Les ex-vegans en colère

Lorsque j’ai abordé le mythe de la pureté, ainsi que les critiques à l’encontre du véganisme qu’on rencontre parfois, j’ai parlé de critiques idiotes et de critiques intelligentes.

C’est caricatural de les catégoriser comme ça, puisque de toutes façons, je n’ai encore jamais rien trouvé qui remette vraiment en question le fait d’être vegan. Et pourtant, j’ai cherché. Je n’hésite jamais à lire un texte, à regarder une vidéo, jamais, même si elle est « contre » ce que je pense, et ça c’est quelque chose que très peu d’omnivores font, sauf ceux qui sont déjà dans une perspective de changement. Beaucoup de gens s’interdisent de lire ou d’écouter certaines choses car ils ont peur d’être « convertis », ce qui en dit long sur la nature de leurs idéologies. C’est un comportement sectaire, et le pire quand on parle de véganisme, c’est lorsque, dès que vous prenez la parole, on balaye d’un geste tout ce que vous avez à dire en vous taxant de sectaire.

Personne n’a jamais su m’expliquer en quoi le véganisme était sectaire, et ma foi, si quelqu’un veut bien me le dire, je suis toute ouïe. Car j’insiste, je ne suis fermée à aucun discours. Il y en a certes que je trouve idiots, mais dans ce cas je peux expliquer précisément en quoi c’est idiot, je ne claque pas la porte en me barricadant derrière mes idées préconçues et en criant: « sectaire !! »

Revenons à nos cotons (oui, on remplace la laine par le coton, donc je véganise aussi les expression, c’est comme ça dans la secte).

En réalité, je n’ai pas lu tant que ça de critiques constructives et posées du véganisme.

Angry ex-vegan

Il y a les blogs des « ex vegans » en colère. Toujours en anglais, ces blogs. C’est important. Pourquoi? Parce que je digère mal la langue de Shakespeare? Non, pardi. C’est parce que « vegan » en anglais, ça veut pas seulement dire « végane » ou « vegan » selon le sens qu’on donne couramment à ce mot dans la langue française(1).

Il y a là une confusion de taille. En français, on distingue le végétarisme du végétalisme, et ce dernier du véganisme. Le végétalisme étant un régime alimentaire qui exclut tout produit animal, et le véganisme un mode de vie basée sur la non-exploitation des animaux. La nuance peut sembler subtile. Récemment encore, je pestais contre l’existence d’un mot complètement inutile, puisque je ne voyais aucune raison d’être végétalien si on n’était pas végane.

 

J’avais tort. Car les blogs d’ex-vegan ne sont pas des blogs d’ex-véganes, mais d’ex-végétaliens. Quand on lit par exemple Let Them Eat Meat, le blog d’ex-vegan le plus connu, il apparait clairement, si on prend la peine de le remarquer, que l’auteur n’a jamais eu le moindre soucis des animaux, et qu’il ne comprend pas ce qu’est le véganisme exactement. Il est à fond dans le mythe de la pureté, et même dans le tout-ou-rien (genre: si tu écrases une fourmi en marchant, ça ne sert à rien d’être végétarien). Il parle des véganes, des véganes et encore des véganes, et semble n’avoir réellement pas compris que le véganisme n’est pas à propos des véganes mais à propos des animaux. Qu’être végane, ce n’est pas quelque chose que l’ on fait pour être un unique flocon de neige, mais par souci altruiste, et qu’exprimer un souci altruiste dans son comportement n’est pas du tout la même chose que de se vouloir un être supérieur, pur et parfait. C’est même un peu le contraire, puisque se soucier des autres n’est pas se soucier de soi-même.

 

En dehors de ça, ce blog est un pur concentré de mauvaise foi à l’encontre de la pensée antispéciste, à laquelle l’auteur n’a jamais adhéré et contre laquelle il se défend becs et ongles. Par exemple dans son dernier article, il cite un passage de « vegan for life » consacré aux cas marginaux d’humains qui n’ont pas les capacités intellectuelles courantes, et qui s’appuie sur l’existence de ces cas marginaux pour expliquer en quoi il est injuste d’utiliser les animaux comme des moyens pour nos fins, sous prétexte qu’ils n’ont pas nos capacités à raisonner.

Sa réponse me laisse pantoise:

1) les cas marginaux n’existent pas, puisqu’avec les thérapies géniques on pourrait les rendre tous intelligents. No comment, c’est juste totalement à côté de la question.

2) Y a des humains dans le monde qui ont pas assez de plantes dans leur environnement pour être végans (ça fait au moins 12 heures qu’on m’avait pas fait le coup des inuits, y a vraiment pas besoin d’avoir été végétalien pour trouver ce genre de conneries à sortir).

3) Si on traite tout le monde pareil, ça veut dire que si on porte assistance aux gens mentalement handicapés (ben y a pas besoin pourtant, et les thérapies géniques alors??) on doit aussi porter assistance aux animaux qui en ont besoin.

J’adore ce genre d’arguments: « ce raisonnement est faux, car s’il était vrai, je devrais faire quelque chose, et vois-tu, je n’ai pas envie de le faire ».

4) Son dernier argument est plus complexe. Il s’embrouille dans des définitions de la conscience et de la sentience, en utilisant un procédé extrêmement courant qui consiste en même temps à nier que les animaux ressentent quelque chose, et en même temps à déclarer ce « quelque chose » sans importance puisque de toutes façons ils sont incapables de se projeter dans l’avenir. Cela revient à dire ce que disent les gens quand ils déclarent que frapper un animal c’est Mal, parce que bon hé bien il gueule donc on suppose qu’il sent la douleur, mais le tuer, hé ben c’est pas grave, parce qu’il sait pas ce que c’est la mort (c’est bien pratique de supposer cela).

 

Bref, on m’a souvent décrit Let Them Eat Meat comme un blog intéressant, comme ENFIN une critique intelligente du véganisme, mais j’ai été extrêmement déçue en le lisant. Ce n’est qu’un tissu d’inepties que n’importe qui pourrait écrire, et l’auteur n’a jamais été végane ni antispéciste. Surtout, il dépense un temps et une énergie folle à essayer de convaincre les gens que le véganisme ne sert à rien, et je me demande bien quel est l’intérêt de faire ça, puisque personne ne l’oblige à être végane. Tenir un blog pro-végane ou antispéciste, c’est essayer de faire réfléchir les gens et en même temps faire quelque chose pour les animaux. Tenir un blog anti-végane, c’est se faire la enième voix de la pensée unique, comme si elle n’avait déjà pas assez de bouches.

Pourquoi t’étais végan au fait?

Enfin, les interview d’ex-vegan (encore une fois, il faut traduire par « ex-végétaliens » dans la plupart, voire la totalité des cas), sont assez édifiants. Ils n’expliquent pas toujours pourquoi ils sont devenus végétaliens, mais le plus souvent pourquoi ils ont cessé de l’être. Dans un cas comme dans l’autre, c’était souvent pour des raisons de santé, ou bien…

« At twelve I became a vegetarian to impress this girl in my class.

What got me into veganism was a combination of reading Peter Singer and Carol J. Adams in high school, as well as trying to impress some vegan cutie. At the time I liked the political statement that veganism made and being lacto-ovo was becoming sort of boring. Not that I’ve been a pure vegan since then, I’ve done my fair share of dumpster diving dairy (and occasionally meat). And I stopped being vegan a couple of times before but was racked with guilt and immediately returned to being vegan. »

« A douze ans je suis devenu végétarien pour impressionner cette fille de ma classe.

Ce qui m’a fait devenir végétalien est la combinaison entre la lecture de Peter Singer and Carol J. Adams au lycée, et en même temps j’essayais d’impressioner quelques jolies filles. En même temps j’aimais bien l’affirmation politique du véganisme qui faisait qu’être ovo-lacto-végétarien devenait en quelque sorte ennuyeux. Non pas que j’ai été un pur végétalien après ça, j’ai récupéré quelques produits laitiers jetés à la poubelle (et occasionellement de la viande). J’ai arrêté dêtre vegan deux fois ensuite mais j’étais envahi par la culpabilité et je retournais immédiatement au véganisme »

(Le gras est de moi). Notez qu’il n’a jamais été végane, mais c’est un détail, ce qui compte ce sont ses motivations, la façon dont la culpabilité intervient dans son comportement, c’est finalement une personne plutôt influençable.

Un autre, pris au hasard, celui d’une athlète qui a eu une courte période de végétalisme.

« I never set out to become vegan. When I was in a holistic natural chef program in 2007, we were focusing on a strongly vegetarian diet and I was learning to cook all sorts of fun vegetarian and vegan dishes. I realized one day that I hadn’t been eating animal products for a whole month and I felt really good, so I decided that my body was responding to a vegan diet, and therefore I would make it into my lifestyle.

-Was there an ethical component to your vegetarianism and veganism?

-Not at all. I don’t mix food and morals — my favorite post-vegan read is The Shameless Carnivore. I became vegan for my health and said I would listen to my body if being vegan no longer supported that. Ultimately it didn’t. »

« Je n’ai jamais décidé d’être végétalienne. J’étais dans un programme de cuisine holistique naturelle en 2007, nous étions concentrés sur un régime végétarien strict et j’apprenais à cuisiner toutes sortes de bon plats végétariens et végans. J’ai réalisé un jour que je n’avais pas mangé de produits animaux depuis un mois et que je me sentais vraiment bien, donc j’ai décidé que mon corps répondait à un régime végétalien, et ensuite j’ai voulu l’intégrer à mon style de vie.

-Y avait-il des composantes éthiques à ton végétarisme et végétalisme?

-Pas du tout. Je ne mélange pas nourriture et morale. Mon article pos-végétalien préféré  est Le Carnivore Honteux. Je suis devenue végétalienne pour ma santé et je me suis dit que j’écouterais mon corps s’il ne supportait plus le végétalisme. Ce qui a finalement été le cas ».

Ce serait trop long de citer tous les passages de ce genre. Pour résumer, la plupart de ces gens ont eu des problèmes de santé et ont pensé que le végétalisme allait les résoudre, ou alors ils ont voulu adopter une hygiène de vie parfaite. Beaucoup ont été influencés par des personnes de leur entourage. (« I was involved in several environmental groups and met many vegans that I admired. They convinced me that veganism was more logical than vegetarianism. » – Je faisais partie de plusieurs groupes environnementaux et j’ai rencontré des vegans que j’admirais. Ils m’ont convaincue que le véganisme est plus logique que le végétarisme).

 Ils ont fini par se rendre compte que le végétalisme n’était pas la solution miracle à tous leurs problèmes, et qu’ils n’allaient pas récolter la gloire escomptée, les lauriers, les médailles, les gonzesses, rien. Pour le reste, certains culpabilisent et s’autojustifient, d’autres comme l’athlète ex-végétalienne citée plus haut, ne voient simplement pas le problème au fait d’exploiter et de maltraiter des animaux.

Je n’ai pas encore trouvé de blog d’ex-vegan qui ait pu me faire réfléchir d’une façon ou d’une autre. Je ne sais même pas si je peux dire qu’ils sont plus intéressants que le pamphlet moyen contre ces foutus mangeurs de salade.

 

(1) La Société Végane française, au terme d’une réunion, a opté pour l’orthographe « végane ». Quant à moi, je n’ai jamais vraiment décidé comment je préférais l’écrire: francisé ou non, avec ou sans e à la fin… Je m’excuse platement pour toutes les fois ou j’orthographie ce mot différemment, car je me suis rendue compte que je l’écrivais avec ou sans accent, et avec ou sans e de façon totalement aléatoire, ce qui peut paraître un peu étrange quand dans le même article on trouve 4 orthographes différentes. Bon cela dit, j’ai une excuse pour le mois dernier, je n’avais qu’un clavier qwerty sans accents. A l’avenir j’essaierai de me conformer à l’orthographe choisie par la société végane, même si ça me fait bizarre de mettre un e au masculin. Après tout, autant accorder nos violons.

20 réflexions au sujet de « Les ex-vegans en colère »

  1. C’est clair que d’après ce que je lis, ceux qui craquent, retourne à leur vie d’omni, n’ont jamais vraiment été vegan ou s’ils l’ont été, n’étaient pas convaincu par l’éthique du truc.
    C’est pour ça que je disais dans un autre de mes commentaires ici que parler de la santé et de l’écologie, c’est bien, mais c’est un truc secondaire par rapport à l’éthique. Et puis, ça ne justifie pas vraiment le fait d’être végé, puisqu’en réduisant fortement sa conso de viande/lait/oeufs sans arrêter complètement et définitivement, on a qd mm un vrai impact écologique et sur la santé.
    L’éthique est vraiment le fondement du véganisme, et même sans doute déjà du végétarisme si on veut le mener à long terme et que ça ne soit pas juste une passade.

    Sinon, pour l’utilisation anglaise du mot vegan, NORMALEMENT, c’est la même que la nôtre. Végétalien, s’est strict vegetarian ou dietary vegan. En revanche, dans l’esprit des gens, d’après ce que je constate sur Veggieboard (forum végé avec des gens du monde entier, mais surtout US/UK), tout ça c’est confus, et certains se disent vegan parce qu’ils mangent vegan à 95 %, ils ont bien viré le miel, mais parfois, à l’extérieur, ils mangent du poisson.
    Vegan y est souvent réduit à sa dimension culinaire (mais comme en France, je pense), sans doute parce que c’est un truc qu’on fait 3 fois par jour, contrairement à acheter de cuir et aller dans les marineland (le journaleux qui a pondu ça a bien fait, parce qu’en fait, c’est super marrant son « mon dieu, ils peuvent mm pas aller dans les marinelands !!! » ^^).
    Bref, tout ça pour dire que je suis bien d’accord, les ex-vegan, c’est souvent des gens qui n’ont rien compris au veganisme, et qui dans le meilleur des cas étaient vgl, mais bien souvent seulement omni mangeant rarement des produits animaux (non, je ne dirai pas flexitariens !!!!)

    • Ha bon tu m’apprend quelque chose pour le mot vegan, je dois souvent parler anglais mais c’est moi qui doit expliquer ce que veut dire vegan le plus souvent… En fait c’est réellement intéressant ces ex-vegans, au fond. Je veux dire, si on peut être vegan parce qu’on est influençable (ce qui est facile à imaginer), combien de temps on tiendra pour se faire influencer de l’autre côté? Est-ce que parmi les vegans ils n’yn en aurait pas qui le seraient pour de mauvaises raisons et qui malgré tout le restent? Mais la question la plus intéressante: est-ce que finalement y a pas un côté nuisible avec le fait de parler de excessivement de santé, de plein de choses, de « les vegans sont beaux et sexys et ils baisent mieux et ils sentent bon »… Parce que finalement, j’ai l’impression que quelques-uns sont devenus vegans pour la vie éternelle, la gloire et les meufs, et puis ben, ils deviennent vegans et là… Rien. On reçoit généralement un bravo pour 99 insultes, et quand aux conséquences sur la santé et tout faut rien exagérer non plus hein. Du coup ils s’attendaient à quelque chose, ils ont rien, c’est peut-être là la raison de leur colère.

    • Ce n’est pas bizarre de mettre un « e » final en français, c’est un mot épicène, comme beaucoup d’autres, notamment « pyromane » qui a la même graphie au masculin et au féminin.

  2. Je traduirais « shameless » par « sans honte » plutôt que « honteux ».

    A la lecture du blog on lit aussi des cas de végétaliens qui ne prenaient pas de B12, qui du coup ont souffert de carence, et qui ont préféré la corriger en mangeant de la viande (parfois beaucoup, style « paleo diet »). Et ils en tirent la preuve que le végétalisme est dangereux.

    Luc Ferry dit des choses un peu semblables contre l’argument des cas marginaux : les cas marginaux seront, ou ont été, ou « auraient pu » être des humains normaux. C’est de l’essentialisme : ils ont l’essence humaine, celle qui confère tous les droits, mais celle-ci n’arrive pas à s’exprimer à cause d’une maladie.

    • Oui sans honte, pardon. Bon en tous cas l’important c’est que c’est un truc porté sur la culpabilité.  En fait le titre est intéressant, même si j’ai pas lu l’article: « le carnivore sans honte » = le carnivore, déjà, comme identité de l’individu, et sans honte comme s’il devait assumer un état de nature. Ce genre d’articles qui ne parle que des gens, qui ne s’intéresse finalement qu’à ceux qui les écrivent. « je SUIS ceci, je SUIS cela » et non pas « je fais » ou « je pense » dans une reflexion globale sur le monde…

      L’argument « ils auraient pu être des humains normaux » semble en effet absurde aussitôt que l’on ne pense pas en termes essentialistes. C’est ce qui est intéressant avec l’antispécisme, on s’intéresse non pas à « ce qui aurait pu » ou « qui sera / a été » et encore moins à ce que « l’Ordre Naturel » désire ou ordonne que l’on fasse. On s’intéresse à ce qui est, et à ce qui est juste. Il faut commencer par comprendre ça pour critiquer intelligemment. Sinon on ne dira que des platitudes et des choses hors de propos.

  3. Je pense que tu n’as pas du tout compris « Let them eat meat » …Tu as passé sous silence toutes les interviews de vegans, beaucoup d’articles substantiels, et ne comprends pas là où la réflexion est forcément différente.
    Tu nies à l’auteur une implication avec les animaux dès le départ (comme beaucoup de vegans), alors qu’il était vegan pour raisons éthiques!
    Mais forcément si on est pas (ou plus) vegan, on ne peut pas penser comme un vegan sinon on serait vegan!
    Il parle des animaux, mais il ne les voit pas comme toi, donc n’aborde pas les problématiques dans le même sens (avec l’animal au coeur).
    Ça n’empêche pas une réflexion. Et c’est là où le veganisme est sectaire, car si un omnivore peut comprendre le veganisme, un vegan ne comprend l’omnivorisme que sous le prisme de son veganisme (donc pas en général).
    « Let them eat meat » est une réflexion après veganisme, il pousse aussi à réfléchir à ce qu’on mange, même chez certains vegans.

    • Bien sur, les omnivores comprennent le véganisme, la preuve c’est que tu démontres à chaque fois que tu postes  un com que tu n’y comprends absolument rien, et que tu sembles t’être fait un devoir de dire des choses à côté de la plaque et de poser en commentaires d’articles les questions auxquells ces mêmes articles répondent. Relis tout, lis les cahiers antispécistes, et ensuite tu pourras PEUT-ETRE dire quelque chose de pertinent, parce que là franchement tu es en-dessous de tout.

  4. Relis tout? As tu pris la peine de lire « Let them eat meat » avant d’écrire? Ou juste des diagonales? Où sont les questions dans mon commentaire? Ici ce sont des remarques (sur le fait que tu laisses tout un pan du site de côté, ce qui rend la critique biaisée)…Je ne pense pas que tu comprennes ce que je dis, si tu vois la même chose entre ton article et mes commentaires. Ton agressivité reflète ce sectarisme latent, il vaut mieux agresser la personne qui n’est pas dans le « Bien » plutôt que de lui répondre. C’est sûr que je te parais à côté de la plaque puisque tu ne comprends pas mes commentaires et me réponds à côté aussi, sauf quand je suis d’accord avec toi (rare).
    Je te retourne ton « conseil », mais sans le « en dessous de tout », je me permettrais pas de te juger.

  5. Pour l’instant sur le peu que j’ai lu de ce site (parce qu’il est copieux et qu’il est tard pour moi), je le trouve particulièrement haineux et complètement à côté de la plaque… Ca ne parle que de vegans à tord et à travers et il n’est jamais question des animaux non-humains ou de la planète… On dirait un site qui veut rendre ses comptes, se venger de quelque chose, c’est n’importe quoi, vraiment. Ya rien de constructif dans ce site, juste du déballage.

    • C’est justement ce qui me fait penser que l’auteur est à côté de la plaque: comme audvoo, il ne comprend pas que les véganes ne sont pas le sujet quand on parle de véganisme, et c’est très très important, si on n’a pas compris ça, on n’a rien compris.

  6. Au sujet de l’orthographe : on dit bien « un ministre » « un secrétaire d’état » ces mots masculins se terminent par un « e » muet !! (je me souviens vaguement de cours de grammaire à l’école primaire concernant les nom masculins se terminant par un « e »). En ce qui me concerne, donc, « un végane  » ne me choque pas le moins du monde !!
    Il y a des gens que sont végétaliens pour leur santé, il ne s’agit là que d’un simple régime alimentaire (et effectivement ils se fichent complètement des animaux). Mais être « végane », on l’est forcément par compassion, par amour, par justice… ; c’est avant tout moral. Je serai végane jusqu’à mon dernier souffle… Je t’embrasse.

    • Beau pseudo ! En effet le e n’est pas si choquant que ça quand on y réfléchit, mais au premier abord ça m’avait un peu surprise, parce que j’avais pris l’habitude d’écrire végan au masculin.

  7. C’est possible que la raison de la colère des ex-vegan soit dû à la frustration de ne pas voir leurs attentes comblées. D’autant que les effets sur l’environnement, ben c’est d’une part du long terme, mais surtout pour les voir, faudrait qu’un nombre significatif de personnes s’y mettent. Donc ça peut être frustrant. Pareil pour la santé, c’est du long terme, et pour vraiment voir les effets bénéfiques au delà d’une éventuelle perte de poids initiale, faudrait pouvoir comparer sa santé avec ce qu’on serait devenu si on avait continué en tant qu’omni.
    C’est pour ça qu’en ce qui concerne l’environnement et la santé, je considère le veganisme plus un boycott que chercher à atteindre un effet. Ne pas acheter de la viande et autres pour ne pas participer à la destruction de l’environnement et de sa propre santé plutôt que pour sauver la planète et avoir une santé inaltérable.
    Je me dis que c’est sans doute plus facile à tenir que chercher à atteindre un but par le veganisme. Mais bon, la seule raison qui permet de le tenir vraiment sur la durée (à part le fait qu’au bout d’un moment, ça devient « naturel », on se pose mm plus la question de vivre autrement), c’est de placer clairement l’éthique et les animaux et non plus soi au coeur de la réflexion. Sans ça, c’est effectivement pas tenable et insister sur le périphérique plutôt que sûr le centre du problème, c’est sans doute pervers, tu as raison.

    • En effet le véganisme c’est d’abord essayer de garder une certaine intégrité. Tu es contre la viande? Alors tu n’en achètes pas. Tu es contre le meurtre des animaux, alors tu n’en profites pas. C’est pas grand chose mais je pense que c’est ainsi qu’on change le monde, en commençant par soi-même. Mais tout le monde n’a pas un désir de justice, tout le monde ne veut pas un monde meilleur pour tous, la plupart des gens ne veulent quelque chose de meilleur que pour eux-même, et je les plains, quelque part. Mais c’est comme ça. Il faut dire aussi que même si on fait tout ce qu’on peut pour un monde plus juste, si on arrive simplement à être une toute petite bougie dans l’obscurité, ce sera déjà énorme.

  8. Je comprend mieux maintenant pourquoi certains « végans » des amériques me semblaient complètement à côté de la logique antispéciste, et pourquoi certains se retournaient carrément contre le mode de vie « végan »… à part ca j’adore toujours autant ton blog… bravo!

  9. Ping : Le végésexuel : un animal légendaire très intéressant, comme la licorne | Les Questions Composent

  10. Après avoir parcouru pas mal de tes articles ces derniers jours, je me décide à laisser un commentaire mi racontage de vie / mi petite demande de conseils. Alors d’abord je suis encore omnivore, mais je réfléchis à arrêter les produits animaux. Ce n’est pas la première fois, j’ai déjà tenté d’arrêter ( enfin surtout sur le plan alimentaire, j’avais pas racheté de cosmétiques ni de chaussures plus éthiques ), mais comme j’ai continué à manger aussi peu équilibré qu’avant , j’ai abandonné au bout de trois mois en perdant mes cheveux. Ce coup ci je vais pas sous estimer les légumineuses, mais une chose m’inquiète un peu. Je suis pas mal sujette aux compulsions alimentaires, et j’ai peur que la mise en place  » d’interdits alimentaires  » m’en provoquent. Est-ce que tu as eu l’occasion de discuter avec des vegans qui souffraient de ce genre de choses, et est-ce que tu en aurais retenu des astuces pour éviter que la restriction cognitive ( ça me semble pas judicieux d’en parler comme ça, mais je trouve pas d’autres termes ) n’amène des compulsions ? Pour le moment plus que de renoncer vraiment aux  » produits  » animaux, je suis plus dans l’optique d’intégrer des repas végétaux dans mon alimentation. Du coup je suis pas obsédée par une orgie de nuggets ou de fromage fondu comme ça m’arrivait pendant mon court essai de trois mois. Et ça me provoque pas plus de compulsions que d’habitude. Mais bon à un moment je compte quand même arrêter pour de vrai, alors si jamais t’avais quelques conseils pour éviter l’augmentation des compulsions, et pour mieux gérer les obsessions de bouffe dégueulasse, pense à moi please.

    • J’ai pas hyper de temps pour te répondre mais pour ce qui est des compulsions alimentaires, ça me semble fortement lié à la culpabilité. Je pense que la culpabilité n’est pas un bon moteur pour changer son alimentation, car elle a son pendant de pulsions vers les aliments « interdits ». Personnellement je ne suis pas épargnée par le cycle restriction/compulsion alimentaire, mais quand je suis devenue végane, c’était différent car ce n’était pas à propos de moi, de mon corps, de mes goûts, de ma nourriture, c’était à propos des animaux. Récemment j’ai eu de grosses envies de fromage de chèvre, j’ai vu une vidéo sur la production je peux te dire que ça m’a calmée… pour la viande c’est plus facile car c’est l’animal lui-même que l’on mange, donc difficile de ne pas penser à sa souffrance, son agonie, sa vie abrégée violemment, etc… 
      Je n’ai jamais été capable de respecter aucune autre restriction alimentaire que le véganisme. J’ai essayé de diminuer les céréales, de manger plus souvent cru, d’arrêter les sucres raffinés… Y a que les produits animaux que je suis capable d’éliminer à 100%.
      Voilà j’espère que ça peut t’aider…

    • Bonjour Montani,
      Je comprends tes interrogations au sujet des interdits alimentaires, car j’ai eu les mêmes (12 ans de boulimie qui se sont bien calmées)… Je ne sais pas si cette solution est parfaite, mais je n’ai pas réussi à trouver de solution lorsque je me suis « interdit » les aliments d’origine animale (car je ne vois pas trop l’intérêt d’être végétarien sans être végétalien) ; en effet, l’interdiction déclenchait des compulsions. Ce qui a marché, c’est d’y aller progressivement et de végétaliser au maximum mon alimentation, sans m’interdire les produits animaux lorsque j’étais invitée… La végétalisation progressive te fait prendre de bonnes habitudes, et la non-interdiction t’évite les compulsions. Les TCA arrivent lorsque ta tête et ton corps veulent des choses différentes. Laisse à ton corps le temps de s’habituer à l’alimentation végétale, et emmène le là où vous avez envie d’aller ensemble.

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