obtiennent pas ce qu’ils veulent des femmes. c’est même plus ou moins l’objet de ces articles. Et je vois vraiment pas pourquoi on accepterait ça.

  35. Merci, vraiment, pour ces articles.

    «le féminisme, c’est la croyance radicale que les femmes sont des personnes»

    Je crois que cette phrase résume tout les articles que vous avez écrit à ce sujet :)

  36. Je suis tombé par hasard sur cet article et je l’ai trouvé très intéressant. En le lisant, je me suis rendu compte que j’appartenais aussi à cette catégorie de Poire qui considère les autres comme des Melon. Je suis tombé amoureuse d’une Cerise, et celle-ci est elle-même tombée amoureuse d’une Poire, qui, lui était en couple. De ce fait, je l’ai vu comme un Melon infidèle, volage, etc; en oubliant- ou devrais-je dire omettant volontaiement – que les sentiments ne se contrôlent pas. J’ai également « oublié » que Cerise était aussi en couple et que si j’étais resté cohérent, Cerise devait également être considérée comme un Melon. Mais je me voilais la face
    A la lecture de l’article, je me rends compte que je dois faire un travail en profondeur sur le fait que je ne doive pas considérer Cerise comme une récompense de comportement, mais simplement comme une personne, ce qui devra impliquer également que je m’engueule avec, ne soit pas toujours d’accord, l’envoie parfois chier quand elle m’énerve, bref, que je ne doive plus fausser mon comportement de manière à vouloir gagner ses faveurs. Et si cela implique que Cerise me dégage, alors tant pis
    Cela ne sera pas facile, bien sûr, mais je veux tenter.
    Bref, merci

Les commentaires sont fermés.