La secte majoritaire

Dans mon dernier article, j’ai illustré la façon dont le concept de modération intervient dans la vie des gens, et est utilisé par eux, de façon parfois totalement aveugle, de sorte que, en appelant à des principes tout faits, des phrases toutes faites et autres platitudes modernes, ils s’épargnent l’effort de la réflexion.

Ce que j’appelle l’extrêmisme de la modération est une sorte de religion du non-penser. Il agit comme un repoussoir à idées nouvelles.

Récemment, j’ai lu le témoignage d’une personne qui était devenue récemment végétarienne, et qui avait parlé à son entourage proche de l’antispécisme. On lui avait répondu qu’elle devait prendre garde à ne pas « se laisser happer par des idées sectaires ».

Je trouve cela intéressant, puisque, si on y réfléchit, aucune idée n’est sectaire. Si les sectes se contentaient d’avoir des idées et d’en parler, il n’y aurait aucune raison valable de lutter contre. Une idée peut être bonne, mauvaise, farfelue, idiote, mais certainement pas sectaire.

Les sectes se distinguent non pas par la qualité « sectaire ou non sectaire » de leurs idées, mais par leur façon de les propager et de les défendre. Aucune idée n’est sectaire, ce qui est sectaire, c’est de manipuler les gens pour les faire coller à une idéologie, en annihilant leur sens critique, en leur interdisant de remettre certaines choses en question. Des voies de promulgation et/ou de censures d’idées peuvent être sectaires, mais pas ces idées elles-mêmes.

Dans les dictionnaires, on définit une secte, entre autres, par son isolement du reste de la société.

Dans l’imaginaire collectif, ce qui rend une secte effrayante n’est pas l’isolement en lui-même, mais l’aliénation qui a pour conséquence, entre autres, à la marginalisation de l’individu. L’individu craint d’être dépossédé de lui-même.

Penchons-nous sur les caractéristiques de l’individu intrumentalisé:

  1. Il a toujours recours au même schéma de pensée, qu’on lui a inculqué et non pas qu’il a inventé lui-même.
  2. Il s’est approprié ce schéma de pensée, de sorte qu’il est persuadé que c’est lui qui pense comme ça, et non pas que c’est quelque chose qu’il a appris d’autres personnes.
  3. Il rejette les idées extérieures, alternatives à ce système de pensée, en ayant recours à des arguments tantôt rationnels, tantôt non rationnels.
  4. Si on lui démontre l’incohérence ou le caractère nocif de ce système, il a recours au déni et/ou à l’agressivité.
  5. Toute remise en question du système est considéré par l’individu comme une attaque contre sa personne.

C’est la façon dont réagissent certaines personnes de la société normale, quand on remet en question des points importants du système dans lequel nous vivons: alimentation, éducation, discriminations diverses et variées considérées comme la norme.

Ainsi, on peut constater que la société de consommation agit sur les individus à la manière d’une secte. A ceci près qu’elle ne les isole pas de la majorité, puisqu’elle contrôle justement la majorité. Mais il est intéressant de constater que les individus aliéné vont avoir un comportement de rejet envers les personnes qui sont extérieures au système, qu’elles soient issues d’autres cultures, ou qu’elles aient simplement rejeté les valeur de la culture de la consommation.

Par plusieurs procédés, la société de consommation aliène l’individu et le dépossède de ce qu’il est. Habilement, toute idée nouvelle est catégorisée comme « sectaire »; de telle sorte que les individus aliénés vont rejeter ces idées, de peur justement d’être aliénés. Ce procédé permet de maintenir l’instrumentalisation de l’individu.

Je parlais précedemment de procédés sectaires de manipulation des individus. Sans donner une liste exhaustive, on peut en citer quelques-uns utilisés par la société elle-même:

  • La stratégie d’éducation qui consiste à maintenir enfermés les enfants, à longueur de journée, avec un seul adulte et d’autres enfants uniquement de leur tranche d’âge
  • Apprendre aux enfants à obéir, dès leur plus jeune âge, les décourager de perturber l’ordre établi
  • Obliger les gens (enfants ou adultes) à travailler toute la journée
  • Faire prendre des habitudes de vie aux gens, de sorte qu’il leur sera difficile d’en changer

Tout cela participe à abrutir les gens et à les empêcher de réfléchir.

On leur enseigne aussi des façons de penser qui sont en réalité des façons de ne pas penser. La modération à tout prix en est un exemple. C’est un principe « tout fait », qu’on peut appliquer à n’importe quoi et qui permet de ne pas réfléchir.

Je n’ai pas encore très bien compris comment ça marchait, ni si c’est universel chez l’être humain ou propre à notre culture, mais il y a aussi quelque chose sans quoi cette aliénation ne serait pas possible: il y a une annihilation de toute recherche d’alternatives. C’est à dire que les alternatives au travail, à l’école, à la façon d’élever les enfants, à des pratiques sexistes ou spécistes, comme la consommation de produits animaux ou l’expérimentation, mais aussi toutes les alternatives aux moyens de transports que l’on utilise, aux techniques permettant de fournir de l’énergie, etc… Tout cela va être considéré comme impossible ou comme forcément nocif d’une façon ou d’une autre.

Ainsi il est difficile de faire une liste de tout ce qui est possible et que la majorité des gens considèrent comme impossible, comme au mieux une blague de mauvais goût, au pire une idée dangereuse (encore une fois, estimer une idée dangereuse est un moyen pratique de ne pas y réfléchir).

Quelques exemples:

Il est possible d’éduquer un enfant sans punition.

Il est possible d’instruire un enfant sans école.

Il est possible de socialiser un enfant sans forcément qu’il cotoie d’autres enfants qui ont exactement son âge.

Il est possible d’être végétalien et en bonne santé.

Il est possible de se déplacer sans voiture.

Il est possible de construire une maison en sacs de terre.

Il est possible de soigner les gens sans sacrifier des animaux.

Il est possible d’utiliser des cosmétiques, de nettoyer sa maison sans utiliser de produits chimiques.

Il est d’ailleurs possible de ne pas utiliser de cosmétiques.

Il est possible de donner les mêmes chances aux hommes et aux femmes dans le monde du travail.

Il est possible aussi de vivre sans travailler.

Il est possible de produire de l’énergie sans nucléaire.

Etc, etc…

Il n’y a pas vraiment d’idées nouvelles dans cet article. Ce ne sont que des idées trop peu répandues. Non pas qu’il y ait une volonté consciente et unique de les censurer. Mais chacune d’entre elles rencontrera un obstacle à un moment donné. Les éleveurs par exemple ont peu intérêt à ce qu’on considère possible de vivre sans produits animaux. Le débat est donc censuré. Mais la force d’inertie la plus puissante qui combat ces idées, c’est peut-être tout simplement que les gens sont trop occupés à s’abrutir, à jouir de leur confort facile, à travailler et à avoir des loisirs futiles, pour réfléchir à une autre société. Pourtant, plus de la moitié des gens ont pris, prennent ou prendront des antidepresseurs dans leur vie – entre autres preuves qui montrent que le bonheur est, pour beaucoup, une idée floue.

Quelques lectures et vidéos pour essayer de voir plus loin :

Sur la manipulation:

Noam Chomsky: les 10 stratégies de manipulation des masses

Sur l’éducation:

L’enfance buissonière: le blog

L’enfance buissonière: le site

La déséducation

Insoumission à l’école obligatoire (un livre de C. Baker aux édition Tahin party)

Sur l’éducation et le sexisme:

Filles et garçons à l’école maternelle

Femmes en flagrant délit d’indépendance, de Pheterson, éditions Tahin Party

Sur le travail:

La valeur travail

Sur le spécisme:

Dénier l’intelligence des animaux aide à les manger

FAQ antispécisme

Sur la justice:

Pourquoi faudrait-il Punir? (livre de C. Baker sur l’abolition du système pénal)

Films à voir:

Attention danger travail

Volem rien foutre al pais

Les carottes sont crues

Earthlings

Gary Yourosfski: le discours le plus important de votre vie

Un repas végé

Si vous avez d’autres suggestions de sites, livres, films… Merci de les poster en commentaires, et je les ajouterai.

Bonus: les éditions tahin party

82 réflexions au sujet de « La secte majoritaire »

    • merci pour tes liens :) je suis un peu a la bourre parce qu’internbet est rare la ou je suis, mais des quye j’ai un peu de temps online je regarde ca. bonne continuation

    • Courage!! C’est vrai qu’assumer nos choix est parfois pénible face à la société, mais au final, nous sommes le changement!

      Pour notre part on monte un snack végéta*iens dans le sud de la France. Une bonne partie des gens adorent le principe, d’autres ne comprennent pas pourquoi on ne reste pas dans le secteur le plus porteur du marché …

      Alimentairement, une bonne partie de notre entourage et public est quand même prêt à tenter l’expérience, à la renouveler, et est sacrément surpris en positif !

  1. Je partage tes idées !
    Mais j’émets juste une réserve sur la vidéo de Gary Yourofsky qui, bien que je partage ses idées, a quand même beaucoup d’un gourou : culte de la personnalité avec sa publicité au début de la vidéo, idées balancées sans être vraiment expliquées, manque de nuance. Bien que je comprenne que pour réveiller les gens, il faut avant tout leur balancer des phrases chocs, entendre ce genre de ton me hérisse toujours le poil.

    • je suis pas une fervente adepte du Gary Yourofski, il a eu notamment des propos tres violents a l’encontre des gens qui utilisent des animaux (ce qui est dommage car ca inclut quasiment tout le monde), et a ma connaissance il n’est pas revenu dessus. Par contre je trouve que cette video est bien car il arrive a faire comprendre a son auditoire qu’il nest pas contre lui mais avec lui. et ca c’est super. mais je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’il dit ou fait pour autant.

  2. Ton article me laisse perplexe; signifierais-tu que la plupart des gens ne réfléchissent pas aux solutions alternatives dans différents domaines et préfèrent s’en remettre à ce qui existe déjà? L’expérience directe des gens semble le contre-indiquer pour plusieurs domaines dont tu parles, et il me semble que beaucoup cherchent justement des solutions (à propos du nucléaire, des transports, des produits chimiques, de l’égalité homme-femme…). Après, les gens restent un peu éloignés d’autres thèmes, c’est clair (surtout le spécisme, évidemment; pour l’école et les enfants, il me semble que beaucoup seraient ouverts à d’autres méthodes d’enseignement). Je ne crois pas que la plupart des gens appliquent des idées toutes faites; je crois sincèrement que beaucoup essaient de penser rigoureusement, mais leurs informations ne sont simplement peut-être pas bonnes, biaisées, et peut-être que d’autres solutions auxquelles ils n’avaient pas pensées sont expressément tenues dans l’ombre… ?

    • je pense que c’est naturel chez l’etre humain de se referer a des schemas connus en toute circonstance, et meme des schemas appris. regarde l’experience de milgram (surtout le documentaire « zone extreme » avec le jeu de la mort, ou l’on voit clairement les cobayes reagir). ils choisissent de torturer quelqu’un tout simplement parce qu’obeir est ce qu’ils ont appris et qu’ils ne voient meme pas que la solution « desobeir » existe. 

      d’experience, a chaque fois que tu parles d’un etat de fait injuste dans la societe, les gens sont persuades qu’on n’y peut rien. quand je dis que je suis vegan la remarque qui vient le plus souvent, toutes origines confondues (sauf quelques exceptions comme bien sur les indiens), c’est « les animaus mangent d’autres animaux » ce qui signifie que nous mangeons de la viande parce que l’ordre naturel est ainsi fait. On a un etat de faits culturels et on le confond avec un ordre naturel. d’ailleurs les indiens ne disent pas cela simplement parce que dans la culture indienne on ne mange pas forcement de la viande, donc ils ne croient pas que l’ordre naturel veut qu’on mange de la viande (meme les indiens non vegetariens). il en est ainsi de toutes les discriminations, quand on parle de sexisme une personne sexiste va evoquer les differences biologiques entre hommes et femmes, une personne raciste va evoquer des differences ‘naturelles » entre les ethnies etc….

      Bien sur les informations sont biaisees. mais la facon de penser l’est aussi. c’est un probleme d’education.

  3. Ce que j’aime, c’est les gens qui ont « peur de se laisser embrigader » par des idées nouvelles…
    Ou ceux qui refusent de savoir comment leurs aliments ont été produits…
    Avoir peur de ses propres réactions mentales, ça sous-entend une faiblesse d’esprit absolument fantastique, non ?

    • ha oui je me suis fait la meme reflexion. « arrete de parler tu risques de me convaincre »

      • Particulièrement pour les produits venant d’animaux, vus que ce qui est caché derrière c’est de l’esclavage à l’état pur.
        Les gens ne veulent PAS qu’on leur parle des moyens de production. « Ca me dérange pas que tu sois végétarienne, mais laisse-moi ma liberté de manger de la viande »

        Les gens lancent souvent le sujet du végétarisme, puis quand on apporte des preuves, par exemple que c’est meilleure pour la planète, on accuse de propagande les végés : les infos ont du être biaisées, exagérées etc…

        Récemment, une amie disait qu’on lui avait fait de la « propagande végétarienne » (je ne fais que citer!) en cours, parce qu’en parlant des problèmes d’économie d’énergie elle avait étudiée en science le fait que la production de viande coûte bonbon à la Terre.
        Ca m’a fait halluciner qu’une fille qui veuillent faire de la science dénigre des infos prouvées, pour son confort intellectuel. Limite elle aurait voulu qu’on n’en parle pas en cours pour ne pas être mise devant ses contradictions.

        Sinon, dans les comportements sectaires, il y a les attaques ad hominem ou ad mulierem, ou les attaques « groupées » : c’est une idée de hippies/de bourgeois/ de concierges etc…parce que c’est toujours plus agréable d’attaquer un cliché que d’attaquer des idées et de démontrer qu’elles sont fausses.

  4. Juste énorme cette article …

    Heureusement qu’il m’est arrivé une fois de ne pas être d’accord avec toi … sinon, j’aurais l’impression d’être aliéné tellement je bois tes paroles ^^

    Cet article explique bien comment la matrice contrôle tout et comment les gens contrôlés par la matrice défendent coût que coût la matrice qui les contrôle sans même s’en rendre compte …

    En tout cas, jsuis à 200% d’accord avec le comm d’alan … il est grand temps que tu sortes un bouquin … la société en a besoin …

    Ok, ça prend du temps et de l’énergie ( j’ai lu quelque part que tu disais ça ) … mais ton blog aussi, non ?
    Pis justement, ton blog est une sacrée base pour te lancer …

    • je verrais peut etre a mon retour ^^  pas facile d’ecrire en voyageant, enfin facile d’ecrire des articles parce que ca me laisse du temps pour penser, mais pour ecrire quelque chose d eplus organise il faudrait que je me pose un peu.

  5. Le commentaire d’outmachin est très intéressant dans la mesure où il lance le débat.

    Les gens sont-ils vraiment empêtrés dans une logique de secte ? Refusent-ils d’entendre les idées nouvelles ? De se laisser convaincre par des arguments rationnels et d’adapter leur mode de vie ?
    Il est vrai que les exemples ne manquent pas. Dans les discours, tout le monde affirmera que l’égalité homme-femme est une juste cause – même ceux qui définissent l’égalité par « Chacun son rôle, dans le respect mutuel : l’homme au travail, la femme fière d’élever ses enfants ». À part quelques sceptiques minoritaires (climatdeterreur.info, un site qui fait peur), les gens tiennent de plus en plus un discours en faveur de l’écologie, des petits efforts, contre la pollution ; certains, même, de bonne foi, détestent se rendre compte qu’ils ont laissé l’ampoule allumée la journée non pas à cause des factures, mais à cause du gâchis. Des quiddam râlent contre HADOPI et le web 2.0, ou s’énervent quand Sony décide d’ôter une des fonctionnalités de la PS3 (soit couper la connexion au réseau PS3 – nécessaire au fonctionnement de nombreux jeux, soit empêcher l’installation d’un système d’exploitation qui permette de transformer la console en ordinateur personnel, et de profiter d’un disque dur de plusieurs dizaines de Go).
    Pourtant, force est de constater que personne ne sait vraiment comment stimuler l’emploi des femmes (et que les couples les plus normaux gèrent le ménage à l’ancienne), ou baisser son bilan carbone sans recourir à la bicyclette. Beaucoup soutiennent aveuglément que « Windows, c’est mieux » tout en utilisant 7-zip, vlc, Libre Office, Mozilla, et en visitant des serveurs qui tournent sous Linux.

    Le manque d’action ne serait-il pas qu’un manque d’information ? Une immobilité des croyances sur ce que doit être l’école (obligatoire, gratuite, laïque, nécessaire pour s’en sortir dans la vie), la valence différencielle des sexes (la femme est plus propre/maternelle, l’homme s’occupe de faire marcher la TV ou les trucs compliqués), le rôle des animaux (un chien est fidèle, une vache fait du lait), l’origine de la pollution (les usines des industriels, et les voitures des États-Unis), etc.

    Après tout, il faut dire que ce n’est pas la volonté de se révolter qui manque aux gens. Il me semble parfois que les grèves sont un combat un peu vide, un conflit d’intérêts sans justification morale du point de vue de la société ; mais en même temps, on sent la colère contre « les riches », contre l’immobilité du monde. Il y a un « eux » que les gens dénoncent, une sorte de minorité bienheureuse un peu abstraite qui voudrait que l’ordre établi ne bouge pas. Un pouvoir, une conspiration, un monde à part sur lequel ils n’ont pas prise. Les États-Unis, c’est loin, l’Europe et son argent, c’est des administrations, les produits qu’on nous vend, on ne les change pas.
    Tous les combats paraissent donc vains, si ce n’est le sien propre. Bien pratique ! Mais comment alors épancher son désir de révolte ?

    Il faut dire que la plupart des causes et révoltes sont impossibles à entreprendre sans un véritable coût d’entrée sur le marché de l’engagement : il faut de l’information, il faut de l’expérience et des connaissances sur le domaine dont on parle ; il faut des contacts pour faire circuler les idées et les renseignements, il faut du temps à investir. Il faut monter des systèmes de pensée parfois opposés à ce qu’on croit dur comme fer (c’est ce qui m’avait mis mal à l’aise avec climatdeterreur : au fond, ce n’était pas de la communauté scientifique que je tirais mes convictions en matière d’écologie, c’était des gens, de la télé, et du gouvernement. Enfin, il faut souligner qu’en fin de compte, ce site est tout du même du genre à prétendre que le graphique représentant une évolution de la moyenne des « anomalies » de température – par rapport à quoi ? – est l’évolution de la température aux US, avec une échelle manipulatrice), et ça prend tant en termes de temps qu’en termes intellectuels : il faut confronter les points de vue, éclaircir un débat où les deux contreparties n’ont pas la même puissance, et on n’en a jamais fini.
    Rien que pour le végétarisme, par exemple. De nombreuses fois, j’ai cherché de bons arguments contre le végétarisme. Je voulais voir les réponses des végétariens, je voulais une véritable confirmation scientifique pour ainsi dire. Je voulais LA preuve, établie par des non-végétariens ; LA preuve, qui dit d’où ça vient : non pas d’un organisme qui serait influencé, non pas d’un petit bureau dudit organisme composé de quelques nutritionnistes dont le rapport serait signé de l’organisme tout entier. LA preuve, LE rapport, cosigné par les départements de plusieurs universités bien précises et prestigieuses (oh, ça vient de Harvard-Oxford-Sorbonne, c’est la Vérité ! Oh, ça vient de Pincetown et Lyon II, c’est à vérifier). Eh bien, nulle part, je n’ai trouvé de véritable argument contre le végétarisme. Toujours les mêmes préjugés de gens qui ne savent pas, et les mêmes liens vers l’AVF de végétariens engagés. Rien, nulle part, qui ne me dise où en est la vraie science, signé par un vrai scientifique.

    La conclusion de cet énorme coût d’entrée et que, en général, les gens ne prennent le temps de s’engager que pour une ou deux causes, qui forment parfois un drôle de cocktail (abolitionniste et féministe, vous dites ? Ah, et une végétarienne lesbienne, ma foi…Moi, je suis végétarien et Linuxien ^^) Et beaucoup de gens ont leur combat (il suffit d’observer le nombre de combats et d’associations pour s’en convaincre). Cela va de numériser des livres du domaine public (ebooksgratuits.com) à lutter contre les métaux lourds dans les jouets, en passant pas ceux qui refusent la prostitution ou soutiennent le Parc de leur commune (voir retour vers le futur, les tracts pour l’horloge de l’hôtel de ville xd). Là où certains s’absorbent dans les mauvais choix (l’extreme couponing m’a sidéré : une pratique basée sur l’intérêt personnel et la société de consommation, qui ne va nulle part et ne développe pas l’esprit, si ce n’est en le transformant en machine à calculer / Anonymous, tyrannie du web passant par la justice populaire et la démagogie, sans réelle position idéologique, n’ayant littéralement pas de tête), d’autres développent leurs convictions de façon étonnante.
    Et puis, s’engager, mais pour quoi ? Dans quel sens ? Par des écrits, des articles, des manifs, des pétitions ? En participant à des actions voisines (http://lesquestionscomposent.fr/pourquoi-je-ne-participerai-plus-aux-actions-reformistes/). Même quand on acquiert des convictions et qu’on a une cause, on est rarement d’accord à 100% avec ceux qui organisent des actions.

    L’action et le changement sont paralysés par bien plus que par la secte majoritaire. Et une des premières instances de paralysie, c’est l’État. Comment saurait-il fonctionner et perdurer autrement, d’ailleurs ? Mais même, au-delà de l’État, il faut dire que le principe de démocratie représentative (c’est-à-dire, la démocratie au sens où nous l’entendons aujourd’hui), où les citoyens sont considérés comme ignorants, et les représentants éduqués comme plus efficaces (même si notre Président est quand même du genre à féliciter Bill Gates pour sa contribution à l’informatique, sans rien connaître de Richard Stallman). Le pouvoir n’est aucunement aux citoyens, dans aucune des démocraties modernes. Au risque qu’on me sorte l’exemple d’un de ces États autoritaires que soutient la France en Afrique, je dirais que plus un État se dit démocratique, moins il l’est. France, EUA, Corée du Nord, quels beaux exemples de démocratie ! Enfin, la France est moins démocratie que pays des libertés, car ce n’est pas tant nos institutions constitutionnelles que d’autres comme la HADOPI qui y sont critiquées…

    Pour conclure, je dirais que ce que tu dis sur la secte
    majoritaire est vrai. L’école, c’est indéniable, apprend l’ordre avant la démocratie, et inculque les connaissances (en biologie, en littérature, en histoire) avant de chercher à faire naître l’esprit critique (je dirais que ce dernier n’a commencé à s’éveiller chez moi que vers la fin du lycée, où on nous demande une sorte de poli hypothético-déductif pour les exercices de SVT ou de maths, et ne s’est vraiment développé qu’en classes prépa, avec la découverte de l’histoire et des SH non en tant que base de données et d’auteurs, mais en tant que disciplines intellectuelles). La réaction face à la remise en question d’éléments fondamentaux de notre univers social et de notre expérience personnelle (l’école, la viande, l’habitat individuel au même titre que les principes de liberté ou la croyance en la science) – et surtout, face à la recherche d’alternatives correspondant à ses propres idées (et honnêtement, heureusement que Rousseau n’est pas né à notre époque, car son Émile, j’aurais pas aimé être à sa place :s) – ; la peur d’agir, mais aussi, la dilution de la responsabilité (c’est l’histoire qui a décidé, on a toujours fait comme ça, tout le monde fait comme ça, c’est le seul moyen logique d’y arriver), tout cela conforte ta position.
    Mais il faut prendre ceci en compte. S’engager, c’est prendre la place de l’État et de la société. Mener, en tant qu’individu, une action que devraient faire les pouvoirs publics, multitude formée à donner des conseils de santé et à récupérer les meilleurs renseignements pour nous, c’est coûteux. C’est long. C’est difficile. C’est jamais aussi fiable (je préfère utiliser un anti-virus déjà tout fait que de me fier à la base de donnée

  6. Si, si, Belgland, j’ai lu ton commentaire en entier ! Il est très intéressant.
    C’est vrai qu’il est difficile de faire la part des choses : la plupart des gens refusent-ils de penser ou bien cherchent-ils à le faire mais en se basant sur des données et des méthodes erronées ?
    Difficile de répondre à la question quand on n’est pas un sociologue qui conduit une étude à ce sujet ^^
    Pour les gens qui sont autour de moi, je n’ai pas l’impression qu’ils n’essaient pas de réfléchir. Mais c’est vrai que, comme tu le dis, on a du mal à savoir où chercher notre information.

  7. Tiens, d’ailleurs, mon commentaire n’est pas passé en entier ^^’

    En fait, je crois que l’engagement est aussi difficile à repérer (y compris dans son entourage). Tout dépend de ton degré de sensibilité (et de renseignement) à un domaine. Par exemple, avant de devenir végétarien, je voyais la chose comme une croyance similaire à l’homéopathie et liée à une sorte de sensiblerie d’adolescent(e) qui préfère sacrifier sa santé au veau d’or que de vivre sans se complexer. Jamais comme un engagement.
    Le sociologue, plus habile à étudier l’engagement des gens ? Ma foi, je le crois aussi concerné par ce problème de visibilité. Car le sociologue, c’est avant tout un homme, marqué par sa formation ; pour lui, l’engagement sera avant tout politique.

    Et c’est Belgarel, le pseudo. Mais je suis très flatté que tu aies été voir mon petit site ! ;) Sans parler du commentaire.

    PS : C’est promis, j’arrête de troller sur cet article.

    • je lis avec attention tes commentaires mais j’ai du mal a te repondre, tu abordes beaucoup de sujets. desolee qu’over blog limite la longueur des coms.

  8. J’ai aussi lu ton commentaire en entier, mais c’est bien parce que tu commençais par dire que mon commentaire était intéressant ;)

    Perso je suis dans une ville universitaire avec des « kots à projets » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Kot-%C3%A0-projet), et je peux vous assurer que les étudiants se bougent pour organiser différentes activités sur plusieurs sujets. Après, c’est sûr que beaucoup ont aussi des idées très conservatrices, peut-être en reservant ce qui est le plus facile et le plus commode à penser, mais je ne sais pas si on peut aller jusqu’à parler de « secte majoritaire ». Etant belge, je ne peux pas non plus me prononcer sur la sensibilité française par rapport à ce genre de problèmes – mais en Belgique, les gays peuvent se marier, on a un premier ministre homosexuel et on s’en fout un peu, l’euthanasie est autorisée. Je ne veux pas en tirer de conclusions trop hâtives, mais peut-être cela montrerait-il une certaine ouverture envers de nouvelles idées? Je sais que niveau végétarisme c’est plus facile qu’en France (ce qui n’est pas vraiment difficile…) : plats végétariens un peu partout (et parfois végétaliens), gamme de produits végétariens respectable, jeudi végétarien à Gand, … Enfin bref, tout ça pour dire qu’il faut peut-être faire attention à ne pas aller trop vite; et qu’il faudrait multiplier les différences entre les sujets, entre les milieux, entre les pays, …

  9. Bonjour,

    Juste un petit message pour te remercier pour ton blog. Je suis vegan depuis 6 mois et en constante remise en question. Ici je trouve de quoi m’alimenter. Tes articles sur « la secte majoritaire » et « tu seras modéré mon fils » m’ont entre autres ouvert les yeux. Et merci pour le lien vers insolente veggie.

    bon vent

  10. Il me semble qu’il faut se garder de tout déterminisme, et éviter le plus possible les déclarations générales et trop englobantes… La réponse schématique dont tu parles me sembles effectivement présente lorsqu’on arrive à des points sensibles où la personne n’a pas vraiment pris le temps de réfléchir à la question.
    Dans ta réponse à mon commentaire, tu me parles d’ailleurs d’autre chose: du recours à une naturalité et aux manières de penser. Le rapport avec une « secte majoritaire » reste mince. L’on peut essayer de réfléchir à une question et conclure à des différences naturelles supposées – ce n’est pas pour cela qu’il y a d’office un recours à un schéma préétabli: il serait orgueilleux de croire qu’il suffit de réfléchir pour trouver la « vérité ».
    Ce qu’il faut faire, me semble-t-il, c’est montrer les montrer certains mécanismes sous-jacents, démonter point par point les arguments adverses, et montrer qu’en effet, certaines idées peuvent paraître comme « allant de soi », et que par là-même ces idées doivent être analysées.
    On pourrait certes parler d’ « Esprit du temps », comme dirait Hegel, mais il ne faut pas non plus tomber dans un holisme général en parlant de « secte majoritaire », ou en personnifiant la « Société de consommation ». Changer des idées profondément ancrées est difficile, mais les gens savent très bien penser par eux-même – sinon, comment expliquer tous les progrès faits en matière de racisme, de sexisme, d’exploitation (je ne dis pas que tout est parfait maintenant, bien sûr, mais comparé à il y a deux siècles, c’est déjà pas mal).

    Bref, il me semble que ta volonté est bonne, mais qu’il faut éviter de tomber dans des idées holistes trop faciles, autant au niveau de la forme que du fond, et peut-être éviter une certaine forme de paranoïa… ? L’idée de secte implique une élite qui sait la vérité, mais qui la cache aux membres et leur fait croire autre chose. Je ne pense sincèrement pas que le système éducatif actuel fonctionne de cette manière là; qu’il y ait des décideurs qui rendent délibérément l’école obligatoire avec un seul prof et par tranche d’âge pour empêcher les gosses de penser. L’on peut critiquer l’éducation, mais avec un peu plus de rigueur que ça, je pense…

    Bref, je crois que beaucoup essaient de faire de leur mieux, mais qu’effectivement certaines idées sont très ancrées que pour pouvoir faire changer les mentalités à propos de certains sujets. Mais ces mécanismes sont peut-être plus internes qu’externes. Je préférais tes articles plus analytiques comme ceux du début sur le welfarisme :)

    • En general les gens nattendent pas qu’un debat soit lance sur le vegetarisme pour me declarer que la viande est naturelle, ils le font d’emblee (je n’ouvre jamais le debat  moi meme d’ailleurs); et meme ici en Inde, ils se croient obliges de dire ca.

      je pense qu’il y a un rapport etroit entre le recours a la naturalite et la secte majoritaire. les gens ne font pas que direr ce qui leur semble possible ou impossible, naturel ou non naturel; ils defendent un systeme auquel, d’une certaine facon, ils tiennent; et leur faire croire que tout changement a ce systeme est mauvais, c’est aussi une facon de le maintenir. on utilise beaucoup la peur. on vit dans une societe de terreur, les gens ont peur de tout. du vegetarisme et des vegetariens, de sortir de chez eux, d’etre seuls, detre de mauvaises meres, de mauvaises femmes, des minables, des faibles, ils ont peur de leurs propres enfants, de leurs chiens. on est gouvernes par la peur, c’est aussi la peur qui parle quand les gens defendent la viande avec acharnement alors que l’omnivorisme est un choix que d’autres ont fait pour eux.

      deux siecles c’est quand meme de nombreuses generations, et les discriminations que tu cites existent toujours. bien sur des progres ont ete faits mais maintenant on n’accepte pas son prochain pour autant, on evite juste de tenir ouvertement des propos racistes.

      je n’ai pas pense au fait que l’idee de secte implique une elite detentrice de la verite. d’ailleurs je ne suis pas sure que ce soit vrai. rien ne dit que des gourous qui exploitent des fideles naifs ne croient pas eux meme, dans une certaine mesure, aux idees qu’ils defendent. penser qu’ils sont des marionnettistes parfaitement rationnels me semble une idee un peu naive (ce qui ne veut pas dire que ce n’est pas vrai, mais c’est discutable).

  11. Je suis assez d’accord avec ce que tu dis lorsqu’il s’agit du spécisme, car c’est peut-être la dernière discrimination qui a vraiment été oubliée jusqu’ici. Mais étendre cela à tous les domaines de la société, comme si les gens n’étaient tous que des conservateurs avec des oeillères, me semble peu judicieux (je ne nie pas la réticence au changement et tout ça, mais peut-être ne faut-il pas aller aussi vite dans de telles affirmations)

    Pour le fait qu’aujourd’hui « on évite juste de tenir ouvertement des propos racistes »; ça ne me semble pas vrai! Déjà, qui est « on »? En disant « on », tu englobes à peu près tout le monde comme s’il n’y avait aucune différence entre les gens. Ensuite, par là tu fais de tout le monde un raciste en puissance, et même plus, en acte, mais qui cache juste son racisme. Déjà, il existe à mon avis plusieurs sortes de racismes, et le racisme d’aujourd’hui n’est plus celui qui interdisait aux Noirs de s’asseoir dans le bus. Mais même si certains sont peut-être comme tu le décris, tous ne sont pas comme ça. Ici en Belgique, on a eu récemment un gars qui a tiré sur des gens à Liège. Il s’avère que le gars avait un nom qui sonnait arabe et avait des origines marocaines (mais à part ça, il ne parlait pas arabe, était né en Belgique et n’était jamais allé au Maroc, mais ce n’est même pas important en réalité). Je peux te dire qu’après ça, un texte nauséabond a circulé parmi mes contacts (surtout les ados) sur facebook. Mais je ne crois pas pour autant qu’ils étaient clairement racistes: ils manquent juste un peu de jugeote, et sont peut-être encore un peu trop influençables par certains amalgames faciles. Mais très vite, un texte en réaction à ce texte a circulé. Heu bref je me perds un peu, mais ça me semble assez gros de dire que tout le monde est raciste, mais que personne ne le dit… Mais en l’occurence, le problème se pose peut-être plus en France qu’ici. Mais bref, l’important de ce que je voulais dire c’est mon premier paragraphe :)

    • je parle de tendance sociales, culturelles, ca n’englobe evidemment pas chaque personne. le rqacisme est un peu plus complique que d’interdire des choses aux noirs. c’est une facon d’apprehender l’autre, de se confronter a d’autres cultures ou simplement a des gens differents. mais je pense qu’il faudrait que j’ecrive un article sur le racisme. voyager m’a beaucoup ouvert les yeux a ce sujet.

  12. Un petit traité vraiment formidable, à avoir sous la main presque tout le temps, il est d’un adepte incontesté de Chomsky, Normand Baillargeon: Petit cours d’autodéfense intellectuelle.

  13. Bonjour !!

    Je pense que les gens ne recherchent pas d’alternative, pas toujours parce-qu’ils la pensent impossible ou dangereuse, mais parce-qu’ils aiment la solution de facilité.

    Quand je lis tes exemples, les gens emmènent leur enfant à l’école par solution de facilité.
    Pareil, pour la voiture. Avoir une voiture, c’est pouvoir aller rapidement d’un endroit à l’autre sans se foutre dans du monde, partir à l’heure qu’on veut, revenir à l’heure qu’on veut. C’est les arguments que les gens tiennent en face de moi pour justifier le fait d’avoir une voiture. A côté, si on enlève stop et covoiturage, il reste le bus, le train, le métro, la marche à pied, le vélo… Et ça, les gens connaissent.
    Mais dans les exemples que tu cites, je pense que les gens connaissent une bonne partie des solutions alternatives mais soit ne les appliquent par facilité soit parce-qu’ils ne peuvent pas faire autrement.

    Comme chez certains végés, certains savent mais s’en foutent qu’on puisse faire du lait végétal à partir de la matière première, ils vont au supermarché en bas de chez eux chercher leur lait végétal dans le rayon.

    Quant au fait de vivre sans travailler, euh… déjà, ça dépend ce qu’on entend par travail.
    Si on reste dans ce que nous propose la société, du moins en France, il y a un moment où si on ne travaille plus, on nous sucre le chômage voire les aides.
    Donc, à moins de vivre sur le dos de quelqu’un ?

    Reste les autres solutions d’avoir un terrain où on cherche à atteindre l’autonomie ou d’avoir un camping-car…
    Mais là se pose le problème de l’argent. On peut toujours faire un crédit et le repayer en revendant des légumes après… Mais je me vois mal faire un crédit.

    Quand on n’a pas de sous au départ et qu’on n’a pas travaillé, on ne peut mettre de sous de côté.
    Même en ayant un terrain, il reste toujours les impôts, du moins en France, et quelques factures selon le confort qu’on a choisi et l’autonomie atteinte.
    Aussi, cultiver le sol, c’est une forme de travail. ^^

    Bonne continuation.

    • Je ne pense pas qu’ils les connaissent vraiment ces solutions, parce que justement, les connaitre demande a s’y interesser. Or ils sont trop occupes a travailler, payer leurs credits, gerer les problemes de leurs enfants, etc… Et comme tu le fais remarquer, le fait qu’ils vivent dans un confort relatif est aussi une puissante force d’apathie.

      Plus facile? Ca semble plus facile en effet, mais apres tout depend ce qu’on entend par facile. c’est dur de travailler toute la journee. mais ce qui empeche les gens de chercher autre chose, c’est, entres autres:

      -qu’ils ne voient pas l’interet, car ils ne considerent pas leurs problemes comme des problemes mais comme des aleas NORMAUX de l’existence (ha, la norme).

      -qu’a premiere vue on a toujours tendance a considerer que si la societe fonctionne selon A, B est impossible (exemple tu comnmences la une reflexion sur « peut-on vivre sans travail » – c’est deja mieux que beaucoup, qui se contentent de dire que c’est impossible car il faut travailler blablabla. mais tu n’as pas envisage toutes les solutions possibles, loin de la; et tu as un peu l’air de dire: ca parait pas tres possible tout ca, laissons tomber). (je te conseille ce film: volem rien foutre al pais)

      -chercher des solutions alternatives demande du temps, ce que les gens n’ont pas (christianne rochefort: « on occupe les enfants comme on occupe un pays » pour les adultes c’est souvent pareil).

      -et enfin les appliquer demande souvent de renoncer a ce qu’on a: des biens materiels, un certain confort, des habitudes. les gens tiennent beaucoup a ce qu’ils ont. ils vivent dans la peur de le perdre.

       

  14. Merci pour ce blog rafraîchissant et stimulant ! végétarienne, je suis presque quotidiennement confrontée à l’incompréhension, l’étonnement, voire l’agressivité. La dernière réflexion en date (attention c’est énorme) : « mais tu crois que le requin il se pose des questions lorsqu’il tue des nageurs ? ». Oui le jour où tu écriras un livre je serai la 1ère à l’acheter et à l’offrir autour de moi !
    Pour en revenir au sujet de l’article, cela me rappelle ce livre extraordinaire de Kazuo Ishiguro, « Never let me go », où les protagonistes sont des clones mis au monde et éduqués dans le but d’être des donneurs d’organes et de mourir à 25 ans. Personne ne se révolte, ils sont tous tendrement résignés car c’est ainsi qu’ils ont été élevés… Une belle allégorie de notre monde actuel.

    • Si on te ressort l’exemple du requin, n’hésite pas à citer quelques statistiques:

      Chaque année, plus ou moins 5 humains sont tués par un requin.

      Et chaque année, les hommes tuent 38 à 100 millions de requins.

      Petit calcul rigolo: on a 20 fois plus de chances d’être tué par une autruche que par un requin.

       

      Mais la peur a de beaux jours devant elle.

  15. Oah, super article. J’adore, tu me fais me poser plein de questions. Je vais d’abord finir de faire le tour de ton blog (ça va prendre du temps, uuuh ^^), et ensuite, je m’intéresserai à tous tes liens/films/livres quand j’aurais terminé mon petit tour ici. En tout cas, c’est très intéressant.

    Deux documentaires que je trouve pas mal (à toi de voir s’ils peuvent rentrer dans une de tes listes) : la domination masculine et L’argent dette. L’un comme l’autre, très intéressants, le premier parlant du sexisme et toutes ses formes, le deuxième de l’absurdité de notre économie (et quelques alternatives potentielles).

    Voilà. :D

  16. « Il est possible aussi de vivre sans travailler »

    C’est bien de l’affirmer, autant faut il proposer des solutions ou bien le démontrer. J’avoue avoir essayé de retourner le problème dans ma tête je ne vois pas comment cela est possible. Ou alors il faut que tu me donnes la définition du « travail ».

    Cela me laisse perplexe … m’enfin l’ensemble du blog me laisse perplexe donc je suis plus à ça prêt :P

    • En arrêtant de produire des merdes qui rendent obsolètes les autres merdes qu’on a produites avant, par exemple. En arrêtant de créer des besoins, en arrêtant de prendre pour indispensable des choses parfaitement inutiles. D’après des estimations citées dans le film « volem rien foutre al pais », avec la technologie actuelle, 2 heures de travail hebdomadaire par personne suffiraient à assurer la subsistance de chacun. On peut mettre en doute ce chiffre, mais allez, soyons larges: 10 heures de travail hebdomadaire? En tous cas, 8 heures de travail par jour, ça me semble pas utile pour faire vivre la société, plutôt pour enrichir une élite.

      • Ah ok, on passe donc de » vivre sans travailler » à « vivre en travaillant un petit peu ». La nuance est de taille.

        Donc si je comprends bien le concept on passe de 35h (si seulement *sic*) à 10h en ne produisant que ce qui est « nécessaire ». Bref de quoi survivre oserai je reformuler.

        Ok pourquoi pas, mais tout ce temps libre, j’en fais quoi vu qu’on a supprimé tout ce qui est superficiel ? comme les loisirs ou l’art ou encore les sciences.

        Et encore j’aborde pas le fait que travailler n’est pas une contrainte pour tout le monde et qu’un tas de gens s’accomplissent à faire des choses « futiles ». Tout résumer à l’enrichissement d’une élite est bien simpliste. La répartition des richesses est un tout autre problème.

        • En quoi cesser de consommer comme des porcs des choses complètement inutiles est-il un frein à l’art?
          Est-ce que le nouvel ipad nous rend heureux, ou est-ce qu’on pourrait aussi bien vivre sans?
          Est-ce que j’ai vraiment besoin d’un nouveau set de table assorti à une lunette de chiottes tendance? Ha ben oui, j’en ai besoin, sans ça, je ne vivrais pas, je survivrais.

          Remue dans ta tête, mon frère.

          • Je n’ai pas dit que « ne pas consommer comme des porcs est un frein à l’art ». J’ai dit que l’art est futile. Tout autant que le dernier set de table ou encore le dernier Ipad. Ce qui n’a pas grand chose à voir.

            Ai je vraiment besoin d’aller voir une exposition de Miro ? Ai je vraiment besoin d’aller voir Faust au cinéma ?

            Et puis si le monde entier se mettait à l’art et au science, il faudrait bien produire pour « alimenter » ces gens là.

            Je remue, je secoue mais je ne saisie toujours pas la logique.

          • C’est marrant, tu ne comprends pas la logique, et pourtant tu réfléchis déjà à des solutions, basiquement mais de façon assez pertinente:
            « Et puis si le monde entier se mettait à l’art et au science, il faudrait bien produire pour « alimenter » ces gens là. »
            Oui il faudrait toujours continuer à nourrir les gens, même si on arrêtait de produire des objets inutiles.

  17. Quand je disais « alimenter » ce n’était pas uniquement sous le sens de nourrir d’un point de vue biologique. Mais alimenter les gens pour qu’il pratique l’art, en terme d’outil et de matières premières puis ensuite dans des moyens de diffusion et de partage. Bref, ça serait la naissance d’une nouvelle industrie et d’une nouvelle consommation. ‘fin elle serait pas vraiment nouvelle, juste à une autre échelle.

    A moins d’imposer au gens et de les rationner. Bonjour le régime totalitaire.

    P.S : étrange je ne peux pas répondre au dernier commentaire, il y a une limite ?

    • Oui y a une limite dans le nombre de réponses c’est un peu mal fait…
      En effet ce serait totalement différent de ce qu’on connait, mais c’est au moins possible de l’imaginer, peut-être de le faire.
      Beaucoup de gens parviennent à trouver des solutions alternatives pour beaucoup de choses (alimentation, énergie, éducation, etc). C’est pour ça que j’aime bien les films comme « volem rien foutre », ça ouvre des perspectives. Mais la société voit ça d’un oeil très méfiant, comme si c’était mal. Bouh, des marginaux! Surtout en France, on est particulièrement intolérants je trouve.
      En tous cas pour ma part je ne pense pas à interdire ou règlementer (genre interdire aux gens d’acheter un truc dont on estime qu’ils ont pas besoin). Plutôt faire évoluer les mentalités, réfléchir, questionner, changer le système. Finalement est-ce que la surconsommation est vraiment un choix, et pas une sorte de contrainte qu’on fait peser sur les gens? Est-ce que c’est vraiment la demande qui fait l’offre, dans quelle mesure l’inverse existe aussi? Je ne crois pas que le système actuel soit plus souhaitable qu’un autre, je crois pas que dans l’ensemble les gens soient heureux de vivre dans ce système. Surtout quand ils ont conscience des conséquences des impacts de leur mode de vie sur les autres humains, les animaux et la planète. Je ne dis pas que le bonheur n’existe pas, mais on ne peut pas dire que le système, globalement, soit bon, en dehors du fait qu’il fonctionne et s’auto-perpétue. Quand on regarde clairement les choses, la société de consommation est destructrice, y compris pour ceux qui en font partie. (exemple tout con: consommer des médicaments pour se rafistoler tout en ayant une hygiène de vie déplorable, c’est assez courant. On pourrait trouver bien d’autres exemples).
      Tiens j’aime bien ce site: http://slaveryfootprint.org/ c’est pour calculer son « empreinte esclavagiste ». Combien d’esclaves travaillent pour moi? J’ai fait ce test. Je fais beaucoup d’efforts dans ma vie quotidienne pour ne pas surconsommer. Je suis végane, je me déplace à pieds ou en vélo, j’essaie de ne jamais acheter un truc inutile, je fais même les poubelles (freeganisme). Reste que d’après le test j’ai 12 esclaves dans le monde qui bossent pour moi. Bon c’est probablement pas une science exacte, mais ça fait réfléchir.

  18. C’est pas nouveau, toute idée nouvelle est bien souvent rejetée. Galilée a failli passer sur le bûcher en son temps pour une idée à contre courant de son époque (pour le coup c’était plus une vérité scientifique qu’une idée à proprement parler). Une société avec ses lois et ses codes est une chose complexe, une machine à forte inertie. Heureusement d’ailleurs j’ai pas spécialement envie de vivre une révolution tous les 3 ans. Réfléchir, questionner, remettre en cause c’est typiquement humain. Tout comme le fait d’entreprendre, d’innover et de créer. Alors oui toute idée nouvelle rencontre un mur, mais de tout temps les gens ont lutté, et ça ne fera pas exception à tes idées. Même si tu les penses bonnes et justes.

    Tu fustiges l’IPad mais en dehors de son symbole de consommation cela reste un objet superbe à tout un tas de niveau. C’est l’aboutissement d’un travail énorme et d’un travail amorcé par des marginaux il y a quelques décennies. Alors tu voudrait brider son accès aux gens ? Alors pourquoi ne pas brider l’accès aux parcs et aux musées aussi ? Après tout as t on besoin de visiter le Louvre ? Est ce nécessaire de passer son WE à la campagne ? D’entretenir un coin de verdure en ville ?Quelle économie d’énergie ferait on si tout le monde restait bien chez soit à en faire le moins possible. Mais pour quelle vie quand on sait ce que le monde a à offrir ? Consommer est un peu dans notre nature, et un peu dans la nature de tout être vivant j’aurais envie de généraliser.

    Après on peut réfléchir aux véritables travers comme l’obsolescence programmée, la répartition des richesses, la surpopulation ou encore un modèle économique basée sur la croissance (sorte de fuite en avant nous poussant à croire que le gâteau peut grandir indéfiniment). Car oui il y a sur-consommation mais il ne faut pas tomber dans l’excès inverse. Les extrêmes ne sont jamais bons, il suffit d’ouvrir un livre d’histoire pour s’en rendre compte. (et pas la peine de me tomber dessus avec « la modération »).

    Est ce que les gens sont heureux ? Faudrait leur poser la question, j’ai pas spécialement envie de prendre la décision à leur place et j’ai encore moins la prétention de juger pour eux. Est ce que le système est bon ? Il faudrait définir bon et là on en a pour un paquet de temps.

    Les efforts que tu fais pour ne pas sur-consommer aussi louable soient ils, moi j’appelle ça des sacrifices pour survivre. Ce qui te rend heureuse toi, en rendrait malheureux d’autres.

    • Il faut donner des pistes aux gens pour leur éviter de faire des choix par défaut.
      L’elfe débroussaile certaines de ces pistes, pour un certain nombres de lecteurs.

      L’Ipad, le régime alimentaire, une religion ou un parti politique c’est des choix par défaut pour bien des gens. Ils sont bien souvent sectaires, en plus, à défendre corps et àmes un choix qu’ils n’ont pas vraiment fait en leur àme et conscience, comme un éspèce de chauvinisme idéologique. Tu en doutes ?

      L’obsolescence programmée c’est pas un « véritable travers », c’est une conséquence logique de la tendance de l’occidental de base « gagner le plus possible d’avantages pour Moi en donnant le moins possible aux autres ». Libre à toi de te focaliser sur les conséquences plutôt que sur les causes.

      Qu’est-ce qui te chifonne exactement dans l’article de l’Elfe, c’est pas clair ..?

    • Alors en fait, Apple n’a rien d’une boîte marginale. C’est une multinationale cotée en bourse et qui pratique l’obsolescence programmée sur ses produits. Son but c’est de faire consommer un maximum l’acheteur en lui donnant l’impression d’être « in » et « riche », de lui créer des besoins qu’il n’avait pas et de l’accoutumer à ses produits de façon à ce qu’il ne puisse plus s’en passer alors qu’ils ne répondent pas à un besoin vital ou spirituel. Bref, tout ce que cherchent à faire les plus grande multinationales bien en accord avec notre société de consommation.

  19. Douter de quoi ? Qu’il y a certain déterminisme dans notre façon de penser lié à notre culture et notre société. Non pas une seule seconde. Notre structure cognitive est essentiellement acquise et n’est pas inné. Sinon nous ne serions pas pluri-culturel. La naissance étant le seul fruit du hasard il n’y a pas de choix à ce niveau. De là à affirmer annihile toute liberté de penser et implique forcément un choix par défaut c’est un pas que je ne franchirai pas. Ca crée juste de l’inertie.

    Tu fais un raccourci bien rapide sur l’obsolescence programmée. C’est un frein à l’innovation et un repos sur ses acquis. Une limite du « tout croissance ».

    Quand à ce qui me chiffonne dans l’article ? A la base je réagissais sur le « on peut vivre sans travailler ». Après la discussion à dévier. Et moi j’aime bien discuter, surtout quand je ne suis pas d’accord, ça construit ma pensée.

    • Damned, je fais des fautes ignobles et je ne peux pas éditer. Je me relirai mieux la prochaine fois, dsl :/

    • Un frein à l’innovation et un repos sur ses acquis ?
      Ok, tu restes sur les conséquences. Le problème c’est les causes, à savoir, vendre un produit volontairement mal conçu pour gagner plus.
      Si tu prends les choses sous cet angle : vendre un produit volontairement mal conçu pour gagner plus ça recouvre : l’obsolescence programmée des produits technologiques, la bouffe conventionelle (par opposition à la bio), les fringues pas éthique/pas durable … C’est peut-être une vision des choses simplistes, moi jcrois que c’est plus réaliste que de se focaliser sur juste un détail comme « l’obsolescence programmée » ..

      Sinon, discuter, t’as bien raison, ça sert, mais ton premier message me semblait seulement dans l’opposition vague.
      Surtout l’avant dernier paragraphe, qui ne mène strictement à rien. Cette voix de l’immobilisme et du conservatisme, tu prétends la comprendre dans ton premier paragraphe, et tu t’en fais le héraut dans l’avant-dernier. L’elfe cherche des pistes de solutions pratiques à des problèmes pratiques, pas une perfection théorique.

  20. Je ne me focalise pas que sur ça. J’en ai juste parlé comme un des thèmes. Après effectivement il y a deux écoles on peut effectivement faire un travail de fond sur la cupidité (la source) ou alors empêcher les gens de trop l’être. Question d’angle d’attaque. J’suis bien trop fataliste pour penser qu’on puisse attaquer le problème à la source.

    Oui je suis dans l’opposition. Le consensus n’a rien de constructif mais on peut tous se serrer la main en se disant qu’on a raison et en se trouvant génial … Perso ça ne m’intéresse pas. J’suis pas là pour faire valoir mon point de vue parce qu’il est meilleur. J’suis là parce que le point de vue exposer ici est différent.

    Et la pratique, sans la théorie … j’appelle ca foncer dans le mur. Mais j’suis un horrible cartésien ;)

    • La .. « pratique sans la théorie » ? Quoi ? ê_é

      « Est ce que les gens sont heureux ? Faudrait leur poser la question, j’ai pas spécialement envie de prendre la décision à leur place et j’ai encore moins la prétention de juger pour eux. Est ce que le système est bon ? Il faudrait définir bon et là on en a pour un paquet de temps. »

      Ça, c’est certes pas « foncer dans un mur », c’est « rester assis sans bouger, les yeux fermés ».
      Y a l’option « s’écarter du mur qui s’écroule, récupérer des parpaings et construire une route qui profite à tout le monde avec », si t’aimes les images.

      Après, que tu sois dans l’opposition, spas ça que je critiquais, c’est que tu sois dans l’opposition avec rien à particulier. Un paragraphe comme celui que j’ai copié en haut, c’est l’opposition vague facile, le joker dans n’importe quel débat.
      En pratique, quand on fait pas de la philosophie pure, on part avec un certain nombre de présupposés qui rendent caduque ton  » Est ce que le système est bon ? Il faudrait définir bon et là on en a pour un paquet de temps. », comme par exemple « avoir des esclaves c’est pas génial », « laisser des gens crever de faim après une vie pourri pour notre petit confort, c’est pas classe » … ce genre là. Si on accepte ces idées : la réponse est « non, le système n’est pas bon => cherchons des solutions ».

      • Non ce n’est pas bouger sans rien faire. C’est éviter de prendre une décision hâtive et de décider à leur place. Et là je pourrai parler du billet d’humeur sur le métro. C’pour ca que je posais ces questions simples pour définir les hypothèses.

        Alors effectivement en présentant les choses comme « le mal c’est mal » c’est sur que la conclusion va être rapide. Je pourrais remettre en question la notion d’esclave vu que nous sommes tous esclaves du travail et quand dans une société tout le monde boss pour tout le monde. Donc tout le monde est l’esclave de tout le monde. Ou encore de vie pourrie, c’est faire preuve de bien peu d’empathie. Et puis bon, c’pas nouveau, l’occidental aime bien faire la leçon et se projeter ^^

      • Non mais tout va bien, le système est excellent ! Des gens crèvent de faim à un bout de la planète, tandis qu’à l’autre bout, ils crèvent d’obésité. Ca fait une moyenne, c’est parfait. Nous, on a des tas de trucs supers, et ceux qui les fabriquent n’ont pas de quoi bouffer et crèvent à 25 ans, ça fait une moyenne aussi. Nous avons de magnifiques supermarchés où ma bouffe apparait toute seule comme par magie. C’est vrai que la plupart des gens souffrent de la faim, mais ces gens sont loin, alors pourquoi s’en soucier? Enfin, sauf les SDF, mais c’est des feignants et ils sont sales, alors on s’en fout. Tout ce qui compte, c’est que l’ipad, c’est vachement chouette, on peut regarder des vidéos dessus.
        Et puis, se passer d’acheter des télés, des lave-linges, des ipad et plein de chouettes trucs en promo chez ikéa sous prétexte que ces choses ont été fabriquées par des esclaves, se passer chocolat nestlé sous prétexte qu’ils achètent des enfants pour 200 euros dans leurs plantations de cacao, et se passer de délicieux bacon tout ça parce que c’est la chair d’un animal torturé (lui-même élevé et tué par des travailleurs saisonniers sous-payés), c’est vraiment débile, c’est SURVIVRE. Ne pas céder à tous ses caprices, c’est vraiment nul, les gens intelligents, eux ils survivent pas, ils vivent. Ils achètent des ipad et des voitures et des bigmacs, parce qu’ils le veulent ainsi.

        Ils travaillent, ils s’achètent des choses, ils vont chez disney et au marineland, quand ils ont envie d’un truc, hop ! ils l’achètent. Une glace? J’achète. Du fois gras? J’achète. Une nouvelle voiture? J’achète. Une pute? J’achète ! Merveilleuse société de consommation ! Tout le monde est heureux ! (Sauf les losers avec leurs cartons « jé faim », lol, mais on les voit même plus. Et puis les gens dans les autres pays, mais quand on ira en vacances, on leur donnera des stylos pour s’acheter une conscience).

        Répétez après moi: je suis heureux ! Et souriez, bordel de merde ! On va finir par croire qu’il y a des injustices perpétrée par notre Merveilleux et Grand système. Qu’il est beau le système, ha ça c’est sur, il ne fait pas la moindre victime. Ou alors, c’est la « sélection naturelle », lol. Un truc dont j’ai entendu parler à l’école.

        • J’suis pas sur qu’on puisse faire plus caricatural. Au moins ça a le mérite de simplifier le raisonnement et de couper cours à la discussion.

          • « C’est éviter de prendre une décision hâtive et de décider à leur place. »
            Je ne comprend absolument pas. Il n’y a aucun mal-être, nulle part, chez aucun humain, imputable à un autre qui le manipule, qui l’abuse, qui l’exploite ? Ou imputable à une répartition injuste des richesses et des privilèges, qui ferait naître un sentiment d’injustice ou de culpabilité ?

            « tout le monde bosse pour tout le monde. Donc tout le monde est l’esclave de tout le monde. »
            Tu plaisantes ? ^^

          • Lol c’est tellement typique du mec qui se donne pas la peine de réfléchir mais qui discute philo parce que ça fait cool. Tu vas voir, bientôt, il va nous citer du Nietzsche.

          • Considérer comme caricatural que de dire qu’il y a des gens qui souffrent de la faim tandis que d’autres souffrent d’obésité, voilà qui me plonge dans des abîmes de perplexité. C’est la réalité objective, dude. Mais pas de problème, retourne dans ton monde de bisounours, et continue à considérer que le système est bon: c’est tellement moins consensuel.

  21. J’aurais du mal à citer Nietzsche, mes cours de philo de term’ remonte à bien trop longtemps ;) Bon, comme je vois que :
    – Tu es sur la défensive et l’agressivité
    – Tu m’as déjà rangé dans une petit case
    – Tu penses à ma place et tu sais déjà ce que je vais faire et dire

    Il ne sert à rien de tenter de poursuivre la discussion. Je vais aller chercher quelqu’un d’ouvert. Je ne vous dérange pas plus et je vous laisse entre personne déjà convaincu.

    Ah oui, ce qui est caricatural n’est pas une partie du constat que tu fais mais le raisonnement qui en suit et l’analyse qui en découle. Mais tu as l’air de beaucoup aimer penser à la place des autres.

    Bonne continuation.

    • Moi je trouve ça un peu bizarre de trouver caricatural le fait de dire qu’il y a des inégalités. Elles existes, c’est indéniable. Sauf en portant des œillères. Et on est tous responsables, même si c’est à des niveaux différents.

      Je veux dire, pour revenir à ton propos sur le travail : oui, c’est vrai, tout le monde travaille. Encore que, mais j’y reviendrai. Mais de là à dire que tout le monde est esclave, non, décidément, je ne suis pas d’accord.

      Parce que pour moi, déjà, les personnes qui ne travaillent pas son quand-même esclaves du système : elles ne travaillent pas donc elles en sont réduites à mendier leur pain, à dormir dehors et à écraser leur dignité parce que, hé, faut vivre, hein. Ces personnes, oui, elles doivent survivre. Parce qu’elles sont esclaves. Esclaves d’un système qui les écrase au profit de ceux qui sont assis confortablement dessus.

      Pareil pour ceux qui se saignent à travailler jour et nuit juste pour se nourrir et se loger. Eux aussi sont esclaves. Eux aussi survivent. Et que dire de ceux qui sont sous-payés dans des pays émergeant pour nos faire des petites chaussures qu’on jettera dans trois ans, une petite veste qu’on portera plus l’année prochaine parce que bon, c’est plus la mode (etc) ?

      Être esclave, c’est être privé de ses libertés au profit d’un autre. Ce n’est pas parce que tu travailles que tu es esclave du moment que tu es assez payé pour vivre décemment (à savoir se nourrir, se loger, se soigner, se vêtir, et se nourrir spirituellement parlant (livre, cinéma, etc)). Ceux qui en revanche travaillent mais n’ont pas assez pour vivre de la manière sus-cité, ont peut considérer qu’ils sont esclave, même indirectement, de ceux qui consomment n’importe comment.

      On peut vivre en étant respectueux de son prochain, des animaux et de l’environnement. Si tu penses qu’être dans ce respect au jour le jour (donc en faisant attention sans cesse à sa manière de consommer, de jeter, de se déplacer etc) c’est survivre, je pense que c’est simplement parce que tu n’as pas essayé. Au final, vivre dans le respect (même si j’ai encore beaucoup de progrès à faire), c’est bien plus agréable que de surconsommer aveuglément, je trouve. On apprécie la vie d’autant mieux qu’on la respecte. Perso, j’espère vivre en respectant toujours un peu plus ce qui m’entoure. Parce que je ne pourrais pas construire mon bonheur sur le malheur des autres. Pour moi c’est inconcevable.

  22. Un bon livre sur le sujet (des sectes ou plutôt des gens considérés comme sectes) :
    « Les Radis de la Colère », de Jean-Pierre Joseph.

  23. Ping : Confiture de culture | Les Questions Composent

  24. Salut ! (désolée si ce commentaire est en décalage avec les autres, je n’ai pas pris le temps de les lire tous.)
    Super article ! C’est impressionnant comme on peut avoir des idées si similaires à d’autres personnes…
    Je m’appelle Lucie, j’ai 15 ans, je suis vegane, féministe (je reste naturelle aussi ;p >et oui, contre l’épilation), je réfléchis à l’école à la maison, je suis adepte de la décroissance (j’y travaille), non-violente (j’y travaille toujours et encore), et j’en oublie…
    Je trouve ton blog très intéressant, c’est important que ces idées soient exprimées le plus largement possible.
    C’est incroyable, j’ai lu plusieurs de tes articles, et j’y retrouve des idées qui étaient enfouies en moi ou que je n’arrivai pas définir, notamment sur l’idée du « sectarisme ».
    En tant que vegane, j’ai droit à la fameuse réplique « t’es une extrémiste » et dans les livres que je lis, la règle d’or est la modération (Dalai-lama, Socrate..ect) mais j’ai toujours eu un problème avec ça :
    Qu’est-ce qui est modéré et qu’est-ce qui est extrême ?
    Qui peut définir la modération ?
    J’avais cette idée qui flottait dans ma tête et j’avais du mal à comprendre pourquoi ça me dérangeait…
    Mais je suis d’accord avec toi : une idée n’est pas extrême, c’est ce qui l’entoure, comment on l’utilise et la promulgue qui peut l’être.
    En bref, continue ce que tu fais, c’est génial et j’espère que tu continueras longtemps à écrire sur ce blog ;) !
    A bientôt

  25. Et au fait, j’allais oublier…
    J’ai pleins de liens pour vous !
    Toutes les vidéos sont en anglais, j’espère que ce n’est pas gênant…
    -Animals should be off the Menu : the whole debate (youtube)
    -What can I do as a small individual, Q&A with Philip Wollen (youtube)
    -Act now ! (youtube)
    -Philip Wollen, Animals must be off the menu, speech (youtube) VOSTFR
    -Do you want to make history ? Vegan Society (youtube)
    -Making the connection Vegan Diet, a documentary about Vegan Lifestyle(youtube)
    -101 reasons to go vegan (youtube)

  26. Bravo

    J’ai l’impression de ne plus être le seul à me battre contre les moulins à vent…

    Effectivement, nous vivons dans un monde sectaire… Le formatage n’est pas nouveau, il date de la création du monothéisme et de l’idée unique…

    D’ailleurs, si nous regardons l’histoire, elle n’est faite que de manipulations et mensonges…

    La viande par exemple ou encore le Lait, ne sont que des conditionnements du aux 2 dernières guerres mondiales. Avant cela, les gens n’en consommaient presque jamais (voir jamais pour le lait et ce avant la seconde guerre)…

    Aujourd’hui nous pouvons observer ce phénomène en Chine. D’ici 10ans, les chinois mangeront tous de la viande 2 fois par jour… Il a 20ans, ils n’en mangeaient presque jamais…

    Soit… Bravo pour ton article et ton site. Très bonne continuation !

  27. Ping : Anti-spécisme | Pearltrees

  28. Si parfois les gens font ce qu’ils font, ça n’est pas forcément il me semble juste « parce qu’ils n’ont pas envie de réfléchir » mais parce qu’ils ont appris les choses ainsi comme tu le dis un peu partout sur ton blog. Les gens font ce qu’ils peuvent et avec ce qu’ils ont (époque ->école, entourage, etc.) mais je crois qu’on essaie constamment de s’améliorer même si on ne pense pas toujours tout ce qu’on fait, qu’on ne recontextualise pas sans cesse, qu’on ne remet pas à chaque fois en perspective. Parce que c’est épuisant, parce que la société nous trace plus que des chemins de pensée, elle est un tel système qu’elle « induit » complètement nos comportements et qu’il est vraiment difficile de sortir de chemins tout tracés mais il est de la responsabilité de chacun de ne pas en faire des autoroutes, des conditionnements dans lesquels on se laisse glisser alors qu’il est mille fois plus chouette pour soi-même d’ouvrir d’autres pistes et de parcourir des chemins construits de ses mains. Exemple : quand je suis dans un fonctionnement typique, de tous les jourss type mlétro-boulot-dodo, j’ai envie et je dirai même que j’ai besoin de m’acheter des fringues parce que c’est ainsi que j’ai l’impression d’avancer, de me renouveller (« changement de peau »), c’est peut-être un détail pour toi mais pour moi ça veut dire beaucoup parce qu’on m’a appris ça et parce que le sens que j’y ai finalement trouvé (déconstruit + reconstruit + approprié) me va. Mais dans une structure plus petite, pendant un cours laps de temps (1 semaineu par ex) en compagnie d’un nombre de gens restreints vus au quotidien avec lesquels je partage projets, activités et tâches quotidiennes, je ne ressens plus le besoin de me regarder dans la glace, de m’acheter des habits puisque j’évolue sur un autre mode, dans un autre système axé autour de la relation sociale et d’un rapport au corps et aux autres plus dense et attentionné (tâches quotidiennes qui ne sont pas déléguées mais auxquelles tout le monde participe physiquement). Mon désir d’accomplissement, de progrès, d’aller au delà de moi-même va se manifester d’une autre façon, l’un et l’autre ne sont mauvais, ça le devient quand on se donne tellement dans quelqu’un chose qu’on perd pied avec ce qu’on veut vraiment = ce qui nous fait du bien (on se fait du bien en faisant attention aux gens, d’ailleurs). Dans le premier disons type métro-boulot-dodo je vais prendre soin de moi et chercher à évoluer dans un sens qui me plaît en allant au delà de ce que je sais faire en investissant le domaine pro/études : en pensant carrière et en allant au bout de chaque étape qui me permettront d’y arriver (par exemple, en faisant des études de médecine à l’autre bout de là où vivent mes amis, ce qui me permettra de me prouver que je suis capable d’être fort, discipliné et courageux) et dans le deuxième cas en investissant en priorité mes relations (je peux m’y prouver la même chose parce qu’être dans l’attention, dans la sollicitude, l’empathie et accomplir ce qui est nécessaire pour la communauté demande aussi force, discipline et courage par ex). Tout ça pour dire qu’il est dur de sortir de ce qu’on nous a appris mais les gens pensent, vraiment, je le crois, pas nécessairemment en intellectualisant tout, en les mettant en mot par écrit ou par oral mais en gardant une trace effectivement parfois intellectuelle, parfois juste de perception qui mûrit ensuite, avec conscience ou non. Alors ça donne des incompréhensions quand des gens pas trop doués avec les mots parlent avec d’autres qui les dissèquent à longueur de temps, par exemple. Mais on pense tous, on pense nos relations, on pense nos rêves, on pense ce qu’on veut accomplir de bon pour nous à travers des grilles de lecture qu’on n’a moyennement choisi , on pense tous (touSSS) mais on pense pas les mêmes choses au même moment avec la même intensité (ceux qui arrêtent de penser finissent trop longtemps m’ont l’air de devenir particulièrement odieux et de se victimiser sur un ou plusieurs plans de leurs vie en s’en contentant par paresse et par peur) Selon le contexte social, penser, repenser des schémas appris demande de l’énergie et tout ne peut pas se faire en même temps : combien de fois ai-je lu et pensé des trucs comme « Incroyable tous ces gens [insérer n’importe quel motif d’indignation, allez, au pif, « dépolitisés-qui-se-désintéressent-de-questions-de-société] ! » Ben ouais, y en a des gens dépolitisés. Ca veut pas dire qu’ils se foutent forcément des gens dans l’absolu, ça veut dire qu’ils sont à un temps de leur vie où ils envisagent même pas de penser les choses sous l’angle politique en faisant régulièrement le travail de collecte d’infos + tri + analyse. Ca ne les intéresse pas parce que ça ne touche à rien de connu dans leur vie ou à aucune problématique qui nécessite d’être envisagé sous cet angle selon eux (peut-être le feront-ils par le biais de l’art, en développant leur sens de la répartie, en faisant du sport, en pratiquant une religion ou n’importe quoi) ou alors, cela peut être vu comme quelque chose de prenant et fatigant à cause de la vitesse des infos, de la multiplicité des canaux d’infos, etc. et en ce cas, le choix est déjà un peu plus conscient (même si pas forcément formalisé en mots comme tel, je crois) ou alors, peut-être que pour X raison encore bloquent-ils sur quelque chose parce que ça tape trop fort sur un fondement de leur personne. Ceux qui le font (s’intéresser à la politique, à des questions de société) n’arrivent peut-être pas à gérer leurs relations amicales parce qu’ils ne sont pas disponibles (pas envie/temps/psychologiquement pour X raison genre trauma et du coup y arrivent pas) pour rencontrer + entretenir correctement une relation sans briser la personne. Les exemples peuvent se développer à l’infini et c’est comme ça. Il y a des gens sans doute qui pensent ce que j’écris maladroitement là mais qui diront tout sous le mode de l’humour vaseux/sans finesse, avec maladresse mais ça ne voudra pas dire qu’il ne les auront pas réfléchi en eux (je pense, inconsciemment/en agissant). Alors le truc de la modération, ils vont le ressortir à chacun fois pour toutes ces raisons-là. Et oui, on est bercé dans une société qui nous endort par moment mais toi, d’autres cultures et peuples autour du globe et l’histoire témoignent je crois de changements et d’évolutions de pensées..

    C’est pas que je ne veux pas réfléchir parce que je veux juste me contenter de me glisser dans le « confort facile » de la sociétay mais que chaque individu (est-ce que dire tout ce que j’ai écrit jusqu’à présent c’est tout psychologiser, je sais pas, sans doute, voilà par quelle facette du prisme je décrypte la vie..) fait les choses qui lui semblent bonnes à son rythme pour le meilleur et pour le pire. Le confort facile dont tu parles offre déjà pas mal de choses difficiles à gérer, il pose énormément de questions que les gens règlent sans doute au quotidien en faisant des choix qui peuvent paraître anodins : qui suis-je quand je travaille ou pas (la question que tu te poses quand t’es au chômage), quand mon être (ne) se définit (pas) par ma position sociale dans la secte majoritaire comme tu dis (la question que tu te poses sans doute le plus souvent si t’es par ex caissière depuis des années et que t’aimes pas ce boulot), quand je (ne) suis (pas) près des gens que j’aime qui travaillent (chômage again qui t’empêche de suivre tes amis dans un bar et ravive ta peur de ne rien valoir et d’être abandonné par ex), quand mon temps s’organise ou non autour de l’argent + travail/loisirs (au chômage, beaucoup ne parviennent pas à se lever à heures fixes alors qu’ils ressentent le besoin d’avoir au moins ce cadre là que notre société ne peut pas offrir autrement ; quand est-ce que j’ai le droit de m’amuser ? je culpabilise de ne « rien faire » alors que les autres « font » et « servent à quelque chose »), mais c’est quoi être quand je dévie ou non physiquement des canons de beauté édictés par l’environnement dans lequel je baigne et ai grandi, quand je suis ou non d’accord avec un fondement de la société (pourquoi je devrais aimer mon père alors que le déteste ?) , etc. Tout le monde se pose ces questions et quand on refuse de se les poser et d’envisager des alternatives (qui ne sont pas forcément celles que tu indiques parce que c’est pas dans ce champ-là ou de cette façon là que certains envisagent, envisageront les alternatives qui n’en seront pas moins créatives, nouvelles pour soi), on traverse des moments de creux ou on pourrit doucement mais sûrement à un endroit dedans soi.

  29. Yahouh, mandieu, ça manque de paragraphes, désolée, j’ai pas écrit direct dans le formulaire, mauvaise idée.

  30. Ouais, puis en fait, en relisant (et en relisant le reste des commentaires), je me rends compte que ce qui compte dans le fait qu’il y ait des alternatives possibles c’est 50% l’évolution et 50% la variété. Je suis assez contente qu’il y ait constamment des prises de becs et des espaces de discut’ comme les commentaires de ton blog parce que c’est ce qui permet vraiment d’en creuser de nouvelles.

  31. Je me suis délectée à lire l’article, mais surtout ces quelques lignes : « Je parlais précedemment de procédés sectaires de manipulation des individus. Sans donner une liste exhaustive, on peut en citer quelques-uns utilisés par la société elle-même:
    -La stratégie d’éducation qui consiste à maintenir enfermés les enfants, à longueur de journée, avec un seul adulte et d’autres enfants uniquement de leur tranche d’âge
    -Apprendre aux enfants à obéir, dès leur plus jeune âge, les décourager de perturber l’ordre établi
    -Obliger les gens (enfants ou adultes) à travailler toute la journée
    -Faire prendre des habitudes de vie aux gens, de sorte qu’il leur sera difficile d’en changer
    Tout cela participe à abrutir les gens et à les empêcher de réfléchir.
    On leur enseigne aussi des façons de penser qui sont en réalité des façons de ne pas penser. La modération à tout prix en est un exemple. C’est un principe « tout fait », qu’on peut appliquer à n’importe quoi et qui permet de ne pas réfléchir. »  »

    Je commençais à me trouver bien seule d’avoir réaliser ça ! Je suis vraiment contente d’avoir découvert ton blog, car en effet, il motive à réfléchir, il « dérange » nos idées reçues et c’est une excellente chose ! Même si personnellement, je crois que j’habitue mal aux termes parfois grossiers que tu utilisent, qui sont le reflet de la société bien sûr …

  32. Je suis assez choquée par le blog « savoir c’est pouvoir » qui dénonce les dérives de la théorie du genre (gender STUDIES = théorie du genre, of course) et conseille d’écouter l’excellent Eric Zemmour (ce héros, heureusement qu’il est là pour remettre les femmes et les homos à leur place)

    http://savoircpouvoir.over-blog.com/2014/02/la-th%C3%A9orie-du-genre-institutionnalis%C3%A9-par-l-%C3%A9ducation-nationale.html

    Peut être que les autres articles du blog sont bons mais personnellement quelqu’un qui à les même pseudo-arguments que les partisans de la manif pour tous et que TF1 et qui considère que Eric Zemmour est excellent perd automatiquement toute crédibilité. (Et je pense avoir lu suffisamment de chose à propos des études sur le genre, bien avant la polémique, pour pouvoir affirmer en savoir plus que ce qui en ait dit par les médias)

    • Déjà pour moi utiliser le terme « théorie du genre » suffit à perdre toute crédibilité

  33. Ping : Réflexion | Pearltrees

  34. Ping : A CONNAITRE/A SAVOIR | Pearltrees

  35. Ping : Les cerveaux encombrés | Pearltrees

Les commentaires sont fermés.