Le Naturalisme et la B12, ou pourquoi les gens veulent absolument me faire boire du lait de vache

-Tu manges de la viande?
-Non.
-Tu manges du poisson, quand même?
-Bah non, c’est un animal.
-Tu manges des oeufs alors?
-Non.
-Et le fromage?
-Non.

MEME PAS DE FROMAGE! Hé oui, je suis extrêmiste, mais j’en ai déjà parlé.

Le contenu de cette conversation, banale et péniblement répétitive, est en fait déjà intéressant en soi. Intéressant justement par son caractère répétitif. Quand je dis ne pas manger de viande, 95% des gens vont chercher un produit animal que je pourrais quand même manger.

Pourquoi? Vous êtes vous jamais interrogé sur l’obsession qu’ont les gens à consommer des produits animaux? Faites l’expérience. Allez dans un restaurant, dites que vous ne mangez pas de viande. On vous proposera du poisson, puis si vous refusez, un plat à base de fromage, puis des oeufs. Si vous refusez tout cela, le restaurateur dépité vous proposera une salade. Ce n’est en rien propre à la culture française, dans beaucoup de pays les gens sont incapables d’envisager un repas sans produits animaux. Ce ne serait pas un « vrai » repas (agaçant de constater cela pour un végétalien dont, par définition, tous les repas sont sans produits animaux: nous ne mangerions pas de vrais repas? Nous nous nourrissons d’air? Sans parler de l’agacement devant un restaurateur professionnel incapable de préparer un repas sans produits animaux alors que nous le faisons trois fois par jour et que ça nous semble si facile).

 

D’ailleurs pourquoi une salade? Pourquoi pas un plat de pâtes ou de riz? Parce que les pâtes sont nourrissantes, alors que les salades sont des repas de régime ou des entrées, pas des vrais repas. Les pâtes ne collent pas à l’image d’ascète désincarné du végétarien. Une salade y colle mieux, c’est un aliment de régime, pas un vrai repas. D’ailleurs, beaucoup de gens s’étonnent que je mange du pain ou des pâtes. Et non, la plupart du temps, il n’y a pas d’oeuf dedans…

Autre exemple de cette psychose autour de la nécessité des produits animaux: j’ai lu sur plusieurs sites parlant de médecine ou de nutrition, des articles sur le végétarisme. Selon beaucoup d’entre eux, l’ovo-lacto-végétarien peut survivre (s’il fait très attention), tandis que le végétalien s’expose à des carences en protéines et en fer. Affirmation stupide, puisque les oeufs et le lait sont très pauvres en fer, et que l’ovo-lacto végétarien doit compter sur des sources végétales pour assurer sa consommation de fer, ni plus ni moins que le végétalien. En dépit du bon sens, j’ai entendu plusieurs végétariens m’affirmer en toute bonne foi qu’ils craignaient les carences en fer s’ils devenaient végétaliens. Sans parler de la carence en protéines, qui semble tout simplement ne pas exister dans le monde réel (les ovo-lacto-végétariens consommeraient des protéines en excès, bien que pas autant que les omnivores; a noter d’ailleurs que les excès de protéines provoquent une fuite de calcium, ce qui explique en partie les problèmes osseux constatés chez les populations consommatrices de produits animaux, mais je ne vais pas réécrire le rapport campbell).

 

Cette peur des carences (en fer, en protéines) n’est pas rationnelle. Que craignent les gens face à un repas sans animal? C’est comme si les oeufs, ou le lait, contenaient une essence animale, une chose indéfinissable, que l’on trouve dans la viande, et que les plantes ne peuvent pas apporter. Comme on est censés raisonner de façon scientifique et non pas mystique, on appelle ça fer, ou protéines, ou calcium.

Sauf que le fer, le calcium et les protéines, il y en a dans les légumes… Mais qu’importe le bon sens, le végétalien est forcément carencé, puisqu’il n’y a pas d’animaux dans son assiette. Pas d’animaux du tout. Bref, les gens n’arrivent pas à envisager l’idée qu’on puisse manger normalement sans produits animaux. Qu’on puisse vivre, qu’on puisse se mouvoir. Car le mouvement, la vie, doit venir d’une autre vie, animale… Le mouvement doit venir d’une vie qui se meut, et les plantes ne bougent pas.

N’y a-t-il pas dans cette conception un peu mystique de l’alimentation la croyance que l’Homme (1) est à la fois animal et non-animal? Qu’il a besoin pour vivre d’autres animaux, qui eux ont conservé ce contact avec la Nature, avec le Tout, ce contact que nous avons perdu…

Finalement, cette façon de concevoir l’alimentation se rapproche de la façon naturaliste/spéciste dont notre société considère les animaux. Selon l’idéologie spéciste, les animaux peuvent être mangés, et pas les hommes, parce que l’homme possède cette nature, ce quelque chose d’indéfinissable qui fait l’Humanité. Parce qu’il est membre et représentant de l’humanité, l’Homme ne doit pas être tué (2), et pour la même raison, il doit manger l’animal. Il n’y a pas de classe dominante sans dominés, il n’y a donc pas d’humanité sans animal soumis…

Mais dans cette conception naturaliste, l’Homme qui possède « quelque chose » est aussi dépossédé d’un autre « quelque chose » qui lui est étranger (ou qui lui est devenu étranger, qu’il a perdu). Puisque l’humanité s’oppose à l’animalité, chacun de ces groupes possède une essence propre. L’Homme a perdu le contact avec la Nature, avec cette sorte d’entité mystique qui l’a pourtant bien placée « au sommet de la chaine alimentaire ».

Comment la retrouver? En mangeant pardi (comme le propose notre cher Lestel dans son argumentaire digne du bistrot du coin). Car malgré son caractère divin, malgré qu’il ait été « façonné à l’image de Dieu » (mazette!) et donc si différent des animaux qui marchent à quatre pattes (3).

l’Homme est un animal. La preuve, il doit manger (et faire caca aussi, mais ça on préfère ne pas en parler). L’Homme doit donc manger l’animal afin de retrouver cette essence mystique, cette « nature animale » qui lui manque tant (en particulier dans sa vie citadine si remplie d’artifices qu’il en vient à fantasmer totalement la Nature et aussi la campagne). Les plantes ne sauraient lui donner cette force de vie, cette essence qui seule permet le mouvement. Les plantes sont vivantes, certes, mais… Pas tant que ça (sauf bien sur quand il s’agit de sortir le vieil argument du cri de la carotte). Les plantes ne sauraient satisfaire la soif de l’homme d’essence animale, le réconcilier avec la Nature… Il faut quelque chose d’animal, quelque chose qui ait vécu, qui ait été proche de la Nature (du moins dans une conception naturaliste du monde ou les animaux sont des êtres de nature et l’Homme un être de culture: je me sens personnellement beaucoup plus proche de la nature qu’un cochon qui n’a vu la lumière du jour que lors de son transfert à l’abattoir et qui n’a jamais touché de la terre; mais pour un naturaliste, ce n’est pas le cas).

Le végétarien est donc un ascète, quelqu’un de moins vivants, qui va mourir vite ou vivre moins intensément. A plus forte raison le végétalien, qui se prive même de ces produits de substitution à la viande que sont les autres produits animaux (encore une fois, c’est une conception non rationnelle de l’alimentation, car ces produits n’ont pas les mêmes qualités nutritives que la chair animale, du fait notamment de leur pauvreté en fer).

Mais encore une fois, ces conceptions du monde mystiques, chrétiennes, sont dissimulées derrière la science. La pauvre science qui souvent, peine à trouver des faits qui collent avec nos croyances non rationnelles… Elle essaie quand même. Il suffit de modifier un ou deux faits, d’interpréter différemment.

 

On a trouvé un truc pour que cet élément mystique, cette essence animale impalpable mais Ô combien indispensable à l’Homme, devienne concrète, et rende scientifique le besoin de manger des produits animaux. Une bonne molécule bien concrète, faite avec des atomes et tout. C’est la B12. En effet, la B12, comme on nous le serine sur tous les tons, est quasi-absente d’une alimentation végétale (à l’heure actuelle du moins), alors qu’elle est présente dans tous les produits animaux. `

Et en effet, il se trouve, de fait, que les végétariens stricts sont plus exposés aux carences en cette vitamine que les omnivores. J’ai même trouvé une histoire réelle d’une végétalienne ayant eu des problèmes suite à une carence en B12, ce qui semble bien montrer que cette vitamine peut poser problème dans un régime végétarien strict (4).

Alors ça y est, on l’a ! C’est elle, la B12, c’est l’essence animale (ou la preuve de l’essence animale) qui nous relie à la Nature et nous permet de continuer à exister! On lui a donné un joli nom, cyanocobalamine. Elle est la preuve qu’on ne peut se passer de produits animaux, sous peine d’en subir les conséquences comme tout être désobéissant à sa nature (donc à Mère Nature, qui a bon dos); c’est à dire, au choix, mourir, ou prendre des compléments, c’est à dire se couper définitivement du monde naturel, vivre une demi-vie.

Sauf que.

On est tellement contents d’avoir trouvé la molécule-clé qui prouve que manger des animaux (ou leurs produits) est indispensable à une vie naturelle, et on est tellement persuadés que les animaux sont possesseurs de ce « quelque chose » que nous avons perdu, mais qu’ils peuvent nous donner si nous les consommons, que personne ne se demande comment il se fait que les vaches, les cochons, les poissons, les sangliers, les poules, toutes ces espèces produisent une vitamine que nous sommes incapables de produire nous-même… Ben c’est normal, ce sont des animaux, et nous non! Réponse stupide. Encore plus stupide peut-être ceux qui affirment que nous faisons partie des carnivores et que donc nous avons perdu la capacité à fabriquer la B12, tout comme les loups et les tigres (mais ça leur permet de se faire mousser en s’identifiant à des prédateurs dominants, ils aiment bien ça).

Combien de fois ai-je lu ou entendu que la B12 n’est « produite que par les animaux »? Si la B12 était produite par les animaux, nous en produirions nous-même, puisque, (captain obvious à la rescousse), nous sommes des animaux. En réalité, la B12 n’est produite par aucun animal, mais seulement par des bactéries, principalement des bactéries vivant dans le sol. Pour certains, c’est encore un contact retrouvé avec la Nature, puisque les cochons passent leur vie dans la terre tandis que l’Homme propre et civilisé marche avec des chaussures et nettoie ses légumes. Mais c’est encore une conception mystique du monde qui a peu à voir avec la réalité objective (et un concept fantasmé de l’élevage, mais j’y reviendrai).

La vérité est que 98% des cochons consommés en France sont élevés sur caillebotis et ne savent même pas à quoi ressemble de la terre. Ils ont moins de chances de trouver de la B12 dans le sol que l’humain lambda qui a généralement plus de contact qu’eux avec la terre et ses bactéries. C’est pourquoi les animaux d’élevage reçoivent des compléments alimentaires, dont de la B12 et de la vitamine D (ils ne voient pas non plus le soleil, je le rappelle). Cela permet à l’ensemble de la population omnivore de ne pas être carencée en B12. Et de se moquer de ces pauvres végétaliens qui sont tellement éloignés de la Nature qu’ils sont obligés de prendre des pilules pour rester en vie. S’ils savaient…

Pour donner un coup supplémentaire à cette conception naturaliste du monde, nos proches cousins, les grands singes, dont le régime est majoritairement végétarien (complètement pour les gorilles), trouveraient apparemment leur B12 en consommant régulièrement un peu de terre. Ils sont donc exposés à des carences en B12 dans les zoos où on les nourrit de légumes lavés. Pour certains, le contact mystique avec la terre est ce qui nous rapproche de la Nature dont nous nous sommes par erreur éloignées, et si nous mangions de la terre nous pourrions vivre sans petites pilules affreusement artificielles… D’autres préfèreront rester rationnels et diront que nous avons évolué dans un contexte ou nous mangions de la terre, que nous vivons dans un autre contexte où nous n’en mangeons pas, et que cela pose un problème particulier qu’il n’est pas bien difficile de résoudre en se complimentant (5). A vrai dire, que les gens soient naturalistes ou rationnels, ça m’est bien égal tant qu’ils n’en font pas une raison de tuer des animaux. D’ailleurs, j’ai ma propre conception spirituelle de l’univers, mais contrairement aux détracteurs de l’antispécisme, j’essaie de faire en sorte qu’elle ne m’empêche pas de tenir un raisonnement rationnel cohérent.

 

 

(1) J’utilise le terme « l’Homme » avec son beau H majuscule et son bel article défini parce que j’illustre la pensée naturaliste, mais vous remarquerez que quand je parle de mes propres opinions, L’Homme est détroné par les humains. Et encore, je devrais peut-être dire les humain(e)s, comme dans les cahiers antispécistes, mais je trouve que ça alourdit quelque peu le texte. Mais vous remarquerez le caractère sexiste de ce type d’expressions: l’humanité est un Homme tellement viril.

 

(2) J’avoue rire un peu jaune lorsque les gens s’horrifient à propos du cannibalisme chez les humains, même quand il s’agit de manger des humains sans devoir les tuer pour cela, et même en condition de survie (par exemple lors des catastrophes aériennes). C’est que l’humanisme en prend un coup: nous sommes faits de viande. Captain Obvious à la rescousse…

 

(3) en fait la plupart des animaux ont plus de 4 pattes et savent voler, et plus de la moitié des vertébrés n’ont pas de pattes du tout, mais ça on préfère ne pas le savoir, sinon marcher sur deux pattes ne serait plus un symbole de domination.

 

(4) J’ai surtout trouvé des exemples de végétalien de longue date ne prenant aucun complément et se portant très bien. Les végétaliens s’exposent davantage à une carence en B12, mais rien ne dit qu’elle soit systématique.

 

(5) On pourrait également critiquer notre mode d’agriculture qui prive le sol de bactéries productrices de B12. Apparemment, certains légumes-racines absorberaient de la B12 s’ils poussent dans un sol qui en contient suffisamment.

43 réflexions au sujet de « Le Naturalisme et la B12, ou pourquoi les gens veulent absolument me faire boire du lait de vache »

  1. Bonjour, et merci pour cet article passionnant.

    A propos de l’article « Discriminations », il y a le blog d’Hypathie sur les liens entre spécisme et sexisme (avec notamment les ouvrages de Carol J. Adams), que vous connaissez peut-être.

    Végétarienne depuis presque deux ans, j’ai enfin amorcé le tournant végétalien (apprentie végane en fait). Ca paraît si évident quand on s’informe !

    Suis en train de lire le rapport Campbell, édifiant.
    Je me permets de vous conseiller le livre d’Hélène Defossez : le végétarisme comme réponse à la violence du monde. Elle ne différencie pas végétarisme et végétalisme, et c’est dommage, mais elle dit bien que la consommation de viande n’est pas un « non choix » : elle est au contraire l’acceptation de la souffrance animale généralisée.

    • Il y a beaucoup de liens entre féminisme et antispécisme, je commence tout juste à lire des trucs là-dessus, merci pour la référence, j’irai voir.

      En fait, quand je dis que la consommation de viande est un non-choix, c’est vrai et faux en même temps. Comme le souligne Mélanie Joy, la consommation de viande découle d’une idéologie, c’est donc un choix. De plus, dans l’article des cahiers « le goût et le meurtre », David Olivier souligne que la consommation de viande est le résultat d’une mise à mort et que les gens ont du mal à y renoncer (en quoi ça rejoint un peu mon article « discriminations » avec la citation de Sigler).

       

      Mais ce n’est pas un choix comme le végétarisme, qui découle d’un raisonnement, d’une réfléxion. c’est un choix passif, puisque c’est le choix des parents, de la famille, de la société. c’est un choix qu’on a fait pour nous quand on était tout petits; et c’est un choix qui découle d’une idéologie qui n’est pas la notre mais celle qu’on nous a enseignée. c’est donc un choix faible, mais fort en terme de conséquences, malheureusement.

  2. Tu écris de mieux en mieux !

    Juste une petite correction à faire: peux-tu citer une source pour 98% des cochons sur caillebotis.
    Le reste est nickel, bien écris et surtout bien documentés, lire un article qui cite ses sources sur un blog ça me fait pousser une petite larme.

    • En réalité j’ai donné ce chiffre un peu à la louche, d’après mes connaissance en élevage porcin. Le porc bio est totalement marginal. L’élevage de porc rapporte peu, et l’élevage de porc bio coûte généralement plus cher qu’il ne rapporte, du moins en France. J’ai les chiffres dans mes cours… Mais là j’ai trouvé un document, un peu vieux certes puisque datant de 2000, d’après lequel « La production porcine biologique représente 0,1 % de la production en France » (les signes officiels de qualité en France et dans l’union européenne, techni porc vol. 24 n° 2, 2001).

      En réalité ce n’est pas tout à fait vrai que tous les porcs en intensif sont élevés sur caillebotis, car une petite proportion (10% au Quebec, moins en France) sont élevés sur litière. Mais ils n’ont pas pour autant de contact avec la terre, et de toutes façons, les animaux sont aussi supplémentés en bio (pour plus d’info sur la supplémentation, voir l’article des cahiers antispé)

  3. Bonjour, je suis votre blog depuis quelques semaines, et je l’apprécie beaucoup. Je suis végétarienne en cours de conversion vers le végétalisme (j’y vais prudemment pour ne pas craquer et retomber dans l’omnivorisme, j’ai déjà donné), et je suis ravie de voir que j’ai raison de ne pas laver mes légumes avant de les manger ^^
    Mais le but de mon commentaire, puisque vous parliez de sites de médecine, est de vous indiquer un blog d’une jeune étudiante en médecine, qui est devenue récemment végétalienne pour des raisons de santé, et qui en est ravie. Ça fera donc au moins un médecin qui ne dira pas n’importe quoi aux végétaliens quand elle aura fini ses études ;)
    Le blog en question : http://l-ordonnance-ou-la-vie.com/

    • Merci pour le lien je suis en train de visiter ça a l’air intéressant :)

      Je suppose que tu prend des légumes bio? Apparemment certains légumes bio seraient capable d’absorber de la B12 mais ça dépend surement de plein de choses (dont la richesse du sol en B12)

  4. Non, pas bio ou du moins rarement, je cueille moi-même la plus grande partie de ce que je mange dans une ferme à qq km de chez moi : les gens font attention à ce qu’ils mettent sur leurs fruits et légumes, à ne pas gaspiller d’eau, etc, mais ce n’est pas du bio.
    Si j’ai besoin de compléter, là je prends du bio.

    • Si tu sais d’ou ça vient et à peu près comment c’est fait, c’est rassurant. Souvent je mange les fruits non bio avec la peau, mais des fois je me demande si c’est une bonne idée… Enfin de toutes façons en ce moment j’ai pas trop le choix: en Amérique latine, on lave tous nos fruits et nos légumes avec du savon, et quand on a pas d’eau, on est obligés de les éplucher.

  5. A donc il serait rationnellement possible de revenir à une alimentation à base végétale pourvu en cette fameuse bactérie sans supplémentation… Il serait intéressant de creuser le sujet. En même temps ça va de soit, puisque la B12 est une bactérie présente naturellement dans le sol. Notre rapport actuel avec la B12 et son contexte éclaire alors pas mal de choses après la lecture de ton article et de quelques autres. Un, par exemple, avait été écrit dans Alliance Végétarienne à ce sujet : où comment les omnivores qui critiquent les végétaliens avec la B12, se leurrent tout seul et malgré eux…

    Merci Mélodie d’avoir partagé ce site je pense très utile ;-)

    Nous sommes rationnels et nous savons que notre choix de vie est l’un des plus responsables mais paraissons malgré tout irrationnels et mystiques au yeux de beaucoup d’omnivores… Le monde à l’envers… Mais tes écrits permettent de mieux appréhender ces rapports biaisés.

  6. En lisant cet article, je me suis rendu compte d’un truc : depuis quand on se préoccupe de ce que l’on a vraiment dans nos assiettes ?!

    Sérieusement, tous ceux qui vivent dans des contrées peu ensoleillées (ou presque) manquent de vitamine D (surtout les Noir/es) or tout le monde s’en fout ou presque ! C’est peut-être parce que ça rappelle à beaucoup l’huile de foie de morue et l’huile de foie de morue, c’est dégeulasse !

    Aussi, peu se préoccupent des taux affolants de pesticides, d’aluminium, d’antibiotiques, de produits chimiques en tout genre et j’en passe que l’on trouve dans quasiment toute notre alimentation (bio comprise, une terre polluée pollue ce qui pousse dessus).

    Tout ça pour dire que je commencer à me dire que les réactions décrites des omni face à des végé ici ressemblent beaucoup à « je regarde la paille dans l’œil de mon voisin en ignorant la poutre dans mon œil ».

    • C’est vrai… Tristement, les gens qui s’inquiètent le plus des carences des végétaliens sont généralement ceux qui mangent le plus mal (viande tous les jours, produits laitiers, peu de légumes etc). C’est ce que j’ai cru remarquer. Ceux qui mangent plus sainement abordent aussi le sujet de la santé, mais ce ne sont pas eux qui te regardent d’un air paniqué comme si tu allais t’effondrer d’un instant à l’autre, et qui ne te croient pas quand tu leur dis que tu as tout ce qu’il faut.

  7. Ping : Les produits animaux au dur pays de la réalité | Les Questions Composent

  8. Ping : Le carnisme, ou l’état agentique face à l’ordre du monde – partie 2 | Les Questions Composent

  9. « (1) J’utilise le terme « l’Homme » avec son beau H majuscule et son bel article défini parce que j’illustre la pensée naturaliste, mais vous remarquerez que quand je parle de mes propres opinions, L’Homme est détroné par les humains. Et encore, je devrais peut-être dire les humain(e)s, comme dans les cahiers antispécistes, mais je trouve que ça alourdit quelque peu le texte. Mais vous remarquerez le caractère sexiste de ce type d’expressions: l’humanité est un Homme tellement viril. »

    Fuck.

    T’avais raison, j’aurais dû lire ça avant de raconter des conneries sur ton autre article.

    + les animaux d’élevage sont complémentés en b12 ? Merci pour l’info, certe utile face aux omnivoretors.

    • Mais aucun problème, tout le monde n’est pas obligé d’avoir lu tout le blog ^_^ je tiens l’info des cahiers antispé (articles les animaux emballages)

    • Et même « humain » est de même famille étymologique que « Homme ». Mieux serait d’utiliser le terme « Anthropomorphe » (encore qu’en grec c’est bien possible qu' »anthropo » ait une origine masculine (pas vérifié)…), ou d’inventer un terme neutre comme « Gimme » pour garder la structure commune. Ainsi endiguera-t-on l’inégalité des sexes une fois pour toutes.
      Sinon le premier (et sans doute dernier) bourreau de l’H… du Gimme étant lui-même, on va dire qu’on n’est pas tant d’essence antispéciste que ça. La Gimmanité s’accorde par des lois et contrats sociaux plus ou moins explicites à s’autopréserver (à court terme du moins, et dans la mesure du possible) ; les considérations moralisatrices à côté de ça ne sont à la charge que des principes que chacun se cherche.

  10. Article très intéressant. Me concernant, j’avoue que je ne comprends pas pourquoi choisir de se priver de lait et d’œufs ? (Ceci est une vrai question, hein, j’ai envie de comprendre, il n’y a aucun scepticisme).

    Par exemple, moi, j’ai choisi de diminuer (puis, je l’espère un jour d’arrêter) de consommer de la viande parce que :
    1) Souffrance et non respect de l’animal
    2) Pollution et mauvaise répartition des denrées alimentaires (pour un cochon, on pourrait nourrir 300 personnes avec ce qu’on lui donne à manger).
    3) Mauvais pour la santé de manger trop de viande (graisses, oméga-6, etc).

    En revanche, le lait et les œufs me posent moins de problèmes. Même si je sais que le lait, en trop grande quantité peut aussi être mauvais pour la santé (aussi, j’essaye de le remplacer au maximum, surtout quand je cuisine, par le lait et la crème de soja, par exemple). Donc voilà, j’aimerais connaître tes motivations. Le pourquoi du comment. Est-ce parce que c’est meilleur pour la santé ? En quoi ? Ou simplement d’un point de vue éthique (ne pas exploiter l’animal) ?

    Autre question (à laquelle j’essaye de trouver une réponse depuis pas mal de temps, alors peut-être que toi, tu sais) : j’essaye d’éliminer le poisson de mon alimentation mais un détail me gêne. Je ne sais pas si tu connais les acides gras essentiels oméga-6 et oméga-3 ? Cet article en parle très bien : http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche.aspx?doc=acides_gras_essentiels_ps

    Le corps a donc besoin d’un équilibre entre Oméga-3 et Oméga-6. Et aujourd’hui, on consomme trop peu de l’O3 et beaucoup trop de l’O6. Sachant que l’O6 se trouve beaucoup dans les produits animaux, j’ai choisi, donc de baisser ma consommation de viande (et d’essayer de l’arrêter à terme). Mais, la meilleure source d’O3 reste le poisson. On peut certes en trouver dans certaines huiles de soja, mais en très petite quantité, si j’en crois l’article. Le poisson (et autres fruits de mer) me paraissent donc indispensables à une alimentation équilibrée. Pourtant, même si je veille à manger du poisson qui a eu une belle vie de poisson (donc pas d’élevage, grosso modo), je me dis que ce serais quand-même mieux si je pouvais m’en passer. Connais tu un aliment qui pourrais le remplacer ?

    Voilà, j’espère ne pas t’embêter avec mes questions, mais je m’intéresse grandement à l’alimentation (et la manière de consommer de manière plus générale) et du coup, je cherche des conseils partout où je peux en recevoir.

    Et puis encore merci pour tes articles, hein. :)

    • Je n’ai que Très peu de temps pour répondre, peut être d’autres lecteurs pourront répondre un peu mieux, mais sinon il y a beaucoup d’infos sur le véganisme sur internet. Pour faire très court, le lait et les œufs sont les produits d’utilisations non respectueuses des animaux, et l’industrie Qui les produit ne fait qu’une avec l’industrie de la viande, que ce soit en bio ou en conventionnel. Pour les Omega 3 on en trouve dans le colza, le lin, le chanvre, mais il me semble que leur utilité fait débat dans la communauté scientifique. En tous cas le poisson n’est pas nécessaire, les vegans ne vivent pas moins longtemps que les omnivores ayant une alimentation équilibrée. J’espère que j’aurai bientôt le temps de te répondre plus longuement.

      • Je me permets de compléter ta réponse par rapport aux interrogations de Dame Moustache :

        – pour le lait, plusieurs arguments : le fait que l’on n’est plus l’enzyme qui assimile le lactose à partir de 3/4 ans, que seul le lait de notre mère soit adéquate à notre physiologie et sûrement pas celui d’un autre mammifère, que les vaches laitières ont besoin de faire naître un veau pour produire du lait, que ce même veau est retiré à la mère à la naissance afin d’exploiter le lait destiné normalement au veau mais utilisé pour l’homme, qu’on tue le veau, qu’on abat la vache laitière quand elle n’est plus assez productive au bout de 6/8 ans alors qu’elle peut vivre 18/25 ans, que les éleveurs supplémentant en antibiotiques en tout genre et donc qui se retrouvent dans le lait… je continue ?

        – Pour les oeufs, j’ai pas encore bien exploré la question.

        – Pour les poissons : hormis le fait que ce sont des êtres vivants également, il y a aussi le problème de la pollution des mers et notamment la problématique des métaux lourds que l’on retrouve dans la chair des poissons. De plus les poissons que tu manges en général sont des poissons d’élevage, nourris aux granulés et donc n’ayant pas accès à une nourriture naturelle ne contiendraient pas autant de ça de ces fameux omégas 3. J’avais vu un faisceau d’études sur ce sujet mais voici une source : http://www.bibliomer.com/documents/fiches/fiche_ensavoirplus_lien_methodes_sauvage-elevage_vf.pdf

  11. Alors ca yé.. J’ai trouvé mon ame soeur !

    Je n’ai pas trop le temps, mais je pourrais y revenir plus tard si tu veux. Pour la B12 il convient de bien faire la difference entre les differents types et notamment la precieuse B12 « active ». « La biologie n’est jamais simple »… Si vous consommer du zinc mais trop de fer à coté, vous allez etre carencé en zinc. Pour repondre à la personne du dessus, s’il prend des oeufs et du lait, et bien d’un point de vue santé strict: non seulement il augmente son taux de LDL, mais en plus il peut augmenter sa carence en B12 ! De plus: il s’oxyde plus vite, le lait est totalement oxydant, idem pour les oeufs, à eviter pour votre santé. Dsl il est tard, mais une demande de mon elfe et je repondrais plus en details <3

    PS: vous voulez une vrai source de B12 ? oubliez les legumes mal lavé (bulshit). Consommer des algues non séché (à l'origine du gros debat sur l'analogue), et opter pour une algue séchée à froid (lyophilisé) ou conserver simplement avec du gros sel

  12. « la B12, c’est l’essence animale (ou la preuve de l’essence animale) qui nous relie à la Nature et nous permet de continuer à exister! On lui a donné un joli nom, cyanocobalamine. »

    Une petite précision sur le nom général de la vitamine B12 : c’est la cobalamine.
    « Il existe plusieurs vitamères de la vitamine B12, selon la nature du ligand β associé par coordinance à l’atome de cobalt : hydroxocobalamine, cyanocobalamine, méthylcobalamine et adocobalamine, ces deux derniers étant les deux coenzymes impliquées dans le métabolisme, chez l’Homme. » :-)

  13. bonjour
    je viens de trouver cela! Etant viré de vegeweb, je te le fais parvenir par ce moyen:
    Effets secondaires de la vitamine B12

    La prise de Vitamine B12 est sûre pour la plupart des gens, qu’elle soit de manière orale ou sous forme d’injection. Chez certaines personnes, elle pourrait cependant causer des caillots sanguins, de la diarrhée, des démangeaisons, des réactions allergiques plus ou moins graves ainsi que d’autres effets secondaires.
    La Vitamine B12 semble également être sans risque lorsqu’elle est utilisée sur la peau pour le psoriasis. Une légère démangeaison a toutefois déjà été signalée lors de l’utilisation de crème combinant la Vitamine B12 à l’huile d’avocat.

    Précautions particulières et avertissements
    • Grosse et allaitement : Vraisemblablement pas de problème pour les femmes enceintes ou allaitant lorsque la Vitamine B12 est prise par voie orale et dans les quantités recommandées (la quantité recommandée pour les femmes enceintes est généralement de 2.6 microgrammes par jour). Les femmes qui allaitent ne devraient pas prendre plus de 2.8 microgrammes par jour. Ne pas dépasser ces quantités, les risques encourus restent encore relativement inconnus.
    • Un nombre élevé de globules rouges (Polyglobulie) : Le traitement de la carence en Vitamine B12 peut démasquer les symptômes de la maladie de Vaquez.
    • Des globules rouges anormaux (Anémie mégaloblastique). L’anémie mégaloblastique est parfois corrigée par un traitement à partir de Vitamine B12. Mais cela peut avoir des effets secondaires très graves. Ne prenez pas de Vitamine B12 sans surveillance étroite et discussion avec votre médecin ou tout professionnel de santé compétent.
    • La maladie de Leber, une maladie oculaire héréditaire : Ne prenez pas de Vitamine B12 si vous souffrez de cette maladie. Cela pourrait nuire gravement au nerf optique et conduire à la cécité.
    • Allergie ou sensibilité au cobalt ou cobalamine. Ne pas utiliser de Vitamine B12 si vous souffrez d’une telle allergie.
    http://vitamineb12.fr/effets-secondaires-vitamine-b12

    • Il n’y a aucune source sur ce lien. Ils affirment plein de choses mais sans citer la moindre étude scientifique. Je valide ton com mais j’ai pas envie que le blog devienne vegeweb 2 !

  14. Il s’agit d’un site généraliste qui ne prend parti ni pour ni contre et quant il cite le avantages il n’en donne pas les sources non plus et j’en reste là, les censures ne sont pas des solutions constructives.

    • Je pense pas qu’il soit question de censure. C’est parce que tu répètes la même chose en boucle sur le forum (d’apèrs ce que j’ai compris), c’est pas de la censure à partir du moment où les gens t’ont largement laissé t’exprimer pendant longtemps.
      Ce site ne donne aucune source, or j’ai lu des études scientifiques qui confirmaient le rôle de la B12 et l’intérêt d’en prendre, mais je n’ai jamais trouvé la moindre source scientifique qui montre que la B12 est nocive. Certaines études indiquent qu’elle ne serait pas nécessaire pour absolument tous les végétaliens mais on ne connait pas la raison et rien ne dit qu’elle soit nocive.
      C’est important de lire les études directement.

  15. « Je pense pas qu’il soit question de censure. C’est parce que tu répètes la même chose en boucle sur le forum (d’apèrs ce que j’ai compris), c’est pas de la censure à partir du moment où les gens t’ont largement laissé t’exprimer pendant longtemps. »
    Il ne s’agissait pas de répétitions en boucle ou alors il faudrait admettre qu’il en va de même pour les pro pilule. En général je donnais une info supplémentaire (pas toujours c’est évident)
    « Ce site ne donne aucune source, or j’ai lu des études scientifiques qui confirmaient le rôle de la B12 et l’intérêt d’en prendre, mais je n’ai jamais trouvé la moindre source scientifique qui montre que la B12 est nocive. »
    C’est comme pour toutes choses, il s’opère une sélection par choix de ses sources genre VEGANHEALTH. Poses toi la question : qui va dire du mal d’un produit tel que celui-ci? Tu n’ignores pas qu’un labo est juge et partie en même temps et tant que ce produit offre plus d’avantages que d’inconvénients, seuls les avantages sont mis en avant.
    Pour ce site il faudrait effectivement leur demander les sources (pour autant que celles-ci ne soient pas rejetées ou niées par principe).
    « Certaines études indiquent qu’elle ne serait pas nécessaire pour absolument tous les végétaliens mais on ne connait pas la raison et rien ne dit qu’elle soit nocive ».
    C’est aussi ce que je dis ! Mais si rien ne dit qu’elle soit nocive (sauf cette « info » ci-dessus) rien n’indique le contraire non plus et c’est le principe de précaution qui doit primer lorsqu’il n’y pas de nécessité absolue de prendre un quelconque produit (et pas seulement cette vitamine). Malheureusement peu semblent s’intéresser aux cas des non supplémentation pour en connaitre les raisons (pas tout à fait certains ont mis en avant un certains nombre de conditions qui entravent la production et l’assimilation interne de la B12 en question) mais comme cela demande un discipline personnelle et certains choix de vie, il va de soi que prendre une petite pilule, c’est bien plus facile et ça évite de se remettre en question.

    • holala tu me saoules… en tous cas moi je continue de la prendre, pas envie d’avoir une canne pour marcher à l’âge de 35 ans, et c’est extrêmement dangereux de ne pas en prendre lors de la grossesse et de l’allaitement.

  16. comme tu le soulignes: effectivement ce sont les périodes de grossesse et de lactation qui sont les moments sensibles et la vieillesse: combien sont dans cette situation chez ceux qui se supplémentent.
    « holala tu me saoules… »
    C’est pourquoi, au dessus, j’avais proposé d’en rester là! Cependant tu dois avoir entendu les omnis le dire aussi…comme quoi!

  17. J’aime beaucoup tout ton blog. Notamment, l’article sur le Cri de la carotte, où j’ai beaucoup ri (et appris des trucs).

    Mais c’est vrai que, quand on y pense, l’idée de manger des humains pour la survie horrifie, alors que les animaux… Par exemple, quand on lit des forums sur Stargate Atlantis, plein de gens trouvent que les Wraiths (pour les non-connaisseurs, une espèce qui se nourrit des humains, non par leur viande mais par leur « force vitale » -que les animaux n’ont évidemment pas, eux, parce que les humains sont à part-, en absorbant celle-ci), sont d’immondes salauds, et les mettent dans le même panier que d’autres races aliens (qui elles, sont impérialistes, esclavagistes…) de l’Univers Stargate, alors que un Wraith ne tue des humains que pour survivre, et aussi, pour arrêter d’avoir faim (parce qu’il a constamment faim). Pourtant, ils feraient pareil dans la même situation.

  18. Ping : VGphobie/lol | Pearltrees

  19. Ping : Alimentation | Pearltrees

  20. Pardon si cette information fait doublon avec quelque chose qui aurait déjà été mentionné, mais il me semble que la vitamine B12 est présente dans la « levure diététique » que je mets dans ma soupe ou sur la salade (en tout cas l’emballage en fait la réclame !). J’ignore en quelles quantités, mais en tout cas c’est sans produit d’origine animale. Et en plus, c’est bon !

    • coucou. Il n’y a de la B12 que dans la levure enrichie en B12. Mais la quantité est tr!s insuffisante: pour atteindre les apports recommandés il faudrait consommer plusieurs paquets entiers par jour.

      • Merci à vous, j’ignorais en effet de quel ordre pouvaient être les doses concernées.
        Je suis allé vérifier l’emballage, et cela signifie donc que les mentions du type « naturellement source de vitamine B12″ sont tout bonnement mensongères. Ah, les pubeux…

  21. Merci (encore une fois) de cet article. Je me limite à deux remarques :
    – Je suis végétarien depuis que j’avais 3 ans, mais je suis toujours ovo-lacto. Quoique, je ne défends pas, choix personnel mais juste pour le contexte. Je trouve la France particulièrement anti-végétarien. Ne pas pouvoir trouver un seule sandwich sans viande dans une grande gare serait impensable en Australie, Angleterre, Pays-bas etc, mais c’est typique ici: j’ai même l’impression que cela s’empire pendant les 6 ans que je suis installé à Lyon. Je raconte que typiquement que la réponse d’un restaurateur à « Je suis végétarien » est presque uniformément « mais vous mangez poisson monsieur ? », avec le point d’interrogation un demi-teint. Je ne sais pas cela remonte d’une idéologie de dominance par rapport aux animaux, ou l’idée que passer de la viande, c’est un truc des pauvres et il ne faut pas avoir l’air d’un pauvre.

    -J’avais une carence plutôt forte en B12, diagnostiquée après une longue suite de symptômes… enfin par un médecin dont la femme était végétarien. Cela à Melbourne. Ici je n’arrive même pas à persuader le médecin du travail à faire un contrôle de B12 dans mon bilan de santé bi-annuel « c’est difficile à interprété, monsieur ». Bon je prends mon supplément, ça semble s’arranger…

  22. Ping : B12: entre sciences et croyances | Les Questions Composent

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