Les violeurs

Parmi les mythes sur le viol, il y a l’idée que les violeurs sont des psychopathes, des malades mentaux. Bien pratique, cette idée fait du viol non pas un phénomène de société, mais un ensemble de faits divers isolés. Elle est bien sur démentie par de nombreux éléments concrets, à commencer par le nombre de viols par an en France (environ 75 000 d’après l’Observatoire National de la Délinquance, chiffre probablement sous-estimé puisque de nombreuses femmes ne parlent jamais du viol qu’elles ont subi), mais aussi par leur impunité (90% des femmes ne portent pas plainte, 98% des agresseurs ne seront jamais condamnés; de plus la plupart des viols sont requalifiés en agressions sexuelles).

Il est difficile de mettre un chiffre là-dessus mais la majorité des femmes ont déjà subi une agression sexuelle. J’ai subi plusieurs agressions sexuelles dans ma vie ainsi qu’une tentative de viol, et cela n’a rien d’exceptionnel. Si je raconte cette tentative de viol à plusieurs femmes, un certain nombre d’entre elles auront une histoire équivalente à raconter, toutes auront quelque chose à dire de leur expérience là-dessus. Les viols et les agressions sexuelles ne sont pas des choses qui arrivent comme ça, par hasard, à cause de fous isolés. Ils font partie du fonctionnement de la société. Ils sont « normaux ».

Il peut sembler paradoxal qu’un viol soit à la fois considéré comme un crime horrible et à la fois comme quelque chose de tout à fait normal et banal.
La plupart des gens (ceux qui adhèrent aux mythes sur le viol) s’imaginent que le viol est un crime horrible parce qu’ils pensent qu’il s’agit d’agression par un fou psychopathe armé jusqu’aux dents dans un ruelle sombre sur une jeune pucelle innocente. Si on leur parle d’un viol réel, il trouveront toujours quelque chose à dire : ça compte pas, ou c’est pas vraiment un viol, parce que:
-Il était pas armé, donc elle a du se laisser faire, au final.
-Ils étaient mariés, donc c’est pas un viol.
-Elle l’avait dragué ou avait accepté qu’ils s’embrassent, donc elle le voulait « un peu ».
-Elle était habillée de façon provocante.
-C’est une prostituée, ou une actrice porno, ou même une femme qui a eu beaucoup d’expérience sexuelle, donc ça compte pas.
-C’était son petit copain
-Voire même: impossible que mon ami ou mon parent ait commis un tel acte, donc elle ment.

Etc, etc. Il y a toujours une raison pour laquelle « ça ne compte pas ». Mais ça veut quoi d’ailleurs, « commettre un tel acte »? La plupart des gens ne savent même pas ce qu’est un viol. Il s’agit d’un rapport sexuel avec une personne non consentante. A propos du consentement, céder n’est pas consentir. Et il peut y avoir beaucoup de raisons de céder: la peur, une personne influente (adulte vs enfant par exemple), le sentiment que son consentement ne compte pas de toutes façons, etc.

Le point sur lequel je voudrais insister ici c’est que  beaucoup d’hommes sont capables de viol. Le viol fait partie intégrante de la sexualité masculine « traditionnelle » patriarcale, celle que défendent un Soral ou un Zemmour. Pour eux, et ceux qui partagent des croyances équivalentes, le viol fait partie de la sexualité des hommes, et aussi de celles des femmes ou des hommes violés, puisque dans les mythes sur le viol, il est considéré comme faisant partie de la sexualité de la victime (ainsi, le viol sera jugé plus grave si l’agresseur est laid, ou s’il n’appartient pas au genre sexuellement préféré par la victime). Or beaucoup de gens partagent ces croyances, l’idée que la sexualité masculine est dominante, agressive, consiste à prendre quelque chose; que la sexualité féminine est passive, que les femmes disent non et pensent oui, etc.

Ainsi, sur internet, comme ça, au détour d’un clic, on tombe sur des hommes qui, à mes yeux, sont des violeurs. C’est à dire des personnes qui partagent ces croyances sur le viol et qui estiment qu’ils ont le droit de décider à la place d’une femme si elle est consentante ou non. Ils ont peut-être déjà commis un viol dans leur vie, ou en commettront un plus tard. Ce qui me perturbe, c’est la facilité avec laquelle ils parlent de ça, et le fait qu’ils conseillent aux autres d’en faire autant. Oui, sur internet, il y a des hommes qui conseillent à d’autres hommes de violer. Et ça n’a pas l’air de perturber grand monde.

Le viol sur internet : petits conseils et innocents récits d’agresseurs sexuels

Un autre petit détour sur un forum. Orgulomachin, « le forum des garçons timides », des mecs (timides donc et passablement atteints de diverses formes de connerie grave) confrontent tranquillement leurs idées sur comment chopper. Alors que l’un d’entre eux, professeur, entend qu’il a surpris une conversation bizarre de ses élèves filles (un truc genre: avec quel prof préfèrerais-tu baiser ou te faire violer? Mon dieu, les pauvres gamines…), un autre lui conseille:

(…)arriver en trombe, montrer clairement(mais sans rien dire) qu’on a entendu quelque chose, puis tard le soir choper une des deux et la tripoter dans une ruelle sombre pour voir sa réaction(ah oui y’a du risque), là tu peux gagner à la chasse.

Gagner la chasse = violer une élève, c’est cool. Un autre, un peu moins con que la moyenne du forum (pas très difficile), suggère que ce serait un bon moyen de se retrouver en taule. Notre gentil conseilleur n’est pas si pessimiste:

« Si y’a élément de surprise, y’a peu de chances.
Si la nana a eu le temps de gamberger et de laisser rentrer l’idée dans sa petite tête, y’a des chances que ça passe très bien.
D’ailleurs, réagir avec retard permet de faire penser la nana, et aussi d’observer sa réaction. »

Ho oui, y a du niveau, là.

Evidemment ça ne veut pas dire que ces personnes ont commis ou vont commettre un viol. Mais elles sont susceptibles de le faire, c’est dans leur logique.

Sur FrencTouchSeduction, les choses se corsent quand des mecs racontent leurs expériences avec les femmes (les fameux Reports, et non pas rapports, c’est tellement plus classe en anglais). On sait que les reports sont parfois inventés et souvent exagérés ou déformés. Néanmoins on peut parfois y lire des récits à la limite (?) de l’agression sexuelle (c’est difficile de juger, n’ayant que la version du présumé agresseur).

Fin bref du coup je tente un naked man(1). Au début elle flippe et veut se barrer, mais voyant que je ne la poursuis pas (^^) elle reste. Finalement elle m’embrasse la bouche et le cou pendant que je me branle. Je trouve la situation trop nase (même si c’est bon), donc j’essaie encore de lui toucher la chatte, mais vu que c’est genre la cinquième fois qu’elle ne veut pas que je lui touche la chatte, elle finit par se barrer. Du coup je suis vexé.

La première fois qu’elle dit non, il recommence. La deuxième fois, il recommence. La Troisième fois il recommence, la quatrième fois il recommence, et la cinquième fois il est vexé. D’une façon générale, les reports de ce mec laissent à la fois une grosse envie de rire et un arrière-goût de vomi. A un autre moment, il se trouve en compagnie d’un pote à lui et de deux filles, il essaie de tripoter l’une d’elles pendant qu’elle tripote les touches de son téléphone. Le récit est pathétique. Plus il essaie de la toucher, plus elle se concentre sur son téléphone et s’écarte de lui, et pourtant il arrive quand même à trouver des « signes » encourageants.

Du coup j’attaque un peu plus les massages, je lui touche la chatte. Elle ne se repousse pas. Une deuxième fois, elle se pousse. Ensuite elle ne veut plus l’intérieur des cuisses, donc pour l’embêter playfulement je réessaie, elle bouge les jambes en les écartants, donc je lui touche la chatte (je lui touche la chatte deux fois, et là elle se tient explicitement les jambes écarté, je prends ça pour un signe).
D’un seul coup gros craquage de sa part, elle se lève et dit qu’elle veut partir. Sa copine veut pas, je lui dit que c’est bon j’arrête de la toucher, mais elle insiste, du coup les deux filles partent.

Bref, un bon gros pervers sexuel comme il y en a tant. Mais il ne faudrait pas non plus tomber dans la stigmatisation à outrance car si ces comportements sont inacceptables, il ne faut pas oublier non plus que c’est une question d’éducation. D’ailleurs, une partie du forum « sexe » de FTS est consacré à des rappels pour éviter que les participants aient ou rapportent des comportements d’agression sexuelle. Le rappel a apparemment été nécessaire au moins deux fois, ce qui est assez intéressant. Il semblerait que de tels comportements aient été rapportés sur le forum: violence, utilisation de drogues ou de techniques de manipulation pour obtenir un rapport sexuel, etc.

Le forum est d’ailleurs beaucoup plus soft qu’il a pu l’être autrefois niveau rapports d’agressions sexuelles (l’auteur des citations ci-dessus a d’ailleurs été banni), mais on note quand même quelques comportements limites, avec des phrases assez inquiétantes comme celle-ci :

Parler de viol c’est un peu abusé la… surtout que c’est une BJ, et il n’avait pas de couteau ou de flingue dans la main je suppose?

(BJ = fellation, c’est toujours plus classe en anglais et avec des acronymes inutiles). On est à fond dans les mythes sur le viol: « juste une pipe » n’est pas un viol (d’après la loi française, si) et pas de viol possible sans couteau ou flingue. Je ne pense que la personne dont il est question ait commis un viol à proprement parler (encore une fois, difficile de juger, le rapport est plutôt ambigu), mais de tels propos sont problématiques. D’autres petites phrases qui posent problèmes, du genre « Quand les femmes ne veulent pas vous sucer, croyez-moi qu’elles n’ont pas peur de vous le faire comprendre.« . La personne qui dit ça y croit peut-être sincèrement, mais c’est malheureusement faux. Combien de victimes n’ont pas osé dire non ? Les techniques de certains « player » consistent parfois à insister lourdement, voire à ignorer certaines formes de refus.

Je n’ai pas énormément d’exemples de ces dialogues où il est question d’agressions sexuelles, car je ne passe pas assez de temps sur les forums qui sont principalement ou uniquement fréquentés par des hommes. Mais si certains d’entre vous ont envie de se promener sur des sites réacs à prédominance masculine, et je pense que vous aurez de nombreux exemples de dialogues « pro-viols » à rapporter, voire même des récits clairs d’agressions sexuelles. Quand ils sont entre eux, ils n’hésitent pas à carrément s’en vanter.

Mais le meilleur est pour la fin. On m’a indiqué un article qui conseille carrément aux lecteurs de violer. Allez-y, c’est open bar.

Comment commettre un viol : petit manuel pour les indécis

Un exemple: un quelconque arnaqueur qui vend des solutions-dragues pour hommes désespérés. Cet article, « comment bien baiser« , pourrait s’appeler « comment commettre un viol ». Au départ, cela commence déjà assez mal, sans être outrageusement choquant: en gros, toute la sexualité féminine est réduite au besoin des femmes d’être dominée, et celles-ci ne sauraient prendre leur pied sans être baisées comme des chiennes comme dans les films pornographiques mainstream. Je ne sais pas très bien comment on peut prétendre donner des conseils à des hommes en manque de sexe et d’affection quand on n’a pas compris soi-même que la vraie vie n’était pas comme dans les films pornos, mais apparemment il y arrive.

Après avoir tenté de convaincre les petits mecs timides qu’ils sont capable de baiser comme des machines parce qu’ils sont nés avec un pénis, l’article devient un poil plus problématique. En effet, l’auteur entre dans le concret, avec notamment un conseil dont mon clavier se réjouit que je n’étais pas en train de boire mon café quand je l’ai lu:

Commencez à déshabiller votre partenaire quand vous vous tenez debout, montrez-lui qu’elle n’a pas vraiment le choix. Commencez sans attendre par faire sauter son haut et attaquez sa poitrine.

Keuwah ??!? Lui montrer qu’elle n’a pas le choix ? Mais heu, rassurez-moi… Elle l’a, en fait ? hein ? Tu n’es pas VRAIMENT en train de conseiller à tes lecteurs de violer une femme?

C’est là que ça se corse. Après nous avoir expliqué que les femmes ont besoin de « perdre tout contrôle de la situation » pour prendre vraiment leur pied, l’auteur nous conseille encore:

Appliquez-vous en profondeur à ne stopper la candence que quand VOUS le décidez ! Elle se plaint? Pas pour longtemps ! C’est un phénomène naturel de rejet de l’autorité, mais une fois cette barrière franchie, elle s’abandonnera à vous et vous demandera de la défoncer.

Elle dit non, elle crie, elle se débat? Pas de panique, c’est normal ! Au fond, elle le veut vraiment ! Admirez au passage l’expression « phénomène naturel de rejet de l’autorité ». Zemmour lui-même en mouillerait son slip. Elle ne sait pas vraiment ce qu’elle veut, la coconne, elle croit peut-être même être en train de subir une agression sexuelle. Haha, ridicule. Mais vous, vous savez ce qu’elle veut (la même chose que vous, comme c’est pratique). Inutile donc d’écouter ses plaintes et protestations.

L’article continue sur le même ton. L’auteur conseille notamment, plutôt que de demander une fellation, de fourrer directement son engin dans la bouche de la « partenaire » sans lui laisser le choix (ce qui entre dans la définition d’un viol dans la loi française).

On aurait pu croire qu’après ces conseils, l’auteur allait tempérer en disant que quand même, bon, avant de faire ça, il faudrait peut-être voir à ce que la personne en question fantasme réellement sur ces pratiques (c’est possible, après tout) et s’assurer que la confiance établie entre les deux partenaire est suffisantes.

Que nenni ! Au contraire, il conseille carrément de faire ça avec une parfaite inconnue, parce qu’apparemment, une fois qu’elle a passé votre porte ou que vous avez passé la sienne, elle est disponible sexuellement et elle est implicitement d’accord avec tout ce que vous pourrez lui faire. Implicitement, c’est ça le secret: si elle dit non, elle pense oui. Elle n’aurait jamais passé la porte de chez vous si elle n’avait pas envie de se faire défoncer par tous les trous.

Cette méthode est réellement efficace quand on rencontre une inconnue qui vous ramène chez elle. Si elle en arrive là, c’est sans doute parce qu’au fond, ce qu’elle veut, c’est tirer un coup.

Dans le commentaires, un gars un peu naïf demande si, vraiment, si elle est chez toi ou chez elle c’est qu’elle veut ça. Ce à quoi l’un des co-auteurs du site répond: « ben disons qu’elle sait à quoi s’attendre… Une fille ne vient pas chez toi comme ça en toute innocence« .

Ce n’est donc pas une maladresse dans le texte ou une erreur d’interprétation. Les auteurs sont vraiment dans une logique de viol. Si elle est chez toi, tu as le droit de la baiser, quoi qu’elle fasse et dise. J’aimerais penser que toutes les femmes sont assez fortes psychologiquement pour imposer leur refus jusqu’au bout ; malheureusement, je sais très bien que ce n’est pas le cas. Certaines le sont, mais pas toutes. Beaucoup de viols ont d’ailleurs lieu simplement parce que les victimes n’osent pas dire non.

Enfin, vient la question du couple. L’auteur précise que dans ce cas, la relation doit être basée sur la confiance. Ouf, on respire, déconseillerait-il le viol conjugal ? Mais non, qu’est-ce que vous croyez, bande de naïfs. Suivant une logique qui m’échappe totalement, immédiatement après avoir dit ça, il conseille non pas de se renseigner sur les fantasmes de la petite copine ou de lui en parler, mais de tout simplement le faire, conseillant même explicitement de ne pas lui demander son avis.

Vous devez cependant la surprendre ! Ne lui demandez pas si vous pouvez la pénétrer comme un animal sauvage, faites-le !

Comme pour contredire tout ce qu’il avait dit jusque là, l’auteur conseille tout de même de ne pas faire vraiment mal à sa partenaire et de ne pas la frapper. Ouais, enfin, coco, c’est pas parce que tu la frappes pas que c’est pas un viol, et en plus si elle crie c’est qu’elle a mal et tu viens de conseiller de ne pas en tenir compte. Parce que 1) c’est une femme et 2) elle est chez toi ou c’est ta copine, donc elle le veut.

Bref, cette bouse textuelle n’est pas qu’un article bête de plus qui amalgame plaisir sexuel et performance comme tant d’autres et confond la réalité avec la pornographie. C’est un article pro-viol qui conseille de ne pas tenir compte des protestations ou refus, et base l’autorisation de faire ce qu’on veut à une femme sur l’assertion que de toutes façons elles aiment ça et que si elle est là c’est qu’elle le cherche. J’attire votre attention sur le fait que ce site est fait pour donner des conseils à des hommes inexpérimentés des relations sexuelles et des relations de séduction en général (afin de leur tirer leur argent), des hommes qui ont  déjà tendance à confondre la réalité de la sexualité avec les films pornographiques. Cet article est donc extrêmement dangereux. Il est assez révélateur de savoir qu’il a été signalé à maintes reprises pour incitation au viol, mais que rien n’a bougé. J’ai aussi écrit plusieurs fois au responsable de cet article pour signaler que tenir un site lu par des personnes naïves et inexpérimentées donne lieu à certaines responsabilités et que des précautions sont nécessaires, mais il n’a ni daigné me répondre, ni publier mes messages, et encore moins modifier le texte, ne serait-ce que pour préciser que les pratiques sexuelles « hard » doivent être pratiquées avec une partenaire de confiance et qui partage ces fantasmes. (Je n’ai rien contre la baise « hard » ou les pratiques sadomasochistes, si des gens ont envie de reproduire des scènes de porno entre adultes CONSENTANTS, bien leur en fasse).

Le plus drôle est que quand des femmes viennent dire qu’elles n’aiment pas ça, on ne les écoute pas et on continue à parler entre mecs de ce que les femmes aiment ou sont censées aimer.

Bref. Au cas où certains en douteraient encore, ces extraits montrent que les violeurs ne sont pas des individus isolés. La logique du violeur est partout. Qui n’a jamais adhéré à ces foutaises sur la femme passive et l’homme dominant ?

Et que dire des réactions face aux viols collectifs relayés dans la presse? De la façon dont le viol est traité dans les médias?  Des réactions à l’affaire DSK? Que dire de ces flics qui, quand on leur rapporte un viol (témoignages de certaines victimes), refusent d’enregistrer la plainte en disant que ce n’est pas vraiment un viol, qu’elle devait le vouloir un petit peu, qu’une femme violée ne se comporte pas comme ça? Un jour une victime m’a dit que le flic auprès duquel elle a porté plainte était lui-même un violeur. Je pense que je vois très bien ce qu’elle voulait dire. Je ne sais pas exactement ce qu’il lui a dit, mais je peux imaginer.

Quand on entend certains journalistes, écrivains, politiques, dans la presse ou à la radio, quand on entend ce qu’ils ont à dire sur le viol, on peut se dire que ce sont des violeurs. Un violeur est aussi un homme qui ne sait pas ce que le consentement signifie, qui ne sait pas ce que le viol signifie.

Malheureusement ces croyances sur le viol restent profondément ancrées dans la culture, et ne se déconstruiront pas en un jour.

 

(1) « technique » de drague exposée dans la série How I Mett Your Mother qui consiste à apparaitre tout nu devant la fille convoitée. Présentée d’une façon très attrayante et drôle dans la série; beaucoup confondent assez la réalité et la fiction pour essayer. Force est de constater que, sans constituer une agression sexuelle, on n’en est pas loin.

A lire aussi:
Les victimes coupables, ou Yaka et Yakapa au dur pays de la réalité
Les aventures de Yaka et Yakapa: petit guide anti-viol
Viol: la faute à qui

115 réflexions au sujet de « Les violeurs »

  1. Le pire étant que les personnes qui inculquent ces « enseignements » immondes sont très forts pour mettre des idées dans la tête des gens qui n’en ont pas..
    Pour info, je m’étais perdu sur le site de soral pendant quelques temps, mais tes écrits m’ont « sauvé » du naufrage, je voulais te remercier.

    Ton article est comme toujours malheureusement vrai, sensé, difficilement attaquable, et tu es toujours un peu à l’étroit sur ce blog. Mais tu es qui tu es. On ne va pas te demander d’être la nouvelle Rosa Parks… et ce n’est pas le même combat.

    Tu fais déjà beaucoup, au plaisir de te lire.

    • Waw merci, je ne savais pas que je pouvais être une arme anti-soral
      A l’étroit? Tu veux dire que je devrais davantage m’exprimer sur d’autres plates-formes?

    • Jcherchais une citation de je sais plus où, je sais plus quand, l’essentiel de l’idée est « on commence à apprendre des choses en quittant l’école : on apprend à faire abstraction de toutes les bullshits qu’on y a appris ». Parce c’est à ça que mènent ces écoles de « séduction » : on y croit jusqu’au jour, après un délai plus ou moins long, où on se rend compte que la croyance repose sur le vent qui souffle dans le cràne des gourous/vendeurs.

      Donc j’ai googlé simplement « désapprendre » et jsuis tombé sur ça, première page de résultats : http://postseduction.fr/desapprendre-la-seduction.

      Jcrois qu’on en arrive effectivement à ça : les gourous de la séduction profitent du Marché de Malheur pour vendre leurs produits, comme bien d’autres ; après quelques temps à gober leurs foutaises, les disciples un tout petit peu intelligent se rendent compte que tout est bancal, chez les gourous, dans leur méthode, et dans leur envie d’exploiter tous ceux qu’ils croisent (clients/pigeons et gonzesses principalement ..)

      L’accès du plus grand nombre aux informations qu’on trouve chez toi et chez Antisexisme est certes un peu « étroit » (faut avoir du bol pour vous trouver), jcrois que c’est ça que veut dire Jimmy …
      C’est le principe de la pensée dominante (patriarcat) et des précurseurs (féministes), Jimmy, t’as plus qu’à participer à la diffusion de l’information du coup …

      • Je suis de ceux pensant que tes idées mériteraient une plus grande visibilité, voire une écoute, un partage plus vaste. Mais je ne sais pas comment en revanche ( quel média ? ), et comme le suggère Ribz, le meilleur moyen de «fédérer» autour de toi, donc de ton blog, c’est d’en parler.

        Je ne suis pas ( plus ) de ceux ayant la facilité de dire à haute voix :
        – L’humain c’est de la merde !
        – Les puissants sont trop puissants !
        – On est trop petits, on ne peut rien faire !

        Penser et pire agir ainsi, donc ne rien faire, c’est être ce qu’on attend de nous. Pourtant, il me plaît à croire qu’on peut parvenir à quelque chose de différent avec ceux qui sont prêts à écouter. Le problème du bouche à oreille, c’est que dans 500 ans on y est toujours..

        PS : j’ai l’impression que tu voudrais un peu changer de paradigme en société, ça serait pas mal. Cela dit, je ne te demande pas de fonder ton propre parti politique ou de faire des vidéos sur Youtube. Ça me tue juste de savoir que si chacun changeait 2 ou 3 trucs ( voire plus ^^’ ) dans ses habitudes de vie en s’inspirant de la tienne, le système s’effondrerait de lui-même, sans que cela ne coûtât des millions de morts… ?

        • Internet, c’est un peu plus que du bouche à oreille.

          Un bouquin en français tiré à 10 000 exemplaires, oui, c’est très exactement du bouche à oreille.

          On s’en fout de fixer un système qui tienne jusque dans 500 ans, ça fait présentement pas parti de l’ordre du possible, ni de l’ordre du souhaitable non plus.

          Améliorer le présent et le futur proche, oui on peut/doit le faire.

          « Ça me tue juste de savoir que si chacun changeait 2 ou 3 trucs ( voire plus ^^’ ) dans ses habitudes de vie en s’inspirant de la tienne, le système s’effondrerait de lui-même, sans que cela ne coûtât des millions de morts… ? »
          Oui, non pas du tout, gaffe au fanatisme, les choses ne sont pas si simples.
          Enfin, concernant le véganisme et le féminisme, si en fait, mais les histoires de « système qui s’effondre », ça ne mène pas à grand-chose.

          • Nul fanatisme, même si ça pouvait en paraître. L’idée que si personne ne consomme au sein d’une société de consommation…car au rythme on vont les choses, on sait bien que les sociétés « évoluées » ne peuvent que péricliter ( d’où les millions de morts ).

            Je suis plutôt un doux rêveur.

          • « Un bouquin en français tiré à 10 000 exemplaires », dis-tu. Et traduire cet article en anglais, pour mieux le diffuser, ça te dit ? Je peux essayer si tu veux, sans te promettre que ça soit fait dans les trois jours non plus, ni que la traduction soit excellente, mais j’ai un niveau d’anglais plus que correct. Si ça t’intéresse de le diffuser un peu plus largement…
            Juste une proposition, je pense que l’article mérite bien ça. Et bien sûr, si tu connais quelqu’un de fiable pour le traduire, à qui tu préfères confier ça, pour moi, peu importe de le faire. Tant que c’est fait…

  2. Ah les beaux mythes sur le viol…Ca me rappelle la fois où j’avais été victime de harcèlement de rue (pas du viol mais c’est la même logique, finalement), et mon frère m’avais sorti que j’avais la majorité sexuelle, donc bon. Encore cette confusion sur sexualité et agression « sexuelle ».
    Je mets « sexuelle » entre guillemets j’avais déjà lu quelque part sur le web des propositions de militer pour qu’on parle, non plus d’agressions sexuelles mais d’agressions sexistes : ça me semble pas mal comme première manière d’agir sur les esprits! Ca redéfinirait clairement ce que sont les viols et agressions : des produits du patriarcat, pas des désirs inconscient bizarres de la victime.

    Et bien sûr, on pourrait relier tout ça au clivage sainte/pute…Avec le patriarcat, on retombe toujours sur nos pieds!

    • J’aime ton idée, travailler sur le langage est indispensable. Dire « agression sexiste », et « elle A ETE violée » et non pas « elle s’est faite violée »…

      Ca m’a beaucoup énervée quand j’ai entendu parler de ces femmes qui on été agressées lors des manif anti mariage gay le weekend dernier, tous les journalistes disaient « Elles se sont faites gazées… » c’est pas anodin. Elles l’ont bien cherché, les salopes.

      • Je ne suis pas tout à fait d’accord (pas avec l’article, hein, qui est excellent) mais avec cette précision de vocabulaire, car qu’en devient-il alors du viol masculin ? Toutes les agressions ne sont pas « sexistes » ; en revanche, l’expression « agression sexuelle » me semble trop employée au lieu du simple terme « viol » dans certains cas, surtout lorsque les médias prennent le relais.

  3. Merci pour vos articles ô combien éclairants sur la réalité de la (ma?) nature masculine et la complexité des rapports inter-humains.

    Une petite anecdote, presque hors-sujet sur une mésaventure récente, alors que je me rendais dans un « love-shop » pour agrémenter mes ébats amoureux.

    J’avais entendu parler du « porno féminin », genre de film plaçant la femme au centre des attentions et qui la représenterait capable (de désir, d’assumer sa sexualité, de demander service à un homme sans le remercier par une fellation —un BJ pardon—). Je m’attendais à trouver mon bonheur (enfin surtout le bonheur de ma bien-aimée-qui-ne-pousse-pas-la-porte-de-ce-genre-d’endroits), dans cette boutique où le rayon DVD fait 10 mètres de long par 2,5 de haut et où deux vendeuses très pro s’attachent à faire de ce genre d’endroit un lieu respectable. A mon grand désespoir, pas de telle rubrique sur ce présentoir. Je m’adresse à la vendeuse en lui demandant s’ils ont en arrière boutique de tels films. J’imaginais que ma question trouverait écho dans les yeux d’une vendeuse spécialisée, et qu’un peu comme à la fnac, elle m’aurait annoncé au moins qu’elle pouvait en avoir sur commande. Hélas non. Ses conseils m’ont orienté sur un Dorcel de 1994, qui a surtout le mérite d’avoir une histoire et quelque dialogues si on le compare aux productions actuelles.
    Il est donc possible de trouver des films représentant des hommes désirant, violant, torturant, humiliant des femmes. D’autres films représentant des hommes désirant, violant, torturant, humiliant des hommes. Encore d’autres films représentant des hommes désirant que des femmes baisent avec des animaux (de tels films existent en rayon bien qu’interdits par la loi). Encore encore d’autres films représentant des hommes désirant que des femmes couchent entre elles. Mais chercher un film représentant des femmes qui s’assument relève du challenge. Je ne suis pas expert en la matière, peut être que je n’ai pas frappé à la bonne porte et que d’autres boutiques plus compétentes existent. Toujours est-il qu’aujourd’hui comme hier le porno mis à disposition du public est principalement destiné à alimenter les phantasmes masculins, pouvant projeter les plus faibles d’entre nous à s’imaginer que comme dans les films chaque femme est une proie qui dit non quand elle pense oui.
    Si aujourd’hui mon âge et la qualité de mes (ex et actuelle) partenaires me permet de faire la part des choses entre la réalité et les phantasmes d’un réalisateur de films pour adultes masculins, un peu de recul me permet de me rendre compte que j’ai pu croire à l’époque où ma vie sexuelle était principalement autarcique que tout devrait se passer comme dans les films.

    Et si on lançait un nouveau genre ? « le film de râteau » ou des femmes disent non à des hommes sans se faire traiter de pute, sans être obligées de «lâcher leur 06 au moins» ! Peut être que cela aurait une influence positive en montrant un exemple valable.

    PS : Ma copine a quand même apprécié son cadeau…
    PS2 : Si quelqu’un connaît un film tel que je l’ai cherché, je suis preneur d’information.

    Longue vie à votre blog. Composées les questions, compliquées les réponses.

    • Attention, je ne crois pas qu’il soit question de « nature » masculine, mais de culture / éducation.

      Il existerait des pornos féministes, mais je ne crois pas qu’on les trouve dans les sex-shop. La quasi-totalité du porno est en effet tourné vers la sexualité masculine. Je devrais même dire: un certain type de sexualité masculine. Un ami m’a parlé d’un porno intéressant fait par des femmes, mais je ne me rappelle plus le nom, ni celui de la réalisatrice…

      • Peut-être était-ce Dirty Diaries
        http://nhetic.wordpress.com/2012/04/07/mon-avis-sur-dirty-diaries/
        En tout cas, cela vaut le coup d’être vu au moins une fois. L’approche est différente de ce que véhicule le porno mainstream et explore une sensualité différente. Après, il y a Courtney Trouble qui essaie aussi de faire du porno alternatif sans se préoccuper des normes imposées par le porno pour mâle alpha…

        Pour revenir au sujet, très bon billet qui dénonce avec justesse les phénomènes pervers relayés par ces « dragueurs-violeurs ».

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  5. Merci pour cet autre article! Décidément, vous avez un rythme d’écriture impressionnant.
    Pour ce qui est des sites que vous visitez, je plains effectivement votre clavier (et, accessoirement, le cerveau entre le clavier et la chaise) ca doit retourner des truc comme ça non?
    Ces chiffres m’intéressent, cependant le liens « sont requalifiés en agressions sexuelles » est out. peut être http://lacorrectionnalisationduviol.wordpress.com/quand-sarko-a-pense-a-faire-du-viol-un-delit/ ou bien celui ci http://lacorrectionnalisationduviol.wordpress.com/jai-porte-plainte-en-1810/ ?
    Encore merci

  6. On est tous être témoin de ces comportements de ‘drague’. Si certains prêtent tout de même à sourire (je me rappelle ce gars très éméché qui ‘attaquait à mort’ mon amie barmaid : pas de bol mec, elle est gouine ! Mais t’es trop plein pour imprimer), la plupart sont plus que limite et en même temps très toléré : se positionner au milieu des protagonistes t’expose le plus souvent à des remarques désobligeantes sur ton orientation sexuelle et quelquefois à la pratique de la boxe.
    Et sinon, pour enrichir le débat :
    – à propos de la requalification en agression sexuelles, voir le blog d’Eolas (http://www.maitre-eolas.fr) et son billet ‘Politiquement correctionnel’
    – à propos des films pornographiques ‘au féminin’, voir les réalisations d’Ovidie
    En remerciant à nouveau l’auteurE pour son blog.
    Et je pense que Jimmy l’enjoint à essayer de se faire publier, une démarche que je ne peux que soutenir.
    Bien à vous tous,

    Scwa

  7. Ping : [A LIRE] Les violeurs « Rien Sur ChaCha

  8. Pu….rée, je crois que j’ai eu la chance de rencontrer des hommes avec un cerveau (par opposition à ceux qui croient systématiquement que quand on dit non, on pense oui, que si on vient chez eux, c’est qu’on veut forcément coucher etc.). Je me fais une réflexion : est-ce qu’il y aurait une corrélation avec le niveau d’études ?

    Cela étant, ça leur est arrivé de tomber dans des réactions du genre :
    – « Tu dis non, mais ton corps dit oui ! »
    – « Tu n’as pas envie de moi ? Tu ne m’aimes plus alors ?! »

    Autant de stratégies visant, consciemment ou non, à faire céder sa partenaire. Stratégies qui peuvent d’ailleurs (je pense) marcher avec certaines, persuadées elles-mêmes que amour = désir, qu’elles doivent absolument satisfaire leur copain/époux, etc.

    Cela dit, je n’ai pas de statistiques et je me dis que des femmes peut-être aussi emploient ce type de stratégie pour obtenir les faveurs de leur copain/époux ?

    Il y a sans doute beaucoup de violeurs, mais les violeuses, ça doit bien exister aussi…non ?

    • Il y a peut-être une corrélation avec le niveau d’étude, mais pas tant que ça en tous cas. On peut voir ça autrement que comme une manque d’éducation: une mauvaise éducation. Toutes ces foutaises sur ce que veulent les femmes, les mecs ils l’inventent pas, ils l’apprennent.

      Les victimes de viol sont principalement des femmes, mais il ne faut pas oublier les hommes, surtout qu’ils ont encore plus de mal à en parler. Pourtant ils seraient environ 10%, ce qui n’est pas négligeable. En revanche, les agresseurs sont presque toujours des hommes.

      Les violeuses existent, mais ce n’est pas comparable. Pourquoi? Non pas parce que se faire violer par une femme est « moins pire » (vous ne me verrez jamais dire des trucs pareil!). La douleur des personnes violées ne peut pas être niée. Mais c’est différent parce que, comme le démontre l’article, le viol est un phénomène de société, il fait partie du fonctionnement des rapports de genre. Des femmes peuvent commettre des viols, mais ça ne fait pas partie du fonctionnement de la société. C’est tout aussi terrible, mais c’est plutôt un phénomène individuel qu’un phénomène de masse, encouragé et entretenu par la culture et l’éducation, et donc, on ne peut pas en parler de la même façon. Et c’est très rare. Cependant j’imagine que c’est tout aussi terrible pour la victime (même si ce n’est pas à moi de le dire), d’autant plus que quand on voit les réactions aux récits d’hommes violés par des femmes, les réactions sont hallucinantes. Un tel fait divers avait circulé sur internet et les commentaires me faisaient vomir.
      Souvent une femme se verra accusée de l’avoir voulu et cherché, ce qui est terrible.
      Mais un homme violé par une femme sera moqué, tourné en ridicule, traité d’idiot pour avoir dit non… C’est vraiment aberrant. Comme si un homme ne pouvait pas refuser de coucher avec une femme ! Les hommes ne sont pas des chacals en rut prêts à coucher avec n’importe quoi. En plus, la plupart des gens considèrent qu’un homme ne peut pas être violé par une femme car il n’aurait pas d’érection, ce qui est ridicule.
      Mais encore une fois, on voit que le coupable de ces réactions, c’est le patriarcat, qui voudrait faire des hommes des sortes de machines à sexe dénués de sentiments. (voir l’article sur le vrai mec). Si tu réfléchis bien, selon la logique patriarcal, le viol de femmes n’existe pas vraiment parce que les femmes sont de toutes façons considérées comme disponibles sexuellement pour les hommes, et le viol des hommes par les femmes n’existe pas parce que c’est « impossible », qu’un homme est « inviolable ».

      Ce qu’il faut bien comprendre quand on parle de viol, c’est que le violeur n’agit généralement pas, ou pas que, pour obtenir du sexe. Il s’agit de quelque chose de beaucoup plus profond, le viol sert surtout à affirmer sa supériorité (c’est d’ailleurs pour cela que les hommes homophobes violent parfois les homosexuels: c’est ainsi qu’ils affirment leur supériorité sur ces derniers et les assimilent au genre dominé, c’est à dire aux femmes). Le viol peut servir à « remettre à sa place » une femme, à lui signifier son infériorité, et dans le cas des « players », il suffit de faire un bref tour sur les forums de players pour se rendre compte qu’ils ne recherchent pas vraiment le plaisir sexuel à travers les rencontres avec les femmes, mais à combler des failles narcissiques.

      • je suis allé jusqu’à dire sur mon blog et ailleurs que le viol est LE fondement de cette société…

        finbon… merci d’écrire aussi que ce n’est pas la nature masculine mais un fait de société et d’éducation

        ah autre précision ! un homme qui dit non à une femme, surtout si elle est considérée comme « avenante » par la société locale, c’est carrément inconcevable et il sera moquer voire subira des représailles de la même façon mais transposée ou traduite qu’une femme, violée ou pas, simplement non désirante.

  9. Tient, je m’étais justement fait la réflexion, au moment où le parti républicain américain semblait composé d’un ramassis de réactionnaires plus haut perchés qu’une horde de singe ayant bouloté un stock de buvard au sommet du cocotier, que c’était tout de même rudement pratique cette façon de remettre en doute la parole des femmes violées (s’il s’agit d’un viol légitime (légitime ? genre violée par son mari ? passons) alors elles ne tomberaient pas enceintes… Mais si elles tombent enceintes, alors elle l’ont peut-être un peu désiré tout au fond de leurs ovaires et de leur subconscient, ou alors Dieu le veult !) tout en admettant tout de même que hé ho, pas déconner, le viol est un crime atroce, tout le monde est d’accord là-dessus.

    Atroce, oui, oui, atroce. Donc par définition qui ne peut être le fait d’une personne que vous, nous, ils connaissent. A moins que vous ne soyez un négro, un associal, un Hell’s Angel, mais puisque nous parlons, vous ne sauriez être une de ces engeances dégénérées, n’est-ce pâs ? Le viol est un crime atroce, c’est entendu, commis par des être tenant plus de la bête, de la brute et du truand que du bon, dont les victimes, blanches biches écartelées et éventrées par le sévice brutal auquel elles furent soumissent n’ont rien à voir avec la fille un peu moche et grosse qui accuse obstinément, prostrée mais les yeux secs, un père de famille bon teint de l’avoir sauté contre son gré en lui faisant un peu de chantage à l’expulsion, un peu de pression psychologique, une vague clé de bras.

    Ca peut pas être un viol n’est-ce pas, puisqu’on le connait, puisqu’il n’a pas une tronche de Grand Méchant Loup, puisque le viol, et, je cite « un crime horrible, abominable et violent »

    Voila-voila.

    Quand à cette daube d’article merdique, il me rappelle un peu une digression de Hunter Tompson sur le viol, citant un avocat niant la possibilité d’une relation non consentie en demandant à quelqu’un de fourrer une plume (bite) dans un encrier (vagin) tenu par quelqu’un d’autre de peu coopératif, ce qui démontre pour Tompson une seule chose : cet avocat n’a jamais subit de clé de bras. Et il aurait bien besoin de se faire clouer à son bureau par quelques gros bras avant d’être enculé en public afin de s faire remettre les idées en place. Je ne suis pas loin de penser pareil : l’auteur de ce torchon aurait peut-être bien besoin de goûter à ses propres conseils appliqué à sa personne histoire de réaliser la portée de ce qu’il écrit.

    • En effet c’est incroyable de dire des conneries pareilles. En plus ça revient à traiter toutes les femmes violées de menteuses.

    • Je viens de le revoir justement, il est très bien et les femmes qui témoignent suscitent vraiment beaucoup de respect…

      Quelques détails me chiffonnent cependant : on dit souvent, et c’est rappelé dans ce documentaire, que 80% des viols sont le fait de personnes proches, et par ailleurs que 3/4 des plaintes n’aboutissent pas, alors que seulement 10% des viols déjà donnent lieu à une plainte…

      -sur les 5 témoignages on a « que » 2 viols par des proches
      -les 5 témoignages ont donné lieu à une plainte, et déjà 3 se sont conclus par une/des condamnations (les deux autres étant en cours)

      Du coup il y a un petit côté « happy ending » qui me gêne un peu… En écoutant ces femmes parler j’ai vraiment envie d’apprendre à la fin qu’elle ont obtenu gain de cause… Mais ça ne rend pas totalement compte de la réalité des viols, et des statistiques énoncées…

      En passant je remarque aussi que les condamnations les plus lourdes concernent les viols par des inconnus (15-20 ans) quand les viols par des proches donnent lieu à 4 ou 5 ans avec moitié de sursis…

  10. Bonjour

    J’ai laissé un commentaire (et un avertissement) à l’auteur de l’article sur la « baise » (très beau comme terme d’ailleurs…). Sans suppression de l’article je l’ai averti de poursuites. Je vous contacterai au cas-où.

    Et merci pour cet article. En tant qu’homme, c’est important, je soutiens à 100% l’égalité et le respect dû aux femmes.

  11. « Comment convaincre une fille de coucher » « déshabillez la sans lui demander son avis » etc…J’espère que ce type se rend compte que ses « conseils » mènent à des viols tels que le mien, par mon copain de l’époque, qui pensait que mon « non » soudain valait bien un oui (pensez-vous, j’étais dans son lit, on l’avait déjà fait de toutes façons, le fait que je pleure de trouille sous un mec bourré faisant le double de mon poids, que je saigne à cause de l’absence de lubrification, c’était CLAIREMENT un « oh oui, pilonne moi » !). Je suis juste dégoûtée. J’en suis à espérer que ce dingue se fera planter.

  12. Comme toujours, l’article était horrible mais les commentaires font encore plus mal…(je parle de l’article, « comment bien baiser », pas du tien^^).
    C’est ouf à quel point ils prennent un air supérieur pour nous expliquer que nous, les féministes, on n’a rien compris à la domination.

    • Oui et puis t’as toujours une greluche qui débarque en disant « moi je suis une femme et je suis trop d’accord hihihihi ». Comme si être une femme c’était savoir ce que les autres femmes voulaient ou subissaient et comme si ça suffisait pour tout comprendre aux relations humaines et à la logique de domination.

      • Le problème étant que la société apprend aux femmes qu’elles n’ont de la valeur que parce que la boulangère les appellent « mademoiselle » sous-entendu jeune et encore baisable. Le pire que j’ai pu entendre en plus de « ah bah non chui pas féministe hihihi », après tout ces agressives de féministes défendent juste nos droits obtenus de haute lutte (et non pas accorder gentiment), c’est « j’ai honte d’être une femme » sur des questions féministes qu’elles considèrent pourtant comme futile. C’est ahurissant, elles veulent tellement dire « je suis baisable aimez-moi je ne vaux rien sans l’admiration d’un homme » , qu’elles vont jusqu’à renier leur propre genre.

  13. Tiens, c’est un hasard peut-être, mais ton article coïncide avec la publication du Nouvel Obs (daté du 22 novembre) et l’émission de France 2 de ce 25 novembre (Infrarouge).
    Alors, c’est un hasard ?

  14. Ton article me laisse sur le cul, non par ce que tu « penses », mais par ce que tu décris. J’en savais beaucoup ; et ça me fait m’interroger.

    Bizarrement, ces derniers jours, notamment à cause d’une copine de forum, je suis pas mal plongée dans le sujet des manipulateurs, pervers narcissiques etc…. (tombée par hasard sur le blog de « divine perverse » vendredi je crois, ça m’a intriguée, et interpelée…. et tout s’est enchaînée).

    Du coup je cogite, et m’interroge, fais des recoupements.

    Entre les violences conjugales, qu’elles soient morales ou physiques, les manipulations en tout genre et les côtés sexuels de la chose…
    Comment on peut y réagir si on y est confrontée ?

    Je sais que j’ai des réactions vives, j’aime pas trop qu’on me touche, qu’on me serre de trop près ; les animaux, vaches, chevaux, essentiellement, m’ont appris ce respect, et m’ont « contaminée » : si je touche quelqu’un, c’est une « faveur » de ma part, et encore plus si je me laisse toucher (ne serait-ce que pour faire la bise – ce que je déteste avec les gens que je ne connais pas, j’aime mieux serrer la main ou saluer de loin). Je déteste qu’on empiète sur l’espace vital, le mien ou celui des autres d’ailleurs. Comme beaucoup finalement, je le vis comme une agression.

    Pour poser un peu le contexte, mon copain travaille les soirs de fin de semaine dans le bar restaurant de son cousin. Souvent, je monte avec lui (c’est en montagne), me cale au bout du bar, sur le banc où j’ai mes habitudes, et je lis. Je connais bien l’équipe maintenant, le barman, la patronne, les serveuses et le grand chef. Je commence à connaître, aussi, les habitués : beaucoup de blaireaux bouseux un peu imbibés, et je sais lesquels sont à craindre.

    J’en viens enfin à ce qui me chipote : comment réagir quand une éponge s’assoit au bout du banc, me privant de toute retraite, distant au début, et se rapprochant petit à petit ?
    Pas ouvertement agressif ou même « offensif », souriant, qui s’excuse, etc… mais se rapproche quand même ?
    Je suis connue aussi, évidemment : la plupart savent que je sabre violemment ceux qui la ramènent un peu trop, et qu’il ne faut pas non plus me bousculer.
    Mais certains, ça les amuse, veulent en faire un défi.

    Quand je vois les plus « dangereux » arriver, je me dépêche de filer sur un tabouret à l’autre bout du bar, devant la porte de la cuisine et le pass, voire carrément en cuisine. Mais si je suis plongée dans mon bouquin, des fois je me fais surprendre.

    Dans ces cas là, comment réagir ?

    Balancer le coude dans le pif du gars qui était malencontreusement trop près ?
    Le repousser physiquement (ce qui implique de le toucher, donc d’établir un contact, donc… donner l’impression d’un assentiment) ?
    Pousser une gueulante ?
    Si il se fait trop collant, lui en coller une, au risque de voir mon boucher de copain sortir comme un fou de la cuisine avec le premier tranchoir qu’il aura trouvé ? (c’est triste, j’essaye de le calmer, mais c’est bien son genre :( )

    Comme tu le dis, en général c’est pour assoir une domination qu’ils agissent comme ça.
    Perso, je sais que beaucoup se sentent diminués par mon statut, mon métier. Peu de filles le font et tiennent le coup, et même pour un homme c’est très dur (je ne fais pas de sexisme, simplement, les structures, le matériel, etc… sont essentiellement optimisés pour des hommes – droitiers de préférence. Et même les bêtes, parfois, j’en chie. C’est lourd une vache).
    Du coup, ils se sentent plus ou moins humiliés par cet état. Et veulent reprendre l’ascendant…

    Comment on peut lutter contre ça ? Sachant qu’ils sont, en général, très bornés…

    • « Je viens tenter de l’immobiliser avec l’entrave de flanc. C’est un tube courbé réglable, qui relève la peau devant le grasset, et « croche » les vertèbres derrière les hanches. Ca bloque un nerf/muscle, d’après ce que j’ai pu observer, situé dans cette zone de peau.

      Quand on leur pose, les vaches réagissent différemment. Certaines ne bronchent pas, d’autres se couchent (oui, carrément ! ), d’autres s’enroulent autour, et certaines ruent, sautent sur place, et finissent par l’éjecter. Violemment.  »

      J’ai trouvé ça sur ton blog.
      Inspire-t-en, tes vaches vivent à peu près la même chose, elles savent y faire dans ce genre de situation.

      Une ruade dans les tibias et une gueulante, pour être tranquille.
      Où éventuellement, les plus corrects, tu leur explique en éspérant que
      « Puis on devient copines, et de « nouvelle » elle devient « ancienne ».  »
      Ça se produira dans son esprit, et que tu pourras le faire évoluer.

      • « Où éventuellement, les plus corrects, tu leur explique en éspérant que
        « Puis on devient copines, et de « nouvelle » elle devient « ancienne ». »
        Ça se produira dans son esprit, et que tu pourras le faire évoluer. »

        Je ne comprends pas ce passage.

        • « Puis on devient copines, et de « nouvelle » elle devient « ancienne ». »

          Ça vient du blog de la Vachère. Ça décrit l’évolution entre « nouvelle vache qui subit la traite » et « vache habituée », perçue par la Vachère.
          Ça marche aussi pour décrire l’évolution de l’état d’esprit d’un relou qui vient travailler la Vachère au corps, et le même relou qui la « respectera » plus tard quand il la connaîtra comme autre chose que « la nouvelle Fille, inconnue au bataillon, à dresser ».

          La phrase me semblait se suffire à elle-même, mais je remets le contexte, ça sera peut-être plus clair :
          « Elles se laissent approcher, toucher, sans m’envoyer dans les roses, et je les touche sans trop les emmerder.
          On s’observe, on se jauge. Je leur passe la plupart de leurs conneries, elles me pardonnent, en général, mes erreurs.
          Puis, petit à petit, on se décoince l’une et l’autre.
          Elle tente des feintes, moi je gueule.
          Puis on devient copines, et de « nouvelle » elle devient « ancienne ».
          Elle se lâche plus, moi aussi : elle me tire des mines, que je lui rends consciencieusement. »

          Ça me semblait pertinent : toutes ces citations de la Vachère, on peut les re-lire comme les pensées du type au bar.
          Les vaches perçues comme un cheptel, vues du point de vue de la Vachère.
          Les gonz’ dans l’espace public perçues comme un cheptel, vues du point de vue du grade au dessus, dans la hiérarchie Patriarcale/Carniste (le type au bar).
          (les deux idéologies ne sont pas nécessairement liées et associées, mais dans le contexte, c’est amusant de les comparer …)

    • Tu peux peut-être trouver des réponses par là.
      http://www.editions-zones.fr/spip.php?page=lyberplayer&id_article=60

      En ce qui concerne ton copain, si tu en arrive à ne pas oser te défendre face à ce genre de lourds parce que tu as peur de sa réaction c’est assez problématique. Tu devrais peut-être avoir une discussion avec lui pour lui expliquer que ça ne t’aide pas. Quand les hommes réagissent comme ça je me demande toujours si c’est pour aider leur copine ou si c’est parce que quelqu’un a touché à leur propriété (en l’occurrence toi). Tu peux lui dire aussi que tu as besoin de te défendre seule, d’abord parce qu’il n’est pas toujours là, ensuite par principe : tu as le droit d’être tranquille que tu aies un copain ou non.

  15. Aie aie aie quand je lis ton article j’ai honte d’être un mec… Et je me demande comment des gars en apparence normaux peuvent respecter aussi peu les femmes, d’autres êtres humains ! M’enfin quand on voit ce qu’on fait subir aux animaux et aux autres êtres humains, ceux qui habitent loin ou même ceux juste a coté de chez nous et qu’on ne veut pas voir y’a pitetre un début d’explication !
    En tout cas, un gars qui viole une fille ou qui essaie, on devrait le démolir à coups de pieds. Ou le violer lui-même, pour qu’il comprenne.

    • Non, le démolir à coups de pieds, le violer, lui arracher les couilles ou l’écarteler… tout ça ne ferait pas avancer le schmilblick. La société a déjà tenté de faire subir les pires sévices à ceux qui désobéissaient aux lois et force est d’admettre que ça ne marche pas. La criminalité était même encore plus importante que maintenant. Et puis encore faudrait-il savoir qui sont les violeurs. Or, la plupart ne sont pas dénoncés.

      Il faut combattre la culture du viol. Les enfants grandissent en entendant des lieux communs tels que : « une femme ne devrait pas s’habiller de manière trop provocante, ou alors il ne faut pas s’étonner d’être violée », « Il a pas pu s’en empêcher, elle était trop belle ». Ou alors les gens qui pensent que commettre un viol est lié au fait d’avoir d’autres occasion de baiser, genre les mecs qui sortent des « moi j’ai pas besoin de ça, hein ». C’est souvent dit d’une façon qui cherche à critiquer ou ridiculiser le violeur, parce que ça prouverait qu’il est un looser, mais ça découle d’une incompréhension de ce qui motive le viol : la domination.

      Et tu n’as pas de raison d’avoir honte d’être un mec. Tu es responsable de tes actes, pas de ceux des autres hommes. Essaye plutôt d’identifier ce qui dans tes raisonnements à toi pourrais découler de cette culture du viol (même si tu ne passerais jamais à l’acte). On a tous (les femmes comme les homes) été élevés dans une société patriarcale, c’est impossible de ne pas être influencés par celle-ci. Je me rends compte régulièrement que j’ai moi même subi cette influence.

    • Ça donne envie d’être contre l’anonymat sur le net. On voit vraiment la laideur humaine sur ces espaces de liberté…(soupir)

      • Jimmy: l’anonymat sur le net répond à bien d’autres impératifs.
        Il y a des gens qui en abusent, mais l’anonymat sur le web à de très nombreuses ramifications qu’il serait réducteur de vouloir négliger à cause de demeurés mal édiqués.
        Ce serait un peu comme nier la liberté de la presse sous prétexte de l’existence de feuilles de chou racistes.

    • En effet y a du lourd….
      « si vous êtes chez vous, ou chez elle il y a de très fortes chances pour qu’elle soit là pour baiser, oui car à moins d’être totalement stupide elle sait bien que si vous l’avez invité chez elle c’était pour niquer, et si elle est venu c’est qu’elle est d’accord, »

      Et plus loin :
      « Au contraire si elle vous dit « non » sur un ton agressif, prend un air agacée, vous gifle, vous hurle dessus, se débat et part bah mieux vaut ne pas insister et présenter ses excuses. »

      Donc, si je lis bien, la seule façon de dire « non » à un de ces mecs, ce n’est pas de le dire normalement, c’est de l’agresser directement. Je retiens ^^

        • Houla mon gars tu t’es trompé de blog :) ici on attaque pas les gens personnellement sous prétexte qu’on est pas d’accord avec eux. On discute de leurs idées, on argumente, dans la joie et la bonne humeur. Si tu veux montrer la taille de ton zgeg, y a plein de forums et de blogs pour ça.

          • Tien? Vous remplacez les commentaires des gens par ceux de votre propre cru et JE MANGE DU CACA

          • Holala ! Encore un épisode de cacatophagophonie aiguë avec majusculite aggravée :( décidément, c’est une véritable épidémie.

      • « Tien? Vous remplacez les commentaires des gens par ceux de votre propre cru et JE MANGE DU CACA »

        Je me suis étouffée de rire.
        L’idée de remplacer seulement la partir injurieuse du commentaire, ça donne un résultat très « syndrome de tourette ». :D

        Je trouve ton blog vachement bien ET JE BOIS MON URINE ! \o/ (j’étais obligée de la faire. Pardon. u__u).

        • Ce qui est encore plus drôle c’est les réactions. L’autre con veut porter plainte pour usurpation d’identité maintenant xD non mais j’vous jure.

    • « celle qui veut que la fille ait peur pour sa réputation (double lol, à moins de vivre dans une très petite ville et se s’être déjà tapé tout le village y’a peu de chances) »
      > J’aimerais pouvoir être aussi optimiste que lui sur ce coup là…

      Quand on ne cède pas à son caprice le monsieur on est une « pisseuse ».

      Notez que la liste des appréhensions qui le prennent avant de passer à l’acte portent essentiellement sur des défaut de la fille. C’est seulement à la fin de la liste qu’il dit avoir peur de ne pas être à la hauteur. Ce mec ne se prend vraiment pas pour de la merde.

      • Ya des passages fendards. Du genre quand il se compare à hulk « moi mettre kekette dans fille ». Heu, super vision de la sexualité masculine. Heureusement qu’en vrai les mecs ne sont pas comme ça (enfin certains le sont, la preuve, mais ils sont à éviter). Enfin, c’est surtout extrêmement dangereux de prétendre que si une fille est chez toi alors tu as le droit de la baiser et qu’elle est là pour ça, cet article est au moins aussi grave que celui de l’autre andouille de Kamal (en plus, c’est chiant, mal écrit, vulgaire, et pompeux même pour un « player » du web).

    • Ce qui m’impressionne le plus, dans ce genre de textes, c’est que ces « grands sages et connaisseurs de la nature humaine » n’ont manifestement AUCUNE NOTION des significations des signaux corporels.
      Je veux bien croire qu’on s’est beaucoup éloignés de nos statuts d’animaux, mais y’a des limites quand même…

      Ceci dit, ces articles, références, ainsi que l’article de bas ici même remuent énormément de trucs… au point de faire prendre conscience de certains dénis. Violent.

      •  » Je veux bien croire qu’on s’est beaucoup éloignés de nos statuts d’animaux, mais y’a des limites quand même… »

        On a beaucoup de gadgets qu’ils n’ont pas. À part ça, jvois pas.

        « AUCUNE NOTION des significations des signaux corporels. »

        Est-ce que c’est vraiment ça le problème ? Est-ce que ça ne serait pas plutôt : « ils décryptent les signaux corporels de rejet et de rébellion, mais ils choisissent de n’en pas tenir compte. Parce que leur intérêt personnel leur semble supérieur à celui de leurs victimes, ils choisissent de passer outre les manifestations des intérêts desdites victimes, de ne pas les prendre en compte. Ils les ignorent, considèrent les victimes comme des objets dont on disposent, qui doivent s’acquitter malgré elles d’une soumission à l’exploitation » ?

        Ça fait beaucoup de verbose pour pas grand-chose.
        En gros, détrompe toi, ils savent qu’ils ne sont pas agréable et qu’ils te dérangent .. Juste, ça ne les dérange pas. Leur intérêt leur tient à coeur, mais les tiens, ils ne les prennent pas en compte. Ils ne veulent pas que les choses aillent Mieux pour toi, mais que les choses aillent Normalement, qu’on aie le droit de te déranger parce que t’es une fille, et qu’on aie le droit de traire les vaches jusqu’à l’os parce que c’est des vaches.

        J’ai rien contre toi personnellement, si ça t’embête j’arrête de parler de tes vaches.

        « Au point de faire prendre conscience de certains dénis »
        Le déni de base type « Quoi ? On t’exploite parce que t’es d’un autre genre/origine/espèce ? Nooon non-non-non, on fait pas ça. Chacun a ce qu’il mérite. Faut arrêter de se plaindre. »
        Lesquels exactement, sinon ..?

        • Je pense en effet que le problème n’est pas de décrypter les signaux corporels. En fait, il y a tellement de problèmes dans cet article que je ne sais pas par où commencer. Et ça ne s’arrête pas à considérer les femmes comme des objets. Il y a aussi ce côté « je suis prêt à tout pour mettre ma bite dans une chatte ». Sans jamais se demander POURQUOI. Quelle curieuse vision du sexe ! Et quelle triste, déprimante, lamentable vision de soi ! Clairement, ce n’est même pas de plaisir dont il est question, mais de domination, de victoire, de conquête, bref tout tourne autour de l’égo, qui se satisfait d’avoir forniqué avec un max de femelles, même si c’était nul. Il y a même, à travers certaine lignes, une certaine peur, un certain dégoût des femmes, et de leur corps, et le mépris d’elles et de leur sexualité. Clairement, on peut pas faire l’amour avec un mec comme ça. Il peut juste mettre sa bite dans une chatte et faire des aller-retours d’avant en arrière. Mais ce sera jamais marrant, ce sera jamais ni tendre, ni bestial, ni beau, ni obscène, ni touchant, ni quoi que ce soit. Ce sera jamais quelque chose qui implique le corps, ni le cerveau, ni le coeur, ni l’esprit, ni même les couilles. Ce sera jamais qu’un mouvement mécanique et stupide, qu’un mouvement de l’image de soi et non pas de soi.

          Il ferait mieux de s’acheter un masturbateur.

          • Il a pondu un magnifique billet de réponse sur son blog.

            Ça à l’air d’être quelqu’un de sympathique : l’en-tête de son blog, c’est : « Making feminists puke since Aug, 2012. »

  16. Bonjour, j’ai lu l’article avec attention et j’ai quelques remarques que j’ai envie de rapporter.
    Bon avant tout je considère que c’est une bonne initiative, que tu dénonces bien l’horreur que peut être l’acte du viol, donc fondamentalement je ne suis pas en désaccord. Mais je pense qu’un peu de nuance ne serait pas malvenue. Je veux dire que les femmes ne sont pas les seules victimes du viol. Oui d’accord tu parles rapidement « d’hommes violés » mais je trouve que tu insistes beaucoup sur l’idée que l’homme est le violeur et la femme la victime. C’est plus large, il existe le viol pédophile (qui touche garçons et filles), le viol homosexuel, et même des cas de femmes qui violent des hommes (ce qui surprend beaucoup de monde en général). Je pense que c’est nécessaire de l’évoquer (surtout quand on veut faire acte de féminisme), ne serait-que parce que si je parle du fait qu’une femme m’ait fait subir des attouchements, on me rit au nez en considérant que ce n’est pas possible ou alors que j’aurai du y prendre plaisir parce que je suis un homme. Enfin après je ne pense pas que c’était ton intention de snober ces cas de figures ce pourquoi je ne t’en tiens pas tant que ça rigueur.

    Ensuite ça n’a rien à voir mais à propos du point de vue de Zemmour sur le viol, il n’a rien inventé. C’est très largement inspiré des textes de Freud et je ne dis pas ça pour soutenir cette position.

    • Le thème de cet article n’est pas de commenter les viols d’hommes par des femmes, qui sont totalement différents d’un point de vue sociologique et sont donc totalement hors sujet. Ils ne font pas partie de la sexualité « normale ». Si tu rapportes les viols de femmes par les hommes aux viols d’homme par des femmes, tu ne prend pas en compte la dimension du viol (de femmes par des hommes) que je dénonce ici : il y a une culture du viol, il est « normal », il ne choque personne. Et la culture du viol concerne les viols de femmes par des hommes.
      Encore une fois ça rend pas moins terribles ou traumatisant le fait d’être violé ou agressé par une femme quand on est un homme. Plus rares, certes, mais pas « moins horribles » ou « moins pire » d’une quelconque façon. Mais toutes les histoires individuelles sont différentes. Là je parle de faits sociaux. Je cite pas des sites isolés de gens qui parlent dans leurs coins, je cite des discours courants à propos du viol et à propos du consentement des femmes.
      Le consentement des hommes n’est pas sujet à ce genre de discussions. Alors certes il serait intéressant de savoir pourquoi d’ailleurs on ne parle jamais du consentement des hommes (comme si un homme était consentant quoi qu’il arrive). Mais c’est hors sujet.

      En plus, je trouve que systématiquement tout rapporter aux hommes quand on parle d’un crime qui touche les femmes à 90% (et encore les 10% d’hommes sont presque tous violés par des hommes, je dis bien presque), c’est chercher une pseudo-parité là où en réalité il y a une énorme discrimination, un symptôme de domination d’un genre sur l’autre. Certes, les hommes sont souvent victimes aussi du patriarcat, mais il ne faut pas pour autant nier qu’il s’agit d’une domination du genre masculin.

      De toutes façons personne, homme ou femme, n’a envie d’être violé.
      Et je me doute bien qu’un mec qui a subi un viol, quand je lui dis « ouais mais la plupart des viols c’est sur des femmes », lui il s’en fout, ça lui est arrivé à lui.
      Mais ça n’empêche pas de considérer que le viol dont les femmes sont victimes, font partie de la sexualité « normale » telle qu’enseignée aux filles et aux garçons par la culture mainstream. On apprend aux hommes à être des violeurs et aux femmes à les craindre, c’est ça la réalité.

  17. « En plus, je trouve que systématiquement tout rapporter aux hommes quand on parle d’un crime qui touche les femmes à 90% (et encore les 10% d’hommes sont presque tous violés par des hommes, je dis bien presque) »

    Sur quelles sources te bases-tu en affirmant ça?

    • Enquête nationale sur le droit des femmes 1999.
      http://www.sosfemmes.com/violences/viol_chiffres.htm

      Sexe des victimes
      Sexe féminin : 91,2 %
      Sexe masculin : 8,8 %

      Personnes mises en cause
      (statistiques Ministère de l’Intérieur 1997)
      Hommes : 96,3 %
      Femmes : 3,7 %

      Personnes condamnées
      (statistiques Ministère de la Justice 1996)
      Hommes : 99 %
      Femmes : 1 %

      96 % des auteurs de viol sont de sexe masculin et 91 % des victimes sont de sexe féminin (statistiques concordantes du ministère de la Justice et du CFCV, Collectif Féministe Contre le Viol

      Encore une fois ça n’enlève rien au traumatisme subi par les hommes violés.

  18. Par contre, je pense que tu peux ajouter le viol d’enfants (garçon ou fille) par des adultes dans le fait que le viol est l’affirmation d’une domination. Les enfants aussi, comme les femmes, font partie des dominés (comme le montre Firestone).

    • Oui c’est vrai. Mais la domination des adultes est encore un vaste sujet que je n’ai pas vraiment pris le temps d’aborder…

      • Ce que je veux dire c’est que du coup la phrase « oui, mais les hommes aussi peuvent être violés » s’appliquent à un groupe d’autant plus petit : 2,5% selon la page que tu as donnée.

        Et dans ces 2,5% il y a sans doute une part non négligeable de victimes homosexuelles et donc violées en tant que groupe social dominé (on est toujours dans l’affirmation de la domination).

        Les victimes issues du groupe social dominant (homme, hétérosexuel, blanc) relèvent effectivement sans doute de l’anecdotique (ce qui ne le rend pas moins terrible).

        Quant au pourcentage de femmes mises en cause, 3,7%, il s’agit sans doute (hypothèse) principalement d’affaires de viol d’enfants, où elles sont donc, en tant qu’adultes, dominantes.

        Il me semble donc que les exceptions au fait que le viol est une façon d’affirmer sa domination sont vraiment extrêmement rares. Par exemple le viol d’hommes adultes par des femmes apparaît peut-être essentiellement dans des relations de dominations autres (patronne/employé, etc.).

        • Les viols d’hommes, à ma connaissance, ce sont majoritairement:
          -des violences contre les homosexuels (d’après Wezler-lang, les hétéros violent des homosexuels pour leur signifier leur appartenance au groupe dominés)
          -des viols en prison
          -des agressions pédophiles

          Et je crois qu’on peut aussi compter les violences de guerre dans certains pays. D’autant plus que dans certaines cultures africaines, un homme ayant subi un viol sera rejeté par sa femme.
          C’est vrai que le cas d’une femme qui viole un homme adulte semble rarissime. Cela dit, je pense que les hommes ont encore plus de mal que les femmes à parler des violences dont ils sont victimes.

          • L’Elfe, ce n’est pas qu’une pensée. Une mienne connaissance (jeune homme, la vingtaine, le genre beau gosse de plage fluet mais un minimum athlétique) s’est faite violer; il a porté plainte devant des flics qui le croyaient qu’à moitié. Ce dont il a été victime tient limite du stéréotype: route sombre, la nuit, par un inconnu.
            Cela dit, je pense que ce genre d’agression est plutôt rarissime et largement minoritaire dans les cas de viol.

          • Maintenant que tu m’y fais penser, il y a quelques mois j’ai fait du stop sur une petite route dans l’hérault, et plusieurs personne m’ont dit qu’un auto-stoppeur avait été violé dans le coin :/

          • Mon pote habitait en Alsace à ce moment-là, et j’ai oublié de préciser qu’il était hétéro et que son apparence rentre pas dans les stéréotypes de gay. DOnc ce genre d’agressio, ça existe, mais je crois qu’avoir des chiffres précis dessus risque d’être encore plus problématique que d’avoir des chiffres réels sur le viol et les violences faites aux femmes.

          • Bonsoir Morki,
            Je suis assez troublée que tu précises que ton ami n’était pas stéréotypé gay. Celà reviendrait à dire, pour une femme, qu’elle n’était pas en minijupe, et que pourtant, elle s’est fait violer. Je ne vois pas le rapport. Triste histoire dans tous les cas.

  19. Plop.
    A la lecture de ton article, un point de détail m’a fait tiquer.
    « Ainsi, sur internet, comme ça, au détour d’un clic, on tombe sur des hommes qui, à mes yeux, sont des violeurs. C’est à dire des personnes qui partagent ces croyances sur le viol. »
    Loin de moi l’idée de soutenir qu’ils ont raison (ce qui n’est pas le cas), en fait, ce qui me chagrine, c’est la confusion entre la potentialité mentale de commettre le crime et le crime lui-même. Il y a des gens qui pensent comme ça qui ne franchiront pas/n’ont pas fanchi le pas, il y en a qui le feront/l’ont fait. J’avoue que j’aurais préféré lire un terme qui ne fasse pas l’amalgame, du genre « violeur potentiel » ou violeur en puissance ».
    Pour faire de l’analogie, c’est faire l’amalgame entre anti patriotisme et terrorisme contre l’état.

    Quant aux abrutis de FTS… leur débilité profonde de kéké en manque n’est plus à prouver. La fille qui joue au « non » qui veut dire « accroche-toi » (je lui préfère l’expression anglophone « hard to get ») mais qui sait très bien comment elle veut que ça finisse, ça existe, et ça fait partie de leur façon de jouer. En revanche, ce qui est problématique, c’est que ces imbéciles sont pas capables de faire la différence entre un « pas intéressée » et cette façon de mener un jeu de séduction/manipulation (toutes les interactions humaines sont une forme de manipulation de toute façon; ce qui compte, ce sont les barrières éthique que pose notre déontologie, mais y’aura toujours des gens qui tombent du côté obscur; côté fille aussi, ce sont des humaines comme tout le monde; bref).

    Des filles avec qui j’ai eu des rencarts ou que j’ai reçu chez moi avec une idée derrière la tête, comme beaucoup de mecs, ça m’est arrivé. Et bien sur que non, je les ai pas toutes baisées ; mais ça m’a pas empêché de passer de bons moments et de me faire des amies, parce que j’invitais/sortais avec des êtres humains et pas des vagins sur pattes.
    Quand toi, mec qui n’est pas alpha (je précise que je suis gros ET roux, et socialement d’après les théories de play qui se calquent sur le fonctionnement d’une meute de loups, je suis un oméga; pour les pseudo-players francophones, c’est un peu la lie de la masculinité), te trouves en présence d’une gente demoiselle qui n’est pas intéressée pour faire des cochonneries avec ta délicate petite personne, y’a des signes qui trompent pas sans avoir besoin d’aller au contact physique ou vers les allusions reloues : dans l’attitude, le regard, les réactions/réponses quand on fait les premières orientations de conversation, bref, dans les signes d’intérêt que peut émettre une fille/femme que ces cas soc’ sont censés apprendre à décoder pour ne pas se retrouver dans ce genre de situation (vu que je ne poste pas souvent ici, je rappelle que je suis moi-même un peu player sur les bords, mais que comme je l’ai déjà expliqué dans des com’ de ce blog, les communautés francophones sont juste complètement dévoyées sur l’autel du sexe tout-puissant à un point effrayant); et je passerai sur leur incapacité à assimiler le fondamental du play : gérer le rejet et ne pas avoir de problème avec ça.

    Même à travers leurs rapports de terrain (puisque les anglophones disent field reports), tu vois que la fille qu’ils essaient de chopper a émis des signes clairs de refus. N’importe qui disposant d’un minimum de sens commun n’insisterait pas.
    Ces mecs, je ne les connais pas, et j’ai mieux à faire de mon temps que fréquenter leurs communautés nauséeuses, je me garderais donc de généralités. Mais j’ai quand même la très nette impression qu’ils placent le plaisir sexuel (le leur, hein) comme but ultime à atteindre à n’importe quel prix, le mystifiant au détriment de tout le reste : tout dans leur vie doit être accompli dans le but de BAISER. Je pense juste que ça en dit long sur leur développement intellectuel.
    Pour conclure, je trouve extrêmement dommage que le play francophone soit aussi dévoyé, parce, que, comme je l’ai expliqué dans d’autres com’ dans les articles sur Poire, le play peut être un très bon outil de développement de soi et d’amélioration de ses interactions sociales en général.

    Ensuite, l’article pro-viol. Je passerai plutôt rapidement sur cette assomption (encore une marque de dévoiement, tiens) que femme = soumise/ homme = dominant et cette théorie de la femme sexuellement disponible qui saute joyeusement du « ça l’intéresse peut-être » à « elle est là pour ton PENIS » tellement c’est bête à manger du foin.

    Et la, je parle aussi en pratiquant de jeux assez hard, et si la surprise de la partenaire est une notion que j’aime utiliser, il y a un cadre, des règles à respecter, et le plus important d’entre eux est la confiance mutuelle. Confiance du dominant qu’il n’abuse pas de son pouvoir, confiance du soumis pour qu’il sache s’arrêter, et confiance des deux dans le respect des règles. Les extérieurs se rendent souvent pas compte à quel point les jeux BDSM sont des jeux de confiance, souvent à cause du dévoiement du porno. En fait, je vois le porno comme un freak show, et le porno BDSM est un délire souvent poussé jusqu’à l’absurde, encore plus que la vanille. Dans ces jeux là, le rôle du dominant (et la je ne parle pas de passer des menottes au barreaux du lit ou de mener le train des positions) tient pour très large part dans une connaissance intime des fantasmes de son partenaire, et de le surprendre en les réalisant, en les associant, mais toujours, TOUJOURS un cadre. A fortiori dans un jeu où la formulation du refus est un excitant potentiel pour les deux parties, le cadre, c’est un safeword, un mot qui ne risque pas d’être prononcé pendant ce genre de jeu (souvent un truc bien débile, du genre marmelade ou ornithorynque), et de quoi libérer la personne soumise de ses entraves rapidement si nécessaire ou si quelque chose tourne mal. En gros, des précautions qui impliquent un climat de confiance, rien à voir avec leur dévoiement (« perversion » au sens propre serait plus approprié, mais la connotation sexuelle me dérange, d’où l’emploi du mot « dévoiement »)

    .
    Je vais finir avec une question, au cas où il y aurait des juristes qui lisent ce blog. Est-ce que la promotion du viol est illégale?

    • Je l’ai déjà dit, il y a une différence entre promouvoir le viol / adhérer à l’état d’esprit qui fait qu’un homme est un violeur, et commettre un viol. Cependant, on peut être sur que ces personnes adhèrent aux mêmes croyances que des violeurs, qu’ils ne voient pas de problème à « forcer un peu » une femme, à ignorer ou interpréter un refus comme ça les arrange. Donc ils pourraient potentiellement commettre un viol, et peut-être que certains l’ont fait. Franchement, 75 000 viols par an, il doit bien y avoir des violeurs dans la population. Et quand on voit que certains hommes raisonnent ainsi, le lien est vite fait. Encore une fois, ça ne prouve pas que chacun d’entre eux est un violeur dans les faits. Mais ça montre bien comment le viol existe dans la pensée courante et se traduit ensuite dans la réalité, sans jamais porter le nom de viol. Pour eux, c’est de la baise, du sexe, du sexe hard, ils ont plein de mots pour ça, mais ils appellent pas ça viol, ils réfléchissent pas beaucoup à la notion de consentement mutuel. D’ailleurs, pour certains, on dirait les femmes sont naturellement « pas consentantes », que de toutes façons, elles ne peuvent pas les désirer, et que donc, il faut les faire céder d’une façon ou d’une autre.

      Je sais très bien que le BDSM ou la baise « hard » répondent à des codes. C’est justement ce dont il n’est pas question dans l’article pro-viol de kamal. Il considère BDSM et baise hard comme du « sexe normal » et n’estime pas qu’il y ait besoin ni de poser un cadre, ni de se renseigner sur les fantasmes de son/sa partenaire.

      Sinon oui, je sais plus le nom de l’article de loi, mais c’est illégal de promouvoir le viol. Normalement.

      • « Pour eux, c’est de la baise, du sexe, du sexe hard, ils ont plein de mots pour ça, mais ils appellent pas ça viol, ils réfléchissent pas beaucoup à la notion de consentement mutuel. »

        Et ces gens-là ne seront pas les derniers à s’indigner des « vrais viols » rassemblant tous les clichés qui vont bien (ruelle sombre, nuit, couteau, etc). Histoire de se conforter au passage dans l’idée que, quand même, on est un mec bien nous…

        • Oui c’est vrai, et le mec qui a fait ça est forcément un fou, un psychopathe, quelqu’un de « pas normal » (contrairement à eux), voire dans certains cas un étranger, quelqu’un d’une culture barbare qui ne respecte pas les femmes… D’ailleurs ils peuvent très mal prendre qu’on leur dise que cette conception est biaisée (le gars de geeknstuff l’a trèèèèèèès mal pris par exemple).

          • Oui cet article m’avait scotchée, ses propos transpiraient le mépris pour les femmes qu’il convoitait (ou plutôt devrais-je dire, pour les chattes qu’il convoitait).

  20. « Je l’ai déjà dit […] sans jamais porter le nom de viol. »
    -> Okay, bah j’ai du rater l’endroit où tu faisais la précision, mea culpa ^^
    « Pour eux […] d’une façon ou d’une autre. »
    -> Bah là, c’est avant tout un problème d’éducation, et c’est pas demain la veille que ça changera; c’est pour ça que même si je ne suis pas toujours d’accord avec toi, le type de travail que tu mènes sur ton blog, celle qui éveille les consciences, est important: c’est ce genre de travail qui amènera les gens à reconsidérer ce qu’ils croyaient comme acquis, à transmettre cette angle des choses et à faire évoluer la situation.
    Beaucoup de gens te disent régulièrement  » très bon article », mais faut aussi préciser que ce que tu fais, à ton échelle, est important. Et profites-en c’est pas dans mes habitudes de faire dans le panégyrique ;)

    Quant aux précisions que je faisais sur le BDSM, elles ne s’adressaient pas nécessairement à toi. Dans les cercles d’amis que je fréquente, une très large part de gens s’adonnent à ce genre de jeux; et dans un de ces cercles, cette réunion de personnes a été complètement fortuite et on ne s’en est aperçu qu’après coup. Mais, parmi d’autres catégories de personnes (là je pense à des collègues hommes d’un petit boulot mal payé, le genre que j’ai choqué pour deux semaines qui partaient répéter à d’autres en braillant comme des mômes de cinq ans que j’avais déjà embrassé des mecs), hommes comme femmes, cela ne va pas de soi, et la nébuleuse BDSM est pour eux complètement distordue par le traitement qu’en fait la télé/cinéma et les fantasmes mal formulés qui tournent autour d’une femme dans une tenue en latex.
    Ca m’étonnerait que ce genre de collègues que j’ai eu lise ce genre d’article ou traîne sur ce genre d’endroit, mais il se trouve peut-être parmi tes lecteurs des gens pour qui cette précision était nécessaire.

    D’ailleurs, après une petite recherche, les articles relatifs au viol sont dans le code pénal, articles 222-23 à 222-26 et parlent des conditions du viol et des peines encourues.
    L’article 222-23 donne la définition pénale du viol, ces mecs-là sont carrément dedans:
    « Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol.
    Le viol est puni de quinze ans de réclusion criminelle. »

    J’ai trouvé ça qui peut s’appliquer:
    Article 222-14-2
    « Le fait pour une personne de participer sciemment à un groupement, même formé de façon temporaire, en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, de violences volontaires contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende. »
    Vu que c’est un tuto, y’a forcément des gens qui sont passés à l’acte.

    L’article suivant enfonce un peu le clou:
    Article 222-14-3
    « Les violences prévues par les dispositions de la présente section sont réprimées quelle que soit leur nature, y compris s’il s’agit de violences psychologiques. »

    Je ne sais pas si on peut mettre ce tuto comme une menace générale à l’égard des femmes, mais
    Article 222-17
    « La menace de commettre un crime ou un délit contre les personnes dont la tentative est punissable est punie de six mois d’emprisonnement et de 7500 euros d’amende lorsqu’elle est, soit réitérée, soit matérialisée par un écrit, une image ou tout autre objet.
    La peine est portée à trois ans d’emprisonnement et à 45000 euros d’amende s’il s’agit d’une menace de mort. »

    Par contre (bon je ne suis pas jusriste non plus), je n’ai rien trouvé sur la promotion du viol ou la promotion d’un délit pénal en général, mais je suppose que ce n’est pas interdit, rapport aux problèmes que ça pourrait poser pour la réprésentation artistique/la narration/les débats, etc.

  21. Ping : Rape Culture | Pearltrees

  22. Bonjour,
    je me permets d’intervenir suite à ce post : je suis le créateur de FTS, cité dans l’article.

    Avant toute chose, je tiens à être clair : je partage à 100% l’opinion de l’auteur. Le viol – et toute forme d’abus fait à l’autre, physique ou psychologique – est un cancer, contre lequel il faut lutter à chaque instant.

    Merci également d’avoir rappelé ma position (et donc, celle de FTS) à ce sujet
    http://www.frenchtouchseduction.com/board/respect-de-la-femme-et-refus-des-comportements-deviants-vt28502.html

    En tant qu’administrateur de FTS, je passe un temps considérable à veiller à ce que rien ne passe sur mes forums qui puisse laisser croire qu’il est acceptable de la part d’un homme qu’il ne tienne pas compte du NON d’une femme… et la majeure partie des utilisateurs de mon forum veillent eux aussi (dieu merci).

    Ceci étant, malgré notre vigilance, parmi les 15 000 et quelques visiteurs quotidiens de FTS, on voit passer de temps en temps un abruti qui ne comprend pas qu’une femme n’est pas un objet – comme celui évoqué plus haut, qui s’est vite fait dégager (les réactions des membres à son encontre sont plutôt sans équivoque concernant la position de FTS vis à vis de ce genre de propos).

    Quant aux gens qui considèrent que FTS est un ramassis d’abrutis, je trouve dommage d’aller si vite en besogne et de mettre ainsi plusieurs milliers de lecteurs et de contributeurs dans le même sac.

    Certes FTS, en raison des sujets desquels il traite, a vu passer un bon nombre de tarés, de mecs remplis de haine, d’abrutis convaincus d’avoir tous les droits vis à vis de femmes qu’ils considèrent parfois comme des objets ou des animaux au service de leur bon vouloir… mais ils restent une minorité heureusement.

    Quant aux sujets développés sur le forum, ils traduisent la réflexion de chacun. Certains portent sur des aspects plus ou moins futiles des relations, certains sont plus ou moins matures, et traités de manière plus ou moins intelligente, mais ils traduisent les préoccupations des gens.

    Et si une telle initiative permet d’essayer d’élever un peu le niveau et de faire de la sensibilisation / prévention pour que les abus et les comportements à risque diminuent, pourquoi s’en passer ?

    Seul problème : les individus dont l’attitude est problématique sont parfaitement imperméables à la sensibilisation et à la prévention. Les tarés restent tarés, les cons restent cons, quoi qu’on puisse leur dire. Mais là, à part les virer de FTS avant qu’ils ne propagent trop de saloperies sur les forums, je dois avouer que je me sens parfaitement démuni face à eux.

    • Malheureusement, je crains que les membres de FTS qui prennent les femmes pour des objets ne soient pas simplement des cons ou des tarés; peut-être des individus manquant de recul et de réflexion. Tu peux bien sur les considérer comme des « brebis galeuses » par rapport au forum si tu estimes que leur comportement est contraire aux valeurs du site et nuit à son image. Mais par rapport à la société en général ce ne sont pas des brebis galeuses, ce sont des gens ayant grandi comme tout le monde dans la « rape culture » et qui ont intégré cette norme un peu mieux que les autres.
      Donc quelle que soit la direction que tu souhaites voir prendre à ton forum et quels que soient tes efforts il y aura toujours des mecs comme ça et je pense qu’ils ne sont pas si rares que ça, mais je ne vois pas très bien quoi faire contre, d’autant plus que FTS est principalement fréquenté par des hommes. En plus, sans t’offenser ni mettre tout le monde dans le même panier, je pense que les players ont souvent pas mal de problèmes à régler et peu y parviennent bien (j’en ai parlé un peu ici: Poire le Player).
      Quand un gars sur FTS dit que « Quand les femmes ne veulent pas vous sucer, croyez-moi qu’elles n’ont pas peur de vous le faire comprendre » il n’y a aucune mauvaise intention de sa part, mais c’est toute une prise de conscience à avoir, toute une éducation à refaire pour qu’un gars qui dit ça se rendre compte qu’il peut très bien se tromper, que les rapports homme/femme ne sont pas aussi égalitaires qu’il le pense. Mais ce n’est pas propre à FTS, ça représente la forme de pensée la plus courante.

      Je veux dire, la situation est hyper grave, et ton forum ne peut pas être exempt de ce genre de problèmes.

      Un autre exemple que j’aurais pu citer dans l’article: sur dtc (ex-bashfr, le recueil de quotes drôles sur irc/msn/etc) un gars racontait qu’il avait essayé de ramener une fille bourrée chez lui après l’avoir fait suffisamment boire pour coucher avec et que le résultat est qu’au moment où il essaye de l’embrasser, elle vomit sur ses chaussures. J’aime bien dtc et les quotes me font souvent rire, mais là quand même je comprend pas pourquoi cette quote passe sans que ça choque personne: essayer de faire boire une fille pour qu’elle ne soit plus en état de dire non, c’est clairement du viol et je pense que tu en es conscient puisque ce problème a été évoqué dans le topic de la pârtie « sexe » (« REGLE n°2 : Ne JAMAIS JAMAIS avoir de relations sexuelles avec une fille si elle n’est pas consentante, ou pas en état de dire non (trop bourrée, droguée, etc)« . Je me réjouis que ce topic existe, il est à mon avis indispensable mais son titre m’interpelle: « refus des comportements déviants »? Malheureusement ces comportements, aussi nocifs qu’ils soient, sont tout sauf déviants! On me les a rapportés de nombreuses fois et j’ai lu un sondage montrant que plus de la moitié des jeunes de 15-25 ans considèrent que ce n’est pas du viol de coucher avec une fille qui est trop bourrée pour dire non. N’ayons pas peur de le dire, c’est quasiment la norme. De plus, c’est optimiste de dire que le mec qui fait ça risque d’aller en prison. Sur le papier c’est vrai, le viol est illégal, mais dans les faits il est toléré, surtout quand ça se passe comme ça. La fille qui se réveille bourrée après été abusée sexuellement est généralement trop morte de honte pour porter plainte (alors que ce n’est pas elle qui devrait avoir honte à mon avis) et même si elle le fait je pense qu’on lui rira au nez.
      (edit: voilà la quote en question http://danstonchat.com/6622.html le vocabulaire utilisé se passe de commentaires: « c’est la dernière fois que j’essaie de saoûler une femelle pour coucher avec elle ».)

      Je pense que toute l’éducation sexuelle des femme est des hommes est à refaire.

      • Déviant ne veux pas dire rare, mais qui s’écarte de l’acceptable.

        Ces comportements dont on parle SONT déviants, aucun doute à ce sujet – mais malheureusement fréquents – et comme toi, je le déplore.

        Clairement, la société dans laquelle on vit ne sensibilise pas assez les gens à la notion de respect de l’autre.

        « Mais par rapport à la société en général ce ne sont pas des brebis galeuses, ce sont des gens ayant grandi comme tout le monde dans la « rape culture » et qui ont intégré cette norme un peu mieux que les autres. »

        Pour moi c’est plutôt qu’ils n’ont pas intégré certaines notions essentielles, comme le respect de l’intégrité physique et psychologique de l’autre. Je crois pas que ce soit lié à une « rape culture », mais plutôt, à une absence d’éducation sexuelle, morale et citoyenne, qui engendre des gens immatures (et souvent pervers) sur le plan relationnel et amoureux.

        La seule chose que je vois à faire, c’est d’asséner les messages de prévention le plus possible. C’est peut être aussi efficace qu’essayer de vider la mer avec un seau, mais si le message tombe dans l’oreille de ne serait-ce qu’un mec, ça sera déjà ça de gagné.

        • Il y a une éducation sexuée, faute d’éducation sexuelle.

          « Comment être une vraie fille/ un vrai mec ? Comment plaire aux filles/aux mecs ? »

          Toute une culture qui prétend enseigner les différences de nature entre les hommes et les femmes (car elles sont nombreuses, indépassables et indéniables, n’est-ce pas ?)
          Et qui prétend aussi nommer les « déviants » ;)

          Le fond de tes articles n’est peut-être pas toujours sexiste, mais la forme, sérieusement, tu peux prétendre qu’elle ne l’est pas ..?.. C’est vendeur, mais ça A un effet sur le fond, et un effet sur le lecteur.

          « Clairement, la société dans laquelle on vit ne sensibilise pas assez les gens à la notion de respect de l’autre. »
          Quel autre ? Les mecs peuvent se plaindre quand ils n’arrivent pas à baiser, et les filles peuvent à peine se plaindre quand elles se font violer. Je crois que le « respect de l’autre » n’est pas parfaitement symétrique.

  23. Article bien foutu qui remet les idées au clair. Je suis entièrement d’accord avec ce qui est dit, mais je voudrais ajouter quelque chose juste pour illustrer le propos.
    J’ai à l’occasion fait venir des hommes rencontrés sur des sites de rencontres, chez moi. Globalement, c’était pour me distraire, car je m’ennuyais, étant un peu seule, et faire venir une fille est plus compliqué (pas beaucoup de sites de rencontre amicaux). Du coup, dès la première rencontre (j’insiste bien), je les faisais venir chez moi (plus pratique, bien que moins sûr niveau anonymat). Bref, je n’ai jamais eu de souci. Tous étaient des gars de ma génération (la trentaine). Certains m’ont demandé (explicitement ou non) si on pouvait « coucher », ce à quoi j’ai répondu non, et voilà, j’ai passé des soirées sympa, et j’ai même gardé contact avec certains, qui sont devenus des potes. L’un d’eux avait un peu trop bu pour reprendre sa voiture, du coup il a dormi chez moi, sur le canap. Il m’a fait part plusieurs fois de son envie de coucher avec moi, ce à quoi j’ai systématiquement répondu que non. Ca ne nous a pas empêché de passer une bonne soirée. Ces mecs étaient tout à fait capable de contrôler leurs soi-disant « pulsions ». Aucun ne s’est senti floué. Et il y en a certains avec qui j’ai couché. Bref, l’exemple que oui, des relations saines et consenties sont possible entre hommes et femmes.
    Je n’aime pas vraiment que l’homme soit entreprenant avec moi « physiquement ». En gros, je déteste qu’on me vole un baiser, qu’on me touche. Je n’ai aucun problème en revanche à ce qu’on me dise « j’ai envie de coucher avec toi », « est-ce que je peux t’embrasser », etc. Le souci que j’ai en tant que fille, c’est que j’ai le cliché inverse, sexiste lui aussi, selon lequel un homme est toujours consentant. Du coup, quand je veux un gars, j’ai tendance à agir exactement comme je n’aime pas qu’on le fasse avec moi, hop, je lui vole un baiser. Avec l’expérience, j’ai réalisé que les mecs n’étaient pas toujours consentants et que, eux aussi, parfois, se « forcent » ou « acceptent » pour ne pas avoir l’air de mauvais plan, alors qu’ils ont pas trop envie. Je pense que c’est moins répandu, mais c’est un fait qui mérite aussi une certaine attention. D’ailleurs, c’est un peu un autre sujet, mais j’ai déjà baisé avec un gars qui avait simulé l’éjaculation …

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  32. « …Le viol fait partie intégrante de la sexualité masculine « traditionnelle » patriarcale… ».
    Je défends beaucoup d’idées sur la banalisation du viol et sur l’importance du problème. Sur le vision biaisée que les hommes entretiennent sur la sexualité des femmes.
    Mais cette citation que j’ai mise entre guillemets me choque tout de même. De quelle tradition est-il question?
    Non, le viol ne fait pas partie de la sexualité masculine. Même traditionnelle.
    Il y a beaucoup de violeurs (de violeuses aussi). C’est un problème grave de perception altérée de la réalité qui conduit les gens à ne pas réfléchir à ce qu’ils font, peut-être, mais CELA n’est en rien partie intégrante de la sexualité masculine. C’est juste la sexualité des gros cons. Hommes et femmes. Rien à voir avec un quelconque sexe.
    Le sexisme dont font preuve beaucoup d’homme à l’encontre des femmes me choque. L’inverse me choque tout autant.
    Voilà.
    Si non, chouette article.

    • Les violeuses existent, mais comment expliques-tu que leur nombre soit ridicule statistiquement comparé aux violeurs?

      Soit on l’explique par la « nature » avec des arguments biologiques, et on pose l’idée que les hommes sont « naturellement » des prédateurs sexuels. Idée ridicule et contredite à la fois par la biologie, la sociologie, l’anthropologie, et à peu près tous les apports de la science.

      Soit on l’explique par l’éducation différenciée donnée aux garçons et aux filles, par la culture quoi. Ok ça te choque mais c’est une réalité: le viol fait partie intégrante de notre culture. Il ya tellement de viols (dont très peu sont punis) que leur simple nombre suffit à appuyer fortement l’hypothèse qu’ils ne sont pas dus à des cas de fous isolés, mais qu’ils font partie de la structure de la société.

      Pour en savoir plus, lire ceci: http://antisexisme.net/2013/02/17/les-cultures-enclines-au-viol/

      Et les mythes sur le viol: http://antisexisme.wordpress.com/2011/12/04/mythes-sur-les-viols-partie-1-quels-sont-ces-mythes-qui-y-adhere/

      Répandre des mythes sur le viol, c’est aussi participer à perpétuer la culture du viol.

  33. Après, je suis entièrement d’accord sur le fait que les viols ne sont pas les actes de fous furieux, sociopathes ou je ne sais quelle minorité isolée. Ce n’est pas du tout l’idée que je défends. Qu’on soit d’accord là dessus….

    • J’ai modéré ton commentaire précédent parce que d’une part on est pas ici pour faire la guerre des sexes et dire si les hommes sont mieux ou moins bien que les femmes. Les hommes violent parce que c’est dans la culture, point. Je vois pas trop ce qu’y a à tergiverser autour de ça genre « ha mais les hommes ils sont gentils quand même hein, même si leur éducation en transforme une bonne partie en violeurs ». On s’en fout de qui est gentil. Ce truc de défenses d’un genre m’emmerde, le but est plutôt de se défendre soi-même ou son idée de la « masculinité » que de parvenir à une discussion intéressante qui nous fait progresser et réfléchir.
      D’autres part, tu balances des affirmations péremptoires totalement bidons. Non, il n’y a pas autant de viol dans les prisons de femmes que dans les prisons d’hommes, et de toutes façons, quand on balance des trucs comme ça, on donne des sources. Les articles que je t’ai indiqués sont suivis d’une bibliographie, il y a des sources, c’est basé sur des études scientifiques, pas sur des discussions du café du commerce.

      • Le ton déplaisant que tu utilises témoigne de quelque chose qui relève de la fragilité.
        je ne suis pas là pour te menacer, ou ton point de vue, ou ton site ou ce poste.
        Je suis globalement d’accord mais il semble que tu te contente du « globalement ».
        Peut-être par certitude de ta part.
        temps pis. N’en parlons plus.
        Pour bien faire efface aussi le précédent petit commentaire (où je dis que je suis d’accord. Il me semble que tronquer une partie du message relève presque de la malhonnêteté) qui est la suite du premier que tu as choisi de passer à la trappe.
        (Je pense que le petit commentaire mélioratif, te convenant, lui, va rester du coup. Et je le regrette. Amputé du précédent, il ne nuance pas ton jugement par trop catégorique)

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  35. Ping : Psy sexo | Pearltrees

  36. Merci pour cet article…c’est un grand soulagement. Il faut une action politique d’envergure pour lutter contre ces propos criminels (je n’hésite pas à employer le mot, le viol est bien un crime sexuel) et éduquer au respect.

    Bonne continuation, bon courage

  37. La lecture de cet article me fait penser à ces gens qui, devant la photo de victimes de viol, n’hésitent pas à dire en toute bonne foi : » Quelle mytho, elle est trop moche pour que quiconque veuille la baiser!  » ou encore: « Avec sa tronche elle devrait être contente de son sort. » Bah oui, elle devrait dire merci, c’est pas si grave.ça me file des hauts-le-coeur.
    Et ces systèmes de notation, aussi. Toujours enfermer l’autre dans des petites cases, avec des petites étiquettes, et celles des femmes si possible encore plus petites, ostracisantes, indignes que les autres. Des truies d’élevage? Vraiment? Des mâles alpha et beta?
    Pourquoi pas des matricules, de l’eugénisme et des habilitations signées pour les rapports sexuels tant qu’ils y sont?

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  39. Le viol est culturel, première nouvelle !, peu importe qui le dit, que le diable l’emporte lui et l’hérésie galopante remplaçant l’ignorance par l’ignominie, c’est-à-dire par l’ignorance ou comment faire tourner en rond la bourrique peinant à comprendre de quoi il s’agit parlant de viol, qu’elle persiste à croire comme étant le fruit de cerveaux mal remplis.
    Un monde aussi tranché entre le blanc et le noir s’adresse aux naïfs ou aux propagandistes, voyant là une aubaine de voiler la face du monde, par une attentive malhonnête de désigner la perversité comme étant l’exclusivité de la pauvreté.
    On en viendrait presque à croire que les gens bien élevés et diplômés, auraient la tête tellement bien remplit qu’ils ne feraient de mal à une mouche !
    C’est peine perdu au vu des bordels d’enfants fréquentés par l’Élite.
    Les violences sont présentes dans tous les milieux socio-culturels ; elles sont très peu identifiées et dénoncées (moins de 10 % des viols font l’objet de plaintes, OND 2008).
    Les violences sont commises dans l’immense majorité par des proches, essentiellement sur des mineurs, des femmes ou des personnes en situation de vulnérabilité (les personnes âgées, malades ou handicapées, les victimes de discrimination, les personnes les plus pauvres, les exclues), toutes celles qui sont en situation d’être désignées de façon arbitraire comme « inférieures » et que personne ne protège.
    Le viol serait  » une relation sexuelle non consentie », nous voilà bien avancé !!!
    Cessez donc de baigner dans la guimauve, la réalité est tout autre.
    Il s’agit de violence et de risque vitale pour la victime !
    Il s’agit de VIOLENCE à caractère sexuel, avec ou sans contact physique, commis par un ou plusieurs individus avec violence, contrainte, menace ou surprise, c’est à dire sans le consentement de la personne visée. La contrainte prévue par la loi peut-être physique ou morale. La contrainte morale peut résulter chez les mineurs de la différence d’âge existant entre une victime et l’auteur des faits et de l’autorité de droit ou de fait que celui-ci exerce sur cette victime. Le viol qui est un crime étant défini comme Tout acte de pénétration de quelque nature que ce soit commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise.
    Des conséquences graves sur la vie personnelle (affective et amoureuse), sociale, scolaire et professionnelle.
    Le psychotraumatisme qui en découle automatiquement est l’ensemble des troubles psychiques immédiats, post-immédiats puis chroniques se développant chez une personne après un événement traumatique ayant menacé son intégrité physique et/ou psychique.

  40. Bonjour !

    Juste un tout petit ajout terminologique à propos du verbe « consentir ».

    Définition = accorder un avantage à quelqu’un (http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/consentir/18361),
    Synonyme = concéder,
    Expressions courantes : consentir un prêt, consentir un délai, consentir un effort, consentir un sacrifice.

    L’emploi même de ce terme pour désigner les relations sexuelles souhaitables est un symptôme de la culture du viol. Une culture saine parlerait de relations entre adultes désirants et non entre adultes consentants.

    Personnellement, qu’un(e) partenaire consente à coucher avec moi ne m’intéresse absolument pas. Si on en arrive là, c’est qu’il y aurait un sacré problème.

    Merci beaucoup pour votre blog.

  41. Ping : Où se cache la féministe hystérique ? | Une sociologue chez le coiffeur

  42. Ping : Rape culture | Pearltrees

  43. J’ai navigué dans tes liens et je me suis un peu vomi dans la bouche; Parce que quand on voit des commentaires, notamment sur DTC (site que j’affectionne pourtant d’ordinaire), comme « C’est pas du viol si elle peut pas dire non », c’est répugnant.

    Ensuite, je me demande aussi que faire si on a été victime de viol, est-ce qu’il ya « péremption » pour porter plainte quand c’était ancien et qu’il ne reste plus aucune preuve, ni nom ni adresse ni élément physique, juste de la douleur et des souvenirs.

    Est-ce que les policiers ne risquent pas de nier, de se marrer, même ? De dire que comme on était, prenons un exemple « au hasard », en couple avec le violeur, alors ce qu’il a commis était un acte consenti ?

    Pardon pour l’appel à l’aide, mais cet article a fait surgir beaucoup d’interrogations et de choses enfouies en moi.

    • Désolée mais je suis pas très calée en législation et tout ça :/ je sais pas quel est le délai de prescription

  44. Ping : La comptabilité affective | Une sociologue chez le coiffeur

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