La nouvelle salope

Le monde évolue, le sexisme aussi. Cet article a pour but de montrer comment des croyances misogynes peuvent perdurer dans le discours ambiant, tout en étant plus ou moins cachées derrière certaines apparences, à travers l’exemple du slut-shaming. Le slut-shaming peut en effet prendre bien d’autres formes que de simplement estimer qu’une femme ne doit pas avoir de sexualité.

Je vais donc m’adresser beaucoup dans cet article à un personnage inventé de toutes pièces, mais représentatif: le gentil mec de gôche.

Toi. Oui, toi, là, le gentil mec de gôche, ouvert d’esprit et qui joue vaguement de la guitare, c’est à toi que je parle. Non, tu n’as pas le monopole du sexisme, loin de là. Pourquoi toi, alors? Parce que tu a beau te croire « ouvert » et « tolérant » et « pas sexiste pour un sou », ça m’agace. Parce que tu l’es, sexiste. Oh oui, peut-être un chouïa moins que les petits fachos du style JV.com, mais beaucoup plus que tu ne le crois. Et si je m’adresse à toi c’est parce que ton sexisme avance masqué derrière des discours, dissimulé à chaque coin de mot.

Toi qui n’a rien à dire sur ce que les femmes font de leur corps, « mais »… Toi qui t’imagine qu’une fille qui veut coucher avec toi veut forcément que sois son petit ami… Toi qui va laisser échapper un terme du genre « fille facile »… Toi qui est tellement pas sexiste du tout que si tu penses que ton ex est une grosse salope parce qu’elle t’a quittée ou qu’elle a osé refaire sa vie, ça ne peut qu’être vrai. Les filles bien ne larguent pas les mecs. Pas toi en tous cas, qui est si gentil.

C’est toi le genre de gars qui va fièrement décréter que les femmes font ce qu’elles veulent de leur corps, mais…

Alors là je t’arrêterais tout de suite si je pouvais. Tu vois, ami imaginaire, ce qui me pose problème c’est le « mais » (et ce qui va suivre, mais j’y reviendrai). Car il n’y a pas de « mais ». Il devrait y avoir un point à la fin de ta phrase. Les femmes font ce qu’elles veulent de leur corps, POINT.

Mais bon, je ne suis pas auprès de chaque gentil mec libéré et ouvert d’esprit pour lui couper la chique au moment où il dit « mais ». Alors souvent derrière ce « mais », il y a plein de choses.

1) La psychologie de comptoir: quand les experts en sesque t’expliquent comment faut faire (ou pas faire).

Les femmes font ce qu’elles veulent de leurs corps, mais quand même quand elles enchaînent les rencontres, c’est qu’elles ont de lourds problèmes psychologiques / un énorme manque affectif / une instabilité / des problèmes non réglés avec leur papa / autres. On psychologise ici avec distance, comme on commenterait un comportement dans un documentaire animalier. Au fond on ne sait rien, jean-neige, mais on donne notre avis d’expert. Une femme ne peut pas simplement avoir envie d’avoir plusieurs partenaires. ça cache quelque chose. Quoi? Alors que l’homme collectionneur est simplement mené par sa nature profonde de distributeur de semence. Ou alors on va dire qu’il a « simplement » envie de baiser, parce que les hommes aiment le sexe c’est bien connu (quand on affirme quelque chose de totalement gratuit, il suffit de préciser que c’est bien connu pour éviter d’avoir à fournir le moindre argument). Ou encore que les hommes aiment le sexe parce qu’ils sont « programmés » (par qui, bordel de …?) pour distribuer généreusement leur patrimoine génétique.

Le mâle dans toute sa splendeur, arrivé au sommet de l'évolution: un arroseur automatique à sperme.

Et les femmes, elles, elles aiment la sécurité du foyer et faire des bébés. Rechercher des relations sexuelles légères ou courtes ou vouloir s’amuser serait donc révélateur de profonds troubles psychiques.

Ce qui me dérange ici n’est pas en soi qu’on décrypte les raisons pour lesquelles une femme peut enchaîner les relations d’un soir. C’est qu’on ne le fait que pour les femmes, avec une tendance à moraliser. Décrypter le fonctionnement interne d’une personne n’est pas neutre, on peut très bien le faire avec une connotation moralisatrice, et c’est généralement ce qu’on fait. De plus, le comportement des hommes qui enchaînent les relations sexuelles n’est pas plus « naturel » ni moins « décryptable » que celui des femmes qui font exactement la même chose. Ils ont aussi des raisons d’agir. Le fait d’enchaîner des relations peut cacher un manque d’estime de soi chez une femme, tout comme chez un homme. La vérité, c’est que la seule information qu’une personne -quel que soit son genre- enchaîne les One Night Shot, ne permet absolument pas de conclure quoi que ce soit sur son estime de soi. Mais les réactions seront bien sur très différentes s’il s’agit d’une femme…

En plus d’analyser le comportement de la « femme libérée » comme témoignant d’un manque ou d’un désordre psychologique, les experts improvisés teinteront souvent leurs propos d’une portée moralisatrice, du genre si tu couches avec plein de mecs pour combler ton désert affectif, alors tu te détruis, tu te fais du mal, etc… Accréditant l’idée très ancienne et made in patriarcat® que le sexe est dangereux et destructeur pour les femmes.

2) La punition divine

Femme « libérée » (bouh que j’aime pas ce mot mais tant pis, libérée de quoi d’abord? c’est pas comme si parce que tu suces des bites tout à coup youhou tu es libre, tu as juste la liberté de sucer des bites). Femme « libérée » donc, si on ne te diagnostique pas de profonds troubles psychiques pour t’envoyer en l’air, on te prédira probablement la fameuse « punition divine ». Tu peux piocher au hasard parmi ces charmantes options:

  • Avortement (qui bien sur est un traumatisme pour toutes les lafâmes qui sont toutes des mamans au fond de leurs petites cœurs)
  • MST
  • Viol
  • Apocalypse
  • Ne jamais trouver l’Homme le vrai le fort le beau
  • Ou pire: le trouver et se caser.

Un jour mon prince viendra, et j'arrêterais de coucher avec n'importe qui

Bon pour ce dernier j’avoue, c’est pas vraiment une punition (pas dans la bouche des gens qui le prophétisent), plutôt une sorte de rédemption. Et pour l’apocalypse, je l’au mis en 3ème parce que c’est un tout petit peu moins grave que ne pas trouver l’Homme, mais on va dire que c’est un peu hors sujet car oui, certains cathos intégristes vont te prédire ça (mais qui sait si ce sera pas plutôt la faute des homosexuels?) mais le gentil mec de gôche lui, il va plutôt te prédire tous les autres trucs. Ça lui paraît bien plus rationnel et il se croit bien plus progressiste.

Bien sur, quelque part dans le monde, plusieurs femmes recourent à l’IVG, contractent des MST ou sont victimes d’agressions sexuelles. On en déduira allègrement que bon ok c’est pas cool mais voilà ce qui arrive quand on baise. Bien sur les gens sont plus ou moins réac, donc ils feront plus ou moins de lien de cause à effet entre vivre sa vie sexuelle et avoir des crasses dans sa vie. Mais sérieusement, plein de gens le font. Répétez après moi: Le viol, l’avortement, les MST et les autres emmerdes ne sont pas des punitions divines. Ce sont des accidents de la vie (une agression pour le 1er exemple, mais on peut appeler ça un accident de la vie, ça te tombe dessus).

3) Le dégoût, la peur

Toi le mec de gôche gentil qui joue un peu de la guitare (oui je sais on dirait que je fais une fixation sur cet instrument, mais tous les gentils mecs de-gôche-se-croyant-ouverts-d’esprits-mais-sexistes-à-donf que j’ai connus jouaient vaguement de la guitare. ça fait cool de jouer de la guitare. Bon je précise au cas où, vous n’avez pas à vous sentir spécialement visés si vous jouez de la guitare, je n’ai rien contre ce très chouette instrument dont les mélodies mélodieuses ravissent mes oreilles).

En plus certains ont du talent… Non Georges malgré ton sexisme je ne parviens pas à te trouver antipathique

Heu, qu’est-ce que je disais?
Ha oui. Donc Mr Je Suis Sympa Et Pas Sexiste qui pense que « les femmes font ce qu’elles veulent de leur corps, mais quand même [insérez une connerie ici] », hé ben tu as beau être ouvert d’esprit et tout et tout, tu trouves quand même le sexe un peu dégueulasse. Si. En tous cas celui de ta voisine de pallier qui a couché avec tout l’immeuble (c’est du moins ce qu’on t’a raconté). Car oui, le sexe c’est sale, en tous cas plus une femme a de relations sexuelles, moins elle vaut à tes yeux. Et ça te fait un peu peur, avoue, le fait qu’une femme ait plus d’expérience que toi. ça te fait peur et ça te dégoûte vaguement.

Je remarque que souvent, y compris de la part de gens « pas sexistes », on émet l’idée (parfois sous-entendue) que les corps des femmes seraient radicalement transformés par l’activité sexuelle: le vagin d’une femme expérimentée serait plus large, ou plus moche ou je ne sais quoi. Cette idée n’est jamais émise pour les hommes cis. Le pénis reste le pénis, quelle que soit l’activité à laquelle il s’est adonné, alors qu’une vulve resterait profondément modifiée par les rapports sexuels, du moins sur la durée. C’est bien sur faux: si l’hymen peut s’ouvrir (et non se déchirer) lors des premiers rapports, il n’existe aucun moyen de savoir si une femme a eu 2 rapports sexuels ou 534, son sexe reste le même. Si l’accouchement peut éventuellement modifier le vagin (mais d’une façon dont je soupçonne d’être un peu surestimée…) les relations sexuelles le laissent intact. la vulve se modifie avant, pendant et après le rapport sexuel, tout comme un pénis entre en érection ou en sort. Et comme le pénis, elle retrouve ensuite son état initial.

L’idée que la vulve et le vagin changent physiquement après de nombreux rapport sexuels peut sembler a priori étrange. Mais cette croyance populaire découle à mon avis de l’idée que le coït transforme les femmes; et comme l’on a tendance à croire que le sexe salit les femmes, on croit que la vulve est abîmée par les pénétrations répétées. Même des gens qui s’imaginent pas sexistes pour un sou croient quand même qu’un vagin s’abîment. Je pense que ça n’est pas un hasard.

4) Le Pas-Féminisme

Selon certains et certaines, Beyonce ne saurait être féministe, puisqu’elle déhanche ses fesses d’une façon probablement langoureuse (je ne sais pas je ne regarde jamais de clips). Et là je ne vais plus m’adresser seulement à Mr Sympa, mais aussi à Madame Féministe Un Peu Mais Pas Trop. Des hommes mais aussi beaucoup de femmes ont cette opinion selon laquelle le fait de se sexualiser est anti-féministe, du moins pour les femmes. Cette idée complètement rétrograde selon laquelle une femme qui offre son corps aux regards se « dégrade » et donc que porter une minijupe ou rouler son boule sont des actions anti-féministes (qui bien sur méritent le goulag). On pourrait croire que le féminisme, c’est « les femmes font ce qu’elles veulent de leur corps et y a pas de mais ». Mais non, apparemment le féminisme régenterait aussi la vie sexuelle des femmes. En tous cas, ce n’est pas mon féminisme.

L’idée est parfois émise que des chanteuses comme Beyonce se comportent comme des « objets sexuels ». D’une part, ça me paraît étrange de taper sur quelqu’un qui serait un objet sexuel puisqu’une personne réifiée, c’est une victime et qu’on n’a pas à taper sur les victimes mais sur les oppresseurs (ha mais si les femmes s’oppriment elles-mêmes c’est pratique, on n’a pas à pointer du doigt les hommes, y compris Mr Sympa qui participe au sexisme comme tout le monde) (c’est comme dans Disney) (Mais je digresse). Mais surtout, je ne vois pas en quoi avoir un beau cul et le montrer c’est devenir un objet sexuel. On ne peut pas s’auto-transformer en objet sans qu’il y ait un sujet, si bouger son cul c’est être un objet sexuel, alors c’est l’être pour qui? Si des gens traitent telle chanteuse ou actrice comme un objet parce qu’elle a un beau cul et qu’elle le montre, ce sont eux qui la réifient, pas elle. Oui, on peut se sexualiser (porter des vêtements suggestifs, danser langoureusement etc…) mais on ne peut pas se réifier tout seul. A moins de considérer que dans une interaction sexuelle, une femme est toujours forcément l’objet. Ce qui est à mon avis une pensée complètement réac et anti-féministe. Une femme peut être sexuée et ne rien avoir d’un objet, donc interpréter la danse de Beyonce comme une auto-réification sexuelle, c’est en fait une forme déguisée de slut-shaming. C’est dire qu’une femme qui danse langoureusement, ben faut pas qu’elle s’étonne si on la voit comme un sac à foutre. Mais non ça ne marche pas comme ça, d’ailleurs on ne dira pas d’un homme qui danse d’une façon sexy qu’il se comporte comme un objet.

Bon j'ai tapé Beyonce dans google image j'espère que c'est bien elle

Bon je prends l’exemple de Beyonce parce que j’en ai un peu entendu parler en ce moment, mais il y en a sans doute d’autres. Je ne m’étendrai pas sur l’aspect raciste de la critique de Beyonce, mais je souhaite tout de même la mentionner rapidement: sans être une experte en racisme, il me semble qu’une femme noire sera plus facilement considérée comme vulgaire et victime de slut-shaming.

5) Procès d’intention

Une autre forme de slut-shaming déguisée, qui est (dans mon expérience) la plupart du temps le fait des hommes, est de présumer des intentions d’une femme qui s’habille d’une certaine façon. J’en ai déjà parlé (« pourquoi met-elle un short au ras du bonbon? ») donc je ne m’étendrai pas sur les détails. Mais on présume beaucoup plus des intentions d’une femme qui s’habille court que d’un homme. On va me dire, une femme peut s’habiller court et chercher à attirer le regard et il n’y a aucun mal à ça. Évidemment, mais ce n’est pas la question. Une femme habillée court ne cherche pas forcément à plaire ou à attirer le regard, elle peut avoir plein d’autres raisons de s’habiller court.

Là où ce type de propos m’énerve vraiment, c’est quand on parle des très jeunes filles. Les collégiennes s’habillent souvent assez court, parce que c’est la mode, et pour plein d’autres raisons. Et oui, de mon temps (bouh je suis vieille) personne ne portait des jeans taille basse avec des strings apparents. Mais le slut-shaming des gamines existait pourtant déjà. Je ne dis pas que c’est sain ou normal qu’une fille de 11 ans se balade avec le string à l’air, mais je trouve totalement honteux et déplacé de l’incriminer pour ça. Il est évident que les jeunes filles suivent la mode et on ne peut absolument pas présumer de leur sexualité d’après la façon dont elles s’habillent, même si elles s’habillent d’une façon qu’on peut juger trop sexualisée par rapport à leur âge. Ce sont des enfants, elles ne sont pas responsables de la façon dont la société les perçoit, dont les hommes les perçoivent, elles ne sont pas conscientes de ça, et elles ne font que se conformer à un rôle que nous, adultes, collectivement, leur avons assigné. Cela commence quand on assigne un genre à un enfant, il se l’approprie évidemment (ou pas) et jouera avec les codes de ce genre, parfois en faisant beaucoup d’efforts pour être accepté. C’est une façon de chercher à être accepté, reconnu, ce qui est un besoin, particulièrement fort autour de l’adolescence. Et si être sexy c’est ce que comprennent les jeunes filles du genre féminin, hé bien c’est parce que c’est le cas, on définit « la femme » comme un être sexualisé.

Donc oui, ça ne paraît pas du slut-shaming de s’indigner contre les tenues hyper sexualisées des gamines, mais quand je vois que dans la plupart des cas c’est à elles qu’on s’en prend, alors oui c’est du slut-shaming. Et le pire c’est que les gens qui ne s’en prennent pas à elles directement disent des choses comme « moi ma fille ne s’habillera jamais comme ça, sinon je lui interdis de sortir » etc… Très classe. Je ne dis pas que c’est une bonne chose qu’une adolescente s’habille de façon hyper sexualisée, mais d’une part, à partir du moment où elle comprend que d’une certaine façon c’est ce que la société attend d’elle, alors elle voudra le faire et l’en empêcher ne coulera pas de source, à moins de l’enfermer à double tour dans la cave (heu ce qui est une MAUVAISE chose je précise au cas où – avec la façon dont on traite les mômes de nos jours, on sait jamais). D’autre part, contrairement à ce que croient beaucoup de gens, et ça c’est vraiment une forme insidieuse de slut-shaming et de victim-blaming, rien ne dit qu’une jeune fille habillée de façon sexy aura davantage de probabilités d’être agressée sexuellement. En fait, c’est triste à dire, mais une adolescente court un risque élevé d’être agressée sexuellement, quelle que soit sa tenue. Je ne pense pas que le fait qu’elle soit habillée comme-ci ou comme ça change quoi que ce soit, dans la mesure où un homme adulte est capable de sexualiser une petite de 12 ans, il a un grave problème (malheureusement fort répandu dans notre société malade) et blâmer la façon dont celle-ci est habillée est irréaliste et complètement inique.

Je les trouve flippantes, ça n'existait pas ce genre de poupées quand j'étais enfant. Cela dit, il y avait les Barbies, ce n'est pas si différent.

Sous couvert d’être un bon samaritain protégeant la jeunesse, on juge et on critique les gamines comme si ce n’étaient pas elles les victimes mais les coupables. De plus, on présume aussi de leurs intentions, en disant qu’elles veulent attirer l’attention, chercher le regarde masculin, etc… On va chercher bien loin, en ne voyant pas que les garçons de cet âge font eux aussi des efforts pour se conformer à leur genre. Sauf que pour eux, ça n’implique pas de porter des strings.

Je vais m’arrêter à ces 5 exemples, mais il y a peut-être encore beaucoup de façons de faire du slut-shaming sans (trop) en avoir l’air.

127 réflexions au sujet de « La nouvelle salope »

  1. octobre 2014, le combat féministe prioritaire semble être celui de porter la minijupe. comme il y a 100 ans donc. et ça dit que les autres sont rétrogrades…

    ah pardon, on appelle ça du « slut-shaming », ça fait tout de suite moderne du coup.

    • Erreur, le féminisme n’a absolument pas changé, que ce soit en 2014 ou en 1914, il s’agit de laisser les femmes faire ce qu’elles veulent et s’habiller comme elles veulent. La dénonciation du « slut shaming » a beau être un outil récemment conceptualisé, le slut-shaming en lui-même existe depuis fort longtemps et les femmes en ont toujours été victimes. Cela dit, si la langue de Shakespeare t’irrite à ce point, c’est peut-être simplement que ton sexisme est doublé d’une xénophobie de mauvais aloi. Je te rassure ça te soigne, continue à lire des articles féministes, on ne sait jamais, on pourrait un jour réussir à t’apprendre quelque chose.

      • mais oui, le féminisme est éternellement le même de tout temps. comme la société. ça ne change jamais.

        au prochain combat pour le suffrage universel !

        • Tu as visiblement du mal à mettre tes circuits neuronaux en route, donc je vais t’aider: le féminisme s’adapte évidemment au contexte, mais le fond reste le même.
          Exiger la liberté des femmes ne prend évidemment pas exactement les mêmes formes selon les pays et les époques, mais quel que soit le pays et l’époque, le but est d’exiger l’égalité.
          C’est pourquoi on peut critiquer le port du voile dans les pays où il est obligatoire, et s’élever en France contre son interdiction. Il s’agit simplement d’avoir le choix.
          Après tu peux toujours exiger le droit de vote mais je crains que tu ne perdes un tout petit peu ton temps car il me semble que ce droit est déjà acquis. Enfin du coup c’est plus facile que de s’ouvrir l’esprit à l’idée difficile que porter une minijupe n’est pas un crime.

    • Octobre 2014, y’a encore des trouducs pour trouver n’importe quoi pour critiquer celles qui veulent faire avancer l’égalité.
      Au moins ça ça n’a jamais changé.

  2. Très bon article!
    Par contre je ne suis pas tout à fait d’accord avec ton discours sur Beyonce. Elle fait bien ce qu’elle veut et je ne la juge pas sur ses tenus, par contre ne se comporte-t-elle pas, à l’image des adolescentes dont tu parles plus loin, comme la société en a envie? Ne s’ habille-t-elle pas comme on attend qu’elle le fasse parce que c’est une chanteuse internationalement reconnue?
    Sans verser dans le slut shaming, je dois avouer que je m’interroge et notamment sur le fait qu’elle soit vraiment féministe, vu qu’elle affiche le mot « feminist » à chacun de ses concerts.

    • Beyonce est une femme, si on lui reproche d’être sexy, alors il faut reprocher à toute femme d’être sexy et lui faire porter la responsabilité de l’hypersexualisation des jeunes filles.
      Franchement je ne suis pas sure que ce soit comme ça que ça marche. La sexualisation des adolescentes est le résultat de phénomènes complexes. Il y a toujours eu des chanteuses sexy, mais au temps de marylin monroe les collégiennes ne portaient pas des strings. Et il ne faut pas y voir seulement un effet de la répression de la part des parents, à mon avis. Je pense que les causes en sont bien plus complexes et touchent davantage à notre perception de l’enfance qu’au fait qu’il existe des femmes sexy. Un truc notable c’est que les vêtements pour bébé sont déjà non seulement genrés mais aussi d’une certaine façon sexualisés puisque par exemple, les vestes pour bébé fille sont ceintrées à la taille.

    • « ne se comporte-t-elle pas, à l’image des adolescentes dont tu parles plus loin, comme la société en a envie? »
      en quoi c’est quelque chose de mal? Vraie question hein.

      • Merci pour ta réponse, mais en l’occurrence je ne disais pas que Beyonce influençait l’hypersexualisation des adolescentes, mais je me demandais si Beyonce ne s’habillait pas de façon sexy parce que la société (ou tout du moins les maisons de disque et une certaine presse, par exemple) demandait aux femmes de s’habiller de la sorte. En gros est-ce que Beyonce ne serait pas victime de l’image de la femme vantée par les médias, au même titre que les adolescentes, même inconsciemment.

        Ensuite non, ce n’est pas mal de s’habiller sexy, une femme (et n’importe qui d’une manière générale) devrait pouvoir s’habiller comme elle l’entend. Mais c’est simplement un questionnement sur les normes et leur intégration inconsciente dans nos façons de vivre, qui font qu’on peut ses sentir libre sans l’être réellement puisqu’on continue d’accepter les normes qui nous oppriment (comme par exemple lorsque tu faisais référence à l’épilation).

        Concernant la question Beyonce est-elle féministe, j’aime la réponse de Roxane Gay qui tranche: le féminisme est un mouvement complexe qui peine à se définir pleinement tant il est composé d’opinions différentes et de revendications qui ne le sont pas moins. L’important est de s’identifier comme féministe, et si Beyonce s’identifie comme féministe c’est qu’elle l’est, même si en dehors d’afficher ce mot elle n’a jamais pris le temps d’exposer sa position sur le sujet. Je me permets de coller le lien qui revient sur cette question http://www.huffingtonpost.com/2014/10/02/roxane-gay-beyonce-feminism-now-this-rant_n_5920206.html

        Mais le danger de ce genre de discours, c’est de vider un mouvement politique de tout son sens, et notamment auprès de nouveaux publics.

        A titre personnel, je me demande simplement si le féminisme revendiqué de Beyonce n’est pas un argument marketing puisque dans l’absolu elle n’a jamais tenu un discours sur la question mais simplement affiché le mot « feminist » sur scène. Dans ses chansons elle dévoile beaucoup de préjugés, comme par exemple ll’incapacité des hommes en général à s’engager dans une relation monogame (préjugés à la fois sexiste et patriarcale sur la forme que doivent adopter les relations amoureuses). Ce parti pris a le mérite de susciter des conversations sur le féminisme, notamment aux Etats-Unis où dire à une femme qu’elle est féministe est souvent considéré comme une insulte (il n’y a qu’à lire des interviews de plusieurs starlettes publiées dernièrement pour s’en convaincre: Katy Perry, Taylor Swift, Shailene Woodley…)

        Donc il n’est pas question de critiquer Beyonce ou ses vêtements ou son féminisme, mais plutôt de comprendre ce nouveau parti pris affiché, en dehors des lieux-communs souvent affichés par les femmes célèbres dans la presse comme « je n’ai pas attendu d’être mariée pour exister » ect… Pour le coup j’aimerais bien qu’elle s’exprime davantage et qu’elle approfondisse son positionnement, car c’est un sujet qui agite pas mal les milieux féministes, ou tout du moins beaucoup de féministes (en tout cas dans mon entourage, sur les blogs et dans les médias en général).

    • D’un autre côté, il y a des centaines de chanteuses qui s’habillent et dansent sexy, et Beyoncé est des rares qui se disent féministes et tiennent un discours féministe.
      Je trouve dommage que dès qu’une personne sorte de la masse des gens qui s’en foutent, et prend un engagement militant en n’étant pas à 100% en accord avec la « doctrine », on lui en foute plein la gueule, en laissant tranquille ceux qui ne prennent pas de risque.

      • Je ne vais pas retaper ce que j’ai écrit au-dessus, ce serait un peu long, mais je ne cherche pas à lui en mettre plein la gueule. Je m’interroge, simplement, mais j’avoue que mon premier message n’était pas forcément bien rédigé.
        Et pour le coup je suis d’accord avec toi lorsque tu parles de doctrine, on retrouve cette dichotomie dans beaucoup de mouvements politiques, et pour ma part dans la sphère du militantisme environnemental où beaucoup passent plus de temps à se tirer dans les pattes plutôt qu’à construire des projets.

  3. Encore une fois, ce n’est pas la tenue des femmes le souci, mais le patriarcat qui y donne une dimension, via sa police. Mini jupe, c’est mal. Voile, c’est mal. Ceci est acceptable; cela non. Les vetements sont genrés à fond pour les femmes, et il leur est donné une dimension plus ou moins connotée (talons, décolleté, string), ce qui fait donc des femmes qui les portent des «  »salopes » » par extension, car ces attributs sont vus comme tel. C’est absurde de descendre ainsi les femmes.
    Par contre on peut s’interroger sur pourquoi ces attributs sont devenus de tels pourvoyeurs d’une image sexualisée, réifiée de la femme.
    L’hypersexualisation.
    Et là où c’est gênant c’est quand l’hypersexualisation s’ applique aux fillettes, des vêtements et codes adultes à des enfants qui n’y comprennent rien, suivent une « mode ». Et là, je suis pas sure que Beyoncé soit un super exemple. Malgré son positionnement féministe. (C’est une adulte, qui joue avec le sexy, mais des fans ados ne mesurent pas toute la portée, ni des fillettes, sans vouloir dire une cotte âgiste)
    Féminisme qui désormains veut tout et rien dire, y a beaucoup de courants féministes maintenant.
    Bon c’est très brouillon.
    Ce qui est insupportable c’est la culpabilisation des femmes, pour une tenue*, pour une démarche, pour des choix.
    * On peut aussi parler du voile, en France, qui est aussi sans cesse la cible de remarques, je suis persuadée que si des hommes le portait ils ne seraient pas autant critiqué. Ca reste un vêtement genré aussi, mais la stigmatisation en commun des femmes voilées ou femmes habillées selon les canons du sexy sont à mon avis stigmatisées autant MAIS différemment, ce n’est pas les mêmes insultes ou stigmatisation.

    Pour les tenues très sexualisées je pense que le stigma vient aussi qu’il y a une assimilation avec porno/prostitution (qu’on peut voir comme deux violences) et qui génère encore de la misogynie et de la haine – c’est assez schizophrénique vu qu’on baigne dans des diktats qui imposent des normes physiques sexualisés au possible, photoshopés…. (Bouche entrouverte, rouge à lèvre, poses lascives,ETC). Le formatage est partout, je plains les ados (et pas que) de nos jours. D’un côté ces injonctions, de l’autre du slut shaming.

    Monde de merde pour les femmes.

    • Je suis parfaitement d’accord avec ton commentaire, une dichotomie s’est installée entre ce que la société et le formatage -notamment publicitaire, insinue dans l’esprit de la femme et la morale, profondément réactionnaire qui lui ordonne (oh le gros mot!) de faire . Cependant je ne peux m’empêcher de penser que la pornographie et son commerce, je parle aussi de la publicité où ils ne peuvent pas s’empêcher de mettre une femme dans une position d’objet sexuel assumé (et ce pour vendre n’importe quoi : Des pièces détachées de motos « Mais oui voyons ça passe, de toutes façons ya que les mecs qui font de la moto! »
      Des collants  » C’est pas bien grave si on voit pas le collant, on voit bien le cul de la dame qui s’est bien penchée pour l’occasion . »
      Des carottes et j’en passe.)
      ces choses donc rendent service au patriarcat et par conséquent nous desservent- nous, féministes (ou mal-baisée selon les milieux), en fait ça nous dessert carrément il n’y a pas à tortiller du cul pendant cinquante ans, c’est pour ça que personnellement je pense que tous les mannequins et modèles photos qui font de la pub de cette façon (destinées à tous publics bien entendu) devraient s’asseoir et se demander si elles rendent vraiment service à la société en faisant cela. Bien-sûr nos arguments sont pourris en comparaison avec ceux des publicitaires (la gloire et l’argent contre, ben … rien) alors le combat (intellectuel ne commencez pas) risque d’être long. Je pense pour ma part (et ça vaut ce que ça vaut) qu’il vaut mieux en parler que de laisser faire parce qu’après tout elles font ce qu’elles veulent, sur ce point (et après je m’arrête promis) il est étrange qu’absolument toutes les modèles de la publicité (modèles en tant que métier) aient envie de la même chose, ça me laisse perplexe .

      • Simple question: et si elles font ça pour bouffer?
        Je ne dis pas qu’elles le font toutes pour bouffer ou qu’on devrait juger celles qui le font pas pour bouffer, hein. La question est bien plus complexe que ça. Mais voilà, déjà, de base: une femme se fait photographier pour bouffer. Que lui dire?
        D’un point de vue plus général je pense que tout le monde devrait réfléchir au patriarcat, pas spécialement les personnes qui posent pour des photos. Tout le monde participe plus ou moins: est-ce que je participe en portant des talons? en m’épilant? en sortant avec un mec plus grand/plus musclé que moi? Je pense surtout qu’on devrait arrêter de demander des comptes aux opprimés et en particulier aux femmes qui en donnent déjà bien trop souvent.

  4. « le fait qu’elle soit habillée comme-ci ou comme ça change quoi que ce soit, dans la mesure où un homme adulte est capable de sexualiser une petite de 12 ans, il a un grave problème »

    Il manque quelque chose dans cette pĥrase.
    « dans la mesure où SI un homme adulte… », non ?

    • non c toi qui interprète mal.

      Elle n’a pas écrit « dans la mesure ou TOUT homme adulte est capable de sexualiser une petite fille de 12 ans… »

      Elle a écrit « dans la mesure ou UN homme adulte est capable… »

      Ce qui n’est donc pas une généralisation à TOUS les hommes, mais bien le cas des hommes qui sexualise les petites filles…

      Il n’y a pas de coquille. C’est toi qui interprète « un » pour « tous »

  5. En ce qui concerne l’exemple de Beyoncé, j’ai du mal à comprendre en quoi c’est du slut-shaming de considérer que la plupart des clips de Beyoncé s’inscrivent dans un système sexiste, réifiant et aphrodiste. Je trouve que ce serait avoir une vision réductrice, hyper individuelle et non politique, de ne pas voir que la plupart des femmes qui sont dans des clips passant à la TV sont montrées de la même manière et que cela n’est pas anodin… C’est créé par un système (patriarcal) et ça participe à ce même système. Non « bouger son cul » n’a rien du tout de gênant dans l’absolu et oui Beyoncé fait bien ce qu’elle veut, mais le féminisme se doit d’analyser les pratiques d’un point de vue politique : D’où vient tel comportement ? Quelle est sa fréquence au sein de la population (et des genres) ? Quels effets il a sur autrui ? En quoi il naît d’une norme et surtout la renforce ?

    Je ne sais pas si on peut dire que Beyoncé est féministe ou ne l’est pas car je ne la connais pas et pour être honnête je m’en fous (et de toutes façons à partir de quand on peut dire que telle personne est féministe ? Je n’en sais rien). Par contre je crois qu’on peut dire de manière assez évidente que volontaire ou involontairement certains de ses comportements sont, d’un point de vue politique, le reflet du patriarcat… et qu’ils le renforcent. Si on nie ça, ça veut dire qu’on nie l’impact des médias et qu’on n’a plus à critiquer les publicités et les films sexistes : une pub sexiste renforcerait le patriarcat mais pas un clip de Béyoncé ?

    Quand il est dit dans l’article :
    « Si des gens traitent telle chanteuse ou actrice comme un objet parce qu’elle a un beau cul et qu’elle le montre, ce sont eux qui la réifient, pas elle.  » Je crois qu’un réalisateur de pub ou film bien sexistes qui a choisit de mettre des femmes en bikini pour « décorer » une voiture pourrait dire la même chose : « Si les spectateurs réifient les actrices de mon film ou clip, ce sont eux qui la réifient, ni elles ni moi ». Je ne suis pas convaincue par tout ça…

    • Je suis tellement d’accord avec ça. Je ne comprends pas ce féminisme individualiste et sans conscience politique à base de « si une femme veut être dominée/hypersexualisée/battue/discriminée, elle fait ce qu’elle veut ».

      • Moi je ne comprends pas le féminisme qui consiste à faire la police des femmes.
        Alors que les femmes ne s’oppriment pas toutes seules.
        Alors que c’est un système.
        Alors que le patriarcat s’occupe déjà de faire la police.
        Oui on peut analyser, on peut prendre du recul sur nos réflexes hérités de cette société dominée par les hommes. On peut se poser des questions. Mais faire encore une fois la police des femmes, non.

        • Il y a un monde entre « faire la police des femmes » et le fait de prendre en compte que nos comportements s’inscrivent dans un système (en l’occurrence patriarcale) ce que ne me semble pas faire le féminisme individualiste. Tu disais cela d’ailleurs il me semble dans ton article sur l’épilation. La plupart des femmes diront qu’elles s’epilent parce qu’elles l’ont choisi, mais dans quelle mesure choisit-on un comportement qu’on est obligées d’adopter?

          • Sauf que ça ne me viendrait pas à l’idée de faire honte à une femme parce qu’elle s’épile ou même de la critiquer individuellement pour ça.
            Pour autant oui je critique le dictat de l’épilation.
            Sauf que s’en prendre aux femmes qui s’épilent pour moi c’est marcher sur la tête.
            De même on peut critiquer l’hypersexualisation ou le fait de porter des talons hauts ou des strings ou je sais pas quoi. Mais critiquer les femmes qui portent des talons ou des strings, non merci. ce n’est pas mon féminisme.

        • sur ce sujet je dirait que Beyonce , étant : productrice, interprète , et directrice artistique de ses créations, elle peut effectivement être interrogée sur ses choix esthétiques et commerciaux ; je pense que c’est un écueil de s’en tenir à la description d’une femme isolée qui s’habille, c’est une femme d’affaire et une capitaliste . Tout comme un publicitaire , elle choisit de mettre en scène un produit , constitué entre autre de son corps dans le but de le vendre (le produit) . De ce fait elle participe avec les autres tenants du capitalisme à la réification massive de l’image des femmes . Alors oui , en tant que femme, Beyonce fait ce qu’elle veut de son corps et de ses vêtements , mais il ne faut pas oublier qu’elle est tout aussi questionnable que n’importe quelle entreprise . C’est en cela que son message est flou : un peu comme quand Lagerfeld fait défiler ses mannequins avec des pancartes « feminist!  » – on est bien sur en droit de se demander , pourquoi  » l’entreprise Beyonce » utilise le féminisme comme argument de vente et pourquoi elle fait coexister le mot avec l’entreprise marketting d’objectification des femmes . Je pense même que la question est très importante , c’est un enjeux essentiel du féminisme à venir . Je pense que les multinationales ont tout intérêt à « récupérer » le féminisme afin de le modeler de manière à ce que les femmes continuent : à s’épiler, faire des régimes, faire les courses , etc , etc …

  6. A propos du passage suivant :

    « (…) rien ne dit qu’une jeune fille habillée de façon sexy aura davantage de probabilités d’être agressée sexuellement. En fait, c’est triste à dire, mais une adolescente court un risque élevé d’être agressée sexuellement, quelle que soit sa tenue. Je ne pense pas que le fait qu’elle soit habillée comme-ci ou comme ça change quoi que ce soit (…) »

    Je ne me souviens plus exactement des détails, mais j’ai plusieurs fois lu sur Crêpe Georgette que des études avaient été menées aux États-Unis sur des hommes reconnus coupables de viol et que, dans la (très) grande majorité des cas, ils ne se souvenaient pas de la tenue portée par leur(s) victime(s).

    Elle en parle ici, par exemple, mais elle l’a sans doute fait ailleurs de manière sourcée : http://www.crepegeorgette.com/2014/07/15/20minutes-culture-du-viol-feminisme/

  7. Très bon article, comme d’habitude, merci :) Par contre pour la polémique sur Beyoncé, il me semble que c’est plus compliqué que ça, que ce n’est pas seulement une histoire de « elle bouge son boule donc elle se met en position d’objet sexué » (bien qu’il y ait de ça aussi quand la critique vient de gens racistes et sexistes), mais aussi parce qu’elle dit se positionner comme féministe mais que parfois, elle utilise un peu le terme n’importe comment (du genre « faut pas croire, nous les féministes on ne hait pas les hommes, d’ailleurs on aime le sexe, on n’est pas frustrées ») Comme c’est bien d’appuyer ses propos, je vous fournis un petit lien parmi d’autres, que j’avais trouvé intéressant ;)
    http://nymag.com/thecut/2014/10/bell-hooks-was-bored-by-anaconda.html
    Donc voilà, je pense que cette polémique n’est pas seulement une histoire de danser de manière sexy. Après, corrigez-moi si je me trompe, je ne voudrais pas dire de conneries.
    Tiens, d’ailleurs, pourquoi pas un article sur tout ce qui est sexisme et féminisme dans l’industrie du disque ? (je pense notamment au scandale Robin Thicke, même si ça date) Je suis consciente qu’il y aurait beaucoup de choses à dire, mais ça pourrait être intéressant.
    Merci d’avance pour vos réponses !

  8. « Bon je précise au cas où, vous n’avez pas à vous sentir spécialement visés si vous jouez de la guitare, je n’ai rien contre ce très chouette instrument dont les mélodies mélodieuses ravissent mes oreilles). »

    J’adore comment tu tentes de désamorcer une floppée de commentaires du style « OUIN OUIN NOT ALL GUITARISTS » XD On sent ton expérience de bloggeuse.

    Merci pour cet article.

  9. En ce qui concerne les gamines habillées sexy, ce sont bien les parents qu’ils faut blâmer!
    C’est à deux d’expliquer, de faire comprendre, ce qui se passe dans la tête des gens qui vous voient habillée comme ci ou comme ça … C’est aux parents d’inculquer des limites, le respect de soi, de l’autre …

    Quant à dire qu’une fille qui s’habille court ne cherche pas nécessairement à attirer le regard, peut–être, mais il ne faudrait pas ignorer que même si elle ne le veut pas, elle va attirer le regard … et si elle ne le souhaite pas, et bien elle devra garder ses tenues courtes pour chez elle … ou la plage …

    • Voilà alors ton commentaire en fait cest un peu ce que je voulais dénoncer justement.
      D’une part tu commences par dire que cest la faute des parents, mais tu slut-shamise quand meme les gamines en disant « si elle veut pas être regardee elle n’a qu’a ne pas… ». Cette façon de culpabiliser des enfants est malsaine, car on rend des fillettes responsables de la pédophilie non assumée des adultes et de la société.
      D’autre part les parents ont l’habitude qu’on leur tape dessus (on se lâche quand on ose pas trop trop taper sur les gosses) mais ce n’est pas si simple. « Yaka expliquer » ok expliquer quoi? Que tout le message que la societe entière fait passer aux filles à travers toute la culture, dessins animés, jouets etc c’est faux? Tu peux expliquer tout ce que tu veux, cest pas si simple que ca. On élève pas les gamins dans une bulle.
      Alors oui y a des tas de choses qu’on peut et doit expliquer. Et oui les parents ont une part de responsabilité (l’éducation mais aussi les filles de 10 ans ne font pas forcément du shopping toutes seules). Mais il ne faut pas non plus exagérer, tu as beau « expliquer » que les femmes ne sont pas des gourdes ou des objets sexuels, si toute la societe le dit et/ou si au fond tu le penses (meme « un peu ») (parce sur toi aussi cest ce que tu as appris) Ben ton gamin le pensera aussi.

      • D’autant plus, qu’il a été remarqué que c’est dans les magasins où les vêtements sont les moins chers que se trouvent ces vêtements hypersexualisés, avec aucune contrepartie plus neutre, je parle d’expérience, j’ai acheté pendant plusieurs années ses pantalons à ma fille dans le rayon garçon parce qu’elle n’avait pas envie d’être comprimée dans des vêtements trop serrés et tellement fins qu’ils se déchiraient au bout de trois récréations à jouer sur le sol de la cour, et je voyais bien pendant les soldes que dans les magasins plus chicos, le choix est beaucoup plus large… donc certains parents habillent leurs gamines dans le rayon « fille », ils lui achètent ce qu’ils y trouvent et basta !

    • Sauf que les enfants subissent la pression des pairs. C’est très difficile pour des parents d’imposer des limites qui feront que leurs enfants seront considérés comme parias. Personnellement si je suis contre le principe de régler le problème des tenues par le règlement intérieur, je dois avouer que cela m’a bien soulagé de ne plus avoir le droit de porter des baskets au lycée, parce que si elles n’étaient pas de marque, on se faisait huer (voire frapper) par les autres.
      Sinon me semble pas que chez les peuples où ils sont tous très dénudés, les hommes sont constamment en érection ou qu’il y a constamment des viols. La « nature » de l' »homme » est bizarrement absente chez beaucoup de peuples…

    • « C’est aux parents d’inculquer des limites, le respect de soi, de l’autre …  »
      Ah, parce que les petites filles qui s’habillent court ne connaissent pas le respect de soi ? C’est censé vouloir dire quoi exactement ? De quelle façon ne se respectent-t-elles pas ?
      J’ai l’impression que c’est la même chose que ce dont parle l’elfe dans l’article à propos de la réification. On fait porter le chapeau à la fille/femme de ce que les autres lui font. Ils la réifient mais ont considère que c’est elle qui s’auto-réifie. Ils utilisent sa tenue comme prétexte pour lui manquer de respect, en acte ou en parole, et c’est elle qui est considérée comme ne se respectant pas.

      « Quant à dire qu’une fille qui s’habille court ne cherche pas nécessairement à attirer le regard, peut–être, mais il ne faudrait pas ignorer que même si elle ne le veut pas, elle va attirer le regard »

      Donc en gros ses parents doivent lui inculquer que c’est elle qui est responsable du regard que les autres (les hommes surtout) portent sur elle. C’est marrant parce que, moi si j’avais des enfants, j’aurais plutôt tendance à vouloir leur expliquer le contraire. Soit dit en passant le problème ne s’arrête pas au fait qu’elle attire le regard. Si ça n’était que ça il n’y aurait pas de problème. Le problème c’est ce que les garçons/hommes s’autorisent à faire/dire parce qu’ils pensent que la tenue de la fille le justifie. C’est pas aux filles qu’il faut apprendre à gérer ce que les mecs ressentent quand ils les voient. C’est à eux de gérer leur ressenti comme des grands et agir de manière convenable. Sinon ils sont libre de prendre un crayon, le tailler très pointu et se crever les yeux avec. Ils n’auront plus de problème de tentation après ça.

        • Si on pousse la logique jusqu’au bout, ça donne ça :

          « si ma nièce de 4 ans met les chaussures à talon de sa mère pour s’amuser et faire comme elle, faudra pas se plaindre si mon oncle la viol… »

          De même, si tu as l’audace de traverser la rue, faudra pas venir pleurer si un automobiliste t’écrases, t’avé ka pa aller sur la route!!!!

  10. C’est marrant pour moi de lire ton passage de l’article sur les chanteuses qui « s’objectifient » (dit-on) aujourd’hui, parce qu’il y a une semaine je me faisais justement la réflexion que dans pas mal de milieux féministes, quand un homme se maquille et tortille du cul, il est trop déconstruit et reçoit plein de compliments, alors que quand une femme fait exactement la même chose, elle est trop esclave du patriarcat (j’aime pas quand le terme « esclave » est utilisé à tort et à travers, je reprends des trucs que j’ai entendus).
    Et, bon, quand le féminisme nous mène à ce genre de choses…il y a un problème ^^.
    Du coup je trouve que ça se rejoint pas mal, avec ton article :-)

  11. J’avoue que j’ai du mal à comprendre certains points de vue, que ce soit dans l’article ou dans les coms. J’ai l’impression qu’on tolère chez Beyoncé ce qu’on reproche aux FEMEN. Je m’explique : on dit à juste titre des FEMEN qu’en utilisant leur corps comme une « arme », un corps qui colle à un idéal masculin et même patriarcal, elles nuisent à toutes celles qui n’y correspondent pas ou n’ont pas envie d’y correspondre (grosses, vieilles, poilues, pas jolies, refus des tenues et des attitudes genrées). Que leur comportement valide le male gaze, renforce l’objectification, et que c’est pour cette raison que beaucoup ne les considèrent pas comme féministes.

    Bref tout ce que je lis depuis quelques temps me donne une impression bizarre, celle que le féminisme se résume désormais à tout ce qui peut favoriser une ou plusieurs individuEs et non pas le groupe « femmes » dans son ensemble. L’impression que le patriarchal bargain devient la nouvelle norme : http://fr.wikipedia.org/wiki/Patriarchal_bargain

    • Je reproche aux femen de n’avoir aucune culture politique, de faire du body-shaming et d’être racistes. En aucun cas d’avoir des seins.

  12. Bonjour,

    Tu fais ce que tu veux de ton corps, ça m’est complètement égal.

    Je tenais à le dire parce que je ne sais pas sur qui tu tapes (à l’instar de nombreuses autres blogueuses dans la même thématique), si ce n’est sur tout le monde et personne à la fois (et plus je tombe sur des articles de ce genre, plus je remarque que les articles commencent en tapant sur les hommes pour finir par taper sur les femmes-qui-sont-pas-de-votre-avi).

    Comme tu le dis si bien dans le début de ton article, ça finit par agacer et puis c’est pénible de faire des procès d’intention à monsieur tout le monde (dont je fais partie) pour une minorité (comme d’hab quoi, rien de neuf). Mais ça c’est un sujet que tu connais bien, les procès d’intention.

    Si vraiment tu tiens à faire passer ton message, adresse toi déjà aux hommes qui iront dans ton sens (plutôt que leur taper dessus, pour rappel) et évite de faire un billet pour convaincre un lectorat déjà convaincu.

    Merci

    • voilà alors tu es parfaitement typique du mec que je décris dans l’article.
      Gnagnagna MOI je suis pas sexiste MOI je suis un mec bien, et je suis tellement pas sexiste que je viens te donner des leçons de féminisme a toi pauvre petite fâme (si tu sais si bien comment faire avancer La Cause alors fais le au lieu de parader).
      Ce n’est pas de toi dont il est question dans l’article, mais de sexisme. Arrête de te défendre et de te justifier, je nn’en ai absolument rien a foutre.

      • Oula, faut pas t’enflammer pour si peu.

        Je pensais pas que ça déclencherais chez toi autant d’agressivité. Ta réaction me fait complètement flipper…
        Si vraiment tu t’es sentie blessée, ben désolé.

        Ok, d’habitude je commente jamais et mon commentaire est un peu troll sur les bords.
        Après je t’invite à me relire, il n’est absolument ni question de sexe, ni question de féminisme (déjà que je constate qu’entre femmes vous n’êtes pas d’accord sur la définition alors je me garde bien de mettre les pieds dedans).
        Ça aurait été un article écrit par un mec que j’aurais réagit de la même manière. C’est un peu tout l’avantage que je trouve au web (pas de distinction d’age, de sexe, tout ça, c’est plus facile pour s’exprimer).

        Du reste, je n’ai aucune prétention à révolutionner le monde, déjà j’essaie de faire mon petit bout de chemin de mon côté… vu que c’est clairement pas le genre de sujet que j’aborde au quotidien, je lis ce genre d’article (qui remontent de temps en temps sur l’agrégateur que j’utilise) pour savoir un peu ce que vous en pensez, comment vous voyez les choses.

        @+

        • je ne suis pas « blessée » j’en ai juste plein le dos des Nice guy qui viennent m’expliquer « moi je suis pas comme ça ». Le jour ou vous comprendrez que vous nn’êtes pas toujours le sujet de conversation, on pourra peut être parler d’autre chose que de vous.

          • « Toi. Oui, toi, là, le gentil mec de gôche, ouvert d’esprit et qui joue vaguement de la guitare, c’est à toi que je parle. »
            […]
            « Le jour ou vous comprendrez que vous nn’êtes pas toujours le sujet de conversation, on pourra peut être parler d’autre chose que de vous. »

            ?

          • S’adresser à quelqu’un pour lui parler d’autre chose que de lui est apparemment d’une complexité telle que le procédé t’échappe, mais je te jure que c’est possible.

        • « alors , je vais t’expliquer ce que tu devrais dire, comment tu devrais penser , ce que tu devrais plutôt écrire… ah : agressive, sensible , hystérique .  » => ils vous produisent dans des moules avec des programmes discursiels pré-implantés ?

      • Juste par curiosité, l’elfe, ne t’es-tu jamais demandé la raison pour laquelle à peu près tous tes billets sur un sujet lié au féminisme/sexisme/représentation de la femme voient leurs fils de commentaires remplis de gens venant clamer haut et fort que « ce n’est pas moi, ça »?

        Bien sûr, il y a des débiles, il y a ceux qui ont leur idée bien ancrée sur ce qu’une femme devrait être ou pas, faire ou pas. Il y a ceux qui sont juste là pour insulter tout le monde, c’est pas nouveau et c’est loin d’être exclusif à ton blog.

        Mais pourquoi, par rapport aux autres blogs du genre, autant de gens qui « ne comprennent pas l’article », « se sentent visés sans raison », « se justifient inutilement et que tu en as rien à foutre », etc.?

        À cause d’introductions de ce genre (je te laisse relier mon propos des paragraphes précédent à l’idée sous-tendue dans cet extrait) :

        « Toi. Oui, toi, là, le gentil mec de gôche, ouvert d’esprit et qui joue vaguement de la guitare, c’est à toi que je parle. Non, tu n’as pas le monopole du sexisme, loin de là. Pourquoi toi, alors? Parce que tu a beau te croire « ouvert » et « tolérant » et « pas sexiste pour un sou », ça m’agace. Parce que tu l’es, sexiste. »

        Petite précision : je ne parle pas du ton ici, c’est ton style d’écriture et tu fais comme l’entends. Je parle d’autre chose, de bien plus fondamental.

        • Non mais TOUS les écrits feministes ramènent des bateaux entiers de « moi je suis pas comme ça ». Si y avait que moi évidemment que je me poserais la question. Mais ce n’est pas du tout le cas. De plus si je m’adresse a un (arché)type particulier, c’est evidemment volontaire. Ceux qui se sentent visés nont qu’à réfléchir au lieu de se défendre d’etre visés. Cest eux qui savent, pas moi.

          • Je ne sais pas comment c’est pour « TOUS les écrits féministes », car j’avoue que j’en lis assez peu. Mais pour ce qui est de cet écrit en particulier, et d’un certain nombre de tes écrits en général, il y a effectivement quelque chose d’assez agaçant, c’est cette manie de viser explicitement une catégorie large de gens (ici, le « gentil mec de gôche »), sur laquelle tu vas ensuite coller, de manière complètement gratuite et sans aucune échappatoire possible, une tare (ici, le sexisme).

            Typiquement, des personnes vont se sentir légitimement accusées à tort de quelque chose dont elles ne sont pas responsables : je suis un mec, je suis gentil, je suis de gauche, donc je suis en principe un « gentil mec de gôche », donc je suis ici visé explicitement par ce texte… Mais : je ne suis, vraiment, pas sexiste, donc on m’accuse à tort, donc je me sens agressé gratuitement, donc me défends.

            Dans cette situation, invariablement, ta réponse est : si tu te sens visé, c’est bien que j’ai raison, et je le sais mieux que toi, que tu es sexiste. Et pourquoi tu te sens concerné d’abord ? Arrête de te prendre pour le centre du monde, pauvre petit merdeux sexiste.
            Bon, j’exagère à peine le trait.
            Or, les gens ne se sentent pas visés, ils sont visés explicitement par toi.

            Si j’écrivais un post de blog qui commence par « Hé, toi, la blogueuse féministe antispéciste, qui fait vaguement du yoga. Oui toi, c’est à toi que je parle. Tu n’en es peut-être pas consciente, mais tu es militariste. », avec ensuite un article de trois pages qui t’expliques que tu es, au fond de toi, absolument favorable à la guerre, tu ressentirais peut-être le besoin de te justifier, même si c’est à première vue absurde ?

          • Ce que j’essaie de démontrer ici c’est que le sexisme n’est pas une « tare » mais un système sociale auquel même les gens « cool » n’échappent pas. Justement parce que c’est un système social et pas une caractéristique individuelle.

          • Personne n’est interpellé en particulier, elle interpelle « un mec sexiste » et immédiatement des mecs se reconnaissent et se précipitent pour affirmer qu’ils ne sont pas sexiste »…

            Dénégation : Procédé par lequel le sujet, tout en formulant un de ses désirs, pensées, sentiments jusqu’ici refoulé, continue à s’en défendre en niant qu’il lui appartienne«  (Lapl.-Pont. 1967).

          • L’elfe : « Ce que j’essaie de démontrer ici c’est que le sexisme n’est pas une « tare » mais un système social auquel même les gens « cool » n’échappent pas. »

            Le problème c’est que tu ne démontres absolument rien. Tu postules que tout « gentil mec de gôche » est forcément sexiste, pour pouvoir arriver à la conclusion que tu souhaites. Dire n’est pas démontrer. Je ne dis pas que ton propos est faux (puisque je pense qu’il est globalement vrai), mais juste qu’il y a souvent une tendance au raisonnement circulaire dans tes argumentations.

            Titoune :  » Personne n’est interpellé en particulier, elle interpelle « un mec sexiste » et immédiatement des mecs se reconnaissent et se précipitent pour affirmer qu’ils ne sont pas sexiste »… »

            Pas du tout. Elle interpelle le « gentil mec de gôche », terme générique dans lequel beaucoup de personnes peuvent se reconnaître. Ce n’est que dans un second temps qu’elle lui dit qu’il est sexiste. Je dis juste qu’il y a des mecs qui peuvent prendre ça comme un procès d’intention (puisque c’en est effectivement un), et qui peuvent vouloir s’en défendre, ça me paraît compréhensible, même si ça me paraît tout autant vain, vu la gratuité du propos, et quelque part puéril.

          • En fait ce qui passe mal dans la façon dont tu comprends mes propos c’est que tu penses que « le gentil mec de gôche est forcément sexiste ».
            Or ce serait complètement débile que je dise ça. Ce n’est pas parce qu’un est 1) gentil 2) de gauche qu’il est sexiste. A moins… de partir du principe (pas idiot en soi) que TOUT LE MONDE est sexiste (puisque nous sommes le produit d’une société sexiste).
            En revanche ce que j’essaie de montrer c’est qu’être « de gauche » ou « ouvert d’esprit » ou des trucs comme ça, ça ne protège absolument pas du sexisme. Le sexisme est un système et nous y adhérons en masse, même si nous nous croyons dans le camp des « gentils ».

  13. Bonsoir, ou bon matin , enfin voilà quoi, l’est tard/tôt QmQ

    Je voulais vous dire merci pour votre article, mais vraiment, parce qu’il m’a fait comprendre une chose pas trop joyeuse: moi aussi j’ai été une slut-shamingeuse, enfin surtout dans l’exemple Beyoncé. Cela faisait un moment que je m’interrogeais : elle se dit féministe, mais elle semble se soumettre au patriarcat, par l’objectification de son corps, alors…Quoi?

    Mais votre article m’a fait prendre conscience qu’en fait elle n’avait pas objectivé son corps. En tout cas, que je ne pouvais pas le deviner juste en la regardant avoir un corps, parce que ben, avoir un corps, c’est juste avoir un corps , ça ne veut pas dire le montrer … Sauf si on a soi-même les lunettes patriarcales vissées sur le nez, et qu’on fait l’amalgame femme=objet, passque lafâme, c’est le sequseee , et tout ça.
    Alors, il me semble, que nous, l’on puisse dire que Beyoncé objectifie son corps, en fait, ça ne dépend que d’une chose: qu’il y ait un regard pour la considérer comme un objet. Sauf si quelqu’un·e a inventé la machine pour lire dans les pensées. Comme ce n’est pas le cas , ben, je présume qu’on ne peut pas vraiment en discuter, en fait.
    Et puis ensuite, même si Beyoncé s’objectivait, eh ben, elle ne fait rien de mal, de toute façon. Ce qui est plutôt mauvais, c’est d’objectiver les autres. Ok, elle est peut-être sous l’emprise du patriarcat si elle s’objectifie (je suis dans le camp de celleux qui pense que sans pas mal de faits sociaux on s’objectiverait pas car on est sujets, mais les faits sociaux sont làààà QmQ), mais nous le sommes tou·te·s , au point qu’il faille faire des réunions non-mixtes parce qu’on ne peut pas se déconstruire suffisamment. Alors voilà quoi. Ça ne l’empêche pas d’être féministe. Sinon autant dire que personne ne l’est.
    Et je me répète, mais on ne sait pas si elle s’objectifie, où si, ben, elle a un corps, quoi.
    En fait ça me semble assez violent de dire qu’elle peut pas être féministe parce qu’elle a un corps. Et parce qu’elle est peut-être soumise aux mêmes trucs que nous, qui la conduiraient à montrer ce corps . Ca me met mal à l’aise, et là je réalise que c’est du slut-shaming, vraiment, on engueule lafâme qui s’habille pas correctement, et qu’en faisant ça, on impose encore un truc aux femmes, et que c’était si insidieux que même moi j’étais là-dedans.
    Bon, j’ai l’impression de déblatérer au hasard sur un sujet que je ne connais pas trop, désolée, j’essaie de comprendre moi-même en écrivant en fait QmQ .

    Bref, je n’avais même pas vu que je faisais ça, et franchement, vous m’avez fait un peu dévissées ces lunettes pourries qu’on m’a collées de force sur le nez et dont j’ai encore du mal à me débarrasser . Donc merci. J’attends votre prochain article avec impatience. Merci beaucoup! (c’est moche de se répéter mais bon reconnaissance quoi QmQ)

    • C’est un très joli commentaire, je m’y retrouve beaucoup et il y a des concepts que tu amènes qui me semble fondamentaux et intéressant.

      Comme le fait que combattre contre quelque chose qui est insidieusement « intégré » en nous même (comme l’objectivation du corps de la femme ou de l’homme de part ou non sa propre volonté permettant de justifier une haine ou une infériorité qualitative de l’être concerné).

      C’est ce concept qui parait le plus difficile à rendre intelligible dans l’esprit de beaucoup de membre de notre espèce (human) et il pourrait être un des leviers les plus compliqué à mettre en évidence.

  14. Pour répondre à tes interrogations sur « pourquoi la guitare » : les petits mecs de gauche qui jouent de la guitare sont les enfants des classes moyennes, avec un bon capital intellectuel. Leurs parents leur ont payé des cours de guitare parce que ça se fait dans ce milieu-là. Ils sont de gauche parce que ça a l’air cool d’être de gauche quand on est jeune. Et à 30 ans ils sont tous fiers d’avoir un boulot qui paie, de pouvoir acheter une maison à crédit, pensent que l’argent est le signe immanquable du mérite, et votent PS parce qu’ils sont toujours « de gauche », si si la preuve.

    (Je sais que ce pavé va faire hurler, mais j’ai réellement connu une dizaine de mecs qui correspondent à cette description.)

  15. Je poste un commentaire pour dire que j’ai supprimé un commentaire sans le faire exprès. Ça commencait par « je m’excuse de ne pas être convaincu blabla ». Je suis désolée mais je dois filtrer les coms avec un smartphone et c’est vraiment pas pratique. J’invite lauteur a remettre un commentaire, je suis sincèrement desolee. En plus je pensais que ce serait constructif d’y répondre et du coup je ne peux pas.

  16. sérieux y’aurait des gens, des vrais, jveux dire pas des sales mioches de 5eme des collèges éduqués à base de zizi sexuel (et encore, si leurs parents sont assez open minded pour tolérer titeuf, paye ta subversion, HAN), pour croire qu’un sexe de femme se déforme ou s’use ou je ne sais pas quoi qui n’arrive même pas à un pneu de bagnole avant le cinquante millième kilomètre?
    mandieu.
    (sinon la multidaronne que je suis te confirme que la seule chose qui puisse « défigurer » ou « abîmer » une vulve dans la naissance c’est l’épisio, si elle est mal coupée/mal recousue ou les deux. il arrive, pour des gros bébés, au bout du énième, que la tonicité musculaire de la zone périnéale flanche un peu mais 1 c’est rare 2 sans ça on aurait toutes la chatte sur les genoux -et à l’envers en mode gant retourné, bon appétit- au premier gamin 3 de nos jours la rééduc périnéale évite ce risque.)
    (je fais genre jte le dis à toi mais t’auras pigé que c’est pour passer le mot aux nombreux débiles de sexe masculin -dont certains ont fini dans mon lit, la chair est faible et si elle refuse de baiser les cons elle baisera bientôt plus rien, I’m a slut like you comme disait Pink- qui te regardent avec un air de merlan pêché du matin en disant « mais? mais! tu es serrée en fait! » . oui connard, je suis pas un putain de tunnel.) (optionnel: rentre vite chez ta mère avant que jte tue, merdeux^^)
    (chers lézhômes: si lafâme devenue « lamanman » devait rester au stade « ouverte pour des épaules de bébé », elle ne pourrait tout simplement plus tenir debout, voyez. ce serait emmerdant pour la suite. c’est tout de même bien fait, hein, zavévu.)
    (on rit on rit m’enfin on est au niveau de la rigole)

    • « sérieux y’aurait des gens, des vrais, jveux dire pas des sales mioches de 5eme des collèges éduqués à base de zizi sexuel (et encore, si leurs parents sont assez open minded pour tolérer titeuf, paye ta subversion, HAN), pour croire qu’un sexe de femme se déforme ou s’use ou je ne sais pas quoi qui n’arrive même pas à un pneu de bagnole avant le cinquante millième kilomètre?
      mandieu. »
      Franchement, je ne sais pas combien de personnes y croient vraiment mais ça peut faire partie de ces choses auxquelles on croit à moitié ou qu’on peut continuer à diffuser tout en les sachant fausses, par exemple par des blagues ou des chansons comme celle-ci (attention : perle sexiste, mais c’est de l’humouuuuur…) : http://www.youtube.com/watch?v=EqnrPlxE70A
      Voilà le passage dans les paroles qui m’y fait penser en particulier :
      « Hier encore un homme a pénétré dans son appartement
      C’est comme ça que j’appelle sa fouf devenue si vaste avec le temps »
      Classe hein ?

      • j’ai hâte de voir la version opposée où la bite fond à l’usage.
        XD
        (bah quoi? ce serait logique, non?)

  17. L’article m’a bien fait réfléchir et je le rejoins sur presque chaque point. Mais j’ai une question sur la passage sur Beyonce (oui encore un commentaire là dessus^^). Tu dis qu’elle ne fait qu’adopter une attitude et que ce sont les gens qui la moralise de façon patriarcale. Ok, mais comment faire pour que les petites filles se situe correctement par rapport à ce qu’elles veulent tout en leur montrant un idéal de la femme comme ça, dans un environnement patriarcal et sans que la société ne leur donne rien comme explication en complément?
    Je veux dire, la société est patriarcale et on doit changer notre regard sur ces comportements dit « de pute » (ou du moins les mettre à égalité avec nous les hommes) mais, pour moi, le problème vient aussi de la place de « la pute » dans notre code moral. Pourquoi être « une pute » serait mal et surtout pourquoi elle mériterais qu’on lui fasse violence pour ça?
    T’as l’air de t’y connaitre là dessus alors je ne sais pas se que t’en penses ou si tu aurais des liens à me donner sur le sujet.
    En tout cas, l’article a le mérite de faire réfléchir ;)

    • Je ne comprends pas trop le rapport entre Beyonce et les petites filles?
      Bien sur que l’a sexualisation des enfants est le fait du patriarcat (et aussi de notre perception de l’enfance, du genre chez l’enfant, etc) et evidemment ca passe par une remise en cause des normes, le patriarcat n’est pas complétement une fatalité

      • Par sa médiatisation, Beyonce est présentée comme un model à suivre. Et les jeunes filles (et jeunes garçons*) sont dans un âge ou elles/ils ont besoin de models pour s’identifier, encore plus que les adultes. Alors, après on peux dire que le comportement sexué de Beyonce n’est pas mal en soit (je suis d’accord) et qu’une petite fille l’imite n’est pas mal non plus mais que c’est la pensée patriarcale qui va en faire quelque chose de pervers. Mais là on entre dans un débat difficile, notamment parce que l’on touche à la ligne bien définie de la séparation enfant et sexe.
        Tu ne trouve pas cela dangereux? Qu’on leur fasse croire que c’est la seul façon qu’elles ont pour être aimées?
        C’est tout ce que je lui reproche à Beyonce mais après mon jugement n’est pas arrêté, c’est juste ma réflexion du moment.

        • Je crois qu’on ne peut pas éviter que les enfants soient exposés à la culture patriarcale. Par conséquent on ne peut que leur expliquer et essayer de leur proposer une autre façon de voir les choses.
          Dans le cas des petites filles qui sont soumises à des images de femmes sexualisées omniprésentes dans notre société il faut réussir à leur faire comprendre à la fois qu’elles ne font rien de mal si elles s’habillent de manière sexy et qu’elles ne sont pas responsables de ce que les hommes ressentent en les voyant et à la fois que s’habiller sexy n’est absolument pas une obligation si elles n’en ont pas envie (parce que bon, d’un côté il ne faut pas faire trop pute mais de l’autre il faut « assumer sa féminité ». Paie tes injonctions contradictoires !). Par ailleurs je penses que c’est important de leur montrer qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un physique aussi normé pour valoir quelque chose et que les femmes sur les affiches sont systématiquement photoshopées. Enfin pour ce qui est du risque supposé plus important de subir une agression si l’on est habillée sexy je pense que cette idée met les femmes en danger plus qu’elle ne les protège, parce qu’elle leur met dans la tête que si elles ont eu telle attitude, porté tels vêtements, accepté tel degré d’intimité avec une personne alors elle n’ont pas légitimité à dire non, à se défendre. Je pense que l’auto-défense ça commence dans la tête. Il faut être persuadé de sa capacité de se défendre mais aussi de son droit inaliénable au respect de son intégrité physique.

          • D’accord avec ton commentaire. Un une chose près: les filles ne sont pas responsable de ce que les garçons ressentent par rapport à leur habillement mais elles doivent quand même savoir que telle tenue produira un effet plus ou moins fort sexuellement. Je ne dis absolument pas que cela légitime le viol ou autre, bien sur que non. Ca marche aussi avec les garçons, sauf que notre société « dénude » plus les filles via les modes. Donc, je ne suis pas responsable de ce que les autre ressentent mais si je sors en caleçon, je vais attirer les regards et peu être attisé les envies. Il faut le savoir pour ne pas être complètement surpris si ce n’est pas ça que je cherche.

          • « elles doivent quand même savoir »
            Soit elles en sont responsables, soit elles ne le sont pas.
            Pourquoi elles le sauraient? Que doivent-elles faire de ce savoir?
            Je trouverais parfaitement malsain que les jeunes filles « sachent » ce que certains hommes ont en tête. Tu te vois expliquer à ta fille de 11 ans à quoi pense un vieux pervers qui la mate comme un bout de viande? NON. Adolescente je n’avais aucune idée de tout ça et j’en suis bien contente. On m’a déjà assez volé mon enfance avec le peu que j’ai deviné ou su.

          • Ce que je voulais dire c’est que ignorer les codes de représentations sexuelles en vigueur dans notre société peut amener à des incompréhensions et, par là, avoir des répercussion sur le psychisme. Genre tout les mecs sont cons et sont des porcs. Pour avoir parler avec des personnes concernées par ça, j’ai eu l’impression que le problème venait d’une vision conservatrice du sexe (le sexe c’est sale) mal intériorisée et confronté à une volonté d’émancipation mais qui n’avait pas bien réussie. Comme elles n’avaient pas la carte de route, en quelque sorte, ces personnes ont été confrontées à des difficultés (normale lol) et se sont donc réfugiées dans ce qu’elles connaissaient, la vision conservatrice. Il s’en est ensuivit un dégout profond et une incapacité à prendre du recul sur ces expériences.

          • Et on peut très bien expliquer à une jeune fille que tel habillement la fera paraitre comme cela et tel autre comme ça. Il s’agit juste de lui expliquer les comportements patriarcales pour qu’elle ait les armes pour s’en défendre en ne soit pas prise de court. Je ne dis pas qu’elle doit être d’accord avec ça, je dis juste qu’il faut savoir les règles du jeu sinon on n’a aucune chance.

          • Non mais tu veux vraiment expliquer à une fille de 11 ans ce qui se passe dans la tête d’un pervers?
            Et l’en rendre responsable évidemment. Parce que dans tes propos c’est clair que tu responsabilises totalement les gamines. Il faut qu’elle sache se défendre, qu’elle soit pas prise de court.

            Mais ça se voit que tu ne sais pas de quoi tu parles. Face à une agression ou une micro-agression dans la rue, on est TOUJOURS prise de court. TOUJOURS. Moi j’ai bientôt 30 piges, ça fait presque 20 ans que je me fais harceler dans la rue, et je suis TOUJOURS prise de court à CHAQUE FOIS. A chaque fois tu te dis « j’ai mal réagi, la prochaine fois je ferais plutôt telle chose » et à chaque fois en fait tu réagis mal parce qu’il n’y a AUCUNE bonne façon de réagir.
            Donc commençons par arrêter de faire porter la responsabilité aux victimes. Et commence par tes propres représentations mentales, si je puis me permette ce conseil. le problème, c’est que LES GENS, dont TOI, considèrent les femmes et les petites filles responsables (au moins en partie) de ce qui leur arrive.

            Et le rôle des hommes dans tout ça?

          • euh tu m’as mal compris^^. Ce que je disais s’appliquait aussi pour les garçons. Mon propose n’était pas de dire comment se défendre face à une agression mais plutôt de savoir les mécanisme de représentations sexuelles. En clair, apprendre aux plus jeune que ce n’est pas normale que des mecs se permettent justement de harceler. Parce qu’il y a des filles qui considèrent que les hommes ont des besoins et que ce n’est pas leur faute c’est les hormones blablabla, faute d’avoir été au courant des codes en vigueurs.
            Je pense qu’on doit tous savoir les coutumes de la société mais SANS JUGEMENT A CE STADE. Après, viendra l’opinion.
            Parce que toi, tu va laisser ta gamine aller dans la rue, se faire harceler et après lui expliquer que tous les hommes sont des porcs? Sérieusement, il ya un contexte sociologique à prendre en compte; le patriarcat. J’essaye de me battre contre des idéologies et pas des individus.

          • Pour la deuxième partie de ton com ça m’a fait réfléchir. Ok les filles ne devraient pas a avoir à se défendre mais en attendant on fait quoi alors? Et j’imagine qu’il y a pas de bonne façons de réagir, en effet. Mais il faut bien savoir contre quoi on se bat pour se battre justement, alors je ne vois pas pourquoi tu ne veux pas expliquer cela aux jeune filles. Il faut comprendre l’ennemi, le localiser, ect. Une partie du truc consiste donc à savoir les code de représentations sexuelles du patriarcat, donc de la société.
            Après, ton délire comme quoi je considèrent les femmes et les petites filles responsables euh tu t’es un peu avancée là.

          • Je ne délire pas. C’est ce que je lis entre les lignes. Bien sur tu ne le dis pas comme ça, mais c’est sous-entendu. Je serais bien curieuse de savoir ce que tu dirais a ta fille de 12 ans sur son habillement par exemple? Ça m’étonnerait fort qu’il n’y ait aucune culpabilisatiô potentielle…

          • J’ai lu ton dernier article et ceci, couplé à une chose qui m’est arrivé dernièrement, m’a fait réaliser un truc. Ma copine c’est fait appréhender oralement par des mecs en voiture alors que nous étions ensemble. Bien sur, on a les deux été surpris et pris au dépourvu. Mais ce qui m’a le plus choqué c’est qu’elle m’a dit que ça lui arrivait régulièrement. C’était inconcevable pour moi, ce n’est pas mon monde. Dans mon entourage, les gens ne font pas cela. Bref, tout ça pour dire que je dois avouer que je parlais sans savoir en fait lol^^’. Je comprends mieux ta réaction du coup et je ne savais pas que ce harcèlement était à ce point banalisé. Je suis d’accord quand tu dis qu’il faut éduquer les garçons à ne pas être des harceleurs car la rue devrait appartenir à tout le monde.
            Je sais que je peux paraitre un peu lèche cul, mais je pense que c’est important de reconnaitre ses erreurs, en l’occurrence là, ma méconnaissance de la réalité.
            Après, je peux chipoter mais c’est du détails ;)

          • Les hommes sont rarement témoins de harcèlement. La plupart du temps, les harceleurs se débrouillent pour ne pas être remarqués. Après ils ont beau prétendre que c’est tout à fait innocent et qu’ils ne font rien de mal, ils se débrouillent quand même (consciemment ou non, je ne sais) pour ne pas être vus par d’autres hommes!
            De plus, quand on réagit en faisant du bruit, en alertant, en prenant les gens à témoin (ce qui peut être une bonne stratégie… PARFOIS), ils sont souvent gênés, se sentent merdeux et essaient de faire croire qu’ils n’ont rien fait, rien dit, et de faire passer la victime pour une folle hystérique (et des fois ça marche d’ailleurs).
            Je sais que si je suis accompagnée il ne m’arrivera rien, même si c’est par un homme plus petit et plus faible physiquement que moi!
            Les exceptions sont rares et les hommes qui sont témoins de ce genre de choses ont souvent l’air choqués.
            C’est un privilège précieux de pouvoir marcher tranquillement seul dans la rue sans se faire emmerder.

  18. Je pense que cela pose effectivement problème à beaucoup d’hommes qu’une femme ait eu plus de partenaires sexuels que eux n’en ont eus. Je m’en suis rendue compte à plusieurs reprises, à quel point c’était un souci.
    Je n’ai jamais compris pour quoi. Pour moi, que je sois « la première » ou la millième d’un homme ne me pose pas problème (et c’est même une question que je ne me pose pas). Pourquoi l’inverse n’est-il pas vrai?

    Merci pour ton article.

    • Nurja, c’est peut-être parce qu’un grand nombre de personnes (et ce malgré la propagande constante des forces d’argent et de leurs supplétifs en faveur de l’idée que la sexualité n’est concevable que comme un « loisir », une « activité », du « fun ») ont toujours du mal à dissocier totalement la sexualité des sentiments et c’est le cas d’énormément de personnes, en fait, y compris ceux qui croient être au-dessus de ça, voir les « plans cul » -terme que je trouve immonde- qui développent parfois des sentiments, souvent unilatéralement (oserais-je dire que j’ai vu dans mon entourage que c’était souvent côté garçon ? lol), par exemple. Il y a plein de garçons dont le zboub est relié au cœur (les cons). J’ai essayé les plans cul mais à part une soudaine envie de me tirer en pleine nuit après coup, un sentiment d’absurde et de désespoir, j’en ai pas tiré grand chose. Nurja, faut que tu saches que c’est le merdier dans nos têtes, on est mal. T’es p’tet super libérée et sereine mais plein de gens sont complètement névrosés. Le sexe et toutes ces histoires ça m’angoisse terriblement, ça remue tout dans mon cerveau. Je dois être trop sensible je sais pas.

      La principale crainte que j’aurais en tant qu’homme si j’étais « le millième » de ma compagne, c’est qu’elle soit devenue totalement incapable d’amour à mon égard (surtout que je ne crois de toute façon pas en l’amour des autres pour moi). Qu’elle soit blasée, revenue de tout. De n’être pour elle qu’un partenaire parmi d’autres, l’instrument interchangeable d’un plaisir finalement souvent identique. C’est peut-être qu’une angoisse absurde à vos yeux ou une « patriarcalerie » (allez j’innove) mais après tout, c’est très humain d’être blasé avec l’accumulation, non ? Pourquoi en irait-il autrement en sexe, en amour ? Pourquoi je pourrais pas avoir peur qu’une fille soit revenue de tout à cause de ses expériences passées ? En plus y’a le mystère du passé de l’autre, moins on en sait, mieux c’est, car sinon on se l’imagine. On se dit qu’on est forcément moins bien que ses anciens partenaires, etc. C’est comme un nuage noir qui obscurcit le tableau.

      Je pense malheureusement que bien souvent les capacités d’amour se tarissent très vite. Pour exemple, il ne m’aura fallu qu’une relation (amoureuse) désastreuse pour ne me sentir plus jamais capable d’aimer.

      D’ailleurs, la première chose que mon ancienne copine m’avait dite juste avant qu’on ne couche pour la première fois c’était le combientième j’étais pour elle, comme si c’était judicieux de me le dire (alors même qu’elle savait qu’elle était ma première et qu’elle aurait pu se douter que j’avais pas spécialement envie de savoir ça, enfin en te lisant j’ai des doutes là-dessus). Ça n’avait rien d’une question d’honneur masculin ou je ne sais quelle connerie, c’était plus comme une claque, une faute de goût (ça serait sûrement mieux passé à un autre moment). Je pense que j’aurais d’autres choses à dire à une improbable amoureuse future avant de faire l’amour mais bon. Sur le coup je n’ai rien dit et ai essayé de le prendre avec le sourire. Par la suite quand elle me racontait des trucs du style, je ne voulais pas l’empêcher de me parler de ce qu’elle voulait (même si entendre la fille qu’on aime rabâcher ses histoires « d’ex » -encore un terme qui me déplaît- c’est vraiment peu agréable car il y a toujours de la comparaison dans l’air et puis on a rien à y répondre si on a pas « d’ex »…). Ça m’a blessé de me sentir n’être un chiffre dans sa vie : ni le premier ni le dernier. De toute façon ça s’est avéré par la suite.

      A la réflexion je crois que je cherchais dans cette relation quelque chose qui n’existe pas (de l’amour). Alors aujourd’hui j’essaie de m’aimer moi-même et j’y arrive un peu.

      Alors je sais pas, c’est peut-être que je suis un salaud d’homme blanc cis hétéro (je suis végétalien, ça rattrape…?) privilégié par le patriarcat et qui refuse que les filles fassent ce qu’elles veulent de leur corps mais j’ai plutôt l’impression de m’en branler, moi, de ce qu’elles font avec leur corps. Vous pouvez bien faire ce que vous voulez. Cela dit, dans le cadre d’une relation, si vous ne « comprenez » résolument pas, alors arrêtez d’essayer de comprendre, essayez juste d’intégrer le truc (qu’est-ce qui fait de la peine à l’autre et comment l’éviter) et ça se passera peut-être mieux.

      Quand j’étais tout seul dans mon appart’ miteux à lutter contre l’envie de me pendre, le ventre gargouillant de mixtures de neurotropes en tout genre, après des années de dépression, désespérément seul, tourmenté par d’effrayantes hallucinations, j’ai pas eu l’impression d’avoir été privilégié par qui que ce soit ou quelque système que ce soit. J’ai plutôt l’impression que le système a essayé de me rouler dessus.

      Désolé si c’est tl;dr, décousu, incompréhensible, dangereux, facho, communiste, anti-quelque chose ou je sais pas quoi. Je suis pas un troll et ce ne serait qu’à mon corps défendant. J’ai juste des trous dans la tête même un bail après avoir arrêté les cachetons.

      • On peut pas généralisé à ton expérience qui évoque plus un problème d’estime de soi et d’affirmation de soi, qu’autre chose. Au fond ce qui te pose problème c’est pas le nombre de partenaire, juste un traumatisme dut à une expérience personnel avec une personne unique. En gros, ça ne concerne que deux personnes sur 7 milliard d’être humain, ça n’a aucun rapport avec le sujet et ne légitimise pas de reprocher à une femme d’avoir beaucoup de partenaire sexuel. En gros, arrête les psychotropes et la psychanalise, commence une thérapie cognotivo-comportementale ça sera plus efficace pour reprendre ta vie et ton bien-être en main.

      • Je n’ai jamais dit à un homme « tu es le xième » ou « j’ai eu autant d’amants ». Juste parce que cela n’a aucun sens, que les hommes que j’ai aimé et/ou qui sont passés dans mon lit (et dans ma vie) ne sont pas des numéros, mais des êtres humains. Je trouve étrange qu’une personne trouve adéquat de dire à une autre « tu es le… » juste avant de partager de la sexualité.
        Par contre, j’ai souvent eu droit à la question de savoir combien d’amants j’avais eus. Et je ne comprends pas cette question venant de la part de personnes qui, au final, ne veulent pas connaitre la réponse (à moins que le chiffre ne soit très proche de 0). Je ne réponds plus à cette question.

        « Cela dit, dans le cadre d’une relation, si vous ne « comprenez » résolument pas, alors arrêtez d’essayer de comprendre, essayez juste d’intégrer le truc (qu’est-ce qui fait de la peine à l’autre et comment l’éviter) et ça se passera peut-être mieux. »
        Je ne suis pas trop d’accord avec ce paragraphe. OK, quand on est dans une relation, on essaie de faire en sorte qu’elle soit positive pour tout le monde. Pas OK par contre de faire passer le bien-être de l’autre (le confort?) avant mon bien-être. Si le bien-être de l’un ne permet pas à l’autre de se sentir bien (entier, vivant), peut-être que cela signifie qu’il vaudrait mieux ne pas poursuivre la relation plutôt que de rester dans une relation qui, au final, amoindrit les deux partenaires.

        • Je peux comprendre ça, moi aussi. J’aurais peur si mon partenaire (même d’un soir) ait beaucoup d’expérience que moi qu’elle me trouve mauvais, qu’elle se moque, qu’elle me dévalorise, qu’elle compare (forcément de manière peu flatteuse) par rapport à d’autres coups qu’elle aurait pu avoir.
          Mais, d’ailleurs, je pense que pas mal de filles ont cette peur aussi, ce que je peux comprendre également.
          Prendre du plaisir et en donner, cela s’apprend donc au début du moins, on peut stresser (surtout si c’est un coup d’un soir et que donc on ne connait pas la personne) que l’autre nous trouve « pas au niveau ».

          • Non, en effet. Je pense que cette peur provient peut être du fait que le sexe est vue comme une chose très intime qu’on partage avec l’autre (peut être à tort hein) et qu’une moquerie sur ce sujet là nous blesserait très fort. Une amie à moi m’a dit qu’elle craignait toujours ses « premières fois » car une première fois d’un ancien mec, il avait fait une remarque sur sa manière de faire je sais plus trop quoi, et que depuis, elle était traumatisée qu’on lui refasse. Voilà, une bonne raison de stresser (même si effectivement, c’est probablement pour une « mauvaise » raison)

          • Comme dirait Margaret Atwood : « Les hommes ont peur que les femmes se moquent d’eux. Les femmes ont peur que les hommes les tuent ». Ça devrait remettre les choses en perspective, non ?

  19. Que Beyonce fasse ce qui lui plaît de son corps, je m’en contrefiche. Ce qui me dérange, c’est qu’on a l’impression que se déshabiller est un passage obligé pour toutes les chanteuses qui veulent réussir (Rihanna, Lady Gaga, Miley Cyrus et cie.). Heureusement, on a quelques contre-exemples du style Adèle ou Alicia Keys, mais bon, comme tu l’as dit c’est surtout la faute au public qui ramène toutes ses personnes à leur simple physique, plutôt qu’à leur talent (s’ils en ont). Je dirais que les médias et la pub sont aussi à blâmer vu qu’ils contribuent à cette focalisation sur l’apparence (en majeure partie des femmes).

    Je suis encore atterrée par les comportements de certains de mes amis de mon âge (c’est à dire entre 24 et 30 ans), qui ont pourtant fait des études et ont un coefficient intellectuel normal. Notamment un qui pense encore que « les féministes sont des vieilles poilues aigries mal baisées qui détestent les hommes » ou encore une amie qui me souligne avec le plus grand sérieux que « si une fille, elle baise pas pendant longtemps, son vagin se referme ».
    Parfois je me dis qu’il faudrait que je change mes fréquentations….

  20. Très bon article, je suis d’accord sans réserve ! (Par contre, suis guitariste, c’est pas sympa de taper sur cet instrument :) Même si bon, c’est un peu vrai !).
    Et je valide aussi ce qui est écrit au dessus, je suis souvent atterré par les comportements que je vois chez mes collègues de travail qui jugent sur le vif de gens, protégés qu’ils le sont de leur bonne conscience que leur donne leur bulletin de vote.

  21. Ce qui fait peur aux gens, hommes et femmes confondus, les rend agressifs, stupides au point d’insulter des femmes ou des enfants au comportement « sexy », des gays etc.. c’est l’irruption du sexuel dans l’espace public. Le corps nu n’est pas forcément sexuel… Pour répondre à un des commentaires postés ici, si on ne s’émeut pas d’une paire de seins baladée en public dans certaines cultures, c’est parce que cette partie du corps n’y est pas sexualisée. Dans notre culture, un jean moulant porté avec des talons aiguille dans la rue évoquera plus le sexe qu’un short+tongs. Et rendra les gens méchants et bêtes. C’est le sexe dans l’espace public qui fait flipper les gens, que ce soit en Europe ou ailleurs. Et je pense que le comportement genré normatif robe/rose/épilation etc.. bleu/pantalon/cravate etc.. est une stratégie pour évacuer le sexuel de l’espace public. En étant d’accord là dessus, on peut comprendre pourquoi une fille entravée par des talons qui lui tordent les chevilles et saucissonnée dans une robe qui l’empêche de bouger dans la rue suscite plus d’animosité de la part du public qu’un mec nonchalant qui montre son slip sous son jean, même moulant. Je pense que l’équivalent en mec, qui expose sa sexualité au public par son comportement, gestuel, vestimentaire, verbal, suscitera aussi l’animosité des gens. Le mec dégoulinant qui lance des regards lascifs aux filles n’est pas moins un personnage moqué que la fille-proie sexuelle présentée plus haut. Et s’il-elle est laid-e ce sera pire, parce que ça évoque encore plus la « bestialité » du sexuel. D’ailleurs, vous soulignez qu’il n’y a aucun problème à montrer un beau cul. Le beau cache un peu le cul. Ce qui gêne les gens, c’est d’être confronté à la pulsion sexuelle « bestiale », que ce soit la leur ou celle de l’autre.
    En fait, pour me situer par rapport à l’article, je ne comprends pas le rapport entre le fait de traiter de salope une fille qui a la vie sexuelle qu’elle veut, et Beyoncé. Si je trouve immondissime le déni de la sexualité des filles, je ne comprends pas pourquoi il serait acceptable qu’une fille mime un acte sexuel en dansant les fesses à l’air sur un écran quand je suis au café. Pourquoi la sexualité devrait-elle s’afficher dans l’espace public? Que la sexualité des femmes soit vécue comme une obscénité par nombre de connards et connasses, c’est une chose certaine.
    Mais pourquoi mélangez-vous ces deux sujets?

  22. Coucou,

    J’aimerais bien comprendre en quoi tu trouves Georges Brassens sexiste ? Pourrais-tu m’expliquer si tu as un peu de temps ? ( sinon bel article ! )

    Merci, et bises
    Muriel

  23. Coucou, juste un petit commentaire pour dire que je viens des forums JV.com. Je trouve que nous qualifier de fachos est un peu réducteur et témoigne selon moi d’un conformisme passif et confortable assez affligeant. (Sans vouloir vous offenser. C’est-à-dire que je trouve assez surprenant que vous fassiez preuve de si peu de sens critique, pour quelqu’un prônant la remise en question.) Notre communauté (Pour ne pas dire secte.), possède des valeurs et un humour assez ésotériques qui cependant ne vous préviennent pas de faire un effort de compréhension à notre égard. Et si faire cet effort vous rebute, veuillez au moins avoir l’obligeance de ne pas attaquer gratuitement notre forum que vous ne connaissez pas, car il m’est une province, et beaucoup davantage.

    Maintenant, au sujet du billet, je ne me sens même pas concerné. Selon moi, une fille fait ce qu’elle veut avec son corps, et si elle se tape plein de mecs et qu’elle aime ça, je suis content pour elle. (Et je serais plus qu’heureux de faire partie de son harem. (Si tant est qu’on ne me fait pas jouer le rôle de l’eunuque.))

    Je suis de ceux qui célèbrent la libération de la sexualité, n’étant ni jaloux ni possessif de nature.

    Et moi je joue du piano, du jazz et du classique, si ça vous intéresse de venir m’écouter jouer Donna Lee un de ces jours.

    • Humour de merde fait par des merdeux, désolée. Surtout les modérateurs qui sont sans doute les pires puisqu’ils laissent faire et même participent notamment au harcèlement dégueulasse de femmes trans. Faites le ménage dans votre forum et j’arrêterai de vous traiter de merdeux.

      • Je vous réponds en faisant preuve d’égards et vous ne me rendez pas la pareille.

        Je vous suggère avant tout de faire le ménage dans votre jardin, m’est avis que vous trouverez beaucoup de choses à jeter.

  24.  » Je ne dis pas que c’est une bonne chose qu’une adolescente s’habille de façon hyper sexualisée, mais d’une part, à partir du moment où elle comprend que d’une certaine façon c’est ce que la société attend d’elle, alors elle voudra le faire et l’en empêcher ne coulera pas de source, à moins de l’enfermer à double tour dans la cave  »

    Cette phrase est symptomatique de la démission des parents dans la société actuelle. En principe (et dans mon cas car j’ai un petite soeur), l’éducation de l’enfant doit servir à développer son autonomie et son esprit critique pour qu’il soit à même de faire ses propres choix en grandissant. On rend pas service à un enfant en cédant à tout et n’importe quoi. Le parent doit fixer certaines limites dans la vie de l’enfant comme l’heure du coucher, les repas, l’amener à la lecture (chose de plus en plus difficile) etc… et l’habillement en fait partie.

    Le choix que tu propose entre esclave de la mode
    (barbaragourdeparcequejelevautbien) ou Natascha Kampusch est caricatural. Si dire amen ou on n’y peut rien (ce qui presque pire) aux filles de collège qui veulent porter des strings et des talons est la nouvelle voie qu’emprunte le féminisme, je ne peux plus rien pour lui.

    Là j’ai ri : « Mais surtout, je ne vois pas en quoi avoir un beau cul et le montrer c’est devenir un objet sexuel.». Dans ma tête d’homme hétéro non aveugle quand on me montre un beau cul en gros plan et que je le regarde suffisamment longtemps j’ai envie d’y entrer. Assez simple en somme.

    Concernant Beyonce (que j’adore), je ne lui reproche pas grand chose car je garde à l’esprit qu’elle est habillée de cette façon en concert et en représentation. En dehors elle a un style très mode et assez classique (elle porte de très beaux tailleurs par exemple) et elle est mariée, il n y donc pas de lien entre l’image sur scène et la sexualité réelle. Elle n’est en rien responsable de l’hypersexualisation de ses clips la loi du show business étant ce qu’elle est (ce qui fait bander fait vendre et j’achète). Constat aussi (si ce n’est plus) valable pour Miley Cyrus et quasiment toute la profession.

    Ce qui me gène, c’est quand je vois Madonna (56 ballets et 4 enfants) mimer un énième doigt dans la chatte et écarter les cuisses sur scène après plus de 30 ans de carrière. J’ai de la pitié pour la vielle lionne acculée par la concurrence et forcée d’adopter une stratégie de fuite en avant. Pourrait-t-on parler de objectivation subie ? contrairement à Queen B qui elle l’a choisie et qui est une icone du féminisme actuel (ce qui me laisse circonspect…).

    Sinon blog intéressant que je viens de découvrir par hasard et qui m’a donné envie de t’écrire.

    Pour aller plus loin :
    http://www.huffingtonpost.com/2014/10/02/roxane-gay-beyonce-feminism-now-this-rant_n_5920206.html

    Naomi Wolff, The Beauty Myth, 1990.

    • Ha non mais que des mecs comme toi soient des porcs qui réifient les femmes, j’en ai aucun doute.
      Seulement c’est pas la faute des femmes qui ont des beaux culs.
      Et à la limite si tu ne fais que penser, c’est ton problème.
      Tu peux regarder des culs et penser à des trucs si tu n’es pas capable de faire autrement. Mais tu te tiens correctement, c’est tout ce qu’on te demande.

      Quant à ta logique selon laquelle décider à la place des enfants leur apprend à prendre leurs propres décisions: LOL.

      • « Seulement c’est pas la faute des femmes qui ont des beaux culs. »

        Alors c’est de la faute des hommes?
        Si vous n’aviez pas séché vos cours de SVT pour participer à une énième manifestation de la LGBT, vous auriez su que les animaux (que nous sommes.) réagissent malgré eux à des stimuli naturels. La seule proximité d’un membre du sexe opposé est vecteur d’excitation.

        (Cf vos exercices de SVT, niveau 1èreS.)

      • Je te remercie de m’avoir répondu. Je précise : bonnes décisions, je parle bien sur de mon point de vue d’odieux grand frère qui souhaite voir sa toute petite soeur faire des études médecine et pas de twerking. Je suis certain que de ton point de vue féministe va orienter l’éducation de tes enfants, ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose.

        Donc je trouve ma logique saine. J’entendais que la régence du parent sur la vie de l’enfant décroit progressivement (évidemment sinon ma mère me torcherais encore).

        Mais si au départ on ne fixe rien et on laisse faire la société (patriarcale comme vous le rabâchez sans cesse…), le résultat est catastrophique, demandez à des surveillants ou des profs. Et l’habillement ce n’est pas rien, ça véhicule des tas de représentations, les féministes le savent (sans doute) mieux que moi, vu qu’apparemment le combat à commencé à beaucoup porté sur ces questions (voir Catherine Bard, Une Histoire politique du pantalon, 2014. en poche) .

        Il faut donc faire attention à ce que l’enfant porte et progressivement lâcher du lest. Mais je n’ai pas honte d’entendre, quand je vois certaines choses (je ne bande pas je précise); le célèbre et tant décrié : « jamais je ne laisserai ma fille porter ça ».

        Et le « porc », c’est sympa, comme tu as très bon style je ne t’en tiens pas rigueur.

        PS: j’ai vu que tu as une formation en biologie et je voulais savoir si tu publiais des recherches dans ce domaine je serais intéressé de les lire.

        Bonne nuit ou bonne journée

          • T’as raison, mais dans le doute on va commencer par les maths et la physique, le reste après, je suis pas un tyran non plus. Et pour avoir fait deux semestres à NY, j’ai remarqué que beaucoup de danseuses de clubs font (ou ont fait) dans une autre vie des études brillantes. Ce qui m’a toujours laissé un sentiment de gâchis, mais qui s’estompait avec la pause clope…

    • Donc, on développe l’autonomie et l’esprit critique d’un enfant en lui dictant tous ses choix, c’est bien ça ? D’accord, un grand merci pour cette fulgurance, je prends bonne note.

      Il est par ailleurs très élégant à vous de nous faire publiquement part de vos envies de viol, j’envie les membres de votre cercle social.

      Et puis bon, opposer maternité/mariage et sexualité, ça fait rêver !

  25. Comme personne n’a rebondi sur mon commentaire, et surtout en le relisant, je me dis qu’il était un peu confus…
    Je pense que ce n’est pas du sexisme que de critiquer la « culture » que Beyonce ou d’autres véhiculent. Au contraire. Je suis souvent gênée par ces femmes qui collent aux clichés du fantasme masculin au point d’en oublier le plaisir qu’elles pourraient prendre à avoir un corps. Et ça va bien au delà de l’habillement. Bien des femmes suspendent leur propre valeur au jugement des hommes -lhôme- et se placent en permanence sous le regard d’un jury. Je n’arrive pas à ressentir cette « bienveillante » pitié de la féministe avertie face à une pauvre femme aliénée par les injonctions du patriarcat. En fait, j’ai plutôt envie de leur donner un bon coup de pied au cul, autant qu’aux hommes qui font perdurer les valeurs du patriarcat.
    Quand je vous demandais pourquoi vous mélangiez 2 sujets, celui du droit dénié à la sexualité pour les femmes, et celui de la sexualité affichée dans l’espace public, je n’ai pas été assez claire. J’aurais du préciser que cette sexualité affichée dans l’espace public est celle des hommes- lhôme. En fait, je trouve très caractéristique de notre société sexiste que le clitoris soit encore un sujet tabou, et qu’en même temps nous soyons gavés d’images de femmes collant aux prétendus fantasmes masculins. Et je mets dans le même sac Beyoncé, les strings roses à nounours, la voix de gamine soumise d’une employée face à son patron, la déambulation style podium de mannequin d’une nana dans la rue…etc. Quand on supportera d’admettre qu’une femme laide, ou mariée, ou grosse, ou mère de 4 enfant, ou vieille, ou juste la voisine, la soeur, a une sexualité et du plaisir, la partie sera gagnée. Beyoncé, c’est juste une étape de plus dans l’évolution d’un patriarcat où le sexe des femmes n’existe que pour le plaisir des autres.

    • On peut critiquer les normes sociales de féminité ou je sais pas quoi, mais critiquer les femmes qui portent des talons, comme critiquer les femmes qui portent le voile par exemple, je trouve que ça vire à l’antiféminisme.

    •  » Quand on supportera d’admettre qu’une femme laide, ou mariée, ou grosse, ou mère de 4 enfant, ou vieille, ou juste la voisine, la soeur, a une sexualité et du plaisir, la partie sera gagnée. »

      100 % d’accord. Et je pense que Beyonce (devenue donc icone féministe) génère symétriquement à l’admiration qu’elle suscite de le frustration chez la femme réelle qui ne lui ressemble pas, il suffit de voir la hausse du recours à la chirurgie plastique chez la femme lambda (Le très sérieux torchon Marianne avait fait sa une sur les fesses cet été ce qui veut tout dire…). Où chez les filles noires, un sujet que je connais par expérience familiale, des éclaircissements de la peau.

      • Incriminer Beyonce pour ça je pense que c’est une incompréhension du phénomène. Presque toutes les femmes sont complexées par leur corps. une femme avec le même corps que Beyonce peut parfaitement être farcie de complexes. Le but EST d’avoir un corps parfait, pour Beyonce comme pour les autres femmes, sauf que pour elle en plus c’est en partie son outil de travail.
        De plus tu occultes complètement le rôle des hommes là-dedans. Non pas en tant qu’individus mais en tant que classe sociale. Ce sont des critères de baisabilité pour ce qu’on suppose être du mâle hétéro moyen, il faudrait pas l’oublier ça.

  26. un truc que je commenterais dans ton article, et sur lequel je crois personne n’a commenté (ouais, je suis trop un précurseur!^^) le psychologisme de comptoir: ayant fait des études de psycho, je me suis bien rendu compte du problème récurrent suivant: à la base, on devrait décrypter l’intériorité pour aider une personne qui nous l’a demandé… et on finit par exercer une censure psychologique sur des personnes qui ne nous ont rien demandé :) on se sert souvent de la psycho/psycha pour dépolitiser des problèmes sociaux (rapport individu/collectivité minimisé, voire nié) et comme d’un instrument de pouvoir coercitif pour silencier les personnes militant pour un idéal (d’égalité, de justice etc) c’est en effet assez exaspérant. Au niveau du vécu de sa sexualité, je dirais que l’essentiel pour moi c’est juste le consentement des deux partenaires. Point barre. Et l’intériorité d’une personne lui appartient, on n’a pas un droit de regard dessus.

  27. Je trouve cet article très intéressant, en réfléchissant à tous les points soulevés, à chaque fois j’ai fini par tomber d’accord avec l’auteure. Oui des gentils mecs ouverts de gauche qui se permettent de mépriser, parfois violemment, une fille juste parce qu’elle a eu autant ou plus de relations sexuelles qu’eux, j’en ai connu un paquet, ce phénomène est très courant.

    Et si d’un côté la sexualité des femmes adultes, consentantes, horrifie (ou au minimum dégoûte) d’un autre côté, la société tend à sexualiser les fillettes.
    Personnellement, je n’ai jamais reçu autant d’avances venant d’hommes adultes que lorsque j’avais 14/15 ans, alors même que je me promenais en haillons, le cheveux gras et sans la moindre intention de séduire, et que je n’avais aucune idée de ce que ces hommes me voulaient. Mais eux étaient persuadés que je cherchais à les allumer, par le simple fait de circuler dans l’espace public.

    Le fait d’interdire aux filles de s’habiller « à la mode » ne changerait rien, on pourrait forcer toutes les filles pubères à porter des sacs à patates, il y aurait toujours des regards concupiscents à leur endroit et des accusations de type « elle l’a bien cherché », aussi longtemps que perdureront les normes et les comportements imposés par cette société patriarcale.

    • Je me retrouve dans ton expérience: moi aussi je subissais beaucoup plus de harcèlement dans la rue à 15 ans qu’à 20, et encore davantage à 20 qu’aujourd’hui…
      Les hommes qui harcèlent des femmes dans la rue choisissent principalement des gamines.

  28. Ping : La bonne façon de réagir | Les Questions Composent

  29. J’ai lu plusieurs de tes articles mais pas celui-là. Je ne suis pas d’accord avec certaines choses que tu dis, je suis d’accord avec d’autres, mais bon, tu es une personne intelligente et ça fait du bien de lire tout ça (j’ai beaucoup aimé l’article sur le couple, ou le gentil mec de gôche sexiste et sa belle guitare). J’aimerais assez te donner mon opinion sur ton blog mais je n’ai pas envie de l’écrire dans un post vu que je suis timide alors tu as mon e-mail si tu veux mon opinion.

  30. Article très intéressant. En ce moment, je remets pas mal en cause ma manière de considérer le problème de l’objectification des femmes. Je suis pas fana du mot « slut-shaming » (auto-contradictoire à mon avis) mais je pense que c’est en effet parfois ce que devient la critique de l’objectification.

    C’est vrai que malheureusement, je connais beaucoup de femmes dans mon entourage qui se considère comme des objets (qui ont toujours peur d’être imparfaites physiquement, se voit uniquement par le biais du regard masculin….) mais je ne pense pas qu’on puisse accuser toute les femmes qui font des choses jugées « sexy » d’être là-dedans. Complètement d’accord avec ce que tu dis par rapport au besoin de critiquer les hommes qui objectifie et pas les femmes!
    L’autre problème, c’est qu’il me semble que ça demande indirectement aux femmes de se comporter en fonction du regard masculin (ne pas danser langoureusement par ex) même si dans le « sens inverse » ça demande de ne pas vivre selon ce que l’on désire, mais l’inverse des attentes des hommes hétéros (mais j’ai envie de dire, tant pis si les deux coïncident)

    Bref mon com est probablement une répétition de l’article, mais l’une des choses qui a commencé ma réflexion a été cet article https://chosesaleatoires.wordpress.com/2014/03/23/jouir-sans-entrave-du-pays-de-candy/ et celui-ci http://www.blackgirldangerous.org/2015/01/men-like-dance-racist-reasons-question-feminism/
    Ils sont plus centrés sur le feminité/fém-ité mais comme certaines féministes font souvent le lien (abusif il me semble, mais j’en suis qu’à la réflexion) entre être féminine = s’auto-objectifier = vivre sous le regard des hommes/être soumise/aliénée par la féminité= la féminité est nécessairement mauvaise et anti-féministe. (c’est vrai que les standards de beauté actuels sont profondément misogyne, raciste etc… mais est-ce que pour autant il faut se débarrasser de la féminité?…)

  31. Le fait d’enchainer ses coups d’un soir traduit surtout une tendance au sado masochisme (je sors)

  32. Je réponds à l’article « nouvelle salope » si les hommes pensent mal ou fond de la phsy à 2 balles en ce qui concerne les femmes qui ont une sexualité débridée, c’est parce qu’elles ne sont pas nombreuses, tant que les femmes ne dragueront pas ouvertement les hommes, les hommes penseront toujours que les femmes pensent à long thèrme et non pour un coup d’un soir, j’ai 38 ans et je ne me suis jamais fais draguer ouvertement par une femme, et pourtant loin d’ètre laid, alors avant de juger le comportement des hommes, analyser vos préjugés, je suis sur que si les femmes coucheraient pour le plaisir ça changerai beaucoup de chose dans cette société ou presque tout le monde fait semblant…

    • Oh ben oui, il faut que les femmes te sautent dessus et arrachent leurs vêtements et ce sera la fin de tous leurs problèmes! c’est noté

      Que ferait-on sans toi!

    • Pourtant ici, au Québec on voit souvent le phénomène inverse, se sont souvent les femmes qui doivent faire le premier pas pour que choses se passent. J’ai des amies qui draguent ouvertement les hommes et elles se retrouvent face a la jalousie des autres femmes qui les traite de salope.
      Les femmes couchent déja pour le plaisir… aussi non pourquoi pense tu qu’elles le font généralement ? 0-0

      • Je ne sais pas si les lecteurs sont du Quebec mais ici en France les femmes pensent la plupart du temps que le sexe apporte une relation a long therme (un foyer) je ne parle pas des grandes villes comme Paris, je parle des villes de provinces.Je ne vois pas le plaisir là dedans, la plupart du temps les gens se mettent ensemble jeunes sans s’etre éclater dans une vie de célibataire, les femmes restent tout le temps dans l’attente en espèrent que quelqu’un viendra, c’est pour cela que je ne vois là dedans aucun plaisir.

  33. Je ne comprends pas pourquoi on doit s’habiller sexy , pour être sexy :)
    Je n’aime pas cette idée elle se lie directement avec un esprit de consommation ( même si ce n’ai pas le réel sujet) et c’est surtout cela qui me désole c’est vrai quand je vois une fille qui porte des vêtements sexy mais qui n’a rien de sexy, qui a même l’air mal a l’aise dans ses vêtements, cela me fait de la peine.
    Je pense que plaire est enfait un droit fondamental.
    C’Est normal de vouloir plaire, se sentir attirant etc… Et cela notre société la bien compris et a fait passer ce besoin parmis d’autres comme une partie essentiel de la vie sociale et en nous balancant toute sorte de produits ( comme Beyonce qui est un produit de consommation ne l’oublions pas… )

    Pour être sexy , on a pas besoin de porter de mini-jupe ou des talons, pas besoin de se maquiller ou de ce lisser les cheveux …
    Mais justement lorsque les femmes deviendront enfin légal de l’homme ( on peu toujours espérer…) elles n’auront plus besoin de tout ces attirailles pour se sentir belle et sexy :)
    Le soucis n’est donc pas d’être sexy , mais la façon dont on nous fait croire qu’il faut être , pour l’être :)

  34. Bonjour,
    Chouette article qui met les pendules à l’heure, surtout la partie sur les adolescentes , sur ce thème j’ai découvert chez certains potes un sexisme complètement affirmé , par exemple l’un d’entre eux trouvait normal de dire  » les petites pouffiasses à la sortie des collèges de Neuilly » , parce-qu’au nom de la lutte des classes il est évidemment normal de traiter des gamines de douze ans de « pouffiasses » , on n’est plus pote.
    Par contre sur Beyoncé , il y a quand même une légère incohérence sociale au niveau du féminisme , ça fait un bug . Je pense que le problème n’est pas qu’elle remue ses fesses ou qu’elle choisisse consciemment de se réifier , ou qu’elle ne puisse pas être féministe , le problème c’est qu’elle participe justement à construire une société où les jeunes filles se sentent obligées de porter des string et de se réifier pour se sentir normales . Effectivement Beyoncé gagne beaucoup d’argent, écrit ses chansons et permet de rendre le mot « féministe » acceptable , elle permet aussi d’ouvrir ce champ de réflexion à des millions de jeunes filles qui n’auraient pas eu accès à ces concepts .
    Pourtant la critique féministe est légitime : lorsque l’on est féministe , n’a t on pas à cœur de proposer et de défendre autre chose que la réification des femmes que l’on voit partout ? Il en va de même pour toute les autres chanteuses nouvellement féministes , personnellement , ce niveau de féminisme là , correspond pour moi à une première étape du type « je suis libre de bouger mon boule  » , et donc ne me donne pas vraiment l’impression qu’il s’agisse d’un affranchissement du patriarcat , c’est le seul moyen d’exploiter le système pour tirer son épingle du jeu en tant que chanteuse-productrice, mais on ne remet pas en cause le système.
    Le slut shaming vient couronner tout ça pour créer une boucle complète : réification, humiliation .
    Je ne pense absolument pas que la critique féministe soit du slut shaming , je pense qu’il s’agit de questions absolument légitimes sur la responsabilité des femmes créatives , et sur notre propre responsabilité en tant que féministes créatives , par exemple j’ai arrêté les petits personnages girly kawai , même si c’est un plaisir à dessiner et j’essaye de donner à mes héroïnes des buts , des positions affirmées , je ne les dessine plus en position de passivité comme les stéréotypes m’ont appris à le faire . J’ai été obligée de recruter des modèles vivants dans mon entourage , car je n’ai trouvé AUCUNE photo de femmes en action sur le net , le choix était inexistant : j’aurai aimé par exemple que Beyoncé me propose quelques photos où elle n’est pas à 4 pattes ou les fesses en l’air , par exemple , puisqu’elle réfléchit au sexisme.
    Voilà .

Les commentaires sont fermés.